{"id":18144,"date":"2021-11-10T00:00:00","date_gmt":"2021-11-09T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/127.0.0.1\/mig\/importance-de-la-fonctionnalite-chez-les-patients-psychiatriques\/"},"modified":"2023-02-10T14:42:56","modified_gmt":"2023-02-10T13:42:56","slug":"importance-de-la-fonctionnalite-chez-les-patients-psychiatriques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/importance-de-la-fonctionnalite-chez-les-patients-psychiatriques\/","title":{"rendered":"Importance de la fonctionnalit\u00e9 chez les patients psychiatriques"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>La schizophr\u00e9nie est une maladie mentale courante qui se&nbsp;caract\u00e9rise par des modifications de la perception de la&nbsp;pens\u00e9e et de l\u2019exp\u00e9rience de soi.&nbsp;<\/strong><strong>Une maladie qui a un impact majeur sur la vie quotidienne des personnes touch\u00e9es et qui peut gravement limiter leur qualit\u00e9 de vie et leur fonctionnalit\u00e9.&nbsp;<\/strong><strong>Le traitement psychopharmacologique des sympt\u00f4mes n\u00e9gatifs est un facteur d\u00e9cisif pour le succ\u00e8s de la th\u00e9rapie et est essentiel pour am\u00e9liorer la qualit\u00e9 de vie du patient.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n\n\n<p>Avec une pr\u00e9valence \u00e0 vie de 0,5 \u00e0 1,6%, la schizophr\u00e9nie n\u2019est pas un trouble rare dans la population g\u00e9n\u00e9rale du monde entier. La probabilit\u00e9 de d\u00e9velopper une schizophr\u00e9nie \u00e0 un moment donn\u00e9 de sa vie est encore plus \u00e9lev\u00e9e s\u2019il existe des ant\u00e9c\u00e9dents familiaux de la maladie. Si un parent, un fr\u00e8re ou une s\u0153ur est atteint de la maladie, la pr\u00e9valence peut atteindre 5 \u00e0 10% [1].<\/p>\n\n\n\n<p>La schizophr\u00e9nie est associ\u00e9e \u00e0 une alt\u00e9ration du fonctionnement, ainsi qu\u2019\u00e0 une perte d\u2019ann\u00e9es de vie et de qualit\u00e9 de vie. En outre, cette maladie chronique entra\u00eene un recours accru aux soins de sant\u00e9. Le co\u00fbt moyen en Suisse en 2012 \u00e9tait de 39\u2009408 euros par patient. Parmi ces co\u00fbts, 64% sont li\u00e9s \u00e0 la perte de production, 24% aux co\u00fbts m\u00e9dicaux directs et 12% aux soins prodigu\u00e9s par les proches [2].<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, avec un traitement bien contr\u00f4l\u00e9 pour g\u00e9rer les sympt\u00f4mes tout en minimisant les effets secondaires, il est possible d\u2019obtenir une bonne adh\u00e9sion au traitement, qui est \u00e0 son tour associ\u00e9e \u00e0 une meilleure fonctionnalit\u00e9 du patient et \u00e0 une r\u00e9duction de l\u2019utilisation des ressources de sant\u00e9 [14].<\/p>\n\n\n\n<p>Distinguer la schizophr\u00e9nie de la psychose polymorphe aigu\u00eb est essentiel en termes de pronostic. Ici, par d\u00e9finition, l\u2019\u00e9volution temporelle de la maladie est d\u00e9terminante. Selon les crit\u00e8res de diagnostic de la CIM-10, au moins un des sympt\u00f4mes de premier ordre ou deux sympt\u00f4mes de second ordre doivent \u00eatre pr\u00e9sents de mani\u00e8re continue pendant au moins un mois <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(tab.&nbsp;1).<\/span> La psychose polymorphe aigu\u00eb repr\u00e9sente une restriction significativement plus faible pour la fonctionnalit\u00e9 des patients dans leur vie quotidienne par rapport \u00e0 la schizophr\u00e9nie [2].<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1100\" height=\"986\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab1_nd_0.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-18140\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab1_nd_0.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab1_nd_0-800x717.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab1_nd_0-120x108.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab1_nd_0-90x81.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab1_nd_0-320x287.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab1_nd_0-560x502.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Il est clair que dans le sens de l\u2019approche th\u00e9rapeutique bio-psycho-sociale, la psychoth\u00e9rapie est une composante extr\u00eamement importante de la th\u00e9rapie, mais cet article traitera principalement de la th\u00e9rapie m\u00e9dicamenteuse.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le contexte aigu initial, le blocage psychopharmacologique de D2 est crucial pour le traitement des sympt\u00f4mes positifs. Les sympt\u00f4mes positifs, plus spectaculaires et souvent \u00e0 l\u2019origine de l\u2019attention port\u00e9e par les professionnels de la sant\u00e9 et la police \u00e0 un patient, ont \u00e9t\u00e9 la cible principale du traitement. Cependant, la recherche moderne s\u2019int\u00e9resse de plus en plus aux effets \u00e0 long terme du m\u00e9dicament et \u00e0 la capacit\u00e9 des patients \u00e0 retrouver leur vie quotidienne. La capacit\u00e9 des patients atteints de schizophr\u00e9nie \u00e0 vivre de mani\u00e8re autonome, \u00e0 entretenir des relations sociales stables ou \u00e0 reprendre le travail est \u00e9galement d\u00e9termin\u00e9e par le degr\u00e9 des sympt\u00f4mes n\u00e9gatifs. Elles refl\u00e8tent la perte de fonctions et de sentiments normaux, comme la perte d\u2019int\u00e9r\u00eat et l\u2019incapacit\u00e9 \u00e0 ressentir du plaisir [3].<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019objectif de cet article est de donner un aper\u00e7u des effets des antipsychotiques atypiques et d\u2019aborder les sympt\u00f4mes n\u00e9gatifs et la qualit\u00e9 de vie des patients.<\/p>\n\n\n\n<h2 id=\"physiologie-du-systeme-dopaminergique\" class=\"wp-block-heading\">Physiologie du syst\u00e8me dopaminergique<\/h2>\n\n\n\n<p>Le neurotransmetteur dopamine joue un r\u00f4le important dans le cerveau, le dienc\u00e9phale ainsi que dans le tronc c\u00e9r\u00e9bral. Quatre voies sont pertinentes dans le contexte de la schizophr\u00e9nie. Il s\u2019agit de la voie de la dopamine m\u00e9solimbique, de la voie de la dopamine m\u00e9socorticale, de la voie de la dopamine nigrostriatale et de la voie de la dopamine tub\u00e9ro-infundibulaire [3,4].<\/p>\n\n\n\n<p><strong>M\u00e9solimbique:<\/strong> La voie m\u00e9solimbique de la dopamine va de l\u2019aire tegmentale ventrale du m\u00e9senc\u00e9phale au noyau accumbens, qui fait partie du syst\u00e8me limbique. Cette zone est impliqu\u00e9e dans de nombreux comportements, la pens\u00e9e et la perception. Des sensations agr\u00e9ables \u00e0 l\u2019euphorie de l\u2019abus de drogues, cette zone est fortement impliqu\u00e9e. Les sympt\u00f4mes positifs tels que les d\u00e9lires et les hallucinations dans les psychoses semblent \u00e9galement \u00eatre caus\u00e9s par l\u2019hyperactivit\u00e9 de ces voies. Cette suractivation des r\u00e9cepteurs D2 est consid\u00e9r\u00e9e comme la cible principale des antipsychotiques contre les sympt\u00f4mes positifs de la schizophr\u00e9nie [3,4].<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, \u00e9tant donn\u00e9 que la stimulation des r\u00e9cepteurs D2 dans la voie m\u00e9solimbique conduit \u00e9galement \u00e0 l\u2019exp\u00e9rience du plaisir, le blocage de ces r\u00e9cepteurs peut non seulement r\u00e9duire les sympt\u00f4mes positifs mais aussi bloquer les m\u00e9canismes de r\u00e9compense. Cela prive les patients de motivation, d\u2019int\u00e9r\u00eat et de plaisir dans les interactions sociales et les rend apathiques et anh\u00e9doniques [3,4].<\/p>\n\n\n\n<p><strong>M\u00e9socortical:<\/strong> Prenant \u00e9galement naissance dans l\u2019aire tegmentale ventrale du m\u00e9senc\u00e9phale, la voie m\u00e9socorticale de la dopamine envoie ses axones vers le cortex pr\u00e9frontal. Dans le cortex pr\u00e9frontal dorsolat\u00e9ral, la voie m\u00e9socorticale de la dopamine est parfois responsable des sympt\u00f4mes cognitifs. Une concentration r\u00e9duite de dopamine dans cette zone du cerveau entra\u00eene, entre autres, une perturbation de l\u2019attention, du traitement de l\u2019information ou de l\u2019apprentissage en s\u00e9rie. Les fonctions ex\u00e9cutives telles que l\u2019\u00e9tablissement des priorit\u00e9s et la fixation des objectifs ou la modulation du comportement en fonction des signaux sociaux peuvent \u00e9galement \u00eatre perturb\u00e9es. Un blocage suppl\u00e9mentaire des r\u00e9cepteurs D2 dans cette zone par des antipsychotiques typiques peut entra\u00eener une exacerbation des sympt\u00f4mes n\u00e9gatifs.<\/p>\n\n\n\n<p>Le cortex pr\u00e9frontal ventrom\u00e9dial, quant \u00e0 lui, semble \u00eatre \u00e0 l\u2019origine des sympt\u00f4mes affectifs de la schizophr\u00e9nie [3,4].<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Nigrostriatale:<\/strong> Dans le tronc c\u00e9r\u00e9bral, la dopamine assume parfois une fonction importante dans le contr\u00f4le de l\u2019activit\u00e9 motrice. Les fibres dopaminergiques du noyau substantia nigra se projettent dans le striatum, o\u00f9 elles ont un effet inhibiteur sur les impulsions motrices du cerveau. Ainsi, la substantia nigra assume une fonction essentielle d\u2019initiation du mouvement et influence la fonction motrice extrapyrimidale et le tonus musculaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la schizophr\u00e9nie non trait\u00e9e, cette voie n\u2019est pas affect\u00e9e. Cependant, si les r\u00e9cepteurs D2 sont bloqu\u00e9s par l\u2019administration d\u2019antipsychotiques, cela peut entra\u00eener des effets secondaires moteurs, qui sont r\u00e9sum\u00e9s sous le terme de sympt\u00f4mes extrapyramidaux [3,4].<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Tuberoinfundibulaire:<\/strong> La quatri\u00e8me voie de la dopamine qui nous int\u00e9resse est la voie de la dopamine tub\u00e9ro-infundibulaire. Celle-ci se projette de l\u2019hypothalamus vers l\u2019hypophyse ant\u00e9rieure et contr\u00f4le la s\u00e9cr\u00e9tion de prolactine. Le blocage de la dopamine augmente le taux de prolactine, ce qui peut entra\u00eener des effets secondaires tels que la galactorrh\u00e9e ou l\u2019am\u00e9norrh\u00e9e [3,4].<\/p>\n\n\n\n<p><strong>R\u00e9gulation dans le centre de vomissement: <\/strong>En outre, la dopamine a des fonctions r\u00e9gulatrices dans le formatio reticularis, o\u00f9 elle a un effet activateur sur l\u2019aire postrema, le centre des vomissements, et d\u00e9clenche ainsi les naus\u00e9es et les vomissements [3,4].<\/p>\n\n\n\n<h2 id=\"physiologie-serotonine\" class=\"wp-block-heading\">Physiologie s\u00e9rotonine<\/h2>\n\n\n\n<p>Dans le cas des antipsychotiques atypiques, en plus de la liaison D2, l\u2019effet suppl\u00e9mentaire sur les r\u00e9cepteurs de la s\u00e9rotonine est d\u00e9terminant pour leur fonction. La liaison de la clozapine, par exemple, est nettement plus forte avec le r\u00e9cepteur 5HT2A qu\u2019avec le r\u00e9cepteur D2. Ainsi, en plus de l\u2019effet antipsychotique ad\u00e9quat, la clozapine entra\u00eene une baisse significative de l\u2019EPS, car l\u2019antagonisation de la 5HT2A entra\u00eene \u00e0 son tour une lib\u00e9ration de dopamine dans le striatum. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, la s\u00e9rotonine est lib\u00e9r\u00e9e dans le cortex c\u00e9r\u00e9bral, se lie aux r\u00e9cepteurs 5HT2A des neurones pyramidaux glutamatergiques et les active ainsi. L\u2019activation de ces neurones entra\u00eene \u00e0 son tour la lib\u00e9ration de glutamate dans le tronc c\u00e9r\u00e9bral, ce qui stimule la lib\u00e9ration de GABA. Le GABA se lie ensuite aux neurones dopaminergiques qui se projettent de la substantia nigra au striatum, inhibant la lib\u00e9ration de dopamine. En bloquant les r\u00e9cepteurs 5HT2A, cet effet est supprim\u00e9 et les neurones dopaminergiques sont d\u00e9sinhib\u00e9s, ce qui r\u00e9duit les effets secondaires. Avec les atypiques tels que la risp\u00e9ridone ou la palip\u00e9ridone, ainsi que l\u2019aripiprazole, le brexpiprazole et la cariprazine, la liaison 5HT2A est nettement plus faible en comparaison, mais ceux-ci exercent \u00e9galement un effet agoniste partiel sur les r\u00e9cepteurs 5HT1A. La stimulation des r\u00e9cepteurs 5HT1A dans le cortex stimule \u00e9galement la lib\u00e9ration de dopamine en aval dans le striatum [3,4].<\/p>\n\n\n\n<h2 id=\"symptomes-negatifs-chez-les-patients-atteints-de-schizophrenie\" class=\"wp-block-heading\">Sympt\u00f4mes n\u00e9gatifs chez les patients atteints de schizophr\u00e9nie<\/h2>\n\n\n\n<p>Dans le prolongement du Psychopathology Rating Schedule (Singh et Kay 1975), Kay et al. ont d\u00e9velopp\u00e9 en 1987 l\u2019\u00e9chelle des syndromes positifs et n\u00e9gatifs (PANSS) <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(tab.&nbsp;2).<\/span> Le PANSS consiste en un entretien psychiatrique formel d\u2019environ 45 minutes. Lors de l\u2019entretien, 30 sympt\u00f4mes sont \u00e9valu\u00e9s. Il existe des niveaux de 1 \u00e0 7, le niveau 7 \u00e9tant le sympt\u00f4me le plus prononc\u00e9. Les sympt\u00f4mes sont r\u00e9partis sur trois \u00e9chelles: l\u2019\u00e9chelle positive, l\u2019\u00e9chelle n\u00e9gative et l\u2019\u00e9chelle globale psychopathologique. Cette \u00e9valuation est bas\u00e9e sur l\u2019\u00e9tat de la personne concern\u00e9e au cours de la derni\u00e8re semaine. Les informations re\u00e7ues du personnel ou des membres de la famille sont \u00e9galement prises en compte dans l\u2019\u00e9valuation. Les informations sur le comportement quotidien sont d\u2019une grande aide pour d\u00e9tecter le retrait \u00e9motionnel, l\u2019isolement social passif-apathique, la labilit\u00e9 des affects, l\u2019\u00e9vitement social actif, l\u2019hostilit\u00e9, le manque de volont\u00e9 de coop\u00e9rer, l\u2019agitation et le ralentissement des fonctions motrices. Au cours de l\u2019entretien, des observations directes des fonctions affectives, cognitives et psychomotrices du patient, ainsi que de ses capacit\u00e9s r\u00e9ceptives et interactionnelles sont possibles [5].<\/p>\n\n\n\n<h2 id=\"\" class=\"wp-block-heading\">&nbsp;<\/h2>\n\n\n\n<h2 id=\"-2\" class=\"wp-block-heading\"><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-18141 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1992;height: 1087px; width: 600px;\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab2_nd_0.png\" alt=\"\" width=\"1100\" height=\"1992\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab2_nd_0.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab2_nd_0-800x1449.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab2_nd_0-120x217.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab2_nd_0-90x163.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab2_nd_0-320x579.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab2_nd_0-560x1014.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/h2>\n\n\n\n<h2 id=\"-3\" class=\"wp-block-heading\">&nbsp;<\/h2>\n\n\n\n<h2 id=\"evaluation-de-la-fonctionnalite-et-du-bien-etre-chez-les-patients-atteints-de-schizophrenie\" class=\"wp-block-heading\">\u00c9valuation de la fonctionnalit\u00e9 et du bien-\u00eatre chez les patients atteints de schizophr\u00e9nie<\/h2>\n\n\n\n<p>Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, outre les indicateurs objectivables de la maladie et de la sant\u00e9, l\u2019exp\u00e9rience individuelle du patient, son bien-\u00eatre et sa fonctionnalit\u00e9 dans la vie quotidienne sont de plus en plus au centre des objectifs th\u00e9rapeutiques. Le bien-\u00eatre et la qualit\u00e9 de vie des patients sont d\u00e9sormais des crit\u00e8res importants dans les essais de m\u00e9dicaments [6\u20138].<\/p>\n\n\n\n<p>Jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, l\u2019accent a \u00e9t\u00e9 mis sur la r\u00e9duction des sympt\u00f4mes positifs et la stabilisation \u00e0 long terme, les sympt\u00f4mes extrapyrimidaux \u00e9tant maintenus aussi bas que possible. Cependant, afin d\u2019appr\u00e9hender l\u2019ensemble des sympt\u00f4mes de la schizophr\u00e9nie, le questionnaire semi-structur\u00e9 de 21 items de Heinrichs &amp; Carpenter a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 pour la premi\u00e8re fois en 1984 <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(tab.&nbsp;3). <\/span>Ce questionnaire inclut parfois les sympt\u00f4mes n\u00e9gatifs et est devenu un instrument standard pour \u00e9valuer la qualit\u00e9 de vie des patients schizophr\u00e8nes [9]. Depuis lors, de nouveaux questionnaires ont \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9s, comme le questionnaire g\u00e9n\u00e9rique de l\u2019OMS [10].<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"1100\" height=\"448\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab3_nd_0.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-18142 lazyload\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab3_nd_0.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab3_nd_0-800x326.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab3_nd_0-120x49.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab3_nd_0-90x37.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab3_nd_0-320x130.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab3_nd_0-560x228.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/448;\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h2 id=\"options-de-traitement-psychopharmacologique-et-respect-du-traitement\" class=\"wp-block-heading\">Options de traitement psychopharmacologique et respect du traitement<\/h2>\n\n\n\n<p>Gr\u00e2ce aux antipsychotiques de deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration, il est d\u00e9sormais \u00e9galement possible d\u2019agir sur des sympt\u00f4mes tels que la neurocognition, les sympt\u00f4mes n\u00e9gatifs et affectifs, ainsi que sur le niveau fonctionnel et la qualit\u00e9 de vie [6,12]. Selon des \u00e9tudes transversales et \u00e0 long terme, une meilleure qualit\u00e9 de vie contribue \u00e0 son tour \u00e0 une meilleure adh\u00e9sion du patient \u00e0 long terme et \u00e0 une r\u00e9mission fonctionnelle [13].<\/p>\n\n\n\n<p>En g\u00e9n\u00e9ral, il est important d\u2019\u00e9viter un blocage prononc\u00e9 du r\u00e9cepteur D2. Selon les lignes directrices S3 pour la schizophr\u00e9nie, il existe des preuves pour l\u2019amisulpride et l\u2019olanzapine. En outre, les m\u00e9ta-analyses montrent que la clozapine est le m\u00e9dicament ayant l\u2019effet le plus fort sur les sympt\u00f4mes n\u00e9gatifs, mais aussi le plus grand nombre d\u2019effets secondaires. Une \u00e9tude publi\u00e9e r\u00e9cemment a pu montrer la sup\u00e9riorit\u00e9 de la cariprazine par rapport \u00e0 la risperdone pour les sympt\u00f4mes n\u00e9gatifs [14].<\/p>\n\n\n\n<p>Les taux d\u2019abandon dus aux effets secondaires sont plus \u00e9lev\u00e9s pour les antipsychotiques classiques que pour les antipsychotiques de deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration [15]. Les effets secondaires les plus fr\u00e9quemment signal\u00e9s comme \u00e9tant au moins mod\u00e9r\u00e9ment g\u00eanants comprenaient des difficult\u00e9s \u00e0 penser et \u00e0 se concentrer (32,2%), de l\u2019agitation et de la nervosit\u00e9 (28,2%), de l\u2019insomnie (28,4%), une prise de poids (25,8%), de la somnolence (25,1%) et de la s\u00e9dation (16,0%). La plupart de ces effets secondaires sont significativement associ\u00e9s \u00e0 une diminution de la probabilit\u00e9 d\u2019adh\u00e9sion au traitement. Le PSE et l\u2019agitation r\u00e9duisent la probabilit\u00e9 d\u2019adh\u00e9sion de 43% et les effets secondaires m\u00e9taboliques de 36%. Outre les effets secondaires, les patients qui \u00e9taient plus jeunes, plus instruits et sans emploi \u00e9taient moins susceptibles d\u2019adh\u00e9rer au traitement [16].<\/p>\n\n\n\n<p>Les patients ayant une adh\u00e9sion totale sont significativement moins susceptibles d\u2019\u00eatre hospitalis\u00e9s pour une raison de sant\u00e9 mentale, d\u2019\u00eatre hospitalis\u00e9s pour une raison autre que la sant\u00e9 mentale ou de se rendre aux urgences pour une raison de sant\u00e9 mentale [14].<\/p>\n\n\n\n<p>En r\u00e9sum\u00e9, les effets secondaires des m\u00e9dicaments antipsychotiques sont fr\u00e9quents et significativement associ\u00e9s \u00e0 une moindre adh\u00e9sion, laquelle est associ\u00e9e \u00e0 une utilisation accrue des ressources de sant\u00e9 [16]. En outre, les effets secondaires entra\u00eenent \u00e9galement une r\u00e9duction significative de l\u2019esp\u00e9rance de vie. En particulier, les effets secondaires m\u00e9taboliques tels que la prise de poids, l\u2019hypertension, l\u2019hyperlipid\u00e9mie, les modifications du m\u00e9tabolisme des sucres et m\u00eame le diab\u00e8te. Actuellement, les antipsychotiques de deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration sont prescrits dans environ 95% des cas aux \u00c9tats-Unis. Cependant, le risque de syndrome m\u00e9tabolique (graisse abdominale extr\u00eame, r\u00e9sistance \u00e0 l\u2019insuline, dyslipid\u00e9mie et hypertension) est plus \u00e9lev\u00e9 qu\u2019avec les antipsychotiques typiques. Plusieurs antipsychotiques des deux classes peuvent entra\u00eener un allongement de l\u2019intervalle QTc et, \u00e0 terme, augmenter le risque d\u2019arythmies fatales. Ces m\u00e9dicaments comprennent l\u2019halop\u00e9ridol, l\u2019olanzapine, la risp\u00e9ridone et la ziprasidone. Les effets secondaires m\u00e9taboliques sont \u00e0 prendre en compte, en particulier avec les PINES. Il ne faut pas oublier avec la clozapine le risque d\u2019agranulocytose, qui est l\u2019effet secondaire le plus dangereux et qui peut survenir chez environ 1% des patients [16,17].<\/p>\n\n\n\n<p>Les effets secondaires m\u00e9taboliques des atypiques sont, comme d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9, la prise de poids, l\u2019hyperlipid\u00e9mie et un risque plus \u00e9lev\u00e9 de diab\u00e8te de type&nbsp;2. Avant de commencer le traitement, les patients doivent subir un d\u00e9pistage des facteurs de risque. Les ant\u00e9c\u00e9dents familiaux doivent \u00e9galement \u00eatre relev\u00e9s en d\u00e9tail, en se concentrant sur le poids, le tour de taille, la pression art\u00e9rielle, la glyc\u00e9mie \u00e0 jeun et le bilan lipidique. Les patients clairement \u00e0 risque doivent \u00eatre trait\u00e9s par la ziprasidone ou l\u2019aripiprazole si possible. Les patients doivent faire contr\u00f4ler r\u00e9guli\u00e8rement leur poids, leur IMC et leur glyc\u00e9mie \u00e0 jeun [16,17].<\/p>\n\n\n\n<p>Le th\u00e8me de la m\u00e9decine personnalis\u00e9e est \u00e9galement tr\u00e8s important en psychiatrie. L\u2019objectif est de trouver le bon traitement pour le bon patient et repose sur l\u2019hypoth\u00e8se largement r\u00e9pandue selon laquelle les patients diff\u00e8rent consid\u00e9rablement dans leur r\u00e9ponse aux traitements. M\u00eame avec des m\u00e9dicaments antipsychotiques, la r\u00e9ponse des patients atteints de psychose est consid\u00e9r\u00e9e comme tr\u00e8s variable d\u2019un individu \u00e0 l\u2019autre [18].<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, dans la r\u00e9cente m\u00e9ta-analyse de Winkelbeiner et al., aucune preuve n\u2019a \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9e que les m\u00e9dicaments antipsychotiques avaient une variance accrue des r\u00e9ponses par rapport au groupe placebo. Cela sugg\u00e8re qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019\u00e9l\u00e9ment personnel dans la r\u00e9ponse au traitement. Comme l\u2019indique cette \u00e9tude, on ne peut pas totalement exclure que des sous-groupes de patients r\u00e9pondent diff\u00e9remment au traitement, mais elle sugg\u00e8re que l\u2019effet moyen du traitement pour le patient individuel est une hypoth\u00e8se raisonnable [18].<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut \u00e9galement souligner que le traitement \u00e0 long terme de la schizophr\u00e9nie par des antipsychotiques semble entra\u00eener une tendance accrue aux rechutes. Ces connaissances sont fond\u00e9es sur les r\u00e9sultats d\u2019\u00e9tudes de sevrage \u00e0 court terme. Les patients rechutaient dans 25 \u00e0 55% des cas dans les 6 \u00e0 10 premiers mois suivant l\u2019arr\u00eat du traitement. Cependant, ce taux de rechute est d\u2019autant plus \u00e9lev\u00e9 que le traitement antipsychotique a d\u00e9j\u00e0 dur\u00e9 longtemps [19\u201322].<\/p>\n\n\n\n<p>Il est possible que ce paradoxe de l\u2019arr\u00eat du traitement puisse \u00eatre attribu\u00e9 \u00e0 l\u2019accumulation, induite par le m\u00e9dicament, d\u2019un exc\u00e8s de r\u00e9cepteurs de la dopamine avant l\u2019arr\u00eat du traitement ou \u00e0 l\u2019accumulation ant\u00e9rieure de r\u00e9cepteurs hypersensibles de la dopamine. Cependant, la relation exacte entre la m\u00e9dication \u00e0 long terme et le taux de rechute est encore en discussion [20,22,23].<\/p>\n\n\n\n<h2 id=\"traitement-des-symptomes-depressifs\" class=\"wp-block-heading\">Traitement des sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs<\/h2>\n\n\n\n<p>Une partie essentielle de l\u2019am\u00e9lioration de la fonctionnalit\u00e9 et du bien-\u00eatre des patients est la cogestion des sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs tels que le retrait social, l\u2019apathie et l\u2019humeur d\u00e9pressive.<\/p>\n\n\n\n<p>La symptomatologie d\u00e9pressive doit \u00eatre distingu\u00e9e de la symptomatologie n\u00e9gative dans la schizophr\u00e9nie. 50 \u00e0 80% des patients schizophr\u00e8nes d\u00e9veloppent au moins un sympt\u00f4me n\u00e9gatif et environ 30% pr\u00e9sentent des sympt\u00f4mes n\u00e9gatifs persistants. Les sympt\u00f4mes n\u00e9gatifs sont une caract\u00e9ristique typique de la schizophr\u00e9nie et sont moins prononc\u00e9s dans les autres troubles psychotiques. Ils influencent la qualit\u00e9 de vie subjective et l\u2019\u00e9volution \u00e0 long terme des patients. Les sympt\u00f4mes n\u00e9gatifs comprennent: une expression r\u00e9duite (aplatissement des affects, alogie) et une apathie (asocialit\u00e9, anh\u00e9donie) avec une alt\u00e9ration des activit\u00e9s dirig\u00e9es vers un but. Les sympt\u00f4mes n\u00e9gatifs entra\u00eenent des niveaux \u00e9lev\u00e9s de d\u00e9tresse et affectent la qualit\u00e9 de vie, les relations, la vie professionnelle et le fonctionnement social. En outre, cela augmente \u00e9galement le taux de r\u00e9hospitalisation.<\/p>\n\n\n\n<p>Diff\u00e9rencier la symptomatologie n\u00e9gative de la symptomatologie d\u00e9pressive peut \u00eatre difficile et n\u00e9cessite une exp\u00e9rience clinique. Les sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs et n\u00e9gatifs ont en commun une diminution du dynamisme et de l\u2019int\u00e9r\u00eat, ainsi qu\u2019une r\u00e9duction de l\u2019expression. Pour une symptomatologie purement d\u00e9pressive, une humeur d\u00e9pressive, des cognitions d\u00e9pressives (culpabilit\u00e9, d\u00e9sespoir, auto-\u00e9valuation) et d\u2019autres sympt\u00f4mes tels qu\u2019une diminution de l\u2019app\u00e9tit, un r\u00e9veil matinal pr\u00e9coce et une d\u00e9pression matinale sont typiques. Les tendances suicidaires sont plus fr\u00e9quentes avec les sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs [20, 22\u201324].<\/p>\n\n\n\n<p>Il existe une longue tradition de traitement des sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs par les antipsychotiques. Les antipsychotiques atypiques, qui ont moins d\u2019effets ind\u00e9sirables que les antipsychotiques classiques, ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9s en monoth\u00e9rapie ou en compl\u00e9ment d\u2019antid\u00e9presseurs pour traiter la d\u00e9pression avec ou sans sympt\u00f4mes psychotiques [25].<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019effet antid\u00e9presseur des antipsychotiques typiques est probablement li\u00e9 \u00e0 l\u2019inhibition des r\u00e9cepteurs DA2\/DA3 du syst\u00e8me dopaminergique dans le cortex pr\u00e9frontal. Cela augmente la concentration de dopamine \u00e0 cet endroit. L\u2019effet antid\u00e9presseur des antipsychotiques atypiques comprend une activation rapide des r\u00e9cepteurs de la dopamine, une activation r\u00e9duite de la dopamine et des r\u00e9cepteurs 5HT1A, l\u2019inhibition des r\u00e9cepteurs 5-HT2A\/2C, l\u2019inhibition des r\u00e9cepteurs alfa-2, le blocage des transporteurs de noradr\u00e9naline (NET), la r\u00e9gulation du syst\u00e8me glutamate ou GABA, la diminution du cortisol et l\u2019augmentation du facteur neurotrophique d\u00e9riv\u00e9 du cerveau (BDNF). Le BDNF est un facteur de croissance pr\u00e9sent dans l\u2019organisme dans diff\u00e9rents tissus, tels que le cerveau ant\u00e9rieur, l\u2019hippocampe et le cortex c\u00e9r\u00e9bral, o\u00f9 il influence fortement la m\u00e9moire \u00e0 long terme et l\u2019augmentation des connexions synaptiques.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019effet des antipsychotiques atypiques sur l\u2019humeur est donc li\u00e9 \u00e0 la lib\u00e9ration rapide de la dopamine du r\u00e9cepteur et \u00e0 la diminution constante de l\u2019activation des r\u00e9cepteurs de la dopamine qui y est associ\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Les ISRS augmentent la transmission de la 5HT dans le t\u00e9lenc\u00e9phale et le noyau c\u00e9rul\u00e9en et diminuent ainsi la d\u00e9charge des r\u00e9cepteurs de la noradr\u00e9naline. Les antipsychotiques atypiques augmentent la d\u00e9charge des r\u00e9cepteurs de la noradr\u00e9naline en inhibant les transporteurs 5HT2A, <span style=\"font-family: times new roman;\">\u03b1<\/span>-2 ou la noradr\u00e9naline. Cela pourrait \u00eatre la raison pour laquelle les antipsychotiques de deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration sont efficaces contre les sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs chez les patients pour lesquels les ISRS ne pr\u00e9sentent qu\u2019un b\u00e9n\u00e9fice limit\u00e9 [25].<\/p>\n\n\n\n<p>Plusieurs \u00e9tudes ont confirm\u00e9 que le glutamate (GA) joue un r\u00f4le cl\u00e9 dans la neurobiologie et la th\u00e9rapie des sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs. Le glutamate est l\u2019un des principaux neurotransmetteurs du SNC. Les fonctions physiologiques sont principalement mises en \u0153uvre par des m\u00e9canismes tels que le r\u00e9cepteur de N-m\u00e9thyl-D-aspartate (NMDA). Les r\u00e9cepteurs NMDA font partie des r\u00e9cepteurs du glutamate et se trouvent principalement dans l\u2019hippocampe et le cerveau. Ils jouent un r\u00f4le important dans la formation de la m\u00e9moire via la potentialisation \u00e0 long terme dans le cerveau, ainsi que dans d\u2019autres interactions. On a d\u00e9couvert un fonctionnement anormal du syst\u00e8me glutamate chez les patients pr\u00e9sentant des sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs et les m\u00e9dicaments ayant un m\u00e9canisme d\u2019action semblable \u00e0 celui de l\u2019AG ont montr\u00e9 une am\u00e9lioration des sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs. Plusieurs r\u00e9cepteurs m\u00e9taboliques de l\u2019AG (AMDA, AMPA) et les transporteurs de l\u2019AG sont associ\u00e9s \u00e0 la gestion des sympt\u00f4mes [25].<\/p>\n\n\n\n<p>Chez de nombreux patients souffrant de schizophr\u00e9nie, les sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs et la pression de la souffrance vont si loin qu\u2019ils pensent de plus en plus au suicide. Environ 50% des patients schizophr\u00e8nes font une tentative de suicide au cours de leur maladie [26].<\/p>\n\n\n\n<p>Dans une \u00e9tude comparant l\u2019effet de la clozapine et de l\u2019olanzapine sur la suicidalit\u00e9, la clozapine s\u2019est av\u00e9r\u00e9e sup\u00e9rieure \u00e0 l\u2019olanzapine pour influencer favorablement la suicidalit\u00e9 dans la schizophr\u00e9nie et la psychose schizo-affective. Les patients hospitalis\u00e9s ou orient\u00e9s vers une intervention de crise avec une indication de traitement m\u00e9dicamenteux par antid\u00e9presseurs, anxiolytiques et s\u00e9datifs \u00e9taient \u00e9galement significativement moins fr\u00e9quents sous clozapine [26,27].<\/p>\n\n\n\n<h2 id=\"comparaison-des-effets-de-differents-medicaments-sur-les-symptomes-negatifs\" class=\"wp-block-heading\">Comparaison des effets de diff\u00e9rents m\u00e9dicaments sur les sympt\u00f4mes n\u00e9gatifs<\/h2>\n\n\n\n<p>Une revue syst\u00e9matique publi\u00e9e r\u00e9cemment a compar\u00e9 les effets de 32 antipsychotiques<span style=\"font-family: franklin gothic demi;\"> (tab.&nbsp;4).<\/span> Dans la r\u00e9duction globale des sympt\u00f4mes, ainsi que dans les cat\u00e9gories individuelles de r\u00e9duction des sympt\u00f4mes positifs et n\u00e9gatifs, la clozapine \u00e9tait clairement en t\u00eate. A quelques exceptions pr\u00e8s, seuls la clozapine, l\u2019amisulpride, l\u2019olanzapine et la risp\u00e9ridone se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9s significativement plus efficaces que les autres antipsychotiques [27].<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"1100\" height=\"734\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab4_nd.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-18143 lazyload\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab4_nd.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab4_nd-800x534.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab4_nd-120x80.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab4_nd-90x60.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab4_nd-320x214.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab4_nd-560x374.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/734;\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Chez les patients pr\u00e9sentant des sympt\u00f4mes n\u00e9gatifs pr\u00e9dominants, l\u2019amisulpride a \u00e9t\u00e9 le seul antipsychotique \u00e0 montrer une am\u00e9lioration significative des sympt\u00f4mes par rapport au placebo, mais avec une r\u00e9duction concomitante de la d\u00e9pression [28]. L\u2019olanzapine figure \u00e9galement dans les directives S3. Une nouvelle \u00e9tude sugg\u00e8re \u00e9galement un effet de la cariprazine.<\/p>\n\n\n\n<p>En ce qui concerne l\u2019am\u00e9lioration des sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs, le groupe \u00e0 effet PINES a eu tendance \u00e0 montrer un tr\u00e8s bon effet, tout comme PIPS &amp; RIP, le brexpiprazole ayant montr\u00e9 un effet significativement moindre. Les DONES sont plut\u00f4t au milieu du terrain. Le fait que de nombreux m\u00e9dicaments am\u00e9liorent de mani\u00e8re significative les sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs peut \u00eatre d\u00fb \u00e0 une r\u00e9duction de l\u2019anxi\u00e9t\u00e9 et de la d\u00e9tresse associ\u00e9es \u00e0 la schizophr\u00e9nie. L\u2019aripiprazole, le brexpiprazole, la cariprazine, la lurasidone et la qu\u00e9tiapine sont encore autoris\u00e9s dans plusieurs pays pour la d\u00e9pression majeure, la d\u00e9pression bipolaire ou les deux [27].<\/p>\n\n\n\n<p>Pour l\u2019am\u00e9lioration de la fonction sociale, les PINES sont consid\u00e9r\u00e9s comme des antipsychotiques bien efficaces. PIPS&amp;RIP ont \u00e9galement une performance positive ici, tandis que les DONES ont un effet allant de bon \u00e0 nul [27].<\/p>\n\n\n\n<p>En comparant l\u2019adh\u00e9sion des patients aux m\u00e9dicaments respectifs, un taux plus \u00e9lev\u00e9 d\u2019interruption du traitement a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 avec la clozapine par rapport aux autres antipsychotiques. Si l\u2019on consid\u00e8re les effets secondaires \u00e9vidents qui peuvent survenir avec la clozapine, par exemple, et si l\u2019on consid\u00e8re qu\u2019au cours d\u2019un traitement r\u00e9ussi des sympt\u00f4mes positifs, ceux-ci passent de plus en plus au premier plan des plaintes des patients, cela semble \u00eatre une explication possible de l\u2019arr\u00eat autonome du m\u00e9dicament [27].<\/p>\n\n\n\n<p>La clozapine et le PINES en g\u00e9n\u00e9ral ont eu l\u2019effet s\u00e9datif le plus fort, suivis par le DONES. PIPS&amp;RIP sont moins s\u00e9datifs. Cela peut \u00e9galement s\u2019expliquer par le profil d\u2019action des r\u00e9cepteurs. Tous les antipsychotiques atypiques ne sont pas \u00e9galement s\u00e9datifs, car ils n\u2019ont pas tous des propri\u00e9t\u00e9s antagonistes puissantes au niveau des r\u00e9cepteurs H1-histaminiques, muscariniques, cholinergiques et <span style=\"font-family: times new roman;\">\u03b1<\/span>1-adr\u00e9nergiques. Les m\u00e9dicaments qui ont des effets puissants sur les trois r\u00e9cepteurs sont les plus s\u00e9datifs, ce qui est le cas de la clozapine [3,27].<\/p>\n\n\n\n<p>PINES se distingue aussi clairement comme le groupe de m\u00e9dicaments ayant le plus d\u2019effets secondaires en termes de prise de poids, alors que PIPS&amp;RIP a eu le moins d\u2019effet sur le poids corporel [27]. En g\u00e9n\u00e9ral, l\u2019aripiprazole, le brexpiprazole et la cariprazine ne semblent pas avoir les effets pharmacologiques associ\u00e9s \u00e0 la prise de poids et \u00e0 l\u2019augmentation du risque cardiom\u00e9tabolique, comme celui d\u2019augmenter la r\u00e9sistance \u00e0 l\u2019insuline [3].<\/p>\n\n\n\n<h2 id=\"conclusion\" class=\"wp-block-heading\">Conclusion<\/h2>\n\n\n\n<p>La schizophr\u00e9nie est une maladie mentale courante qui se caract\u00e9rise par des modifications de la perception de la pens\u00e9e et de l\u2019exp\u00e9rience de soi. Une maladie qui a un impact majeur sur la vie quotidienne des personnes touch\u00e9es et qui peut gravement limiter leur qualit\u00e9 de vie et leur fonctionnalit\u00e9. Il existe un nombre croissant de th\u00e9rapies psychopharmacologiques qui traitent les sympt\u00f4mes n\u00e9gatifs \u00e0 long terme en plus des sympt\u00f4mes positifs qui sont initialement au premier plan. Le traitement des sympt\u00f4mes n\u00e9gatifs joue un r\u00f4le central dans le succ\u00e8s de la th\u00e9rapie et est essentiel pour am\u00e9liorer la qualit\u00e9 de vie du patient. Pour la r\u00e9duction g\u00e9n\u00e9rale des sympt\u00f4mes positifs et n\u00e9gatifs, la clozapine montre clairement la plus grande efficacit\u00e9, bien que ce m\u00e9dicament puisse avoir des effets secondaires importants tels que la prise de poids et la s\u00e9dation et qu\u2019il entra\u00eene donc aussi souvent une mauvaise observance. Par cons\u00e9quent, il est class\u00e9 comme une deuxi\u00e8me ligne. Une bonne observance est cruciale pour \u00e9viter une augmentation des hospitalisations pour des raisons somatiques et psychologiques. Dans ce cas, les substances dites ABC (aripiprazole, brexpiprazole, cariprazine) en tant que repr\u00e9sentants de la troisi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration d\u2019antipsychotiques, qui sont class\u00e9s comme agonistes partiels, semblent \u00eatre une bonne option.<\/p>\n\n\n\n<h2 id=\"messages-take-home\" class=\"wp-block-heading\">Messages Take-Home<\/h2>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>La schizophr\u00e9nie est une maladie mentale courante qui se&nbsp;caract\u00e9rise par des modifications de la perception de la&nbsp;pens\u00e9e et de l\u2019exp\u00e9rience de soi.<\/li>\n\n\n\n<li>Une maladie qui a un impact majeur sur la vie quotidienne des personnes touch\u00e9es et qui peut gravement limiter leur qualit\u00e9 de vie et leur fonctionnalit\u00e9.<\/li>\n\n\n\n<li>Le traitement psychopharmacologique des sympt\u00f4mes n\u00e9gatifs est un facteur d\u00e9cisif pour le succ\u00e8s de la th\u00e9rapie et est essentiel pour am\u00e9liorer la qualit\u00e9 de vie du patient.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Bibliographie:<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Deutsche Gesellschaft f\u00fcr Psychiatrie und Psychotherapie, Psychosomatik und Nervenheilkunde e.V. (Hrsg.) S3-Praxisleitlinien in Psychiatrie und Psychotherapie. (2019) \u2013 Behandlungsleitlinie Schizophrenie. Darmstadt: Steinkopff-Verlag.<\/li>\n\n\n\n<li>Horst Dilling HJF: ICD-10-Klassifikation psychischer St\u00f6rungen. Hogrefe Verlag (2019).<\/li>\n\n\n\n<li>Stahl SM: Stahl\u2019s essential psychopharmacology: Neuroscientific basis and practical applications, 4. Auflage, Cambridge University Press (2013).<\/li>\n\n\n\n<li>Trepel M: Neuroanatomie: Struktur und Funktion, 7. Auflage edn, Elsevier, Urban &amp; Fischer, M\u00fcnchen (2017).<\/li>\n\n\n\n<li>Kay SR, Fiszbein A, Opler LA: The positive and negative syndrome scale (PANSS) for schizophrenia. Schizophr Bull 13 (1987): 261\u2013276.<\/li>\n\n\n\n<li>Bullinger M, Blome C, Sommer R, et al.: Gesundheitsbezogene Lebensqualit\u00e4t \u2013 ein zentraler patientenrelevanter Endpunkt in der Nutzenbewertung medizinischer Massnahmen. 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(1998) Psychol Med 28: 551\u2013558.<\/li>\n\n\n\n<li>Malm U, May PR, Dencker SJ (1981) Evaluation of the quality of life of the schizophrenic outpatient: a checklist. Schizophr Bull 7:477-487.<\/li>\n\n\n\n<li>Deutschenbaur L, Lambert M, Walter M, Naber D, Huber CG (2014) Pharmakologische Langzeitbehandlung schizophrener Erkrankungen. Der Nervenarzt 85: 363\u2013377.<\/li>\n\n\n\n<li>Karow A WL, Sch\u00f6ttle D, et al.: The assessment of quality of life in clinical practice in patients with schizophrenia. Dialogues Clin Neurosci 16 (2014).<\/li>\n\n\n\n<li>N\u00e9meth G, Laszlovszky I, Czobor P, Szalai E, et al.: Cariprazine versus risperidone monotherapy for treatment of predominant negative symptoms in patients with schizophrenia: a randomised, double-blind, controlled trial (2017). 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