{"id":325112,"date":"2022-08-11T14:00:00","date_gmt":"2022-08-11T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/sujets-chauds-pour-la-pratique\/"},"modified":"2022-08-11T14:00:00","modified_gmt":"2022-08-11T12:00:00","slug":"sujets-chauds-pour-la-pratique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/sujets-chauds-pour-la-pratique\/","title":{"rendered":"Sujets chauds pour la pratique"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le sport est bon pour la sant\u00e9, mais en faire trop peut-il m\u00eame rendre malade ? Le professeur Johann Scher, m\u00e9decin-chef et directeur du Centre universitaire de pr\u00e9vention et de m\u00e9decine du sport de l&#8217;H\u00f4pital universitaire de B\u00e2le, explique quelle est la quantit\u00e9 optimale de sport, ce qu&#8217;il en est de la mort subite d&#8217;origine cardiaque et comment la r\u00e9int\u00e9gration dans le sport peut se faire avec un risque acceptable apr\u00e8s une infection par le SRAS-CoV-2.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>L&#8217;activit\u00e9 physique apporte une multitude de bienfaits pour la sant\u00e9 bien document\u00e9s, alors que l&#8217;inactivit\u00e9 physique est un facteur de risque majeur de morbidit\u00e9 et de mortalit\u00e9 cardiovasculaires. Selon le professeur Johann Scher, la dose d&#8217;activit\u00e9 physique n\u00e9cessaire pour obtenir ces b\u00e9n\u00e9fices est relativement modeste et correspond \u00e0 un effort physique d&#8217;intensit\u00e9 mod\u00e9r\u00e9e \u226460&nbsp;min, \u226460% VO2max, en une seule fois ou r\u00e9guli\u00e8rement. La plupart des athl\u00e8tes s&#8217;entra\u00eenent \u00e0 un niveau et \u00e0 une intensit\u00e9 au moins 5 \u00e0 10 fois sup\u00e9rieurs aux recommandations g\u00e9n\u00e9rales pour l&#8217;activit\u00e9 physique [1].<\/p>\n<p>Les cellules immunitaires les plus sensibles \u00e0 l&#8217;exercice physique et qui subissent une mobilisation aigu\u00eb dans la circulation sanguine lors d&#8217;un effort physique sont les cellules tueuses naturelles (cellules NK). Au cours d&#8217;un effort physique, la concentration des cellules immunitaires circulantes augmente de mani\u00e8re plus prononc\u00e9e que l&#8217;augmentation des cellules T et B. Les cellules immunitaires circulantes sont plus sensibles \u00e0 l&#8217;effort physique que les cellules T et B. Pour expliquer cette augmentation des cellules immunitaires, on suppose que le taux de cat\u00e9cholamines, qui augmente \u00e9galement lors d&#8217;un entra\u00eenement d&#8217;intensit\u00e9 mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 \u00e9lev\u00e9e, favorise la mobilisation des cellules immunitaires dans la circulation sanguine. Une fois l&#8217;exercice termin\u00e9, les niveaux de myokine induits devraient influencer la redistribution et l&#8217;activation des cellules immunitaires. Il a \u00e9t\u00e9 r\u00e9cemment \u00e9tabli que cette mobilisation des cellules NK en fonction de l&#8217;effort joue un r\u00f4le central dans la protection contre le cancer m\u00e9di\u00e9e par l&#8217;effort [2].<\/p>\n<h2 id=\"covid-19-sport-et-retour-aux-sports\">Covid-19 : Sport et retour aux sports<\/h2>\n<p>L&#8217;\u00e9tablissement de profils immunologiques chez les patients atteints de Covid-19 a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 de nombreuses modifications de l&#8217;immunit\u00e9 inn\u00e9e et adaptative. Une \u00e9tude a compar\u00e9 le profil immunitaire de patients atteints de pneumonie l\u00e9g\u00e8re et s\u00e9v\u00e8re \u00e0 Covid-19 \u00e0 celui de patients ne souffrant pas de pneumonie \u00e0 SARS-CoV-2 (HAP), ainsi qu&#8217;\u00e0 des t\u00e9moins sains, en utilisant une spectrocytom\u00e9trie longitudinale \u00e0 cellules uniques de haute dimension et une analyse bas\u00e9e sur un algorithme. Les pneumonies \u00e0 Covid-19 et \u00e0 CoV-2 non-SARS pr\u00e9sentaient toutes deux une my\u00e9lopo\u00ef\u00e8se d&#8217;urgence \u00e9lev\u00e9e et pr\u00e9sentaient des caract\u00e9ristiques de paralysie immunitaire adaptative. Cependant, les signatures immunologiques pathologiques indiquant un \u00e9puisement des cellules T ne sont apparues que dans le cas du Covid-19. L&#8217;int\u00e9gration de profils de cellules uniques avec une capacit\u00e9 pr\u00e9dite de liaison des peptides SARS-CoV-2 au profil HLA des patients a permis de relier davantage l&#8217;immunopathologie Covid-19 \u00e0 une reconnaissance virale perturb\u00e9e. En ce qui concerne la mise en \u0153uvre clinique, la fr\u00e9quence des cellules T CD56+ circulantes a \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9e comme un biomarqueur pr\u00e9dictif de l&#8217;issue de la maladie [3].<\/p>\n<p>Bien que les sportifs ne fassent pas partie des groupes \u00e0 risque pour une \u00e9volution grave de la maladie Covid-19 selon les connaissances actuelles, cela n&#8217;exclut pas qu&#8217;ils puissent n\u00e9anmoins \u00eatre infect\u00e9s par le SRAS-CoV-2. Quelques exemples tir\u00e9s du sport organis\u00e9 montrent que, dans certains cas, des \u00e9volutions plus graves sont possibles chez des sportifs par ailleurs en forme et initialement en bonne sant\u00e9. Ceux-ci peuvent \u00eatre accompagn\u00e9s de graves probl\u00e8mes de sant\u00e9 aigus et probablement chroniques. La question se pose donc, en particulier pour les sportifs de haut niveau et les sportifs amateurs ambitieux, de savoir comment r\u00e9int\u00e9grer le sport avec un risque acceptable apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 infect\u00e9 par le SRAS-CoV-2. Les organigrammes &#8220;SARS-CoV-2 &#8211; Return to training and competition&#8221; peuvent constituer une premi\u00e8re ligne de conduite lors de la clarification de l&#8217;aptitude au sport et de la reprise de l&#8217;entra\u00eenement et de la comp\u00e9tition apr\u00e8s une infection. Par exemple, un sportif positif au SRAS-CoV-2 et asymptomatique devrait observer une pause sportive de cinq jours. Cette p\u00e9riode de repos de cinq jours doit \u00eatre suivie d&#8217;une anamn\u00e8se et d&#8217;un examen physique, mais aussi d&#8217;un ECG au repos et d&#8217;un examen de laboratoire, en raison de la possible implication myocardique dans le cadre d&#8217;une infection par le SRAS-CoV-2, qui est associ\u00e9e \u00e0 un risque accru de mort subite d&#8217;origine cardiaque. Les sportifs positifs au SRAS-CoV-2 et pr\u00e9sentant des sympt\u00f4mes doivent en outre \u00eatre asymptomatiques pendant 48 heures. En outre, une imagerie suppl\u00e9mentaire doit \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e en fonction des sympt\u00f4mes cliniques.<\/p>\n<h2 id=\"mort-subite-dorigine-cardiaque-pendant-le-sport\">Mort subite d&#8217;origine cardiaque pendant le sport<\/h2>\n<p>Il arrive que des activit\u00e9s sportives intenses soient associ\u00e9es \u00e0 des morts subites chez des athl\u00e8tes souffrant d&#8217;une maladie cardiaque dormante mais potentiellement incurable. Malgr\u00e9 la publicit\u00e9 faite \u00e0 ces catastrophes, la r\u00e9putation du sport reste intacte, car la plupart des d\u00e9c\u00e8s sont dus \u00e0 une anomalie cardiaque sous-jacente, dans laquelle le sport n&#8217;est qu&#8217;un d\u00e9clencheur d&#8217;une arythmie mortelle et non la cause r\u00e9elle du d\u00e9c\u00e8s.<\/p>\n<p>Chez les sportifs \u226435 ans, les maladies du muscle cardiaque, des valves cardiaques, de l&#8217;aorte ainsi que des art\u00e8res coronaires font partie des facteurs d\u00e9clenchants possibles. Des modifications du patrimoine g\u00e9n\u00e9tique peuvent par exemple entra\u00eener une cardiomyopathie hypertrophique (CMH), et la cardiomyopathie arythmog\u00e8ne du ventricule droit (ARVC\/D) peut \u00e9galement \u00eatre \u00e0 l&#8217;origine d&#8217;une mort subite d&#8217;origine cardiaque. Les valves cardiaques d\u00e9fectueuses \u00e0 la naissance entra\u00eenent un reflux accru du sang dans le c\u0153ur (insuffisance valvulaire) ou augmentent la pression dans le c\u0153ur (st\u00e9nose valvulaire). Il arrive \u00e9galement que les art\u00e8res coronaires soient mal plac\u00e9es. Au repos, ces maladies n&#8217;entra\u00eenent g\u00e9n\u00e9ralement aucun sympt\u00f4me ; elles passent souvent inaper\u00e7ues. En revanche, en cas d&#8217;effort intense, le muscle cardiaque n&#8217;est pas suffisamment aliment\u00e9 en oxyg\u00e8ne et des troubles du rythme cardiaque dangereux, pouvant entra\u00eener la mort, peuvent survenir. Les recommandations actuelles de d\u00e9pistage chez les sportifs \u226435 ans comprennent donc une anamn\u00e8se, un examen physique et un ECG de repos.<\/p>\n<p>Chez les sportifs \u226535 ans, l&#8217;art\u00e9rioscl\u00e9rose est la cause la plus fr\u00e9quente de mort cardiaque subite, avec environ 85%. Dans ce cas, les art\u00e8res coronaires se r\u00e9tr\u00e9cissent de plus en plus en raison de d\u00e9p\u00f4ts (plaques) de cholest\u00e9rol, de tissu conjonctif et de calcaire. Si ces plaques se rompent, des caillots de sang se forment parfois et le vaisseau sanguin se bouche. Il en r\u00e9sulte un infarctus du myocarde, qui peut \u00eatre associ\u00e9 \u00e0 des arythmies cardiaques potentiellement mortelles. Il est donc recommand\u00e9 d&#8217;ajouter un ECG d&#8217;effort aux recommandations de d\u00e9pistage actuelles (anamn\u00e8se, examen physique et ECG de repos) [4].<\/p>\n<p>Bien que l&#8217;ECG augmente la capacit\u00e9 \u00e0 d\u00e9tecter les maladies cardiovasculaires sous-jacentes associ\u00e9es \u00e0 la mort subite d&#8217;origine cardiaque (MSC), l&#8217;ECG en tant qu&#8217;outil de diagnostic a ses limites, tant en termes de sensibilit\u00e9 que de sp\u00e9cificit\u00e9. En particulier, l&#8217;ECG ne permet pas de d\u00e9tecter les art\u00e8res coronaires anormales, l&#8217;ath\u00e9roscl\u00e9rose coronaire pr\u00e9coce et les aortopathies. Dans certains cas, les patients atteints de cardiomyopathies, notamment de cardiomyopathie arythmog\u00e8ne du ventricule droit (ARVC), peuvent \u00e9galement pr\u00e9senter un ECG normal. L&#8217;ECG ne permet donc pas de d\u00e9tecter toutes les maladies qui pr\u00e9disposent \u00e0 la SCD. En outre, la variabilit\u00e9 entre les observateurs parmi les m\u00e9decins reste un probl\u00e8me majeur. Afin d&#8217;am\u00e9liorer la pr\u00e9cision de la d\u00e9tection des maladies cardiaques potentiellement mortelles chez les athl\u00e8tes tout en limitant les faux positifs, les normes d&#8217;interpr\u00e9tation de l&#8217;ECG ont donc \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9es <span style=\"font-family:franklin gothic demi\">(Fig.&nbsp;1)<\/span> [5].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-19504\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/abb1-hp7_s24.png\" style=\"height:369px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"676\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"lexercice-physique-est-une-medecine\">L&#8217;exercice physique est une m\u00e9decine<\/h2>\n<p>Mais en principe, il est g\u00e9n\u00e9ralement admis que la pratique r\u00e9guli\u00e8re d&#8217;une activit\u00e9 physique est b\u00e9n\u00e9fique pour la sant\u00e9 cardiovasculaire. La pratique fr\u00e9quente d&#8217;un sport est fortement associ\u00e9e \u00e0 une diminution de la mortalit\u00e9 cardiovasculaire et du risque de maladies cardiovasculaires. Les personnes physiquement actives ont une pression art\u00e9rielle plus basse, une sensibilit\u00e9 \u00e0 l&#8217;insuline plus \u00e9lev\u00e9e et un profil de lipoprot\u00e9ines plasmatiques plus favorable. En outre, l&#8217;activit\u00e9 physique r\u00e9guli\u00e8re est \u00e9galement associ\u00e9e \u00e0 la pr\u00e9vention de diverses maladies n\u00e9oplasiques, de la d\u00e9pression et de la d\u00e9mence. Les m\u00e9canismes physiologiques qui sous-tendent les b\u00e9n\u00e9fices observ\u00e9s de l&#8217;activit\u00e9 physique ont \u00e9t\u00e9 largement document\u00e9s <span style=\"font-family:franklin gothic demi\">(revue&nbsp;1) <\/span>[6].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-19505 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/ubersicht1_hp7_s24.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 765px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 765\/1376;height:719px; width:400px\" width=\"765\" height=\"1376\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Plusieurs \u00e9tudes in vivo et in vitro ont montr\u00e9 des effets favorables sur la fibrinolyse, la fonction plaquettaire et l&#8217;agr\u00e9gation plaquettaire, ce qui pourrait expliquer la moindre pr\u00e9valence des maladies cardiovasculaires lors d&#8217;un entra\u00eenement mod\u00e9r\u00e9. Des mod\u00e8les animaux sportifs montrent que l&#8217;activit\u00e9 physique r\u00e9p\u00e9t\u00e9e supprime l&#8217;ath\u00e9rogen\u00e8se et augmente la disponibilit\u00e9 des m\u00e9diateurs vasodilatateurs tels que l&#8217;oxyde nitrique. L&#8217;exercice am\u00e9liore \u00e9galement la diminution de la compliance et de l&#8217;\u00e9lasticit\u00e9 du ventricule gauche et de l&#8217;aorte li\u00e9e \u00e0 l&#8217;\u00e2ge, ce qui peut pr\u00e9disposer \u00e0 la morbidit\u00e9 cardiovasculaire \u00e0 un \u00e2ge avanc\u00e9. En effet, le vieillissement est \u00e9galement un facteur de risque important pour les maladies cardiovasculaires, qui va au-del\u00e0 de la simple exposition cumul\u00e9e aux facteurs de risque traditionnels. Dans les grandes art\u00e8res, le vieillissement progressif est associ\u00e9 \u00e0 des modifications biochimiques et histologiques qui entra\u00eenent une rigidification des vaisseaux. De telles modifications de l&#8217;h\u00e9modynamique sont associ\u00e9es \u00e0 la d\u00e9mence et aux maladies cardiovasculaires et r\u00e9nales. Cette rigidification de l&#8217;aorte li\u00e9e \u00e0 l&#8217;\u00e2ge \u00e0 l&#8217;\u00e9tat sain est r\u00e9versible si l&#8217;on modifie pr\u00e9cocement son mode de vie en pratiquant r\u00e9guli\u00e8rement des exercices a\u00e9robies. Des \u00e9tudes transversales ont montr\u00e9 que les athl\u00e8tes \u00e0 vie ont des art\u00e8res p\u00e9riph\u00e9riques plus extensibles et que des interventions d&#8217;entra\u00eenement a\u00e9robie supervis\u00e9es relativement courtes (&lt;3 mois) ont un effet positif sur la pression art\u00e9rielle brachiale (PA) et la rigidit\u00e9 des art\u00e8res p\u00e9riph\u00e9riques [7].<\/p>\n<h2 id=\"la-dose-fait-la-difference\">La dose fait la diff\u00e9rence !<\/h2>\n<p>Bien qu&#8217;il ait \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli qu&#8217;un niveau mod\u00e9r\u00e9 d&#8217;activit\u00e9 physique est syst\u00e9matiquement associ\u00e9 \u00e0 une r\u00e9duction du risque de maladie cardiovasculaire, il existe des preuves qu&#8217;un niveau \u00e9lev\u00e9 et continu d&#8217;activit\u00e9 physique, tel qu&#8217;un marathon, peut avoir des effets n\u00e9fastes sur la sant\u00e9 cardiovasculaire.<\/p>\n<p>Des donn\u00e9es r\u00e9centes indiquent une relation en forme de U entre l&#8217;intensit\u00e9 de l&#8217;exercice et les \u00e9v\u00e9nements cardiovasculaires n\u00e9gatifs, l&#8217;exercice mod\u00e9r\u00e9 \u00e9tant pr\u00e9f\u00e9rable \u00e0 l&#8217;absence d&#8217;exercice, mais l&#8217;exercice intense pouvant \u00eatre n\u00e9faste chez certaines personnes <span style=\"font-family:franklin gothic demi\">(figure&nbsp;2) <\/span>[6]. Une \u00e9tude prospective r\u00e9cente a recueilli des donn\u00e9es sur la mortalit\u00e9 de plus de 1000 joggeurs apparemment en bonne sant\u00e9 \u00e2g\u00e9s de 20 \u00e0 86 ans et d&#8217;environ 4000 t\u00e9moins s\u00e9dentaires en bonne sant\u00e9. Les chercheurs ont d\u00e9crit une association en forme de U entre la mortalit\u00e9 totale et la dose de jogging, exprim\u00e9e par la vitesse, la quantit\u00e9 et la fr\u00e9quence du jogging. Les joggeurs l\u00e9gers qui faisaient 1 \u00e0 2,4 heures de jogging par semaine, r\u00e9parties en trois s\u00e9ances, avaient un taux de mortalit\u00e9 inf\u00e9rieur \u00e0 celui des non-joggeurs s\u00e9dentaires, tandis que le taux de mortalit\u00e9 des joggeurs plus rigoureux n&#8217;\u00e9tait pas statistiquement diff\u00e9rent de celui du groupe s\u00e9dentaire. Sur la base de cette \u00e9tude, on peut conclure que les plus grands b\u00e9n\u00e9fices de l&#8217;exercice physique pour le syst\u00e8me cardiovasculaire proviennent d&#8217;une activit\u00e9 physique relativement l\u00e9g\u00e8re.<\/p>\n<h2 id=\"\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"-2\"><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-19506 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/abb2-hp7_s26.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/973;height:531px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"973\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/h2>\n<h2 id=\"-3\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"medecine-specifique-au-genre\">M\u00e9decine sp\u00e9cifique au genre !<\/h2>\n<p>Bien qu&#8217;il ait \u00e9t\u00e9 globalement accept\u00e9 que la plupart des blessures musculo-squelettiques sont sp\u00e9cifiques au sport plut\u00f4t qu&#8217;au sexe, selon Scherr, il faut \u00e9galement garder \u00e0 l&#8217;esprit que les diff\u00e9rences de structure anatomique entre les sexes jouent un r\u00f4le dans l&#8217;orientation biom\u00e9canique et la fonction. Outre une masse squeletto-musculaire diff\u00e9rente, environ 40% plus \u00e9lev\u00e9e chez les hommes que chez les femmes, les femmes ont un bassin plus large, une valgus de la hanche et du genou plus prononc\u00e9e, ainsi qu&#8217;une laxit\u00e9 et une pronation de l&#8217;arri\u00e8re-pied plus importantes par rapport aux hommes du m\u00eame \u00e2ge. Le membre inf\u00e9rieur des femmes semble donc \u00eatre moins favorable du point de vue biom\u00e9canique. C&#8217;est pourquoi la probabilit\u00e9 d&#8217;une rupture des ligaments crois\u00e9s est quatre \u00e0 huit fois plus \u00e9lev\u00e9e chez les femmes que chez les hommes. Cependant, des programmes de pr\u00e9vention sp\u00e9cifiques peuvent aider \u00e0 am\u00e9liorer la stabilit\u00e9 du tronc et \u00e0 consolider musculairement la stabilit\u00e9 de l&#8217;axe des jambes.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-19507 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/hp7_takehome_s26.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/508;height:277px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"508\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Et m\u00eame pour certains enfants et adolescents, le sport est plus qu&#8217;un simple passe-temps. Toutefois, selon leur \u00e2ge, les enfants et les adolescents sont encore en pleine croissance physique. Un entra\u00eenement sportif inappropri\u00e9 peut causer des dommages durables \u00e0 l&#8217;ossature et le risque de blessure ne doit en aucun cas \u00eatre sous-estim\u00e9 \u00e0 cet \u00e9gard. La Soci\u00e9t\u00e9 de m\u00e9decine sportive p\u00e9diatrique s&#8217;engage donc pour le progr\u00e8s de la m\u00e9decine sportive p\u00e9diatrique et pour la th\u00e9rapie par le sport chez l&#8217;enfant et l&#8217;adolescent.<\/p>\n<p>\n<em>Congr\u00e8s :&nbsp;FomF M\u00e9decine interne g\u00e9n\u00e9rale Update Refresher<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Dr Johannes Scherr : M\u00e9decine du sport &#8211; L&#8217;essentiel pour la pratique. M\u00e9decine interne g\u00e9n\u00e9rale Update Refresher, FomF, 21.05.2022.<\/li>\n<li>Idorn M, Hojman P : Exercise-Dependent Regulation of NK Cells in Cancer Protection. Trends Mol Med 2016 ; doi : https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.molmed.2016.05.007.<\/li>\n<li>Kreutmair S, et al : Distinct immunological signatures discriminate COVID-19 from non-SARS-CoV-2-driven critical pneumonia. Immunit\u00e9 2021 ; doi : https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.immuni.2021.05.002.<\/li>\n<li>Pelliccia A, et al : 2020 ESC Guidelines on sports cardiology and exercise in patients with cardiovascular disease : The Task Force on sports cardiology and exercise in patients with cardiovascular disease of the European Society of Cardiology (ESC). Eur Heart J 2021 ; doi : 10.1093\/eurheartj\/ehaa605.<\/li>\n<li>Sharma S, et al : International recommendations for electrocardiographic interpretation in athletes. Eur Heart J 2018 ; doi : 10.1093\/eurheartj\/ehw631.<\/li>\n<li>Merghani A, et al : The U-shaped relationship between exercise and cardiac morbidity. Trends Cardiovasc Med 2016 ; doi : 10.1016\/j.tcm.2015.06.005.<\/li>\n<li>Bhuva A, et al : L&#8217;entra\u00eenement pour un premier marathon inverse le raidissement de l&#8217;aorte li\u00e9 \u00e0 l&#8217;\u00e2ge. J Am Coll Cardiol 2020 ; doi : 10.1016\/j.jacc.2019.10.045.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2022 ; 17(7) : 24-26<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le sport est bon pour la sant\u00e9, mais en faire trop peut-il m\u00eame rendre malade ? Le professeur Johann Scher, m\u00e9decin-chef et directeur du Centre universitaire de pr\u00e9vention et de&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":123810,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"M\u00e9decine du sport","footnotes":""},"category":[11378,11527,11531,11428,11329,11315,11482,11535,11549],"tags":[14786],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-325112","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-cardiologie","category-etudes","category-formation-continue","category-infectiologie","category-medecine-du-sport","category-medecine-interne-generale","category-prevention-et-soins-de-sante","category-rapports-de-congres","category-rx-fr","tag-medecine-du-sport","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-20 18:28:57","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":325069,"slug":"temi-caldi-per-la-pratica","post_title":"Temi caldi per la pratica","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/temi-caldi-per-la-pratica\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":325080,"slug":"topicos-quentes-para-a-pratica","post_title":"T\u00f3picos quentes para a pr\u00e1tica","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/topicos-quentes-para-a-pratica\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":325086,"slug":"temas-candentes-para-la-practica","post_title":"Temas candentes para la pr\u00e1ctica","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/temas-candentes-para-la-practica\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/325112","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=325112"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/325112\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/123810"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=325112"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=325112"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=325112"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=325112"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}