{"id":325294,"date":"2022-06-23T01:00:00","date_gmt":"2022-06-22T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/origine-evaluation-et-traitement\/"},"modified":"2023-01-12T13:45:20","modified_gmt":"2023-01-12T12:45:20","slug":"origine-evaluation-et-traitement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/origine-evaluation-et-traitement\/","title":{"rendered":"Origine, \u00e9valuation et traitement"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Les acouph\u00e8nes sont d\u00e9finis comme la perception de sons tels que des sifflements, des bourdonnements, des bruits ou des sifflements, auxquels aucune source sonore ext\u00e9rieure ne peut \u00eatre associ\u00e9e. Les hallucinations auditives, qui peuvent survenir dans certaines pathologies psychiatriques et\/ou dans le cadre de la consommation de substances, sont \u00e0 distinguer des acouph\u00e8nes.<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p>Les acouph\u00e8nes (du latin tinnire, &#8220;sonner&#8221;) sont d\u00e9finis comme la perception de sons tels que des sifflements, des bourdonnements, des grondements ou des sifflements, auxquels aucune source sonore ext\u00e9rieure ne peut \u00eatre associ\u00e9e. Les hallucinations auditives, qui peuvent survenir dans certaines pathologies psychiatriques et\/ou dans le cadre de la consommation de substances, sont \u00e0 distinguer des acouph\u00e8nes. Les hallucinations acoustiques impliquent des voix ou des sons complexes (par exemple de la musique), tandis que les acouph\u00e8nes impliquent des sons vides de contenu.<\/p>\n\n<p>On parle d&#8217;acouph\u00e8nes chroniques \u00e0 partir d&#8217;une dur\u00e9e de trois mois. Toutefois, le degr\u00e9 de compensation est plus d\u00e9cisif dans la vie quotidienne. Dans le cas d&#8217;acouph\u00e8nes compens\u00e9s, les personnes concern\u00e9es ne sont pas ou peu g\u00ean\u00e9es par le bruit dans leur vie quotidienne, tandis que les personnes souffrant d&#8217;acouph\u00e8nes d\u00e9compens\u00e9s subissent souvent une charge de morbidit\u00e9 pr\u00e9pond\u00e9rante.<\/p>\n\n<p>On distingue \u00e9galement les acouph\u00e8nes subjectifs des acouph\u00e8nes objectifs. Dans le cas des acouph\u00e8nes objectifs, beaucoup plus rares, le bruit provient d&#8217;une source de bruit propre au corps (&#8220;body sounds&#8221;), comme par exemple des bruits d&#8217;\u00e9coulement de vaisseaux proches de l&#8217;oreille ou des spasmes dans les muscles internes de l&#8217;oreille moyenne ou les muscles du palais [1,2].<\/p>\n\n<h2 id=\"epidemiologie\" class=\"wp-block-heading\">\u00c9pid\u00e9miologie<\/h2>\n\n<p>Environ 15% des personnes sont touch\u00e9es par les acouph\u00e8nes au cours de leur vie [3]. Les r\u00e9sultats des \u00e9tudes \u00e9pid\u00e9miologiques montrent des pr\u00e9valences similaires non seulement dans diff\u00e9rents pays europ\u00e9ens, mais aussi aux \u00c9tats-Unis, au Japon et dans les pays \u00e0 faible revenu d&#8217;Afrique et d&#8217;Asie [1].<\/p>\n\n<p>La pr\u00e9valence des acouph\u00e8nes d\u00e9compens\u00e9s est d&#8217;environ 1-2% de la population g\u00e9n\u00e9rale et s&#8217;accompagne souvent de probl\u00e8mes de sommeil, de concentration et\/ou de d\u00e9pression [1,2,10].<\/p>\n\n<h2 id=\"facteurs-de-risque\" class=\"wp-block-heading\">Facteurs de risque<\/h2>\n\n<p>Les principaux facteurs de risque d&#8217;acouph\u00e8nes sont l&#8217;\u00e2ge avanc\u00e9, le sexe masculin et la perte auditive. Les autres facteurs favorisants sont l&#8217;exposition au bruit, les maladies psychiatriques concomitantes, les traumatismes cr\u00e2niens, les otites moyennes ou internes et les m\u00e9dicaments ototoxiques qui peuvent endommager l&#8217;audition, tels que les antibiotiques (en particulier la gentamicine), les diur\u00e9tiques de l&#8217;anse ou les m\u00e9dicaments de chimioth\u00e9rapie \u00e0 base de platine [4].<\/p>\n\n<h2 id=\"physiopathologie\" class=\"wp-block-heading\">Physiopathologie<\/h2>\n\n<p>En principe, toute perte auditive temporaire ou permanente peut d\u00e9clencher des acouph\u00e8nes. Ainsi, les acouph\u00e8nes peuvent se d\u00e9velopper tout au long de la voie auditive. Le lieu d&#8217;origine le plus fr\u00e9quent est suppos\u00e9 \u00eatre la cochl\u00e9e, o\u00f9 des l\u00e9sions et une d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence des cellules cili\u00e9es se produisent, entra\u00eenant une perte auditive neurosensorielle. D&#8217;autres raisons peuvent \u00e9galement \u00eatre \u00e0 l&#8217;origine d&#8217;un trouble de la conduction sonore, comme un c\u00e9rumen, une otite moyenne aigu\u00eb ou chronique ou une otoscl\u00e9rose. En cons\u00e9quence, une activit\u00e9 neuronale compensatoire peut se produire le long de la voie auditive centrale et du cortex auditif. Des modifications du nerf auditif, comme dans le cas d&#8217;un schwannome vestibulaire, ou des modifications microvasculaires peuvent entra\u00eener un trouble auditif r\u00e9trocochl\u00e9aire et \u00e9galement des acouph\u00e8nes. Comme toute perte auditive n&#8217;entra\u00eene pas automatiquement des acouph\u00e8nes, il est important, pour que l&#8217;activit\u00e9 compensatoire soit per\u00e7ue comme un acouph\u00e8ne, qu&#8217;une connexion neuronale soit \u00e9tablie avec d&#8217;autres zones du cerveau responsables de l&#8217;attention, de la conscience, du stress, des \u00e9motions ou de la m\u00e9moire, par exemple. En fonction de la prise en compte des r\u00e9seaux d\u00e9crits, cette repr\u00e9sentation mod\u00e9lis\u00e9e permet d&#8217;expliquer les diff\u00e9rents degr\u00e9s d&#8217;implication personnelle. Ainsi, l&#8217;apparition d&#8217;acouph\u00e8nes li\u00e9s \u00e0 des facteurs \u00e9motionnels, au stress ou \u00e0 une maladie psychiatrique peut \u00e9galement \u00eatre expliqu\u00e9e. Il n&#8217;y a pas de lien direct entre le degr\u00e9 de perte auditive et le volume per\u00e7u d&#8217;un bruit d&#8217;oreille. Il est possible qu&#8217;aucune perte auditive ne soit d\u00e9tect\u00e9e lors des tests auditifs conventionnels [5]. Dans cette constellation, on suppose que les &#8220;r\u00e9gions mortes cochl\u00e9aires&#8221; ou synaptopathies entre les diff\u00e9rents neurones du syst\u00e8me auditif sont responsables du d\u00e9s\u00e9quilibre du syst\u00e8me auditif \u00e0 l&#8217;origine des acouph\u00e8nes, en tant que signes avant-coureurs d&#8217;une future perte auditive [6].<\/p>\n\n<p>Outre les l\u00e9sions de la cochl\u00e9e ou des voies auditives, les acouph\u00e8nes sont \u00e9galement plus fr\u00e9quemment observ\u00e9s en cas de dysfonctionnement temporo-mandibulaire\/bruxisme ou de troubles au niveau de la colonne cervicale et du cou. En outre, les mouvements au niveau des articulations d\u00e9crites peuvent \u00e9galement entra\u00eener une modulation des bruits d&#8217;oreille (plus haut, plus bas, plus fort, plus faible). On pense que cela est d\u00fb \u00e0 l&#8217;apport somatosensoriel (aff\u00e9rent) du nerf trijumeau et des fibres C2 sur l&#8217;activit\u00e9 de la voie auditive centrale via des interactions au niveau du noyau cochl\u00e9aire dorsal au niveau du tronc c\u00e9r\u00e9bral [15]. Si la perception de l&#8217;acouph\u00e8ne ou la modification de l&#8217;acouph\u00e8ne par manipulation dans la zone somatosensorielle est au premier plan des plaintes, on parle \u00e9galement d'&#8221;acouph\u00e8ne somatosensoriel&#8221;.<\/p>\n\n<p>Souvent, l&#8217;apparition d&#8217;acouph\u00e8nes est multifactorielle. Ainsi, des entr\u00e9es auditives ou somatosensorielles anormales, associ\u00e9es \u00e0 une activit\u00e9 alt\u00e9r\u00e9e dans les structures nerveuses centrales (par exemple apr\u00e8s une l\u00e9sion traumatique ou isch\u00e9mique ou des facteurs \u00e9motionnels) ou la combinaison de ces deux \u00e9l\u00e9ments, peuvent conduire \u00e0 l&#8217;apparition et \u00e0 la persistance d&#8217;acouph\u00e8nes. Les blessures traumatiques \u00e0 la t\u00eate en particulier peuvent en \u00eatre la cause.<\/p>\n\n<p>On distingue les acouph\u00e8nes &#8220;subjectifs&#8221; des acouph\u00e8nes &#8220;objectifs&#8221; <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(figure 1). <\/span>Dans ce dernier cas, l&#8217;examen clinique permet parfois de comprendre l&#8217;origine du bruit et souvent d&#8217;en trouver la source.<\/p>\n\n<p>Les acouph\u00e8nes objectifs peuvent avoir diff\u00e9rentes causes. Si l&#8217;acouph\u00e8ne est synchronis\u00e9 avec le pouls, il peut s&#8217;agir d&#8217;anomalies vasculaires telles que des st\u00e9noses ou des dissections vasculaires, des fistules art\u00e9rio-veineuses, des tumeurs du glomus, une augmentation du flux sanguin (par exemple dans le cadre d&#8217;une an\u00e9mie) ou des modifications de calibre du sinus sigmo\u00efde. D&#8217;autres causes d&#8217;acouph\u00e8nes objectifs peuvent \u00eatre un myoclone palatin ou un myoclone de l&#8217;oreille moyenne (muscle tensor tympani, muscle stap\u00e9dius), des l\u00e9sions spatiales nasales ou parapharyng\u00e9es avec trouble cons\u00e9cutif de la ventilation tubaire ou des \u00e9missions oto-acoustiques spontan\u00e9es. Le traitement de la cause d&#8217;un acouph\u00e8ne objectif peut, dans certains cas, conduire \u00e0 la disparition compl\u00e8te de l&#8217;acouph\u00e8ne.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1100\" height=\"1005\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/abb1_hp5_s11.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-16416\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/abb1_hp5_s11.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/abb1_hp5_s11-800x731.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/abb1_hp5_s11-120x110.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/abb1_hp5_s11-90x82.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/abb1_hp5_s11-320x292.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/abb1_hp5_s11-560x512.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/figure>\n\n<h2 id=\"diagnostic-et-investigations-necessaires\" class=\"wp-block-heading\">Diagnostic et investigations n\u00e9cessaires<\/h2>\n\n<p>Tout acouph\u00e8ne nouvellement apparu et persistant pendant plusieurs jours ou semaines doit \u00eatre examin\u00e9 au moyen d&#8217;une anamn\u00e8se et d&#8217;un examen clinique pr\u00e9cis. Il est important de reconna\u00eetre les cas particuliers et d&#8217;initier un diagnostic plus approfondi dans ces situations <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(Fig. 2).<\/span> Le premier contact avec une personne souffrant d&#8217;acouph\u00e8nes a souvent lieu chez le m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste ou le m\u00e9decin ORL. Cette consultation repr\u00e9sente une grande importance dans la d\u00e9sensibilisation du patient. Il est essentiel que le patient soit pris au s\u00e9rieux et qu&#8217;une \u00e9coute attentive et des explications permettent d&#8217;att\u00e9nuer les craintes et les incertitudes suscit\u00e9es par les acouph\u00e8nes. Des questionnaires standardis\u00e9s permettent d&#8217;\u00e9valuer la perception des acouph\u00e8nes et le stress qui y est associ\u00e9, ce qui influence finalement les \u00e9tapes ult\u00e9rieures du traitement. Le counseling sur les acouph\u00e8nes, qui vise \u00e0 \u00e9viter la sensibilisation et \u00e0 r\u00e9duire le risque de chronicit\u00e9 des acouph\u00e8nes, est \u00e9galement tr\u00e8s important. Le patient doit \u00eatre encourag\u00e9 \u00e0 essayer de faire abstraction du bruit par des exercices de relaxation, de d\u00e9focalisation, de musique de fond calme, etc. Chaque examen clinique comprend un diagnostic otologique et audiologique, ainsi que l&#8217;examen des cervicales et de l&#8217;articulation temporo-mandibulaire. Si l&#8217;examen au microscope de l&#8217;oreille permet de suspecter une pathologie, des examens compl\u00e9mentaires appropri\u00e9s sont indiqu\u00e9s. De m\u00eame, des mesures suppl\u00e9mentaires doivent \u00eatre prises en cas de courbe d&#8217;audition asym\u00e9trique, de dynamique rapide ou aigu\u00eb de d\u00e9t\u00e9rioration de l&#8217;audition ou de comorbidit\u00e9s telles que des vertiges. Le traitement des patients souffrant d&#8217;acouph\u00e8nes chroniques n\u00e9cessite une approche interdisciplinaire, en particulier lorsque la souffrance est importante.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"1261\" height=\"1029\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/abb1-hp5_s12.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-16417 lazyload\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1261px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1261\/1029;\" \/><\/figure>\n\n<h2 id=\"etude-de-cas\" class=\"wp-block-heading\">\u00c9tude de cas<\/h2>\n\n<p>A l&#8217;aide d&#8217;un exemple fictif, nous pr\u00e9sentons l&#8217;algorithme d&#8217;\u00e9valuation d&#8217;un patient typique \u00e0 la consultation acouph\u00e8nes de l&#8217;H\u00f4pital universitaire de Zurich : Monsieur M. (67 ans) souffre d&#8217;acouph\u00e8nes depuis environ 5 ans. En raison de cela, il a d\u00e9j\u00e0 consult\u00e9 son m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste \u00e0 plusieurs reprises, qui n&#8217;a pas pu d\u00e9terminer clairement la cause de ses acouph\u00e8nes. Si la souffrance \u00e9tait importante, le patient \u00e9tait orient\u00e9 vers un centre. Lors de la consultation, outre une anamn\u00e8se d\u00e9taill\u00e9e sur la qualit\u00e9 et la quantit\u00e9 des acouph\u00e8nes et leur impact sur la vie du patient, d&#8217;autres points sp\u00e9cifiques ont \u00e9t\u00e9 demand\u00e9s, tels qu&#8217;une anamn\u00e8se d\u00e9taill\u00e9e de l&#8217;oreille (vertiges, surdit\u00e9, douleurs, otorrh\u00e9e), des facteurs d\u00e9clencheurs, des corr\u00e9lations temporelles et des indices d&#8217;acouph\u00e8nes somatosensoriels (lien avec des troubles au niveau des cervicales, des articulations temporo-mandibulaires ou des muscles masticateurs). Par ailleurs, un examen clinique de type diapason (test de Weber et de Rinne), une microscopie de l&#8217;oreille et un statut ORL complet ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s. Cela a permis d&#8217;exclure une cause sp\u00e9cifique\/objective des acouph\u00e8nes. Les tests audiologiques consistaient en un audiogramme standard sur son pur (125-8000 Hz) <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(figure 3), <\/span>un audiogramme sur son aigu (9-20 kHz)<span style=\"font-family: franklin gothic demi;\"> (figure 4)<\/span> et une d\u00e9termination des acouph\u00e8nes. De plus, la souffrance a \u00e9t\u00e9 syst\u00e9matiquement \u00e9valu\u00e9e par le Tinnitus Handicap Inventory (THI) [11]. Une explication d\u00e9taill\u00e9e de la physiopathologie des acouph\u00e8nes est alors fournie et une th\u00e9rapie individuelle interprofessionnelle bas\u00e9e sur le patient est propos\u00e9e.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"1069\" height=\"1235\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/abb3-hp5_s12.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-16418 lazyload\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1069px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1069\/1235;\" \/><\/figure>\n\n<p>Dans le cadre de l&#8217;\u00e9valuation des acouph\u00e8nes, le patient indique la fr\u00e9quence qui correspond \u00e0 son acouph\u00e8ne apr\u00e8s lui avoir fait \u00e9couter diff\u00e9rents sons et bruits. Le r\u00e9sultat est enregistr\u00e9 et marqu\u00e9 d&#8217;un T. Dans ce cas, le patient entend un son sinuso\u00efdal &#8220;au milieu&#8221;, c&#8217;est-\u00e0-dire sym\u00e9triquement dans les deux oreilles. \u00c0 6300 Hz, les acouph\u00e8nes se chevauchent avec la fr\u00e9quence reproduite. Souvent, la fr\u00e9quence des acouph\u00e8nes se situe dans la zone de la plus grande perte auditive.<\/p>\n\n<h2 id=\"\" class=\"wp-block-heading\">\u00a0<\/h2>\n\n<h2 id=\"-2\" class=\"wp-block-heading\"><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-16419 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1315;height: 478px; width: 400px;\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/abb4-hp5_s12.png\" alt=\"\" width=\"1100\" height=\"1315\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/h2>\n\n<h2 id=\"-3\" class=\"wp-block-heading\">\u00a0<\/h2>\n\n<h2 id=\"therapie\" class=\"wp-block-heading\">Th\u00e9rapie<\/h2>\n\n<p>La prise en charge des acouph\u00e8nes implique d&#8217;une part un entretien empathique et validant, tenant compte des circonstances, des pr\u00e9occupations et des craintes sp\u00e9cifiques du patient. La plupart du temps, un traitement causal n&#8217;est pas possible. Ainsi, l&#8217;information et la discussion sur les strat\u00e9gies d&#8217;adaptation (counseling sur les acouph\u00e8nes) font partie des points les plus importants de la th\u00e9rapie. Si cela ne suffit pas, des approches comportementales (par exemple, la th\u00e9rapie cognitivo-comportementale), la th\u00e9rapie par le bruit, la physioth\u00e9rapie, l&#8217;appareillage auditif et, dans certains cas, une th\u00e9rapie m\u00e9dicamenteuse (pour l&#8217;insomnie, la d\u00e9pression, l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9) ou la neuromodulation peuvent \u00eatre envisag\u00e9es.  <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(Fig. 5).  <\/span>En raison de l&#8217;h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 et de l&#8217;\u00e9valuation exigeante de l&#8217;origine des acouph\u00e8nes, des comorbidit\u00e9s sp\u00e9cifiques au patient, ainsi que du manque de preuves de nombreuses modalit\u00e9s th\u00e9rapeutiques en raison de la mauvaise qualit\u00e9 m\u00e9thodologique des \u00e9tudes, le choix de la modalit\u00e9 th\u00e9rapeutique appropri\u00e9e repr\u00e9sente un d\u00e9fi pour le m\u00e9decin traitant.<\/p>\n\n<h2 id=\"-4\" class=\"wp-block-heading\">\u00a0<\/h2>\n\n<h2 id=\"-5\" class=\"wp-block-heading\"><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-16420 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/837;height: 457px; width: 600px;\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/abb5-hp5_s13.png\" alt=\"\" width=\"1100\" height=\"837\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/h2>\n\n<h2 id=\"-6\" class=\"wp-block-heading\">\u00a0<\/h2>\n\n<h2 id=\"conseil-sur-les-acouphenes\" class=\"wp-block-heading\">Conseil sur les acouph\u00e8nes<\/h2>\n\n<p>Pour \u00e9viter que les acouph\u00e8nes ne deviennent chroniques ou pour apporter un soutien aux patients souffrant d\u00e9j\u00e0 d&#8217;acouph\u00e8nes chroniques, il est essentiel d&#8217;informer le patient sur la maladie et ses strat\u00e9gies d&#8217;adaptation. Dans de nombreux cas, les acouph\u00e8nes ne peuvent pas \u00eatre gu\u00e9ris, mais une acceptation du bruit et une accoutumance peuvent \u00eatre obtenues. Le counseling consiste non seulement \u00e0 expliquer comment utiliser correctement le bruit au quotidien, mais aussi \u00e0 \u00e9liminer les craintes. Encourager le patient \u00e0 essayer de percevoir l&#8217;acouph\u00e8ne par d\u00e9focalisation et \u00e0 s&#8217;habituer au son peut aider \u00e0 \u00e9viter les s\u00e9quelles telles que le stress psychologique, les probl\u00e8mes de sommeil, les difficult\u00e9s de concentration et les restrictions dans la vie sociale.<\/p>\n\n<h2 id=\"therapie-cognitivo-comportementale\" class=\"wp-block-heading\">Th\u00e9rapie cognitivo-comportementale<\/h2>\n\n<p>Dans la th\u00e9rapie cognitivo-comportementale, le patient est encourag\u00e9 et motiv\u00e9 \u00e0 s&#8217;int\u00e9resser \u00e0 ses pens\u00e9es, ses peurs, ses attitudes et ses \u00e9valuations par rapport au sympt\u00f4me. Cette modalit\u00e9 th\u00e9rapeutique est apparue dans les ann\u00e9es 1960 et repose sur l&#8217;hypoth\u00e8se que la fa\u00e7on dont nous pensons d\u00e9termine notre bien-\u00eatre mental et physique. L&#8217;objectif de la th\u00e9rapie cognitivo-comportementale est de prendre en charge activement le processus de perception et de contr\u00f4ler ainsi les effets de la maladie. Cette strat\u00e9gie est l&#8217;approche psychoth\u00e9rapeutique la plus \u00e9tudi\u00e9e pour aider les patients acouph\u00e9niques \u00e0 comprendre et \u00e0 g\u00e9rer leur maladie et est donc consid\u00e9r\u00e9e comme l&#8217;\u00e9talon-or [7].<\/p>\n\n<h2 id=\"therapie-par-le-bruit-sound-therapy\" class=\"wp-block-heading\">Th\u00e9rapie par le bruit (Sound therapy)<\/h2>\n\n<p>Diff\u00e9rentes approches th\u00e9rapeutiques utilisant les sons peuvent \u00eatre utilis\u00e9es pour les patients souffrant d&#8217;acouph\u00e8nes. Le principe commun est l&#8217;utilisation de stimuli sonores externes dans le but de r\u00e9duire l&#8217;attention du patient sur l&#8217;acouph\u00e8ne ou de modifier la r\u00e9action du patient \u00e0 l&#8217;acouph\u00e8ne. Comme la plupart des autres approches th\u00e9rapeutiques, elle ne gu\u00e9rit pas les acouph\u00e8nes, mais permet de mieux les g\u00e9rer. Par exemple, l&#8217;utilisation de bruits de fond comme le bruit de la mer, le chant des oiseaux, le bruissement des feuilles, etc. faciliter l&#8217;endormissement. D&#8217;autres variantes comprennent le port d&#8217;un petit g\u00e9n\u00e9rateur de bruit derri\u00e8re l&#8217;oreille (&#8220;bruiteur&#8221;, similaire \u00e0 un appareil auditif), qui diffuse des sons modifiables et permet ainsi de masquer totalement ou partiellement les acouph\u00e8nes, m\u00eame dans la vie quotidienne, en fonction du r\u00e9glage [9].<\/p>\n\n<h2 id=\"appareils-auditifs\" class=\"wp-block-heading\">Appareils auditifs<\/h2>\n\n<p>Les aides auditives conventionnelles peuvent \u00eatre utilis\u00e9es chez les patients souffrant d&#8217;acouph\u00e8nes et pr\u00e9sentant une perte auditive appropri\u00e9e afin de compenser l&#8217;absence d&#8217;entr\u00e9e auditive. Cette th\u00e9rapie s&#8217;av\u00e8re particuli\u00e8rement efficace chez les patients souffrant d&#8217;une perte auditive plus s\u00e9v\u00e8re, par exemple \u00e0 la suite d&#8217;une presbyacousie. Leur utilit\u00e9 est limit\u00e9e dans les hautes fr\u00e9quences et en cas de perte totale de fonction des cellules cili\u00e9es internes. En cas de surdit\u00e9 profonde ou totale, l&#8217;utilisation d&#8217;implants cochl\u00e9aires peut conduire \u00e0 une suppression significative et parfois totale des acouph\u00e8nes [8,13,14].<\/p>\n\n<h2 id=\"therapie-medicamenteuse\" class=\"wp-block-heading\">Th\u00e9rapie m\u00e9dicamenteuse<\/h2>\n\n<p>Il n&#8217;existe \u00e0 ce jour aucune donn\u00e9e solide d\u00e9montrant un b\u00e9n\u00e9fice \u00e0 long terme d&#8217;une th\u00e9rapie m\u00e9dicamenteuse sp\u00e9cifique pour le traitement des acouph\u00e8nes par rapport \u00e0 un placebo. Diff\u00e9rents m\u00e9dicaments tels que les anesth\u00e9siques locaux intraveineux (lidoca\u00efne) ou les antid\u00e9presseurs ont \u00e9t\u00e9 test\u00e9s dans le cadre d&#8217;\u00e9tudes, mais aucun effet \u00e0 long terme n&#8217;a pu \u00eatre d\u00e9montr\u00e9 et, compte tenu du profil d&#8217;effets secondaires, l&#8217;utilisation de ces m\u00e9dicaments pour le seul traitement des acouph\u00e8nes n&#8217;est pas justifi\u00e9e. Le traitement des comorbidit\u00e9s telles que les troubles du sommeil, les tensions musculaires ou les probl\u00e8mes psychiatriques peut \u00e9galement permettre d&#8217;att\u00e9nuer les acouph\u00e8nes.<\/p>\n\n<h2 id=\"neuromodulation\" class=\"wp-block-heading\">Neuromodulation<\/h2>\n\n<p>La physiopathologie des bourdonnements d&#8217;oreille, avec la mise en \u00e9vidence d&#8217;une activit\u00e9 neuronale modifi\u00e9e dans le SNC, a conduit \u00e0 l&#8217;\u00e9valuation d&#8217;approches neuromodulatrices pour le traitement des acouph\u00e8nes dans le cadre d&#8217;\u00e9tudes exp\u00e9rimentales. Cependant, la neuromodulation sous forme de stimulation \u00e9lectrique ou magn\u00e9tique transcr\u00e2nienne, le neurofeedback ou les m\u00e9thodes de stimulation acoustique bas\u00e9es sur la fr\u00e9quence des acouph\u00e8nes font encore l&#8217;objet de recherches et n&#8217;ont pas encore \u00e9t\u00e9 clairement d\u00e9montr\u00e9es. Des recherches suppl\u00e9mentaires sont n\u00e9cessaires dans ce domaine [12].<\/p>\n\n<h2 id=\"messages-take-home\" class=\"wp-block-heading\">Messages Take-Home<\/h2>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Il n&#8217;existe malheureusement pas de traitement curatif pour la plupart des formes d&#8217;acouph\u00e8nes \u00e0 l&#8217;heure actuelle. Une gestion et un accompagnement du patient pour faire face aux acouph\u00e8nes sont toutefois possibles et utiles.<\/li>\n\n\n\n<li>Chaque acouph\u00e8ne doit \u00eatre \u00e9valu\u00e9 par un entretien anamnestique d\u00e9taill\u00e9 et empathique avec une \u00e9valuation de la gravit\u00e9 de l&#8217;acouph\u00e8ne (classification, situation de stress) et un examen otoscopique et audiologique.<\/li>\n\n\n\n<li>D&#8217;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, il convient d&#8217;orienter vers le m\u00e9decin ORL toute personne qui subit un stress important, qui per\u00e7oit un bourdonnement d&#8217;oreille clairement unilat\u00e9ral (en particulier s&#8217;il est synchrone avec le pouls), qui souffre d&#8217;une perte auditive et\/ou qui per\u00e7oit d&#8217;autres sympt\u00f4mes auriculaires (otalgie, otorrh\u00e9e, vertiges).<\/li>\n\n\n\n<li>La priorit\u00e9 devrait \u00eatre donn\u00e9e au traitement causal des pathologies sp\u00e9cifiques et, en particulier, des comorbidit\u00e9s psychiatriques.<\/li>\n\n\n\n<li>Le traitement symptomatique des acouph\u00e8nes comprend principalement le counseling sur les acouph\u00e8nes et, dans certains cas, la th\u00e9rapie cognitivo-comportementale, la stimulation acoustique (et la neuromodulation).<\/li>\n\n\n\n<li>L&#8217;indication de la th\u00e9rapie pharmacologique est actuellement limit\u00e9e \u00e0 certains sous-types d&#8217;acouph\u00e8nes et au traitement de comorbidit\u00e9s telles que les troubles du sommeil ou de l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 et la d\u00e9pression.<\/li>\n\n\n\n<li>Dans les cas difficiles ou en cas d&#8217;acouph\u00e8nes d\u00e9compens\u00e9s, nous recommandons une approche th\u00e9rapeutique interprofessionnelle.<\/li>\n<\/ul>\n\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Langguth B, et al : Acouph\u00e8nes : causes et prise en charge clinique. Lancet Neurol 2013.<\/li>\n\n\n\n<li>  Ligne directrice AWMF &#8220;acouph\u00e8nes chroniques<\/li>\n\n\n\n<li>Biswas, Hall : Pr\u00e9valence, incidence et facteurs de risque des acouph\u00e8nes. Current Topics in Behavioral Neurosciences (book series) 2020.<\/li>\n\n\n\n<li>Moller A, Langguth B, DeRidder D, Kleinjung T : Textbook of Tinnitus<\/li>\n\n\n\n<li>Weisz, et al. : Les acouph\u00e8nes \u00e0 haute fr\u00e9quence sans perte auditive ne signifient pas absence de d\u00e9saff\u00e9rentation. Hear Res 2006.<\/li>\n\n\n\n<li>Job, et al. : Susceptibilits to tinnitus revealed at 2kHz range by bilateral lower DPOAEs in normal hearing subjects with noise exposure. Audiol Neurootol 2007.<\/li>\n\n\n\n<li>Jastreboff, et al : Phantom auditory perception (tinnitus) : mechanisms of generation and perception. Neurosc Res 1990.<\/li>\n\n\n\n<li>Baguley, et al : Implants cochl\u00e9aires et acouph\u00e8nes. Prog Brain Res 2007.<\/li>\n\n\n\n<li>Hoare, et al : Sound Therapy for Tinnitus Management : Practicable Options. Journal of the American Academy of Audiology 2014 ; 62-75.<\/li>\n\n\n\n<li>www.tinnitracks.com\/de\/tinnitus\/behandlung<\/li>\n\n\n\n<li>www.ata.org\/managing-your-tinnitus<\/li>\n\n\n\n<li>H\u00e9bert, et al : La s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 des acouph\u00e8nes est r\u00e9duite avec la r\u00e9duction de l&#8217;humeur d\u00e9pressive &#8211; une \u00e9tude prospective de la population en Su\u00e8de. PLoS One 2012.<\/li>\n\n\n\n<li>Okamoto H, et al : Counteracting tinnitus by acoustic coordinated reset neuromodulation. Restor Neurol Neurosci 2010.<\/li>\n\n\n\n<li>Wielopolski, et al : L&#8217;alexithymie est associ\u00e9e \u00e0 la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 des acouph\u00e8nes. Front Psychiatry 2017.<\/li>\n\n\n\n<li>Peter N, Kleinjung T : Neuromodulation for tinnitus treatment : an overview of invasive and non-invasive techniques. JZ Univ Sci 2019.<\/li>\n\n\n\n<li>Peter, et al : The Influence of Cochlear Implantation on Tinnitus in Patients with Single-Sided Deafness : A Systematic Review. Otolaryngol Head Neck Surg 2019.<\/li>\n\n\n\n<li>Peter, et al. : Implants cochl\u00e9aires dans la surdit\u00e9 unilat\u00e9rale &#8211; r\u00e9sultats cliniques d&#8217;une \u00e9tude multicentrique suisse. Swiss Med Weekly 2019.<\/li>\n\n\n\n<li>Wu C, et al : Acouph\u00e8nes : plasticit\u00e9 auditive-somatosensorielle mal adapt\u00e9e. Hear Research 2016.<\/li>\n<\/ol>\n\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2021 ; 16(5) : 10-14<br\/>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2022 ; 20(3) : 16-20<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les acouph\u00e8nes sont d\u00e9finis comme la perception de sons tels que des sifflements, des bourdonnements, des bruits ou des sifflements, auxquels aucune source sonore ext\u00e9rieure ne peut \u00eatre associ\u00e9e. 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