{"id":324170,"date":"2022-11-20T01:00:00","date_gmt":"2022-11-20T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/malnutrition-chez-les-patients-ages-hospitalises\/"},"modified":"2023-01-12T13:45:10","modified_gmt":"2023-01-12T12:45:10","slug":"malnutrition-chez-les-patients-ages-hospitalises","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/malnutrition-chez-les-patients-ages-hospitalises\/","title":{"rendered":"Malnutrition chez les patients \u00e2g\u00e9s hospitalis\u00e9s"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Environ un tiers des patients pr\u00e9sentent un risque accru de malnutrition ou sont d\u00e9j\u00e0 malnutris \u00e0 leur entr\u00e9e \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital. Un \u00e2ge avanc\u00e9 et la pr\u00e9sence de plusieurs comorbidit\u00e9s augmentent consid\u00e9rablement le risque de malnutrition associ\u00e9e \u00e0 la maladie (MAM). Les maladies aigu\u00ebs en particulier s&#8217;accompagnent souvent d&#8217;une r\u00e9duction de l&#8217;apport alimentaire, par exemple en raison d&#8217;une perte d&#8217;app\u00e9tit. Il en r\u00e9sulte une perte de poids.<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p>Environ un tiers des patients* pr\u00e9sentent un risque accru de malnutrition ou sont d\u00e9j\u00e0 malnutris \u00e0 leur entr\u00e9e \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital. L&#8217;\u00e2ge avanc\u00e9 et la pr\u00e9sence de plusieurs comorbidit\u00e9s (polymorbidit\u00e9) augmentent consid\u00e9rablement le risque de malnutrition associ\u00e9e \u00e0 la maladie (MAM) : dans certaines \u00e9tudes, jusqu&#8217;\u00e0 trois quarts des patients* du groupe d&#8217;\u00e2ge &gt;65 ans pr\u00e9sentaient un risque de malnutrition ou \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 malnutris [1]. Les maladies aigu\u00ebs en particulier s&#8217;accompagnent souvent d&#8217;une r\u00e9duction de l&#8217;apport alimentaire, par exemple en raison d&#8217;une perte d&#8217;app\u00e9tit. En cons\u00e9quence, il y a une perte de poids : 5 % de perte de poids involontaire en 3 mois seulement signifient un statut nutritionnel r\u00e9duit &#8211; soit 3,5 kg pour une personne de 70 kg. En combinaison avec une augmentation du m\u00e9tabolisme et des processus cataboliques, ainsi qu&#8217;avec l&#8217;augmentation des besoins en \u00e9nergie et en prot\u00e9ines qui en r\u00e9sulte, le risque d&#8217;AMC augmente [2].<\/p>\n\n<p>Le terme de malnutrition &#8220;associ\u00e9e \u00e0 la maladie&#8221; indique ici les interactions : d&#8217;une part, la maladie entra\u00eene une malnutrition. Les inflammations et les modifications hormonales (augmentation des concentrations de cortisol et r\u00e9duction des concentrations d&#8217;hormones sexuelles), qui favorisent les processus m\u00e9taboliques cataboliques, jouent un r\u00f4le essentiel dans ce processus [3]. D&#8217;autre part, la malnutrition peut avoir un impact n\u00e9gatif sur l&#8217;\u00e9volution de la maladie [1]. Des \u00e9tudes montrent par exemple une forte association entre la MCA et une augmentation de la morbidit\u00e9 et de la mortalit\u00e9, une prolongation de la dur\u00e9e d&#8217;hospitalisation et une diminution de la fonction physique. Pour les patients*, la MCA est souvent synonyme de d\u00e9t\u00e9rioration de la qualit\u00e9 de vie [4]. Il se forme une sorte de cercle vicieux dans lequel la malnutrition se renforce elle-m\u00eame et peut \u00eatre \u00e0 la fois la cause et la cons\u00e9quence de r\u00e9sultats ind\u00e9sirables. Par exemple, la cachexie est \u00e9galement un syndrome important chez les patients malnutris, par exemple chez les patients g\u00e9riatriques ou oncologiques [1]. La cachexie est un &#8220;syndrome m\u00e9tabolique complexe&#8221; avec une perte de masse musculaire associ\u00e9e \u00e0 la maladie, avec ou sans masse grasse [5]. Elle est notamment li\u00e9e \u00e0 des processus inflammatoires et \u00e0 des modifications hormonales, ce qui r\u00e9duit ou inhibe la synth\u00e8se des prot\u00e9ines musculaires et favorise par cons\u00e9quent le catabolisme musculaire. La perte acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e ou excessive de masse musculaire squelettique distingue la cachexie de l&#8217;AMC pure [5,6].<\/p>\n\n<p><strong>R\u00f4le des m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes : <\/strong>De nombreux patients sont d\u00e9j\u00e0 malnutris ou pr\u00e9sentent un risque accru de malnutrition \u00e0 leur entr\u00e9e \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital. Plus le diagnostic est pr\u00e9coce et plus le traitement est \u00e9tabli, meilleur est le pronostic. Les m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes traitent les patients avant et apr\u00e8s leur s\u00e9jour \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital. Les m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes ont donc un r\u00f4le central \u00e0 jouer dans la prise en charge des MCA \u00e0 tous les niveaux : de la pr\u00e9vention et donc de l&#8217;identification des facteurs de risque (section 2) et (du risque de) malnutrition (section 3), de la th\u00e9rapie nutritionnelle (ambulatoire) (section 4) jusqu&#8217;\u00e0 la garantie du succ\u00e8s du traitement \u00e0 long terme (section 5). La mesure r\u00e9guli\u00e8re de l&#8217;\u00e9volution du poids joue un r\u00f4le essentiel \u00e0 cet \u00e9gard.<\/p>\n\n<h2 id=\"\" class=\"wp-block-heading\">\u00a0<\/h2>\n\n<h2 id=\"-2\" class=\"wp-block-heading\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-20117\" style=\"height: 382px; width: 600px;\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/abb1_hp10_s14.png\" alt=\"\" width=\"1100\" height=\"701\"\/><\/h2>\n\n<h2 id=\"-3\" class=\"wp-block-heading\">\u00a0<\/h2>\n\n<h2 id=\"comment-prevenir-la-malnutrition-et-quels-sont-les-facteurs-de-risque\" class=\"wp-block-heading\">Comment pr\u00e9venir la malnutrition et quels sont les facteurs de risque ?<\/h2>\n\n<p>Les patients pr\u00e9sentant une cachexie prononc\u00e9e r\u00e9pondent moins bien \u00e0 la th\u00e9rapie nutritionnelle. Par cons\u00e9quent, et afin d&#8217;\u00e9viter les cons\u00e9quences n\u00e9gatives d&#8217;une MAM, sa pr\u00e9vention est \u00e0 privil\u00e9gier par rapport \u00e0 la th\u00e9rapie. Si l&#8217;on r\u00e9agit rapidement en cas de risque \u00e9lev\u00e9 de malnutrition, il est possible de pr\u00e9venir une MCA prononc\u00e9e [7]. La pr\u00e9vention est donc importante, surtout chez les patients \u00e0 risque, par exemple en cas de tumeur primaire dans le tractus gastro-intestinal (perte de poids chez jusqu&#8217;\u00e0 &gt;80% des patients) [8]. Outre l&#8217;\u00e2ge avanc\u00e9, qui est le facteur de risque le plus important [9], et la polymorbidit\u00e9, il existe d&#8217;autres facteurs associ\u00e9s \u00e0 la MAMC chez les patients \u00e2g\u00e9s* <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(figure 1)<\/span> [1,3,10\u201313]:<\/p>\n\n<p><em>r\u00e9duction de l&#8217;apport alimentaire, par exemple en raison de  <\/em><\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Perte d&#8217;app\u00e9tit, par exemple en raison d&#8217;une anorexie li\u00e9e \u00e0 l&#8217;\u00e2ge, d&#8217;une r\u00e9duction de la perception du go\u00fbt et de la soif, de processus inflammatoires\/cachexie (par exemple en cas de cancer), de polym\u00e9dication, de maladies gastro-intestinales.<\/li>\n\n\n\n<li>difficult\u00e9s de mastication et de d\u00e9glutition, par exemple en raison d&#8217;une faiblesse musculaire<\/li>\n\n\n\n<li>facteurs psychosociaux, par ex. solitude, humeur d\u00e9pressive, d\u00e9mence<\/li>\n\n\n\n<li>acc\u00e8s difficile \u00e0 la nourriture (pauvret\u00e9 des personnes \u00e2g\u00e9es, mobilit\u00e9\/transport r\u00e9duits &amp; difficult\u00e9s \u00e0 cuisiner)<\/li>\n<\/ul>\n\n<p><em>r\u00e9duction de la digestion et de l&#8217;absorption, par exemple en raison de  <\/em><\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Maladies (gastro-intestinales), polym\u00e9dication<\/li>\n<\/ul>\n\n<p><em>situation m\u00e9tabolique catabolique avec des besoins accrus en \u00e9nergie\/prot\u00e9ines, par exemple en raison de  <\/em><\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Malnutrition, processus inflammatoires\/cachexie (par ex. en cas de cancer)<\/li>\n\n\n\n<li>Immobilit\u00e9\/mobilit\u00e9 r\u00e9duite<\/li>\n\n\n\n<li>Changements hormonaux<\/li>\n<\/ul>\n\n<p><em>Immobilit\u00e9\/mobilit\u00e9 r\u00e9duite, par exemple en raison de  <\/em><\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>facteurs psychosociaux, pauvret\u00e9 des personnes \u00e2g\u00e9es<\/li>\n\n\n\n<li>troubles neurologiques ou psychologiques, limitation de l&#8217;ou\u00efe\/des yeux<\/li>\n\n\n\n<li>Perte d&#8217;\u00e9quilibre<\/li>\n\n\n\n<li>Maladies de l&#8217;appareil locomoteur, (peur de) la douleur, diminution\/faiblesse musculaire (due \u00e0 la malnutrition)<\/li>\n<\/ul>\n\n<p><strong>R\u00f4le des m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes* : <\/strong>Gr\u00e2ce au suivi \u00e0 long terme et \u00e0 leur r\u00f4le de premier recours, les m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes*, en tant que prestataires de soins primaires, ont un contact plus r\u00e9gulier avec les patients \u00e2g\u00e9s que l&#8217;h\u00f4pital. Dans leur pratique, les facteurs de risque peuvent donc \u00eatre r\u00e9guli\u00e8rement contr\u00f4l\u00e9s et d\u00e9tect\u00e9s \u00e0 un stade pr\u00e9coce. L&#8217;objectif des mesures de pr\u00e9vention \u00e0 mettre en place \u00e0 ce moment-l\u00e0 est d&#8217;\u00e9viter une MCA. Les mesures possibles sont par exemple l&#8217;information et la sensibilisation ainsi que les premi\u00e8res propositions d&#8217;optimisation de l&#8217;alimentation, par exemple une s\u00e9lection cibl\u00e9e d&#8217;aliments riches en prot\u00e9ines\/nutriments et leur int\u00e9gration comme collations (voir section 4) [2,7].<\/p>\n\n<h2 id=\"comment-detecter-une-malnutrition\" class=\"wp-block-heading\">Comment d\u00e9tecter une malnutrition ?<\/h2>\n\n<p>La malnutrition est multifactorielle, c&#8217;est pourquoi il n&#8217;est pas possible de se baser sur un seul param\u00e8tre pour le diagnostic. C&#8217;est pourquoi des outils de d\u00e9pistage ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9s pour d\u00e9terminer s&#8217;il existe un risque de malnutrition, par exemple le Nutritional Risk Screening (NRS-2002), le Mini Nutritional Assessment\u00ae (MNA), le Subjective Global Assessment (SGA) ou le Malnutrition Universal Screening Tool (MUST). Ils ont \u00e9t\u00e9 valid\u00e9s pour diff\u00e9rentes populations de patients et diff\u00e9rents settings et sont utilis\u00e9s en cons\u00e9quence [7].<\/p>\n\n<p>Si le d\u00e9pistage r\u00e9v\u00e8le un risque de malnutrition dans un premier temps, il est suivi d&#8217;une \u00e9valuation individuelle pour \u00e9tablir le diagnostic. La Global Leadership Initiative on Malnutrition (GLIM) a d\u00e9velopp\u00e9 un sch\u00e9ma de diagnostic \u00e0 cet effet<span style=\"font-family: franklin gothic demi;\"> (figure 3) :<\/span> Dans le cadre de l&#8217;\u00e9valuation, des crit\u00e8res ph\u00e9notypiques (perte de poids involontaire, IMC bas et masse musculaire r\u00e9duite) et \u00e9tiologiques (r\u00e9duction de l&#8217;apport alimentaire et inflammation, maladie aigu\u00eb ou traumatisme) sont relev\u00e9s. Pour \u00e9tablir le diagnostic, il faut qu&#8217;un crit\u00e8re s&#8217;applique \u00e0 chaque cas. La classification de la gravit\u00e9 se fait en fonction des crit\u00e8res ph\u00e9notypiques [14].<\/p>\n\n<p><strong>R\u00f4le des m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes* : <\/strong>Le MUST est recommand\u00e9 pour le d\u00e9pistage de la malnutrition dans le cadre des soins ambulatoires <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(figure 2).<\/span> Un score est \u00e9tabli \u00e0 partir de l&#8217;indice de masse corporelle (IMC), de la perte de poids et de la privation de nourriture, ce qui indique le risque de MCU. En fonction de ce risque, des mesures doivent \u00eatre prises et, si n\u00e9cessaire, un* di\u00e9t\u00e9ticien* doit \u00eatre consult\u00e9. Le d\u00e9pistage est \u00e9galement r\u00e9p\u00e9t\u00e9 r\u00e9guli\u00e8rement chez les patients* \u00e0 faible risque (par exemple, chaque ann\u00e9e chez les personnes \u00e2g\u00e9es de &gt;75 ans). Si le risque est moyen, une surveillance plus \u00e9troite devrait \u00eatre mise en place [15].<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"1100\" height=\"664\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/abb2_hp10_s15_0.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-20118 lazyload\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/abb2_hp10_s15_0.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/abb2_hp10_s15_0-800x483.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/abb2_hp10_s15_0-120x72.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/abb2_hp10_s15_0-90x54.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/abb2_hp10_s15_0-320x193.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/abb2_hp10_s15_0-560x338.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/664;\" \/><\/figure>\n\n<p><em>CAVE : <\/em>les personnes en surpoids peuvent \u00e9galement souffrir de MCA, car le poids corporel n&#8217;est pas le seul facteur \u00e0 jouer un r\u00f4le dans son apparition &#8211; l&#8217;\u00e9volution du poids et l&#8217;absorption de prot\u00e9ines et de micronutriments sont d\u00e9terminantes. Dans ce contexte, l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 sarcop\u00e9nique, qui se caract\u00e9rise par une masse musculaire r\u00e9duite et une masse grasse \u00e9lev\u00e9e, est particuli\u00e8rement pertinente. Cependant, le risque est souvent sous-estim\u00e9. Le poids corporel pur ne permet pas de d\u00e9terminer la composition corporelle et l&#8217;\u00e9volution du poids. Or, ces deux param\u00e8tres sont d\u00e9terminants dans l&#8217;apparition d&#8217;une MAM, qui peut \u00e9galement survenir en cas d&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 et influencer n\u00e9gativement l&#8217;\u00e9volution de la maladie. Il convient donc d&#8217;y pr\u00eater une attention particuli\u00e8re et de ne pas laisser une MAM non trait\u00e9e comme une perte de poids souhait\u00e9e [2,16].<\/p>\n\n<h2 id=\"pourquoi-et-comment-traiter-la-malnutrition\" class=\"wp-block-heading\">Pourquoi et comment traiter la malnutrition ?<\/h2>\n\n<p>Comme nous l&#8217;avons mentionn\u00e9 au d\u00e9but, la MCA a un impact n\u00e9gatif important sur l&#8217;\u00e9volution de la maladie et la qualit\u00e9 de vie.  [17]Des \u00e9tudes cliniques montrent qu&#8217;une intervention nutritionnelle th\u00e9rapeutique am\u00e9liore de mani\u00e8re rentable divers r\u00e9sultats cliniques, augmente la qualit\u00e9 de vie et r\u00e9duit ou \u00e9vite les hospitalisations. Une m\u00e9ta-analyse portant sur 27 essais contr\u00f4l\u00e9s randomis\u00e9s (ECR) inclus et 6803 patients* confirme l&#8217;influence positive de la th\u00e9rapie nutritionnelle. La th\u00e9rapie nutritionnelle a permis de r\u00e9duire la mortalit\u00e9 et les r\u00e9admissions impr\u00e9vues \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital de 27% et 24% respectivement chez les patients hospitalis\u00e9s [18]. Dans une grande \u00e9tude suisse <em>(Effect of early nutritional support on Frailty, Functional Outcomes, and Recovery of malnourished medical inpatients Trial, EFFORT <\/em>), la th\u00e9rapie nutritionnelle individuelle a m\u00eame permis de r\u00e9duire la mortalit\u00e9 de 35% chez des patients* polymorbides et majoritairement \u00e2g\u00e9s pr\u00e9sentant un (risque de) malnutrition [19]. 82% de ces patients* \u00e9taient \u00e2g\u00e9s de plus de 65 ans.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"1806\" height=\"2356\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/abb3_hp10_s17.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-20119 lazyload\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1806px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1806\/2356;\" \/><\/figure>\n\n<p>Si une malnutrition a \u00e9t\u00e9 diagnostiqu\u00e9e, un traitement nutritionnel individuel est donc mis en place <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(Fig. 3).<\/span> Comme pour toute intervention m\u00e9dicale, le patient est au centre de la planification et de la mise en \u0153uvre de ce traitement. Leur information, la prise en compte de leurs int\u00e9r\u00eats et de leurs souhaits ainsi que leur consentement sont essentiels [20]. Des directives m\u00e9dicales ont \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9es pour la mise en \u0153uvre de la th\u00e9rapie nutritionnelle, notamment pour les patients polymorbides ou g\u00e9riatriques* [21,22]. Il existe \u00e9galement des lignes directrices sp\u00e9cifiques pour les besoins li\u00e9s \u00e0 des maladies particuli\u00e8res, par exemple l&#8217;oncologie, les maladies r\u00e9nales ou la nutrition parent\u00e9rale \u00e0 domicile [23\u201325]. Ils contiennent des recommandations d&#8217;action concr\u00e8tes bas\u00e9es sur des preuves pour la pratique quotidienne. Les objectifs \u00e0 long terme d&#8217;une th\u00e9rapie nutritionnelle sont le maintien ou l&#8217;augmentation de la masse musculaire, de la fonctionnalit\u00e9 et de la mobilit\u00e9, ainsi que de l&#8217;autonomie et de la qualit\u00e9 de vie. Pour ce faire, nous commen\u00e7ons par d\u00e9finir les objectifs nutritionnels individuels sur la base du bilan \u00e9nerg\u00e9tique et nutritionnel et des besoins sp\u00e9cifiques \u00e0 la maladie. Le bilan \u00e9nerg\u00e9tique et nutritionnel r\u00e9sulte des besoins et des apports. L&#8217;apport alimentaire peut par exemple \u00eatre d\u00e9termin\u00e9 \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;enqu\u00eates alimentaires sur 24 heures et de protocoles alimentaires [2]. Il existe des directives g\u00e9n\u00e9rales pour la d\u00e9termination des besoins, qui sont pr\u00e9sent\u00e9es ci-dessous <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(tableau 1) :<\/span><\/p>\n\n<p><strong>\u00c9nergie :<\/strong> il existe des m\u00e9thodes de mesure (par exemple, la calorim\u00e9trie indirecte, qui est l&#8217;\u00e9talon-or) et des formules de calcul pour d\u00e9terminer les besoins en \u00e9nergie. Ces derniers sont particuli\u00e8rement adapt\u00e9s \u00e0 la vie quotidienne en raison de leur simplicit\u00e9 et de leur rapidit\u00e9 d&#8217;utilisation [21]. Toutefois, leur pr\u00e9cision est limit\u00e9e en cas d&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 extr\u00eame, de malnutrition s\u00e9v\u00e8re ou de patients en soins intensifs, par exemple [2]. Elles ne peuvent donc fournir qu&#8217;une orientation. L&#8217;\u00e9valuation des besoins doit \u00e9galement prendre en compte le sexe, le statut nutritionnel, le niveau d&#8217;activit\u00e9 physique (PAL) et la pathologie\/la gravit\u00e9, ainsi que l&#8217;acceptation et la tol\u00e9rance [21]. Contrairement aux besoins en prot\u00e9ines, les besoins en \u00e9nergie ne sont g\u00e9n\u00e9ralement pas adapt\u00e9s chez les patients ob\u00e8ses et malnutris. Ils sont nourris de mani\u00e8re isocalorique (c&#8217;est-\u00e0-dire en fonction des besoins calcul\u00e9s), car la perte de poids due \u00e0 une MCA peut entra\u00eener les cons\u00e9quences n\u00e9gatives mentionn\u00e9es, m\u00eame en cas de surpoids [16].<\/p>\n\n<p><strong>Prot\u00e9ines : <\/strong>les prot\u00e9ines sont notamment essentielles au maintien de la masse musculaire. Pour les patients \u00e2g\u00e9s, un apport quotidien en prot\u00e9ines allant jusqu&#8217;\u00e0 1,2-1,5 g\/kg de poids corporel est souvent recommand\u00e9, mais au moins 1,0 g\/kg [21]. Chez les patients* souffrant d&#8217;une maladie r\u00e9nale, les besoins en prot\u00e9ines doivent \u00eatre d\u00e9termin\u00e9s en fonction de la maladie et du traitement et peuvent, dans certains cas, \u00eatre de 0,8 g\/kg [7]. En cas de surpoids selon l&#8217;IMC (&gt;25 kg\/m2), les besoins en prot\u00e9ines sont calcul\u00e9s \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;un poids normal adapt\u00e9 <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(tableau 1)<\/span> [16].<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"1100\" height=\"864\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/tab1_hp10_s16_0.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-20120 lazyload\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/tab1_hp10_s16_0.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/tab1_hp10_s16_0-800x628.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/tab1_hp10_s16_0-120x94.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/tab1_hp10_s16_0-90x71.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/tab1_hp10_s16_0-320x251.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/tab1_hp10_s16_0-560x440.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/864;\" \/><\/figure>\n\n<p><strong>Micronutriments : <\/strong>la malnutrition s&#8217;accompagne g\u00e9n\u00e9ralement de carences en micronutriments, qui peuvent toutefois survenir m\u00eame en l&#8217;absence de MCA [26]. Des revues syst\u00e9matiques ont identifi\u00e9 chez les personnes \u00e2g\u00e9es une pr\u00e9valence \u00e9lev\u00e9e ou un risque accru d&#8217;apports insuffisants en diverses vitamines (A, C, E, B1, B2, B6, B12), calcium, magn\u00e9sium, s\u00e9l\u00e9nium, iode et folate [27\u201329]. Le risque de carence augmente avec l&#8217;\u00e2ge ainsi qu&#8217;avec le nombre de comorbidit\u00e9s et peut avoir de graves cons\u00e9quences. Les causes sont, entre autres, une absorption r\u00e9duite, par exemple en raison de changements physiologiques, de maladies (gastro-intestinales) et de la polym\u00e9dication, ainsi que le maintien des besoins en micronutriments avec une r\u00e9duction des besoins\/absorptions \u00e9nerg\u00e9tiques avec l&#8217;\u00e2ge [11]. L&#8217;\u00e9tat de l&#8217;approvisionnement en vitamines et en min\u00e9raux doit donc \u00eatre analys\u00e9, surtout chez les patients malnutris, et les \u00e9ventuelles carences doivent \u00eatre compens\u00e9es par des suppl\u00e9ments.  [21,26]\n\n<p><strong>Liquides :<\/strong> la th\u00e9rapie nutritionnelle comprend \u00e9galement le traitement ou la pr\u00e9vention de la d\u00e9shydratation due \u00e0 un apport hydrique insuffisant. Les besoins quotidiens en liquide sont d&#8217;environ 1,6 l pour les femmes \u00e2g\u00e9es et 2,0 l pour les hommes. Cependant, les besoins peuvent varier : Par exemple, en cas de temp\u00e9rature ambiante \u00e9lev\u00e9e ou de perte de liquide due, par exemple, \u00e0 la diarrh\u00e9e ou \u00e0 la fi\u00e8vre, les besoins sont plus \u00e9lev\u00e9s, alors qu&#8217;en cas d&#8217;insuffisance r\u00e9nale, par exemple, une restriction de l&#8217;apport est n\u00e9cessaire. L&#8217;alimentation doit \u00eatre ajust\u00e9e en cons\u00e9quence [21].<\/p>\n\n<p>L&#8217;\u00e9laboration d&#8217;un plan alimentaire se fait ensuite par \u00e9tapes <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(figure 3)<\/span>, en faisant appel \u00e0 une \u00e9quipe pluridisciplinaire (m\u00e9decin*, di\u00e9t\u00e9ticien*, infirmier*, orthophoniste, etc.). Les objectifs nutritionnels doivent \u00eatre atteints le plus possible par voie orale. Il peut s&#8217;agir d&#8217;une s\u00e9lection cibl\u00e9e d&#8217;aliments riches en prot\u00e9ines\/nutriments et de leur int\u00e9gration dans les collations, de l&#8217;enrichissement des aliments ou d&#8217;une alimentation buvable sp\u00e9ciale (suppl\u00e9ments nutritionnels oraux, ONS). Si l&#8217;alimentation orale seule ne couvre pas au moins 75% des besoins au bout de 5 jours, l&#8217;alimentation ent\u00e9rale (EE) est suppl\u00e9ment\u00e9e via une sonde, le patient* continuant \u00e0 s&#8217;alimenter par voie orale. Ce n&#8217;est que lorsque les besoins ne sont toujours pas couverts ou qu&#8217;il existe des contre-indications \u00e0 l&#8217;EE qu&#8217;une nutrition parent\u00e9rale (compl\u00e9mentaire) via un cath\u00e9ter veineux est indiqu\u00e9e [2]. Cependant, l&#8217;EP est moins physiologique, car elle ne passe pas par le tube digestif, et elle est associ\u00e9e \u00e0 des risques de complications (surtout des effets secondaires m\u00e9taboliques), des co\u00fbts et des efforts accrus. Les m\u00e9thodes orales et ent\u00e9rales sont donc \u00e0 privil\u00e9gier, notamment pour pr\u00e9server la structure, la fonction, l&#8217;int\u00e9grit\u00e9 et la motilit\u00e9 gastro-intestinales, qui peuvent sinon \u00eatre affect\u00e9es \u00e0 long terme par une privation prolong\u00e9e de nourriture [7,31]. Le traitement nutritionnel est r\u00e9guli\u00e8rement revu et adapt\u00e9 au cours de l&#8217;\u00e9volution. Si les objectifs d&#8217;alimentation ne sont pas atteints, il y a escalade vers le niveau sup\u00e9rieur. Dans ce cas, le niveau sup\u00e9rieur ne devrait \u00eatre utilis\u00e9, si possible, que de mani\u00e8re compl\u00e9mentaire et temporaire [31].<\/p>\n\n<h2 id=\"comment-garantir-le-succes-du-traitement\" class=\"wp-block-heading\">Comment garantir le succ\u00e8s du traitement ?<\/h2>\n\n<p>Des \u00e9tudes cliniques ont montr\u00e9 dans des suivis \u00e0 long terme qu&#8217;un traitement nutritionnel interrompu \u00e0 la sortie de l&#8217;h\u00f4pital n&#8217;a pas d&#8217;effet \u00e0 long terme sur les r\u00e9sultats cliniques, par exemple sur la mortalit\u00e9 et les r\u00e9admissions \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital [32]. En revanche, une grande \u00e9tude portant sur 652 patients \u00e2g\u00e9s* qui ont poursuivi la th\u00e9rapie nutritionnelle en ambulatoire a obtenu une r\u00e9duction de plus de 50% de la mortalit\u00e9 \u00e0 90 jours [33]. Une m\u00e9ta-analyse r\u00e9cente portant sur un grand nombre de patients et incluant des \u00e9tudes r\u00e9centes de haute qualit\u00e9 (RCTs), un effet positif sur la mortalit\u00e9 [34]. En particulier chez les patients atteints de maladies chroniques, souvent \u00e2g\u00e9s, un traitement nutritionnel \u00e0 long terme est donc indiqu\u00e9 au-del\u00e0 de l&#8217;hospitalisation afin de maintenir son effet positif sur l&#8217;\u00e9volution de la maladie et la qualit\u00e9 de vie. Le suivi de la th\u00e9rapie nutritionnelle au cours de l&#8217;\u00e9volution est essentiel pour v\u00e9rifier si les objectifs sont atteints, pour d\u00e9tecter les complications \u00e0 un stade pr\u00e9coce et pour proc\u00e9der \u00e0 des ajustements th\u00e9rapeutiques si n\u00e9cessaire. La th\u00e9rapie nutritionnelle pr\u00e9sente en principe peu de complications, mais elle n&#8217;est pas totalement d\u00e9pourvue d&#8217;effets secondaires. Les effets secondaires ou les risques potentiels des th\u00e9rapies nutritionnelles non orales vont du risque d&#8217;aspiration et des probl\u00e8mes de tol\u00e9rance (naus\u00e9es, ballonnements, diarrh\u00e9e, constipation) pour l&#8217;EE aux infections de cath\u00e9ter et aux complications m\u00e9taboliques pour l&#8217;EP. Il faut s&#8217;assurer qu&#8217;il n&#8217;y a pas de suralimentation ou de sous-alimentation due \u00e0 un calcul erron\u00e9 des besoins. Une complication m\u00e9tabolique particuli\u00e8rement grave et potentiellement mortelle est le syndrome de r\u00e9alimentation. Les \u00e9lectrolytes s\u00e9riques et les sympt\u00f4mes cliniques (notamment tachycardie, tachypn\u00e9e, \u0153d\u00e8me) doivent donc \u00eatre surveill\u00e9s chez les patients* \u00e0 risque de syndrome de r\u00e9alimentation, en particulier au d\u00e9but d&#8217;un traitement nutritionnel. Les facteurs de risque incluent un IMC bas, une perte de poids involontaire, des p\u00e9riodes de je\u00fbne prolong\u00e9es, des d\u00e9s\u00e9quilibres \u00e9lectrolytiques ant\u00e9rieurs et une d\u00e9pendance \u00e0 l&#8217;alcool. Des pr\u00e9cautions doivent \u00eatre prises, en n&#8217;augmentant que prudemment et progressivement l&#8217;apport \u00e9nerg\u00e9tique et hydrique et en le substituant par des micronutriments. Une aide \u00e0 l&#8217;identification et au traitement du syndrome de reprotoxicit\u00e9 est fournie par des directives m\u00e9dicales standardis\u00e9es [2,35].<\/p>\n\n<p><strong>R\u00f4le des m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes : <\/strong>Les m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes ont un r\u00f4le important \u00e0 jouer dans la th\u00e9rapie nutritionnelle, m\u00eame apr\u00e8s la sortie de l&#8217;h\u00f4pital, en tant que premiers soignants. La qualit\u00e9 de la th\u00e9rapie d\u00e9pend avant tout de la transition entre l&#8217;h\u00f4pital et le traitement nutritionnel \u00e0 domicile. La collaboration structur\u00e9e entre l&#8217;h\u00f4pital et les prestataires de soins ambulatoires, par exemple les m\u00e9decins lib\u00e9raux, les prestataires de soins \u00e0 domicile et les services de soins, est ici fondamentale. En particulier dans le cas de l&#8217;EE ou de l&#8217;EP \u00e0 domicile, la planification pr\u00e9coce, la formation des patients et de leurs proches, la prescription et la fourniture en temps utile de nourriture et d&#8217;aides sont importantes. Les m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes sont donc un maillon essentiel dans la transition vers la th\u00e9rapie nutritionnelle ambulatoire. Gr\u00e2ce \u00e0 leur contact \u00e9troit et \u00e0 long terme avec les patients, les m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes jouent \u00e9galement un r\u00f4le important dans le suivi et la d\u00e9tection des complications. Le suivi se fait par exemple en suivant \u00e0 nouveau le sch\u00e9ma de diagnostic : mesures anthropom\u00e9triques ainsi que relev\u00e9 de la prise alimentaire, de certains param\u00e8tres de laboratoire et de l&#8217;\u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral. Si les interventions nutritionnelles ne permettent pas d&#8217;atteindre les objectifs, le traitement est adapt\u00e9 avec un(e) di\u00e9t\u00e9ticien(ne) selon le sch\u00e9ma par \u00e9tapes. Le succ\u00e8s \u00e0 long terme d&#8217;une intervention nutritionnelle ne peut \u00eatre assur\u00e9 que si les responsabilit\u00e9s en mati\u00e8re de contr\u00f4le et de suivi sont d\u00e9finies [2,35].<\/p>\n\n<h2 id=\"quest-ce-que-la-nutrition-personnalisee\" class=\"wp-block-heading\">Qu&#8217;est-ce que la nutrition personnalis\u00e9e ?<\/h2>\n\n<p>Le diagnostic de la malnutrition d\u00e9crit ci-dessus ne comprend pas de biomarqueurs sp\u00e9cifiques, car leur influence et leur signification exactes sont pour l&#8217;essentiel encore incertaines. Il est toutefois connu que le traitement d&#8217;une MCA doit s&#8217;orienter vers des objectifs nutritionnels individuels, comme indiqu\u00e9 ci-dessus, car les observations montrent que tous les patients* ne r\u00e9agissent pas de la m\u00eame mani\u00e8re \u00e0 la th\u00e9rapie nutritionnelle. Toutefois, des param\u00e8tres tels que l&#8217;IMC et la gravit\u00e9 de la maladie n&#8217;offrent que des possibilit\u00e9s limit\u00e9es \u00e0 cet \u00e9gard. Les multiples facteurs d&#8217;influence et interactions non alimentaires dans le cadre de la maladie constituent un d\u00e9fi particulier. La recherche clinique sur les biomarqueurs et les pr\u00e9dicteurs potentiels dans la th\u00e9rapie nutritionnelle prend donc de plus en plus d&#8217;importance. Avec une meilleure compr\u00e9hension de la physiopathologie, ces param\u00e8tres permettent de classer les patients* en sous-groupes et de traiter leur MCA de mani\u00e8re personnalis\u00e9e par sous-groupe [36,37]. Compte tenu des ressources limit\u00e9es du syst\u00e8me de sant\u00e9, il peut \u00e9galement \u00eatre utile et \u00e9conomique d&#8217;adapter le r\u00e9gime alimentaire \u00e0 la r\u00e9ponse au traitement. Les pr\u00e9dicteurs prometteurs sont par exemple la maladie aigu\u00eb concr\u00e8te et l&#8217;inflammation syst\u00e9mique (par exemple via la prot\u00e9ine C-r\u00e9active), la diminution de l&#8217;apport alimentaire et la d\u00e9gradation musculaire (par exemple la force de poing) [7,38].<\/p>\n\n<h2 id=\"conclusion\" class=\"wp-block-heading\">Conclusion<\/h2>\n\n<p>En raison de la pr\u00e9valence \u00e9lev\u00e9e de la MCA, il est important que les professionnels impliqu\u00e9s soient sensibilis\u00e9s et form\u00e9s \u00e0 ce sujet. Comme les m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes traitent les patients sur le long terme et le plus r\u00e9guli\u00e8rement, leur r\u00f4le dans la gestion des MCA est central. Les patients \u00e2g\u00e9s sont des patients \u00e0 risque, c&#8217;est pourquoi il est important de contr\u00f4ler r\u00e9guli\u00e8rement leurs facteurs de risque et leur \u00e9tat nutritionnel. Des outils de d\u00e9pistage et de diagnostic sont disponibles \u00e0 cet effet. Dans l&#8217;id\u00e9al, cela permettrait d&#8217;\u00e9viter la MCA ou de la d\u00e9tecter et de la traiter \u00e0 un stade pr\u00e9coce chez les patients ambulatoires*. Enfin, en ce qui concerne la th\u00e9rapie nutritionnelle, il est important de proc\u00e9der par \u00e9tapes et d&#8217;effectuer un suivi. La mortalit\u00e9, la morbidit\u00e9 et la dur\u00e9e d&#8217;hospitalisation peuvent ainsi \u00eatre r\u00e9duites et la qualit\u00e9 de vie am\u00e9lior\u00e9e.<\/p>\n\n<h2 id=\"messages-take-home\" class=\"wp-block-heading\">Messages Take-Home<\/h2>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Les personnes \u00e2g\u00e9es, en particulier, pr\u00e9sentent un risque accru de malnutrition associ\u00e9e \u00e0 la maladie (MAM). Jusqu&#8217;\u00e0 trois quarts d&#8217;entre eux sont concern\u00e9s au moment de leur entr\u00e9e \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital.<\/li>\n\n\n\n<li>Il est donc important de surveiller les facteurs de risque, l&#8217;\u00e9tat nutritionnel et de prendre des mesures de pr\u00e9vention, en particulier chez les patients \u00e2g\u00e9s, d\u00e8s le cabinet du m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste.<\/li>\n\n\n\n<li>L&#8217;<em>outil de d\u00e9pistage universel de la malnutrition<\/em> (MUST) permet de d\u00e9tecter les MAM en ambulatoire. Le diagnostic est ensuite \u00e9tabli \u00e0 l&#8217;aide des crit\u00e8res dits GLIM.<\/li>\n\n\n\n<li>Le traitement de la MCA se fait par \u00e9tapes, sur la base du bilan \u00e9nerg\u00e9tique et nutritionnel et des besoins sp\u00e9cifiques de la maladie, avec l&#8217;aide d&#8217;un(e) di\u00e9t\u00e9ticien(ne).<\/li>\n\n\n\n<li>Pour garantir le succ\u00e8s du traitement, la th\u00e9rapie nutritionnelle doit \u00eatre poursuivie en ambulatoire. Le suivi du succ\u00e8s du traitement et des complications est important \u00e0 cet \u00e9gard.<\/li>\n<\/ul>\n\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Agarwal E, Miller M, Yaxley A, Isenring E : Malnutrition in the elderly : a narrative review. Maturitas 2013 ; 76 (4) : 296-302.<\/li>\n\n\n\n<li>Aeberhard C, Friedli N, Leuenberger M, et al : Prise en charge de la malnutrition chez les patients hospitalis\u00e9s. Aktuel Ernaehr Med 2016 ; 41 (06) : 429-436.<\/li>\n\n\n\n<li>Gressies C, Tribolet P, Schuetz P. : Nutrition issues in the general medical ward patient : from general screening to specific diagnosis and individualized treatment. J Parenter Enteral Nutr 2022 : 1-8.<\/li>\n\n\n\n<li>Felder S, Lechtenboehmer C, Bally M, et al : Association of nutritional risk and adverse medical outcomes across different medical inpatient populations. Nutrition 2015 ; 31 (11-12) : 1385-1393.<\/li>\n\n\n\n<li>Evans WJ, Morley JE, Argil\u00e9s J, et al : Cachexia : a new definition. Clin Nutr 2008 ; 27 (6) : 793-799.<\/li>\n\n\n\n<li>Felder S, Fehr R, Bally M, Schuetz P. : La malnutrition chez les patients de m\u00e9decine interne. Malgr\u00e9 une grande importance et un d\u00e9pistage recommand\u00e9, des implications th\u00e9rapeutiques encore peu claires. Forum Med Suisse 2014 ; 14 (24) : 455-459.<\/li>\n\n\n\n<li>Schuetz P, Seres D, Lobo DN, et al : Management of disease-related malnutrition for patients being treated in hospital. The Lancet 2021 ; 398 (10314) : 1927-1938.<\/li>\n\n\n\n<li>Bozzetti F, Arends J, Lundholm K, et al : ESPEN Guidelines on Parenteral Nutrition : non-surgical oncology. Clin Nutr 2009 ; 28 (4) : 445-454.<\/li>\n\n\n\n<li>Pirlich M, Sch\u00fctz T, Norman K, et al : The German hospital malnutrition study. 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