{"id":10917,"date":"2019-04-14T00:00:00","date_gmt":"2019-04-13T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/127.0.0.1\/mig\/la-gestion-individuelle-du-traitement-ameliore-le-succes-therapeutique\/"},"modified":"2023-01-16T16:56:09","modified_gmt":"2023-01-16T15:56:09","slug":"la-gestion-individuelle-du-traitement-ameliore-le-succes-therapeutique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/la-gestion-individuelle-du-traitement-ameliore-le-succes-therapeutique\/","title":{"rendered":"La gestion individuelle du traitement am\u00e9liore le succ\u00e8s th\u00e9rapeutique"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les progr\u00e8s dans notre compr\u00e9hension sur la physiopathologie du carcinome r\u00e9nal ont contribu\u00e9 au d\u00e9velopement de nouveaux medicaments. Ceux-ci interviennent directement sur les voies de signalisation mol\u00e9culaire impliquant le VEGF, PDGF et mTOR. De plus, ces derni\u00e8res ann\u00e9es, des nouveaux traitements ont vus le jour, agissant sur le systeme immunitaire et permettant la reconnaissance puis l\u2019\u00e9limination des cellules tumorales. Ou en sommes nous aujourd\u2019hui avec le traitement du mRCC? Quelles sont les recommandations actuelles?<\/strong><\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Le carcinome r\u00e9nal reste relativement rare en Suisse avec une incidence de 950 cas et responsable de 1,8% des d\u00e9c\u00e8s par an dus \u00e0 un cancer. Les hommes sont nettement plus souvent touch\u00e9s que les femmes (67,9% vs 32,1%) et environ un tiers des patients pr\u00e9sentent d\u00e9j\u00e0 des m\u00e9tastases loco-r\u00e9gionales ou \u00e0 distance au moment du diagnostic [1]. Chez pr\u00e8s de 25% des patients pr\u00e9sentant une maladie localis\u00e9e, des m\u00e9tastases surviennent \u00e0 distance apr\u00e8s une n\u00e9phrectomie \u00e0 vis\u00e9e curative [2].<\/p>\n<p>Parmi les nombreux sous-types de carcinomes r\u00e9naux, le carcinome \u00e0 cellules claires est le plus fr\u00e9quent, repr\u00e9sentant 70 \u00e0 75% des cas; il est associ\u00e9 \u00e0 une inactivation du g\u00e8ne de von Hippel-Lindau (VHL), ce qui induit une activit\u00e9 accrue du facteur induit par l\u2019hypoxie (HIF) et en dernier lieu, une surexpression du facteur de croissance de l\u2019endoth\u00e9lium vasculaire (VEGF) et du facteur de croissance d\u00e9riv\u00e9 des plaquettes (PDGF) [3,4]. L\u2019activit\u00e9 du HIF peut en outre \u00eatre renforc\u00e9e par la voie de signalisation de la cible de la rapamycine chez les mammif\u00e8res (mTOR) [5]. La compr\u00e9hension de ces liens a contribu\u00e9 de mani\u00e8re d\u00e9cisive au d\u00e9veloppement de nouveaux m\u00e9dicaments, qui interviennent sp\u00e9cifiquement au niveau des voies de signalisation de VEGF, PDGF et mTOR <strong>(Fig\u00a01).<\/strong><\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-10913\" style=\"height: 515px; width: 600px;\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/abb1_oh5_fr.png\" alt=\"\" width=\"1100\" height=\"945\" \/><\/p>\n<p>Ces derni\u00e8res ann\u00e9es ont vu par ailleurs le d\u00e9veloppement de traitements ax\u00e9s sur la lutte du syst\u00e8me immunitaire contre la tumeur. L\u2019expression de CTLA-4 et PD-1 par les cellules T activ\u00e9es entra\u00eene, lors des diff\u00e9rentes phases de la r\u00e9ponse immunitaire, une baisse de l\u2019activit\u00e9 des cellules T. L\u2019ipilimumab, un anticorps monoclonal (AcM) anti-CTLA-4 et le nivolumab, un AcM, dirig\u00e9 contre PD-1 contribuent, en inhibant ces r\u00e9cepteurs inhibiteurs de point de contr\u00f4le, \u00e0 induire l\u2019efficacit\u00e9 de la r\u00e9ponse des cellules T contre la tumeur [6].<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-10914 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/650;height: 355px; width: 600px;\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/tab1_oh5_fr.png\" alt=\"\" width=\"1100\" height=\"650\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<h2 id=\"classification-en-groupes-de-risques-et-directives\">Classification en groupes de risques et directives<\/h2>\n<p>Les mod\u00e8les pronostiques et la classification des patients en diff\u00e9rents groupes de risques constituent une base importante pour les prises de d\u00e9cisions th\u00e9rapeutiques. Les crit\u00e8res du Memorial Sloan Kettering Cancer Center (MSKCC) datent de l\u2019\u00e9poque o\u00f9 les traitements cibl\u00e9s n\u2019\u00e9taient pas encore bien \u00e9tablis [8]. Le Consortium international des bases de donn\u00e9es sur le carcinome r\u00e9nal m\u00e9tastatique (IMDC) a d\u00e9fini des facteurs servant de base \u00e0 l\u2019\u00e9valuation des risques [9,10]. Les deux syst\u00e8mes ne se diff\u00e9rencient que sur quelques points et r\u00e9partissent les patients en groupes de risques correspondant \u00e0 un pronostic favorable, interm\u00e9diaire ou d\u00e9favorable<strong> (Tab.\u00a01).<\/strong> La prise en charge du mRCC est en \u00e9volution constante depuis la premi\u00e8re autorisation de mise sur le march\u00e9 d\u2019un traitement cibl\u00e9 (sunitinib, 2006). De nouvelles directives de l\u2019Association europ\u00e9enne d\u2019urologie (AEU) publi\u00e9es d\u00e9but 2018 recommandent d\u00e9j\u00e0, sur la base de l\u2019\u00e9tude CheckMate-214, de traiter les patients dont les risques correspondent \u00e0 un pronostic interm\u00e9diaire\/d\u00e9favorable avec l\u2019association nivolumab\/ipilimumab [11]. Dans le cadre de cette \u00e9tude, l\u2019association de nivolumab et d\u2019ipilimumab, compar\u00e9e au sunitinib, a permis d\u2019atteindre, apr\u00e8s un suivi m\u00e9dian de 25,2 mois, un taux de survie \u00e0 1,5 an de 75% par rapport \u00e0 60% au traitement par sunitinib (HR 0,63, p&lt;0,001). La survie m\u00e9diane sans progression (PFS) \u00e9tait de 11,6 mois dans le groupe nivolumab\/ipilimumab et de 8,4 mois dans le groupe sunitinib, cette diff\u00e9rence entre les bras de traitement n\u2019\u00e9tant cependant pas statistiquement significative (HR 0,82, p=0,03) [12]. Le taux de r\u00e9ponse objective \u00e9tait de 42% versus 27% (p&lt;0,001) et le taux de r\u00e9missions compl\u00e8tes sous immunoth\u00e9rapie combin\u00e9e \u00e9tait \u00e9galement sup\u00e9rieur de 9% par rapport \u00e0 celui observ\u00e9 sous sunitinib (1%). L\u2019association d\u2019ipilimumab et de nivolumab est autoris\u00e9e depuis peu en Suisse dans le traitement du mRCC. Le Groupe suisse de recherche clinique sur le cancer (SAKK) r\u00e9alise actuellement une \u00e9tude de phase II avec l\u2019ipilimumab et le nivolumab en premi\u00e8re ou deuxi\u00e8me ligne de traitement (SAKK 07\/17). Cet article traite par la suite principalement de la prise en charge th\u00e9rapeutique avec les inhibiteurs de la tyrosine kinase (ITK) anti-angiog\u00e9niques cibl\u00e9s et les inhibiteurs de mTOR.<\/p>\n<p>Le <strong>Tableau 2<\/strong> donne une vue d\u2019ensemble des directives actuelles se concentrant sur les substances autoris\u00e9es en Suisse.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-10915 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/889;height: 485px; width: 600px;\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/tab2_oh5_fr.png\" alt=\"\" width=\"1100\" height=\"889\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<h2 id=\"la-nephrectomie-comme-traitement-standard-dans-la-prise-en-charge-du-mrcc\">La n\u00e9phrectomie, comme \u00abtraitement standard\u00bb dans la prise en charge du mRCC<\/h2>\n<p>La n\u00e9phrectomie est, depuis pratiquement vingt ans, un \u00e9l\u00e9ment fixe du traitement du mRCC, \u00e9tant donn\u00e9 qu\u2019il a pu \u00eatre d\u00e9montr\u00e9 que l\u2019intervention chirurgicale avant un traitement par interf\u00e9ron-alpha (IFN-\u03b1) apporte un avantage en termes de survie, par comparaison au traitement seul par IFN-\u03b1 [17,18]. Le r\u00f4le de la n\u00e9phrectomie en lien avec des traitements anti-angiog\u00e9niques cibl\u00e9s \u00e9tait cependant obscur jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, bien que des \u00e9tudes r\u00e9trospectives tendaient \u00e0 confirmer l\u2019utilit\u00e9 d\u2019une telle intervention [19]. Lors de l\u2019ESMO 2017, des donn\u00e9es sur la s\u00e9quence n\u00e9phrectomie \u2192 sunitinib versus sunitinib \u2192 n\u00e9phrectomie (\u00e9tude SURTIME) ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es. Bien que l\u2019\u00e9tude ait \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9e pr\u00e9matur\u00e9ment en raison de la lenteur du recrutement des patients, elle peut \u00eatre utilis\u00e9e comme source de donn\u00e9es prospectives. Aucune diff\u00e9rence n\u2019a pu \u00eatre mise en \u00e9vidence entre les groupes de traitement en ce qui concerne la PFS m\u00e9diane apr\u00e8s 7 mois (42,0% vs 42,9%, p&gt;0,99); une tendance \u00e0 une meilleure survie globale (OS) s\u2019est toutefois d\u00e9gag\u00e9e dans le groupe ayant subi une intervention chirurgicale secondaire (HR 0,57, IC \u00e0 95% 0,34\u20130,95, p=0,032) [20]. Avec la publication r\u00e9cente de l\u2019\u00e9tude de phase III CARMENA, on dispose d\u00e9sormais de donn\u00e9es prospectives qui d\u00e9montrent la non-inf\u00e9riorit\u00e9 d\u2019une monoth\u00e9rapie par sunitinib par comparaison \u00e0 la n\u00e9phrectomie associ\u00e9e au sunitinib chez les patients ayant un risque correspondant \u00e0 un pronostic interm\u00e9diaire ou d\u00e9favorable [21]. Dans le cadre de cette \u00e9tude, 450 patients ont re\u00e7u par randomisation soit un traitement par n\u00e9phrectomie\/sunitinib, soit un traitement par sunitinib seul. Chez les patients qui ne recevaient que le sunitinib en monoth\u00e9rapie, une OS m\u00e9diane plus longue que dans le groupe ayant subi une n\u00e9phrectomie (18,4 vs 13,9 mois, HR 0,89) a \u00e9t\u00e9 mise en \u00e9vidence et les crit\u00e8res de non-inf\u00e9riorit\u00e9 du sunitinib ont \u00e9t\u00e9 en cons\u00e9quence satisfaits [21]. Les auteurs en concluent que, bien que la n\u00e9phrectomie puisse \u00eatre utile pour le contr\u00f4le des sympt\u00f4mes (macroh\u00e9maturie, douleurs n\u00e9phr\u00e9tiques), le traitement avec un inhibiteur du VEGF sans n\u00e9phrectomie n\u2019entra\u00eene donc aucun inconv\u00e9nient en termes d\u2019OS [21]. En pr\u00e9sence d\u2019un faible risque, la d\u00e9cision sera tr\u00e8s certainement aussi \u00e0 l\u2019avenir en faveur d\u2019une n\u00e9phrectomie chez la majorit\u00e9 des patients.<\/p>\n<h2 id=\"choix-du-traitement-de-premiere-ligne\">Choix du traitement de premi\u00e8re ligne<\/h2>\n<p>Le plus souvent, on utilise jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent le sunitinib et le pazopanib en traitement de premi\u00e8re ligne chez les patients ayant un risque correspondant \u00e0 un pronostic favorable ou interm\u00e9diaire [22]. Les donn\u00e9es de l\u2019\u00e9tude CheckMate-214 et l\u2019autorisation de l\u2019association nivolumab\/ipilimumab entra\u00eeneront un changement de l\u2019algorithme de traitement. Nous attendons aussi avec int\u00e9r\u00eat les donn\u00e9es de l\u2019\u00e9tude IMmotion151 (at\u00e9zolizumab et b\u00e9vacizumab vs. sunitinib) sur la survie globale. Le choix du traitement de premi\u00e8re ligne se fonde toutefois aussi sur les caract\u00e9ristiques individuelles de chaque patient et sur les \u00e9ventuelles comorbidit\u00e9s [22].<\/p>\n<p>Sous traitement par sunitinib, la PFS m\u00e9diane \u00e9tait plus que doubl\u00e9e, par comparaison \u00e0 l\u2019IFN-\u03b1 (11 vs 5\u00a0mois, HR 0,539, p&lt;0,001) et une OS m\u00e9diane sup\u00e9rieure \u00e0 deux ans a \u00e9t\u00e9 atteinte (26,4 vs 21,8 mois, HR 0,821, p=0,051) [23]. Dans le cadre de l\u2019\u00e9tude \u00e0 acc\u00e8s \u00e9largi r\u00e9alis\u00e9e en situation r\u00e9elle, on a observ\u00e9 \u00e9galement sous traitement par sunitinib une PFS m\u00e9diane de 9,4 mois et une OS m\u00e9diane de 18,7 mois [24]. Apr\u00e8s plus de dix ans d\u2019exp\u00e9rience, le sunitinib en tant que traitement standard a pris la rel\u00e8ve de l\u2019IFN-\u03b1 qui \u00e9tait le traitement standard de r\u00e9f\u00e9rence de premi\u00e8re ligne [25].<\/p>\n<p>Dans l\u2019\u00e9tude de non-inf\u00e9riorit\u00e9, randomis\u00e9e, de phase III COMPARZ, avec une PFS m\u00e9diane de 8,4\u00a0mois, le pazopanib n\u2019\u00e9tait pas inf\u00e9rieur au sunitinib (9,5\u00a0mois) (HR 1,05). L\u2019OS m\u00e9diane \u00e9tait \u00e9galement comparable entre les deux traitements (pazopanib: 28,3 mois, sunitinib 29,1 mois, HR 0,92) et le taux de r\u00e9ponse objective \u00e9tait de 31% sous pazopanib vs 25% sous sunitinib [26]. Dans le cadre d\u2019une \u00e9tude randomis\u00e9e concernant la pr\u00e9f\u00e9rence des patients (\u00e9tude PICES), l\u2019\u00e9valuation \u00e9tait statistiquement significativement meilleure pour le pazopanib par rapport au sunitinib [27]. Avec l\u2019association du b\u00e9vacizumab et d\u2019un IFN-\u03b1, qui est une autre option dans le traitement de premi\u00e8re ligne, une am\u00e9lioration de la PFS m\u00e9diane de 3,3 mois a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e par rapport \u00e0 l\u2019IFN-\u03b1 (8,5 vs 5,2 mois, HR 0,71) [28]. Chez les patients pr\u00e9sentant des risques correspondant \u00e0 un pronostic d\u00e9favorable, un allongement net de l\u2019OS m\u00e9diane a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 mis en \u00e9vidence sous traitement par temsirolimus par rapport \u00e0 l\u2019IFN-\u03b1 (10,9 vs 7,3 mois, HR 0,73) [29].<\/p>\n<h2 id=\"choix-du-traitement-de-deuxieme-ligne-et-traitements-ulterieurs\">Choix du traitement de deuxi\u00e8me ligne et traitements ult\u00e9rieurs<\/h2>\n<p>Outre la dur\u00e9e de la r\u00e9ponse au traitement de premi\u00e8re ligne, les sympt\u00f4mes du patient et les comorbidit\u00e9s existantes, les toxicit\u00e9s individuelles observ\u00e9es auparavant entrent aussi en ligne de compte dans le choix du traitement de deuxi\u00e8me ligne [22,30]. Les patients qui, sous le traitement pr\u00e9c\u00e9dent, ont pr\u00e9sent\u00e9 des effets ind\u00e9sirables importants ou une baisse importante de leur qualit\u00e9 de vie tirent donc \u00e9ventuellement profit d\u2019un changement de classe de substances [22]. Par exemple, un diab\u00e8te de type 2 mal \u00e9quilibr\u00e9 peut s\u2019aggraver en raison de l\u2019utilisation d\u2019un inhibiteur de mTOR, des maladies cardiovasculaires peuvent constituer un facteur de risque dans le cadre des traitements anti-VEGF et les maladies auto-immunes existantes doivent \u00eatre prises en compte dans le cadre de traitements bas\u00e9s sur un inhibiteur du point de contr\u00f4le [31\u201333].<\/p>\n<p>Dans l\u2019\u00e9tude de phase III AXIS, une PFS m\u00e9diane (HR 0,66, p&lt;0,0001) et une OS m\u00e9diane significativement plus longues ont \u00e9t\u00e9 obtenues avec l\u2019axitinib par rapport au soraf\u00e9nib en deuxi\u00e8me ligne de traitement (20,1 mois vs 19,2 mois, HR 0,97, p=0,37) [34]. En outre, par comparaison \u00e0 l\u2019\u00e9v\u00e9rolimus, aussi bien le cabozantinib dans l\u2019\u00e9tude de phase III METEOR (21,4 vs 17,1 mois, HR 0,70, p=0,0002) que le nivolumab dans l\u2019\u00e9tude de phase III CheckMate-025 (25,0 vs 19,6 mois, HR 0,73, IC \u00e0 98,5% 0,57\u20130,93, p=0,002) ont conduit \u00e0 une am\u00e9lioration significative de l\u2019OS m\u00e9diane [35,36]. Aucun b\u00e9n\u00e9fice en termes de PFS n\u2019a cependant pu \u00eatre d\u00e9montr\u00e9 avec le nivolumab (4,6 vs 4,4\u00a0mois, HR 0,88, p=0,11) [36]. L\u2019association du lenvatinib et de l\u2019\u00e9v\u00e9rolimus a entra\u00een\u00e9, comparativement \u00e0 l\u2019\u00e9v\u00e9rolimus, un allongement significatif de la PFS m\u00e9diane (14,6 vs 5,5 mois, HR 0,40, p=0,0005) mais \u00e9tait toutefois associ\u00e9e \u00e0 des toxicit\u00e9s importantes [37,38].<\/p>\n<h2 id=\"gestion-du-traitement-et-des-effets-indesirables\">Gestion du traitement et des effets ind\u00e9sirables<\/h2>\n<p>La r\u00e9ussite du traitement en cas de mRCC d\u00e9pend d\u2019une part du choix du traitement et d\u2019autre part de la gestion des effets ind\u00e9sirables. Dans le cadre de l\u2019\u00e9tude COMPARZ, diff\u00e9rents profils d\u2019effets ind\u00e9sirables qui pourraient avoir une influence sur le choix individuel de la substance ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9s sous traitement par sunitinib et pazopanib [26]. L\u2019administration de sunitinib a occasionn\u00e9 fatigue, syndrome main-pied et mucite orale, celle de pazopanib a entra\u00een\u00e9 davantage d\u2019\u00e9l\u00e9vations des enzymes h\u00e9patiques et de pertes de poids. Le m\u00e9dicament de l\u2019\u00e9tude a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 plus souvent dans le groupe pazopanib que dans le groupe sunitinib en raison d\u2019effets ind\u00e9sirables [26].<\/p>\n<p>Les analyses pharmacologiques r\u00e9trospectives indiquent qu\u2019une exposition plus \u00e9lev\u00e9e au sunitinib est li\u00e9e \u00e0 de meilleurs r\u00e9sultats cliniques, cependant aussi \u00e0 un taux sup\u00e9rieur d\u2019effets ind\u00e9sirables [39]. Diff\u00e9rentes \u00e9tudes ont permis depuis lors de d\u00e9montrer qu\u2019un ajustement du sch\u00e9ma th\u00e9rapeutique du sunitinib de \u00ab4 semaines de traitement\/2 semaines de pause (4\/2)\u00bb \u00e0 \u00ab2 semaines de traitement\/1 semaine de pause (2\/1)\u00bb peut contribuer \u00e0 une baisse des effets ind\u00e9sirables les plus fr\u00e9quents, sans toutefois alt\u00e9rer l\u2019efficacit\u00e9 du traitement [40,41]. Ce r\u00e9sultat est \u00e9galement confirm\u00e9 par les donn\u00e9es du registre prospectif STAR-TOR r\u00e9alis\u00e9 en conditions r\u00e9elles en Allemagne. Les ajustements de la posologie et\/ou du sch\u00e9ma th\u00e9rapeutique au cours du traitement par sunitinib ont permis d\u2019obtenir une diminution des effets ind\u00e9sirables fr\u00e9quents (hormis la diarrh\u00e9e) et une am\u00e9lioration de l\u2019OS m\u00e9diane <strong>(Fig.\u00a02)<\/strong> [42]. Les ajustements de la posologie sont \u00e9galement souvent n\u00e9cessaires et courants avec le traitement par le pazopanib [43].<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-10916 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/564;height: 308px; width: 600px;\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/fig2_oh5_fr.png\" alt=\"\" width=\"1100\" height=\"564\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<h2 id=\"perspectives\">Perspectives<\/h2>\n<p>Compte tenu du grand choix actuel d\u2019options th\u00e9rapeutiques dans le traitement du mRCC et des autres substances \u00e0 venir, la question du choix du traitement et de la s\u00e9quence th\u00e9rapeutique optimaux reste un th\u00e8me central. Par exemple, dans le cadre de la cohorte EuroTARGET, diff\u00e9rents marqueurs ont \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9s \u00e0 l\u2019aide des donn\u00e9es des patients trait\u00e9s par sunitinib, pazopanib ou soraf\u00e9nib afin de personnaliser le traitement du mRCC [44]. \u00c0 l\u2019avenir aussi, la gestion proactive et individuelle du traitement et des effets ind\u00e9sirables aura de plus une influence d\u00e9terminante sur les r\u00e9sultats cliniques.<\/p>\n<p>Bibliographie:<\/p>\n<ol>\n<li>Ligue contre le cancer Suisse:\u00a0 Le cancer en Suisse: les chiffres. Stand Okt. 2017 www.liguecancer.ch\/a-propos-du-cancer\/les-chiffres-du-cancer\/-dl-\/fileadmin\/downloads\/sheets\/chiffres-le-cancer-en-suisse.pdf<\/li>\n<li>Choueiri TK, Motzer RJ: Systemic Therapy for Metastatic Renal-Cell Carcinoma. New England Journal of Medicine 2017; 376(4): 354\u2013366.<\/li>\n<li>Clark PE: The role of VHL in clear-cell renal cell carcinoma and its relation to targeted therapy. 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