{"id":323838,"date":"2022-12-21T12:19:23","date_gmt":"2022-12-21T11:19:23","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/base-sur-des-lignes-directrices-et-individualise-dans-la-gestion-bio-psycho-sociale\/"},"modified":"2023-01-12T13:45:07","modified_gmt":"2023-01-12T12:45:07","slug":"base-sur-des-lignes-directrices-et-individualise-dans-la-gestion-bio-psycho-sociale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/base-sur-des-lignes-directrices-et-individualise-dans-la-gestion-bio-psycho-sociale\/","title":{"rendered":"Bas\u00e9 sur des lignes directrices et individualis\u00e9 dans la gestion bio-psycho-sociale"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Plusieurs facteurs de risque primaires et secondaires sont discut\u00e9s dans le cadre de l&#8217;apparition d&#8217;escarres. En fonction de la classification de l&#8217;escarre, le traitement se fait en ambulatoire ou en milieu hospitalier. En raison de la complexit\u00e9, il est important d&#8217;inclure les aspects bio-psycho-sociaux dans le concept de traitement, conform\u00e9ment au mod\u00e8le CIF. Le traitement local des plaies doit \u00eatre accompagn\u00e9 par des professionnels sp\u00e9cialis\u00e9s.<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p>Dans le cadre de la m\u00e9decine fond\u00e9e sur les preuves, les soci\u00e9t\u00e9s savantes internationales r\u00e9visent r\u00e9guli\u00e8rement les recommandations. L&#8217;<em>European Pressure Ulcer Advisory Panel<\/em> (epuap.org), le <em>National Pressure Injury Advisory Panel <\/em>(npiap.com) et la <em>Pan Pacific Pressure Injury Alliance<\/em> (pppia.org) ont donc publi\u00e9 une mise \u00e0 jour majeure en 2019, qui peut \u00eatre consult\u00e9e sous forme num\u00e9rique. Une nouvelle r\u00e9vision est pr\u00e9vue en 2024 afin d&#8217;adapter les recommandations aux nouvelles donn\u00e9es probantes. M\u00eame si la force des recommandations a chang\u00e9, de nombreux principes de base restent similaires.<\/p>\n\n<h2 id=\"definition\" class=\"wp-block-heading\">D\u00e9finition<\/h2>\n\n<p>Une escarre<em> (pressure injury)<\/em> est une l\u00e9sion localis\u00e9e de la peau et\/ou des tissus sous-jacents, due \u00e0 une pression ou \u00e0 une pression combin\u00e9e \u00e0 des forces de cisaillement. Les escarres surviennent g\u00e9n\u00e9ralement au-dessus de saillies osseuses, mais peuvent \u00e9galement \u00eatre li\u00e9es \u00e0 des dispositifs m\u00e9dicaux <em>(medical devices) <\/em>ou \u00e0 d&#8217;autres objets.<\/p>\n\n<p>D\u00e9sormais, l&#8217;accent est mis sur la tol\u00e9rance des tissus dans une situation individuelle et changeante. Celle-ci est influenc\u00e9e, par exemple, par le microclimat, la circulation sanguine, l&#8217;\u00e2ge, l&#8217;\u00e9tat de sant\u00e9, les comorbidit\u00e9s ou l&#8217;\u00e9tat des tissus. Parmi ces autres facteurs r\u00e9ellement ou suppos\u00e9ment associ\u00e9s aux escarres, le plus fr\u00e9quent est l&#8217;immobilisation [1].<\/p>\n\n<h2 id=\"classification\" class=\"wp-block-heading\">Classification<\/h2>\n\n<p>Les escarres sont class\u00e9es en quatre degr\u00e9s. De plus, deux cat\u00e9gories sont d\u00e9crites pour int\u00e9grer les l\u00e9sions tissulaires profondes et les plaies occup\u00e9es dans le th\u00e8me des escarres (tableau 1).<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" data-src=\"https:\/\/assets.medizinonline.com\/sites\/default\/files\/styles\/article-default-image\/public\/field\/images\/tab1_dp6_s7_2.png\" alt=\"\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" class=\"lazyload\" \/><\/figure>\n\n<h2 id=\"etiologie\" class=\"wp-block-heading\">\u00c9tiologie<\/h2>\n\n<p>Dans la formation des escarres, les facteurs de risque, les conditions m\u00e9caniques marginales et la courbe de tol\u00e9rance individuelle \u00e0 la pression sont discut\u00e9s. Les conditions m\u00e9caniques limites comprennent l&#8217;intensit\u00e9, la dur\u00e9e et le type de contrainte m\u00e9canique (frottement, pression, friction) ; elles sont regroup\u00e9es sous le nom de facteurs de stress tissulaire internes. La sensibilit\u00e9 et la tol\u00e9rance individuelles des tissus incluent les propri\u00e9t\u00e9s m\u00e9caniques des tissus, la g\u00e9om\u00e9trie des tissus et des os, les propri\u00e9t\u00e9s de transport et de temp\u00e9rature, ainsi que la physiologie et les processus de r\u00e9paration ; regroup\u00e9s sous le nom de l\u00e9sions tissulaires. Plus la pression d&#8217;appui est forte et plus le temps d&#8217;exposition \u00e0 une zone cutan\u00e9e donn\u00e9e est long, plus le risque d&#8217;escarres est \u00e9lev\u00e9, compte tenu de la tol\u00e9rance individuelle des tissus [2].<\/p>\n\n<p>La compression des vaisseaux capillaires provoque une isch\u00e9mie des tissus, une accumulation de substances toxiques et une perte de tissus. D&#8217;autres facteurs, tels que les forces de cisaillement et les frottements, peuvent \u00e9galement contribuer \u00e0 la d\u00e9t\u00e9rioration des tissus. Le premier signe d&#8217;une escarre qui se d\u00e9veloppe en surface est la rougeur fix\u00e9e qui ne s&#8217;est pas compl\u00e8tement estomp\u00e9e apr\u00e8s douze heures de d\u00e9charge. Si cette zone n&#8217;est pas soulag\u00e9e de mani\u00e8re ad\u00e9quate, les tissus continuent \u00e0 s&#8217;ab\u00eemer jusqu&#8217;\u00e0 l&#8217;os. Certaines escarres se d\u00e9veloppent \u00e0 partir de la profondeur et sont identifiables en premier lieu par un durcissement ou une accumulation de liquide en profondeur [2].<\/p>\n\n<p>Les escarres sont devenues un nom commun dans la litt\u00e9rature francophone, tout comme les ulc\u00e8res de d\u00e9cubitus, les escarres de pression ou les ulc\u00e8res de pression. Apr\u00e8s de nombreuses discussions, le terme &#8220;deep tissue injury&#8221; s&#8217;est impos\u00e9 en Asie du Sud-Est, en Australie et en Nouvelle-Z\u00e9lande, tandis qu&#8217;en Europe, les termes &#8220;pressure ulcer&#8221;, &#8220;decubitus ulcer&#8221;, ou &#8220;pressure sore&#8221; sont souvent utilis\u00e9s.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" data-src=\"https:\/\/assets.medizinonline.com\/sites\/default\/files\/styles\/article-default-image\/public\/field\/images\/tab2_dp6_s8_0.png\" alt=\"\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" class=\"lazyload\" \/><\/figure>\n\n<h2 id=\"facteurs-de-risque-et-evaluation-du-risque\" class=\"wp-block-heading\">Facteurs de risque et \u00e9valuation du risque<\/h2>\n\n<p>Les groupes \u00e0 haut risque comprennent les personnes \u00e2g\u00e9es, \u00e0 mobilit\u00e9 r\u00e9duite, ayant subi une op\u00e9ration ou un traitement intensif, ou souffrant de parapl\u00e9gie [1]. Le risque d&#8217;escarres est influenc\u00e9 par diff\u00e9rents facteurs tels que l&#8217;\u00e2ge croissant et les alt\u00e9rations de la peau qui l&#8217;accompagnent (diminution de la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration de la peau, r\u00e9sistance de la peau). Gr\u00e2ce \u00e0 de nombreuses \u00e9tudes d&#8217;observation de qualit\u00e9, l&#8217;importance des diff\u00e9rents facteurs de risque dans le risque global a pu \u00eatre d\u00e9termin\u00e9e entre-temps par des mod\u00e8les multivari\u00e9s. Les facteurs de risque r\u00e9sum\u00e9s dans les tableaux 2 et 3 doivent \u00eatre pris en compte.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" data-src=\"https:\/\/assets.medizinonline.com\/sites\/default\/files\/styles\/article-default-image\/public\/field\/images\/tab3_dp6_s8.png\" alt=\"\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" class=\"lazyload\" \/><\/figure>\n\n<h2 id=\"evaluation-des-risques\" class=\"wp-block-heading\">\u00c9valuation des risques<\/h2>\n\n<p>Afin de mettre en \u0153uvre des mesures pr\u00e9ventives ad\u00e9quates et de planifier les interventions \u00e0 un stade pr\u00e9coce, le risque d&#8217;escarres doit \u00eatre \u00e9valu\u00e9 r\u00e9guli\u00e8rement. Dans la gestion moderne, les facteurs de risque \u00e9num\u00e9r\u00e9s ci-dessus sont combin\u00e9s en un mod\u00e8le multivari\u00e9. Les premiers r\u00e9sultats de la recherche montrent que l&#8217;int\u00e9gration d&#8217;algorithmes d&#8217;ajustement du risque individuel bas\u00e9 sur les donn\u00e9es peut \u00eatre utilis\u00e9e dans la pratique clinique quotidienne. Avec l&#8217;int\u00e9gration de ces connaissances, il semble qu&#8217;une meilleure pr\u00e9vention des escarres soit possible par rapport \u00e0 l&#8217;utilisation d&#8217;\u00e9chelles d&#8217;escarres r\u00e9guli\u00e8res telles que l&#8217;\u00e9chelle de Braden et l&#8217;\u00e9chelle de Norton comme \u00e9valuations structur\u00e9es. Tant que de tels mod\u00e8les de risque bas\u00e9s sur des donn\u00e9es ne seront pas introduits \u00e0 grande \u00e9chelle dans la vie quotidienne, l&#8217;expertise des professionnels de la sant\u00e9 en mati\u00e8re de pr\u00e9vention individualis\u00e9e ne pourra pas \u00eatre remplac\u00e9e. Des formations r\u00e9guli\u00e8res pour les professionnels de la sant\u00e9 restent utiles et contribuent \u00e0 l&#8217;am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 des soins et \u00e0 la r\u00e9duction de l&#8217;incidence.<\/p>\n\n<p>Une \u00e9valuation du risque \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;une \u00e9chelle de risque valid\u00e9e n&#8217;est pas pertinente pour les personnes atteintes de parapl\u00e9gie, car la parapl\u00e9gie repr\u00e9sente d\u00e9j\u00e0 un risque \u00e9lev\u00e9 et l&#8217;on prendrait plut\u00f4t trop de mesures de pr\u00e9vention [3]. Une \u00e9valuation individualis\u00e9e des risques r\u00e9sulte d&#8217;une observation r\u00e9guli\u00e8re et d&#8217;une expertise professionnelle dans le mod\u00e8le bio-psycho-social de la Classification internationale du fonctionnement (CIF) [4]. Dans un contexte de traitement hospitalier, l&#8217;\u00e9quipe interdisciplinaire \u00e9value le risque global \u00e0 partir d&#8217;une \u00e9valuation infirmi\u00e8re et m\u00e9dicale compl\u00e9t\u00e9e par une perspective th\u00e9rapeutique. Dans le contexte ambulatoire, le patient lui-m\u00eame, \u00e9ventuellement aid\u00e9 par des proches aidants ou des soignants ambulatoires, doit \u00eatre form\u00e9 pour pouvoir mettre en \u0153uvre la gestion globale comprenant la pr\u00e9vention, la d\u00e9tection pr\u00e9coce et l&#8217;introduction d&#8217;autres mesures. En compl\u00e9ment, il est possible de faire appel \u00e0 des services ambulatoires sp\u00e9cialis\u00e9s tels que le ParaHelp ou les services ambulatoires de traitement des plaies. Le risque d&#8217;escarres augmente \u00e0 court terme [6] :<\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>en cas de d\u00e9t\u00e9rioration de l&#8217;\u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral<\/li>\n\n\n\n<li>en cas d&#8217;infections et de fi\u00e8vre<\/li>\n\n\n\n<li>apr\u00e8s une op\u00e9ration<\/li>\n\n\n\n<li>en cas d&#8217;immobilisation au lit<\/li>\n\n\n\n<li>en cas de d\u00e9r\u00e9gulation autonome<\/li>\n\n\n\n<li>en cas d&#8217;hypotension.<\/li>\n<\/ul>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" data-src=\"https:\/\/assets.medizinonline.com\/sites\/default\/files\/styles\/article-default-image\/public\/field\/images\/abb1_dp6_s9_1.jpg\" alt=\"\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" class=\"lazyload\" \/><\/figure>\n\n<h2 id=\"mesures-de-prevention-des-escarres\" class=\"wp-block-heading\">Mesures de pr\u00e9vention des escarres<\/h2>\n\n<p>Le contr\u00f4le r\u00e9gulier de la peau comprend l&#8217;inspection et la palpation de la peau, en particulier des zones \u00e0 risque (figure 1). En fonction des capacit\u00e9s fonctionnelles et personnelles du patient, le contr\u00f4le de la peau peut \u00eatre effectu\u00e9 par le patient lui-m\u00eame. Si n\u00e9cessaire, le personnel soignant ou\/et les proches soignants se chargent de cette t\u00e2che, qui doit \u00eatre concr\u00e8tement clarifi\u00e9e dans chaque cas. Dans l&#8217;\u00e9ducation des patients, la comp\u00e9tence du contr\u00f4le de la peau est un \u00e9l\u00e9ment essentiel (tableau 4) [5].<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" data-src=\"https:\/\/assets.medizinonline.com\/sites\/default\/files\/styles\/article-default-image\/public\/field\/images\/tab4_dp6_s9.png\" alt=\"\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" class=\"lazyload\" \/><\/figure>\n\n<p>Les intervalles de contr\u00f4le \u00e0 domicile d\u00e9pendent de la phase de vie ou de la phase de traitement aigu ou de r\u00e9\u00e9ducation. Dans le cadre d&#8217;une prise en charge ambulatoire stable, la peau doit \u00eatre contr\u00f4l\u00e9e en toute s\u00e9curit\u00e9 le matin apr\u00e8s le sommeil et le soir apr\u00e8s la mobilisation. Un intervalle de contr\u00f4le cutan\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9 est n\u00e9cessaire en cas d&#8217;infection, de d\u00e9t\u00e9rioration de l&#8217;\u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral, d&#8217;immobilisation due \u00e0 la s\u00e9dation et d&#8217;anomalies cutan\u00e9es. Toutes les observations qui s&#8217;\u00e9cartent de la situation cutan\u00e9e normale doivent \u00eatre document\u00e9es et des interventions de soins ad\u00e9quates doivent \u00eatre mises en place.<\/p>\n\n<h2 id=\"mesures-complementaires-de-prevention\" class=\"wp-block-heading\">Mesures compl\u00e9mentaires de pr\u00e9vention<\/h2>\n\n<p>Pour la mise en \u0153uvre des mesures compl\u00e9mentaires, des sp\u00e9cialistes tels que des di\u00e9t\u00e9ticiens, des ergoth\u00e9rapeutes, des physioth\u00e9rapeutes ou des psychologues seront \u00e9ventuellement impliqu\u00e9s [7,8]. En principe, un positionnement adapt\u00e9 et soulageant au lit et au fauteuil roulant ainsi qu&#8217;une d\u00e9charge r\u00e9guli\u00e8re au fauteuil roulant sont indiqu\u00e9s. L&#8217;immobilisation au lit sans repositionnement doit \u00eatre \u00e9vit\u00e9e. Les patients ne doivent \u00eatre mobilis\u00e9s en fauteuil roulant que tant que leur peau le supporte. En principe, apr\u00e8s une escarre trait\u00e9e, la mobilisation en fauteuil roulant ne doit pas exc\u00e9der six heures et, si possible, une pause d\u00e9jeuner doit \u00eatre pr\u00e9vue. Le cas \u00e9ch\u00e9ant, il est n\u00e9cessaire de soulager la pression par un couchage souple avec des matelas adapt\u00e9s (matelas anti-escarres statiques ou dynamiques) et un mat\u00e9riel de positionnement adapt\u00e9 (oreillers, cales de positionnement, etc.). Les coussins d&#8217;assise, la position assise, etc. doivent \u00eatre adapt\u00e9s \u00e0 chaque patient. Les intervalles de positionnement doivent \u00e9galement \u00eatre adapt\u00e9s sur un syst\u00e8me dynamique, car il est fondamentalement n\u00e9cessaire de soulager la pression en changeant de position.<\/p>\n\n<p>Des soins de la peau adapt\u00e9s aux patients permettent d&#8217;\u00e9viter les l\u00e9sions cutan\u00e9es. La peau doit \u00e9galement \u00eatre prot\u00e9g\u00e9e de l&#8217;humidit\u00e9 et des irritations. Il est important de ne pas oublier de corps \u00e9trangers dans le lit ou le fauteuil roulant. Il faut \u00e9galement veiller \u00e0 \u00e9viter les frottements avec les v\u00eatements et les chaussures (par exemple les coutures et les plis), les chaussures peuvent \u00eatre choisies une ou deux tailles plus grandes.<\/p>\n\n<p>La situation nutritionnelle individuelle doit \u00eatre \u00e9valu\u00e9e au moyen d&#8217;une \u00e9valuation structur\u00e9e et des conseils nutritionnels ou une th\u00e9rapie nutritionnelle doivent \u00eatre mis en place pour assurer un apport suffisant en prot\u00e9ines, un bon apport en vitamines et en nutriments, un apport calorique et hydrique adapt\u00e9 [9].<\/p>\n\n<p>Ces mesures sont soutenues par une psychoth\u00e9rapie int\u00e9gr\u00e9e qui vise \u00e0 modifier le comportement pour pr\u00e9venir les r\u00e9cidives, \u00e0 traiter les comorbidit\u00e9s psychiatriques et \u00e0 soutenir les strat\u00e9gies d&#8217;adaptation pour optimiser l&#8217;observance. Afin de parvenir \u00e0 une bonne th\u00e9rapie commune pour la pr\u00e9vention des escarres, il est utile de construire une compr\u00e9hension commune en partenariat du point de vue des intervenants exp\u00e9riment\u00e9s [14,15]. Une \u00e9ducation des patients qui favorise la compr\u00e9hension est indiqu\u00e9e.<\/p>\n\n<h2 id=\"traitement-des-escarres\" class=\"wp-block-heading\">Traitement des escarres<\/h2>\n\n<p>En fonction de la classification de l&#8217;escarre, un concept de traitement conservateur est possible dans un cadre ambulatoire ou un concept de traitement chirurgical en milieu hospitalier est n\u00e9cessaire [10]. En raison de sa complexit\u00e9, le concept de traitement doit inclure les aspects bio-psycho-sociaux conform\u00e9ment au mod\u00e8le CIF [2].<\/p>\n\n<p>Mesures conservatrices en cas d&#8217;escarres [11,12]: soulagement syst\u00e9matique de la pression au moyen de matelas sp\u00e9ciaux et mise \u00e0 nu des zones concern\u00e9es. Les causes doivent \u00eatre \u00e9valu\u00e9es et si possible \u00e9limin\u00e9es, les facteurs de risque doivent \u00eatre minimis\u00e9s de mani\u00e8re pr\u00e9ventive. Le traitement des plaies doit suivre le concept TIME (T = &#8220;Tissue removal&#8221;, d\u00e9bridement ; I = &#8220;Infection control&#8221;, contr\u00f4le de l&#8217;infection ; M = &#8220;Moisture management&#8221;, promotion de la granulation ; E = &#8220;Edge protection&#8221;, \u00e9pith\u00e9lisation) (Tab. 5). Le cas \u00e9ch\u00e9ant, le mat\u00e9riel de positionnement et les aides doivent \u00eatre r\u00e9adapt\u00e9s aux circonstances individuelles. Le patient, en tant que participant, est toujours au centre d&#8217;une pr\u00e9vention efficace. Ainsi, une r\u00e9\u00e9ducation telle que l&#8217;apprentissage de nouvelles techniques d&#8217;auto-soins, de transferts, de nouveaux mouvements et un soutien psychologique peuvent \u00eatre recommand\u00e9s parmi d&#8217;autres mesures. En compl\u00e9ment de la th\u00e9rapie locale avec des pansements sp\u00e9ciaux, diff\u00e9rentes mesures physiques telles que l&#8217;\u00e9lectrostimulation, le plasma froid, les massages T Touch ou les infrarouges filtr\u00e9s par l&#8217;eau ont un effet positif sur la cicatrisation. Comme il n&#8217;existe aucune preuve de la sup\u00e9riorit\u00e9 de mesures individuelles, celles-ci doivent \u00eatre utilis\u00e9es en fonction des possibilit\u00e9s.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" data-src=\"https:\/\/assets.medizinonline.com\/sites\/default\/files\/styles\/article-default-image\/public\/field\/images\/tab5_dp6_s10.png\" alt=\"\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" class=\"lazyload\" \/><\/figure>\n\n<p>En raison des taux \u00e9lev\u00e9s de r\u00e9cidive, le traitement chirurgical est recommand\u00e9 dans un centre sp\u00e9cialis\u00e9 disposant d&#8217;une exp\u00e9rience ad\u00e9quate et d&#8217;\u00e9quipes de traitement interdisciplinaires bien \u00e9tablies [16]. Un exemple est le &#8220;Concept de B\u00e2le sur les escarres&#8221;, qui int\u00e8gre les principes suivants et qui a de plus en plus fait ses preuves et a \u00e9t\u00e9 continuellement d\u00e9velopp\u00e9 au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es [2,13]:<\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>D\u00e9charge de pression<\/li>\n\n\n\n<li>D\u00e9bridement de plaies<\/li>\n\n\n\n<li>Traitement des plaies\/conditionnement des plaies<\/li>\n\n\n\n<li>Traitement des maladies g\u00e9n\u00e9rales,<\/li>\n\n\n\n<li>Facteurs de risque, optimisation de l&#8217;alimentation<\/li>\n\n\n\n<li>Couverture des d\u00e9fauts par la chirurgie plastique<\/li>\n\n\n\n<li>\u00c9ducation\/suivi\/prophylaxie<\/li>\n<\/ul>\n\n<h2 id=\"diagnostic-differentiel-important\" class=\"wp-block-heading\">Diagnostic diff\u00e9rentiel important<\/h2>\n\n<p>La dermatite associ\u00e9e \u00e0 l&#8217;humidit\u00e9 et \u00e0 l&#8217;incontinence (DAI) est d\u00e9finie comme une dermatite de contact irritative qui survient majoritairement chez les patients souffrant d&#8217;incontinence f\u00e9cale ou urinaire. En raison de la destruction de la fonction de barri\u00e8re de la peau, une inflammation est d\u00e9clench\u00e9e avec une peau suintante et des plaies superficielles. Souvent, des infections cutan\u00e9es secondaires en sont la cons\u00e9quence<strong><\/strong>(tableau 6). Les termes apparent\u00e9s sont dermatite fessi\u00e8re, l\u00e9sions d&#8217;humidit\u00e9, dermatite p\u00e9rin\u00e9ale ou \u00e9ruption cutan\u00e9e.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" data-src=\"https:\/\/assets.medizinonline.com\/sites\/default\/files\/styles\/article-default-image\/public\/field\/images\/tab6_dp6_s11.png\" alt=\"\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" class=\"lazyload\" \/><\/figure>\n\n<p>Les facteurs de risque sont des \u00e9pisodes fr\u00e9quents d&#8217;incontinence f\u00e9cale et urinaire, l&#8217;utilisation de produits d&#8217;incontinence occlusifs, un mauvais \u00e9tat de la peau (d\u00e9fenses cutan\u00e9es alt\u00e9r\u00e9es, peau \u00e2g\u00e9e, influence des st\u00e9ro\u00efdes) et une temp\u00e9rature corporelle \u00e9lev\u00e9e.<\/p>\n\n<p>Pour le traitement de l&#8217;IAD, la gestion de l&#8217;humidit\u00e9 est particuli\u00e8rement importante, en compl\u00e9ment des principes de traitement d\u00e9crits ci-dessus pour les escarres.<\/p>\n\n<h2 id=\"messages-take-home\" class=\"wp-block-heading\">Messages Take-Home<\/h2>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Les escarres apparaissent \u00e0 des endroits typiques, au-dessus de protub\u00e9rances osseuses ou \u00e0 cause de la pression exerc\u00e9e par des appareils m\u00e9dicaux. Les groupes vuln\u00e9rables sont les suivants : les personnes gravement malades, les personnes atteintes de parapl\u00e9gie, les personnes en soins palliatifs, les personnes souffrant d&#8217;ob\u00e9sit\u00e9, les pr\u00e9matur\u00e9s, les personnes \u00e2g\u00e9es dont les capacit\u00e9s fonctionnelles sont chroniquement r\u00e9duites et les personnes op\u00e9r\u00e9es.<\/li>\n\n\n\n<li>La profondeur de l&#8217;escarre selon la classification internationale EPUAP conduit \u00e0 diff\u00e9rents concepts de traitement (conservateur ou chirurgical).<\/li>\n\n\n\n<li>Le soulagement de la pression, qui est la premi\u00e8re mesure la plus importante, n\u00e9cessite une planification particuli\u00e8re dans le cadre d&#8217;une prise en charge ambulatoire.<\/li>\n\n\n\n<li>La cicatrisation et le traitement local des plaies doivent \u00eatre suivis r\u00e9guli\u00e8rement par des professionnels sp\u00e9cialis\u00e9s, car il s&#8217;agit d&#8217;une cicatrisation compliqu\u00e9e.<\/li>\n\n\n\n<li>Les facteurs de risque au sens bio-psycho-social du terme devraient imp\u00e9rativement \u00eatre analys\u00e9s de mani\u00e8re structur\u00e9e et trait\u00e9s de mani\u00e8re individualis\u00e9e.<\/li>\n<\/ul>\n\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Mise \u00e0 jour 2019 : National Pressure Injury Advisory Panel, European Pressure Ulcer Advisory Panel and Pan Pacific Pressure Injury Alliance. Pr\u00e9vention et traitement des ulc\u00e8res\/injuries de pression : Guide de r\u00e9f\u00e9rence rapide. Emily Haesler (Ed.). Cambridge Media : Osborne Park, Western Australia ; 2019.<\/li>\n\n\n\n<li>Scheel-Sailer A, Plattner C, et al : Escarres &#8211; une mise \u00e0 jour. Forum Med Suisse 2016 ; 16 : 489-498.<\/li>\n\n\n\n<li>Mortenson WB, Miller WC : A review of scales for assessing the risk of developing a pressure ulcer in individuals with SCI. Cordon spinal 2008 ; 46 : 168-175.<\/li>\n\n\n\n<li>Organisation mondiale de la sant\u00e9 (OMS), et al. : Classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la sant\u00e9 (CIF). Gen\u00e8ve : OMS, 2005.<\/li>\n\n\n\n<li>Kottner J, Hahnel E, et al. : Measuring the quality of pressure ulcer prevention : A systematic mapping review of quality indicators. International Wound Journal 2017 ; DOI : 10.1111\/iwj.12854<\/li>\n\n\n\n<li>Najmanova K, et al : Facteurs de risque de blessure par pression acquise \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital chez les patients souffrant d&#8217;une l\u00e9sion de la moelle \u00e9pini\u00e8re lors de la premi\u00e8re r\u00e9\u00e9ducation : \u00e9tude de cohorte prospective. Spinal Cord 2022;60(1) : 45-52. doi : 10.1038\/s41393-021-00681-x. Epub 2021 Aug 9. PMID : 34373592.<\/li>\n\n\n\n<li>Atkinson RA, Cullum NA : Interventions pour les ulc\u00e8res de pression : un r\u00e9sum\u00e9 des preuves pour la pr\u00e9vention et le traitement. Cordon spinal 2018 ; 1.<\/li>\n\n\n\n<li>Hellmann S, R\u00f6\u00dflein R : Prise en charge pratique des escarres. Hanovre : Schl\u00fctersche 2007.<\/li>\n\n\n\n<li>Di\u00e9t\u00e9tique. Spinal Cord Injury Evidence-Based Nutrition Practice Guideline. 2014 ; Disponible \u00e0 partir de <a href=\"http:\/\/andevidencelibrary.com\/topic.cfm?cat=3486\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">: http:\/\/andevidencelibrary.com\/topic.cfm?cat=3486,<\/a>(derni\u00e8re consultation 01.12.2022)<\/li>\n\n\n\n<li>Panfil E-M, Schr\u00f6der G : Soigner les personnes atteintes de plaies chroniques : Lehrbuch f\u00fcr Pflegende und Wundexperten : \u00c9ditions Hans Huber ; 2015.<\/li>\n\n\n\n<li>Roche Rd : Incident de d\u00e9cubitus. Rehab B\u00e2le : Roland de Roche ; 2012.<\/li>\n\n\n\n<li>Kreutztr\u00e4ger M, Voss H, Scheel-Sailer A, Liebscher T : Analyses des r\u00e9sultats d&#8217;une approche de traitement multimodal des ulc\u00e8res de pression profonds dans les l\u00e9sions de la colonne vert\u00e9brale : une \u00e9tude de cohorte r\u00e9trospective. Cordon spinal 2018 ; 1.<\/li>\n\n\n\n<li>Rigazzi J, et al : Osteomyelitis and antibiotic treatment in patients with grade IV pressure injury and spinal cord lesion-a retrospective cohort study. Spinal Cord 2022 ; 60(6) : 540-547. doi : 10.1038\/s41393-022-00758-1. Epub 2022 Feb 4. PMID : 35121846.<\/li>\n\n\n\n<li>Zanini C, et al. : Engaging in the prevention of pressure injuries in spinal cord injury : A qualitatif study of community-dwelling individuals&#8217; different styles of prevention in Switzerland, The Journal of Spinal Cord Medicine 2018, DOI : 10.1080\/10790268.2018.1543094<\/li>\n\n\n\n<li>Zanini C, et al : Challenges to building and maintain partnership in the prevention and treatment of pressure injuries in spinal cord injury : a qualitatif study of health professionals&#8217; views. Swiss Med Wkly 2019 ; 149 : w20086. doi : 10.4414\/smw.2019.20086. PMID : 31256412.<\/li>\n\n\n\n<li>F\u00e4hndrich C, et al : Approches de traitement des l\u00e9sions de pression de stade III et IV chez les personnes souffrant de l\u00e9sions de la moelle \u00e9pini\u00e8re : une revue de cadrage. J Spinal Cord Med 2022 ; Sep 21 : 1-11. doi : 10.1080\/10790268.2022.2108645. Epub ahead of print. PMID : 36129337.<\/li>\n<\/ol>\n\n<p><em>DERMATOLOGIE PRATIQUE 2022 ; 32(6) : 6-11<\/em><\/p>\n\n<h2 id=\"kd-dr-med-anke-scheel-sailer\" class=\"wp-block-heading\">KD Dr. med. Anke Scheel-Sailer<\/h2>\n\n<h2 id=\"karin-glasche\" class=\"wp-block-heading\">Karin Gl\u00e4sche<\/h2>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Plusieurs facteurs de risque primaires et secondaires sont discut\u00e9s dans le cadre de l&#8217;apparition d&#8217;escarres. En fonction de la classification de l&#8217;escarre, le traitement se fait en ambulatoire ou en&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":133703,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Mise \u00e0 jour sur les escarres : pr\u00e9vention et traitement","footnotes":""},"category":[11362,11404,11527,11531,22616,11368,11428,11315,11472,11454,11482,11549,11335],"tags":[11999],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-323838","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-dermatologie-et-venerologie","category-endocrinologie-et-diabetologie","category-etudes","category-formation-continue","category-formation-continue-cme","category-geriatrie-fr","category-infectiologie","category-medecine-interne-generale","category-medecine-physique-et-de-readaptation","category-orthopedie","category-prevention-et-soins-de-sante","category-rx-fr","category-traumatologie-et-chirurgie-traumatique","tag-formation-continue-cme","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-28 14:52:18","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":323806,"slug":"basato-su-linee-guida-e-individualizzato-nella-gestione-bio-psico-sociale","post_title":"Basato su linee guida e individualizzato nella gestione bio-psico-sociale","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/basato-su-linee-guida-e-individualizzato-nella-gestione-bio-psico-sociale\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":323816,"slug":"guiao-e-individualizado-na-gestao-bio-psico-social","post_title":"Gui\u00e3o e individualizado na gest\u00e3o bio-psico-social","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/guiao-e-individualizado-na-gestao-bio-psico-social\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":323825,"slug":"basado-en-directrices-e-individualizado-en-la-gestion-bio-psico-social","post_title":"Basado en directrices e individualizado en la gesti\u00f3n bio-psico-social","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/basado-en-directrices-e-individualizado-en-la-gestion-bio-psico-social\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/323838","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=323838"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/323838\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":323846,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/323838\/revisions\/323846"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/133703"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=323838"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=323838"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=323838"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=323838"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}