{"id":18243,"date":"2021-08-31T02:00:00","date_gmt":"2021-08-31T00:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/127.0.0.1\/mig\/le-patient-au-centre-de-la-gestion-du-traitement\/"},"modified":"2023-01-12T13:45:49","modified_gmt":"2023-01-12T12:45:49","slug":"le-patient-au-centre-de-la-gestion-du-traitement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/le-patient-au-centre-de-la-gestion-du-traitement\/","title":{"rendered":"Le patient au centre de la gestion du traitement"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>La schizophr\u00e9nie est l\u2019une des maladies mentales les plus graves et se rencontre \u00e9galement relativement fr\u00e9quemment. L\u2019objectif th\u00e9rapeutique primordial dans le traitement de la schizophr\u00e9nie devrait \u00eatre le maintien ou la restauration de la fonctionnalit\u00e9 et de la qualit\u00e9 de vie quotidiennes. La condition pr\u00e9alable \u00e0 cela est un contr\u00f4le ad\u00e9quat des sympt\u00f4mes et une bonne pr\u00e9vention des rechutes.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n\n\n<p>La schizophr\u00e9nie est l\u2019une des maladies mentales les plus graves et est relativement courante, avec une pr\u00e9valence d\u2019environ 1% de la population mondiale [1]. On estime qu\u2019environ 80\u2019000 personnes souffrent de schizophr\u00e9nie en Suisse [2]. Outre les plaintes li\u00e9es aux sympt\u00f4mes, elle entra\u00eene une d\u00e9gradation importante des fonctions professionnelles et psychosociales et donc de la qualit\u00e9 de vie. Selon l\u2019OMS, c\u2019est l\u2019une des 10 principales causes des \u00abann\u00e9es de vie affect\u00e9es par un handicap\u00bb [1]. Chez un peu moins d\u2019un quart des patients, apr\u00e8s un traitement r\u00e9ussi, il ne reste qu\u2019un seul \u00e9pisode psychotique dans leur vie et leur sant\u00e9 mentale peut \u00eatre enti\u00e8rement r\u00e9tablie. Or, ce n\u2019est pas le cas pour plus de 75% des personnes concern\u00e9es [1]. Apr\u00e8s des phases de r\u00e9mission (presque) compl\u00e8te, vous pouvez conna\u00eetre des rechutes r\u00e9p\u00e9t\u00e9es \u2013 avec parfois des sympt\u00f4mes r\u00e9siduels consid\u00e9rables accompagn\u00e9s de d\u00e9ficiences cognitives et sociales <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(fig.&nbsp;1).<\/span> Elles rendent l\u2019emploi possible de mani\u00e8re limit\u00e9e ou totalement impossible pour environ 70 % des patients [1]. Dans le m\u00eame temps, les psychoses schizophr\u00e9niques entra\u00eenent des co\u00fbts consid\u00e9rables pour l\u2019\u00e9conomie nationale. En Allemagne, on estime qu\u2019environ 2 \u00e0 4% des co\u00fbts totaux des services de sant\u00e9 sont consacr\u00e9s aux patients schizophr\u00e8nes. En Suisse, les chiffres sont certainement similaires.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1989\" height=\"807\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/fig1_franz.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-18240\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p>La mise au point d\u2019antipsychotiques pr\u00e9sentant un profil efficacit\u00e9\/effets secondaires favorable \u00e9tait la premi\u00e8re condition pr\u00e9alable \u00e0 une gestion efficace du traitement. Elle doit \u00eatre adapt\u00e9e \u00e0 la phase respective de la maladie ainsi qu\u2019aux besoins et souhaits respectifs des personnes concern\u00e9es [3]. L\u2019objectif primordial de la th\u00e9rapie est d\u00e9sormais de maintenir la fonctionnalit\u00e9 et la qualit\u00e9 de vie au quotidien. D\u00e8s 2011, une revue r\u00e9sumait que les nouveaux antipsychotiques devraient de pr\u00e9f\u00e9rence avoir un profil pharmacodynamique \u00ab\u00e9quilibr\u00e9\u00bb qui r\u00e9pond au besoin d\u2019efficacit\u00e9 sans compromettre le bien-\u00eatre psychiatrique ou physique. En outre, ils doivent pr\u00e9senter un profil pharmacocin\u00e9tique s\u00fbr, rapide et favorable, avoir une fen\u00eatre th\u00e9rapeutique d\u00e9finissable et \u00eatre disponibles sous diff\u00e9rentes formulations [4]. Par rapport aux agents pr\u00e9c\u00e9demment disponibles, ils devraient id\u00e9alement pr\u00e9senter une efficacit\u00e9 au moins similaire pour les sympt\u00f4mes positifs, l\u2019agitation et l\u2019agressivit\u00e9, et une meilleure efficacit\u00e9 pour les sympt\u00f4mes n\u00e9gatifs ou cognitifs, la pr\u00e9vention des rechutes, les maladies r\u00e9sistantes au traitement et les probl\u00e8mes connexes tels que la d\u00e9pression, l\u2019anxi\u00e9t\u00e9 et la toxicomanie <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(tab.&nbsp;1).<\/span> Une meilleure tol\u00e9rance et une acceptation subjective par les patients sont \u00e9galement importantes pour favoriser l\u2019adh\u00e9rence au traitement et sa poursuite.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"1061\" height=\"892\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab1_franz_0.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-18241 lazyload\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab1_franz_0.png 1061w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab1_franz_0-800x673.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab1_franz_0-120x101.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab1_franz_0-90x76.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab1_franz_0-320x269.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab1_franz_0-560x471.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1061px) 100vw, 1061px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1061px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1061\/892;\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h2 id=\"parametres-des-resultats-rapportes-par-les-patients\" class=\"wp-block-heading\">Param\u00e8tres des r\u00e9sultats rapport\u00e9s par les patients<\/h2>\n\n\n\n<p>Depuis lors, l\u2019aspect des r\u00e9sultats li\u00e9s au patient (patient-related outcome, PRO) est de plus en plus au centre des consid\u00e9rations sur la planification d\u2019un traitement optimis\u00e9 et centr\u00e9 sur le patient. Le simple contr\u00f4le des sympt\u00f4mes ne suffit plus aujourd\u2019hui. En effet, cela n\u2019est pas synonyme de sant\u00e9, de bien-\u00eatre et de qualit\u00e9 de vie. La qualit\u00e9 de vie doit plut\u00f4t \u00eatre prise en compte dans l\u2019\u00e9valuation du succ\u00e8s de la th\u00e9rapie [5]. Cependant, cela n\u00e9cessite fondamentalement une adh\u00e9rence ad\u00e9quate au traitement afin d\u2019obtenir les effets correspondants. La relation m\u00e9decin-patient est importante ici, avec une bonne communication et une prise de d\u00e9cision partag\u00e9e. Les crit\u00e8res d\u2019objectifs centr\u00e9s sur le patient d\u2019un traitement comprennent les r\u00e9sultats fonctionnels, la r\u00e9cup\u00e9ration fonctionnelle, la r\u00e9cup\u00e9ration subjective et la qualit\u00e9 de vie <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(fig.&nbsp;2). <\/span>Le r\u00e9sultat fonctionnel est g\u00e9n\u00e9ralement bas\u00e9 sur un niveau de fonctionnement (psycho-)social. Les d\u00e9ficits comprennent des probl\u00e8mes de gestion des r\u00f4les sociaux, de participation \u00e0 la vie de la communaut\u00e9, de gestion de la vie quotidienne, d\u2019occupation et de gestion du foyer, de prise r\u00e9guli\u00e8re de m\u00e9dicaments et de soins personnels de base [6]. Dans l\u2019\u00e9volution \u00e0 long terme, les d\u00e9ficiences neurocognitives, en particulier, rev\u00eatent une grande importance. La gu\u00e9rison, d\u00e9finie comme une r\u00e9mission symptomatique et fonctionnelle ainsi que la meilleure qualit\u00e9 de vie possible, est aujourd\u2019hui l\u2019objectif th\u00e9rapeutique des directives. Cela n\u00e9cessite une am\u00e9lioration multidimensionnelle et une stabilisation de la maladie. \u00c0 ce jour, seul un patient sur sept parvient \u00e0 se r\u00e9tablir sur au moins deux ans [7,8].<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"1100\" height=\"903\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/fig2_franz_0.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-18242 lazyload\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/fig2_franz_0.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/fig2_franz_0-800x657.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/fig2_franz_0-120x99.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/fig2_franz_0-90x74.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/fig2_franz_0-320x263.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/fig2_franz_0-560x460.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/903;\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h2 id=\"du-controle-des-symptomes-a-la-prophylaxie-des-rechutes\" class=\"wp-block-heading\">Du contr\u00f4le des sympt\u00f4mes \u00e0 la prophylaxie des rechutes<\/h2>\n\n\n\n<p>Qu\u2019est-ce que cela signifie pour la gestion du traitement dans le cabinet? Il existe un consensus international sur le fait que le risque de r\u00e9cidive ne peut \u00eatre r\u00e9duit durablement que par une combinaison de mesures m\u00e9dicamenteuses, psychoth\u00e9rapeutiques et psychosociales [5]. Pour une prophylaxie efficace des rechutes, il faut trouver pour chaque patient le niveau id\u00e9al de protection antipsychotique avec le moins d\u2019effets ind\u00e9sirables possible. Cependant, il n\u2019est pas toujours facile de trouver l\u2019intervention pharmacologique appropri\u00e9e. En effet, il n\u2019existe pratiquement aucune diff\u00e9rence entre les diff\u00e9rents antipsychotiques en ce qui concerne leur efficacit\u00e9 sur les sympt\u00f4mes positifs et n\u00e9gatifs. Toujours \u00e0 condition qu\u2019ils soient pris r\u00e9guli\u00e8rement. Une revue syst\u00e9matique a examin\u00e9 32 antipsychotiques oraux pour le traitement aigu des adultes schizophr\u00e8nes [9]. Au total, 54\u2019417 \u00e9tudes ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9es et, en fin de compte, 402 \u00e9tudes avec des donn\u00e9es provenant de 53\u2009463 participants ont \u00e9t\u00e9 incluses dans l\u2019analyse. Les estimations de la taille de l\u2019effet individuel ont indiqu\u00e9 que tous les antipsychotiques r\u00e9duisaient les sympt\u00f4mes g\u00e9n\u00e9raux plus que le placebo (non significatif pour six m\u00e9dicaments), avec des tailles d\u2019effet moyennes allant de \u20130,89 \u00e0 \u20130,03 (m\u00e9diane \u20130,42). On a \u00e9galement pu conclure que les diff\u00e9rences entre la plupart des m\u00e9dicaments n\u2019\u00e9taient pas significatives. En termes d\u2019efficacit\u00e9 et de s\u00e9curit\u00e9, de nombreux antipsychotiques plus anciens, qui permettent peu de comparaisons directes, ont \u00e9galement obtenu de bons r\u00e9sultats par rapport aux pr\u00e9parations plus r\u00e9centes. Dans l\u2019ensemble, les chercheurs concluent qu\u2019il existe des diff\u00e9rences d\u2019efficacit\u00e9 entre les antipsychotiques, mais que celles-ci sont de nature plus graduelle. Les diff\u00e9rences dans les effets secondaires, en revanche, sont plus \u00e9videntes.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, le fait que des \u00e9tudes plus anciennes puissent \u00eatre rest\u00e9es non publi\u00e9es en raison de r\u00e9sultats n\u00e9gatifs n\u2019est pas dissimul\u00e9. Cela rend une comparaison objective beaucoup plus difficile. Des limites similaires sont abord\u00e9es par une autre m\u00e9ta-analyse en ce qui concerne la r\u00e9ponse au placebo [10]. Ceci parce qu\u2019il s\u2019est av\u00e9r\u00e9 \u00eatre le pr\u00e9dicteur unique le plus fort de l\u2019ampleur de l\u2019effet dans les analyses pr\u00e9c\u00e9dentes. Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 qu\u2019elle \u00e9tait att\u00e9nu\u00e9e par un certain nombre de facteurs li\u00e9s \u00e0 la conception et au patient.&nbsp; Dans les analyses univariables, une ann\u00e9e de publication plus r\u00e9cente, une taille d\u2019\u00e9tude plus importante, un plus grand nombre de sites d\u2019\u00e9tude, l\u2019utilisation de l\u2019\u00e9chelle PANSS au lieu de l\u2019\u00e9chelle BPRS pour mesurer la r\u00e9ponse, des p\u00e9riodes de lavage plus courtes, une dur\u00e9e d\u2019\u00e9tude plus courte, un \u00e2ge moyen plus bas et une dur\u00e9e de maladie plus courte \u00e9taient associ\u00e9s \u00e0 une plus grande r\u00e9ponse au placebo. Dans une analyse multivariable, seuls le nombre de participants \u00e0 l\u2019\u00e9tude et l\u2019\u00e2ge moyen des participants ont eu une influence sur la r\u00e9ponse au placebo. En d\u00e9finitive, cela d\u00e9montre qu\u2019il est tr\u00e8s difficile d\u2019\u00e9valuer l\u2019efficacit\u00e9 diff\u00e9rentielle des antipsychotiques en l\u2019absence d\u2019\u00e9tudes t\u00eate-\u00e0-t\u00eate.<\/p>\n\n\n\n<h2 id=\"critere-de-decision-effets-secondaires\" class=\"wp-block-heading\">Crit\u00e8re de d\u00e9cision Effets secondaires<\/h2>\n\n\n\n<p>Cependant, le spectre des effets secondaires est particuli\u00e8rement important pour une bonne adh\u00e9rence au traitement. En effet, chez les patients schizophr\u00e8nes, les effets ind\u00e9sirables sont \u00e9troitement associ\u00e9s \u00e0 la non-observance du traitement. La pr\u00e9vention, la d\u00e9tection et la gestion efficace des effets secondaires li\u00e9s aux m\u00e9dicaments sont donc importantes pour maximiser l\u2019adh\u00e9rence au traitement et r\u00e9duire l\u2019utilisation des ressources de soins de sant\u00e9 dans la schizophr\u00e9nie. Les effets s\u00e9datifs et la prise de poids ont \u00e9t\u00e9 jug\u00e9s pertinents pour le patient et constituent une raison fr\u00e9quente d\u2019interruption du traitement [11]. Bien qu\u2019une certaine s\u00e9dation dans le contexte aigu puisse \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme b\u00e9n\u00e9fique par l\u2019\u00e9quipe de traitement. Toutefois, cet objectif doit plut\u00f4t \u00eatre atteint par l\u2019ajout temporaire de substances s\u00e9datives telles que les benzodiaz\u00e9pines. \u00c0 long terme, l\u2019utilisation d\u2019antipsychotiques \u00e0 effet s\u00e9datif fait obstacle aux objectifs th\u00e9rapeutiques primordiaux que sont la fonctionnalit\u00e9 et la qualit\u00e9 de vie.<\/p>\n\n\n\n<p>Afin de mettre en \u0153uvre une gestion optimale du traitement pour chaque patient, il est donc extr\u00eamement important de conna\u00eetre les propri\u00e9t\u00e9s et, surtout, le profil des effets secondaires des options pharmacologiques disponibles [12\u201315]. Celles-ci peuvent alors \u00eatre adapt\u00e9es aux pr\u00e9f\u00e9rences de la personne concern\u00e9e et les \u00e9v\u00e9nements ind\u00e9sirables peuvent \u00eatre \u00e9vit\u00e9s. De cette fa\u00e7on, non seulement l\u2019adh\u00e9rence au traitement mais aussi l\u2019alliance th\u00e9rapeutique sont renforc\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Depuis la d\u00e9couverte de la chlorpromazine en 1952, les antipsychotiques de premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration (FGA) ont r\u00e9volutionn\u00e9 les soins psychiatriques en facilitant la sortie de l\u2019h\u00f4pital et en permettant \u00e0 un grand nombre de patients atteints de maladies mentales graves d\u2019\u00eatre trait\u00e9s dans la communaut\u00e9. Les antipsychotiques de deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration (SGA) ont initi\u00e9 un changement progressif du traitement paternaliste des sympt\u00f4mes de la maladie mentale grave vers une approche centr\u00e9e sur le patient, qui se concentre sur les objectifs importants pour les patients &#8211; fonctionnement psychosocial, qualit\u00e9 de vie et r\u00e9tablissement. Il est prouv\u00e9 que les SGA ont un meilleur profil de s\u00e9curit\u00e9 et de tol\u00e9rance que les FGA. L\u2019incidence des effets secondaires extrapyramidaux li\u00e9s au traitement est plus faible, et l\u2019alt\u00e9ration de la fonction cognitive et les sympt\u00f4mes n\u00e9gatifs li\u00e9s au traitement sont moins fr\u00e9quents. Cependant, le traitement par les SGA est associ\u00e9 \u00e0 une vari\u00e9t\u00e9 d\u2019effets ind\u00e9sirables, parmi lesquels la prise de poids et les anomalies m\u00e9taboliques li\u00e9es au traitement sont particuli\u00e8rement pr\u00e9occupantes [12]. Dans ce cas, le passage \u00e0 des antipsychotiques pr\u00e9sentant un faible risque de prise de poids peut \u00eatre prometteur. La suppl\u00e9mentation en m\u00e9dicaments pour la perte de poids, tels que la metformine ou le GLP1-RA, peut \u00e9galement s\u2019av\u00e9rer une strat\u00e9gie efficace [15]. En ce qui concerne les effets secondaires m\u00e9taboliques, il existe \u00e9galement de nettes diff\u00e9rences, l\u2019olanzapine et la clozapine pr\u00e9sentant les pires profils et l\u2019aripiprazole, le brexpiprazole, la cariprazine, la lurasidone et la ziprasidone les profils les plus favorables. Un poids initial \u00e9lev\u00e9, le sexe masculin et l\u2019origine ethnique non blanche sont des facteurs pr\u00e9dictifs de la susceptibilit\u00e9 aux changements m\u00e9taboliques induits par les antipsychotiques [14].<\/p>\n\n\n\n<h2 id=\"conclusion\" class=\"wp-block-heading\">Conclusion<\/h2>\n\n\n\n<p>Les chances de maintenir ou de restaurer la fonctionnalit\u00e9 quotidienne et la qualit\u00e9 de vie des patients schizophr\u00e8nes ont consid\u00e9rablement augment\u00e9. Les antipsychotiques de deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration montrent la voie et offrent la possibilit\u00e9 de planifier un traitement optimis\u00e9 et centr\u00e9 sur le patient.<\/p>\n\n\n\n<h2 id=\"messages-take-home\" class=\"wp-block-heading\">Messages Take-Home<\/h2>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>L\u2019objectif th\u00e9rapeutique global du traitement de la schizophr\u00e9nie devrait \u00eatre de maintenir ou de r\u00e9tablir la fonctionnalit\u00e9 et la qualit\u00e9 de vie au&nbsp;quotidien.<\/li>\n\n\n\n<li>La condition pr\u00e9alable \u00e0 cela est un contr\u00f4le suffisant des sympt\u00f4mes et une bonne pr\u00e9vention des rechutes.<\/li>\n\n\n\n<li>Les diff\u00e9rents antipsychotiques diff\u00e8rent moins en termes d\u2019efficacit\u00e9 sur les sympt\u00f4mes positifs et n\u00e9gatifs, mais diff\u00e8rent dans leurs profils d\u2019effets secondaires.<\/li>\n\n\n\n<li>Une gestion efficace du traitement n\u00e9cessite une bonne adh\u00e9rence au \u00adtraitement. Cette d\u00e9marche repose sur la prise de d\u00e9cision partag\u00e9e et l\u2019\u00e9vitement d\u2019\u00e9v\u00e9nements ind\u00e9sirables li\u00e9s au patient.<\/li>\n\n\n\n<li>Les principaux effets secondaires \u00e0 l\u2019arr\u00eat du traitement sont un effet&nbsp;s\u00e9datif et une prise de poids.<\/li>\n\n\n\n<li>La connaissance des caract\u00e9ristiques respectives des options disponibles contribue \u00e0 renforcer l\u2019adh\u00e9rence au traitement et donc aussi l\u2019alliance<\/li>\n\n\n\n<li>th\u00e9rapeutique.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Bibliographie:<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>www.rki.de\/DE\/Content\/Gesundheitsmonitoring\/Gesundheitsberichterstattung\/GBEDownloadsT\/Schizophrenie.pdf?__blob=publicationFile (dernier acc\u00e8s le 08.08.2021)<\/li>\n\n\n\n<li>www.gesundheit.bs.ch\/gesundheitsfoerderung\/psychische-gesundheit\/krankheitsbilder\/psychose\/schizophrenie.html (dernier acc\u00e8s le 08.08.2021)<\/li>\n\n\n\n<li>S3-Leitlinie Schizophrenie; Abrufbar unter: www.dgppn.de\/_Resources\/Persistent\/88074695aeb16cfa00f4ac2d7174cd068d0658be\/038-009l_S3_Schizophrenie_2019-03.pdf&nbsp;(letzter Zugriff am 08.08.2021)<\/li>\n\n\n\n<li>Correll CU: What are we Looking for in New Antipsychotics? J Clin Psychiatrie 2011; 72: 9\u201313.<\/li>\n\n\n\n<li>Wietfeld R, Pechler S, Janetzky W, Leopold K: Therapieerfolg bei Schizophrenie \u2013 ist ein Perspektivenwechsel notwendig? Ein Diskussionspapier. Psychopharmakotherapie 2019; 26: 185\u2013191.<\/li>\n\n\n\n<li>Harvey PD, Velligan DI, Bellack AS: Performance-based measures of functional skills: usefullness in clinical treatment studies. Schizophr Bull 2007; 33: 1138\u20131148.<\/li>\n\n\n\n<li>Jaaskelainen E, Juola P, Hirvonen N, et al.: A systematic review and meta-analysis of recovery in schizophrenia. Schizophr Bull 2013; 39: 1296\u20131306.<\/li>\n\n\n\n<li>Kohl S, Kuhn J, Wiedemann K: Rationale und Zielsetzung der medikament\u00f6sen Therapie der Schizophrenie. Psychopharmakotherapie 2014; 21: 85\u201395.<\/li>\n\n\n\n<li>Huhn M, Nikolakopoulou A, Schneider-Thoma J, et al.: Comparative efficacy and tolerability of 32 oral antipsychotics for the acute treatment of adults with multi-episode schizophrenia: a systematic review and network meta-analysis. Lancet 2019; 394: 939\u2013951.<\/li>\n\n\n\n<li>Leucht S, Chaimani A, Leucht C, et al.: 60 years of placebo-controlled antipsychotic drug trials in acute schizophrenia: Meta-regression of predictors of placebo response. Schizophrenia Research 2018; 201: 315\u2013323.<\/li>\n\n\n\n<li>DiBonaventura M, Gabriel S, Dupclay L, et al.: A patient perspective of the impact of medication side effects on adherence: results of a crosssectional nationwide survey of patients with schizophrenia. BMC Psychiatry 2012; 12: 20.<\/li>\n\n\n\n<li>Solmi M, Murru A, Pacchiarotti I, et al.: Safety, tolerability, and risks associated with first- and second-generation antipsychotics: a state-of-the-art clinical review. Therapeutics and Clinical Risk Management 2017; 13: 757\u2013777.<\/li>\n\n\n\n<li>Citrome L: Activating and Sedating Adverse Effects of Second-Generation Antipsychotics in the Treatment of Schizophrenia and Major Depressive Disorder. J Clin Psychopharmacol 2017; 37: 138\u2013147.<\/li>\n\n\n\n<li>Pillinger T, McCutcheon RA, Vano L, et al.: Comparative effects of 18 antipsychotics on metabolic function in patients with schizophrenia, predictors of metabolic dysregulation, and association with psychopathology: a systematic review and network meta-analysis. Lancet Psychiatry 2020; 7: 64\u201377.<\/li>\n\n\n\n<li>Marteene W, Winckel K, Hollingworth S, et al.: Strategies to counter antipsychotic-associated weight gain in patients with schizophrenia. Expert Opinion on Drug Safety 2019; 18: 1149\u20131160.<\/li>\n<\/ol>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La schizophr\u00e9nie est l\u2019une des maladies mentales les plus graves et se rencontre \u00e9galement relativement fr\u00e9quemment. 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