{"id":326209,"date":"2022-04-04T01:00:00","date_gmt":"2022-04-03T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/procedures-endovasculaires-une-option-pour-les-patients-presentant-des-symptomes-plus-evidents\/"},"modified":"2023-01-12T13:45:27","modified_gmt":"2023-01-12T12:45:27","slug":"procedures-endovasculaires-une-option-pour-les-patients-presentant-des-symptomes-plus-evidents","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/procedures-endovasculaires-une-option-pour-les-patients-presentant-des-symptomes-plus-evidents\/","title":{"rendered":"Proc\u00e9dures endovasculaires &#8211; une option pour les patients pr\u00e9sentant des sympt\u00f4mes plus \u00e9vidents"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>La thrombose veineuse profonde se d\u00e9veloppe chez 1\/1000 habitants par an en Europe de l&#8217;Ouest. En phase aigu\u00eb, il est crucial de pr\u00e9venir les complications de l&#8217;embolie art\u00e9rielle pulmonaire. Cela se fait aujourd&#8217;hui de mani\u00e8re efficace au moment du diagnostic avec un traitement anticoagulant. Pourtant, plusieurs milliers de personnes meurent chaque ann\u00e9e de cette maladie thromboembolique pulmonaire, faute d&#8217;avoir \u00e9t\u00e9 diagnostiqu\u00e9es.<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p>La thrombose veineuse profonde se d\u00e9veloppe chez 1\/1000 habitants par an en Europe occidentale [1]. En phase aigu\u00eb, il est crucial de pr\u00e9venir les complications de l&#8217;embolie art\u00e9rielle pulmonaire. Cela se fait aujourd&#8217;hui de mani\u00e8re efficace au moment du diagnostic avec un traitement anticoagulant. Cependant, environ 25 000 personnes meurent chaque ann\u00e9e en Allemagne de cette maladie thromboembolique pulmonaire, notamment parce que les patients d\u00e9c\u00e8dent subitement d&#8217;une embolie art\u00e9rielle pulmonaire aigu\u00eb ou que le diagnostic est pos\u00e9 trop tard.<\/p>\n\n<p>Autant l&#8217;anticoagulation est efficace dans la pr\u00e9vention des thromboembolies, autant elle est inefficace dans la pr\u00e9vention du syndrome post-thrombotique (SPT). Au cours de l&#8217;\u00e9volution \u00e0 long terme, les patients atteints de thrombose veineuse profonde d\u00e9veloppent un syndrome post-thrombotique dans 20 \u00e0 83% des cas, en fonction de la localisation et de l&#8217;\u00e9tendue de la thrombose [2,3]. Les veines iliaques sont impliqu\u00e9es dans environ 40% des cas de thrombose ilio-f\u00e9morale et, malgr\u00e9 l&#8217;anticoagulation, la recanalisation \u00e9choue dans 70% des cas [4,5]. Cela conduit alors \u00e0 une obstruction chronique de l&#8217;\u00e9coulement et, par cons\u00e9quent, au STP.<\/p>\n\n<p>Le SPT regroupe les troubles dus aux veines profondes endommag\u00e9es et\/ou obstru\u00e9es par une thrombose veineuse profonde. Cela inclut g\u00e9n\u00e9ralement une sensation de lourdeur, des paresth\u00e9sies, des d\u00e9mangeaisons, des crampes, des douleurs et des \u0153d\u00e8mes p\u00e9riph\u00e9riques dans les jambes. On observe \u00e9galement des indurations cutan\u00e9es, une hyperpigmentation, des rougeurs, des ectasies veineuses, des ulc\u00e8res de jambe et une douleur \u00e0 la compression du mollet. En particulier, la claudication veineuse est un sympt\u00f4me majeur qui, comme la claudication intermittente, entra\u00eene une limitation de la distance de marche. L&#8217;ulc\u00e8re de jambe, en tant qu&#8217;\u00e9tape finale de la symptomatologie, entra\u00eene des co\u00fbts parfois \u00e9lev\u00e9s pour le syst\u00e8me de sant\u00e9 en raison de ses cons\u00e9quences socio-\u00e9conomiques, comme la r\u00e9duction de la mobilit\u00e9 et la n\u00e9cessit\u00e9 de soins [6,7].<\/p>\n\n<h2 id=\"thrombose-veineuse-profonde\" class=\"wp-block-heading\">Thrombose veineuse profonde<\/h2>\n\n<p><strong>Diagnostic : <\/strong>en cas de thrombose veineuse profonde, la proc\u00e9dure diagnostique est clairement d\u00e9finie dans les directives. Tout signe de thrombose veineuse profonde doit faire l&#8217;objet d&#8217;un examen approfondi imm\u00e9diat afin de mettre en place un traitement anticoagulant si n\u00e9cessaire. C&#8217;est la seule fa\u00e7on de r\u00e9duire le risque d&#8217;embolie art\u00e9rielle pulmonaire et d&#8217;arr\u00eater la progression de la TVP [8]. L&#8217;\u00e9valuation comprend tout d&#8217;abord l&#8217;anamn\u00e8se et l&#8217;examen physique. En raison de sa faible sensibilit\u00e9, elle ne permet pas \u00e0 elle seule de diagnostiquer ou d&#8217;exclure une thrombose. C&#8217;est pourquoi, en fonction de la probabilit\u00e9 clinique (KW), le diagnostic de laboratoire, en particulier la d\u00e9termination des D-dim\u00e8res, et\/ou l&#8217;\u00e9chographie de compression suivent. Il existe des scores valid\u00e9s pour d\u00e9terminer le KW de la pr\u00e9sence d&#8217;une TVP, comme le score de Wells, fr\u00e9quemment utilis\u00e9 [8].<\/p>\n\n<p>A l&#8217;aide de ce score, des facteurs tels que la pr\u00e9sence d&#8217;une tumeur ou la diff\u00e9rence de circonf\u00e9rence des jambes sont interrog\u00e9s et \u00e9valu\u00e9s par un score de 0 ou 1. Cela permet d&#8217;\u00e9tablir un KW \u00e9lev\u00e9 ou faible pour la pr\u00e9sence d&#8217;une TVP. Ceci devrait \u00eatre document\u00e9 comme une \u00e9tape diagnostique ind\u00e9pendante. Si la VC est faible, le test des D-dim\u00e8res suit g\u00e9n\u00e9ralement. Si celui-ci est n\u00e9gatif, il est tr\u00e8s probable qu&#8217;une TVP soit exclue et qu&#8217;aucun autre diagnostic ne doive \u00eatre pos\u00e9 [8]. Si la probabilit\u00e9 clinique est \u00e9lev\u00e9e, l&#8217;\u00e9chographie de compression suit. Si celle-ci n&#8217;est pas concluante, il convient de proc\u00e9der \u00e0 une nouvelle imagerie ou \u00e0 une nouvelle \u00e9chographie 3 \u00e0 5 jours plus tard. Il est recommand\u00e9 d&#8217;examiner l&#8217;ensemble de la jambe concern\u00e9e, y compris les veines pelviennes, \u00e0 l&#8217;aide de l&#8217;\u00e9chographie de compression. Si un diagnostic par imagerie n&#8217;est pas disponible en temps voulu, une anticoagulation est indiqu\u00e9e en cas de forte probabilit\u00e9 clinique, apr\u00e8s avoir \u00e9valu\u00e9 le risque de saignement [8].<\/p>\n\n<p><strong>Traitement :<\/strong> Le traitement de la TVP comprend, outre l&#8217;anticoagulation, la th\u00e9rapie par compression et la mobilisation rapide. Il est \u00e9galement recommand\u00e9 d&#8217;arr\u00eater ou de modifier le facteur de risque d\u00e9clencheur \u00e9ventuel, comme la contraception, et de traiter une maladie sous-jacente nouvellement diagnostiqu\u00e9e, comme la maladie tumorale. Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, l&#8217;anticoagulation s&#8217;est enrichie des nouveaux anticoagulants oraux (NOAK), ce qui a certainement facilit\u00e9 son maniement par le patient. Cependant, les NOAK pr\u00e9sentent de plus en plus d&#8217;interactions avec d&#8217;autres m\u00e9dicaments tels que les antibiotiques et les antiarythmiques. Cela doit \u00eatre v\u00e9rifi\u00e9 lors de la pr\u00e9paration et du suivi.<\/p>\n\n<p>Apr\u00e8s un traitement d&#8217;entretien de 3 \u00e0 6 mois, un traitement d&#8217;entretien prolong\u00e9 doit \u00eatre discut\u00e9. La Soci\u00e9t\u00e9 allemande d&#8217;angiologie propose un sch\u00e9ma de feux tricolores pour vous aider \u00e0 d\u00e9cider de la poursuite du traitement.  <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(tableau 1).  <\/span>Il convient de pr\u00e9ciser que les deux \u00e9tudes sur le rivaroxaban et l&#8217;apixaban dans le cadre d&#8217;un traitement d&#8217;entretien prolong\u00e9 \u00e0 faible dose n&#8217;ont pas encore \u00e9t\u00e9 prises en compte et qu&#8217;elles ne sont autoris\u00e9es que pour un an.  [9,10]. Un bilan de thrombophilie peut \u00eatre r\u00e9alis\u00e9 chez des patients s\u00e9lectionn\u00e9s au cours de l&#8217;\u00e9volution, mais il n&#8217;a que rarement une cons\u00e9quence th\u00e9rapeutique. Le syndrome des antiphospholipides, le d\u00e9ficit en antithrombine III ou un d\u00e9ficit significatif en inhibiteur sont des exemples de cons\u00e9quences th\u00e9rapeutiques.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1100\" height=\"465\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab1_hp12_s5.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-18155\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab1_hp12_s5.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab1_hp12_s5-800x338.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab1_hp12_s5-120x51.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab1_hp12_s5-90x38.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab1_hp12_s5-320x135.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab1_hp12_s5-560x237.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/figure>\n\n<p>Un contr\u00f4le clinique du patient pr\u00e9sentant une TVP doit \u00eatre effectu\u00e9 dans les 21 premiers jours, et un contr\u00f4le \u00e9chographique apr\u00e8s 3 mois ou \u00e0 la fin du traitement anticoagulant.<\/p>\n\n<p>En ce qui concerne la th\u00e9rapie par compression, malgr\u00e9 toutes les faiblesses du protocole d&#8217;\u00e9tude, l&#8217;essai Sox n&#8217;a pas montr\u00e9 d&#8217;avantage pour la th\u00e9rapie par compression dans la pr\u00e9vention du syndrome post-thrombotique (SPT) [13]. Toutefois, la compression est indispensable pour soulager les sympt\u00f4mes ; un traitement par compression doit \u00eatre appliqu\u00e9, surtout au cours des premi\u00e8res semaines.<\/p>\n\n<p>Une TVP d&#8217;origine ind\u00e9termin\u00e9e pr\u00e9sente le taux de r\u00e9cidive le plus \u00e9lev\u00e9, jusqu&#8217;\u00e0 9% la premi\u00e8re ann\u00e9e. Le d\u00e9bat sur la question de savoir si les patients atteints de TVP ont un risque accru de d\u00e9velopper une tumeur n&#8217;a pas encore \u00e9t\u00e9 tranch\u00e9 de mani\u00e8re d\u00e9finitive [14,15]. Si un d\u00e9pistage est effectu\u00e9, il semble qu&#8217;un examen pr\u00e9ventif adapt\u00e9 \u00e0 l&#8217;\u00e2ge, plus l&#8217;anamn\u00e8se et le laboratoire, soit suffisant [16]. Chez les patients plus jeunes, un bilan de vascularite peut \u00eatre utile.<\/p>\n\n<p>Les patients atteints de tumeurs ont un risque plus ou moins \u00e9lev\u00e9 de d\u00e9velopper une TVP, en fonction de l&#8217;entit\u00e9 tumorale et de sa localisation. Le risque de TVP le plus \u00e9lev\u00e9 est celui des patients atteints d&#8217;une tumeur du pancr\u00e9as. La survenue d&#8217;une TVP est associ\u00e9e \u00e0 un r\u00e9sultat nettement moins bon chez les patients atteints de tumeurs [17]. Les patients atteints de tumeurs ont d&#8217;embl\u00e9e une probabilit\u00e9 clinique plus \u00e9lev\u00e9e et les D-dim\u00e8res sont en soi r\u00e9guli\u00e8rement \u00e9lev\u00e9s. Il est donc recommand\u00e9 de rechercher une \u00e9ventuelle TVP chez les patients atteints de tumeurs, notamment \u00e0 l&#8217;aide de l&#8217;\u00e9chographie duplex couleur et d&#8217;une imagerie suppl\u00e9mentaire si n\u00e9cessaire [18]. Les patients atteints de tumeurs doivent \u00eatre trait\u00e9s pendant 3 \u00e0 6 mois avec une h\u00e9parine de bas poids mol\u00e9culaire, car celle-ci est sup\u00e9rieure \u00e0 l&#8217;h\u00e9parine non fractionn\u00e9e [19,20] et au Marcumar [21\u201323]. La posologie et la dur\u00e9e doivent \u00eatre d\u00e9termin\u00e9es en concertation avec les coll\u00e8gues oncologues traitants. En raison du risque tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9 de r\u00e9cidive pouvant atteindre 20%, une anticoagulation \u00e0 long terme est recommand\u00e9e en fonction du risque de saignement, du moins tant que la tumeur est pr\u00e9sente, m\u00eame si les donn\u00e9es \u00e0 ce sujet sont limit\u00e9es.<\/p>\n\n<p>Par rapport \u00e0 l&#8217;h\u00e9parine de bas poids mol\u00e9culaire, plusieurs \u00e9tudes ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es avec les NOAK chez des patients atteints de tumeurs. Pour l&#8217;edoxaban par rapport \u00e0 la dalt\u00e9parine, une r\u00e9duction du taux de r\u00e9cidive (7,9% vs 11,3%) a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e, mais au prix d&#8217;une augmentation du taux de saignement (6,9% vs 4,0%) \u00e0 12 mois [24]. L&#8217;augmentation du taux de saignement s&#8217;est produite principalement dans le tractus gastro-intestinal chez les patients atteints de tumeurs gastro-intestinales. L&#8217;\u00e9tude pilote Select-D a \u00e9valu\u00e9 le rivaroxaban par rapport \u00e0 la dalt\u00e9parine sur une p\u00e9riode de 6 mois. L\u00e0 encore, le rivaroxaban a montr\u00e9 un avantage en termes de taux de r\u00e9cidive de thrombose (4% vs 11%), tandis que le taux d&#8217;h\u00e9morragie grave a \u00e9t\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9 (6% vs 4%) [25]. Dans cette \u00e9tude, l&#8217;augmentation du taux de saignement gastro-intestinal avait \u00e9galement \u00e9t\u00e9 remarqu\u00e9e. Apr\u00e8s la mise \u00e0 jour des lignes directrices \u00e0 ce sujet, les donn\u00e9es sur l&#8217;apixaban n&#8217;\u00e9taient pas encore disponibles. Une \u00e9tude internationale randomis\u00e9e a montr\u00e9 la non-inf\u00e9riorit\u00e9 de l&#8217;apixaban par rapport \u00e0 la dalt\u00e9parine en termes de taux de r\u00e9cidive (5,6% vs 7,9%). Cependant, contrairement \u00e0 l&#8217;edoxaban et au rivaroxaban, l&#8217;apixaban n&#8217;a pas augment\u00e9 les complications h\u00e9morragiques (3,8% vs 4,0%) [26] chez un groupe de patients comparable.<\/p>\n\n<p>En r\u00e9sum\u00e9, les NOAK semblent \u00eatre une alternative pour les patients atteints de tumeurs, mais une grande prudence est encore de mise actuellement chez les patients atteints de tumeurs gastro-intestinales ou urog\u00e9nitales. Selon ces donn\u00e9es, les NOAK pourraient \u00eatre utilis\u00e9s \u00e0 partir du diagnostic de TVP, mais cela d\u00e9pend de l&#8217;entit\u00e9 tumorale, du stade de la tumeur et du traitement actuel de la tumeur.<\/p>\n\n<p>La thrombose de la jambe (thrombose veineuse profonde distale) est anticoagul\u00e9e pendant 3 mois maximum, comme la thrombose veineuse musculaire, en raison de son \u00e9volution favorable en termes de pronostic, m\u00eame en cas de r\u00e9cidive ou d&#8217;origine idiopathique [27,28]. Cependant, il n&#8217;y a pas de preuve claire de la n\u00e9cessit\u00e9 d&#8217;une anticoagulation, et le dosage est \u00e9galement en discussion actuellement.<br\/> <\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>\n<p><strong>LEFt- Score<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>L = sympt\u00f4mes dans la jambe gauche<\/li>\n<li>E = diff\u00e9rence de circonf\u00e9rence du veau \u22652 cm<\/li>\n<li>Ft = pr\u00e9sentation du premier trimestre<\/li>\n<\/ul>\n<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n<p>L&#8217;une des causes les plus fr\u00e9quentes de d\u00e9c\u00e8s pendant la grossesse et le post-partum est la TVP, avec un risque quatre fois plus \u00e9lev\u00e9 [29]. Chez la femme enceinte, la TVP se produit dans 70 \u00e0 90% des cas sur la jambe gauche [30,31]. La thrombose veineuse pelvienne est \u00e9galement plus souvent diagnostiqu\u00e9e pendant la grossesse. Pour le diagnostic, on utilise donc d&#8217;une part le score LEFt avec une valeur pr\u00e9dictive n\u00e9gative \u00e9lev\u00e9e, mais il n\u00e9cessite une \u00e9valuation suppl\u00e9mentaire dans un collectif de patients plus important<span style=\"font-family: franklin gothic demi;\"> (encadr\u00e9). <\/span>Les D-dim\u00e8res sont \u00e9lev\u00e9s pendant la grossesse, mais selon Morse et al. et Chan et al. celui-ci peut \u00eatre adapt\u00e9 \u00e0 l&#8217;\u00e2ge de la grossesse [32,33]. Cependant, des \u00e9tudes r\u00e9centes indiquent que l&#8217;utilisation des D-dim\u00e8res seuls pour exclure une TVP est peu pratique en clinique, en dehors des patientes \u00e0 haut risque [34]. Il semble plut\u00f4t utile d&#8217;appliquer des r\u00e8gles de pr\u00e9dictibilit\u00e9 clinique en combinaison avec un test de D-dim\u00e8res afin d&#8217;\u00e9conomiser les radiations en cas de suspicion d&#8217;embolie pulmonaire.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"1100\" height=\"548\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/fallbeispiel1_hp12.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-18156 lazyload\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/fallbeispiel1_hp12.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/fallbeispiel1_hp12-800x399.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/fallbeispiel1_hp12-120x60.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/fallbeispiel1_hp12-90x45.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/fallbeispiel1_hp12-320x159.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/fallbeispiel1_hp12-560x279.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/548;\" \/><\/figure>\n\n<p>Il convient de mentionner \u00e0 cet \u00e9gard l&#8217;algorithme YEARS adapt\u00e9 \u00e0 la grossesse propos\u00e9 dans les lignes directrices actuelles de l&#8217;ESC pour l&#8217;embolie pulmonaire [35,36]. Enfin, l&#8217;\u00e9chographie de compression doit \u00eatre utilis\u00e9e r\u00e9guli\u00e8rement pour exclure une TVP pendant la grossesse, y compris en position lat\u00e9rale si n\u00e9cessaire. Si l&#8217;on ne peut pas conclure \u00e0 une TVP, il est recommand\u00e9 de r\u00e9aliser une imagerie par phl\u00e9bographie IRM [37] en \u00e9vitant l&#8217;utilisation de gadolinium et en utilisant des s\u00e9quences non contrast\u00e9es [8]. Si l&#8217;\u00e9chographie de compression est n\u00e9gative, un contr\u00f4le 7 jours plus tard est recommand\u00e9 [8].<\/p>\n\n<p>En cas de d\u00e9tection d&#8217;une TVP, une anticoagulation par h\u00e9parine, de pr\u00e9f\u00e9rence de bas poids mol\u00e9culaire, est recommand\u00e9e et doit \u00eatre administr\u00e9e pendant 3 mois \u00e0 dose th\u00e9rapeutique. Ensuite, il est possible de r\u00e9duire la dose \u00e0 une dose interm\u00e9diaire (2\u00d7 prophylactique) ou prophylactique [8]. L&#8217;anticoagulation doit cependant \u00eatre poursuivie pendant au moins 6 semaines apr\u00e8s l&#8217;accouchement [38]. Les NOAK sont contre-indiqu\u00e9s pendant la grossesse en raison de leur passage placentaire, mais aussi pendant la p\u00e9riode d&#8217;allaitement en raison de l&#8217;absence de donn\u00e9es de s\u00e9curit\u00e9 [39].<\/p>\n\n<p>Chez les patients pr\u00e9sentant une symptomatologie marqu\u00e9e due \u00e0 une thrombose veineuse pelvienne aigu\u00eb descendante, une approche endovasculaire \u00e0 faible risque h\u00e9morragique doit \u00eatre discut\u00e9e. Une thrombose descendante a g\u00e9n\u00e9ralement pour origine une st\u00e9nose\/obstruction de la veine cave inf\u00e9rieure et\/ou de la veine iliaque, ce qui entra\u00eene une croissance descendante rapide du thrombus et donc une symptomatologie rapide et intense chez le patient concern\u00e9. Les patients pr\u00e9sentant cette entit\u00e9 de thrombose b\u00e9n\u00e9ficient notamment, selon une analyse de sous-groupe de l&#8217;Attract Trial, d&#8217;une approche interventionnelle [11]. Comme il s&#8217;agit g\u00e9n\u00e9ralement de jeunes patients, l&#8217;exposition aux radiations doit \u00eatre minimis\u00e9e ou \u00e9vit\u00e9e gr\u00e2ce \u00e0 la th\u00e9rapie endovasculaire guid\u00e9e par ultrasons <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(Fig. 1).<\/span> Sous guidage \u00e9chographique, il est possible de r\u00e9aliser une thrombectomie, une th\u00e9rapie locale de lyse ainsi qu&#8217;une PTA et une implantation de stent, comme le montre partiellement la casuistique suivante [12].<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"977\" height=\"2560\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb1_hp12_s6-scaled.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-18157 lazyload\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb1_hp12_s6-scaled.jpg 977w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb1_hp12_s6-800x2097.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb1_hp12_s6-120x315.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb1_hp12_s6-90x236.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb1_hp12_s6-320x839.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb1_hp12_s6-560x1468.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 977px) 100vw, 977px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 977px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 977\/2560;\" \/><\/figure>\n\n<p>Selon le protocole de Heidelberg, les patients sont d&#8217;abord trait\u00e9s de mani\u00e8re conservatrice pendant quelques jours. Si aucune am\u00e9lioration significative des sympt\u00f4mes ou de l&#8217;extension du thrombus n&#8217;est constat\u00e9e au cours de cette p\u00e9riode, il convient de discuter avec le patient d&#8217;une proc\u00e9dure endovasculaire et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, de la mettre en \u0153uvre. La thrombectomie doit si possible \u00eatre effectu\u00e9e dans les 14 jours suivant le d\u00e9but des sympt\u00f4mes. Un nouveau dispositif, appel\u00e9 ClotTriever, semble \u00e9galement permettre de traiter efficacement les thromboses veineuses pelviennes subaigu\u00ebs. Un registre est actuellement en cours \u00e0 ce sujet et il reste \u00e0 voir quels seront les premiers r\u00e9sultats<span style=\"font-family: franklin gothic demi;\"> (fig. 2).<\/span><\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"1100\" height=\"1251\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb2_hp12_s7.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-18158 lazyload\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb2_hp12_s7.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb2_hp12_s7-800x910.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb2_hp12_s7-120x136.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb2_hp12_s7-90x102.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb2_hp12_s7-320x364.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb2_hp12_s7-560x637.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1251;\" \/><\/figure>\n\n<h2 id=\"traitement-du-syndrome-post-thrombotique-spt\" class=\"wp-block-heading\">Traitement du syndrome post-thrombotique (SPT)<\/h2>\n\n<p><strong>Indication et \u00e9valuation diagnostique avant une intervention endovasculaire : <\/strong>L&#8217;indication d&#8217;une intervention endovasculaire d\u00e9pend des sympt\u00f4mes du patient. A partir d&#8217;un stade 3 du CEAP, il existe une indication de r\u00e9ouverture des veines occluses selon les recommandations am\u00e9ricaines. Les veines pouvant \u00eatre trait\u00e9es par voie endovasculaire sont la veine f\u00e9morale commune, la veine iliaque, la veine cave inf\u00e9rieure et sup\u00e9rieure et, en partie, la veine sous-clavi\u00e8re. Avant l&#8217;intervention, un diagnostic est d&#8217;abord pos\u00e9 avec un examen clinique, un test de marche, l&#8217;\u00e9chographie duplex couleur et, si n\u00e9cessaire, une imagerie suppl\u00e9mentaire comme une IRM ou un scanner phl\u00e9bographique. Le degr\u00e9 d&#8217;occlusion de la veine ainsi que le flux entrant et sortant sont essentiels, car le taux d&#8217;ouverture \u00e0 long terme d\u00e9pend de ces facteurs.<\/p>\n\n<p><strong>Traitement : <\/strong>le traitement de base du STP consiste en une th\u00e9rapie de compression, des mesures physiques et de l&#8217;exercice. Le mouvement est essentiel \u00e0 la formation de circuits de contournement et donc \u00e0 l&#8217;am\u00e9lioration des sympt\u00f4mes. De plus, le traitement optimal des plaies est \u00e9l\u00e9mentaire en cas d&#8217;ulc\u00e8re de jambe.<\/p>\n\n<p>Le traitement invasif d&#8217;une thrombose veineuse proximale ou d&#8217;une occlusion veineuse chronique a \u00e9t\u00e9 introduit au niveau international il y a 30 ans d\u00e9j\u00e0. Chez nous, les interventions endovasculaires sont pratiqu\u00e9es avec succ\u00e8s depuis quelques ann\u00e9es dans les grands centres avec des taux d&#8217;ouverture \u00e9lev\u00e9s et entra\u00eenent une nette am\u00e9lioration des sympt\u00f4mes du patient et la gu\u00e9rison des ulc\u00e8res veineux.<\/p>\n\n<p>Si la clinique s&#8217;y pr\u00eate, il est possible de discuter avec le patient d&#8217;une \u00e9ventuelle intervention veineuse et de discuter des avantages et des inconv\u00e9nients ou des risques. L&#8217;\u00e2ge de l&#8217;obstruction ne joue aucun r\u00f4le dans les chances de succ\u00e8s de l&#8217;intervention. Le taux d&#8217;ouverture primaire est de pr\u00e8s de 70% \u00e0 5 ans. Cette m\u00e9ta-analyse a \u00e9galement montr\u00e9 une nette am\u00e9lioration de la symptomatologie ; jusqu&#8217;\u00e0 82% des patients trait\u00e9s n&#8217;ont plus de douleurs apr\u00e8s 5 ans. De plus, l&#8217;intervention a entra\u00een\u00e9 la gu\u00e9rison \u00e0 long terme d&#8217;un ulc\u00e8re de jambe dans une proportion pouvant atteindre 80% [1].<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"1100\" height=\"1219\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb3_hp12_s8.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-18159 lazyload\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb3_hp12_s8.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb3_hp12_s8-800x887.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb3_hp12_s8-120x133.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb3_hp12_s8-90x100.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb3_hp12_s8-320x355.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb3_hp12_s8-560x621.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1219;\" \/><\/figure>\n\n<p>L&#8217;intervention endovasculaire est g\u00e9n\u00e9ralement r\u00e9alis\u00e9e par la veine poplit\u00e9e. Les autres voies d&#8217;acc\u00e8s sont la veine f\u00e9morale et la veine jugulaire. Selon les cas, l&#8217;intervention peut \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e sous analgos\u00e9dation ou sous anesth\u00e9sie par intubation. Apr\u00e8s la phl\u00e9bographie, un passage de fil a lieu \u00e0 travers l&#8217;occlusion. Ensuite, en raison de la rigidit\u00e9 des occlusions veineuses, des ballons sp\u00e9ciaux \u00e0 haute pression d&#8217;un diam\u00e8tre de 14 \u00e0 16 mm dans la veine iliaque et de 20 \u00e0 24 mm dans la veine cave inf. sont utilis\u00e9s pour une dilatation ad\u00e9quate. est utilis\u00e9. Apr\u00e8s la dilatation, la paroi veineuse ne constitue pas une construction stable et s&#8217;effondre rapidement, d&#8217;o\u00f9 l&#8217;utilisation de stents sp\u00e9cialement con\u00e7us pour les veines afin de garantir un taux d&#8217;ouverture \u00e0 long terme. Pour obtenir un positionnement optimal du stent lors d&#8217;une intervention unilat\u00e9rale dans la r\u00e9gion de la veine iliaque commune proximale, des stents adapt\u00e9s \u00e0 l&#8217;anatomie sont disponibles<span style=\"font-family: franklin gothic demi;\"> (Fig. 4).<\/span><\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"1100\" height=\"915\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb4_hp12_s9.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-18160 lazyload\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb4_hp12_s9.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb4_hp12_s9-800x665.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb4_hp12_s9-120x100.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb4_hp12_s9-90x75.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb4_hp12_s9-320x266.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb4_hp12_s9-560x466.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/915;\" \/><\/figure>\n\n<p><strong>Autres groupes de patients :<\/strong> les \u00e9tiologies compl\u00e9mentaires sont les compressions de la veine par des art\u00e8res, les st\u00e9noses veineuses dites non thrombotiques (NIVL) ou les l\u00e9sions spatiales telles que les tumeurs. Les NIVL consistent g\u00e9n\u00e9ralement en une compression de la veine iliaque com. \u00e0 gauche par l&#8217;art\u00e8re iliaque com. droite, appel\u00e9e st\u00e9nose de May-Thurner. Si des troubles s&#8217;y ajoutent, on parle alors de syndrome de May-Thurner. Ces compressions NIVL peuvent aujourd&#8217;hui \u00eatre r\u00e9alis\u00e9es efficacement avec un taux d&#8217;ouverture tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9 d&#8217;environ 90% \u00e0 5 ans, pour un temps d&#8217;intervention court et un produit de dose surfacique faible [1].<\/p>\n\n<p>Les limites de l&#8217;\u00e9chographie duplex couleur, de la tomodensitom\u00e9trie et de la phl\u00e9bographie par r\u00e9sonance magn\u00e9tique pour la d\u00e9tection des obstructions dynamiques iliaques peuvent aujourd&#8217;hui \u00eatre surmont\u00e9es par l&#8217;utilisation de l&#8217;\u00e9chographie intravasculaire (IVUS) en cas de suspicion de thrombose veineuse pelvienne avec des sympt\u00f4mes typiques sans corr\u00e9lation diagnostique.<span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">  (Fig. 3A).  <\/span>Il est donc possible d&#8217;\u00e9conomiser, voire de renoncer \u00e0 la dose de rayons X pour ce groupe de patients souvent jeunes. Si une intervention est n\u00e9cessaire, l&#8217;IVUS peut aider \u00e0 choisir la taille et la longueur du stent.<\/p>\n\n<p>Le traitement invasif d&#8217;une compression veineuse due \u00e0 une tumeur peut permettre de soulager rapidement les sympt\u00f4mes, et pas seulement dans le cadre de soins palliatifs. Apr\u00e8s la mise en place du stent et la post-dilatation, le stent atteint sa forme optimale pour maintenir ouverte la veine correspondante gr\u00e2ce \u00e0 des forces dirig\u00e9es vers l&#8217;ext\u00e9rieur.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"1100\" height=\"2235\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/fallbeispielpts_hp12.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-18161 lazyload\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/fallbeispielpts_hp12.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/fallbeispielpts_hp12-800x1625.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/fallbeispielpts_hp12-120x244.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/fallbeispielpts_hp12-90x183.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/fallbeispielpts_hp12-320x650.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/fallbeispielpts_hp12-560x1138.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/2235;\" \/><\/figure>\n\n<p><strong>Suivi : <\/strong>les contr\u00f4les de l&#8217;\u00e9volution sont recommand\u00e9s \u00e0 1,3 et 12 mois. Ces jours-l\u00e0, l&#8217;\u00e9volution clinique et l&#8217;\u00e9chographie duplex couleur sont contr\u00f4l\u00e9es. Une nouvelle phl\u00e9bographie, ou CTA, n&#8217;est pas n\u00e9cessaire en routine.<\/p>\n\n<p>Le traitement antithrombotique post-interventionnel d\u00e9pend de l&#8217;\u00e9tiologie du risque individuel de thrombose et de saignement. Elle se fait de mani\u00e8re individuelle. Le plus souvent, une anticoagulation th\u00e9rapeutique totale est n\u00e9cessaire pendant 6 \u00e0 12 mois. La suite de la proc\u00e9dure est ensuite discut\u00e9e et r\u00e9alis\u00e9e individuellement avec le patient. En outre, un traitement antiplaquettaire peut \u00eatre conseill\u00e9 pendant les 6 premiers mois. Les LNV n\u00e9cessitent un r\u00e9gime moins strict apr\u00e8s l&#8217;intervention que les occlusions chroniques complexes. Une anticoagulation totale est recommand\u00e9e pendant 3 \u00e0 6 mois. L&#8217;anticoagulation est ensuite arr\u00eat\u00e9e.<\/p>\n\n<p>En r\u00e9sum\u00e9, le traitement endovasculaire des occlusions veineuses est une tr\u00e8s bonne option pour aider efficacement et \u00e0 long terme les patients pr\u00e9sentant des sympt\u00f4mes plus prononc\u00e9s.<\/p>\n\n<h2 id=\"messages-take-home\" class=\"wp-block-heading\">Messages Take-Home<\/h2>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Un traitement NOAK peut \u00eatre administr\u00e9 aux patients atteints de tumeurs.<\/li>\n\n\n\n<li>Cela d\u00e9pend toutefois de l&#8217;entit\u00e9 tumorale (pas pour les tumeurs GI et urog\u00e9nitales), du stade de la tumeur et de son traitement.<\/li>\n\n\n\n<li>Une anticoagulation conforme aux directives minimise le taux de thromboembolie, mais pas la probabilit\u00e9 de survenue du syndrome post-thrombotique (SPT).<\/li>\n\n\n\n<li>En cas de thrombose veineuse pelvienne aigu\u00eb clairement symptomatique, une approche interventionnelle doit \u00eatre discut\u00e9e en l&#8217;absence d&#8217;am\u00e9lioration des sympt\u00f4mes et de l&#8217;extension du thrombus sous traitement conservateur.<\/li>\n\n\n\n<li>Dans le cas du syndrome post-thrombotique, la r\u00e9ouverture endovasculaire des veines obstru\u00e9es peut am\u00e9liorer consid\u00e9rablement la qualit\u00e9 de vie des patients symptomatiques. De plus, cela constitue un traitement efficace pour la gu\u00e9rison \u00e0 long terme des ulc\u00e8res veineux.<\/li>\n\n\n\n<li>Pour les st\u00e9noses veineuses non thrombotiques (par ex. st\u00e9nose de May-Thurner), le taux d&#8217;ouverture apr\u00e8s intervention est d&#8217;environ 90% \u00e0 5 ans.<\/li>\n<\/ul>\n\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Razavi MK, Jaff MR, Miller LE : S\u00e9curit\u00e9 et efficacit\u00e9 de la mise en place d&#8217;un stent pour l&#8217;obstruction de l&#8217;\u00e9coulement veineux iliof\u00e9moral : revue syst\u00e9matique et m\u00e9ta-analyse. Circ Cardiovasc Interv 2015 ; 8 : e002772.<\/li>\n\n\n\n<li>Kahn SR, Shrier I, Julian JA, et al : Determinants and time course of the postthrombotic syndrome after acute deep veinous thrombosis. Ann Intern Med 2008 ; 149 : 698-707.<\/li>\n\n\n\n<li>Prandoni P, Lensing AW, Cogo A, et al : The long-term clinical course of acute deep veinous thrombosis. Ann Intern Med 1996 ; 125 : 1-7.<\/li>\n\n\n\n<li>Johnson BF, Manzo RA, Bergelin RO, Strandness DE, Jr : Relations entre les changements dans le syst\u00e8me veineux profond et le d\u00e9veloppement du syndrome post-thrombotique apr\u00e8s un \u00e9pisode aigu de thrombose veineuse profonde du bas du dos : un suivi de un \u00e0 six ans. J Vasc Surg 1995 ; 21 : 307-312 ; discussion 13.<\/li>\n\n\n\n<li>Akesson H, Brudin L, Dahlstrom JA, et al : Fonction veineuse \u00e9valu\u00e9e sur une p\u00e9riode de 5 ans apr\u00e8s une thrombose veineuse ilio-f\u00e9morale aigu\u00eb trait\u00e9e par anticoagulation. Eur J Vasc Surg 1990 ; 4 : 43-48.<\/li>\n\n\n\n<li>Ashrani AA, Heit JA. : Incidence et co\u00fbt du syndrome post-thrombotique. J Thromb Thrombolysis 2009 ; 28 : 465-476.<\/li>\n\n\n\n<li>Guanella R, Ducruet T, Johri M, et al : Charge \u00e9conomique et d\u00e9terminants des co\u00fbts de la thrombose veineuse profonde dans les 2 ans suivant le diagnostic : une \u00e9valuation prospective. J Thromb Haemost 2011 ; 9 : 2397-2405.<\/li>\n\n\n\n<li>Ligne directrice S2 : Diagnostic et traitement de la thrombose veineuse et de l&#8217;embolie pulmonaire. www.awmf.org\/leitlinien\/detail\/ll\/065-002.html. Derni\u00e8re mise \u00e0 jour : 10 octobre 2015.<\/li>\n\n\n\n<li>Agnelli G, Buller HR, Cohen A, et al : Apixaban for extended treatment of veinous thromboembolism. N Engl J Med 2013 ; 368 : 699-708.<\/li>\n\n\n\n<li>Weitz JI, Lensing AWA, Prins MH, et al : Rivaroxaban ou aspirine pour le traitement prolong\u00e9 du thromboembolisme veineux. N Engl J Med 2017 ; 376 : 1211-1222.<\/li>\n\n\n\n<li>Comerota AJ, Kearon C, Gu CS, et al : Endovascular Thrombus Removal for Acute Iliofemoral Deep Vein Thrombosis. 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