{"id":325790,"date":"2022-05-18T09:31:23","date_gmt":"2022-05-18T07:31:23","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/comment-le-microbiome-influence-la-propension-a-la-maladie\/"},"modified":"2022-05-18T09:31:23","modified_gmt":"2022-05-18T07:31:23","slug":"comment-le-microbiome-influence-la-propension-a-la-maladie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/comment-le-microbiome-influence-la-propension-a-la-maladie\/","title":{"rendered":"Comment le microbiome influence la propension \u00e0 la maladie"},"content":{"rendered":"<p><strong>L&#8217;intestin humain abrite tout un \u00e9cosyst\u00e8me de bact\u00e9ries, champignons, virus et autres micro-organismes. Avec un poids pouvant atteindre deux kilogrammes, cette communaut\u00e9 de vie est quasiment un organe dans l&#8217;organe &#8211; et en tant que tel, elle est capable d&#8217;influencer la sant\u00e9 de &#8220;son&#8221; individu. De nouvelles recherches attribuent \u00e9galement au microbiome un r\u00f4le dans le d\u00e9veloppement des maladies rhumatismales inflammatoires, selon la Deutsche Gesellschaft f\u00fcr Rheumatologie e.V. (DGRh).<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p><span style=\"color:rgb(34, 34, 34); font-family:helvetica neue,helveticaneue,helvetica,arial,lucida grande,sans-serif\">L&#8217;une des maladies pour lesquelles le r\u00f4le du microbiome a \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9 plus en d\u00e9tail est le lupus \u00e9ryth\u00e9mateux diss\u00e9min\u00e9 (SLE). &#8220;Il s&#8217;agit d&#8217;une maladie rhumatismale inflammatoire auto-immune dans laquelle le syst\u00e8me immunitaire de l&#8217;organisme se retourne en particulier contre les composants du noyau cellulaire&#8221;, explique le professeur Andreas Krause, pr\u00e9sident de la DGRh et m\u00e9decin-chef \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital Immanuel de Berlin. Comme ces composants cl\u00e9s sont pr\u00e9sents partout dans le corps, les inflammations typiques du LED peuvent se manifester dans tous les organes. La peau, les articulations et les reins sont particuli\u00e8rement souvent touch\u00e9s. Cependant, les sympt\u00f4mes et les sch\u00e9mas d&#8217;infestation varient d&#8217;un patient \u00e0 l&#8217;autre et peuvent \u00e9galement \u00e9voluer dans le temps au cours de la maladie chronique.<\/span><\/p>\n<p><strong><span style=\"color:rgb(34, 34, 34); font-family:helvetica neue,helveticaneue,helvetica,arial,lucida grande,sans-serif\">Le microbiome, facteur d\u00e9clenchant du LED ?<\/span><\/strong><\/p>\n<p><span style=\"color:rgb(34, 34, 34); font-family:helvetica neue,helveticaneue,helvetica,arial,lucida grande,sans-serif\">Bien qu&#8217;il existe des facteurs g\u00e9n\u00e9tiques qui augmentent la susceptibilit\u00e9 au LED, ils ne suffisent pas \u00e0 expliquer la maladie. &#8220;Toutes les personnes ayant une pr\u00e9disposition g\u00e9n\u00e9tique ne sont pas forc\u00e9ment atteintes de LED&#8221;, pr\u00e9cise le Dr Krause. C&#8217;est ici que la composition individuelle du microbiome pourrait entrer en jeu en tant que facteur d\u00e9terminant de l&#8217;apparition et de l&#8217;\u00e9volution de la maladie. Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, un certain nombre de pathobiontes potentiels ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s, c&#8217;est-\u00e0-dire des bact\u00e9ries nocives qui pourraient \u00eatre responsables de l&#8217;influence n\u00e9gative du microbiome sur le d\u00e9veloppement et l&#8217;\u00e9volution des maladies. Il s&#8217;agit notamment de certains ent\u00e9rocoques et lactobacilles qui, chez les patients dont la barri\u00e8re muqueuse est endommag\u00e9e, peuvent traverser la paroi intestinale, migrer vers d&#8217;autres organes et y provoquer des inflammations. Les clostridiales semblent s&#8217;y opposer. Ces bact\u00e9ries du c\u00f4lon semblent \u00eatre indispensables au bon fonctionnement de la barri\u00e8re muqueuse. Elles produisent d&#8217;importants acides gras \u00e0 cha\u00eene courte qui aident les cellules de la muqueuse intestinale \u00e0 produire du mucus, renforcent la barri\u00e8re intestinale et contribuent \u00e0 un environnement acide favorable. &#8220;Dans un sous-groupe de patients atteints de LED, il a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que les clostridiales sont perdues alors que les lactobacilles se multiplient&#8221;, explique le professeur Martin A. Kriegel, du d\u00e9partement de rhumatologie et d&#8217;immunologie translationnelles de l&#8217;Institut de m\u00e9decine musculo-squelettique (IMM) de l&#8217;h\u00f4pital universitaire de M\u00fcnster, qui effectue des recherches dans ce domaine.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:rgb(34, 34, 34); font-family:helvetica neue,helveticaneue,helvetica,arial,lucida grande,sans-serif\">Un autre m\u00e9canisme qui pourrait contribuer \u00e0 d\u00e9clencher les processus auto-immuns typiques des maladies rhumatismales inflammatoires est ce que l&#8217;on appelle la r\u00e9activit\u00e9 crois\u00e9e : les anticorps initialement form\u00e9s contre les bact\u00e9ries reconnaissent dans ce cas \u00e9galement les antig\u00e8nes pr\u00e9sents dans les propres tissus du corps. Celui-ci devient alors \u00e9galement la cible des d\u00e9fenses immunitaires. Une telle r\u00e9activit\u00e9 crois\u00e9e a par exemple \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e pour l&#8217;auto-antig\u00e8ne Ro60, contre lequel sont dirig\u00e9es les attaques auto-immunes chez de nombreux patients atteints de LED. En effet, le Ro60 est \u00e9galement produit par toute une s\u00e9rie de bact\u00e9ries pr\u00e9sentes dans l&#8217;intestin, sur la peau et dans la bouche.&nbsp;<\/span><\/p>\n<p><strong><span style=\"color:rgb(34, 34, 34); font-family:helvetica neue,helveticaneue,helvetica,arial,lucida grande,sans-serif\">Approches th\u00e9rapeutiques issues de la recherche sur le microbiome<\/span><\/strong><\/p>\n<p><span style=\"color:rgb(34, 34, 34); font-family:helvetica neue,helveticaneue,helvetica,arial,lucida grande,sans-serif\">&#8220;Ces m\u00e9canismes sont d\u00e9sormais bien \u00e9tay\u00e9s par des r\u00e9sultats de la recherche&#8221;, explique Kriegel. De futures \u00e9tudes devront d\u00e9terminer si ces nouvelles connaissances peuvent \u00eatre utilis\u00e9es \u00e0 des fins th\u00e9rapeutiques. Les points de d\u00e9part possibles sont, d&#8217;une part, les vaccins ou les m\u00e9dicaments contre les pathobiontes nocifs et, d&#8217;autre part, une influence cibl\u00e9e sur le microbiome via l&#8217;alimentation. &#8220;Pour le lupus en particulier, une alimentation riche en fibres semble prot\u00e9ger la barri\u00e8re intestinale, emp\u00eachant ainsi le passage de bact\u00e9ries nocives vers d&#8217;autres organes&#8221;, explique Krause. Ces effets, observ\u00e9s jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent uniquement sur des souris, laissent esp\u00e9rer que les processus auto-immuns peuvent \u00e9galement \u00eatre influenc\u00e9s favorablement chez l&#8217;homme par une alimentation appropri\u00e9e.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5 id=\"publication-originale\"><span style=\"font-size:14px\">Publication originale :<\/span><\/h5>\n<p>Redanz, S., Kriegel, M.A. Le r\u00f4le du microbiome dans le lupus et le syndrome des antiphospholipides. Z Rheumatol (2022).&nbsp;<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1007\/s00393-022-01184-7\" style=\"box-sizing: border-box; color: rgb(27, 123, 69); text-decoration: none; line-height: inherit; outline: none 0px;\" target=\"_new\" rel=\"noopener\"><span style=\"color:#000000\">https:\/\/doi.org\/10.1007\/s00393-022-01184-7<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;intestin humain abrite tout un \u00e9cosyst\u00e8me de bact\u00e9ries, champignons, virus et autres micro-organismes. 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