{"id":324331,"date":"2022-11-08T00:00:00","date_gmt":"2022-11-07T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/modulateurs-du-recepteur-s1p-dans-la-sepr-une-gestion-therapeutique-sur-mesure\/"},"modified":"2023-01-12T13:45:12","modified_gmt":"2023-01-12T12:45:12","slug":"modulateurs-du-recepteur-s1p-dans-la-sepr-une-gestion-therapeutique-sur-mesure","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/modulateurs-du-recepteur-s1p-dans-la-sepr-une-gestion-therapeutique-sur-mesure\/","title":{"rendered":"Modulateurs du r\u00e9cepteur S1P dans la SEPR : une gestion th\u00e9rapeutique sur mesure"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>La modulation des r\u00e9cepteurs S1P est une cible th\u00e9rapeutique importante et int\u00e9ressante dans la gestion du traitement de la scl\u00e9rose en plaques en raison de leur diversit\u00e9 fonctionnelle. Actuellement, trois modulateurs du r\u00e9cepteur S1P sont disponibles pour les patients atteints de RRMS et un pour les patients atteints de SPMS. Aucun des modulateurs du r\u00e9cepteur S1P n&#8217;a montr\u00e9 d&#8217;effet n\u00e9gatif sur la cognition et la fatigue.<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La scl\u00e9rose en plaques (SEP) est une maladie neurologique courante qui entra\u00eene une d\u00e9my\u00e9linisation et des l\u00e9sions axonales dues \u00e0 une inflammation chronique \u00e0 m\u00e9diation immunitaire du syst\u00e8me nerveux central (SNC) [1]. Chez une grande partie des personnes atteintes (environ 85%), la maladie \u00e9volue d&#8217;abord sous forme de pouss\u00e9es-r\u00e9missions (RRMS) qui, au fur et \u00e0 mesure de l&#8217;\u00e9volution de la maladie, se transforme en une phase secondairement chronique et progressive [2]. La SEPR est d\u00e9finie par des pouss\u00e9es avec des sympt\u00f4mes cliniques nouveaux ou croissants. Elles sont suivies de p\u00e9riodes de r\u00e9mission partielle ou compl\u00e8te. Pendant les phases de r\u00e9mission, il n&#8217;y a pas de progression de la maladie [1,2].<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le diagnostic de SEP n\u00e9cessite la preuve objective d&#8217;un \u00e9v\u00e9nement inflammatoire dans le SNC et la preuve suppl\u00e9mentaire d&#8217;une propagation du processus pathologique dans l&#8217;espace et le temps (diss\u00e9mination dans l&#8217;espace et le temps). Les principaux tests paracliniques utilis\u00e9s pour confirmer le diagnostic sont l&#8217;imagerie par r\u00e9sonance magn\u00e9tique (IRM) et l&#8217;analyse du LCR [3].<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il existe aujourd&#8217;hui un consensus sur le fait que les pouss\u00e9es seules ne sont pas significatives de l&#8217;\u00e9volution de la maladie et de son d\u00e9veloppement. Ainsi, le nombre de pouss\u00e9es ne donne que peu d&#8217;informations sur l&#8217;\u00e9tendue r\u00e9elle des dommages structurels et fonctionnels. De plus, la perte de volume c\u00e9r\u00e9bral, qui peut survenir tr\u00e8s t\u00f4t dans l&#8217;\u00e9volution de la maladie, n&#8217;est pas n\u00e9cessairement associ\u00e9e \u00e0 une activit\u00e9 en pouss\u00e9e. D&#8217;un point de vue pathologique, les l\u00e9sions actives des tissus dans la SEP sont associ\u00e9es \u00e0 une inflammation. En outre, d&#8217;autres m\u00e9canismes, tels que le stress oxydatif entra\u00eenant des dommages mitochondriaux, sont probablement impliqu\u00e9s dans l&#8217;induction de la d\u00e9my\u00e9linisation et de la neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence, tant dans la phase r\u00e9mittente que dans la phase progressive de la SEP [4]. Comme ni la phase RR ni la phase progressive de la SEP ne pr\u00e9sentent de caract\u00e9ristiques pathologiques ou m\u00e9canistiques distinctes, les diff\u00e9rences quantitatives plut\u00f4t que qualitatives entre ces phases semblent \u00eatre responsables du ph\u00e9notype pr\u00e9dominant qui en r\u00e9sulte [4,5]. Le traitement moderne de la SEP vise aujourd&#8217;hui un diagnostic pr\u00e9coce ainsi qu&#8217;une utilisation pr\u00e9coce de m\u00e9dicaments modifiant l&#8217;\u00e9volution de la maladie, afin d&#8217;influencer le plus t\u00f4t possible la progression du handicap de mani\u00e8re favorable [1,2,6].<\/p>\n\n<h2 id=\"fatigue-et-problemes-cognitifs\" class=\"wp-block-heading\">Fatigue et probl\u00e8mes cognitifs<\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais la progression physique du handicap n&#8217;est pas le seul d\u00e9fi auquel sont confront\u00e9s les patients concern\u00e9s et les m\u00e9decins traitants. Dans la gestion quotidienne, il s&#8217;agit surtout de sympt\u00f4mes tels que la fatigue et les probl\u00e8mes cognitifs. On estime que 75 \u00e0 95 % des patients atteints de SEP souffrent de fatigue et que 40 \u00e0 50 % d&#8217;entre eux ont des performances cognitives r\u00e9duites [7]. Ces deux sympt\u00f4mes ont de graves cons\u00e9quences sur la participation sociale, la capacit\u00e9 professionnelle et la qualit\u00e9 de vie en g\u00e9n\u00e9ral [7,8]. Il est important de prendre en compte les sympt\u00f4mes mentionn\u00e9s lors de l&#8217;\u00e9valuation d&#8217;une progression et de les enregistrer r\u00e9guli\u00e8rement, une fois par an, \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;instruments sensibles, ind\u00e9pendamment de l&#8217;EDSS [9]. Cela permet d&#8217;\u00e9valuer l&#8217;individu en question dans le cadre d&#8217;une \u00e9volution longitudinale. En ce qui concerne la cognition, il existe des preuves que les patients qui pr\u00e9sentent des anomalies cognitives d\u00e8s le diagnostic ont un risque accru de d\u00e9velopper une pathologie agressive avec une progression tr\u00e8s marqu\u00e9e du handicap [10]. Cela permettrait de d\u00e9finir d&#8217;embl\u00e9e un algorithme th\u00e9rapeutique mieux adapt\u00e9 \u00e0 chaque cas.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La fatigue \u00e9tant le sympt\u00f4me responsable, avec les troubles cognitifs, de la mise \u00e0 la retraite anticip\u00e9e et de l&#8217;invalidit\u00e9, le choix de l&#8217;immunoth\u00e9rapie doit se faire en \u00e9vitant les m\u00e9dicaments susceptibles d&#8217;aggraver les sympt\u00f4mes.<\/p>\n\n<h2 id=\"therapies-de-modification-de-levolution\" class=\"wp-block-heading\">Th\u00e9rapies de modification de l&#8217;\u00e9volution<\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les options de traitement modifiant la maladie sont connues sous le nom de disease modifying therapies (DMTs) et peuvent \u00eatre administr\u00e9es sous forme de comprim\u00e9s, de capsules, d&#8217;injections ou de perfusions. L&#8217;objectif est de r\u00e9duire \u00e0 la fois le taux annuel de pouss\u00e9es et la progression. Il existe des pr\u00e9parations avec diff\u00e9rents principes d&#8217;action. Dans ce travail, nous nous concentrons sur les modulateurs du r\u00e9cepteur S1P. Quatre pr\u00e9parations de cette classe de substances sont actuellement autoris\u00e9es en Suisse &#8211; le fingolimod, l&#8217;ozanimod et le ponesimod pour le RRMS, le siponimod \u00e9tant le seul modulateur du r\u00e9cepteur S1P pour les patients SPMS [11\u201314].<\/p>\n\n<h2 id=\"recepteurs-de-la-sphingosine-1-phosphate\" class=\"wp-block-heading\">R\u00e9cepteurs de la sphingosine-1-phosphate<\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les sphingosines sont des composants structurels de la membrane cellulaire qui donnent naissance \u00e0 de nombreux lipides bioactifs, tels que le S1P. Il s&#8217;agit d&#8217;un m\u00e9tabolite lipidique bioactif multifonctionnel qui agit comme une mol\u00e9cule de signalisation soluble et circule dans le sang et le syst\u00e8me lymphatique [15]. La S1P est impliqu\u00e9e dans un grand nombre de processus physiologiques et physiopathologiques gr\u00e2ce \u00e0 son interaction avec les r\u00e9cepteurs S1P, qui sont des r\u00e9cepteurs de surface cellulaire coupl\u00e9s \u00e0 des prot\u00e9ines G et dot\u00e9s d&#8217;une grande affinit\u00e9, pr\u00e9sents partout dans l&#8217;organisme [16].<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La S1P a une affinit\u00e9 de liaison pour cinq sous-types de r\u00e9cepteurs S1P diff\u00e9rents, par lesquels les signaux cellulaires sont transmis. Les r\u00e9cepteurs S1P1, S1P2 et S1P3 sont exprim\u00e9s de mani\u00e8re ubiquitaire, chaque sous-type ayant une sp\u00e9cificit\u00e9 cellulaire diff\u00e9rente. En revanche, l&#8217;expression des r\u00e9cepteurs S1P4 et S1P5 est moins r\u00e9pandue. Les r\u00e9cepteurs S1P4 sont limit\u00e9s aux tissus lymphatiques et h\u00e9matopo\u00ef\u00e9tiques et les r\u00e9cepteurs S1P5 sont pr\u00e9sents dans la rate et dans la substance blanche du SNC, principalement dans les oligodendrocytes <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(tableau 1) <\/span>[17].<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1100\" height=\"580\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/tab1_np5_s13_0.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-19972\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/tab1_np5_s13_0.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/tab1_np5_s13_0-800x422.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/tab1_np5_s13_0-120x63.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/tab1_np5_s13_0-90x47.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/tab1_np5_s13_0-320x169.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/tab1_np5_s13_0-560x295.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/figure>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En cons\u00e9quence, les r\u00e9cepteurs S1P sont impliqu\u00e9s dans de nombreuses fonctions biologiques, notamment la prolif\u00e9ration cellulaire, l&#8217;angiogen\u00e8se, l&#8217;organisation du cytosquelette, la chimiotaxie des cellules endoth\u00e9liales, le transport des cellules immunitaires et la mitogen\u00e8se. Ils jouent \u00e9galement un r\u00f4le dans le d\u00e9veloppement du cerveau et du c\u0153ur, la prolif\u00e9ration des cellules de la peau, la perm\u00e9abilit\u00e9 vasculaire et la r\u00e9gulation du tonus vasculaire et bronchique [18]. Cette diversit\u00e9 fonctionnelle fait de la modulation des r\u00e9cepteurs S1P une cible th\u00e9rapeutique int\u00e9ressante et importante.<\/p>\n\n<h2 id=\"le-developpement-de-modulateurs-s1pr\" class=\"wp-block-heading\">Le d\u00e9veloppement de modulateurs S1PR<\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les modulateurs du r\u00e9cepteur S1P peuvent agir \u00e0 la fois comme des antagonistes fonctionnels et comme des agonistes traditionnels, avec une sp\u00e9cificit\u00e9 diff\u00e9rente, selon le ou les sous-types de r\u00e9cepteurs S1P cibl\u00e9s [19]. Il s&#8217;agit de petites mol\u00e9cules destin\u00e9es \u00e0 \u00eatre administr\u00e9es par voie orale. Le principal m\u00e9canisme immunologique des modulateurs du r\u00e9cepteur S1P repose sur la r\u00e9gulation de la migration des lymphocytes par interaction avec le r\u00e9cepteur S1P1. Ce m\u00e9canisme repose sur un gradient de concentration de S1P, qui est physiologiquement plus \u00e9lev\u00e9 dans le sang que dans les tissus lymphatiques. Lorsque le ligand se lie au r\u00e9cepteur sur des cellules exprimant le r\u00e9cepteur 7 de la chimiokine C-C-Motiv (CCR7), le r\u00e9cepteur S1P1 est internalis\u00e9 et d\u00e9grad\u00e9, ce qui entra\u00eene une perte de r\u00e9activit\u00e9 au gradient S1P. Par cons\u00e9quent, les lymphocytes sont retenus dans le thymus et les organes lymphatiques secondaires, ce qui entra\u00eene une diminution du nombre de lymphocytes dans le sang p\u00e9riph\u00e9rique et limite la migration des cellules inflammatoires [20].<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Certains des modulateurs du r\u00e9cepteur S1P agissent comme des prom\u00e9dicaments (fingolimod) qui n\u00e9cessitent une phosphorylation ou d&#8217;autres \u00e9tapes m\u00e9taboliques pour \u00eatre convertis en compos\u00e9 pharmacologiquement actif, tandis que d&#8217;autres sont des m\u00e9dicaments directement actifs (siponimod, ozanimod, ponesimod). C&#8217;est pourquoi, bien que leur m\u00e9canisme d&#8217;action soit comparable, les modulateurs S1PR pr\u00e9sentent des propri\u00e9t\u00e9s pharmacocin\u00e9tiques diff\u00e9rentes <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(tableau 2) <\/span>[21]. Pour prendre une d\u00e9cision th\u00e9rapeutique sur mesure, il est donc indispensable de consid\u00e9rer les pr\u00e9parations de la classe de substances actives de mani\u00e8re diff\u00e9renci\u00e9e.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"2950\" height=\"1798\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/tab2_np5_s14.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-19973 lazyload\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 2950px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 2950\/1798;\" \/><\/figure>\n\n<h2 id=\"apercu-des-modulateurs-s1pr\" class=\"wp-block-heading\">Aper\u00e7u des modulateurs S1PR<\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Le fingolimod<\/em> (FTY) a \u00e9t\u00e9 le premier modulateur S1PR \u00e0 \u00eatre approuv\u00e9 pour le traitement du SMRR. La prodrogue chlorhydrate de fingolimod est phosphoryl\u00e9e de mani\u00e8re st\u00e9r\u00e9os\u00e9lective, principalement dans le foie, par la sphingosine kinase-2 (SphK-2) en m\u00e9tabolite actif, le (S)-fingolimodphosphate. Celui-ci est un analogue de S1P. La modulation des r\u00e9cepteurs entra\u00eene une d\u00e9r\u00e9gulation des r\u00e9cepteurs \u00e0 la surface des cellules et r\u00e9duit la sensibilit\u00e9 au ligand endog\u00e8ne. Il bloque ainsi la sortie des lymphocytes des ganglions lymphatiques vers la circulation sanguine p\u00e9riph\u00e9rique et r\u00e9duit le nombre de lymphocytes dans le sang \u00e0 20-30% de la valeur initiale. \u00c9tant donn\u00e9 que l&#8217;activation de S1PR3 peut entra\u00eener un effet agoniste initial sur les cellules cardiaques, ce qui peut provoquer des blocs auriculo-ventriculaires (AV), une \u00e9valuation compl\u00e8te doit \u00eatre effectu\u00e9e avant le d\u00e9but du traitement. Le patient doit \u00eatre examin\u00e9 pour d\u00e9tecter une bradycardie, un QT long, un bloc AV et d&#8217;autres facteurs de risque d&#8217;arythmie et doit \u00eatre surveill\u00e9 pendant six heures apr\u00e8s la premi\u00e8re administration. -En outre, les maladies pr\u00e9existantes doivent \u00eatre exclues. Les enzymes h\u00e9patiques, la formule sanguine et la pression art\u00e9rielle doivent \u00eatre surveill\u00e9es en permanence. Si le taux de lymphocytes tombe en dessous de 200\/ml, une pause dans le traitement est indiqu\u00e9e. Des taux \u00e9lev\u00e9s d&#8217;enzymes h\u00e9patiques pourraient \u00eatre contr\u00e9s par une r\u00e9duction de la dose de fingolimod tous les deux jours. Toutefois, cela peut entra\u00eener une efficacit\u00e9 r\u00e9duite. En particulier chez les patients plus jeunes et chez ceux qui sont pass\u00e9s du natalizumab, il y a un risque d&#8217;effets de rebond avec un risque accru de pouss\u00e9es et d&#8217;activit\u00e9 radiologique [22,23].<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les donn\u00e9es des \u00e9tudes comparant le fingolimod au placebo ou \u00e0 l&#8217;interf\u00e9ron b\u00eata 1a ont montr\u00e9 une r\u00e9duction des pouss\u00e9es d&#8217;environ 50% et une r\u00e9duction de 74% du d\u00e9veloppement de nouvelles l\u00e9sions c\u00e9r\u00e9brales ou de l\u00e9sions d&#8217;agrandissement sur [24\u201326]. De plus, une influence favorable sur les performances cognitives, mesur\u00e9es par le PASAT-3, a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e sous fingolimod par rapport au placebo [27]. Cependant, il a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9tect\u00e9 que le modulateur S1PR augmente le risque d&#8217;infection par le virus de l&#8217;herp\u00e8s et le cryptocoque, le risque augmentant avec la dur\u00e9e du traitement et l&#8217;\u00e2ge [28]. D&#8217;autres complications potentiellement graves peuvent inclure des l\u00e9sions h\u00e9patiques avec augmentation des transaminases, des cancers de la peau comme le carcinome basocellulaire et des complications oculaires (par exemple \u0153d\u00e8me maculaire, h\u00e9morragie r\u00e9tinienne et occlusion veineuse r\u00e9tinienne).<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Le siponimod<\/em> a \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9 en Suisse en 2020 pour le traitement du syndrome cliniquement isol\u00e9, de la scl\u00e9rose en plaques r\u00e9mittente et de la scl\u00e9rose en plaques active secondairement progressive [29,30]. Cet inhibiteur de S1PR se lie s\u00e9lectivement aux sous-types S1PR1 et S1PR5. La mol\u00e9cule emp\u00eache ainsi la migration des lymphocytes hors des ganglions lymphatiques et r\u00e9duit la recirculation des lymphocytes T vers le syst\u00e8me nerveux central (SNC) afin de limiter l&#8217;inflammation dans le SNC. L&#8217;hypoth\u00e8se sous-jacente sugg\u00e8re moins d&#8217;effets hors cible qu&#8217;avec le fingolimod [30]. Comme pour le fingolimod, il convient de v\u00e9rifier les ant\u00e9c\u00e9dents m\u00e9dicaux tels que les maladies oculaires, les troubles du rythme cardiaque et les maladies graves du foie, et de mettre \u00e0 jour le statut vaccinal (par exemple, varicelle). Les autres complications possibles li\u00e9es \u00e0 l&#8217;immunosuppression induite sont un risque accru d&#8217;infections et de cancer de la peau. Les effets secondaires possibles au d\u00e9but du traitement (par ex. bradycardie, bloc AV) peuvent \u00eatre r\u00e9duits \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;un sch\u00e9ma de titration. Cela pr\u00e9voit l&#8217;administration de 0,25 mg\/jour les jours 1 et 2, suivie de 0,5 mg le jour 3, 0,75 mg le jour 4, 1,25 mg le jour 5, suivie d&#8217;une dose d&#8217;entretien de 2 mg par jour. Il convient de noter que le siponimod est principalement m\u00e9tabolis\u00e9 par le CYP2C9. Une variante moins fr\u00e9quente de cette enzyme (CYP2C9*3) a une activit\u00e9 m\u00e9tabolique r\u00e9duite. Pour cette raison, les h\u00e9t\u00e9rozygotes pour le CYP2C9*3 doivent recevoir la moiti\u00e9 de la dose d&#8217;entretien, tandis que l&#8217;homozygotie constitue une contre-indication au traitement par siponimod [32].<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Par rapport au placebo, une r\u00e9duction du nombre de l\u00e9sions prenant le contraste en pond\u00e9ration T1 et de l\u00e9sions T2 nouvelles ou nouvellement agrandies a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e \u00e0 6 mois (84% pour le siponimod 10 mg, 80% pour le siponimod 2 mg et 58% pour le siponimod 0,5 mg) [30]. En outre, une r\u00e9duction significative de la progression du handicap a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e chez les patients SPMS [29]. Ce sont surtout les jeunes malades, ceux qui ont un EDSS plus faible au d\u00e9but de l&#8217;\u00e9tude, une dur\u00e9e de maladie plus courte au d\u00e9but de l&#8217;\u00e9tude et des signes d&#8217;activit\u00e9 inflammatoire aigu\u00eb qui r\u00e9pondent bien au traitement [31].<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il convient \u00e9galement de noter que les patients sous traitement par siponimod ont montr\u00e9 un b\u00e9n\u00e9fice sur la vitesse de traitement de l&#8217;information mesur\u00e9e par le SDMT. Dans ce cas, en 6 mois, on a constat\u00e9 non seulement un retard du d\u00e9clin cognitif mais aussi une am\u00e9lioration cognitive cliniquement significative [33].<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L<em>&#8216;ozanimod<\/em> a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9 pour le traitement du SMRR et, comme le siponimod, se lie s\u00e9lectivement aux sous-types S1PR1 et S1PR5, emp\u00eachant ainsi la sortie des lymphocytes des organes lymphatiques secondaires [34]. Chez les patients sans troubles cardiaques actuels\/pr\u00e9c\u00e9dents, il n&#8217;est pas n\u00e9cessaire de surveiller la dose initiale lorsque le m\u00e9dicament est fortement titr\u00e9 (0,23 mg les jours 1-4, 0,46 mg les jours 5-7, puis 0,92 mg une fois par jour).<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les r\u00e9sultats des \u00e9tudes montrent, par rapport \u00e0 l&#8217;interf\u00e9ron b\u00eata-1a, un taux annualis\u00e9 de pouss\u00e9es plus faible, un nombre annualis\u00e9 de l\u00e9sions de gadolinium plus faible, des l\u00e9sions T2 nouvelles ou en augmentation et un taux d&#8217;atrophie c\u00e9r\u00e9brale plus faible, le tout avec un profil de s\u00e9curit\u00e9 favorable [35]. Cependant, la progression du handicap \u00e9tait comparable entre les groupes. Comme pour le siponimod, des effets positifs sur la vitesse cognitive (SDMT) ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9s sous ozanimod [36].<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le <em>ponesimod<\/em> a \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9 en novembre 2020 pour les adultes atteints de scl\u00e9rose en plaques active r\u00e9currente, ce qui en fait la derni\u00e8re entr\u00e9e dans cette classe de m\u00e9dicaments. Le modulateur S1PR \u00e0 haute affinit\u00e9 pour S1PR1 a une demi-vie courte de 32 heures [37]. Apr\u00e8s l&#8217;arr\u00eat du traitement, le nombre de lymphocytes se normalise en sept jours. Chez les patients pr\u00e9sentant une maladie\/un trouble cardiaque actuel(le) ou pr\u00e9existant(e), il est n\u00e9cessaire de surveiller la dose initiale, car l&#8217;instauration d&#8217;un traitement par Ponvory entra\u00eene une diminution temporaire de la fr\u00e9quence cardiaque et des troubles de la conduction auriculo-ventriculaire (AV).<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&#8217;efficacit\u00e9 du ponesimod a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 constat\u00e9e lors d&#8217;une \u00e9tude de phase II \u00e0 dose fixe et a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9e ult\u00e9rieurement lors d&#8217;un ECR de phase III plus important. Compar\u00e9 au placebo, le traitement par le ponesimod (10 mg, 20 mg et 40 mg) a atteint le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation principal de r\u00e9duction du nombre cumul\u00e9 de nouvelles l\u00e9sions renfor\u00e7ant le gadolinium dans une \u00e9tude de phase II chez des patients atteints de SMRR [38]. Une bradycardie et un bloc auriculo-ventriculaire transitoires ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9s chez 2% des participants. Une dyspn\u00e9e ou des effets secondaires respiratoires ont \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9s en fonction de la dose [38]. Le ponesimod s&#8217;est \u00e9galement montr\u00e9 sup\u00e9rieur \u00e0 un comparateur actif (t\u00e9riflunomide) en termes de fatigue [39].<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"1100\" height=\"734\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/tab3_np5_s16_0.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-19974 lazyload\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/tab3_np5_s16_0.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/tab3_np5_s16_0-800x534.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/tab3_np5_s16_0-120x80.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/tab3_np5_s16_0-90x60.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/tab3_np5_s16_0-320x214.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/tab3_np5_s16_0-560x374.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/734;\" \/><\/figure>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le ponesimod est le premier DTM oral autoris\u00e9 \u00e0 \u00eatre \u00e9tudi\u00e9 contre un autre agent oral \u00e9tabli dans le traitement de la scl\u00e9rose en plaques r\u00e9currente. Le ponesimod 20 mg a \u00e9t\u00e9 compar\u00e9 au t\u00e9riflunomide dans une \u00e9tude de phase III (OPTIMUM) chez des patients atteints de scl\u00e9rose en plaques r\u00e9cidivante <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(tableau 3) <\/span>[39]. Le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation principal \u00e9tait le taux de pouss\u00e9es annul\u00e9es au cours de la p\u00e9riode d&#8217;\u00e9tude. Les crit\u00e8res d&#8217;\u00e9valuation secondaires comprenaient le nombre de nouvelles l\u00e9sions T1 enrichies en gadolinium et le nombre de nouvelles l\u00e9sions T2 hyperintenses ou de l\u00e9sions T2 hyperintenses qui s&#8217;agrandissaient \u00e0 partir de la valeur initiale jusqu&#8217;\u00e0 la semaine 108, ainsi que le temps n\u00e9cessaire pour obtenir une progression confirm\u00e9e du handicap \u00e0 3 mois. Les crit\u00e8res d&#8217;\u00e9valuation exploratoires \u00e9taient les patients sans rechute et le pourcentage moyen de changement de volume c\u00e9r\u00e9bral entre la valeur initiale et la semaine 108.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&#8217;\u00e9tude a montr\u00e9 que le ponesimod a permis une r\u00e9duction de 30,5% de l&#8217;ARR par rapport au t\u00e9riflunomide <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(Fig. 1). <\/span>En plus de l&#8217;activit\u00e9 de l&#8217;imagerie par r\u00e9sonance magn\u00e9tique et de la perte de volume c\u00e9r\u00e9bral, le ponesimod a \u00e9galement permis une meilleure r\u00e9duction de la fatigue par rapport au comparateur actif, le t\u00e9riflunomide [38]. En ce qui concerne la r\u00e9duction de la progression de l&#8217;invalidit\u00e9 confirm\u00e9e, l&#8217;efficacit\u00e9 \u00e9tait comparable dans les deux groupes de test [39].<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"1100\" height=\"918\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/abb1_np5_s17_0.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-19975 lazyload\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/abb1_np5_s17_0.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/abb1_np5_s17_0-800x668.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/abb1_np5_s17_0-120x100.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/abb1_np5_s17_0-90x75.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/abb1_np5_s17_0-320x267.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/abb1_np5_s17_0-560x467.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/918;\" \/><\/figure>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La proportion de patients pr\u00e9sentant au moins un effet ind\u00e9sirable li\u00e9 au traitement (TEAE) ou un effet ind\u00e9sirable grave (SAE) \u00e9tait \u00e9galement comparable dans les deux groupes de traitement. La majorit\u00e9 des TEAE \u00e9taient l\u00e9gers \u00e0 mod\u00e9r\u00e9s et n&#8217;ont pas entra\u00een\u00e9 l&#8217;arr\u00eat du traitement. Les effets secondaires les plus fr\u00e9quents dans le groupe ponesimod \u00e9taient : L&#8217;effet positif du ponesimod 20 mg sur la scl\u00e9rose en plaques s&#8217;est maintenu pendant environ huit ans sans que de nouveaux effets secondaires ne soient d\u00e9tect\u00e9s [40].<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans l&#8217;ensemble, les effets du traitement par le ponesimod semblent correspondre \u00e0 ceux d&#8217;autres modulateurs du r\u00e9cepteur S1P, sans probl\u00e8me de s\u00e9curit\u00e9 inattendu, mais cela doit n\u00e9anmoins \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 avec prudence en l&#8217;absence d&#8217;\u00e9tudes comparatives t\u00eate-b\u00eache.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Contrairement au fingolimod, mais de mani\u00e8re similaire \u00e0 l&#8217;ozanimod et au siponimod, le sch\u00e9ma de titration du ponesimod minimise l&#8217;effet sur la fr\u00e9quence cardiaque et l&#8217;AES du rythme lors de la premi\u00e8re dose, de sorte qu&#8217;une surveillance cardiovasculaire prolong\u00e9e n&#8217;est pas n\u00e9cessaire au d\u00e9but du traitement. De plus, la particularit\u00e9 d&#8217;une demi-vie plus courte du ponesimod par rapport au fingolimod peut constituer un avantage en cas de vaccination ou de grossesse et dans la gestion des effets secondaires [41].<\/p>\n\n<h2 id=\"conclusion\" class=\"wp-block-heading\">Conclusion<\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La classe des modulateurs S1PR offre une nouvelle possibilit\u00e9 efficace et passionnante de gestion du traitement de la SEP. M\u00eame si le m\u00e9canisme d&#8217;action des produits actuellement autoris\u00e9s est le m\u00eame, ils diff\u00e8rent par leur mode d&#8217;utilisation et leur profil. Pour prendre une d\u00e9cision th\u00e9rapeutique sur mesure, il convient donc de tenir compte d&#8217;informations telles que la pharmacodynamie, la pharmacocin\u00e9tique, les mesures n\u00e9cessaires avant et au moment de l&#8217;initiation du traitement ainsi que pendant le traitement et les interactions m\u00e9dicamenteuses possibles.<\/p>\n\n<h2 id=\"\" class=\"wp-block-heading\">\u00a0<\/h2>\n\n<h2 id=\"-2\" class=\"wp-block-heading\"><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-19976 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 1082px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1082\/547;height: 202px; width: 400px;\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/sponsoringkasten.png\" alt=\"\" width=\"1082\" height=\"547\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/h2>\n\n<h2 id=\"-3\" class=\"wp-block-heading\">\u00a0<\/h2>\n\n<h2 id=\"-4\" class=\"wp-block-heading\">\u00a0<\/h2>\n\n<h2 id=\"messages-take-home\" class=\"wp-block-heading\">Messages Take-Home<\/h2>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>La modulation des r\u00e9cepteurs S1P est une cible th\u00e9rapeutique importante et int\u00e9ressante en raison de leur diversit\u00e9 fonctionnelle.<\/li>\n\n\n\n<li>Actuellement, trois modulateurs du r\u00e9cepteur S1P sont disponibles pour les patients atteints de RRMS et un pour les patients atteints de SPMS.<\/li>\n\n\n\n<li>Le fingolimod agit sur S1P1, S1P2, S1P3 et S1P5.<\/li>\n\n\n\n<li>Le siponimod, l&#8217;ozanimod et le ponesimod agissent de mani\u00e8re cibl\u00e9e sur S1PR1 et S1PR5.<\/li>\n\n\n\n<li>Chez les patients atteints de SEP sans troubles cardiaques actuels\/pr\u00e9c\u00e9dents, aucune observation n&#8217;est n\u00e9cessaire avec la premi\u00e8re administration d&#8217;ozanimod et de ponesimod.<\/li>\n\n\n\n<li>La demi-vie plus courte du siponimod, de l&#8217;ozanimod et du ponesimod contribue \u00e0 une r\u00e9cup\u00e9ration plus rapide des lymphocytes apr\u00e8s l&#8217;arr\u00eat du traitement.<\/li>\n\n\n\n<li>Les modulateurs du r\u00e9cepteur S1P mentionn\u00e9s n&#8217;ont pas montr\u00e9 d&#8217;influence n\u00e9gative sur la cognition et la fatigue.<\/li>\n<\/ul>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Aktas O, et al. : Diagnostic de la scl\u00e9rose en plaques : r\u00e9vision des crit\u00e8res de McDonald 2017. neurologue 2018 ; 89 : 1344-1354.<\/li>\n\n\n\n<li>www.nationalmssociety.org\/What-is-MS\/Types-of-MS\/Relapsing-remitting-MS (dernier acc\u00e8s le 01.09.2022)<\/li>\n\n\n\n<li>Thompson AJ, Banwell BL, Barkhof F, et al : Diagnostic de la scl\u00e9rose en plaques : 2017 revisions of the McDonald criteria. Lancet Neurol 2018;1 7(2) : 162-173.<\/li>\n\n\n\n<li>Lassmann H : Lesions corticales dans la scl\u00e9rose en plaques : inflammation versus neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence. Brain. 2012 ; 135(Pt 10):2904-2905.<\/li>\n\n\n\n<li>Tobin WO, Kalinowska-Lyszczarz A, Weigand SD, et al : Clinical correlation of multiple sclerosis immunopathologic subtypes. Neurologie. 2021 ; 97(19) : e1906-e1913.<\/li>\n\n\n\n<li>Baecher-Allan C, et al : Scl\u00e9rose en plaques : M\u00e9canismes et immunoth\u00e9rapie. Neuron 2018 ; 97(4) : 742-768.<\/li>\n\n\n\n<li>Penner IK : Evaluation de la cognition et de la fatigue dans la scl\u00e9rose en plaques : pratique quotidienne et orientations futures. Acta Neurologica Scandinavica 2016 ; 134 (Suppl. 200) : 19-23.<\/li>\n\n\n\n<li>Kobelt, et al. : New insights into the burden and costs of multiple sclerosis in Europe. Mult Scler. 2017 ; 23(8) : 1123-1136.<\/li>\n\n\n\n<li>Penner IK, Warnke C : Troubles cognitifs dans la scl\u00e9rose en plaques. DGNeurologie 2021 ; 3 : 184-186.<\/li>\n\n\n\n<li>Pitteri et al : Cognitive impairment predicts disability progression and cortical thinning in MS : An 8-year study. Mult Scler. 2017 ; 23(6):848-854.<\/li>\n\n\n\n<li>Information professionnelle Gilenya\u00ae, mise \u00e0 jour : novembre 2020. www.swissmedicinfo.ch<\/li>\n\n\n\n<li>Information professionnelle Zeposia\u00ae, mise \u00e0 jour : juillet 2020. www.swissmedicinfo.ch<\/li>\n\n\n\n<li>Information professionnelle Ponvory\u00ae, mise \u00e0 jour : novembre 2021. www.swissmedicinfo.ch<\/li>\n\n\n\n<li>Mayzent\u00ae Information professionnelle, mise \u00e0 jour : octobre 2020. www.swissmedicinfo.ch<\/li>\n\n\n\n<li>Rosen H, Germana Sanna M, Gonzalez-Cabrera PJ, Roberts E : The organization of the sphingosine 1-phosphate signaling system. Curr Top Microbiol Immunol 2014 ; 378 : 1-21.<\/li>\n\n\n\n<li>Kunkel GT, Maceyka M, Milstien S, Spiegel S : Targeting the sphingosine-1-phosphate axis in cancer, inflammation and beyond. Nat Rev Drug Discov 2013 ; 12(9) : 688-702.<\/li>\n\n\n\n<li>Cartier A, Hla T : Sphingosine 1-phosphate : signalisation lipidique en pathologie et en th\u00e9rapie. Science. 2019;366(6463):eaar5551.<\/li>\n\n\n\n<li>Maceyka M, Harikumar KB, Milstien S, Spiegel S. Sphingosine-1-phosphate signaling and its role in disease. Trends Cell Biol 2012 ; 22(1) : 50-60.<\/li>\n\n\n\n<li>Subei AM, Cohen JA : Modulateurs du r\u00e9cepteur de la sphingosine 1-phosphate dans la scl\u00e9rose en plaques. CNS Drugs 2015 ; 29(7) : 565-575.<\/li>\n\n\n\n<li>Chaudhry BZ, Cohen JA, Conway DS : Modulateurs du r\u00e9cepteur de la sphingosine 1-phosphate pour le traitement de la scl\u00e9rose en plaques. Neurother J Am Soc Exp Neurother 2017 ; 14(4) : 859-873.<\/li>\n\n\n\n<li>P\u00e9rez-Jeldres T, Alvarez-Lobos M, Rivera-Nieves J : Targeting sphingosine-1-phosphate signaling in immunity-mediated diseases : beyond multiple sclerosis. Drogues. 2021 ; 81(9):985-1002.<\/li>\n\n\n\n<li>Zecca C, et al : Half-dose fingolimod for treating relapsing-remitting multiple sclerosis : Observational study. Mult Scler 201<span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">; <\/span>24 : 167-174.<\/li>\n\n\n\n<li>Yamout BI, Zeineddine MM, Sawaya RA, Khoury SJ : S\u00e9curit\u00e9 et efficacit\u00e9 du traitement \u00e0 dose r\u00e9duite de fingolimod. J Neuroimmunol 2015 ; 285 : 13-15.<\/li>\n\n\n\n<li>Kappos L, et al : A placebo-controlled trial of oral fingolimod in relapsing multiple sclerosis. N Engl J Med 2010 ; 362 : 387-401.<\/li>\n\n\n\n<li>Calabresi PA, et al : Safety and efficacy of fingolimod in patients with relapsing-remitting multiple sclerosis (FREEDOMS II) : a double-blind, randomised, placebo-controlled, phase 3 trial. Lancet Neurol 2014 ; 13 : 545-556.<\/li>\n\n\n\n<li>Cohen JA, et al : fingolimod oral ou interf\u00e9ron intramusculaire pour la scl\u00e9rose en plaques en rechute. N Engl J Med 2010 ; 362 : 402-415.<\/li>\n\n\n\n<li>Langdon DW et al : Caract\u00e9ristiques de base et effets du fingolimod sur les performances cognitives chez les patients atteints de scl\u00e9rose en plaques en phase de r\u00e9mission. Eur J Neurol 2021 ; 28(12):4135-4145.<\/li>\n\n\n\n<li>Fischer-Barnicol B, et al : Combination of teriflunomide and interferon as follow-up therapy after fingolimod-associated PML. Neurol Neuroimmunol Neuroinflamm 2021 ; 8. doi : 10.1212\/NXI.0000000000000927<\/li>\n\n\n\n<li>Kappos L, et al : Siponimod versus placebo dans la scl\u00e9rose en plaques progressive secondaire (EXPAND) : une \u00e9tude de phase 3, randomis\u00e9e, en double aveugle. Lancet 2018 ; 391 : 1263-1273.<\/li>\n\n\n\n<li>Selmaj K, et al : Siponimod for patients with relapsing-remitting multiple sclerosis (BOLD) : an adaptive, dose-ranging, randomised, phase 2 study. 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Drugs 2020 ; 80:841-848.<\/li>\n\n\n\n<li>Comi G, et al : S\u00e9curit\u00e9 et efficacit\u00e9 de l&#8217;ozanimod versus interf\u00e9ron b\u00eata-1a dans la scl\u00e9rose en plaques en rechute (SUNBEAM) : un essai de phase 3, multicentrique, randomis\u00e9, d&#8217;une dur\u00e9e minimale de 12 mois. Lancet Neurol 2019 ; 18 : 1009-1020.<\/li>\n\n\n\n<li>De Luca J et al. : Effet de l&#8217;ozanimod sur les performances du test de Symbol Digitalities dans la SEP en r\u00e9mission. Mult Scler Relat Disord. 2021 ; 48:102673.<\/li>\n\n\n\n<li>D&#8217;Ambrosio D, Freedman MS, Prinz J : Ponesimod, un modulateur s\u00e9lectif du r\u00e9cepteur S1P1 : un traitement potentiel pour la scl\u00e9rose en plaques et d&#8217;autres maladies \u00e0 m\u00e9diation immunitaire. Ther Adv Chronic Dis 2016 ; 7 : 18-33.<\/li>\n\n\n\n<li>Olsson T, et al : Oral ponesimod in relapsing-remitting multiple sclerosis : a randomised phase II trial. 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Degener Neurol Neuromuscul Dis 2022 ; 12 : 61-73.<\/li>\n<\/ol>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2022 ; 20(5) : 12-18<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La modulation des r\u00e9cepteurs S1P est une cible th\u00e9rapeutique importante et int\u00e9ressante dans la gestion du traitement de la scl\u00e9rose en plaques en raison de leur diversit\u00e9 fonctionnelle. 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