{"id":323999,"date":"2022-12-01T04:00:00","date_gmt":"2022-12-01T03:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/levolution-des-dispositifs\/"},"modified":"2022-12-01T04:00:00","modified_gmt":"2022-12-01T03:00:00","slug":"levolution-des-dispositifs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/levolution-des-dispositifs\/","title":{"rendered":"L&#8217;\u00e9volution des dispositifs"},"content":{"rendered":"<p><strong>Pour la majorit\u00e9 des patients atteints de maladies respiratoires, l&#8217;inhalation est la m\u00e9thode de traitement la plus efficace. Compar\u00e9e aux voies th\u00e9rapeutiques syst\u00e9miques (orale, i.v., i.m., s.c.), elle offre un avantage th\u00e9rapeutique ind\u00e9niable, car elle transporte le principe actif directement dans les poumons. Il faut toutefois que le praticien et le patient sachent comment utiliser correctement l&#8217;inhalateur.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>L&#8217;inhalation permet d&#8217;administrer des doses plus faibles que les autres m\u00e9thodes. Omar S.&nbsp;Usmani de l&#8217;<em>Imperial College London<\/em> lors du <em>Congr\u00e8s europ\u00e9en sur la respiration<\/em> (ERS) [1]. La question primaire est donc de savoir comment r\u00e9ussir \u00e0 d\u00e9livrer la bonne dose au bon endroit : &#8220;Vous pouvez avoir le meilleur m\u00e9dicament, mais si le dispositif d&#8217;inhalation ne transporte pas le principe actif de mani\u00e8re efficace et pr\u00e9cise dans les poumons, le m\u00e9dicament n&#8217;a aucune efficacit\u00e9 !&#8221; Pour atteindre cet objectif, trois aspects sont \u00e9minemment importants :<\/p>\n<ol>\n<li>Formulation et chimie de l&#8217;a\u00e9rosol<\/li>\n<li>D\u00e9veloppement et conception du dispositif<\/li>\n<li>Formation et technique d&#8217;application du patient.<\/li>\n<\/ol>\n<h2 id=\"formulation\">Formulation<\/h2>\n<p>La taille, la forme et la densit\u00e9 des particules \u00e0 inhaler sont importantes. Des particules poreuses de faible densit\u00e9 sont utilis\u00e9es dans les antibiotiques inhal\u00e9s et l&#8217;insuline inhal\u00e9e, des particules en forme d&#8217;aiguille, bas\u00e9es sur des virus de l&#8217;amiante et des filaments, sont en cours de d\u00e9veloppement et seront utilis\u00e9es dans les corticost\u00e9ro\u00efdes inhal\u00e9s.<\/p>\n<p>La taille des particules influence la quantit\u00e9 totale de substance active qui p\u00e9n\u00e8tre dans les poumons et l&#8217;endroit exact o\u00f9 elle est lib\u00e9r\u00e9e. La plupart des dispositifs utilis\u00e9s dans la pratique atteignent une plage respirable de 1&nbsp;\u00b5m-5&nbsp;\u00b5m [2]. D\u00e8s 2005, un groupe dirig\u00e9 par le professeur Usmani a test\u00e9 trois tailles de particules diff\u00e9rentes (1,5&nbsp;\u00b5m, 3,0&nbsp;\u00b5m et 6,0&nbsp;\u00b5m) sur des patients asthmatiques. Il s&#8217;est av\u00e9r\u00e9 que l&#8217;utilisation de particules plus petites permettait d&#8217;obtenir un meilleur d\u00e9p\u00f4t pulmonaire et une plus grande p\u00e9n\u00e9tration de ces a\u00e9rosols dans les poumons <span style=\"font-family:franklin gothic demi\">(figure 1) <\/span>[3]. Le m\u00eame r\u00e9sultat a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 plus tard chez des patients atteints de BPCO : les particules plus petites obtiennent une meilleure d\u00e9position pulmonaire globale et une meilleure distribution \u00e0 travers les voies respiratoires.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-20351\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/abb1_pa4_s24.jpg\" style=\"height:261px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"479\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/abb1_pa4_s24.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/abb1_pa4_s24-800x348.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/abb1_pa4_s24-120x52.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/abb1_pa4_s24-90x39.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/abb1_pa4_s24-320x139.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/abb1_pa4_s24-560x244.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le professeur Usmani a soulign\u00e9 que le rapport GOLD 2022 [4] souligne \u00e9galement l&#8217;importance de la d\u00e9position p\u00e9riph\u00e9rique et du traitement extra-fin : &#8220;Pour la d\u00e9livrance du principe actif aux voies respiratoires inf\u00e9rieures et aux poumons, la taille des particules (diam\u00e8tre a\u00e9rodynamique m\u00e9dian en masse) peut \u00eatre fine (2-5&nbsp;\u00b5m) ou extra-fin (&lt;2&nbsp;\u00b5m), ce qui repr\u00e9sente la totalit\u00e9 de la fraction respirable (particules  &lt;5&nbsp;\u00b5m) ainsi que la quantit\u00e9 et l&#8217;emplacement du d\u00e9p\u00f4t de la substance active (davantage de d\u00e9p\u00f4t p\u00e9riph\u00e9rique avec des particules extrafines) sont influenc\u00e9s&#8221;.<\/p>\n<p>Selon lui, de grands progr\u00e8s ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s au cours des trois ou quatre derni\u00e8res ann\u00e9es dans le d\u00e9veloppement clinique de m\u00e9dicaments th\u00e9rapeutiques \u00e0 base de nanoparticules inhal\u00e9es. Le concept se compose d&#8217;une couche protectrice, de la partie th\u00e9rapeutique et de mol\u00e9cules de ciblage, c&#8217;est-\u00e0-dire de mol\u00e9cules \u00e0 la surface des nanoparticules qui guident l&#8217;ensemble vers sa cible. De tels nanoth\u00e9rapeutiques sont en cours de d\u00e9veloppement pour les corticost\u00e9ro\u00efdes inhal\u00e9s.<\/p>\n<h2 id=\"developpement-et-ingenierie-de-dispositifs\">D\u00e9veloppement et ing\u00e9nierie de dispositifs<\/h2>\n<p>Les dispositifs d&#8217;inhalation les plus courants aujourd&#8217;hui sont les inhalateurs \u00e0 dose mesur\u00e9e pressuris\u00e9s (pMDI), les inhalateurs \u00e0 poudre s\u00e8che (DPI), les n\u00e9buliseurs et les inhalateurs de brume douce (SMI). Parmi les innovations auxquelles les m\u00e9decins et les patients peuvent s&#8217;attendre, on peut citer<\/p>\n<ul>\n<li>MDI, qui sont des fum\u00e9es douces (car l&#8217;\u00e9mission d&#8217;un brouillard fin permet de transporter l&#8217;a\u00e9rosol plus efficacement et plus pr\u00e9cis\u00e9ment vers les poumons),<\/li>\n<li>des espaceurs antistatiques qui ne n\u00e9cessitent aucune pr\u00e9paration et peuvent \u00eatre utilis\u00e9s imm\u00e9diatement par le patient,<\/li>\n<li>les n\u00e9buliseurs de poudre s\u00e8che, qui fonctionnent sur batterie, sont tr\u00e8s faciles \u00e0 utiliser, disposent d&#8217;un dispositif de r\u00e9duction de la dose et fournissent un retour d&#8217;information,<\/li>\n<li>contenants r\u00e9utilisables soft-mist,<\/li>\n<li>des n\u00e9buliseurs plus petits qui peuvent \u00eatre tenus \u00e0 la main.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le professeur Usmani a particuli\u00e8rement insist\u00e9 sur les &#8220;n\u00e9buliseurs intelligents&#8221;, dont le fonctionnement est d\u00e9j\u00e0 connu dans le traitement de l&#8217;hypertension pulmonaire et de la fibrose kystique : des n\u00e9buliseurs portables en maille vibrante, aliment\u00e9s par batterie, qui guident les utilisateurs pour inhaler profond\u00e9ment et lentement, en tenant compte en permanence des changements dans la respiration des patients. Les appareils peuvent \u00e9mettre des a\u00e9rosols chaque fois que l&#8217;utilisateur inhale r\u00e9ellement, ce qui permet d&#8217;atteindre un d\u00e9p\u00f4t de 50 \u00e0 70%. La perte d&#8217;a\u00e9rosol pendant l&#8217;exhalation est donc minimis\u00e9e.<\/p>\n<h2 id=\"formation-et-ingenierie-dapplication\">Formation et ing\u00e9nierie d&#8217;application<\/h2>\n<p>L&#8217;utilisation suboptimale de l&#8217;inhalateur affecte l&#8217;efficacit\u00e9 clinique. Cela semble aller de soi, mais ne semble pas encore \u00eatre totalement compris dans la pratique, comme l&#8217;a d\u00e9plor\u00e9 le professeur Usmani. Il ne s&#8217;agit pas seulement du manque d&#8217;observance des patients, mais aussi de la manipulation technique et de l&#8217;utilisation de l&#8217;inhalateur.<\/p>\n<p>Avec les dispositifs pMDI, les erreurs les plus courantes sont de ne pas inhaler lentement et suffisamment profond\u00e9ment ou de coordonner les deux. La plupart des patients inhaleraient trop rapidement et ne pourraient donc pas obtenir le meilleur effet possible. En revanche, avec les inhalateurs de poudre s\u00e8che, l&#8217;inhalation ne serait pas assez puissante et profonde. Les DPI n\u00e9cessiteraient un d\u00e9bit d&#8217;au moins 60&nbsp;l\/min pour agir de mani\u00e8re ad\u00e9quate. Dans la vie r\u00e9elle, de nombreux patients ne peuvent pas atteindre cet objectif.<\/p>\n<p>Le professeur Usmani a pr\u00e9sent\u00e9 l&#8217;\u00e9tude PIFotal, qui a \u00e9valu\u00e9 le <em>d\u00e9bit inspiratoire de pointe<\/em> (DIP) chez des patients atteints de BPCO (n=1434) utilisant des inhalateurs de poudre s\u00e8che en traitement d&#8217;entretien [5]. Les PIF optimales ont \u00e9t\u00e9 compar\u00e9es aux PIF sous-optimales (sPIF). sPIF a \u00e9t\u00e9 d\u00e9fini comme un PIF typique, inf\u00e9rieur \u00e0 celui requis pour l&#8217;appareil. La technique d&#8217;inhalation a \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9e et class\u00e9e gr\u00e2ce \u00e0 l&#8217;analyse standardis\u00e9e d&#8217;enregistrements vid\u00e9o.<\/p>\n<p>Les patients ont \u00e9t\u00e9 class\u00e9s en trois sous-groupes cliniquement pertinents sur la base de leur PIF :<\/p>\n<ol>\n<li>&#8220;Pouvoir et vouloir&#8221; : des patients avec un FIP optimal<\/li>\n<li>&#8220;Peuvent, mais ne le font pas&#8221; : patients dont le CIP typique est inf\u00e9rieur au CIP optimal pour leur appareil, mais qui sont capables d&#8217;effectuer un CIP maximal \u00e9gal ou sup\u00e9rieur \u00e0 celui du groupe CIP optimal.<\/li>\n<li>&#8220;Impossible&#8221; : patients dont le CIP typique et le CIP maximal sont tous deux inf\u00e9rieurs au CIP optimal pour leur appareil.<\/li>\n<\/ol>\n<p>71% des patients avaient un PIF optimal, 29% de tous les participants n&#8217;ont pas g\u00e9n\u00e9r\u00e9 un PIF optimal pour leur DPI au cours d&#8217;une inhalation typique [6]. 16% d&#8217;entre eux ont montr\u00e9 qu&#8217;ils \u00e9taient en fait capables de g\u00e9n\u00e9rer un PIF optimal pour leur appareil, mais qu&#8217;ils ne l&#8217;atteignaient pas pendant l&#8217;inhalation. Cela peut indiquer que le sPIF est une caract\u00e9ristique potentiellement traitable dans le traitement de la BPCO. Les 13% restants se sont retrouv\u00e9s dans le dernier groupe (&#8220;Impossible&#8221;), qui n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 en mesure d&#8217;atteindre le CIP optimal pour leur dispositif, m\u00eame avec leur CIP maximal. Ce probl\u00e8me pourrait probablement \u00eatre r\u00e9solu \u00e0 l&#8217;avenir par des DPI \u00e9lectroniques multi-doses, a d\u00e9clar\u00e9 le pneumologue. De tels inhalateurs de poudre s\u00e8che pourraient, gr\u00e2ce \u00e0 des capteurs num\u00e9riques int\u00e9gr\u00e9s, \u00e9valuer l&#8217;inhalation pendant que le patient l&#8217;effectue et prendre en compte des param\u00e8tres tels que le PIF afin de fournir un feedback appropri\u00e9 \u00e0 l&#8217;utilisateur.<\/p>\n<p>En conclusion, le professeur Usmani a \u00e9galement mis en garde ses coll\u00e8gues : Les m\u00e9decins n&#8217;ont souvent pas de connaissances sur les inhalateurs, car cela n&#8217;est pas enseign\u00e9 dans les universit\u00e9s et les \u00e9coles sup\u00e9rieures. Par cons\u00e9quent, beaucoup ne savent pas quel dispositif est le plus appropri\u00e9 pour quel type de patient. Sur plus de 6000 pneumologues et allergologues, m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes, inhaloth\u00e9rapeutes, infirmi\u00e8res et pharmaciens interrog\u00e9s, seuls 12% connaissaient les bonnes techniques d&#8217;application ou le choix des dispositifs appropri\u00e9s. Outre le d\u00e9veloppement technique et la formation des patients, l&#8217;autor\u00e9flexion du m\u00e9decin est donc \u00e9galement un facteur sur la voie d&#8217;une utilisation optimale de l&#8217;inhalateur.<\/p>\n<p><em>Congr\u00e8s :&nbsp;Congr\u00e8s ERS 2022<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Symposium : L&#8217;avenir du traitement par inhalation dans la BPCO. Congr\u00e8s international 2022 de l&#8217;European Respiratory Society (ERS), Barcelone, 4.9.2022.<\/li>\n<li>Chrystyn H : Anatomie et physiologie dans la livraison : pouvons-nous d\u00e9finir nos cibles ? Allergy 1999 ; 54 : 82-87 ; doi : 10.1111\/j.1398-9995.1999.tb04393.x.<\/li>\n<li>Usmani OS, Biddiscombe MF, Barnes PF : D\u00e9p\u00f4t pulmonaire r\u00e9gional et r\u00e9ponse des bronchodilatateurs en fonction de la taille des particules de \u03b22-agoniste. Am J Respir Crit Care Med 2005 ; 172 : 1497-1504 ; doi : 10.1164\/rccm.200410-1414OC.<\/li>\n<li>GOLD-Report 2022, p. 58 ; https:\/\/goldcopd.org\/2022-gold-reports-2 ;&nbsp;derni\u00e8rement consult\u00e9 le 9.11.2022.<\/li>\n<li>Leving M, Wouters H, de la Hoz A, et al. : Impact of PIF, inhalation technique and medication adherence on health status and exacerbations in COPD : protocol of a real-world observational study (PIFotal COPD Study). Pulm Ther 2021 ; 7(2) : 591-606 ; doi : 10.1007\/s41030-021-00172-7.<\/li>\n<li>Kocks JWH, Wouters H, Bosnic-Anticevich S, et al. : Factors associated with health status and exacerbations in COPD maintenance therapy with dry powder inhalers. npj Prim Care Respir Med 2022 ; doi : 10.1038\/s41533-022-00282-y.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo PNEUMOLOGIE &amp; ALLERGOLOGIE 2022 ; 4(4) : 22-24 (publi\u00e9 le 1.12.22, ahead of print)<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour la majorit\u00e9 des patients atteints de maladies respiratoires, l&#8217;inhalation est la m\u00e9thode de traitement la plus efficace. 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