{"id":325369,"date":"2022-07-07T01:30:00","date_gmt":"2022-07-06T23:30:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/psychotherapie-residentielle-basee-sur-la-mentalisation-avec-les-personnes-agees\/"},"modified":"2023-01-12T13:45:19","modified_gmt":"2023-01-12T12:45:19","slug":"psychotherapie-residentielle-basee-sur-la-mentalisation-avec-les-personnes-agees","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/psychotherapie-residentielle-basee-sur-la-mentalisation-avec-les-personnes-agees\/","title":{"rendered":"Psychoth\u00e9rapie r\u00e9sidentielle bas\u00e9e sur la mentalisation avec les personnes \u00e2g\u00e9es"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>L&#8217;augmentation de la proportion de personnes \u00e2g\u00e9es dans la soci\u00e9t\u00e9 s&#8217;accompagne n\u00e9cessairement d&#8217;une augmentation du nombre de personnes \u00e2g\u00e9es souffrant de troubles mentaux. Une \u00e9tude men\u00e9e \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle europ\u00e9enne a pu montrer qu&#8217;aujourd&#8217;hui, une personne \u00e2g\u00e9e sur trois souffre d&#8217;un trouble mental. Dans cette situation, la psychoth\u00e9rapie r\u00e9sidentielle peut aider \u00e0 r\u00e9duire le d\u00e9ficit de soins existant. et \u00e0 la complexit\u00e9 des pathologies. L&#8217;article explique comment concevoir une telle offre et sur quels principes th\u00e9rapeutiques elle devrait se baser.<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&#8217;augmentation de la proportion de personnes \u00e2g\u00e9es dans la soci\u00e9t\u00e9 s&#8217;accompagne n\u00e9cessairement d&#8217;une augmentation du nombre de personnes \u00e2g\u00e9es souffrant de troubles mentaux. Une \u00e9tude men\u00e9e \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle europ\u00e9enne a pu montrer qu&#8217;aujourd&#8217;hui, une personne \u00e2g\u00e9e sur trois souffre d&#8217;un trouble mental [1]. De plus, les troubles li\u00e9s \u00e0 l&#8217;\u00e2ge \u00e9voluent et deviennent souvent plus vari\u00e9s et plus complexes. Souvent, les restrictions psychologiques s&#8217;accompagnent de restrictions physiques et sociales. C&#8217;est l&#8217;une des raisons pour lesquelles la psychoth\u00e9rapie ambulatoire est souvent insuffisante et que les personnes \u00e2g\u00e9es y sont sous-repr\u00e9sent\u00e9es [2]. Dans cette situation, la psychoth\u00e9rapie en milieu hospitalier repr\u00e9sente un compl\u00e9ment important, non seulement pour r\u00e9duire le d\u00e9ficit de soins existant, mais aussi parce qu&#8217;un traitement en milieu hospitalier, avec ses multiples offres, est plus \u00e0 m\u00eame de r\u00e9pondre \u00e0 la complexit\u00e9 des tableaux cliniques dans de nombreux cas [3]. La mani\u00e8re de concevoir une telle offre et les principes th\u00e9rapeutiques sur lesquels elle devrait se baser sont pr\u00e9sent\u00e9s ci-dessous.<\/p>\n\n<h2 id=\"reflexions-sur-la-structure-des-approches-residentielles-pour-les-patients-ages\" class=\"wp-block-heading\">R\u00e9flexions sur la structure des approches r\u00e9sidentielles pour les patients \u00e2g\u00e9s<\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&#8217;une des questions prioritaires \u00e0 r\u00e9soudre est de savoir si les personnes \u00e2g\u00e9es peuvent \u00eatre int\u00e9gr\u00e9es dans les concepts de traitement r\u00e9sidentiel existants ou s&#8217;il est pr\u00e9f\u00e9rable de cr\u00e9er des services ou des unit\u00e9s sp\u00e9cifiques pour les personnes \u00e2g\u00e9es. Les avis divergent \u00e0 ce sujet, non seulement dans les cliniques psychosomatiques, mais aussi dans les cliniques psychiatriques [4]. Le<span style=\"font-family: franklin gothic demi;\"> tableau 1<\/span> pr\u00e9sente les arguments en faveur des deux positions, en tenant compte non seulement de consid\u00e9rations li\u00e9es \u00e0 la maladie, mais aussi et surtout de consid\u00e9rations li\u00e9es au d\u00e9veloppement [5].<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un aspect essentiel manque dans le <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">tableau 1, <\/span>\u00e0 savoir la motivation et la volont\u00e9 des seniors eux-m\u00eames. Une enqu\u00eate qualitative men\u00e9e par Peters [6] a montr\u00e9 que la majorit\u00e9 des patients se montraient hostiles \u00e0 une unit\u00e9 de soins homog\u00e8nes en termes d&#8217;\u00e2ge lors de leur admission <em>(&#8220;je ne suis quand m\u00eame pas vieux&#8221;), <\/em>mais qu&#8217;au final, l&#8217;image s&#8217;\u00e9tait compl\u00e8tement invers\u00e9e. Aujourd&#8217;hui, plus de 90% des patients ont exprim\u00e9 un avis tr\u00e8s positif. Ils ont appr\u00e9ci\u00e9 les contacts avec des personnes de leur \u00e2ge, les ont v\u00e9cus comme stimulants et soutenants et la peur de vieillir a diminu\u00e9.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1100\" height=\"555\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/tab1_sg1_s13_1.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-19452\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/tab1_sg1_s13_1.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/tab1_sg1_s13_1-800x404.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/tab1_sg1_s13_1-120x61.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/tab1_sg1_s13_1-90x45.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/tab1_sg1_s13_1-320x161.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/tab1_sg1_s13_1-560x283.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/figure>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans la pratique, des solutions pragmatiques sont souvent n\u00e9cessaires et les approches sont souvent plut\u00f4t mixtes. Les unit\u00e9s sp\u00e9cifiques \u00e0 l&#8217;\u00e2ge peuvent par exemple \u00eatre int\u00e9gr\u00e9es dans l&#8217;ensemble de la clinique de mani\u00e8re \u00e0 ce que les fronti\u00e8res restent perm\u00e9ables, ou les unit\u00e9s h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes en termes d&#8217;\u00e2ge peuvent int\u00e9grer des offres homog\u00e8nes en termes d&#8217;\u00e2ge. Il faut toutefois \u00e9viter de traiter des patients \u00e2g\u00e9s isol\u00e9s dans des services o\u00f9 la majorit\u00e9 des patients sont jeunes. Dans ce cas, ils s&#8217;orientent g\u00e9n\u00e9ralement vers le m\u00e9decin-chef ou cherchent davantage de contacts avec les infirmi\u00e8res ou pr\u00e9f\u00e8rent la physioth\u00e9rapie, c&#8217;est-\u00e0-dire que dans une situation d&#8217;ins\u00e9curit\u00e9, ils cherchent la s\u00e9curit\u00e9 dans des contacts dyadiques [7], ce qui peut entraver un processus th\u00e9rapeutique constructif.<\/p>\n\n<h2 id=\"taches-diagnostiques-et-approche-multimodale\" class=\"wp-block-heading\">T\u00e2ches diagnostiques et approche multimodale<\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Chaque admission dans une clinique psychosomatique commence par un examen d&#8217;entr\u00e9e qui comprend un diagnostic physique, psychologique, cognitif et social. Les personnes \u00e2g\u00e9es sont confront\u00e9es \u00e0 des probl\u00e8mes particuliers \u00e0 chacun de ces quatre niveaux :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li><em>Au niveau physique :<\/em> le nombre de maladies physiques augmente avec l&#8217;\u00e2ge, ce qui n\u00e9cessite un diagnostic physique approfondi. Une \u00e9valuation g\u00e9riatrique est appropri\u00e9e \u00e0 un \u00e2ge avanc\u00e9 et en cas de multimorbidit\u00e9.<\/li>\n\n\n\n<li><em>Niveau psychique :<\/em> il est n\u00e9cessaire d&#8217;\u00e9tablir un diagnostic psychique complet (y compris les \u00e9ventuels comportements suicidaires et addictifs), y compris l&#8217;identification des ressources existantes. L&#8217;histoire de vie doit \u00e9galement \u00eatre recueillie de la mani\u00e8re la plus compl\u00e8te possible, en accordant une attention particuli\u00e8re \u00e0 la question des exp\u00e9riences traumatiques ant\u00e9rieures [8]. La question de savoir s&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une maladie chronique ou d&#8217;un <em>conflit d&#8217;actualit\u00e9<\/em> [9], qui s&#8217;est d\u00e9velopp\u00e9 \u00e0 la suite d&#8217;une situation de stress actuelle, est \u00e9galement importante pour la pose de l&#8217;indication ult\u00e9rieure.<\/li>\n\n\n\n<li><em>Niveau cognitif : <\/em>les changements neuropsychologiques normaux li\u00e9s \u00e0 l&#8217;\u00e2ge n\u00e9cessitent de v\u00e9rifier l&#8217;\u00e9tat cognitif. Si une d\u00e9ficience cognitive l\u00e9g\u00e8re est suspect\u00e9e [10], elle doit \u00eatre \u00e9valu\u00e9e par un test psychologique, tel que le CERAD*. Un d\u00e9but de d\u00e9mence constitue g\u00e9n\u00e9ralement une contre-indication.<\/li>\n\n\n\n<li><em>Niveau social : <\/em>la qualit\u00e9 de vie des personnes \u00e2g\u00e9es est \u00e9galement influenc\u00e9e par les conditions de vie ext\u00e9rieures, qui doivent donc \u00e9galement \u00eatre prises en compte. Il s&#8217;agit par exemple de la fr\u00e9quence des contacts (solitude), des conditions de logement et de la situation financi\u00e8re, qui est tr\u00e8s pr\u00e9caire pour de nombreux seniors.<\/li>\n<\/ol>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><span style=\"font-size: 11px;\">\n  <em>* <\/em>\n<\/span><em>Le CERAD (Consortium to Establish a Registry for Alzheimer&#8217;s Disease) est une batterie de tests neuropsychologiques visant \u00e0 \u00e9valuer l&#8217;\u00e9volution de la d\u00e9mence. <\/em><em>www.memoryclinic.ch\/de\/main-navigation\/neuropsychologen\/<\/em><em>cerad-plus<\/em><\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le diagnostic permet de d\u00e9finir le plan de traitement, qui doit \u00eatre flexible et personnalis\u00e9. L&#8217;int\u00e9gration des id\u00e9es des patients contribue \u00e0 renforcer leur motivation pour le traitement. <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">Le tableau 2<\/span> donne un exemple de plan de traitement possible, sachant que les patients \u00e2g\u00e9s peuvent avoir moins d&#8217;unit\u00e9s que les patients plus jeunes. Les \u00e9l\u00e9ments th\u00e9rapeutiques mentionn\u00e9s peuvent \u00eatre prescrits en option et diff\u00e8rent d&#8217;une clinique \u00e0 l&#8217;autre.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il est important que certains \u00e9l\u00e9ments soient modifi\u00e9s et adapt\u00e9s en fonction de l&#8217;\u00e2ge, ce qui vaut aussi bien pour les th\u00e9rapies adjuvantes que pour la neuropsychologie. Mais la psychoth\u00e9rapie n\u00e9cessite \u00e9galement un ajustement en fonction de l&#8217;\u00e2ge, ce qui concerne \u00e9galement les sp\u00e9cificit\u00e9s de la relation [11,12]. Un groupe psycho-\u00e9ducatif permet d&#8217;aborder explicitement le th\u00e8me de la vieillesse. Au niveau des sympt\u00f4mes, un co-traitement par un sp\u00e9cialiste est plus souvent n\u00e9cessaire.<\/p>\n\n<h2 id=\"\" class=\"wp-block-heading\">\u00a0<\/h2>\n\n<h2 id=\"-2\" class=\"wp-block-heading\"><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-19453 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1140;height: 622px; width: 600px;\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/tab2_sg1_s14_0.png\" alt=\"\" width=\"1100\" height=\"1140\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/tab2_sg1_s14_0.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/tab2_sg1_s14_0-800x829.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/tab2_sg1_s14_0-120x124.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/tab2_sg1_s14_0-90x93.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/tab2_sg1_s14_0-320x332.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/tab2_sg1_s14_0-560x580.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/h2>\n\n<h2 id=\"-3\" class=\"wp-block-heading\">\u00a0<\/h2>\n\n<h2 id=\"bases-du-concept-de-traitement-basees-sur-la-mentalisation\" class=\"wp-block-heading\">Bases du concept de traitement bas\u00e9es sur la mentalisation<\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un concept de traitement efficace et scientifiquement fond\u00e9 ne se caract\u00e9rise pas uniquement par la juxtaposition de diff\u00e9rents \u00e9l\u00e9ments de traitement. Il faut plut\u00f4t un cadre qui cr\u00e9e un lien interne et qui relie ces \u00e9l\u00e9ments entre eux. Ce n&#8217;est qu&#8217;ainsi qu&#8217;il est possible de produire plus qu&#8217;un effet additif, c&#8217;est-\u00e0-dire un effet synergique capable d&#8217;engendrer des changements durables. C&#8217;est en cela que le concept d&#8217;hospitalisation se distingue particuli\u00e8rement du traitement ambulatoire. Mais comment ce cadre peut-il se pr\u00e9senter ou \u00eatre formul\u00e9 ?<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La<em> th\u00e9rapie bas\u00e9e sur la mentalisation<\/em> (MBT) [13] repr\u00e9sente, avec la <em>th\u00e9rapie bas\u00e9e sur la structure <\/em>[14], l&#8217;un des nouveaux d\u00e9veloppements importants au sein de la psychoth\u00e9rapie psychodynamique. Les deux d\u00e9veloppements th\u00e9rapeutiques, qui ne diff\u00e8rent que tr\u00e8s peu, cr\u00e9ent une base appropri\u00e9e pour formuler un tel cadre. Selon Bateman et Fonagy [15], <em>la mentalisation<\/em> peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme le processus mental par lequel un individu attribue implicitement et explicitement une signification \u00e0 son propre comportement et \u00e0 celui des autres, en relation avec des \u00e9tats intentionnels tels que les d\u00e9sirs personnels, les besoins, les sentiments, les croyances et autres motivations. La capacit\u00e9 de mentalisation peut \u00eatre repr\u00e9sent\u00e9e par une tension entre des dimensions polaires, les probl\u00e8mes les plus probables \u00e9tant ceux qui surviennent lorsque la mentalisation se d\u00e9place temporairement ou d\u00e9finitivement vers l&#8217;un des p\u00f4les uniquement :<\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>automatique\/implicite versus contr\u00f4l\u00e9\/explicite<\/li>\n\n\n\n<li>interne versus externe<\/li>\n\n\n\n<li>orient\u00e9 vers soi ou vers les autres<\/li>\n\n\n\n<li>cognitif versus affectif<\/li>\n<\/ul>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans l&#8217;entretien th\u00e9rapeutique, il s&#8217;agit de d\u00e9velopper un <em>Mental state talk <\/em>[16], c&#8217;est-\u00e0-dire un entretien qui se focalise sur les affects, les intentions, les perceptions, etc. L&#8217;hypoth\u00e8se sous-jacente est que cela permet aux personnes de mieux r\u00e9soudre leurs conflits, leurs stress, leurs questions existentielles, etc. Ainsi, la capacit\u00e9 de mentalisation est d&#8217;une importance capitale pour la sant\u00e9 mentale. Une bonne mentalisation se caract\u00e9rise par une grande flexibilit\u00e9 et alterne de mani\u00e8re adapt\u00e9e \u00e0 la situation entre soi et les autres, la cognition et l&#8217;affect, la focalisation externe et interne ou les r\u00e9cits actuels et biographiques. Cependant, en ce qui concerne les personnes \u00e2g\u00e9es, il existe des preuves selon lesquelles la capacit\u00e9 de mentalisation peut \u00eatre limit\u00e9e, au moins dans certains aspects, et en particulier en cas de maladie mentale. Peters et Schulz [17] ont ainsi pu montrer que les personnes \u00e2g\u00e9es sont moins capables de lire dans les yeux l&#8217;\u00e9tat mental de leur interlocuteur <em>(capacit\u00e9s de th\u00e9orie de l&#8217;esprit),<\/em> c&#8217;est-\u00e0-dire que la capacit\u00e9 de mentalisation li\u00e9e \u00e0 autrui est r\u00e9duite. Les changements neuropsychologiques peuvent y contribuer, tout comme les stress et les traumatismes li\u00e9s \u00e0 l&#8217;histoire de vie, dont les effets ne se font sentir qu&#8217;avec le temps et qui peuvent r\u00e9duire la capacit\u00e9 de mentalisation [18].<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans le cadre de la th\u00e9rapie stationnaire, il s&#8217;agit maintenant de d\u00e9terminer pour chaque patient, dans le cadre du processus de diagnostic, les d\u00e9ficits de mentalisation afin de pouvoir les stimuler de mani\u00e8re cibl\u00e9e et d&#8217;am\u00e9liorer ainsi les conditions d&#8217;un vieillissement en bonne sant\u00e9. La plupart du temps, il s&#8217;agit d&#8217;\u00e9tablir un meilleur \u00e9quilibre entre la mentalisation centr\u00e9e sur soi et la mentalisation centr\u00e9e sur les autres, de compl\u00e9ter la mentalisation automatique par une mentalisation explicite ou r\u00e9fl\u00e9chie, d&#8217;\u00e9largir la perception des affects ou d&#8217;am\u00e9liorer la r\u00e9gulation des affects, ou encore d&#8217;approfondir la mentalisation interne lorsque le regard est principalement dirig\u00e9 vers l&#8217;ext\u00e9rieur. Dans le dialogue th\u00e9rapeutique, l&#8217;accent devrait toujours \u00eatre mis sur les aspects partiels de la mentalisation qui semblent d\u00e9ficitaires. Une bonne mentalisation se caract\u00e9rise par une int\u00e9gration des diff\u00e9rentes composantes, ce n&#8217;est qu&#8217;alors qu&#8217;elle acquiert la flexibilit\u00e9 n\u00e9cessaire pour mieux g\u00e9rer les crises existentielles, les pertes ou les restrictions. Comme cette int\u00e9gration est menac\u00e9e chez les personnes \u00e2g\u00e9es, on peut formuler l&#8217;objectif g\u00e9n\u00e9ral d&#8217;une meilleure int\u00e9gration des aspects partiels de la mentalisation, \u00e0 laquelle les diff\u00e9rents \u00e9l\u00e9ments de la th\u00e9rapie peuvent contribuer de diff\u00e9rentes mani\u00e8res.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais comment un tel objectif th\u00e9rapeutique peut-il \u00eatre atteint ? La base du processus de mentalisation est l&#8217;\u00e9tablissement d&#8217;un sentiment de s\u00e9curit\u00e9, car l&#8217;incertitude limite la capacit\u00e9 de mentalisation. Les patients arrivent g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 la clinique apr\u00e8s avoir v\u00e9cu une situation de stress, d&#8217;ins\u00e9curit\u00e9 ou de perte. La situation d&#8217;admission \u00e9tant synonyme de stress suppl\u00e9mentaire, la premi\u00e8re chose \u00e0 faire est de renforcer le sentiment de s\u00e9curit\u00e9 des patients dans l&#8217;h\u00f4pital. Cela est d&#8217;autant plus facile si le service est con\u00e7u comme un &#8220;lieu s\u00fbr&#8221;, en ce sens que les proc\u00e9dures sont transparentes, que les informations sont pr\u00e9sent\u00e9es de mani\u00e8re adapt\u00e9e \u00e0 l&#8217;\u00e2ge, que la communaut\u00e9 th\u00e9rapeutique donne rapidement un sentiment d&#8217;appartenance et que le personnel soignant, en particulier, se met \u00e0 disposition comme &#8220;objet d&#8217;attachement&#8221;, ce qui est facilit\u00e9 dans un syst\u00e8me de soins de r\u00e9f\u00e9rence. L&#8217;attitude de tous les praticiens impliqu\u00e9s devrait suivre le concept de <em>&#8220;communication collaborative <\/em>&#8220;[19], qui se caract\u00e9rise par la r\u00e9activit\u00e9, la fiabilit\u00e9 et l&#8217;ouverture et qui donne confiance.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Toutes les personnes impliqu\u00e9es dans le traitement doivent adopter une attitude de validation, de soutien et de promotion de la structure. Les questions qui stimulent l&#8217;autor\u00e9flexion ou qui invitent \u00e0 explorer plus pr\u00e9cis\u00e9ment son propre v\u00e9cu sont particuli\u00e8rement propices \u00e0 la mentalisation. Mais il est tout aussi important de percevoir plus explicitement les autres, ou leur \u00e9tat mental, afin de stimuler un changement de perspective et d&#8217;am\u00e9liorer la capacit\u00e9 de mentalisation li\u00e9e aux autres.  <em>Les interventions en miroir<\/em> [14], qui mettent \u00e0 la disposition du patient sa propre perception <em>(&#8220;Si j&#8217;avais \u00e9t\u00e9 \u00e0 sa place&#8230;&#8221;)<\/em>, semblent \u00e9galement appropri\u00e9es. Ce ne sont l\u00e0 que quelques exemples parmi le large \u00e9ventail d&#8217;interventions [13]. Mais il faut toujours s&#8217;efforcer d&#8217;orienter le dialogue th\u00e9rapeutique vers le langage quotidien. Il peut \u00e9galement \u00eatre utile d&#8217;\u00e9veiller les comp\u00e9tences narratives dont disposent de nombreuses personnes \u00e2g\u00e9es et de leur donner ainsi un sentiment de reconnaissance et d&#8217;appr\u00e9ciation. Cela permet \u00e9galement de s&#8217;assurer que le dialogue n&#8217;est pas uniquement ax\u00e9 sur les d\u00e9ficits et les pertes, ainsi que sur les affects n\u00e9gatifs qui y sont associ\u00e9s et qui peuvent \u00eatre difficiles \u00e0 r\u00e9guler. Il s&#8217;agit plut\u00f4t de g\u00e9n\u00e9rer \u00e9galement des affects positifs et de renforcer l&#8217;estime de soi afin de rendre tol\u00e9rables les affects n\u00e9gatifs li\u00e9s aux situations de conflit et de stress. Les MBT sont donc toujours orient\u00e9es vers les comp\u00e9tences et les ressources. Enfin, une atmosph\u00e8re empreinte de reconnaissance et d&#8217;estime peut aussi \u00eatre implicitement significative dans la perspective d&#8217;une appropriation de la vieillesse, puisque celle-ci est marqu\u00e9e par des valeurs telles que la r\u00e9ceptivit\u00e9, la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 et la lenteur, qui facilitent un vieillissement r\u00e9ussi [20].<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Tous les membres de l&#8217;\u00e9quipe devraient s&#8217;identifier \u00e0 l&#8217;attitude th\u00e9rapeutique d\u00e9crite ici, qui pr\u00e9suppose \u00e9galement une attitude r\u00e9fl\u00e9chie des membres de l&#8217;\u00e9quipe vis-\u00e0-vis de leur propre \u00e2ge. La th\u00e9rapie r\u00e9sidentielle se d\u00e9roule au sein d&#8217;une \u00e9quipe qui, dans son ensemble, doit adopter une attitude de soutien et de d\u00e9veloppement.<\/p>\n\n<h2 id=\"la-pratique-de-la-therapie-residentielle-basee-sur-la-mentalisation-une-etude-de-cas\" class=\"wp-block-heading\">La pratique de la th\u00e9rapie r\u00e9sidentielle bas\u00e9e sur la mentalisation : une \u00e9tude de cas<\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La patiente \u00e2g\u00e9e de 74 ans d&#8217;une clinique psychosomatique avait travaill\u00e9 comme kin\u00e9sith\u00e9rapeute. Son mari avait r\u00e9ussi en tant que m\u00e9decin-chef, tout comme ses trois fils. Un cancer du sein survenu il y a 7 ans avait incit\u00e9 la patiente \u00e0 mettre fin \u00e0 sa vie professionnelle, et la grave maladie de sa s\u0153ur l&#8217;avait r\u00e9cemment pr\u00e9occup\u00e9e. Ses &#8220;hommes&#8221; \u00e9taient toujours tr\u00e8s actifs, ils faisaient de grandes randonn\u00e9es \u00e0 v\u00e9lo et \u00e9taient \u00e9galement tr\u00e8s engag\u00e9s sur le plan culturel. Elle y participait de moins en moins, se sentait fatigu\u00e9e et \u00e9puis\u00e9e, et avait r\u00e9cemment n\u00e9glig\u00e9 ses contacts sociaux. &#8220;J&#8217;ai envie de fl\u00e2ner&#8221;, a-t-elle fait comprendre. Il s&#8217;impatiente avec elle et n&#8217;est plus gu\u00e8re pr\u00e9sent pour elle, se consacrant de plus en plus \u00e0 ses activit\u00e9s ext\u00e9rieures.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais il y avait plus en jeu : Dans la vie du service, la patiente a d&#8217;abord \u00e9t\u00e9 tout \u00e0 fait active, participant \u00e0 diverses activit\u00e9s et nouant de nombreux contacts avec d&#8217;autres patients. Mais au bout d&#8217;un certain temps, elle a sembl\u00e9 plus insatisfaite, s&#8217;est plainte des autres patients et s&#8217;est de plus en plus isol\u00e9e. Les autres patients ont fait part de leurs r\u00e9actions, indiquant un comportement d&#8217;interaction probl\u00e9matique. Elle semblait assez &#8220;d\u00e9bordante&#8221; (&#8220;verbosity&#8221;) dans les conversations et peu capable de s&#8217;int\u00e9resser aux autres. A plusieurs reprises, elle a apparemment bless\u00e9 d&#8217;autres patients en tenant des propos irr\u00e9fl\u00e9chis. Des anomalies similaires ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9es lors de la r\u00e9union d&#8217;\u00e9quipe. La patiente se sentait de plus en plus mal, se plaignait de douleurs physiques et exprimait l&#8217;id\u00e9e de partir plus t\u00f4t.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Lors de l&#8217;entretien individuel, nous avons \u00e9galement remarqu\u00e9 qu&#8217;elle faisait peu r\u00e9f\u00e9rence et qu&#8217;elle faisait parfois des remarques assez &#8220;plates&#8221;, de sorte que la question des changements cognitifs s&#8217;est rapidement pos\u00e9e. Ainsi, un examen neuropsychologique a \u00e9t\u00e9 demand\u00e9, mais il n&#8217;a pas r\u00e9v\u00e9l\u00e9 d&#8217;\u00e9volution d\u00e9mentielle ni de troubles cognitifs l\u00e9gers (v\u00e9rifi\u00e9s par le CERAD). Cependant, des d\u00e9ficits dans les fonctions ex\u00e9cutives ont \u00e9t\u00e9 remarqu\u00e9s, comme le montre le TMT (Trail-Making-Test). Les r\u00e9sultats indiquaient un net ralentissement cognitif. Or, la d\u00e9t\u00e9rioration des fonctions ex\u00e9cutives s&#8217;accompagne d&#8217;une restriction des capacit\u00e9s d&#8217;inhibition, c&#8217;est-\u00e0-dire que la capacit\u00e9 \u00e0 inhiber les cognitions relatives \u00e0 soi-m\u00eame se d\u00e9t\u00e9riore. Mais il manque ainsi une condition importante pour pouvoir saisir le mental de l&#8217;autre [17]. Il faut \u00e9galement s&#8217;attendre \u00e0 ce que des propos irr\u00e9fl\u00e9chis soient tenus [21], ce qui peut irriter l&#8217;autre personne, qui r\u00e9agit alors en se retirant. Il est probable qu&#8217;un processus de retrait social similaire \u00e0 celui que l&#8217;on observe actuellement dans le service ait eu lieu dans la famille ou dans le cercle d&#8217;amis.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">D&#8217;un point de vue psychodynamique, on peut supposer qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un conflit narcissique, c&#8217;est-\u00e0-dire que ses propres probl\u00e8mes de sant\u00e9 et le souci de sa s\u0153ur l&#8217;ont partiellement \u00e9loign\u00e9e de sa famille ou des normes \u00e9lev\u00e9es d&#8217;activit\u00e9 et de performance v\u00e9cues par les &#8220;hommes&#8221;. De ce point de vue, il s&#8217;agissait de se confronter \u00e0 cet id\u00e9al du moi familial [22], voire de le mentaliser plus explicitement, et de parvenir \u00e0 une stabilisation narcissique, \u00e0 laquelle l&#8217;activation initiale dans le service semblait tout \u00e0 fait contribuer dans un premier temps. Mais l&#8217;\u00e9volution a montr\u00e9 que cette seule focalisation n&#8217;\u00e9tait pas suffisante. Il s&#8217;agissait plut\u00f4t de se concentrer davantage sur la capacit\u00e9 de mentalisation d\u00e9ficitaire li\u00e9e \u00e0 autrui, c&#8217;est-\u00e0-dire d&#8217;attirer sans cesse le regard sur l&#8217;autre, d&#8217;inciter \u00e0 un changement de perspective et de r\u00e9fl\u00e9chir davantage \u00e0 l&#8217;effet de ses propres d\u00e9clarations sur les autres. Il s&#8217;agissait aussi toujours de faire le lien avec sa propre exp\u00e9rience de l&#8217;exclusion sociale et de l&#8217;int\u00e9grer dans le processus de r\u00e9flexion, c&#8217;est-\u00e0-dire d&#8217;\u00e9tablir un lien entre la mentalisation li\u00e9e aux autres et la mentalisation li\u00e9e \u00e0 soi-m\u00eame. La patiente a sembl\u00e9 r\u00e9agir, si bien qu&#8217;il a \u00e9t\u00e9 possible de d\u00e9tendre les relations avec les autres patients. Par la suite, l&#8217;humeur d\u00e9pressive de la patiente, qui avait probablement aggrav\u00e9 les d\u00e9ficits cognitifs, a \u00e9galement diminu\u00e9.<\/p>\n\n<h2 id=\"resultats-du-traitement\" class=\"wp-block-heading\">R\u00e9sultats du traitement<\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Si le st\u00e9r\u00e9otype n\u00e9gatif de la vieillesse remet en question la capacit\u00e9 de changement des personnes \u00e2g\u00e9es, la recherche g\u00e9rontologique a depuis longtemps dress\u00e9 un tableau contraire. La <em>plasticit\u00e9<\/em> reste intacte avec l&#8217;\u00e2ge, m\u00eame si la marge de man\u0153uvre diminue [23]. En ce qui concerne les capacit\u00e9s de mentalisation li\u00e9es \u00e0 autrui (ToM), une \u00e9quipe de chercheurs italiens d\u00e9veloppe un programme d&#8217;entra\u00eenement en montrant, par exemple, des s\u00e9quences vid\u00e9o de situations sociales et en demandant aux participants du groupe d&#8217;\u00e9changer sur ce que les personnes impliqu\u00e9es pensent et ressentent et sur leurs intentions. Il s&#8217;est av\u00e9r\u00e9 qu&#8217;un tel <em>Mental State Talk <\/em>entra\u00eenait des am\u00e9liorations significatives des capacit\u00e9s de ToM, telles que l&#8217;utilisation de termes affectifs et mentaux ; ces am\u00e9liorations ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es chez les personnes tr\u00e8s \u00e2g\u00e9es [16]. Cependant, les personnes \u00e2g\u00e9es incluses \u00e9taient des participants de l&#8217;universit\u00e9 du troisi\u00e8me \u00e2ge, et ce concept ou un concept similaire n&#8217;a pas encore \u00e9t\u00e9 test\u00e9 sur des patients. N\u00e9anmoins, on peut noter que les MBT contiennent des \u00e9l\u00e9ments tr\u00e8s similaires visant \u00e0 promouvoir un <em>Mental State Talk <\/em>. Dans l&#8217;\u00e9tude de catamn\u00e8se de Hersfeld, qui a examin\u00e9 les r\u00e9sultats du traitement dans une clinique psychosomatique, les patients \u00e2g\u00e9s de plus de 60 ans pr\u00e9sentaient des effets aussi importants que les patients plus jeunes en ce qui concerne l&#8217;am\u00e9lioration de la capacit\u00e9 de mentalisation ; l&#8217;am\u00e9lioration de la capacit\u00e9 de mentalisation s&#8217;accompagnait d&#8217;une am\u00e9lioration des sympt\u00f4mes [24].<\/p>\n\n<h2 id=\"conclusion\" class=\"wp-block-heading\">Conclusion<\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Chez les personnes \u00e2g\u00e9es, les traitements hospitaliers constituent un compl\u00e9ment important aux offres ambulatoires. Cependant, il n&#8217;y a souvent que des cliniques g\u00e9rontopsychiatriques avec une orientation psychiatrique ou des cliniques g\u00e9riatriques avec une orientation m\u00e9dicale. Compte tenu de l&#8217;\u00e9volution d\u00e9mographique, il semble \u00e9galement urgent de disposer d&#8217;un troisi\u00e8me pilier d&#8217;offres r\u00e9sidentielles \u00e0 orientation clairement psychoth\u00e9rapeutique.<\/p>\n\n<h2 id=\"messages-take-home\" class=\"wp-block-heading\">Messages Take-Home<\/h2>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>La th\u00e9rapie r\u00e9sidentielle repose sur un concept multimodal qui combine des \u00e9l\u00e9ments de traitement psychologiques, physiques, sociaux et ax\u00e9s sur les sympt\u00f4mes.<\/li>\n\n\n\n<li>En raison de l&#8217;approche multimodale, la th\u00e9rapie stationnaire est particuli\u00e8rement indiqu\u00e9e pour les patients \u00e2g\u00e9s qui pr\u00e9sentent un tableau clinique complexe avec une comorbidit\u00e9 physique et une situation de vie socialement probl\u00e9matique.<\/li>\n\n\n\n<li>La th\u00e9rapie bas\u00e9e sur la mentalisation met l&#8217;accent sur la promotion des processus mentaux qui donnent un sens \u00e0 son propre comportement et \u00e0 l&#8217;exp\u00e9rience des autres. Tous les praticiens devraient s&#8217;identifier \u00e0 cette attitude fondamentale et cr\u00e9er ainsi une coh\u00e9rence dans l&#8217;offre diversifi\u00e9e.<\/li>\n<\/ul>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Andreas S, Schulz H, Volkert J, et al : Prevalence of mental disorders in elderly people : the European MentDis_ICF65+ study. The British Journal of Psychiatry 2016 ; 1-7 ; doi : 10.1192\/bjp.bp.115.180463.<\/li>\n\n\n\n<li>Peters M, Jeschke K, Peters L : Les patients \u00e2g\u00e9s dans la pratique psychoth\u00e9rapeutique &#8211; r\u00e9sultats d&#8217;une enqu\u00eate aupr\u00e8s des psychoth\u00e9rapeutes. Psychoth\u00e9rapie, psychosomatique, psychologie m\u00e9dicale 2013 ; 63 : 439-444.<\/li>\n\n\n\n<li>Peters M : Patients \u00e2g\u00e9s dans les cliniques psychosomatiques. Fondements, d\u00e9veloppement, perspectives. Psychoth\u00e9rapie du vieillissement 2018a, 15(1) : 9-27.<\/li>\n\n\n\n<li>Stoppe G : Pour et contre : soins s\u00e9par\u00e9s des patients g\u00e9rontopsychiatriques. Pratique psychiatrique 2006 ; 33 : 258-260.<\/li>\n\n\n\n<li>Peters M : Psychologie clinique du d\u00e9veloppement de la personne \u00e2g\u00e9e. G\u00f6ttingen, Allemagne : Vandenhoeck &amp; Ruprecht 2004.<\/li>\n\n\n\n<li>Peters M : Homog\u00e8ne ou h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne en termes d&#8217;\u00e2ge ? Consid\u00e9rations et r\u00e9sultats sur le traitement hospitalier des personnes \u00e2g\u00e9es. Psychoth\u00e9rapie du vieillissement 2018b ; 15(1) : 87-103.<\/li>\n\n\n\n<li>Peters M : R\u00e9sultats catamnestiques sur le traitement psychoth\u00e9rapeutique hospitalier des patients de plus de 60 ans. Revue de g\u00e9rontopsychologie &amp; de psychiatrie 1994 ; 7 : 47-56.<\/li>\n\n\n\n<li>Peters M : Mentalization Ability in Older Patients. Une contribution empirique \u00e0 l&#8217;effet du traumatisme chez les personnes \u00e2g\u00e9es. GeroPsych, J Gerontopsychol Geriatr Psychiatry 2021a ; doi : 10.1024\/1662-9647\/a000267.<\/li>\n\n\n\n<li>Heuft G, Kruse A, Radebold H : Lehrbuch der Gerontopsychosomatik und Alterspsychotherapie. Heidelberg : UTB 2006 (2e \u00e9dition r\u00e9vis\u00e9e).<\/li>\n\n\n\n<li>Schr\u00f6der J, Pantel J : La d\u00e9ficience cognitive l\u00e9g\u00e8re. Stuttgart : Schattauer 2011.<\/li>\n\n\n\n<li>Peters M, Lindner R : Psychoth\u00e9rapie psychodynamique dans la vieillesse. Stuttgart : Kohlhammer 2019.<\/li>\n\n\n\n<li>Peters M : Transfert et contre-transfert dans la psychoth\u00e9rapie des personnes \u00e2g\u00e9es. Psychoth\u00e9rapie m\u00e9dicale 2019a ; 14 : 78-83.<\/li>\n\n\n\n<li>Taubner S, Fonagy P, Bateman AW. : Th\u00e9rapie bas\u00e9e sur la mentalisation. G\u00f6ttingen : Hogrefe 2019.<\/li>\n\n\n\n<li>Rudolf G. : Psychoth\u00e9rapie bas\u00e9e sur la structure. Stuttgart (Schattauer). 2e \u00e9dition, 2020.<\/li>\n\n\n\n<li>Bateman AW, Fonagy P. (\u00e9d.) : Manuel de mentalisation. Giessen (Allemagne) : Psychosozial.<\/li>\n\n\n\n<li>Lecce S, Bottiroli S, Bianco F, et al. : Entra\u00eenement des adultes \u00e2g\u00e9s \u00e0 la th\u00e9orie de l&#8217;esprit (ToM) : transfert sur la m\u00e9tam\u00e9moire. Archives of Gerontology and Geriatrics 2015 ; 60(1) : 217-226.<\/li>\n\n\n\n<li>Peters M, Schulz H : Theory-of-Mind skills in elderly patients with common mental disorders &#8211; a cross sectional study. Vieillissement et Sant\u00e9 Mentale 2021 ; doi : 10.1080\/13607863.2021.1935461.<\/li>\n\n\n\n<li>Peters M : Psychoth\u00e9rapie orient\u00e9e vers la mentalisation chez les personnes \u00e2g\u00e9es. Psychoth\u00e9rapie psychodynamique 2021b ; 20 : 220-233.<\/li>\n\n\n\n<li>Wallin DJ : Attachement et changement dans la relation th\u00e9rapeutique. Lichtenau : Probst-Verlag (original : Attachment in Psychotherapy. Guiford-Press 2007) 2016.<\/li>\n\n\n\n<li>Peters M : Vivre en temps limit\u00e9. G\u00f6ttingen, Allemagne : Vandenhoeck &amp; Ruprecht 2011.<\/li>\n\n\n\n<li>Hippel von W, Dunlop SM : Aging, Inhibition, and Social Inappropriateness. Psychologie et vieillissement 2005 ; 20(3) : 519-523.<\/li>\n\n\n\n<li>Peters M : Conflits narcissiques chez les patients \u00e2g\u00e9s. Forum de la psychanalyse 1998 ; 14 : 241-257.<\/li>\n\n\n\n<li>Hertzog Ch, Kramer A, Wilson R, Lindenberger U : Enrichissement Effects on Adult Cognitive Development. 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