{"id":325373,"date":"2022-07-05T11:42:44","date_gmt":"2022-07-05T09:42:44","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/etat-de-lart-de-limmunotherapie-ciblee-pour-la-dermatite-atopique-chez-ladulte\/"},"modified":"2024-03-22T09:53:46","modified_gmt":"2024-03-22T08:53:46","slug":"etat-de-lart-de-limmunotherapie-ciblee-pour-la-dermatite-atopique-chez-ladulte","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/etat-de-lart-de-limmunotherapie-ciblee-pour-la-dermatite-atopique-chez-ladulte\/","title":{"rendered":"L&#8217;immunoth\u00e9rapie cibl\u00e9e de pointe pour le traitement de la dermatite atopique chez l&#8217;adulte"},"content":{"rendered":"\n<p><em>Dr Basile Darbellay, MD, MD-PhD (Cabinet Dr Basile Darbellay Orsi\u00e8res) &amp; Prof. Christoph Schlapbach, MD, PhD (Inselspital Berne)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong><strong>La dermatite atopique se caract\u00e9rise par des l\u00e9sions cutan\u00e9es ecz\u00e9matiformes, de fortes d\u00e9mangeaisons ainsi que par une h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 importante des signes cliniques et de la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9<\/strong>&nbsp;<strong>[1]. Pour les patients atteints de DA mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re, il existe maintenant des immunoth\u00e9rapies syst\u00e9miques cibl\u00e9es&nbsp;[2]. Dans cette CME, nous pr\u00e9senterons les \u00e9tudes pivotales les plus importantes concernant ces approches th\u00e9rapeutiques modernes.&nbsp;<\/strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n\n\n<p>La dermatite atopique (DA) est l&#8217;affection cutan\u00e9e inflammatoire chronique la plus fr\u00e9quente dans le monde industrialis\u00e9, avec une pr\u00e9valence croissante dans les pays \u00e0 revenu moyen et faible&nbsp;[1, 3]. La maladie peut appara\u00eetre \u00e0 tout \u00e2ge, mais elle commence toutefois au cours des cinq premi\u00e8res ann\u00e9es chez 85&nbsp;% des personnes atteintes et se manifeste typiquement d\u00e8s le premier \u00e2ge[4, 5]. En Suisse, environ 20 % des enfants sont touch\u00e9s par la DA. Chez les adultes, entre 4&nbsp;% et 5&nbsp;% de la population sont concern\u00e9s&nbsp;[4]. La DA se caract\u00e9rise par une forte h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 en termes de signes cliniques, de degr\u00e9 de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 et d&#8217;\u00e9volution. Les sympt\u00f4mes typiques sont les fortes d\u00e9mangeaisons, la s\u00e9cheresse cutan\u00e9e globale et la pr\u00e9sence de l\u00e9sions cutan\u00e9es chroniques ou r\u00e9cidivantes, dont la localisation varie en fonction de l&#8217;\u00e2ge&nbsp;[1].<\/p>\n\n\n\n<p>Les l\u00e9sions cutan\u00e9es ecz\u00e9mateuses et les fortes d\u00e9mangeaisons peuvent entra\u00eener un manque de sommeil, un stress psychologique, une stigmatisation et une faible estime de soi chez les patients atteints de DA. Il peut en r\u00e9sulter des d\u00e9pressions, des troubles anxieux et un risque accru de pens\u00e9es suicidaires&nbsp;[1]. \u00c0 cela s&#8217;ajoute la limitation grandissante de la capacit\u00e9 de travail lorsque la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la DA augmente&nbsp;[6, 7]. De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, la DA alt\u00e8re ainsi fortement la qualit\u00e9 de vie des personnes concern\u00e9es et de leur famille. Cela a \u00e9t\u00e9 \u00e9galement d\u00e9montr\u00e9 par une \u00e9tude \u00e9pid\u00e9miologique su\u00e9doise publi\u00e9e r\u00e9cemment, qui a pu mettre en \u00e9vidence, \u00e0 partir de donn\u00e9es recueillies d\u00e8s la naissance, un effet n\u00e9gatif de la DA sur la qualit\u00e9 de vie li\u00e9e \u00e0 la sant\u00e9 (HRQoL) des jeunes, et cela jusqu&#8217;\u00e0 l&#8217;\u00e2ge adulte. En outre, les donn\u00e9es de l&#8217;\u00e9tude indiquent que les personnes affect\u00e9es ne demandent que rarement conseil \u00e0 un m\u00e9decin malgr\u00e9 une HRQoL limit\u00e9e, ce qui peut entra\u00eener un retard dans le diagnostic de la DA et donc, un sous-traitement&nbsp;[8].<\/p>\n\n\n\n<p>La DA est associ\u00e9e \u00e0 diverses comorbidit\u00e9s allergiques, auto-immunes et cardiovasculaires&nbsp;[1]. Les comorbidit\u00e9s allergiques telles que les allergies alimentaires, l&#8217;asthme et la rhinite allergique se d\u00e9veloppent au cours de ce que l&#8217;on appelle la marche atopique, souvent de mani\u00e8re progressive apr\u00e8s l&#8217;apparition de la DA dans l&#8217;enfance&nbsp;[9]. Les m\u00e9canismes exacts qui sous-tendent la progression de la marche atopique ne sont pas encore connus. On ne sait pas encore clairement si une intervention th\u00e9rapeutique efficace pr\u00e9coce pourrait arr\u00eater celle-ci, m\u00eame si certaines \u00e9tudes l&#8217;indiquent&nbsp;[10].<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Comment \u00e9valuer la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la DA?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le choix du traitement adapt\u00e9 d\u00e9pend, en premi\u00e8re ligne, du degr\u00e9 de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 clinique de la maladie. Celui-ci est mesur\u00e9 \u00e0 l&#8217;aide de diff\u00e9rents scores. Ceux-ci \u00e9valuent les signes cliniques ainsi que le ressenti subjectif des patients et doivent \u00eatre utilis\u00e9s en association&nbsp;[11]. Une s\u00e9lection des scores importants pertinents est r\u00e9sum\u00e9e ci-dessous:&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>EASI (<em>Eczema Area and Severity Index<\/em>, indice de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 et d&#8217;\u00e9tendue de l&#8217;ecz\u00e9ma): Exclusivement destin\u00e9 \u00e0 la classification des l\u00e9sions, n&#8217;est pas adapt\u00e9 aux sympt\u00f4mes subjectifs des patients&nbsp;[11]; EASI 0&nbsp;= pas de sympt\u00f4mes; 0,1&nbsp;\u2013&nbsp;5,9 = l\u00e9g\u00e8re; 6,0&nbsp;\u2013&nbsp;22,9&nbsp;= mod\u00e9r\u00e9e; 23,0&nbsp;\u2013&nbsp;72&nbsp;= s\u00e9v\u00e8re&nbsp;[12]<\/li>\n\n\n\n<li>SCORAD (<em>Scoring of Atopic Dermatitis<\/em>, notation de la dermatite atopique)&nbsp;[11]: Comprend l&#8217;\u00e9tendue, l&#8217;intensit\u00e9 et les sympt\u00f4mes subjectifs du prurit et de l&#8217;insomnie&nbsp;[13]; SCORAD &lt;&nbsp;25&nbsp;= l\u00e9g\u00e8re; 25&nbsp;\u2013&nbsp;50&nbsp;= mod\u00e9r\u00e9e; &gt;&nbsp;50&nbsp;\u2013&nbsp;103 = s\u00e9v\u00e8re&nbsp;[11]<\/li>\n\n\n\n<li>PO-SCORAD (SCORAD \u00e9tabli par le patient): La s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la DA est \u00e9valu\u00e9e ind\u00e9pendamment du m\u00e9decin, est corr\u00e9l\u00e9 au SCORAD&nbsp;[11, 14]<\/li>\n\n\n\n<li>POEM (<em>Patient-Oriented Eczema measures for Eczema<\/em>, mesures de l&#8217;ecz\u00e9ma par le patient): utilis\u00e9 pour mesurer des sympt\u00f4mes subjectifs, pas pour les signes objectifs de la maladie dans les \u00e9tudes cliniques&nbsp;[11]<\/li>\n\n\n\n<li>IGA (<em>Investigator&#8217;s Global Assessment<\/em>, \u00e9valuation globale de l&#8217;investigateur): \u00e9valuation globale r\u00e9alis\u00e9e par un m\u00e9decin traitant&nbsp;[11]; utilise une \u00e9chelle de 4 \u00e0 7 points&nbsp;[15]<\/li>\n\n\n\n<li>WP-NRS (<em>Worst Pruritus Numerical Rating Scale<\/em>, \u00e9chelle d&#8217;\u00e9valuation num\u00e9rique du pire prurit): \u00e9chelle (0&nbsp;\u2013&nbsp;10) destin\u00e9e \u00e0 \u00e9valuer l&#8217;intensit\u00e9 de la d\u00e9mangeaison la plus importante chez les patients adultes atteints de DA mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re&nbsp;[16]<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p><strong>Quel traitement pour quel degr\u00e9 de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9? \u2013&nbsp;Le traitement graduel!<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 partir de la classification de la DA en l\u00e9g\u00e8re, mod\u00e9r\u00e9e et s\u00e9v\u00e8re, un programme th\u00e9rapeutique gradu\u00e9 est recommand\u00e9 dans les directives de traitement, bas\u00e9es sur le consensus europ\u00e9en de 2018. Les options th\u00e9rapeutiques vont des corticost\u00e9ro\u00efdes topiques (CST), ou inhibiteurs de la calcineurine \u00e0 l&#8217;immunosuppression ou immunomodulation syst\u00e9mique en passant par les antiseptiques et \u00e0 la phototh\u00e9rapie ou les \u00abwet wrapping\u00bb&nbsp;[11]. Il n&#8217;existe aucune directive sp\u00e9cifique \u00e0 la Suisse, mais la directive S2k allemande a \u00e9t\u00e9 actualis\u00e9e en 2021 et inclut maintenant, dans le programme th\u00e9rapeutique gradu\u00e9 pour le traitement de la DA mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re, l&#8217;utilisation d&#8217;un immunomodulateur, le dupilumab (DUPI), un anticorps monoclonal qui est actuellement la premi\u00e8re option th\u00e9rapeutique biologique en Suisse&nbsp;[17, 18].<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les directives europ\u00e9ennes et allemandes en vigueur, l&#8217;utilisation de cr\u00e8mes hydratantes et d&#8217;huiles de bain et le fait d&#8217;\u00e9viter certains allerg\u00e8nes reconnus cliniquement constituent le traitement de base recommand\u00e9 (<strong>Figure 1<\/strong>, stade 1). Des programmes d&#8217;explication correspondants pour reconna\u00eetre et \u00e9viter les facteurs d\u00e9clencheurs compl\u00e8tent ces mesures&nbsp;[4, 11]. En cas de DA mod\u00e9r\u00e9e (SCORAD &lt;&nbsp;25, ecz\u00e9ma intermittent, stade 2), un traitement r\u00e9actif \u00e0 base de CST (classe II-III) plut\u00f4t peu puissants, ou \u00e0 base d&#8217;inhibiteurs de la calcineurine ou d&#8217;antiseptiques topiques est recommand\u00e9. Une DA mod\u00e9r\u00e9e\/s\u00e9v\u00e8re (SCORAD 25&nbsp;\u2013&nbsp;50, ecz\u00e9ma r\u00e9cidivant, stade 3) sera trait\u00e9e de mani\u00e8re proactive par des CST plus puissants (classe II\/III) ou le tacrolimus, inhibiteur topique de la calcineurine, ou par phototh\u00e9rapie ou un traitement par \u00abwet wrapping\u00bb. L&#8217;accompagnement psychosomatique et les cures thermales peuvent aussi \u00eatre envisag\u00e9s. En cas de DA s\u00e9v\u00e8re (SCORAD &gt;50, ecz\u00e9ma persistant, stade 4), une hospitalisation peut s&#8217;av\u00e9rer pertinente et un traitement immunosuppresseur par cyclosporine A, azathioprine, m\u00e9thotrexate ou mycoph\u00e9nolate mof\u00e9til peut \u00eatre indiqu\u00e9&nbsp;[11, 17]. En Suisse, parmi ces options th\u00e9rapeutiques, seule la cyclosporine A est autoris\u00e9e pour la DA&nbsp;[19]. Chez l&#8217;adulte, l&#8217;utilisation pendant une courte dur\u00e9e de glucocorticost\u00e9ro\u00efdes oraux, rarement de PUVA ou d&#8217;alitr\u00e9tino\u00efne, peut \u00eatre envisag\u00e9e&nbsp;[11, 17].&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1160\" height=\"822\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Bildschirm\u00adfoto-2023-07-19-um-15.38.44-1160x822.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-362630\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Bildschirm\u00adfoto-2023-07-19-um-15.38.44-1160x822.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Bildschirm\u00adfoto-2023-07-19-um-15.38.44-800x567.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Bildschirm\u00adfoto-2023-07-19-um-15.38.44-120x85.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Bildschirm\u00adfoto-2023-07-19-um-15.38.44-90x64.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Bildschirm\u00adfoto-2023-07-19-um-15.38.44-320x227.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Bildschirm\u00adfoto-2023-07-19-um-15.38.44-560x397.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Bildschirm\u00adfoto-2023-07-19-um-15.38.44-240x170.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Bildschirm\u00adfoto-2023-07-19-um-15.38.44-180x128.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Bildschirm\u00adfoto-2023-07-19-um-15.38.44-640x453.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Bildschirm\u00adfoto-2023-07-19-um-15.38.44-1120x793.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Bildschirm\u00adfoto-2023-07-19-um-15.38.44.png 1276w\" sizes=\"(max-width: 1160px) 100vw, 1160px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Figure&nbsp;1<\/strong>: Recommandations th\u00e9rapeutiques pour la DA, en quatre \u00e9tapes, en fonction du degr\u00e9 de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la maladie. *La phototh\u00e9rapie est souvent indiqu\u00e9e \u00e0 partir du stade 2, toutefois uniquement chez l&#8217;adulte et pas chez l&#8217;enfant; **Le traitement de premi\u00e8re ligne est compos\u00e9 de CST, en cas d&#8217;intol\u00e9rance ou en l&#8217;absence d&#8217;efficacit\u00e9 et sur des zones particuli\u00e8res (visage, zones intertrigineuses, zones g\u00e9nitales, cuir chevelu chez l&#8217;enfant), les inhibiteurs topiques de la calcineurine sont utilis\u00e9s; ***L&#8217;utilisation de m\u00e9dicaments pour soulager les d\u00e9mangeaisons ou d&#8217;antiseptiques peut \u00eatre envisag\u00e9e en compl\u00e9ment. Toutes les options th\u00e9rapeutiques issues des recommandations ne sont pas pr\u00e9sent\u00e9es. Adapt\u00e9 de&nbsp;[11, 17].<\/p>\n\n\n\n<p>Ces lignes directrices n&#8217;\u00e9tant pas \u00e0 jour des traitements nouvellement disponibles, l&#8217;attitude clinique en Suisse est r\u00e9gie par des directives ass\u00e9curologiques. En cas d&#8217;\u00e9chec des traitements de premi\u00e8re ligne (divers topiques) et de deuxi\u00e8me ligne (phototh\u00e9rapie, immunosuppresseurs syst\u00e9miques dont le seul autoris\u00e9 en Suisse pour la DA est la cyclosporine) apr\u00e8s au moins un mois en raison de contre-indications ou d&#8217;effets secondaires, et si la DA est s\u00e9v\u00e8re (SCORAD &gt; 50, EASI &gt; 21, IGA 4, DLQI &gt; 10), les traitements de troisi\u00e8me ligne peuvent \u00eatre utilis\u00e9s en cas de DA s\u00e9v\u00e8re (SCORAD &gt; 50, EASI &gt; 21, IGA 4, DLQI &gt; 10). Les traitements de troisi\u00e8me ligne de la DA comprennent les anticorps monoclonaux dupilumab et tralokinumab ainsi que les inhibiteurs des JAK abrocitinib, baricitinib et upadacitinib.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Besoins non couverts<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les th\u00e9rapies syst\u00e9miques traditionnelles ont souvent une efficacit\u00e9 limit\u00e9e dans la DA mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re ou doivent \u00eatre interrompues en raison d&#8217;effets secondaires. De plus, l&#8217;utilisation \u00e0 long terme de corticost\u00e9ro\u00efdes topiques peut \u00eatre associ\u00e9e \u00e0 une s\u00e9rie d&#8217;effets secondaires locaux et syst\u00e9miques [20]. Il n&#8217;est pas rare que cela entra\u00eene une \u00abpeur des corticost\u00e9ro\u00efdes\u00bb chez les patients, ce qui se traduit par une mauvaise adh\u00e9sion au traitement et une diminution du contr\u00f4le de la maladie&nbsp;[21]. Dans une \u00e9tude d&#8217;observation portant sur plus de 800 patients adultes atteints de DA mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re, sous traitement syst\u00e9mique conventionnel, 81&nbsp;% des patients ont pr\u00e9sent\u00e9 au moins une pouss\u00e9e de la maladie au cours du mois pr\u00e9c\u00e9dant le sondage, 58&nbsp;% ont rapport\u00e9 des sympt\u00f4mes mod\u00e9r\u00e9s \u00e0 s\u00e9v\u00e8res au cours de la derni\u00e8re semaine et un prurit persistant et des troubles du sommeil \u00e9taient \u00e9galement r\u00e9pandus. De plus, on a pu observer une forte diminution de la qualit\u00e9 de vie ainsi que de la productivit\u00e9 au travail [22]. Ces r\u00e9sultats mettent en \u00e9vidence le besoin non satisfait de nouvelles options th\u00e9rapeutiques dans la DA (ce que l&#8217;on appelle les \u00abunmet needs\u00bb) [7, 22]. Il semble \u00e9galement judicieux d&#8217;adapter les directives de traitement en tenant compte des options th\u00e9rapeutiques nouvelles.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Options th\u00e9rapeutiques cibl\u00e9es pour le traitement de DA mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 l&#8217;am\u00e9lioration de la compr\u00e9hension de la physiopathologie (encadr\u00e9 1) des affections cutan\u00e9es inflammatoires chroniques, des immunoth\u00e9rapies cibl\u00e9es ont pu \u00eatre d\u00e9velopp\u00e9es au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es&nbsp;[2]. En Suisse, les agents biologiques DUPI et tralokinumab (TRALO) peuvent ainsi \u00eatre utilis\u00e9s depuis avril 2019 et f\u00e9vrier 2022 respectivement, pour le traitement de la dermatite atopique mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re, lorsqu&#8217;un traitement avec des m\u00e9dicaments topiques soumis \u00e0 prescription n&#8217;a pas permis le contr\u00f4le ad\u00e9quat de la maladie ou lorsqu&#8217;il est contre-indiqu\u00e9&nbsp;[18, 23]. Les options th\u00e9rapeutiques les plus r\u00e9centes dans le paysage du traitement de la DA mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re sont repr\u00e9sent\u00e9es depuis 2021 par les inhibiteurs de JAK (JAKi) \u00e0 prendre par voie orale, l&#8217;upadacitinib (UPA), le baricitinib (BARI) et l&#8217;abrocitinib (ABRO) autoris\u00e9 \u00e9galement en Suisse depuis 2022&nbsp;[23-25]. Le DUPI est recommand\u00e9 dans l&#8217;actualisation de 2021 des directives S2k et il fait l&#8217;objet d&#8217;un fort consensus pour les patients atteints de DA mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re, mais les autres th\u00e9rapies n&#8217;y sont pas encore mentionn\u00e9es&nbsp;[17].L&#8217;int\u00e9gration des recommandations sur l&#8217;utilisation de JAKi dans la DA est attendue dans les prochaines mises \u00e0 jour des directives de traitement. Les \u00e9tudes les plus importantes dans le cadre de l&#8217;autorisation de mise sur le march\u00e9 \u2013 et surtout les r\u00e9sultats concernant la dose th\u00e9rapeutique&nbsp;\u2013 de ces trois traitements syst\u00e9miques modernes sont pr\u00e9sent\u00e9s ci-apr\u00e8s. L&#8217;accent sera d&#8217;abord mis sur les approches th\u00e9rapeutiques les plus r\u00e9centes pour la DA bas\u00e9es sur l&#8217;inhibition des mol\u00e9cules de signalisation JAK. L&#8217;accent sera d&#8217;abord mis sur les approches th\u00e9rapeutiques les plus r\u00e9centes pour la DA fond\u00e9es sur l&#8217;inhibition des mol\u00e9cules de signalisation JAK. Nous aborderons ensuite les agents biologiques qui bloquent la cascade inflammatoire en se liant \u00e0 certaines cytokines ou \u00e0 des r\u00e9cepteurs de cytokines&nbsp;[2].<\/p>\n\n\n\n<p>&#8212;<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e9but encadr\u00e9 1<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Physiopathologie de la DA<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La physiopathologie de la DA est complexe et pas encore comprise dans tous ses aspects. En principe, on estime que la maladie est marqu\u00e9e par l&#8217;interaction complexe de trois facteurs: un d\u00e9faut de la fonction barri\u00e8re de la peau, une alt\u00e9ration du microbiome cutan\u00e9 et le d\u00e9r\u00e8glement de la r\u00e9ponse immunitaire Th2&nbsp;[2]. De plus, des facteurs g\u00e9n\u00e9tiques et environnementaux jouent un r\u00f4le. Les facteurs de risque suivants sont connus pour la DA&nbsp;[1]:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><em>Des ant\u00e9c\u00e9dents familiaux positifs de maladies atopiques, en particulier de la DA:<\/em>&nbsp;La composante h\u00e9r\u00e9ditaire de la DA a \u00e9t\u00e9 estim\u00e9e jusqu&#8217;\u00e0 75&nbsp;% dans les \u00e9tudes de jumeaux.<\/li>\n\n\n\n<li><em>Niveau socio-\u00e9conomique \u00e9lev\u00e9 et environnement urbain:<\/em>&nbsp;Il existe une corr\u00e9lation entre la DA et le niveau socio-\u00e9conomique, ainsi qu&#8217;une disparit\u00e9 ville-campagne dans la pr\u00e9valence de la DA.<\/li>\n\n\n\n<li><em>Origines ethniques:<\/em>&nbsp;Les \u00e9tudes montrent une pr\u00e9valence sup\u00e9rieure de la DA chez les afro-am\u00e9ricains (17&nbsp;%) par rapport aux caucasiens (11&nbsp;%).<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Les variantes du g\u00e8ne FLG codant la prot\u00e9ine filaggrine sont le plus grand facteur de risque g\u00e9n\u00e9tique connu pour l&#8217;apparition de la DA. La filaggrine est produite par les k\u00e9ratinocytes lors du processus de k\u00e9ratinisation et elle joue un r\u00f4le important dans le maintien de la barri\u00e8re cutan\u00e9e. Environ 30&nbsp;% des patients pr\u00e9sentent de telles mutations FLG [1]. Les facteurs environnementaux peuvent \u00e9galement avoir une influence n\u00e9gative sur la fonction de barri\u00e8re de la peau [2, 26]. La diminution de la fonction de barri\u00e8re de la peau augmente la p\u00e9n\u00e9tration d&#8217;antig\u00e8nes et d&#8217;irritants, tels que les allerg\u00e8nes de l&#8217;air ou les toxines environnementales. Cela conduit \u00e0 l&#8217;activation d&#8217;une r\u00e9ponse immunitaire fond\u00e9e sur Th2, dans laquelle les cytokines IL-4, IL-5, et IL-13 sont s\u00e9cr\u00e9t\u00e9es et la production d&#8217;IgE dans les cellules B est stimul\u00e9e. Les cytokines se lient \u00e0 des r\u00e9cepteurs de cytokine et activent ainsi la cascade de signalisation JAK\/STAT dans les cellules h\u00e9matopo\u00ef\u00e9tiques et non h\u00e9matopo\u00ef\u00e9tiques. La liaison de l&#8217;IL-4 et de l&#8217;IL-13 \u00e0 leurs r\u00e9cepteurs sur les neurones sensoriels ainsi que les effets m\u00e9di\u00e9s par les IgE sont associ\u00e9s aux d\u00e9mangeaisons typiques de la DA&nbsp;[2]. Les k\u00e9ratinocytes activ\u00e9s dans la peau s\u00e9cr\u00e8tent en outre des signaux pro-inflammatoires tels que l&#8217;IL-33 ou la lymphopo\u00ef\u00e9tine stromale thymique (TSLP) qui contribuent \u00e0 la r\u00e9duction de la fonction barri\u00e8re de la peau et stimulent le recrutement d&#8217;autres cellules immunitaires de type 2.&nbsp;[1, 2]. Le fait de se gratter aggrave la destruction de la barri\u00e8re cutan\u00e9e et favorise ainsi la p\u00e9n\u00e9tration d&#8217;allerg\u00e8nes et d&#8217;autres substances irritantes, ce qui p\u00e9jore encore la r\u00e9action immunitaire&nbsp;[1].<\/p>\n\n\n\n<p>La peau des patients atteints de DA est en outre davantage colonis\u00e9e par&nbsp;<em>Staphylococcus aureus<\/em>&nbsp;que celle des personnes en bonne sant\u00e9<em>&nbsp;<\/em>[2, 27]<em>.<\/em>&nbsp;La question se pose d&#8217;un r\u00f4le \u00e9ventuel de la prolif\u00e9rationcutan\u00e9e de&nbsp;<em>S. aureus<\/em>&nbsp;\u00e0 la r\u00e9duction de la fonction barri\u00e8re de la peau et \u00e0 l&#8217;apparition de l&#8217;ecz\u00e9ma ou si cette prolif\u00e9ration est une simple cons\u00e9quence secondaire de ces m\u00eames ph\u00e9nom\u00e8nes. Les \u00e9tudes r\u00e9alis\u00e9es sur l&#8217;animal indiquent une r\u00e9action inflammatoire ecz\u00e9matiforme plus importante en cas de sur-repr\u00e9sentation de&nbsp;<em>S. aureus<\/em>&nbsp;dans le microbiome&nbsp;[27]. Simultan\u00e9ment, les cytokines s\u00e9cr\u00e9t\u00e9es en cas de DA r\u00e9duisent la fonction barri\u00e8re de la peau et augmentent ainsi la colonisation par&nbsp;<em>S. aureus<\/em>&nbsp;[2].<em><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Fin encadr\u00e9 1<\/p>\n\n\n\n<p>&#8212;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Inhibition sp\u00e9cifique de la cha\u00eene de transduction du signal JAK<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Des facteurs extra-cellulaires tels que les cytokines peuvent diriger l&#8217;expression g\u00e9n\u00e9tique, et ainsi r\u00e9guler la croissance et la diff\u00e9renciation cellulaires, par l&#8217;interm\u00e9diaire de la voie de signalisation des JAK. Il existe quatre mol\u00e9cules de signal JAK chez l&#8217;homme, JAK1, JAK2, JAK3 et TYK2, qui se lient \u00e0 diff\u00e9rents r\u00e9cepteurs et jouent ainsi diff\u00e9rents r\u00f4les physiologiques&nbsp;[28]. La transduction du signal, avec la participation des JAK1 apr\u00e8s l&#8217;activation des r\u00e9cepteurs des cytokines de type I ou II joue un r\u00f4le important dans le d\u00e9r\u00e8glement immunitaire en cas de DA. Les JAKi UPA, BARI et ABRO agissent sur ce m\u00e9canisme&nbsp;[2].<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Upadacitinib (<em>Rinvoq<\/em>\u00ae)<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>UPA (<em>Rinvoq\u00ae<\/em>) est un JAKi administr\u00e9 par voie orale qui agit sp\u00e9cifiquement sur les JAK1 et moins sur les JAK2, les JAK3 ou la TYK2. La substance active peut \u00eatre utilis\u00e9e \u00e0 la dose de 15&nbsp;mg une fois par jour depuis janvier 2020 dans la polyarthrite rhumato\u00efde et depuis mars 2021 dans celui de la spondylarthrite axiale et de l&#8217;arthrite psoriasique, et elle est \u00e9galement autoris\u00e9e depuis novembre 2021 pour le traitement des adultes atteints de DA mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re, lorsque le traitement par les m\u00e9dicaments topiques conventionnels ne permet pas un contr\u00f4le ad\u00e9quat de la maladie ou s&#8217;ils ne peuvent pas \u00eatre utilis\u00e9s&nbsp;[24].&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans l&#8217;\u00e9tude de phase III, randomis\u00e9e, en double aveugle, avec contr\u00f4le placebo AD Up, l&#8217;UPA a \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9 en association aux CST chez les patients atteints de DA mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re. Les 901 patients au total, \u00e2g\u00e9s de 12 \u00e0 75 ans, ont re\u00e7u une fois par jour par voie orale, soit UPA 15&nbsp;mg, soit UPA 30&nbsp;mg, soit un placebo, toujours accompagn\u00e9 de CST; les crit\u00e8res d&#8217;\u00e9valuation principaux de l&#8217;\u00e9tude \u00e9taient la r\u00e9ponse EASI 75* et une am\u00e9lioration des valeurs vIGA-DA** apr\u00e8s 16 semaines&nbsp;[29]. Avec UPA 15&nbsp;mg une fois par jour + CST, 39,6&nbsp;% (IC \u00e0 95&nbsp;%: 34,1-45,2) des patients ont atteint un score vIGA de 0 ou 1, contre 10,9&nbsp;% (IC \u00e0 95&nbsp;%: 7,4-14,4;&nbsp;<em>p<\/em>&nbsp;&lt;&nbsp;0,0001) sous placebo + CST. La r\u00e9ponse EASI 75 sous UPA 15&nbsp;mg +CST \u00e9tait, avec 64,6&nbsp;% (IC \u00e0 95&nbsp;%: 59,1-70,0), significativement plus \u00e9lev\u00e9e que dans le groupe placebo (26,4&nbsp;%; IC \u00e0 95&nbsp;%: 21,5\u201331,4;&nbsp;<em>p<\/em>&nbsp;&lt; 0,0001). De plus, une rapidit\u00e9 de la r\u00e9ponse au traitement a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e avec UPA&nbsp;+&nbsp;CST: d\u00e8s 2 semaines, un nombre significativement plus \u00e9lev\u00e9 de patients avait atteint une r\u00e9ponse EASI 75 sous traitement par UPA (<em>p<\/em>&nbsp;&lt;&nbsp;0,0001) ou une am\u00e9lioration vIGA-DA (p&nbsp;&lt;&nbsp;0,01) que dans le groupe placebo&nbsp;[29]. Dans le cadre de l&#8217;observation \u00e0 long terme de cette \u00e9tude, 50,8&nbsp;% des patients sous UPA 15&nbsp;mg + CST avaient aussi une r\u00e9ponse EASI 75 apr\u00e8s 52 semaines et 33,5&nbsp;% des patients avaient un score vIGA-DA de 0 ou 1&nbsp;[30].<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les \u00e9tudes de phase III, randomis\u00e9es, en double aveugle, avec contr\u00f4le placebo MEASURE Up-1 et MEASURE UP-2, l&#8217;efficacit\u00e9 et la tol\u00e9rance d&#8217;UPA 15&nbsp;mg ou 30&nbsp;mg administr\u00e9 par voie orale, en monoth\u00e9rapie ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9es. Ici aussi, la r\u00e9ponse EASI 75 et l&#8217;am\u00e9lioration du score vIGA-DA apr\u00e8s 16 semaines constituaient les crit\u00e8res principaux d&#8217;\u00e9valuation. Dans les deux \u00e9tudes, avec un total de 1683 patients, ces crit\u00e8res d&#8217;\u00e9valuation ont \u00e9t\u00e9 atteints. Plus de 40&nbsp;% des patients, 53&nbsp;% dans MEASURE Up-1 et 42&nbsp;% dans MEASURE Up-2 ont en outre atteint une r\u00e9ponse EASI 90 sous UPA 15&nbsp;mg et respectivement 52&nbsp;% et 42&nbsp;% des patients, un soulagement net des d\u00e9mangeaisons, soit une am\u00e9lioration d&#8217;au moins 4 points sur l&#8217;EVA du pire prurit. Dans les groupes placebo, seul un patient sur dix environ a atteint ces deux crit\u00e8res&nbsp;[20]. Dans une analyse int\u00e9gr\u00e9e des deux \u00e9tudes, apr\u00e8s 52&nbsp;semaines, 81&nbsp;% des patients sous UPA 15&nbsp;mg ont pr\u00e9sent\u00e9 une r\u00e9ponse EASI&nbsp;75, 62&nbsp;% une r\u00e9ponse EASI 90 et 65&nbsp;% une nette am\u00e9lioration des d\u00e9mangeaisons&nbsp;[31]. Dans les \u00e9tudes MEASURE Up-1 et MEASURE Up-2, une r\u00e9ponse rapide \u00e0 l&#8217;UPA a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e&nbsp;: Apr\u00e8s deux jours, un nombre de patients significativement plus important signalait un soulagement net des d\u00e9mangeaisons sous UPA que sous placebo (<em>p<\/em>&nbsp;&lt;&nbsp;0,0001)[20].<\/p>\n\n\n\n<p>L&#8217;efficacit\u00e9 et la s\u00e9curit\u00e9 de l&#8217;UPA et du DUPI ont \u00e9t\u00e9 compar\u00e9es directement dans l&#8217;\u00e9tude randomis\u00e9e de phase III HEADS UP incluant 692 patients adultes atteints de DA mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re pour lesquels un traitement syst\u00e9mique \u00e9tait envisag\u00e9. Pour cela, les patients ont pris UPA \u00e0 la dose de 30&nbsp;mg par jour, non autoris\u00e9e en Suisse, alors que le DUPI \u00e9tait administr\u00e9 en injections sous-cutan\u00e9es avec une dose initiale de 600&nbsp;mg suivie de 300&nbsp;mg toutes les deux semaines. D\u00e8s la premi\u00e8re semaine, un nombre significativement plus \u00e9lev\u00e9 de patients pr\u00e9sentait une am\u00e9lioration cliniquement significative des d\u00e9mangeaisons dans le groupe UPA par rapport au groupe DUPI, ce qui souligne la r\u00e9ponse rapide \u00e0 UPA. Apr\u00e8s 16 semaines, un nombre significativement plus \u00e9lev\u00e9 de patients sous UPA avait une r\u00e9ponse EASI 75 par rapport au DUPI (71&nbsp;% vs 61&nbsp;%&nbsp;;&nbsp;<em>p<\/em>&nbsp;=&nbsp;0,006), ce qui a permis d&#8217;atteindre le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation principal de l&#8217;\u00e9tude. Pour les r\u00e9ponses EASI 90 et EASI 100 ainsi que pour l&#8217;am\u00e9lioration des d\u00e9mangeaisons, les r\u00e9sultats \u00e9taient significativement meilleurs avec UPA qu&#8217;avec DUPI. Les effets ind\u00e9sirables les plus fr\u00e9quents au cours des 16 premi\u00e8res semaines de traitement ont \u00e9t\u00e9 l&#8217;acn\u00e9 sous UPA (16&nbsp;% vs 3&nbsp;% sous DUPI) et la conjonctivite sous DUPI (8&nbsp;% vs 1&nbsp;% sous UPA). Des effets ind\u00e9sirables graves associ\u00e9s au traitement ayant entra\u00een\u00e9 l&#8217;arr\u00eat de l&#8217;\u00e9tude sont apparus chez 3&nbsp;% des patients sous UPA et chez 1&nbsp;% des patients sous DUPI&nbsp;[32]. La r\u00e9ponse \u00e0 long terme, sur plus de 4 mois, \u00e0 l&#8217;UPA et au DUPI peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme comparable au vu des donn\u00e9es actuellement disponibles.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le profil de s\u00e9curit\u00e9 de l&#8217;UPA a \u00e9t\u00e9 largement caract\u00e9ris\u00e9 dans 4 indications. Compar\u00e9 aux \u00e9tudes cliniques dans l&#8217;indication de la polyarthrite rhumato\u00efde, de la spondylarthrite ankylosante et de l&#8217;arthrite psoriasique, l&#8217;acn\u00e9 est survenue plus souvent dans les \u00e9tudes sur la DA, toutefois dans la plupart des cas, l&#8217;\u00e9volution a \u00e9t\u00e9 l\u00e9g\u00e8re&nbsp;[20]. L&#8217;analyse int\u00e9gr\u00e9e sur 52 semaines de MEASURE Up 1 et 2, avec un total de 797 patients et 953,3 patients-ann\u00e9es sous UPA 15&nbsp;mg a donn\u00e9 un taux d&#8217;acn\u00e9 de 13,1 pour 100&nbsp;patients-ann\u00e9es. La fr\u00e9quence d&#8217;apparition du virus de l&#8217;herp\u00e8s zoster \u00e9tait de 3,6 pour 100&nbsp;patients-ann\u00e9es dans cette analyse. Les malignit\u00e9s sont apparues extr\u00eamement rarement, avec un taux de 0,2 pour 100 patients-ann\u00e9es. Les \u00e9v\u00e9nements cardiovasculaires graves (MACE) et les thromboembolies veineuses (TEV) ont respectivement \u00e9t\u00e9 observ\u00e9s chez un patient sous UPA 15&nbsp;mg, qui pr\u00e9sentait au moins un facteur de risque cardiovasculaire&nbsp;[31].<\/p>\n\n\n\n<p>Le BARI (<em>Olumiant\u00ae<\/em>) est un inhibiteur de JAKi qui pr\u00e9sente une inhibition s\u00e9lective des mol\u00e9cules du signal JAK1 et JAK2. Ce principe actif est utilis\u00e9 dans le traitement de la polyarthrite et il est d\u00e9sormais \u00e9galement autoris\u00e9 pour le traitement de patients adultes atteints de DA mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re, lorsqu&#8217;une th\u00e9rapie par des m\u00e9dicaments topiques ne permet pas un contr\u00f4le ad\u00e9quat de la maladie ou n&#8217;est pas recommand\u00e9e&nbsp;[25]. Sur la base des \u00e9tudes pivotales BREEZE-AD1, 2, 3, 4 et 7, le BARI est utilis\u00e9 sous la forme d&#8217;un comprim\u00e9 \u00e0 4&nbsp;mg une fois par jour ou sous la forme d&#8217;un comprim\u00e9 \u00e0 2&nbsp;mg deux fois par jour. Si aucun succ\u00e8s th\u00e9rapeutique n&#8217;est visible apr\u00e8s 8 semaines de traitement, celui-ci doit \u00eatre interrompu. Les patients ayant obtenu un contr\u00f4le durable de l&#8217;activit\u00e9 de la maladie avec 4&nbsp;mg une fois par jour peuvent passer \u00e0 une dose d&#8217;entretien de BARI 2&nbsp;mg une fois par jour [22].&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les \u00e9tudes de phase III randomis\u00e9es, en double aveugle, avec contr\u00f4le placebo BREEZE-AD1, BREEZE-AD2 et BREEZE-AD7 ont \u00e9valu\u00e9 l&#8217;efficacit\u00e9 et la tol\u00e9rance de BARI 1&nbsp;mg, 2&nbsp;mg et 4&nbsp;mg administr\u00e9 une fois par jour par voie orale pendant 16 semaines chez un total de 1568 patients atteints de DA mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re et ayant une r\u00e9ponse insuffisante ou une intol\u00e9rance aux m\u00e9dicaments topiques&nbsp;[33-35]. Dans les \u00e9tudes BREEZE AD-1 et AD-2, le BARI a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 une fois par jour en monoth\u00e9rapie. Le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation principal \u00e9tait le score IGA 0\/1 et une am\u00e9lioration d&#8217;au moins 2 points sur l&#8217;\u00e9chelle IGA. Apr\u00e8s 16&nbsp;semaines, 17&nbsp;% des patients de BREEZE-AD1 et 14&nbsp;% des patients de BREEZE-AD2 sous BARI 4&nbsp;mg ont pr\u00e9sent\u00e9 une am\u00e9lioration du score IGA, contre 5&nbsp;% (p&lt;0,001 dans les deux cas) dans chaque bras placebo. Une r\u00e9ponse EASI 75 a \u00e9t\u00e9 atteinte avec la dose la plus \u00e9lev\u00e9e en monoth\u00e9rapie par 25&nbsp;% des patients de BREEZE-AD1 et par 21 % des patients de BREEZE-AD2. Dans les groupes placebo, 6-9&nbsp;% des patients seulement y sont parvenus (pour les deux,&nbsp;<em>p<\/em>&nbsp;\u2264&nbsp;0,001). Une am\u00e9lioration des d\u00e9mangeaisons a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e avec la dose de BARI de 4&nbsp;mg d\u00e8s 1 semaine, tout comme l&#8217;am\u00e9lioration du sommeil et de la qualit\u00e9 de vie (p&nbsp;\u2264&nbsp;0,05 pour toutes les comparaisons)&nbsp;[33]. Dans l&#8217;\u00e9tude BREEZE-AD7, une dose de BARI 4&nbsp;mg a ensuite aussi \u00e9t\u00e9 test\u00e9e en association aux CST et a permis une am\u00e9lioration du score IGA chez 31 % des patients apr\u00e8s 16 semaines, compar\u00e9 \u00e0 15&nbsp;% dans le groupe placebo (<em>p<\/em>&nbsp;=&nbsp;0,004)&nbsp;[35]\n\n\n\n<p>Dans l&#8217;\u00e9tude d&#8217;extension BREEZE-AD3, des patients des \u00e9tudes BREEZE-AD1 et AD2 qui avaient pr\u00e9sent\u00e9 une r\u00e9ponse compl\u00e8te ou partielle au traitement ont re\u00e7u un traitement par BARI jusqu&#8217;\u00e0 68 semaines&nbsp;[36]. Le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation principal \u00e9tait une am\u00e9lioration du score IGA apr\u00e8s 16, 36 et 52 semaines de l&#8217;\u00e9tude d&#8217;extension. La r\u00e9ponse IGA est rest\u00e9e stable pendant toute la dur\u00e9e du traitement sous BARI 4&nbsp;mg. Au d\u00e9but de l&#8217;\u00e9tude BREEZE-AD3, 46&nbsp;% des patients pr\u00e9sentaient un score IGA de 0 ou 1; \u00e0 la fin de l&#8217;\u00e9tude, soit apr\u00e8s 68 semaines de traitement au total, ils \u00e9taient 47 %. La r\u00e9duction des d\u00e9mangeaisons est \u00e9galement rest\u00e9e stable pendant la dur\u00e9e du traitement par BARI 4&nbsp;mg. Pour la r\u00e9ponse EASI 75, une l\u00e9g\u00e8re r\u00e9duction dans la dur\u00e9e a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e: 70&nbsp;% des patients pr\u00e9sentaient une r\u00e9ponse EASI 75 au d\u00e9but de BREEZE-AD3 avec BARI 4&nbsp;mg, alors qu&#8217;ils \u00e9taient encore 56&nbsp;% apr\u00e8s 68 semaines de traitement&nbsp;[36].<\/p>\n\n\n\n<p>Dans l&#8217;\u00e9tude de phase III, randomis\u00e9e, en double aveugle, avec contr\u00f4le placebo BREEZE-AD4, avec 462 participants, l&#8217;association BARI + CST a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 test\u00e9e chez des patients atteints de DA mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re, pr\u00e9sentant une intol\u00e9rance ou une contre-indication au traitement \u00e0 la cyclosporine par voie orale. Dans cette \u00e9tude, 13&nbsp;% des patients ayant re\u00e7u un traitement par BARI 4&nbsp;mg + CST et 13&nbsp;% des patients sous placebo + CST ont atteint un score IGA de 0 ou 1 et une am\u00e9lioration d&#8217;au moins 2 points sur l&#8217;\u00e9chelle IGA (<em>p<\/em>&nbsp;\u2264&nbsp;0,05) apr\u00e8s 16 semaines. 28&nbsp;% des patients sous BARI 4&nbsp;mg + CST ont atteint une r\u00e9ponse EASI 75 et ils \u00e9taient 15&nbsp;% sous placebo + CST (<em>p<\/em>&nbsp;\u2264&nbsp;0,05)&nbsp;[25, 37].<\/p>\n\n\n\n<p>Selon une analyse de s\u00e9curit\u00e9 int\u00e9gr\u00e9e \u00e0 long terme de huit \u00e9tudes cliniques incluant un total de 2531 patients et 2247 patients-ann\u00e9es sous BARI, les infections opportunistes graves et les conjonctivites sont rarement survenues, et avec une fr\u00e9quence comparable pour les doses de 2&nbsp;mg et 4&nbsp;mg et sous placebo. L&#8217;incidence du virus de l&#8217;herp\u00e8s zoster \u00e9tait de 2,3\/100 000 pour les deux dosages combin\u00e9s, celle de l&#8217;herp\u00e8s simplex \u00e9tait de 10,3. Avec une incidence de 0,2, les malignit\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 rares, comme les MACE et les TEV qui n&#8217;ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9s que chez deux patients respectivement[38].<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Abrocitinib (Cibinqo\u00ae)<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Le JAKi oral ABRO (Cibinqo\u00ae) inhibe principalement JAK1 et peut \u00eatre utilis\u00e9 \u00e0 la posologie de 100&nbsp;mg une fois par jour depuis avril 2022 pour le traitement de patients adultes atteints de DA mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re, lorsqu&#8217;une th\u00e9rapie par des m\u00e9dicaments topiques ne permet pas un contr\u00f4le ad\u00e9quat de la maladie ou n&#8217;est pas recommand\u00e9e. Si aucun succ\u00e8s th\u00e9rapeutique n&#8217;est visible apr\u00e8s 12&nbsp;semaines de traitement, la prise du m\u00e9dicament doit \u00eatre interrompue&nbsp;[39].&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les \u00e9tudes de phase III, randomis\u00e9es, en double aveugle, avec contr\u00f4le placebo JADE MONO-1, MONO-2 et COMPARE ont \u00e9valu\u00e9 l&#8217;efficacit\u00e9 et la s\u00e9curit\u00e9 d&#8217;ABRO en monoth\u00e9rapie par rapport \u00e0 un placebo ou au DUPI[40-42]. L&#8217;\u00e9tude JADE MONO-1 a port\u00e9 sur 387&nbsp;patients \u00e2g\u00e9s de 12&nbsp;ans et plus, atteints de DA mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re qui ont re\u00e7u une fois par jour pendant 12&nbsp;semaines un placebo, 100&nbsp;mg ou 200&nbsp;mg d&#8217;ABRO. Les crit\u00e8res d&#8217;\u00e9valuation co-primaires \u00e9taient un score IGA 0\/1 ou une am\u00e9lioration sur l&#8217;\u00e9chelle IGA d&#8217;au moins 2&nbsp;points ainsi qu&#8217;une r\u00e9ponse EASI&nbsp;75 \u00e0 12&nbsp;semaines. Un nombre significativement plus \u00e9lev\u00e9 de patients dans le groupe ABRO 100&nbsp;mg (24&nbsp;%) que dans le groupe placebo (8&nbsp;%) ont atteint une r\u00e9ponse IGA (p = 0,0037). 40&nbsp;% des patients sous ABRO 100&nbsp;mg et 12&nbsp;% des patients sous placebo (p &lt; 0,0001) ont obtenu une r\u00e9ponse EASI&nbsp;75. Des effets ind\u00e9sirables graves ont \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9s chez 3&nbsp;% des patients recevant 100&nbsp;mg d&#8217;ABRO et 4&nbsp;% des patients recevant le placebo[40]. L&#8217;\u00e9tude JADE MONO-2, dont le plan d&#8217;\u00e9tude est identique \u00e0 celui de JADE MONO-1, a port\u00e9 sur 391&nbsp;patients. 28&nbsp;% des patients sous ABRO 100&nbsp;mg ont obtenu ici une am\u00e9lioration du score IGA et 45 % une r\u00e9ponse EASI&nbsp;75, contre 9&nbsp;% et 10&nbsp;% des patients sous placebo (p &lt; 0,001 dans les deux cas). Dans cette \u00e9tude \u00e9galement, la fr\u00e9quence des effets ind\u00e9sirables graves \u00e9tait comparable dans le groupe ABRO 100&nbsp;mg et dans le groupe placebo (3&nbsp;% contre 1&nbsp;%). Une r\u00e9duction du nombre des plaquettes et des valeurs de laboratoire indiquant une thrombocytop\u00e9nie ont \u00e9t\u00e9 mises en \u00e9vidence dans le groupe ABRO 200&nbsp;mg[41].&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans l&#8217;\u00e9tude comparative de phase III en double aveugle JADE COMPARE, 838&nbsp;patients ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s une fois par jour pendant 12&nbsp;semaines avec 100&nbsp;mg ou 200&nbsp;mg d&#8217;ABRO par voie orale, ont re\u00e7u un placebo ou ont re\u00e7u 300&nbsp;mg de DUPI par voie sous-cutan\u00e9e toutes les 2&nbsp;semaines apr\u00e8s une dose initiale de 600&nbsp;mg. Les crit\u00e8res d&#8217;\u00e9valuation primaires d&#8217;une am\u00e9lioration du vIGA et d&#8217;une r\u00e9ponse EASI&nbsp;75, comme dans les \u00e9tudes JADE MONO-1 et -2, ont \u00e9t\u00e9 atteints ici \u00e0 12&nbsp;semaines par 37&nbsp;%, 37&nbsp;% et 14&nbsp;% ou 59&nbsp;%, 58&nbsp;% et 27&nbsp;% des patients du groupe ABRO 100&nbsp;mg, du groupe DUPI et du groupe placebo (p &lt; 0,001 pour ABRO vs placebo pour l&#8217;IGA et l&#8217;EASI&nbsp;75). Des naus\u00e9es sont survenues chez 4,2&nbsp;% des patients et de l&#8217;acn\u00e9 chez 2,9&nbsp;% des patients sous ABRO 100&nbsp;mg[42].&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Une analyse group\u00e9e des \u00e9tudes JADE MONO-1 et MONO-2 et de l&#8217;\u00e9tude de phase IIb a \u00e9galement examin\u00e9 les r\u00e9sultats rapport\u00e9s par les patients (PRO) avec le traitement ABRO. Les analyses ont port\u00e9 sur 942&nbsp;patients. Sous ABRO 100&nbsp;mg, 43&nbsp;% des patients ont pr\u00e9sent\u00e9 une am\u00e9lioration des d\u00e9mangeaisons nocturnes&nbsp;<em>(Am\u00e9lioration Night Time Itch Scale<\/em>&nbsp;\u2265 4&nbsp;points) et 65&nbsp;% une am\u00e9lioration d&#8217;un point du score PSAAD<em>(Prurit and Symptoms Assessment for AD<\/em>), contre 13&nbsp;% et 34&nbsp;% dans le groupe placebo. L&#8217;\u00e9tat mental des patients s&#8217;est \u00e9galement am\u00e9lior\u00e9 apr\u00e8s 12&nbsp;semaines sous ABRO 100&nbsp;mg, avec une r\u00e9duction de 1,7 pour l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 et de 1,3 pour la d\u00e9pression sur les \u00e9chelles&nbsp;<em>Hospital Anxiety and Depression Scales<\/em>&nbsp;(HADS), contre 1,0 et 0,1 dans le groupe placebo[43].<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Informations g\u00e9n\u00e9rales pertinentes pour l&#8217;utilisation des JAKi:&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Prise sous forme de comprim\u00e9s, ind\u00e9pendante des repas&nbsp;[24, 25]<\/li>\n\n\n\n<li>En association aux CST ou en monoth\u00e9rapie&nbsp;[24, 25]<\/li>\n\n\n\n<li>Ne pas les associer \u00e0 d&#8217;autres immunosuppresseurs puissants comme la cyclosporine, les immunomodulateurs biologiques ou les JAKi&nbsp;[24, 25]<\/li>\n\n\n\n<li>Ne sont pas recommand\u00e9s dans les cas suivants:&nbsp;[24, 25]<ul><li>Hypersensibilit\u00e9 au principe actif ou \u00e0 l&#8217;un des excipients<\/li><\/ul><ul><li>Troubles s\u00e9v\u00e8res de la fonction h\u00e9patique<\/li><\/ul><ul><li>Tuberculose active ou infections graves&nbsp;<\/li><\/ul><ul><li>En cas de grossesse et pendant l&#8217;allaitement<\/li><\/ul><ul><li>Si num\u00e9ration absolue des lymphocytes (ALC) &lt;\u2009500 cellules\/mm<sup>3<\/sup><\/li><\/ul><ul><li>Si num\u00e9ration absolue des neutrophiles (ANC) &lt;\u20091000 cellules\/mm<sup>3<\/sup><\/li><\/ul><ul><li>Si taux d&#8217;h\u00e9moglobine &lt;&nbsp;8&nbsp;g\/dl<\/li><\/ul>\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Si taux de filtration glom\u00e9rulaire estim\u00e9 &lt;&nbsp;30&nbsp;ml\/min\/1,73&nbsp;m<sup>2&nbsp;<\/sup>(BARI)[25]<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n\n\n\n<li>L&#8217;UPA n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9 chez les patients pr\u00e9sentant une insuffisance r\u00e9nale terminale&nbsp;[24].&nbsp;<\/li>\n\n\n\n<li>Avant le d\u00e9but du traitement, mettre le statut vaccinal \u00e0 jour, y compris pour le vaccin contre le virus de l&#8217;herp\u00e8s zoster, conform\u00e9ment aux recommandations vaccinales en vigueur&nbsp;[24, 25]<\/li>\n\n\n\n<li>Exclusion d&#8217;infections chroniques avant le traitement et contr\u00f4les sanguins r\u00e9guliers pendant le traitement&nbsp;[44]<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p><strong>Inhibition cibl\u00e9e des r\u00e9cepteurs de l&#8217;IL-4 et de la mol\u00e9cule de signal de l&#8217;IL-13<\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Dupilumab (Dupixent\u00ae)<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Le DUPI (Dupixent\u00ae) est un anticorps monoclonal humain qui se lie sp\u00e9cifiquement au r\u00e9cepteur de l&#8217;IL-4 type I et de l&#8217;IL-4\/IL-13 type II et inhibe ainsi la transduction du signal m\u00e9di\u00e9e par l&#8217;IL-4 et l&#8217;IL-13. Le DUPI est utilis\u00e9 comme traitement adjuvant d&#8217;entretien en cas d&#8217;asthme s\u00e9v\u00e8re et il est \u00e9galement indiqu\u00e9 comme traitement adjuvant en cas de rhinosinusite chronique avec polypose nasale. En Suisse, le principe actif est autoris\u00e9 depuis 2019 pour le traitement de la DA mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re chez les adultes et les adolescents de plus de 12 ans, lorsqu&#8217;une th\u00e9rapie par des m\u00e9dicaments topiques soumis \u00e0 prescription m\u00e9dicale ne permet pas un contr\u00f4le ad\u00e9quat de la maladie ou n&#8217;est pas recommand\u00e9e. Le DUPI est disponible en seringue pr\u00eate \u00e0 l&#8217;emploi aux doses de 200&nbsp;mg et 300&nbsp;mg et a \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9 dans le cadre des trois \u00e9tudes pivotales SOLO 1, SOLO 2 et CHRONOS. Selon ces \u00e9tudes, le DUPI peut \u00eatre utilis\u00e9 en monoth\u00e9rapie ou en association aux CST. Chez les patients qui n&#8217;ont pas r\u00e9pondu au traitement apr\u00e8s 16 semaines, il convient d&#8217;envisager l&#8217;arr\u00eat de celui-ci&nbsp;[18].<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les \u00e9tudes parall\u00e8les de phase III, randomis\u00e9es, en double aveugle, avec contr\u00f4le placebo SOLO 1 et SOLO 2, le DUPI a \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9 en monoth\u00e9rapie sur un total de 1379 patients atteints de DA mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re chez lesquels les m\u00e9dicaments topiques n&#8217;avaient pas fonctionn\u00e9 ou n&#8217;avaient pas fonctionn\u00e9 suffisamment. Les patients recevaient une dose initiale de 600&nbsp;mg de DUPI, puis 300&nbsp;mg de DUPI par semaine (qw) ou toutes les deux semaines (q2w); le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation principal \u00e9tait l&#8217;am\u00e9lioration du score vIGA-DA et le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation secondaire \u00e9tait une r\u00e9ponse EASI&nbsp;75 apr\u00e8s 16 semaines&nbsp;[45, 46]. En Suisse, seul le traitement q2w est autoris\u00e9 pour le DUPI&nbsp;[18]. Avec celui-ci, 37&nbsp;% des patients ont atteint une am\u00e9lioration du score vIGA-DA et 48&nbsp;% une r\u00e9ponse EASI&nbsp;75, comme le pr\u00e9cise une analyse group\u00e9e des deux \u00e9tudes. Dans les groupes placebo, seuls 9&nbsp;% et 13&nbsp;% des patients y sont parvenus (<em>p<\/em>&nbsp;&lt;&nbsp;0,0001)&nbsp;[46]. Le DUPI a en outre pr\u00e9sent\u00e9 une am\u00e9lioration significative rapide des d\u00e9mangeaisons, apr\u00e8s 4 jours seulement, par rapport au bras placebo (<em>p<\/em>&nbsp;&lt;&nbsp;0,0001)&nbsp;[46].<\/p>\n\n\n\n<p>Dans l&#8217;\u00e9tude de phase III, randomis\u00e9e, en double aveugle, avec contr\u00f4le placebo CHRONOS, le DUPI a \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9 en association aux CST. Les patients atteints de DA mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re et pr\u00e9sentant une r\u00e9ponse inad\u00e9quate aux CST ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s pendant 52 semaines par DUPI 300&nbsp;mg qw ou q2w et recevaient en plus des CST comme indiqu\u00e9 en fonction du degr\u00e9 de la maladie&nbsp;[47]. Les crit\u00e8res d&#8217;\u00e9valuation co-primaires \u00e9taient un score IGA 0\/1 et une am\u00e9lioration du score IGA d&#8217;au moins 2 points ainsi qu&#8217;une r\u00e9ponse EASI 75. Apr\u00e8s 16&nbsp;semaines, 39&nbsp;% des patients recevant un traitement par DUPI&nbsp;+&nbsp;CST q2w ont atteint le crit\u00e8re IGA et seulement 12&nbsp;% des patients du groupe placebo (<em>p<\/em>&nbsp;&lt;&nbsp;0,0001). Une r\u00e9ponse EASI 75 a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e chez 69&nbsp;% de ces patients et chez 23&nbsp;% des patients sous placebo (<em>p<\/em>&nbsp;&lt;&nbsp;0,0001). L&#8217;efficacit\u00e9 s&#8217;est montr\u00e9e stable sur 52&nbsp;semaines, 36&nbsp;% des patients recevant un traitement par DUPI&nbsp;+&nbsp;CST q2w avaient atteint le crit\u00e8re IGA \u00e0 la fin de l&#8217;\u00e9tude et 65&nbsp;% le crit\u00e8re EASI 75 (<em>p<\/em>&nbsp;&lt;&nbsp;0,0001)[47].&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Des r\u00e9actions au site d&#8217;injection ainsi que des conjonctivites, des nasopharyngites et des infections des voies respiratoires sup\u00e9rieures \u00e9taient des effets ind\u00e9sirables du traitement par DUPI&nbsp;[45, 47]. Dans le groupe placebo&nbsp;+&nbsp;CST de l&#8217;\u00e9tude CHRONOS, les taux d&#8217;effets ind\u00e9sirables graves et d&#8217;arr\u00eat du traitement en raison des effets ind\u00e9sirables \u00e9taient d&#8217;ailleurs plus \u00e9lev\u00e9s que dans le bras de traitement par DUPI&nbsp;[47].&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Tralokinumab (Adtralza\u00ae)<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>L&#8217;anticorps humain TRALO (Adtralza\u00ae) se lie sp\u00e9cifiquement \u00e0 l&#8217;IL-13, inhibant ainsi l&#8217;activation du complexe r\u00e9cepteur IL-13R\u03b11\/IL-4R\u03b1. Depuis f\u00e9vrier 2022, le TRALO est autoris\u00e9 en Suisse pour le traitement des patients adultes atteints de DA mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re, lorsque le traitement par des m\u00e9dicaments topiques d\u00e9livr\u00e9s sur ordonnance ne permet pas un contr\u00f4le ad\u00e9quat de la maladie ou n&#8217;est pas recommand\u00e9. Une dose initiale de 600&nbsp;mg de TRALO en injection sous-cutan\u00e9e est recommand\u00e9e, puis des injections bihebdomadaires de 300&nbsp;mg de TRALO. La posologie peut \u00eatre r\u00e9duite \u00e0 une injection sous-cutan\u00e9e toutes les quatre semaines lorsque le patient a atteint une cicatrisation compl\u00e8te ou presque compl\u00e8te de la peau[23].&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les trois \u00e9tudes de phase III randomis\u00e9es, en double aveugle, avec contr\u00f4le placebo ECZTRA&nbsp;1, ECZTRA&nbsp;2 et ECZTRA&nbsp;3 ont \u00e9valu\u00e9 l&#8217;efficacit\u00e9 et la s\u00e9curit\u00e9 du TRALO chez un total de 1976&nbsp;adultes atteints de DA mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re[23, 48, 49]. Dans l&#8217;\u00e9tude ECZTRA&nbsp;1 portant sur 802&nbsp;patients et l&#8217;\u00e9tude ECZTRA&nbsp;2 portant sur 794&nbsp;patients, TRALO a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 en monoth\u00e9rapie aux doses d\u00e9crites ci-dessus et compar\u00e9 \u00e0 un placebo. Les crit\u00e8res d&#8217;\u00e9valuation primaires \u00e9taient une am\u00e9lioration de l&#8217;IGA et une r\u00e9ponse EASI&nbsp;75 apr\u00e8s 16&nbsp;semaines. Les patients qui ont atteint au moins l&#8217;un de ces crit\u00e8res d&#8217;\u00e9valuation primaires ont \u00e9t\u00e9 randomis\u00e9s apr\u00e8s 16&nbsp;semaines dans une deuxi\u00e8me phase de l&#8217;\u00e9tude pour recevoir une dose de 300&nbsp;mg de TRALO ou de placebo toutes les 2 ou 4&nbsp;semaines pendant 36&nbsp;semaines suppl\u00e9mentaires. Apr\u00e8s 16&nbsp;semaines, 16&nbsp;% et 22&nbsp;% des patients sous TRALO et 7 % et 11&nbsp;% des patients sous placebo dans ECZTRA 1 (IC \u00e0 95&nbsp;%: 4,1-13,1; p=0,002) et ECZTRA&nbsp;2 (IC \u00e0 95&nbsp;%: 5,8-16,4; p&lt;0,001) avaient atteint une am\u00e9lioration IGA. Une r\u00e9ponse EASI&nbsp;75 a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e chez 25&nbsp;% et 33&nbsp;% des patients sous TRALO contre 13&nbsp;% et 11&nbsp;% du groupe placebo dans le cadre d&#8217;ECZTRA&nbsp;1 (IC \u00e0 95&nbsp;%: 6,5-17,7; p&lt;0,001) et \u00e9tude ECZTRA&nbsp;2 (IC \u00e0 95&nbsp;%: 15,8\u201327,3;&nbsp;<em>p<\/em>&lt;0,001). Les PRO ont mis en \u00e9vidence une am\u00e9lioration pr\u00e9coce des d\u00e9mangeaisons, du sommeil et de la qualit\u00e9 de vie des patients, et la r\u00e9ponse au traitement par TRALO s&#8217;est maintenue jusqu&#8217;\u00e0 52&nbsp;semaines chez la majorit\u00e9 des patients. Le traitement a \u00e9t\u00e9 bien tol\u00e9r\u00e9 jusqu&#8217;\u00e0 52&nbsp;semaines, avec des effets ind\u00e9sirables dans 76&nbsp;% et 62&nbsp;% des cas du groupe TRALO et 77&nbsp;% et 66&nbsp;% des cas du groupe placebo dans les deux \u00e9tudes[48].&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L&#8217;\u00e9tude ECZTRA&nbsp;3 a \u00e9valu\u00e9 l&#8217;efficacit\u00e9 et la s\u00e9curit\u00e9 du TRALO en combinaison avec un TCS par rapport \u00e0 l&#8217;association placebo + TCS. La conception de l&#8217;\u00e9tude, d&#8217;une dur\u00e9e totale de 32&nbsp;semaines, \u00e9tait similaire \u00e0 celle des deux premi\u00e8res \u00e9tudes de phase III, \u00e0 la diff\u00e9rence pr\u00e8s que la deuxi\u00e8me phase, portant sur des patients ayant r\u00e9pondu au traitement, n&#8217;a dur\u00e9 que 16&nbsp;semaines suppl\u00e9mentaires. Avec une injection bihebdomadaire de 300&nbsp;mg de TRALO + TCS \u00e0 la demande, 39&nbsp;% des patients ont obtenu une am\u00e9lioration de l&#8217;IGA et 56&nbsp;% des patients ont obtenu une r\u00e9ponse EASI&nbsp;75 apr\u00e8s 16&nbsp;semaines. Dans le groupe placebo + TCS, 26&nbsp;% y sont parvenus (IC \u00e0 95&nbsp;%: 2,9-21,9; p=0,015) et 36&nbsp;% (IC \u00e0 95&nbsp;%; 9,8-30,6; p&lt;0,001) des patients. Apr\u00e8s 32&nbsp;semaines, 90&nbsp;% et 93&nbsp;% des patients ayant re\u00e7u des injections bihebdomadaires de TRALO, ainsi que 78&nbsp;% et 91&nbsp;% des patients ayant re\u00e7u des injections quadrihebdomadaires de TRALO ont maintenu l&#8217;am\u00e9lioration de l&#8217;IGA et de la r\u00e9ponse EASI&nbsp;75. L&#8217;incidence des effets ind\u00e9sirables \u00e9tait \u00e9galement comparable entre les groupes. Les infections des voies respiratoires sup\u00e9rieures, la conjonctivite, les maux de t\u00eate et les r\u00e9actions au point d&#8217;injection ont \u00e9t\u00e9 des effets ind\u00e9sirables fr\u00e9quents, apparus plus souvent sous TRALO que sous placebo[49].&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Informations pertinentes pour l&#8217;utilisation du DUPI et du TRALO<\/strong>[18, 23]:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>S&#8217;utilise en injection sous-cutan\u00e9e<\/li>\n\n\n\n<li>En association aux CST ou en monoth\u00e9rapie<\/li>\n\n\n\n<li>N&#8217;est pas recommand\u00e9 dans les cas suivants:<ul><li>Hypersensibilit\u00e9 au principe actif ou \u00e0 l&#8217;un des excipients<\/li><\/ul><ul><li>Sympt\u00f4mes d&#8217;asthme aigu, exacerbations aigu\u00ebs,&nbsp;bronchospasme aigu ou asthme aigu grave (pour DUPI)<\/li><\/ul><ul><li>Helminthiase<\/li><\/ul>\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Grossesse&nbsp;<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n\n\n\n<li>Pas ou peu \u00e9tudi\u00e9 chez<ul><li>Les patients pr\u00e9sentant une insuffisance h\u00e9patique<\/li><\/ul><ul><li>Les patients atteints d&#8217;insuffisance r\u00e9nale s\u00e9v\u00e8re<\/li><\/ul>\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Les femmes pendant l&#8217;allaitement<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n\n\n\n<li>Avant le d\u00e9but du traitement, mettre le statut vaccinal \u00e0 jour, y compris pour le vaccin contre le virus de l&#8217;herp\u00e8s zoster, conform\u00e9ment aux recommandations vaccinales en vigueur<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Traitements de la DA dans le pipeline&nbsp;<\/strong>&nbsp;<strong>[50]<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Plus de 80 nouveaux traitements pour la DA sont actuellement dans le pipeline. Les modes d&#8217;action de ces traitements en cours d&#8217;\u00e9laboration vont de la modification du microbiome cutan\u00e9 au traitement cibl\u00e9 de la r\u00e9action immunitaire excessive en passant par le r\u00e9tablissement de la fonction barri\u00e8re de la peau. Les traitements en cours de d\u00e9veloppement \u00e0 partir de la phase II sont \u00e9num\u00e9r\u00e9s dans le tableau ci-apr\u00e8s&nbsp;[50]:<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" width=\"1160\" height=\"1640\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/atopique-Tabelle-1-FR-1160x1640.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-362631 lazyload\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/atopique-Tabelle-1-FR-1160x1640.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/atopique-Tabelle-1-FR-800x1131.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/atopique-Tabelle-1-FR-1448x2048.png 1448w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/atopique-Tabelle-1-FR-120x170.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/atopique-Tabelle-1-FR-90x127.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/atopique-Tabelle-1-FR-320x452.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/atopique-Tabelle-1-FR-560x792.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/atopique-Tabelle-1-FR-240x339.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/atopique-Tabelle-1-FR-180x255.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/atopique-Tabelle-1-FR-640x905.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/atopique-Tabelle-1-FR-1120x1584.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/atopique-Tabelle-1-FR-1600x2262.png 1600w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/atopique-Tabelle-1-FR.png 1754w\" data-sizes=\"(max-width: 1160px) 100vw, 1160px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1160px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1160\/1640;\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>  <p><em><strong>L\u00e9gende<\/strong>: AhR, r\u00e9cepteur aryl-hydrocarbon\u00e9 ; CCR4, r\u00e9cepteur C- C des chimiokines 4 ; GPCR19, r\u00e9cepteur 19 coupl\u00e9 aux prot\u00e9ines G ; H4R, r\u00e9cepteur de type 4 de l&#8217;histamine ; IL-4R\u03b1, cha\u00eene \u03b1 du r\u00e9cepteur IL-4 ; IL-5R\u03b1, cha\u00eene \u03b1 du r\u00e9cepteur IL-5 ; IL-13R\u03b11, cha\u00eene \u03b11 du r\u00e9cepteur de l&#8217;IL-13 ; IL-22R1, r\u00e9cepteur 1 de l&#8217;IL-22 ; JAK, Janus kinase ; NA, sans objet ; OX40L, ligand de l&#8217;OX40 ; PDE4, phosphodiest\u00e9rase 4 ; S1PR1, r\u00e9cepteur 1 de la sphingosine 1-phosphate ; TSLP, lymphopo\u00ef\u00e9tine du stroma thymique.<\/em><\/p> <\/td><\/tr><\/tbody><\/table><figcaption class=\"wp-element-caption\"><mark style=\"background-color:rgba(0, 0, 0, 0)\" class=\"has-inline-color has-black-color\"><strong>Messages \u00e0 retenir<\/strong><br>&#8211;\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0La physiopathologie de la DA est une interaction complexe &#8216;d&#8217;une fonction barri\u00e8re perturb\u00e9e de la peau, d&#8217;une alt\u00e9ration du microbiome cutan\u00e9 et du d\u00e9r\u00e8glement de la r\u00e9ponse immunitaire Th2 .<br>&#8211;\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Les progr\u00e8s dans la compr\u00e9hension des bases immunologiques de la DA permettent le d\u00e9veloppement d&#8217;immunoth\u00e9rapies cibl\u00e9es, parmi lesquelles les JAKi oraux upadacitinib, baricitinib et abrocitinib sont \u00e0 ce jour autoris\u00e9s en Suisse, en plus des agents biologiques injectables que sont le dupilumab et le tralokinumab.\u00a0<br>&#8211;\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Les immunoth\u00e9rapies montrent une bonne efficacit\u00e9 et un profil de tol\u00e9rance favorable, \u00e9galement dans les \u00e9tudes \u00e0 long terme.<br>&#8211;\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0L&#8217;h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 de la maladie fait que m\u00eame avec les immunoth\u00e9rapies, il n&#8217;existe pas de \u00ab\u00a0mod\u00e8le unique\u00a0\u00bb pour le traitement.\u00a0<br><br>\u00a0<br><br><strong><u>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/u><\/strong><br><strong>*R\u00e9ponse EASI 75:\u00a0<\/strong>R\u00e9duction de 75\u00a0% de la valeur EASI par rapport \u00e0 la valeur initiale<br><strong>** Am\u00e9lioration du score vIGA-DA:<\/strong>\u00a0Valeur vIGA-DA de 0 ou 1 avec \u2265\u00a02 points d&#8217;am\u00e9lioration par rapport \u00e0 la valeur initiale<br>\u00a0<br><strong>Litt\u00e9rature<\/strong><br>1.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Langan SM et al. Atopic dermatitis<em>.<\/em>\u00a0Lancet, 2020. 396(10247): p. 345-360.<br>2.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Song A et al.\u00a0Immunopathology and Immunotherapy of Inflammatory Skin Diseases<em>.<\/em>\u00a0Immune Netw, 2022. 22(1): p. e7.<br>3.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Weidinger S et al. Atopic dermatitis<em>.<\/em>\u00a0Nat Rev Dis Primers, 2018.\u00a04(1): p. 1.<br>4.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Website vom Allergiezentrum Schweiz zur Neurodermitis. Einsehbar auf\u00a0<a href=\"https:\/\/www.aha.ch\/allergiezentrum-schweiz\/haut\/neurodermitis-atopisches-ekzem\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/www.aha.ch\/allergiezentrum-schweiz\/haut\/neurodermitis-atopisches-ekzem<\/a>. Letzter Zugriff: M\u00e4rz 2022<em>.<\/em><br>5.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Barbarot S et al. Epidemiology of atopic dermatitis in adults: Results from an international survey<em>.<\/em>\u00a0Allergy, 2018. 73(6): p. 1284-1293.<br>6.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Barrett A et al. Patient-Reported Outcome Measures in Atopic Dermatitis and Chronic Hand Eczema in Adults<em>.<\/em>\u00a0Patient, 2019. 12(5): p. 445-459.<br>7.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Simon D et al. Atopic Dermatitis: Collegium Internationale Allergologicum (CIA) Update 2019<em>.<\/em>\u00a0International Archives of Allergy and Immunology, 2019. 178(3): p. 207-218.<br>8.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Lundin S et al. Living with Atopic Dermatitis as a Young Adult in Relation to Health-related Quality of Life and Healthcare Contacts: A Population-based Study<em>.<\/em>\u00a0Acta Derm Venereol, 2022.<br>9.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Hill DA et al. The atopic march: Critical evidence and clinical relevance<em>.<\/em>\u00a0Ann Allergy Asthma Immunol, 2018. 120(2): p. 131-137.<br>10.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Paller AS et al. The atopic march and atopic multimorbidity: Many trajectories, many pathways<em>.<\/em>\u00a0J Allergy Clin Immunol, 2019. 143(1): p. 46-55.<br>11.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Wollenberg A et al. Consensus-based European guidelines for treatment of atopic eczema (atopic dermatitis) in adults and children: part I<em>.<\/em>\u00a0J Eur Acad Dermatol Venereol, 2018. 32(5): p. 657-682.<br>12.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Chopra R et al. Severity strata for Eczema Area and Severity Index (EASI), modified EASI, Scoring Atopic Dermatitis (SCORAD), objective SCORAD, Atopic Dermatitis Severity Index and body surface area in adolescents and adults with atopic dermatitis<em>.<\/em>\u00a0Br J Dermatol, 2017. 177(5): p. 1316-1321.<br>13.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Severity scoring of atopic dermatitis: the SCORAD index. Consensus Report of the European Task Force on Atopic Dermatitis<em>.<\/em>Dermatology, 1993. 186(1): p. 23-31.<br>14.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Stalder JF et al. Patient-Oriented SCORAD (PO-SCORAD): a new self-assessment scale in atopic dermatitis validated in Europe<em>.<\/em>Allergy, 2011. 66(8): p. 1114-21.<br>15.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Futamura M et al. A systematic review of Investigator Global Assessment (IGA) in atopic dermatitis (AD) trials: Many options, no standards<em>.<\/em>\u00a0J Am Acad Dermatol, 2016. 74(2): p. 288-94.<br>16.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Yosipovitch G et al. Peak Pruritus Numerical Rating Scale: psychometric validation and responder definition for assessing itch in moderate-to-severe atopic dermatitis<em>.<\/em>\u00a0Br J Dermatol, 2019. 181(4): p. 761-769.<br>17.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Werfel T et al. Update &#8220;Systemic treatment of atopic dermatitis&#8221; of the S2k-guideline on atopic dermatitis<em>.<\/em>\u00a0J Dtsch Dermatol Ges, 2021. 19(1): p. 151-168.<br>18.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Aktuelle Fachinformation DUPIXENT<sup>\u00ae<\/sup>\u00a0(Dupilumab) auf\u00a0<a href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/info\/OneDrive\/Documentos\/_0MEDAX\/22-06504%20AbbVie%20FK\/22-06504%20(Vorauftrag%2022-06283)%20-%20Anpassung+Neu%C3%BCbersetzung\/f%C3%BCr%20Anpassung\/www.swissmedicinfo.ch\">www.swissmedicinfo.ch<\/a><em>.<\/em><br>19.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Aktuelle Fachinformation Sandimmun Neoral\u00ae (Cyclosporin A) auf\u00a0<a href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/info\/OneDrive\/Documentos\/_0MEDAX\/22-06504%20AbbVie%20FK\/22-06504%20(Vorauftrag%2022-06283)%20-%20Anpassung+Neu%C3%BCbersetzung\/f%C3%BCr%20Anpassung\/www.swissmedicinfo.ch\">www.swissmedicinfo.ch<\/a><em>.<\/em><br>20.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Guttman-Yassky E et al. Once-daily upadacitinib versus placebo in adolescents and adults with moderate-to-severe atopic dermatitis (Measure Up 1 and Measure Up 2): results from two replicate double-blind, randomised controlled phase 3 trials<em>.<\/em>\u00a0Lancet, 2021. 397(10290): p. 2151-2168.<br>21.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Cork MJ et al. Atopic dermatitis epidemiology and unmet need in the United Kingdom<em>.<\/em>\u00a0J Dermatolog Treat, 2020. 31(8): p. 801-809.<br>22.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Wei W et al. A real-world study evaluating adeQUacy of Existing Systemic Treatments for patients with moderate-to-severe Atopic Dermatitis (QUEST-AD): Baseline treatment patterns and unmet needs assessment<em>.<\/em>\u00a0Ann Allergy Asthma Immunol, 2019. 123(4): p. 381-388.e2.<br>23.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Aktuelle Fachinformation ADTRALZA<sup>\u00ae<\/sup>\u00a0(Tralokinumab) auf\u00a0<a href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/info\/OneDrive\/Documentos\/_0MEDAX\/22-06504%20AbbVie%20FK\/22-06504%20(Vorauftrag%2022-06283)%20-%20Anpassung+Neu%C3%BCbersetzung\/f%C3%BCr%20Anpassung\/www.swissmedicinfo.ch\">www.swissmedicinfo.ch<\/a><em>.<\/em><br>24.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Aktuelle Fachinformation RINVOQ<sup>\u00ae<\/sup>\u00a0(Upadacitinib) auf\u00a0<a href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/info\/OneDrive\/Documentos\/_0MEDAX\/22-06504%20AbbVie%20FK\/22-06504%20(Vorauftrag%2022-06283)%20-%20Anpassung+Neu%C3%BCbersetzung\/f%C3%BCr%20Anpassung\/www.swissmedicinfo.ch\">www.swissmedicinfo.ch<\/a><br>25.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Aktuelle Fachinformation OLUMIANT<sup>\u00ae<\/sup>\u00a0(Baricitinib) auf\u00a0<a href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/info\/OneDrive\/Documentos\/_0MEDAX\/22-06504%20AbbVie%20FK\/22-06504%20(Vorauftrag%2022-06283)%20-%20Anpassung+Neu%C3%BCbersetzung\/f%C3%BCr%20Anpassung\/www.swissmedicinfo.ch\">www.swissmedicinfo.ch<\/a><em>.<\/em><br>26.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Sandilands A et al. Filaggrin in the frontline: role in skin barrier function and disease<em>.<\/em>\u00a0J Cell Sci, 2009. 122(Pt 9): p. 1285-94.<br>27.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Kobayashi T et al. Dysbiosis and Staphylococcus aureus Colonization Drives Inflammation in Atopic Dermatitis<em>.<\/em>\u00a0Immunity, 2015.\u00a042(4): p. 756-66.<br>28.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0O&#8217;Shea JJ et al. The JAK-STAT pathway: impact on human disease and therapeutic intervention<em>.<\/em>\u00a0Annu Rev Med, 2015. 66: p. 311-28.<br>29.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Reich K et al. Safety and efficacy of upadacitinib in combination with topical corticosteroids in adolescents and adults with moderate-to-severe atopic dermatitis (AD Up): results from a randomised, double-blind, placebo-controlled, phase 3 trial<em>.<\/em>\u00a0Lancet, 2021. 397(10290): p. 2169-2181.<br>30.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Silverberg JI et al. Upadacitinib plus topical corticosteroids in atopic dermatitis: week-52 AD Up study results<em>.<\/em>\u00a0J Allergy Clin Immunol, 2021.<br>31.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Simpson EL et al. Efficacy and Safety of Upadacitinib in Patients With Atopic Dermatitis: Results Through Week 52 From Replicate , Phase 3, Randomized, Double Blind, Placebo Controlled Studies: Measure Up 1 and Measure Up 2. Presented at the 2021 Dermatology Education Foundation (DEF) Essential Resource Meeting (DERM2021), August 5-8, 2021, Las Vegas NV, USA<em>.<\/em><br>32.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Blauvelt A et al. Efficacy and Safety of Upadacitinib vs Dupilumab in Adults With Moderate-to-Severe Atopic Dermatitis: A Randomized Clinical Trial<em>.<\/em>\u00a0JAMA Dermatol, 2021.<br>33.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Simpson EL et al. Baricitinib in patients with moderate-to-severe atopic dermatitis and inadequate response to topical corticosteroids: results from two randomized monotherapy phase III trials<em>.<\/em>\u00a0Br J Dermatol, 2020. 183(2): p. 242-255.<br>34.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Thyssen JP et al. Baricitinib Rapidly Improves Skin Pain Resulting in Improved Quality of Life for Patients with Atopic Dermatitis: Analyses from BREEZE-AD1, 2, and 7<em>.<\/em>\u00a0Dermatol Ther (Heidelb), 2021. 11(5): p. 1599-1611.<br>35.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Reich K et al. Efficacy and Safety of Baricitinib Combined With Topical Corticosteroids for Treatment of Moderate to Severe Atopic Dermatitis: A Randomized Clinical Trial<em>.<\/em>\u00a0JAMA Dermatol, 2020. 156(12): p. 1333-1343.<br>36.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Silverberg JI et al. Long-term Efficacy of Baricitinib in Adults With Moderate to Severe Atopic Dermatitis Who Were Treatment Responders or Partial Responders: An Extension Study of 2 Randomized Clinical Trials<em>.<\/em>\u00a0JAMA Dermatol, 2021. 157(6): p. 691-699.<br>37.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0A Long-term Study of Baricitinib (LY3009104) With Topical Corticosteroids in Adults With Moderate to Severe Atopic Dermatitis That Are Not Controlled With Cyclosporine or for Those Who Cannot Take Oral Cyclosporine Because it is Not Medically Advisable (BREEZE-AD4).\u00a0<a href=\"https:\/\/clinicaltrials.gov\/ct2\/show\/NCT03428100\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/clinicaltrials.gov\/ct2\/show\/NCT03428100<\/a><em>.<\/em><br>38.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Bieber T et al. Pooled safety analysis of baricitinib in adult patients with atopic dermatitis from 8 randomized clinical trials<em>.<\/em>\u00a0J Eur Acad Dermatol Venereol, 2021. 35(2): p. 476-485.<br>39.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Aktuelle Fachinformation CIBINQO<sup>\u00ae<\/sup>\u00a0(Abrocitinib) auf\u00a0<a href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/info\/OneDrive\/Documentos\/_0MEDAX\/22-06504%20AbbVie%20FK\/22-06504%20(Vorauftrag%2022-06283)%20-%20Anpassung+Neu%C3%BCbersetzung\/f%C3%BCr%20Anpassung\/www.swissmedicinfo.ch\">www.swissmedicinfo.ch<\/a><em>.<\/em><br>40.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Simpson EL et al. Efficacy and safety of abrocitinib in adults and adolescents with moderate-to-severe atopic dermatitis (JADE MONO-1): a multicentre, double-blind, randomised, placebo-controlled, phase 3 trial<em>.<\/em>\u00a0Lancet, 2020. 396(10246): p. 255-266.<br>41.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Silverberg JI et al. Efficacy and Safety of Abrocitinib in Patients With Moderate-to-Severe Atopic Dermatitis: A Randomized Clinical Trial<em>.<\/em>JAMA Dermatol, 2020. 156(8): p. 863-873.<br>42.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Bieber T et al. Abrocitinib versus Placebo or Dupilumab for Atopic Dermatitis<em>.<\/em>\u00a0N Engl J Med, 2021. 384(12): p. 1101-1112.<br>43.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Silverberg JI et al. Impact of Oral Abrocitinib Monotherapy on Patient-Reported Symptoms and Quality of Life in Adolescents and Adults with Moderate-to-Severe Atopic Dermatitis: A Pooled Analysis of Patient-Reported Outcomes<em>.<\/em>\u00a0Am J Clin Dermatol, 2021. 22(4): p. 541-554.<br>44.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Schweizerische Gesellschaft f\u00fcr Rheumatologie, Fachinformationen, Behandlungsempfehlungen der SGR, Januskinase-Inhibitoren,\u00a0<a href=\"https:\/\/www.rheuma-net.ch\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/www.rheuma-net.ch<\/a>, Letzter Zugriff: Juni 2022<em>.<\/em><br>45.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Simpson EL et al. Two Phase 3 Trials of Dupilumab versus Placebo in Atopic Dermatitis<em>.<\/em>\u00a0N Engl J Med, 2016. 375(24): p. 2335-2348.<br>46.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Tha\u00e7i D et al. Efficacy and safety of dupilumab monotherapy in adults with moderate-to-severe atopic dermatitis: a pooled analysis of two phase 3 randomized trials (LIBERTY AD SOLO 1 and LIBERTY AD SOLO 2)<em>.<\/em>\u00a0J Dermatol Sci, 2019. 94(2): p. 266-275.<br>47.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Blauvelt A et al. Long-term management of moderate-to-severe atopic dermatitis with dupilumab and concomitant topical corticosteroids (LIBERTY AD CHRONOS): a 1-year, randomised, double-blinded, placebo-controlled, phase 3 trial<em>.<\/em>\u00a0Lancet, 2017. 389(10086): p. 2287-2303.<br>48.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Wollenberg A et al. Tralokinumab for moderate-to-severe atopic dermatitis: results from two 52-week, randomized, double-blind, multicentre, placebo-controlled phase III trials (ECZTRA 1 and ECZTRA 2)<em>.<\/em>\u00a0Br J Dermatol, 2021. 184(3): p. 437-449.<br>49.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Silverberg JI et al. Tralokinumab plus topical corticosteroids for the treatment of moderate-to-severe atopic dermatitis: results from the double-blind, randomized, multicentre, placebo-controlled phase III ECZTRA 3 trial<em>.<\/em>\u00a0Br J Dermatol, 2021. 184(3): p. 450-463.<br>50.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Bieber T. Atopic dermatitis: an expanding therapeutic pipeline for a complex disease<em>.<\/em>\u00a0Nat Rev Drug Discov, 2022. 21(1): p. 21-40.<\/mark><\/figcaption><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dr Basile Darbellay, MD, MD-PhD (Cabinet Dr Basile Darbellay Orsi\u00e8res) &amp; Prof. Christoph Schlapbach, MD, PhD (Inselspital Berne) La dermatite atopique se caract\u00e9rise par des l\u00e9sions cutan\u00e9es ecz\u00e9matiformes, de fortes&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":123589,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"0","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"CME Dermatite atopique","footnotes":""},"category":[11549,11345,11531,22616],"tags":[14942,11999],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-325373","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-rx-fr","category-contenu-des-partenaires","category-formation-continue","category-formation-continue-cme","tag-actualites-de-la-dermatite-atopique-et-du-psoriasis","tag-formation-continue-cme","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-15 16:45:48","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":325385,"slug":"stato-dellarte-dellimmunoterapia-mirata-per-la-dermatite-atopica-delladulto","post_title":"Stato dell'arte dell'immunoterapia mirata per la dermatite atopica dell'adulto","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/stato-dellarte-dellimmunoterapia-mirata-per-la-dermatite-atopica-delladulto\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":325389,"slug":"estado-da-arte-da-imunoterapia-dirigida-para-a-dermatite-atopica-adulta","post_title":"Estado da Arte da Imunoterapia dirigida para a Dermatite At\u00f3pica Adulta","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/estado-da-arte-da-imunoterapia-dirigida-para-a-dermatite-atopica-adulta\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":325391,"slug":"estado-del-arte-de-la-inmunoterapia-dirigida-para-la-dermatitis-atopica-del-adulto","post_title":"Estado del arte de la inmunoterapia dirigida para la dermatitis at\u00f3pica del adulto","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/estado-del-arte-de-la-inmunoterapia-dirigida-para-la-dermatitis-atopica-del-adulto\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/325373","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=325373"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/325373\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":375919,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/325373\/revisions\/375919"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/123589"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=325373"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=325373"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=325373"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=325373"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}