{"id":324196,"date":"2022-11-17T12:00:00","date_gmt":"2022-11-17T11:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/recherche-translationnelle-et-approches-therapeutiques-innovantes\/"},"modified":"2022-11-17T12:00:00","modified_gmt":"2022-11-17T11:00:00","slug":"recherche-translationnelle-et-approches-therapeutiques-innovantes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/recherche-translationnelle-et-approches-therapeutiques-innovantes\/","title":{"rendered":"Recherche translationnelle et approches th\u00e9rapeutiques innovantes"},"content":{"rendered":"<p><strong>Lors de la r\u00e9union annuelle transnationale des soci\u00e9t\u00e9s allemande, autrichienne et suisse d&#8217;h\u00e9matologie et d&#8217;oncologie m\u00e9dicale (DGHO), les derni\u00e8res donn\u00e9es de la recherche fondamentale, appliqu\u00e9e et translationnelle ainsi que les approches th\u00e9rapeutiques innovantes dans les domaines du diagnostic et du traitement des maladies du sang et du cancer ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>La d\u00e9cision th\u00e9rapeutique guid\u00e9e par les biomarqueurs a fait son apparition, en particulier chez les patients atteints de maladies malignes avanc\u00e9es pour lesquels aucun autre traitement standard n&#8217;est disponible. L&#8217;\u00e9tude observationnelle r\u00e9trospective INFINITY vise \u00e0 analyser syst\u00e9matiquement cette approche dans les soins cliniques de routine [1]. Sur 100 sites en Allemagne, 500 patients atteints de tumeurs solides avanc\u00e9es ou d&#8217;h\u00e9mopathies malignes et ayant re\u00e7u une th\u00e9rapie cibl\u00e9e non standardis\u00e9e (NSTT) bas\u00e9e sur un biomarqueur potentiellement efficace seront inclus. Une deuxi\u00e8me \u00e9valuation interm\u00e9diaire a montr\u00e9 que le d\u00e9lai m\u00e9dian entre le diagnostic initial et le d\u00e9but de la premi\u00e8re NSTT \u00e9tait de 22,5 mois. La majorit\u00e9 des patients avaient re\u00e7u \u22652 lignes de traitement pr\u00e9c\u00e9dentes. Les entit\u00e9s canc\u00e9reuses les plus fr\u00e9quentes \u00e9taient les cancers colorectaux, \u0153sophagiens, du sein et de l&#8217;estomac. Les classes de substances NSTT les plus utilis\u00e9es \u00e9taient les anticorps anti-PD-(L)1 et les inhibiteurs de BRAF. En cons\u00e9quence, les biomarqueurs les plus fr\u00e9quemment exploitables \u00e9taient le statut PD-L1, le statut d&#8217;instabilit\u00e9 des microsatellites (MSI) et les modifications du g\u00e8ne BRAF. La survie globale m\u00e9diane \u00e9tait de 10,9 mois dans la population totale, de 11,5 mois pour les patients recevant un traitement par anticorps PD-(L)1 et de 8,1 mois pour les patients recevant un traitement par inhibiteur de BRAF. Les r\u00e9sultats pr\u00e9liminaires indiquent donc un certain b\u00e9n\u00e9fice potentiel chez un peu plus d&#8217;un quart des patients.<\/p>\n<h2 id=\"les-effets-secondaires-neurologiques-des-immunotherapies-en-ligne-de-mire\">Les effets secondaires neurologiques des immunoth\u00e9rapies en ligne de mire<\/h2>\n<p>Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, les inhibiteurs de points de contr\u00f4le (IPC) ont enrichi l&#8217;arsenal th\u00e9rapeutique interdisciplinaire pour diff\u00e9rentes maladies oncologiques. Cependant, des \u00e9v\u00e9nements ind\u00e9sirables graves peuvent survenir \u00e0 la suite du traitement par IPC. Les \u00e9v\u00e9nements ind\u00e9sirables neurologiques (EEN), en particulier, sont fr\u00e9quemment rapport\u00e9s. C&#8217;est pourquoi une cohorte prospective multidisciplinaire (ICOG) de patients atteints d&#8217;IPC est en cours de constitution depuis d\u00e9cembre 2019 [2]. Les patients sont soumis \u00e0 un examen neurologique complet avant le traitement par IPC. Une anamn\u00e8se d\u00e9taill\u00e9e, des donn\u00e9es cliniques et des scores sont recueillis. Pendant le traitement, des examens de suivi r\u00e9guliers sont effectu\u00e9s jusqu&#8217;\u00e0 6 mois apr\u00e8s le d\u00e9but du traitement. En outre, un score s\u00e9par\u00e9 a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 pour la d\u00e9tection et la graduation des nAE. Jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, 232 patients au total ont \u00e9t\u00e9 inclus dans l&#8217;\u00e9tude. L&#8217;entit\u00e9 tumorale la plus fr\u00e9quente est le m\u00e9lanome malin. Les IPC administr\u00e9s \u00e9taient principalement le nivolumab, l&#8217;ipilimumab et le pembrolizumab. Au total, 91 patients (39%) ont d\u00e9velopp\u00e9 des sympt\u00f4mes neurologiques pendant le traitement. La plupart des nAE \u00e9taient l\u00e9gers \u00e0 mod\u00e9r\u00e9s. Des nAE plus graves (grade 3 ou 4) sont survenus dans 12 cas (13%). La prot\u00e9ine chimio-attractive monocytaire 1 (MCP-1) et le facteur neurotrophique d\u00e9riv\u00e9 du cerveau (BDNF) ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s comme biomarqueurs s\u00e9riques potentiels de l&#8217;apparition de nAE pendant le traitement par IPC.<\/p>\n<h2 id=\"surveiller-le-coeur-apres-une-chimiotherapie-a-base-de-platine\">Surveiller le c\u0153ur apr\u00e8s une chimioth\u00e9rapie \u00e0 base de platine<\/h2>\n<p>Les patients atteints de tumeurs \u00e0 cellules germinales (GCC) b\u00e9n\u00e9ficient d&#8217;une chimioth\u00e9rapie \u00e0 base de platine. Les patients \u00e9tant encore tr\u00e8s jeunes au moment du diagnostic, la d\u00e9tection et la gestion des toxicit\u00e9s \u00e0 long terme li\u00e9es au traitement sont d&#8217;une importance capitale. On sait que les survivants du GCC pr\u00e9sentent un risque plus \u00e9lev\u00e9 de maladies coronariennes et de syndrome m\u00e9tabolique, ce qui entra\u00eene une morbidit\u00e9 et une mortalit\u00e9 cardiovasculaires accrues par rapport aux cohortes saines. Cependant, les connaissances sur la fonction cardiaque dans ce groupe de patients sont rares. C&#8217;est pourquoi les survivants du GCC \u22653 ans apr\u00e8s une chimioth\u00e9rapie \u00e0 base de platine sans ant\u00e9c\u00e9dents de troubles et de sympt\u00f4mes cardiaques, ainsi que des t\u00e9moins du m\u00eame \u00e2ge, ont \u00e9t\u00e9 examin\u00e9s au moyen d&#8217;une imagerie par r\u00e9sonance magn\u00e9tique (IRM) cardiaque 3T compl\u00e8te [3]. 44 survivants asymptomatiques du GCC 21 t\u00e9moins du m\u00eame \u00e2ge ont \u00e9t\u00e9 inclus dans l&#8217;analyse. Il s&#8217;est av\u00e9r\u00e9 que la FE du ventricule gauche (VG) et du ventricule droit (VD) \u00e9tait significativement plus faible chez les survivants du GCC par rapport aux t\u00e9moins. 7% des patients atteints de GCC pr\u00e9sentaient une FEVG r\u00e9duite \u00e0 moins de 50%, 41% avaient une FEVG dans la partie inf\u00e9rieure de la normale. L&#8217;analyse de l&#8217;\u00e9tirement a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 une r\u00e9duction significative de la d\u00e9formation des ventricules gauche et droit par rapport aux t\u00e9moins. En outre, huit survivants du GCC (18%) ont pr\u00e9sent\u00e9 un enrichissement tardif en gadolinium non isch\u00e9mique, indiquant une cicatrisation myocardique. Les r\u00e9sultats de l&#8217;\u00e9tude indiquent que les survivants \u00e0 long terme de GCC apr\u00e8s une chimioth\u00e9rapie \u00e0 base de platine peuvent pr\u00e9senter un affaiblissement subclinique de la fonction du VG et du VR et une incidence accrue de fibrose myocardique focale.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-20089\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/abb1_oh5_s28.jpg\" style=\"height:365px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"670\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/abb1_oh5_s28.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/abb1_oh5_s28-800x487.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/abb1_oh5_s28-120x73.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/abb1_oh5_s28-90x55.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/abb1_oh5_s28-320x195.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/abb1_oh5_s28-560x341.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/h2>\n<h2 id=\"-2\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"nouvelles-cibles-therapeutiques-possibles-pour-la-lam\">Nouvelles cibles th\u00e9rapeutiques possibles pour la LAM<\/h2>\n<p>La leuc\u00e9mie my\u00e9lo\u00efde aigu\u00eb (LMA) <span style=\"font-family:franklin gothic demi\">(Fig.&nbsp;1)<\/span> est un cancer du sang malin qui se caract\u00e9rise par une prolif\u00e9ration clonale des cellules my\u00e9lo\u00efdes dans la moelle osseuse et le sang. Bien que la caract\u00e9risation g\u00e9n\u00e9tique ait facilit\u00e9 la stratification du risque de cette maladie, elle n&#8217;a donn\u00e9 lieu qu&#8217;\u00e0 peu de nouveaux traitements et le pronostic reste mauvais. Par cons\u00e9quent, les modifications post-traductionnelles (PTM), telles que l&#8217;ubiquitylation, pourraient \u00eatre de nouvelles cibles th\u00e9rapeutiques prometteuses. La liaison covalente de la petite prot\u00e9ine ubiquitine aux prot\u00e9ines du substrat a des effets diff\u00e9rents selon le type d&#8217;ubiquitylation, qui conduit g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 la d\u00e9gradation prot\u00e9asomale du substrat. \u00c0 la recherche de nouvelles vuln\u00e9rabilit\u00e9s dans le syst\u00e8me ubiquitine-prot\u00e9asome, un criblage g\u00e9n\u00e9tique fonctionnel bas\u00e9 sur CRISPR\/Cas9 a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9 dans les cellules de LMA, ciblant les ubiquitine-ligases de type SCF (SKP1-CUL1-F-Box) [4]. Pour d\u00e9couvrir les prot\u00e9ines interactives de la cible la plus int\u00e9ressante, FBXL6, une purification par affinit\u00e9 en tandem (TAP) a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e dans des cellules HEK293T et une immunopr\u00e9cipitation FLAG (IP) dans des cellules LAM, suivie d&#8217;une analyse par spectrom\u00e9trie de masse. Le criblage CRISPR-Cas9 et la validation qui s&#8217;en est suivie ont identifi\u00e9 la sous-unit\u00e9 FBXL6 de l&#8217;ubiquitine-ligase E3 comme nouveau point faible potentiel dans la LAM. En outre, la prot\u00e9ine phosphatase PPM1G s&#8217;est av\u00e9r\u00e9e \u00eatre l&#8217;un des partenaires d&#8217;interaction les plus fr\u00e9quents dans les deux screens d&#8217;interactome bas\u00e9s sur l&#8217;affinit\u00e9. PPM1G est un membre de la famille PP2C des prot\u00e9ines phosphatases Ser\/Thr et a \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9 comme suppresseur de tumeur et oncog\u00e8ne dans plusieurs entit\u00e9s tumorales. Cette voie de signalisation pourrait donc \u00eatre une nouvelle cible th\u00e9rapeutique prometteuse dans la LAM. D&#8217;autres exp\u00e9riences sont actuellement en cours pour \u00e9tudier le r\u00f4le de PPM1G dans la diff\u00e9renciation my\u00e9lo\u00efde, la progression du cycle cellulaire et la mort cellulaire des cellules de LAM.<\/p>\n<h2 id=\"evolution-clonale-chez-les-patients-atteints-de-smd-a-faible-risque\">Evolution clonale chez les patients atteints de SMD \u00e0 faible risque<\/h2>\n<p>Le statut g\u00e9n\u00e9tique est essentiel pour la stratification du risque de SMD. L&#8217;\u00e9volution clonale (EC) est fr\u00e9quente dans les SMD et peut influencer l&#8217;\u00e9volution clinique de la maladie. Il existe plusieurs \u00e9tudes analysant l&#8217;EC chez les patients \u00e0 haut risque et en cas de transformation de la LAM. L&#8217;EC a maintenant \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9 chez les patients \u00e0 faible risque [5]. Pour les 70 patients, nous disposions d&#8217;un caryotype conventionnel (analyse des bandes chromosomiques, CBA) et d&#8217;un caryotype mol\u00e9culaire par analyse SNP Array. Une analyse longitudinale par FISH a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9e avec un panel con\u00e7u pour les SMD et un s\u00e9quen\u00e7age (Next Generation Sequencing) avec un panel allant jusqu&#8217;\u00e0 49 g\u00e8nes. Afin de permettre une observation pr\u00e9cise des \u00e9ventuels CE, les analyses g\u00e9n\u00e9tiques ont \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9es soit sur des cellules du sang p\u00e9riph\u00e9rique CD34+, soit sur des cellules de la moelle osseuse. Lors du diagnostic initial, 49 patients pr\u00e9sentaient une cytog\u00e9n\u00e9tique normale et 21 un caryotype anormal. La dur\u00e9e m\u00e9diane d&#8217;observation \u00e9tait de 34 mois. La survie globale m\u00e9diane et le temps m\u00e9dian jusqu&#8217;\u00e0 la transformation de la LAM n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 atteints dans la cohorte. 26 (37%) des patients \u00e0 faible risque pr\u00e9sentaient un EC. Il convient de noter que 22\/26 CE ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9s sans traitement modificateur de la maladie. Le d\u00e9lai m\u00e9dian entre le diagnostic et le premier EC \u00e9tait de 24 mois.<\/p>\n<h2 id=\"traitement-des-patients-ages-atteints-de-lymphome-hodgkinien\">Traitement des patients \u00e2g\u00e9s atteints de lymphome hodgkinien<\/h2>\n<p>Les adultes \u00e2g\u00e9s atteints de lymphome hodgkinien (LH) repr\u00e9sentent environ 15 \u00e0 30 % de la population totale de LH. Malheureusement, le pronostic des patients \u00e2g\u00e9s de 60 ans ou plus est toujours plut\u00f4t mauvais. La cause en est multifactorielle et entra\u00eene une moins bonne tol\u00e9rance du traitement avec une toxicit\u00e9 accrue, y compris la mortalit\u00e9 li\u00e9e au traitement. Peu d&#8217;\u00e9tudes HL prospectives ou randomis\u00e9es ont sp\u00e9cifiquement \u00e9tudi\u00e9 les patients \u00e2g\u00e9s. La ligne directrice S3 allemande actuelle contient des recommandations bas\u00e9es sur le consensus pour les patients \u00e2g\u00e9s. Aux stades pr\u00e9coces, le traitement standard est le m\u00eame que pour les patients plus jeunes, \u00e0 moins qu&#8217;il n&#8217;existe des contre-indications \u00e0 ce traitement en raison de comorbidit\u00e9s. Si l&#8217;\u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral le permet, le traitement standard est l&#8217;administration de deux cycles d&#8217;ABVD, suivis de deux cycles d&#8217;AVD et d&#8217;une radioth\u00e9rapie \u00e0 une dose de 30&nbsp;Gy. La bl\u00e9omycine ne doit pas \u00eatre poursuivie au-del\u00e0 du 2e cycle&nbsp;, car le taux de complications pulmonaires est nettement plus \u00e9lev\u00e9. Alternativement, une combinaison de prednisone, vinblastine, doxorubicine et gemcitabine (PVAG) ou un traitement unique peuvent \u00eatre envisag\u00e9s. Dans les stades avanc\u00e9s, deux cycles d&#8217;ABVD suivis de 4 \u00e0 6 cycles d&#8217;AVD (alternativement 6 \u00e0 8 cycles de PVAG) et une radioth\u00e9rapie localis\u00e9e des gros ganglions lymphatiques sont recommand\u00e9s, si l&#8217;\u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral le permet. Les patients qui ne peuvent pas \u00eatre trait\u00e9s par polychimioth\u00e9rapie en raison de comorbidit\u00e9s doivent se voir proposer une chimioth\u00e9rapie avec une seule substance active, par exemple la gemcitabine, \u00e9ventuellement associ\u00e9e \u00e0 des corticost\u00e9ro\u00efdes. Si le cancer est localis\u00e9, la radioth\u00e9rapie seule peut \u00e9galement \u00eatre envisag\u00e9e. Les patients \u00e2g\u00e9s atteints de lymphome hodgkinien r\u00e9cidivant ou r\u00e9fractaire ne peuvent g\u00e9n\u00e9ralement \u00eatre trait\u00e9s qu&#8217;en vue d&#8217;une palliation. Chez quelques patients en rechute, une th\u00e9rapie \u00e0 haute dose suivie d&#8217;une autogreffe de cellules souches peut \u00eatre administr\u00e9e si le patient y est \u00e9ligible. En cas de r\u00e9cidive, des th\u00e9rapies cibl\u00e9es telles que le conjugu\u00e9 anticorps-m\u00e9dicament brentuximab vedotin ou les inhibiteurs de points de contr\u00f4le (nivolumab, pembrolizumab), qui pr\u00e9sentent des taux de r\u00e9ponse prometteurs, peuvent \u00eatre envisag\u00e9es comme alternative \u00e0 la chimioth\u00e9rapie. Le brentuximab vedotin plus nivolumab est efficace chez les patients \u00e2g\u00e9s atteints de lymphome hodgkinien non trait\u00e9 et pr\u00e9sentant des comorbidit\u00e9s [6].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Martens U, Schr\u00f6der J, Sellmann L, et al. : Deuxi\u00e8me analyse int\u00e9rimaire sur INFINITY &#8211; un registre pour la prise de d\u00e9cision en oncologie de pr\u00e9cision bas\u00e9e sur les biomarqueurs et sa signification clinique. V34, DGHO 2022.<\/li>\n<li>Ivanyi P, Narten E, Duzzi L, et al. : Effets secondaires neurologiques (nAE) des inhibiteurs de points de contr\u00f4le immunitaires &#8211; une \u00e9tude de cohorte prospective monocentrique (ICOG). V35, DGHO 2022.<\/li>\n<li>Beitzen-Heineke A, Chen H, Seidel C, et al : Le d\u00e9pistage par IRM cardiaque montre des changements fonctionnels et structurels chez les patients atteints de tumeurs \u00e0 cellules germinales ayant surv\u00e9cu \u00e0 long terme apr\u00e8s une chimioth\u00e9rapie \u00e0 base de platine. V46, DGHO 2022.<\/li>\n<li>Koch D, Kuisl A, Brockelt D, et al. : Le r\u00f4le de l&#8217;ubiquitination de PPM1G m\u00e9di\u00e9e par FBXL6 dans la LAM. V94, DGHO 2022.<\/li>\n<li>Mazzeo P, Ganster C, Brzuszkiewicz EB, et al. : Evolution clonale dans les SMD \u00e0 faible risque. V106, DGHO 2022<\/li>\n<li>Naumann R. Traitement des patients \u00e2g\u00e9s. V120, DGHO 2022.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c9MATOLOGIE 2022 ; 10(5) : 28-29<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lors de la r\u00e9union annuelle transnationale des soci\u00e9t\u00e9s allemande, autrichienne et suisse d&#8217;h\u00e9matologie et d&#8217;oncologie m\u00e9dicale (DGHO), les derni\u00e8res donn\u00e9es de la recherche fondamentale, appliqu\u00e9e et translationnelle ainsi que les&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":126268,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Cancer du sang et autres","footnotes":""},"category":[11527,11373,11389,11535,11549],"tags":[13011,12996,13014,13000,13004,13007],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-324196","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-etudes","category-hematologie","category-oncologie","category-rapports-de-congres","category-rx-fr","tag-cancer-du-sang","tag-chimiotherapie","tag-gcc-fr","tag-lymphome-de-hodgkin","tag-moelle-osseuse","tag-tumeur-des-cellules-germinales","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-07-13 12:08:40","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":324205,"slug":"ricerca-traslazionale-e-approcci-terapeutici-innovativi","post_title":"Ricerca traslazionale e approcci terapeutici innovativi","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/ricerca-traslazionale-e-approcci-terapeutici-innovativi\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":324167,"slug":"investigacao-translacional-e-abordagens-de-tratamento-inovadoras","post_title":"Investiga\u00e7\u00e3o translacional e abordagens de tratamento inovadoras","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/investigacao-translacional-e-abordagens-de-tratamento-inovadoras\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":324182,"slug":"investigacion-traslacional-y-enfoques-terapeuticos-innovadores","post_title":"Investigaci\u00f3n traslacional y enfoques terap\u00e9uticos innovadores","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/investigacion-traslacional-y-enfoques-terapeuticos-innovadores\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/324196","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=324196"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/324196\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=324196"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=324196"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=324196"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=324196"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}