{"id":324538,"date":"2022-10-09T01:00:00","date_gmt":"2022-10-08T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/de-nouvelles-perspectives-therapeutiques-alimentent-lespoir-dune-meilleure-survie-globale\/"},"modified":"2022-10-09T01:00:00","modified_gmt":"2022-10-08T23:00:00","slug":"de-nouvelles-perspectives-therapeutiques-alimentent-lespoir-dune-meilleure-survie-globale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/de-nouvelles-perspectives-therapeutiques-alimentent-lespoir-dune-meilleure-survie-globale\/","title":{"rendered":"De nouvelles perspectives th\u00e9rapeutiques alimentent l&#8217;espoir d&#8217;une meilleure survie globale"},"content":{"rendered":"<p><strong>L&#8217;ASCO de cette ann\u00e9e a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 des r\u00e9sultats d&#8217;\u00e9tudes passionnants.&nbsp;En particulier, les tumeurs du tractus gastro-intestinal sup\u00e9rieur et inf\u00e9rieur&nbsp;ont fait l&#8217;objet de d\u00e9veloppements qui ont parfois un potentiel de changement dans la pratique. Dans le cas du cancer du c\u00f4lon m\u00e9tastatique, de nouvelles connaissances ont \u00e9t\u00e9 acquises concernant la s\u00e9quence et l&#8217;intensit\u00e9 du traitement ainsi que l&#8217;importance de l&#8217;immunoth\u00e9rapie dans les tumeurs avec et sans instabilit\u00e9 microsatellitaire.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les strat\u00e9gies de traitement cibl\u00e9es occupent une place de plus en plus importante dans le cancer du c\u00f4lon m\u00e9tastatique (mCRC). Les r\u00e9sultats de l&#8217;\u00e9tude de phase III PARADIGM, comparant le panitumumab (PAN) plus le mFOLFOX6 ou le bevacizumab (BEV) plus le mFOLFOX6 chez des patients atteints de mCRC de type sauvage RAS (WT) na\u00effs de chimioth\u00e9rapie, ont attir\u00e9 l&#8217;attention. Le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation principal \u00e9tait la survie globale (OS) chez les patients atteints de tumeurs du c\u00f4t\u00e9 gauche et dans la population g\u00e9n\u00e9rale. Les crit\u00e8res d&#8217;\u00e9valuation secondaires \u00e9taient la survie sans progression (PFS), le taux de r\u00e9ponse (RR) et le taux de r\u00e9section R0. 802 patients ont re\u00e7u soit le traitement \u00e0 base de PAN, soit le traitement \u00e0 base de BEV, dans un rapport 1:1, et ont \u00e9t\u00e9 suivis pendant 61 mois en moyenne. Il s&#8217;est av\u00e9r\u00e9 que le PAN am\u00e9liorait significativement l&#8217;OS par rapport au BEV. Chez les patients atteints de tumeurs gauches, un avantage significatif de 3,6 mois sur l&#8217;OS (37,9 mois contre 34,3 mois) a \u00e9t\u00e9 d\u00e9tect\u00e9. En ce qui concerne les crit\u00e8res d&#8217;\u00e9valuation secondaires, aucune diff\u00e9rence n&#8217;a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e entre les deux groupes de traitement en termes de PFS. Le taux de r\u00e9ponse et de r\u00e9section R0 \u00e9tait \u00e0 nouveau plus \u00e9lev\u00e9 dans la client\u00e8le PAN. En cons\u00e9quence, l&#8217;association de PAN et de mFOLFOX6 chez les patients atteints de RAS-WT et de mCRC gauche devrait \u00eatre \u00e9tablie comme nouveau standard pour le traitement combin\u00e9 de premi\u00e8re ligne.<\/p>\n<p>Chez les patients atteints de mCRC de type sauvage RAS et BRAF, la chimioth\u00e9rapie en doublette (FOLFOX\/FOLFIRI) est la norme. On a maintenant \u00e9tudi\u00e9 l&#8217;opportunit\u00e9 d&#8217;ajouter un anticorps monoclonal anti-EGFR (cetuximab ou panitumumab). Pour cela, 435 patients ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s soit par 12 cycles de mFOLFOXIRI plus PAN, soit par 12 cycles de mFOLFOX6 plus PAN, tous suivis de 5-FU\/LV plus PAN jusqu&#8217;\u00e0 progression. Le taux de r\u00e9ponse objective (ORR) a \u00e9t\u00e9 d\u00e9fini comme crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation principal. Aucune diff\u00e9rence significative n&#8217;a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e entre les deux bras de traitement. Le taux de contr\u00f4le de la maladie et la r\u00e9duction de la tumeur ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 comparables. En cons\u00e9quence, l&#8217;intensification de la chimioth\u00e9rapie ne semble pas apporter d&#8217;avantage dans la gestion du traitement.<\/p>\n<h2 id=\"limmunotherapie-montre-un-avantage-durable-en-termes-de-survie\">L&#8217;immunoth\u00e9rapie montre un avantage durable en termes de survie<\/h2>\n<p>Les patients na\u00effs de traitement atteints de tumeurs mCRC et pr\u00e9sentant une instabilit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e des microsatellites (MSI-h) sont g\u00e9n\u00e9ralement trait\u00e9s avec un inhibiteur de point de contr\u00f4le, le pembrolizumab. Pour les personnes d\u00e9j\u00e0 trait\u00e9es, la norme de traitement est une double immunoth\u00e9rapie par nivolumab (NIVO) plus ipilimumab (IPI). Les donn\u00e9es de suivi \u00e0 5 ans montrent des avantages \u00e9vidents pour la combinaison. Les patients atteints de dMMR\/MSI-h-mCRC ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9partis en trois cohortes jusqu&#8217;\u00e0 la progression de la maladie ou l&#8217;apparition d&#8217;une toxicit\u00e9 inacceptable. Ils ont re\u00e7u \u00e0 partir de la deuxi\u00e8me ligne soit NIVO 3&nbsp;mg\/kg Q2W, NIVO 3&nbsp;mg\/kg + IPI 1&nbsp;mg\/kg Q3W (4&nbsp;doses), suivi de NIVO 3&nbsp;mg\/kg Q2W, soit en premi\u00e8re ligne NIVO 3&nbsp;mg\/kg Q2W + IPI 1&nbsp;mg\/kg Q6W. Le ROR \u00e9tait de 39%, 65% ou 71%. Les taux de PFS \u00e0 48 mois \u00e9taient de 36%, 54% et 51%, et les taux de SG \u00e0 48 mois correspondants de 49%, 71% et 72%.<\/p>\n<p>Sur une p\u00e9riode de suivi de 60 mois, des taux de PFS de 34% et 52% ont \u00e9t\u00e9 obtenus. La cohorte 3 n&#8217;avait pas encore atteint la dur\u00e9e m\u00e9diane de suivi. Les taux d&#8217;OS \u00e9taient de 46% et 68%. Aucun nouveau signal de s\u00e9curit\u00e9 n&#8217;est apparu. Pour l&#8217;immunoth\u00e9rapie duale, le b\u00e9n\u00e9fice solide et durable en termes de PFS et d&#8217;OS a donc pu \u00eatre \u00e9tay\u00e9.<\/p>\n<p>Pour les tumeurs qui ne pr\u00e9sentent pas d&#8217;instabilit\u00e9 des microsatellites, des r\u00e9gimes immunoth\u00e9rapeutiques sont \u00e9galement \u00e0 l&#8217;\u00e9tude. Il s&#8217;agit g\u00e9n\u00e9ralement d&#8217;une combinaison de chimioth\u00e9rapie et d&#8217;inhibiteur de point de contr\u00f4le. Lorsque nivolumab a \u00e9t\u00e9 ajout\u00e9 \u00e0 FOLFOXIRI\/Bevacizumab en premi\u00e8re ligne de traitement chez des patients atteints de mCRC mut\u00e9 RAS ou mut\u00e9 BRAF, ind\u00e9pendamment du statut MSS ou MSI-h, une r\u00e9mission prometteuse a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e dans le groupe MSS. Le TRO \u00e9tait de 78,9%, la dur\u00e9e m\u00e9diane de r\u00e9ponse de 7,6 mois avec une mPFS de 9,8 mois. L&#8217;ajout de l&#8217;atezolizumab au r\u00e9gime de traitement d&#8217;induction FOLFOXIRI plus bevacizumab versus FOLFOXIRI\/Bevacizumab seul dans le mCRC, ind\u00e9pendamment du statut MSS ou MSI-h, a convaincu avec une mPFS significativement plus longue dans le bras inhibiteur de PD-L1 avec 13,1 mois contre 11,5 mois. Le MSS-mCRC r\u00e9fractaire au traitement a \u00e9t\u00e9 trait\u00e9 par avelumab en association avec le cetuximab et l&#8217;irinot\u00e9can. Une premi\u00e8re analyse interm\u00e9diaire a montr\u00e9 que le crit\u00e8re d&#8217;efficacit\u00e9 primaire de la r\u00e9ponse tumorale a \u00e9t\u00e9 atteint pour les patients atteints de RAS de type sauvage. Le taux de survie \u00e0 12 mois \u00e9tait heureusement comparable pour les tumeurs de type sauvage RAS et les tumeurs mut\u00e9es RAS (46,2% contre 38,5%).<\/p>\n<p>\n<em>Congr\u00e8s :&nbsp;ASCO 2022<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c9MATOLOGIE 2022, 10(4) : 26&nbsp;<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;ASCO de cette ann\u00e9e a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 des r\u00e9sultats d&#8217;\u00e9tudes passionnants.&nbsp;En particulier, les tumeurs du tractus gastro-intestinal sup\u00e9rieur et inf\u00e9rieur&nbsp;ont fait l&#8217;objet de d\u00e9veloppements qui ont parfois un potentiel de changement&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":124706,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Cancer du c\u00f4lon","footnotes":""},"category":[11527,11414,11389,11482,11535,11549],"tags":[13668,13680,11571,13676,13681],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-324538","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-etudes","category-gastro-enterologie-et-hepatologie","category-oncologie","category-prevention-et-soins-de-sante","category-rapports-de-congres","category-rx-fr","tag-braf-fr","tag-cancer-du-colon-fr","tag-cancer-du-colon","tag-mcrc-fr","tag-ras-fr","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-05-03 16:10:51","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":324549,"slug":"nuove-prospettive-terapeutiche-fanno-sperare-in-una-migliore-sopravvivenza-globale","post_title":"Nuove prospettive terapeutiche fanno sperare in una migliore sopravvivenza globale","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/nuove-prospettive-terapeutiche-fanno-sperare-in-una-migliore-sopravvivenza-globale\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":324513,"slug":"novas-perspectivas-terapeuticas-aumentam-a-esperanca-de-uma-melhor-sobrevivencia-global","post_title":"Novas perspectivas terap\u00eauticas aumentam a esperan\u00e7a de uma melhor sobreviv\u00eancia global","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/novas-perspectivas-terapeuticas-aumentam-a-esperanca-de-uma-melhor-sobrevivencia-global\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":324532,"slug":"nuevas-perspectivas-terapeuticas-abren-la-esperanza-de-una-mejor-supervivencia-global","post_title":"Nuevas perspectivas terap\u00e9uticas abren la esperanza de una mejor supervivencia global","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/nuevas-perspectivas-terapeuticas-abren-la-esperanza-de-una-mejor-supervivencia-global\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/324538","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=324538"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/324538\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/124706"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=324538"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=324538"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=324538"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=324538"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}