{"id":323778,"date":"2022-12-23T01:00:00","date_gmt":"2022-12-23T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/dysphagie-kyste-du-cou\/"},"modified":"2022-12-23T01:00:00","modified_gmt":"2022-12-23T00:00:00","slug":"dysphagie-kyste-du-cou","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/dysphagie-kyste-du-cou\/","title":{"rendered":"Dysphagie &#8211; Kyste du cou"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les kystes cervicaux sont g\u00e9n\u00e9ralement unilat\u00e9raux et, dans de rares cas, bilat\u00e9raux. En particulier, si une tum\u00e9faction cervicale persiste dans la r\u00e9gion du cou pendant plus de 4 semaines, un examen compl\u00e9mentaire par imagerie (\u00e9chographie, scanner ou IRM) est indiqu\u00e9.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Ces derniers mois, de nombreux articles ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s sur le th\u00e8me de la dysphagie, montrant la diversit\u00e9 des causes de cette symptomatologie et les mesures diagnostiques qui peuvent \u00eatre n\u00e9cessaires pour identifier la maladie sous-jacente. La casuistique pr\u00e9sent\u00e9e a \u00e9galement d\u00e9montr\u00e9 les efforts qui sont parfois d\u00e9ploy\u00e9s et le fait que le r\u00e9sultat du diagnostic n&#8217;est pas toujours clair. En revanche, l&#8217;\u00e9tude de cas d&#8217;aujourd&#8217;hui fait partie des modifications plus simples et plus s\u00fbres \u00e0 diagnostiquer qui peuvent provoquer une dysphagie : le kyste cervical. Les kystes cervicaux sont des r\u00e9sidus des canaux branchiaux et sont donc des anomalies cong\u00e9nitales. Parmi les anomalies de la r\u00e9gion cervicale, elles repr\u00e9sentent environ 30% et sont asymptomatiques dans la plupart des cas, en fonction de leur taille et de leur localisation [1,2]. Ils peuvent \u00eatre m\u00e9diaux ou lat\u00e9raux dans la r\u00e9gion du cou et, dans 2-3% des cas, bilat\u00e9raux. Environ 20% des kystes du cou sont diagnostiqu\u00e9s d\u00e8s l&#8217;enfance et l&#8217;adolescence lors de gonflements dans la r\u00e9gion du cou, et entre 20 et 40 ans chez environ 75% des patients. La plupart des kystes du cou sont asymptomatiques. Cependant, des douleurs locales, une sensation de pression et de m\u00e2chonnement avec dysphagie peuvent \u00e9galement d\u00e9terminer le tableau clinique. Des fistules sont possibles, principalement dans la fosse amygdalienne ou en direction caudale vers la cuticule, jusqu&#8217;en p\u00e9riclaviculaire. Les complications inflammatoires importantes sont plut\u00f4t rares, mais peuvent alors entra\u00eener une symptomatologie grave, marqu\u00e9e par l&#8217;inflammation. En cons\u00e9quence, il faut alors passer d&#8217;une position de contr\u00f4le \u00e0 une th\u00e9rapie mini-invasive ou microchirurgicale.<\/p>\n<p><em>Les radiographies<\/em> ne jouent aucun r\u00f4le dans le diagnostic des kystes cervicaux. Les kystes volumineux et superficiels peuvent certes provoquer une ombre \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur des tissus mous et, en particulier en projection a.p., une asym\u00e9trie dans la repr\u00e9sentation du cou, mais une attribution diagnostique exacte n&#8217;est pas possible en raison du faible contraste des tissus mous de l&#8217;examen radiologique.<\/p>\n<p><em>L&#8217;\u00e9chographie<\/em> permet notamment de bien d\u00e9tecter les kystes situ\u00e9s en surface [2].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-20260\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/abb1_hp11_thiel.jpg\" style=\"height:281px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"516\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Les examens tomodensitom\u00e9triques<\/em> peuvent d\u00e9limiter les processus kystiques des parties molles du cou. Le kyste non compliqu\u00e9 est une structure \u00e9quivalente \u00e0 un liquide \u00e0 bords lisses avec une capsule d\u00e9licate [4]. En cas de suspicion de complication inflammatoire, l&#8217;application intraveineuse de produit de contraste permet de mettre en \u00e9vidence l&#8217;\u00e9paississement de la paroi du kyste avec rehaussement, et la formation d&#8217;une fistule peut \u00e9galement \u00eatre facilement mise en \u00e9vidence par tomographie informatis\u00e9e avec sondage de l&#8217;ouverture de la fistule et prise de contraste du canal fistuleux [3].<\/p>\n<p><em>L&#8217;IRM <\/em>r\u00e9v\u00e8le \u00e9galement une structure \u00e9quivalente \u00e0 celle d&#8217;un liquide dans les s\u00e9quences correspondantes. Si la teneur en prot\u00e9ines du liquide est \u00e9lev\u00e9e, le signal de la s\u00e9quence T1w peut \u00eatre interm\u00e9diaire \u00e0 hyperintensit\u00e9, sinon hypointensit\u00e9 [5]. Comme pour le diagnostic par scanner, l&#8217;administration intraveineuse de produit de contraste entra\u00eene une augmentation du signal de la paroi et, en cas de perc\u00e9e de l&#8217;inflammation, des tissus mous adjacents, en cas de suspicion de complication inflammatoire du kyste cervical.<\/p>\n<h2 id=\"\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"-2\"><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-20261 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/abb2_hp11_thiel.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1092;height:596px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1092\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/h2>\n<h2 id=\"-3\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"etude-de-cas\">\u00c9tude de cas<\/h2>\n<p>Le premier <span style=\"font-family:franklin gothic demi\">cas clinique<\/span><em> <\/em>montre, chez un patient de 41 ans, un kyste m\u00e9dian de la gorge<span style=\"font-family:franklin gothic demi\"> (Fig.&nbsp;1A \u00e0 C)<\/span> qui a entra\u00een\u00e9, en l&#8217;espace de 6 mois, un gonflement croissant du larynx accompagn\u00e9 d&#8217;une sensation locale de pression et de bouchage.<\/p>\n<p>Dans le <span style=\"font-family:franklin gothic demi\">cas 2<\/span>, un homme de 62 ans s&#8217;est plaint en peu de temps de douleurs r\u00e9currentes et d&#8217;\u00e9pisodes de fi\u00e8vre avec un gonflement progressif dans la r\u00e9gion du cou, caudalement \u00e0 l&#8217;angle de la m\u00e2choire gauche <span style=\"font-family:franklin gothic demi\">(fig.&nbsp;2A \u00e0 C). <\/span>Les examens de laboratoire ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 des signes d&#8217;inflammation positifs. L&#8217;\u00e9chographie primaire n&#8217;a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 aucune autre modification inflammatoire, \u00e0 l&#8217;exception d&#8217;un petit bourbier dans le kyste lat\u00e9ral du cou. Les clich\u00e9s tomodensitom\u00e9triques ont montr\u00e9 quelques jours plus tard un processus kystique \u00e0 paroi \u00e9paisse sans infiltration de l&#8217;environnement, compatible avec un kyste lat\u00e9ral compliqu\u00e9 du cou.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>Les kystes du cou sont des reliques embryonnaires des arcs branchiaux.<\/li>\n<li>Elles peuvent \u00eatre localis\u00e9es sur le cou de mani\u00e8re m\u00e9diale ou lat\u00e9rale. Des kystes cervicaux bilat\u00e9raux peuvent parfois \u00eatre observ\u00e9s.<\/li>\n<li>Le pic principal de l&#8217;\u00e2ge se situe entre 20 et 40 ans.<\/li>\n<li>Si les kystes cervicaux sont asymptomatiques, un suivi par imagerie est justifi\u00e9.<\/li>\n<li>La progression de la taille, les sympt\u00f4mes neurologiques ou fonctionnels, l&#8217;inflammation ou la fistule sont autant de raisons de proc\u00e9der \u00e0 une r\u00e9habilitation chirurgicale.<\/li>\n<li>L&#8217;imagerie est r\u00e9alis\u00e9e par \u00e9chographie, par scanner ou par IRM.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Thiel HJ : Anomalies et variations de normes. Modifications des tissus mous 5.2 : kyste cervical lat\u00e9ral. \u00c9ditions m\u00e9dicales allemandes. MTA Dialogue 2019 ; 20(3) : 14-16.<\/li>\n<li>Bocchialini G, et al. : D\u00e9veloppement anormalement rapide d&#8217;une masse lat\u00e9rale du cou : diagnostic et traitement d&#8217;un kyste branchial clair. Un rapport de cas. Int J Surg Case Rep 2017 ; 41 : 383-386.<\/li>\n<li>Goff CJ, Allred C, Glade RS : Prise en charge actuelle des kystes branchiaux cong\u00e9nitaux, des sinus et des fistules. Curr Opin Otolaryngol Head Neck Surg 2012 ; 20(6) : 533-539.<\/li>\n<li>Alyono JC, et al : Second brachial cleft anomaly with an ectopic tooth : a case report. Ear Nose Throat J 2014 ; 93(9) : E1-3.<\/li>\n<li>Burgener FA, Meyers SP, Tan RK, Zaunbauer W : Diagnostic diff\u00e9rentiel en IRM. Stuttgart New York : Georg Thieme Verlag 2002 ; 248-249.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2022 ; 17(11) : 30-31<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les kystes cervicaux sont g\u00e9n\u00e9ralement unilat\u00e9raux et, dans de rares cas, bilat\u00e9raux. 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