{"id":324207,"date":"2022-11-13T01:00:00","date_gmt":"2022-11-13T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/un-compagnon-indesirable-pour-de-nombreuses-entites\/"},"modified":"2023-01-12T13:45:11","modified_gmt":"2023-01-12T12:45:11","slug":"un-compagnon-indesirable-pour-de-nombreuses-entites","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/un-compagnon-indesirable-pour-de-nombreuses-entites\/","title":{"rendered":"Un compagnon ind\u00e9sirable pour de nombreuses entit\u00e9s"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>La fatigue appara\u00eet chez presque tous les patients oncologiques au cours de la maladie. Malgr\u00e9 un sommeil suffisant, les personnes concern\u00e9es sont fatigu\u00e9es et \u00e9puis\u00e9es &#8211; une exp\u00e9rience \u00e9reintante. Comme les troubles peuvent survenir des ann\u00e9es apr\u00e8s le traitement, il convient d&#8217;\u00eatre particuli\u00e8rement vigilant.<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p>La fatigue est un syndrome tr\u00e8s r\u00e9pandu qui, lorsqu&#8217;il est recherch\u00e9 syst\u00e9matiquement, touche environ 80% des patients oncologiques \u00e0 un moment ou \u00e0 un autre de leur maladie [1]. Il ne s&#8217;agit pas d&#8217;une simple fatigue ou d&#8217;un \u00e9puisement passager. Les personnes souffrant de fatigue ne retrouvent pas leurs forces et leur \u00e9nergie uniquement en dormant et en se reposant. La sensation de fatigue ou d&#8217;\u00e9puisement profond est sans rapport avec les efforts pr\u00e9c\u00e9dents et plane sur toutes les activit\u00e9s de la vie quotidienne. Souvent, les personnes concern\u00e9es souffrent de cet \u00e9tat pendant des semaines, voire des mois, et font \u00e9tat d&#8217;un stress \u00e9puisant [2,3]. Dans sa brochure correspondante, la Ligue suisse contre le cancer d\u00e9finit la fatigue comme &#8220;une fatigue persistante, difficile \u00e0 surmonter et \u00e9prouvante, qui laisse un sentiment d&#8217;\u00e9puisement total sur le plan \u00e9motionnel, mental et physique&#8221;. [4]\n\n<p>Bien que la fatigue, en tant que syndrome accompagnant non seulement les maladies oncologiques mais aussi les maladies chroniques, fasse l&#8217;objet d&#8217;une attention croissante depuis une vingtaine d&#8217;ann\u00e9es, les m\u00e9canismes exacts de son apparition n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 enti\u00e8rement d\u00e9crits \u00e0 ce jour. La th\u00e9rapie reste soumise \u00e0 de nombreuses incertitudes. L&#8217;hypoth\u00e8se courante selon laquelle l&#8217;\u00e9tat inflammatoire est le d\u00e9clencheur de l&#8217;\u00e9tat d&#8217;\u00e9puisement pourrait \u00eatre une conclusion erron\u00e9e, selon de r\u00e9centes d\u00e9couvertes [5]. Bien que l&#8217;inflammation chronique et la fatigue soient souvent corr\u00e9l\u00e9es, aucun lien de causalit\u00e9 statistiquement d\u00e9montrable n&#8217;a \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli entre ces deux variables, du moins dans le mod\u00e8le de la souris. L&#8217;apparition \u00e0 tous les stades d&#8217;une grande vari\u00e9t\u00e9 de pathologies et de th\u00e9rapies sugg\u00e8re \u00e9galement un processus multifactoriel. Divers facteurs de risque non directement li\u00e9s au cancer, tels qu&#8217;un statut socio-\u00e9conomique bas, un IMC plus \u00e9lev\u00e9, des comorbidit\u00e9s psychiques ou physiques, ont \u00e9t\u00e9 postul\u00e9s dans diff\u00e9rentes publications pour le d\u00e9veloppement du syndrome [6\u2009\u2013\u20098]. N\u00e9anmoins, de nombreux patients souffrent \u00e9galement de fatigue sans ces facteurs pr\u00e9disposants [9]. Ce qui est s\u00fbr, c&#8217;est que le cancer en lui-m\u00eame et son traitement peuvent contribuer \u00e0 son d\u00e9veloppement [3]. Ainsi, 80 \u00e0 96% des patientes ayant subi une chimioth\u00e9rapie et 60 \u00e0 93% des patients ayant subi une radioth\u00e9rapie sont touch\u00e9s, dont beaucoup plusieurs ann\u00e9es apr\u00e8s la fin du traitement [9\u2009\u201312]. La chronicit\u00e9 de l&#8217;\u00e9tat d&#8217;\u00e9puisement extr\u00eame concerne 20 \u00e0 50% des patients, sans qu&#8217;il soit possible \u00e0 ce jour de pr\u00e9dire quel groupe de patients est le plus \u00e0 risque [3].<\/p>\n\n<h2 id=\"diagnostic\" class=\"wp-block-heading\">Diagnostic<\/h2>\n\n<p>Malheureusement, aujourd&#8217;hui encore, de nombreux patients souffrant de fatigue sont priv\u00e9s d&#8217;un traitement ad\u00e9quat en raison d&#8217;un manque de perception de leurs sympt\u00f4mes [1]. Il s&#8217;agit d&#8217;un syndrome silencieux qui se produit rarement de mani\u00e8re isol\u00e9e. En outre, la pr\u00e9sence d&#8217;une fatigue importante est trop souvent consid\u00e9r\u00e9e comme normale par les patientes, mais aussi par les m\u00e9decins et les infirmi\u00e8res, compte tenu de la maladie et du traitement intensif. Un premier pas d\u00e9cisif vers une meilleure d\u00e9tection et donc un meilleur traitement de la fatigue consiste donc d\u00e9j\u00e0 \u00e0 effectuer un d\u00e9pistage syst\u00e9matique. Un tel examen est recommand\u00e9 par l&#8217;<em>American Society of Clinical Oncology (ASCO)<\/em> d\u00e8s le diagnostic de la maladie tumorale et ensuite au moins une fois par an, m\u00eame apr\u00e8s la fin du traitement [13]. L&#8217;outil initial propos\u00e9 est une simple \u00e9valuation de la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 sur une \u00e9chelle visuelle (EVA) ou num\u00e9rique (NRS) de 0 \u00e0 10, les valeurs comprises entre 1 et 3 indiquant une fatigue l\u00e9g\u00e8re, les valeurs comprises entre 4 et 6 indiquant une fatigue mod\u00e9r\u00e9e et les valeurs sup\u00e9rieures \u00e0 6 indiquant une fatigue s\u00e9v\u00e8re. Pour le d\u00e9pistage, il convient d&#8217;utiliser des questions simples et ouvertes telles que <em>&#8220;A quel point vous sentez-vous fatigu\u00e9 ?<\/em> &#8221; ou <em>&#8220;A quel point la fatigue vous d\u00e9range-t-elle ?&#8221; <\/em>[1]. Les patientes qui se plaignent de sympt\u00f4mes mod\u00e9r\u00e9s ou s\u00e9v\u00e8res doivent faire l&#8217;objet d&#8217;un examen plus approfondi. <strong>\n  <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(figure 1). <\/span>\n<\/strong> <\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1781\" height=\"1029\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/abb1_oh5_s7.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-14766\"\/><\/figure>\n\n<p>Pour faciliter l&#8217;\u00e9valuation de la souffrance et des co-facteurs potentiels, on peut \u00e9galement proc\u00e9der \u00e0 une \u00e9valuation multidimensionnelle, par exemple \u00e0 l&#8217;aide du <em>Core Quality of Life Questionnaire <\/em>de l&#8217;<em>European Organization for Research and Treatment of Cancer (EORTC QLQ-C30) <\/em>[1,14]. Cet outil comprend 30 questions et \u00e9value la qualit\u00e9 de vie des patients oncologiques sur 10 sous-\u00e9chelles. Il permet de situer l&#8217;\u00e9valuation subjective de la fatigue par rapport \u00e0 celle d&#8217;autres sympt\u00f4mes. Pour certains cancers, le questionnaire a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 et adapt\u00e9 plus pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 l&#8217;affection en question. Il existe par exemple le <em>QLQ BR23<\/em> pour les patientes atteintes d&#8217;un cancer du sein. Il existe de nombreux autres instruments uni- et multidimensionnels pour quantifier et mieux classer la fatigue, mais malheureusement, souvent, seule leur version anglaise est scientifiquement valid\u00e9e [15]. Il s&#8217;agit par exemple du <em>Brief Fatigue Inventory (BFI), de <\/em>la <em>Chalder Fatigue Scale (CFS), <\/em>de la <em>Fatigue Severity Scale (FSS)<\/em> et du <em>Multidimensional Fatigue Inventory (MFI)<\/em>. Le FSS, dans sa version allemande, a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 valid\u00e9 dans une grande cohorte suisse pr\u00e9sentant des pathologies diff\u00e9rentes, mais non oncologiques, et permet d&#8217;\u00e9valuer la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 \u00e0 travers neuf questions [16]. La revue syst\u00e9matique de Minton et al. [15] donne un aper\u00e7u des outils existants pour caract\u00e9riser la fatigue.<\/p>\n\n<p>M\u00eame si l&#8217;auto-\u00e9valuation n&#8217;est pas possible, il ne faut pas renoncer totalement au d\u00e9pistage [1]. Une anamn\u00e8se externe avec les proches sur le niveau d&#8217;activit\u00e9, la somnolence et les heures de sommeil peut fournir de bonnes indications \u00e0 ce sujet.<\/p>\n\n<p>Apr\u00e8s une caract\u00e9risation plus pr\u00e9cise des troubles, il convient d&#8217;exclure d&#8217;\u00e9ventuelles causes traitables. Il n&#8217;existe pas d&#8217;algorithme universel, mais les examens compl\u00e9mentaires doivent \u00eatre adapt\u00e9s \u00e0 chaque situation [1]. Le pronostic, les th\u00e9rapies oncologiques suivies ou pr\u00e9vues, le projet de vie du patient et ses objectifs th\u00e9rapeutiques jouent \u00e9galement un r\u00f4le, tout comme les comorbidit\u00e9s connues et les autres facteurs de risque d\u00e9crits. En principe, avant d&#8217;entreprendre d&#8217;autres d\u00e9marches diagnostiques et th\u00e9rapeutiques, le praticien doit s&#8217;assurer que le patient se trouve dans une situation clairement curative ou que les soins palliatifs occupent d\u00e9j\u00e0 une large place. A des stades tr\u00e8s avanc\u00e9s de la maladie, un diagnostic d\u00e9taill\u00e9 et surtout des tentatives pharmacologiques pour rem\u00e9dier \u00e0 la fatigue peuvent ne plus \u00eatre indiqu\u00e9s ou m\u00eame \u00eatre contre-productifs [2,17]. Certains sympt\u00f4mes accompagnant fr\u00e9quemment les maladies oncologiques, tels que la d\u00e9pression, les troubles du sommeil, la malnutrition et l&#8217;an\u00e9mie, entra\u00eenent souvent de la fatigue et de l&#8217;\u00e9puisement et peuvent \u00eatre \u00e0 la fois clarifi\u00e9s et trait\u00e9s de mani\u00e8re diff\u00e9renci\u00e9e. En outre, les effets ind\u00e9sirables des m\u00e9dicaments sont souvent des facteurs d\u00e9clencheurs de la fatigue.<\/p>\n\n<h2 id=\"therapie\" class=\"wp-block-heading\">Th\u00e9rapie<\/h2>\n\n<p>Le traitement symptomatique de la fatigue repose sur trois piliers : l&#8217;information, les mesures non pharmacologiques et les interventions pharmacologiques. En raison de l&#8217;origine multi-causale de la maladie, le traitement doit g\u00e9n\u00e9ralement reposer sur une approche multidimensionnelle. La correction d&#8217;un seul facteur potentiellement causal n&#8217;entra\u00eenera gu\u00e8re d&#8217;am\u00e9lioration significative, surtout chez les patientes en situation palliative [17]. Cependant, le traitement des conditions connues pour causer une fatigue s\u00e9v\u00e8re, telles que l&#8217;an\u00e9mie, l&#8217;hypothyro\u00efdie, la d\u00e9shydratation ou un \u00e9tat inflammatoire aigu, est une priorit\u00e9 <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(figure 2)<\/span> [1,2]. Il est important d&#8217;\u00e9valuer en permanence les mesures prises. Si, par exemple, une administration d&#8217;oxyg\u00e8ne est initi\u00e9e sur la base de l&#8217;hypoth\u00e8se qu&#8217;une hypox\u00e9mie est \u00e0 l&#8217;origine de la fatigue et qu&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;am\u00e9lioration des sympt\u00f4mes, le traitement ne doit pas \u00eatre poursuivi de mani\u00e8re non critique [17]. L&#8217;exp\u00e9rience subjective des patients est d\u00e9terminante pour le contr\u00f4le de l&#8217;efficacit\u00e9 des mesures th\u00e9rapeutiques prises [1]. Des relev\u00e9s r\u00e9guliers de la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la fatigue via les instruments utilis\u00e9s \u00e9galement au d\u00e9but du traitement aident \u00e0 documenter l&#8217;\u00e9volution et \u00e0 assurer la tra\u00e7abilit\u00e9 des d\u00e9cisions de traitement.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"1100\" height=\"739\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/abb2-oh5_s8_0.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-14767 lazyload\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/abb2-oh5_s8_0.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/abb2-oh5_s8_0-800x537.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/abb2-oh5_s8_0-120x81.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/abb2-oh5_s8_0-90x60.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/abb2-oh5_s8_0-320x215.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/abb2-oh5_s8_0-560x376.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/739;\" \/><\/figure>\n\n<p><strong>Information et conseil : <\/strong>l&#8217;information des patients et de leurs proches sur la fatigue occupe une place importante et constitue le d\u00e9but de tout traitement efficace [1]. Il s&#8217;agit d&#8217;aborder les facteurs potentiellement causaux et les \u00e9volutions possibles, ainsi que les manifestations et les strat\u00e9gies d&#8217;adaptation. Il est important d&#8217;inciter les personnes concern\u00e9es \u00e0 adopter une approche consciente de leurs propres forces et \u00e0 conna\u00eetre leurs ressources. Ainsi, les moments de grande \u00e9nergie devraient \u00eatre utilis\u00e9s efficacement [1]. Il vaut la peine de souligner que la fatigue peut \u00eatre une cons\u00e9quence du traitement oncologique &#8211; par ailleurs r\u00e9ussi &#8211; et n&#8217;est pas n\u00e9cessairement due \u00e0 une progression de la maladie [13]. Pour faciliter l&#8217;information, on peut se r\u00e9f\u00e9rer aux informations existantes destin\u00e9es aux patients, comme la brochure de la Ligue suisse contre le cancer ou la publication correspondante de la Deutsche Krebshilfe [4,18]. Ils peuvent aider les personnes concern\u00e9es et les soignants \u00e0 trouver un langage commun. Ils contiennent \u00e9galement des questionnaires qui peuvent \u00eatre utilis\u00e9s pour la r\u00e9\u00e9valuation en cours de route. La d\u00e9finition commune d&#8217;objectifs de traitement r\u00e9alistes permet de pr\u00e9venir les d\u00e9ceptions et les interruptions de traitement et de r\u00e9duire la pression sur les personnes concern\u00e9es [1,17]. Les patients ont g\u00e9n\u00e9ralement besoin d&#8217;espace pour exprimer leurs \u00e9motions ; pour comprendre et accepter la fatigue en tant que syndrome, il faut du temps et de la compr\u00e9hension de la part du praticien, en plus d&#8217;une information suffisante [1].<\/p>\n\n<p>Il est important pour le conseil de savoir que la fatigue des patientes oncologiques peut \u00eatre am\u00e9lior\u00e9e de mani\u00e8re significative par des \u00e9conomies d&#8217;\u00e9nergie et la gestion de l&#8217;activit\u00e9 [20]. Les strat\u00e9gies correspondantes comprennent la conservation de l&#8217;\u00e9nergie par la d\u00e9l\u00e9gation et la d\u00e9finition des priorit\u00e9s, ainsi qu&#8217;une quantit\u00e9 ad\u00e9quate de phases de repos et d&#8217;activit\u00e9 dans une structure journali\u00e8re d\u00e9finie avec un rythme de sommeil r\u00e9gulier [13]. Pour r\u00e9ussir \u00e0 mettre en \u0153uvre ces approches, il est essentiel d&#8217;impliquer et d&#8217;\u00e9duquer l&#8217;entourage. Une assistance sociale peut \u00eatre utile pour la coordination du r\u00e9seau ainsi que pour les questions financi\u00e8res et de droit du travail. Selon la situation, des services d&#8217;aide peuvent \u00e9galement \u00eatre appel\u00e9s.<\/p>\n\n<p><strong>Traitement non m\u00e9dicamenteux : <\/strong>les approches th\u00e9rapeutiques par l&#8217;exercice physique et la nutrition, les interventions psychosociales et les m\u00e9thodes de m\u00e9decine compl\u00e9mentaire font partie de la strat\u00e9gie de traitement multidimensionnelle [1,2]. L&#8217;efficacit\u00e9 de l&#8217;exercice physique a\u00e9robie est la plus \u00e9vidente [2,21\u201323]. Ainsi, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que les s\u00e9ances d&#8217;exercice structur\u00e9es am\u00e9liorent la fatigue. Cependant, leur mise en \u0153uvre est loin d&#8217;\u00eatre simple, car il faut d&#8217;abord briser la spirale descendante de l&#8217;\u00e9puisement croissant qui renforce la r\u00e9sistance \u00e0 l&#8217;activation. La plupart des patients r\u00e9agissent de mani\u00e8re compr\u00e9hensible \u00e0 leur fatigue en se reposant davantage et en r\u00e9duisant leur besoin d&#8217;activit\u00e9 physique, ce qui ne fait qu&#8217;aggraver les sympt\u00f4mes au fur et \u00e0 mesure de leur \u00e9volution et ne les am\u00e9liore justement pas [24]. Id\u00e9alement, il faudrait faire plusieurs s\u00e9ances d&#8217;entra\u00eenement d&#8217;au moins 30 minutes par semaine, surtout sous forme d&#8217;entra\u00eenement d&#8217;endurance. Il semble judicieux de les combiner avec des exercices de renforcement musculaire et certaines donn\u00e9es indiquent qu&#8217;une supervision par des professionnels qualifi\u00e9s, tels que des th\u00e9rapeutes du sport, est b\u00e9n\u00e9fique [3,23]. Le programme d&#8217;activation doit \u00eatre adapt\u00e9 \u00e0 la capacit\u00e9 et aux besoins de la personne concern\u00e9e. Ainsi, selon le stade de la maladie, la moindre activit\u00e9, comme le fait de s&#8217;asseoir \u00e0 l&#8217;heure des repas, peut avoir une utilit\u00e9 clinique [1,3]. L&#8217;activit\u00e9 physique en groupe peut avoir un avantage psychosocial suppl\u00e9mentaire et renforcer la motivation. Pour \u00e9viter le cercle vicieux du d\u00e9conditionnement et de la fatigue, l&#8217;activit\u00e9 physique devrait \u00eatre recommand\u00e9e \u00e0 toutes les patientes oncologiques d\u00e8s le diagnostic.<\/p>\n\n<p>Il existe moins de recommandations claires sur le r\u00f4le de l&#8217;alimentation dans le traitement de la fatigue. Si la malnutrition est une cause potentielle, elle a plut\u00f4t un impact sur la force physique [1]. N\u00e9anmoins, des conseils nutritionnels peuvent \u00e9galement \u00eatre utiles pour former et informer les proches. Souvent, l&#8217;importance de l&#8217;alimentation dans le cadre de la lutte contre les cellules tumorales est surestim\u00e9e, ce qui peut entra\u00eener une pression \u00e9norme sur les personnes concern\u00e9es [1]. Une approche structur\u00e9e permet de r\u00e9pondre aux attentes irr\u00e9alistes par des informations et des mesures concr\u00e8tes. Dans la mesure du possible, les pr\u00e9f\u00e9rences individuelles doivent \u00eatre prises en compte. Pour le traitement de la fatigue, outre la pr\u00e9vention des carences, il faut notamment veiller \u00e0 un \u00e9quilibre \u00e9lectrolytique et \u00e0 un apport hydrique suffisant [13].<\/p>\n\n<p>Malgr\u00e9 l&#8217;intensification des efforts de recherche dans ce domaine au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es, il n&#8217;existe actuellement pas encore de base de donn\u00e9es \u00e9tendue sur les interventions psychosociales en cas de fatigue. Certaines approches semblent toutefois avoir un impact. Il s&#8217;agit notamment de la th\u00e9rapie cognitivo-comportementale, de la psycho\u00e9ducation, de la restructuration cognitive, de la m\u00e9ditation bas\u00e9e sur la pleine conscience et de l&#8217;apprentissage syst\u00e9matique de strat\u00e9gies d&#8217;adaptation [25\u2009\u201328]. Les th\u00e9rapies de groupe et les groupes d&#8217;entraide peuvent \u00e9galement \u00eatre d&#8217;une grande utilit\u00e9 pour les personnes concern\u00e9es [1,29].<\/p>\n\n<p>Les approches de traitement compl\u00e9mentaires comprennent, entre autres, les massages th\u00e9rapeutiques, l&#8217;acupuncture, le yoga, la luminoth\u00e9rapie et d&#8217;autres techniques de Mind-Body [30\u2009\u201335]. Une m\u00e9ta-analyse publi\u00e9e r\u00e9cemment a compar\u00e9 l&#8217;efficacit\u00e9 de diff\u00e9rentes interventions non pharmacologiques dans le traitement de la fatigue [32]. Dans l&#8217;analyse globale des mesures individuelles, la th\u00e9rapie cognitivo-comportementale et le qigong ont eu les meilleurs effets. Cependant, la sup\u00e9riorit\u00e9 de chaque m\u00e9thode d\u00e9pendait de l&#8217;instrument de d\u00e9pistage choisi (voir ci-dessus). Il n&#8217;est pas possible de donner une recommandation g\u00e9n\u00e9rale sur le meilleur choix de mesures non m\u00e9dicamenteuses sur la base d&#8217;une m\u00e9ta-analyse. Il est certain que les pr\u00e9f\u00e9rences et la situation de d\u00e9part des personnes concern\u00e9es ont une influence d\u00e9terminante sur le succ\u00e8s potentiel.<\/p>\n\n<p><strong>Traitement m\u00e9dicamenteux : <\/strong>pour le traitement pharmacologique de la fatigue, on utilise depuis longtemps surtout le m\u00e9thylph\u00e9nidate (Ritaline\u00ae) et le modafinil (Modasomil\u00ae), tous deux en usage hors \u00e9tiquette et avec des preuves non d\u00e9finitivement \u00e9tablies [2]. De plus, il existe des donn\u00e9es positives pour l&#8217;utilisation de st\u00e9ro\u00efdes et de ginseng [1]. En revanche, l&#8217;efficacit\u00e9 d&#8217;autres m\u00e9dicaments stimulants comme le don\u00e9p\u00e9zil est tr\u00e8s controvers\u00e9e et l&#8217;utilisation de routine de l&#8217;amantadine, de la parox\u00e9tine, du Remeron, du m\u00e9gestrol et de la L-carnitine est d\u00e9conseill\u00e9e [1,2]. Comme pour le traitement sp\u00e9cifique des facteurs d\u00e9clenchants, le principe est que si les objectifs th\u00e9rapeutiques ne sont pas atteints, la m\u00e9dication doit \u00eatre arr\u00eat\u00e9e suffisamment t\u00f4t [1]. En outre, il convient de noter que, chez les patients souffrant de fatigue, une am\u00e9lioration significative des sympt\u00f4mes a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e dans les ECR, y compris dans le groupe placebo correspondant [36]. Cela relativise l&#8217;importance des r\u00e9sultats d&#8217;\u00e9tudes attribuant des effets \u00e0 certaines substances et explique pourquoi il n&#8217;y a pas encore d&#8217;\u00e9vidence claire pour une substance active.<\/p>\n\n<p>Le m\u00e9thylph\u00e9nidate est l&#8217;une des substances dont l&#8217;efficacit\u00e9 dans le traitement de la fatigue a \u00e9t\u00e9 test\u00e9e dans plusieurs \u00e9tudes [37\u2013\u200940]. Il existe cependant des donn\u00e9es qui remettent en question l&#8217;effet positif de cette substance [41,42]. Pour le traitement de la fatigue, il est recommand\u00e9 de commencer par une dose test de 5 mg le matin et, en cas de bonne tol\u00e9rance, d&#8217;administrer la m\u00eame dose \u00e0 midi. Par la suite, une augmentation jusqu&#8217;\u00e0 une dose journali\u00e8re maximale de 60 mg peut \u00eatre effectu\u00e9e, mais cela est rarement n\u00e9cessaire. <strong>\n  <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(Tab. 1)<\/span>\n<\/strong> [1]. Comme la plupart des patients qui r\u00e9pondent au m\u00e9thylph\u00e9nidate le font d\u00e8s la premi\u00e8re heure, la fatigue doit \u00eatre \u00e9valu\u00e9e par EVA une heure apr\u00e8s l&#8217;administration de la premi\u00e8re dose ad\u00e9quate. Le modafinil pourrait aussi potentiellement soulager les troubles li\u00e9s \u00e0 la fatigue, mais il existe encore moins d&#8217;\u00e9tudes \u00e0 ce sujet et les r\u00e9sultats sont \u00e9galement contradictoires [40,43,44]. L&#8217;utilisation du modafinil est donc d\u00e9conseill\u00e9e, par exemple dans le document de consensus Bigorio du groupe d&#8217;experts suisse en soins palliatifs [1].<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"1100\" height=\"461\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/tab1_oh5_s9_0.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-14768 lazyload\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/tab1_oh5_s9_0.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/tab1_oh5_s9_0-800x335.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/tab1_oh5_s9_0-120x50.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/tab1_oh5_s9_0-90x38.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/tab1_oh5_s9_0-320x134.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/tab1_oh5_s9_0-560x235.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/461;\" \/><\/figure>\n\n<p>En revanche, les corticost\u00e9ro\u00efdes sont largement utilis\u00e9s pour soulager temporairement la fatigue, surtout \u00e0 un stade avanc\u00e9 de la maladie, et certaines \u00e9tudes montrent effectivement des effets positifs sur les sympt\u00f4mes [45\u2009\u2013\u200947]. N\u00e9anmoins, l\u00e0 encore, les donn\u00e9es ne sont pas clairement \u00e9tablies, notamment en ce qui concerne les b\u00e9n\u00e9fices \u00e0 long terme. De plus, les cortico\u00efdes ayant un profil d&#8217;effets secondaires d\u00e9favorable, ils ne doivent \u00eatre utilis\u00e9s que ponctuellement et pas plus de deux \u00e0 trois semaines dans l&#8217;indication de la fatigue [1]. Il est recommand\u00e9 d&#8217;administrer 25 \u00e0 50 mg d&#8217;\u00e9quivalent prednisone ou 4 \u00e0 8 mg de dexam\u00e9thasone une fois par jour, de pr\u00e9f\u00e9rence le matin. <strong><span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(tableau 1).<\/span> <\/strong>Si aucun effet n&#8217;est d\u00e9montr\u00e9 apr\u00e8s cinq jours, le traitement doit \u00eatre arr\u00eat\u00e9 [1].<\/p>\n\n<p>Le ginseng est une approche pharmacologique moins connue dans la lutte contre la fatigue. Certaines \u00e9tudes ont d\u00e9montr\u00e9 les bienfaits du ginseng am\u00e9ricain et asiatique [48\u2009\u201350]. Cependant, d&#8217;autres \u00e9tudes m\u00e9thodologiques irr\u00e9prochables sont n\u00e9cessaires pour pouvoir \u00e9mettre des recommandations claires [50]. Le profil de risque favorable est certainement un avantage de cette mol\u00e9cule.<\/p>\n\n<h2 id=\"la-situation-palliative\" class=\"wp-block-heading\">La situation palliative<\/h2>\n\n<p>Dans les stades avanc\u00e9s de la maladie, palliatifs et surtout concr\u00e8tement en fin de vie, un soulagement significatif de la fatigue peut ne plus \u00eatre l&#8217;objectif du traitement. Certains auteurs consid\u00e8rent que la fatigue prononc\u00e9e a un r\u00f4le protecteur pour r\u00e9duire les souffrances en fin de vie [2,17]. Souvent, dans cette situation, la souffrance des personnes concern\u00e9es diminue sous l&#8217;effet de l&#8217;\u00e9puisement, car les exigences int\u00e9rieures et ext\u00e9rieures concernant le fonctionnement au quotidien n&#8217;existent plus ou presque plus, un long chemin d&#8217;adaptation psychique et mentale et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, d&#8217;acceptation est derri\u00e8re elles. N\u00e9anmoins, le bon moment pour adapter la strat\u00e9gie dans le traitement de la fatigue n&#8217;est pas toujours facile \u00e0 identifier et ne peut \u00eatre d\u00e9termin\u00e9 qu&#8217;avec l&#8217;aide des patientes. Il ne faut pas le manquer [17].<\/p>\n\n<p>Si un traitement de la fatigue est souhait\u00e9 et utile, les m\u00eames principes th\u00e9rapeutiques que pour les patients en phase de traitement oncologique actif ou en r\u00e9mission s&#8217;appliquent. Mais dans l&#8217;ensemble, les donn\u00e9es sont moins solides pour les personnes en phase terminale de la maladie. L\u00e0 encore, l&#8217;information des patientes et de leur famille sur le syndrome joue un r\u00f4le important. Il existe en outre quelques \u00e9tudes qui d\u00e9montrent que des programmes d&#8217;activit\u00e9 physique adapt\u00e9s peuvent \u00e9galement avoir un effet b\u00e9n\u00e9fique en situation palliative [51,52]. D&#8217;autres m\u00e9thodes non pharmacologiques, telles que les interventions psychosociales, qui peuvent contribuer \u00e0 donner un sentiment de dignit\u00e9, se sont \u00e9galement r\u00e9v\u00e9l\u00e9es efficaces [53,54]. L&#8217;utilisation de th\u00e9rapies compl\u00e9mentaires et m\u00e9dicamenteuses doit \u00eatre adapt\u00e9e aux besoins et r\u00e9\u00e9valu\u00e9e en permanence.<\/p>\n\n<h2 id=\"messages-take-home\" class=\"wp-block-heading\">Messages Take-Home<\/h2>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>La fatigue est un syndrome tr\u00e8s r\u00e9pandu chez les patients oncologiques, qui a de graves r\u00e9percussions sur la qualit\u00e9 de vie et qui n&#8217;est souvent pas trait\u00e9 de mani\u00e8re ad\u00e9quate. Les sympt\u00f4mes peuvent persister des ann\u00e9es apr\u00e8s la fin du traitement anticanc\u00e9reux.<\/li>\n\n\n\n<li>Il s&#8217;agit d&#8217;un syndrome multidimensionnel avec des composantes physiques, \u00e9motionnelles et cognitives. Toutes les composantes doivent \u00eatre prises en compte dans le diagnostic et le traitement.<\/li>\n\n\n\n<li>Un d\u00e9pistage est recommand\u00e9 au moment du diagnostic de cancer, puis au moins une fois par an, au moyen d&#8217;une \u00e9chelle visuelle analogique (EVA) ou d&#8217;une \u00e9chelle de notation num\u00e9rique (NRS), et ce au-del\u00e0 de la fin du traitement. Si les valeurs sont &gt;4, un diagnostic suppl\u00e9mentaire doit \u00eatre effectu\u00e9.<\/li>\n\n\n\n<li>Un traitement ad\u00e9quat consiste en une information, des interventions non pharmacologiques et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, pharmacologiques. La psycho\u00e9ducation et la pratique r\u00e9guli\u00e8re d&#8217;une activit\u00e9 physique jouent notamment un r\u00f4le important. Les options m\u00e9dicamenteuses limit\u00e9es comprennent le m\u00e9thylph\u00e9nidate, les st\u00e9ro\u00efdes et le ginseng.<\/li>\n\n\n\n<li>La fatigue a une certaine fonction protectrice dans les stades terminaux de la maladie. Une th\u00e9rapie forc\u00e9e, notamment pharmacologique, n&#8217;est pas indiqu\u00e9e dans cette situation et peut m\u00eame \u00eatre contre-productive.<\/li>\n<\/ul>\n\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Ducret S, et al. : Bigorio 2013 &#8211; &#8220;Fatigue&#8221;. Consensus sur les &#8220;meilleures pratiques&#8221; en mati\u00e8re de soins palliatifs en Suisse &#8211; Groupe d&#8217;experts de palliative ch. www.palliative.ch\/2013<\/li>\n\n\n\n<li>Radbruch L, et al. : Fatigue chez les patients en soins palliatifs &#8212; une approche EAPC. Palliat Med 2008 ; 22(1) : 13-32.<\/li>\n\n\n\n<li>von Kieseritzky K : Fatigue en cas de cancer. www.krebsgesellschaft.de\/2018. Mis \u00e0 jour le 05\/07\/2018. Disponible \u00e0 partir de : www.krebsgesellschaft.de\/onko-internetportal\/basis-informationen-krebs\/basis-informationen-krebs-allgemeine-informationen\/fatigue-bei-krebs.html.<\/li>\n\n\n\n<li>Bachmann-Mettler I, Lanz S, Lienhard A : Fatigue \u00e0 tous les niveaux : la fatigue en cas de cancer. Brochure d&#8217;information de la Ligue suisse contre le cancer 2014.<\/li>\n\n\n\n<li>Grossberg AJ, et al : Tumor-Associated Fatigue in Cancer Patients Develops Independently of IL1 Signaling. Cancer Res 2018 ; 78(3) : 695-705.<\/li>\n\n\n\n<li>Bower JE, et al : Fatigue chez les survivantes du cancer du sein : occurrence, corr\u00e9lations, et impact sur la qualit\u00e9 de vie. J Clin Oncol 2000 ; 18(4) : 743-753.<\/li>\n\n\n\n<li>Donovan KA, et al : Utilit\u00e9 d&#8217;un mod\u00e8le cognitivo-comportemental pour pr\u00e9dire la fatigue apr\u00e8s un traitement du cancer du sein. Health Psychol 2007 ; 26(4) : 464-472.<\/li>\n\n\n\n<li>Mitchell SA : Cancer-related fatigue : state of the science. PM R 2010 ; 2(5) : 364-383.<\/li>\n\n\n\n<li>Bower JE : Cancer-related fatigue mechanisms, risk factors, and treatments. Nat Rev Clin Oncol 2014 ; 11(10) : 597-609.<\/li>\n\n\n\n<li>Stasi R, et al : Cancer-related fatigue : evolving concepts in evaluation and treatment. Cancer 2003 ; 98(9) : 1786-1801.<\/li>\n\n\n\n<li>Reinertsen KV, et al. : Fatigue pendant et apr\u00e8s le traitement du cancer du sein &#8211; \u00e9tude prospective. J Pain Symptom Manage 2017 ; 53(3) : 551-560.<\/li>\n\n\n\n<li>Ebede CC, Jang Y, Escalante CP : Cancer-Related Fatigue in Cancer Survivorship. Med Clin North Am 2017 ; 101(6) : 1085-1097.<\/li>\n\n\n\n<li>Bower JE, et al : Screening, assessment, and management of fatigue in adult survivors of cancer : an American Society of Clinical oncology clinical practice guideline adaptation. J Clin Oncol 2014 ; 32(17) : 1840-1850.<\/li>\n\n\n\n<li>Aaronson NK, et al : The European Organization for Research and Treatment of Cancer QLQ-C30 : a quality-of-life instrument for use in international clinical trials in oncology. J Natl Cancer Inst 1993 ; 85(5) : 365-376.<\/li>\n\n\n\n<li>Minton O, Stone P : A systematic review of the scales used for the measurement of cancer-related fatigue (CRF). Ann Oncol 2009 ; 20(1) : 17-25.<\/li>\n\n\n\n<li>Valko PO, et al : Validation de l&#8217;\u00e9chelle de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la fatigue dans une cohorte suisse. Sleep 2008 ; 31(11) : 1601-1607.<\/li>\n\n\n\n<li>Neuenschwander H : Manuel des soins palliatifs. 3e \u00e9dition, \u00c9ditions Hans Huber 2015.<\/li>\n\n\n\n<li>Beckmann I-A : Fatigue : fatigue chronique en cas de cancer. Brochure d&#8217;information de la fondation Deutsche Krebshilfe.<\/li>\n\n\n\n<li>Fiche d&#8217;information de la Ligue suisse contre le cancer : Comment g\u00e9rer la fatigue pendant ou apr\u00e8s un cancer. www.krebsliga.ch.<\/li>\n\n\n\n<li>Barsevick AM, et al : A randomized clinical trial of energy conservation for patients with cancer-related fatigue. Cancer 2004 ; 100(6) : 1302-1310.<\/li>\n\n\n\n<li>Mock V : Evidence-based treatment for cancer-related fatigue. J Natl Cancer Inst Monogr 2004 ; 2004(32) : 112-118.<\/li>\n\n\n\n<li>Speck RM, et al : An update of controlled physical activity trials in cancer survivors : a systematic review and meta-analysis. J Cancer Surviv 2010 ; 4(2) : 87-100.<\/li>\n\n\n\n<li>Brown JC, et al : Efficacit\u00e9 des interventions d&#8217;exercice dans la modulation de la fatigue li\u00e9e au cancer chez les survivants adultes du cancer : une m\u00e9ta-analyse. Cancer Epidemiol Biomarkers Prev 2011 ; 20(1) : 123-133.<\/li>\n\n\n\n<li>Richardson A, Ream EK : Comportements d&#8217;auto-soins initi\u00e9s par les patients sous chimioth\u00e9rapie en r\u00e9ponse \u00e0 la fatigue. Int J Nurs Stud 1997 ; 34(1) : 35-43.<\/li>\n\n\n\n<li>Lengacher CA, et al : Examination of Broad Symptom Improvement Resulting from Mindfulness-Based Stress Reduction in Breast Cancer Survivors : A Randomized Controlled Trial. J Clin Oncol 2016 ; 34(24) : 2827-2834.<\/li>\n\n\n\n<li>Duijts SF, et al : Efficacit\u00e9 des techniques comportementales et de l&#8217;exercice physique sur le fonctionnement psychosocial et la qualit\u00e9 de vie li\u00e9e \u00e0 la sant\u00e9 chez les patients et les survivants du cancer du sein&#8211;a meta-analysis. Psychooncology 2011 ; 20(2) : 115-126.<\/li>\n\n\n\n<li>Sandler CX, et al : \u00c9valuation randomis\u00e9e de la th\u00e9rapie cognitivo-comportementale et de la th\u00e9rapie par l&#8217;exercice gradu\u00e9 pour la fatigue post-cancer. J Pain Symptom Manage 2017 ; 54(1) : 74-84.<\/li>\n\n\n\n<li>Gok Metin Z, et al : Effects of progressive muscle relaxation and mindfulness meditation on fatigue, coping styles, and quality of life in early breast cancer patients : An assessor blind, three-arm, randomized controlled trial. Eur J Oncol Nurs 2019 ; 42 : 116-125.<\/li>\n\n\n\n<li>Spiegel D, Bloom JR, Yalom I. : Soutien de groupe pour les patients atteints de cancer m\u00e9tastatique. Une \u00e9tude randomis\u00e9e sur les r\u00e9sultats. Arch Gen Psychiatry 1981 ; 38(5) : 527-533.<\/li>\n\n\n\n<li>Khanghah AG, et al. : Effets de l&#8217;acupressure sur la fatigue chez les patients atteints de cancer qui subissent une chimioth\u00e9rapie. J Acupunct Meridian Stud 2019 ; 12(4) : 103-110.<\/li>\n\n\n\n<li>Miller KR, et al : Acupuncture for Cancer Pain and Symptom Management in a Palliative Medicine Clinic. Am J Hosp Palliat Care 2019 ; 36(4) : 326-332.<\/li>\n\n\n\n<li>Wu C, et al. : Nonpharmacological Interventions for Cancer-Related Fatigue : A Systematic Review and Bayesian Network Meta-Analysis. Worldviews Evid Based Nurs 2019 ; 16(2) : 102-10.<\/li>\n\n\n\n<li>Dikmen HA, Terzioglu F : Effets de la r\u00e9flexologie et de la relaxation musculaire progressive sur la douleur, la fatigue et la qualit\u00e9 de vie pendant la chimioth\u00e9rapie chez les patients atteints de cancer gyn\u00e9cologique. Pain Manag Nurs 2019 ; 20(1) : 47-53.<\/li>\n\n\n\n<li>Pan YQ, et al : Massage interventions and treatment-related side effects of breast cancer : a systematic review and meta-analysis. Int J Clin Oncol 2014 ; 19(5) : 829-841.<\/li>\n\n\n\n<li>Redd WH, et al : Systematic light exposure in the treatment of cancer-related fatigue : a preliminary study. Psychooncology 2014 ; 23(12) : 1431-1434.<\/li>\n\n\n\n<li>de la Cruz M, et al : Placebo and nocebo effects in randomized double-blind clinical trials of agents for the therapy for fatigue in patients with advanced cancer. Cancer 2010 ; 116(3) : 766-774.<\/li>\n\n\n\n<li>Pedersen L, et al : Methylphenidate as Needed for Fatigue in Patients With Advanced Cancer. Une \u00e9tude prospective, en double aveugle et contr\u00f4l\u00e9e par placebo. J Pain Symptom Manage 2020. DOI : 10.1016\/j.jpainsymman.2020.05.023. Epub ahead of print.<\/li>\n\n\n\n<li>Sugawara Y, et al. : Efficacit\u00e9 du m\u00e9thylph\u00e9nidate pour la fatigue chez les patients atteints de cancer en phase avanc\u00e9e : une \u00e9tude pr\u00e9liminaire. 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