{"id":326383,"date":"2022-03-14T13:00:00","date_gmt":"2022-03-14T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/nouvelles-therapies\/"},"modified":"2023-01-12T13:45:29","modified_gmt":"2023-01-12T12:45:29","slug":"nouvelles-therapies","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/nouvelles-therapies\/","title":{"rendered":"Nouvelles th\u00e9rapies"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Les tumeurs de la t\u00eate et du cou \u00e9taient le septi\u00e8me cancer le plus fr\u00e9quent dans le monde en 2018. Parmi les principaux facteurs de risque figurent la consommation de nicotine et d&#8217;alcool. Le pronostic et les options th\u00e9rapeutiques multimodales pour les patients atteints de tumeurs de la t\u00eate et du cou varient en fonction des facteurs \u00e9pid\u00e9miologiques, de la localisation anatomique et du stade de la tumeur. Un aper\u00e7u.<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p>Les tumeurs de la t\u00eate et du cou \u00e9taient le septi\u00e8me cancer le plus fr\u00e9quent dans le monde en 2018 (890 000 nouveaux cas) [1]. Aux \u00c9tats-Unis, les tumeurs de la t\u00eate et du cou ont \u00e9t\u00e9 responsables de 3% de tous les cancers (51 540 nouveaux cas) et d&#8217;un peu plus de 1,5% de tous les d\u00e9c\u00e8s par cancer (10 030 d\u00e9c\u00e8s) [2]. Ces tumeurs malignes sont g\u00e9n\u00e9ralement associ\u00e9es \u00e0 la consommation de nicotine et d&#8217;alcool comme principaux facteurs de risque. Au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies, on a constat\u00e9 une diminution globale de l&#8217;incidence, notamment en raison de la baisse de la consommation de nicotine [3,4]. En revanche, une augmentation des cancers de l&#8217;oropharynx a \u00e9t\u00e9 mise en \u00e9vidence chez les personnes plus jeunes en Am\u00e9rique du Nord et en Europe du Nord, principalement en raison d&#8217;une augmentation de la fr\u00e9quence des tumeurs associ\u00e9es aux sous-types \u00e0 haut risque du papillomavirus humain (HPV) (surtout le type 16 d&#8217;HPV) [4,5].<\/p>\n\n<p>Le pronostic et les options th\u00e9rapeutiques multimodales pour les patients* atteints de tumeurs de la t\u00eate et du cou varient en fonction des facteurs \u00e9pid\u00e9miologiques, de la localisation anatomique et du stade de la tumeur. Les tumeurs de la t\u00eate et du cou constituent un groupe h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne de maladies. Cet article de synth\u00e8se se concentre sur les options de traitement des carcinomes \u00e9pidermo\u00efdes r\u00e9cidivants, m\u00e9tastatiques et localement avanc\u00e9s qui se d\u00e9veloppent \u00e0 partir des muqueuses (principalement la cavit\u00e9 buccale, le pharynx et le larynx). Le traitement au stade pr\u00e9coce de ces tumeurs n&#8217;est pas abord\u00e9 ici, car aucun changement significatif n&#8217;est intervenu dans la th\u00e9rapie au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es.<\/p>\n\n<p>Le traitement des patients* atteints de tumeurs de la t\u00eate et du cou est complexe et comprend non seulement le traitement m\u00e9dical de la tumeur et des effets aigus de la chirurgie, de la chimioth\u00e9rapie et de la radioth\u00e9rapie, mais aussi l&#8217;orientation et le conseil pour faire face aux handicaps permanents et aux cons\u00e9quences psychosociales qui en r\u00e9sultent. Des d\u00e9couvertes r\u00e9centes ont heureusement permis d&#8217;am\u00e9liorer consid\u00e9rablement les r\u00e9sultats du traitement. Les progr\u00e8s de la chirurgie et de la radioth\u00e9rapie ont permis d&#8217;am\u00e9liorer la pr\u00e9servation de la fonction des organes concern\u00e9s et de r\u00e9duire la morbidit\u00e9 et la mortalit\u00e9 globales. Ainsi, les techniques r\u00e9centes de chirurgie robotis\u00e9e pour les cancers de l&#8217;oropharynx [6] et celles de microchirurgie au laser peu invasive pour les cancers du larynx et de l&#8217;hypopharynx [7] peuvent augmenter de mani\u00e8re significative la probabilit\u00e9 de pr\u00e9servation de la fonction. Les progr\u00e8s de la radioth\u00e9rapie conformationnelle, comme la radioth\u00e9rapie avec modulation d&#8217;intensit\u00e9 (IMRT) et la radioth\u00e9rapie guid\u00e9e par l&#8217;image, peuvent \u00e9galement r\u00e9duire la morbidit\u00e9 [8]. En particulier, l&#8217;introduction d&#8217;inhibiteurs de points de contr\u00f4le immunitaires pour le traitement des tumeurs de la t\u00eate et du cou r\u00e9cidivantes ou m\u00e9tastatiques a consid\u00e9rablement am\u00e9lior\u00e9 le pronostic de nombreux patients*, ce qui est abord\u00e9 en premier lieu ci-dessous.<\/p>\n\n<h2 id=\"tumeurs-de-la-tete-et-du-cou-recidivantes-et-ou-metastasees\" class=\"wp-block-heading\">Tumeurs de la t\u00eate et du cou r\u00e9cidivantes et\/ou m\u00e9tastas\u00e9es<\/h2>\n\n<p>Les tumeurs de la t\u00eate et du cou r\u00e9cidivantes et\/ou m\u00e9tastatiques sont associ\u00e9es \u00e0 un mauvais pronostic. La plupart des patients* avec une r\u00e9cidive primaire localis\u00e9e re\u00e7oivent &#8211; comme les patients* avec des tumeurs m\u00e9tastatiques de la t\u00eate et du cou &#8211; un traitement palliatif syst\u00e9mique, car seuls des patients* s\u00e9lectionn\u00e9s avec une r\u00e9cidive loco-r\u00e9gionale peuvent \u00eatre trait\u00e9s par une op\u00e9ration ou une nouvelle radioth\u00e9rapie [9]. En cons\u00e9quence, une \u00e9valuation interdisciplinaire de la situation de la maladie, des \u00e9ventuels traitements ant\u00e9rieurs et de la situation individuelle est toujours n\u00e9cessaire pour choisir la meilleure strat\u00e9gie th\u00e9rapeutique individuelle. Pendant de nombreuses ann\u00e9es, le traitement standard des tumeurs r\u00e9cidivantes et\/ou m\u00e9tastatiques a \u00e9t\u00e9 le &#8220;sch\u00e9ma EXTREME&#8221;, qui comprend une chimioth\u00e9rapie \u00e0 base de platine (cisplatine ou carboplatine) associ\u00e9e au fluorouracile (5-FU) et au cetuximab, un anticorps dirig\u00e9 contre le r\u00e9cepteur du facteur de croissance \u00e9pidermique (EGFR), suivie d&#8217;un traitement d&#8217;entretien par cetuximab [10]. Le traitement par le sch\u00e9ma EXTREME a montr\u00e9 une survie globale m\u00e9diane d&#8217;environ dix mois dans l&#8217;\u00e9tude pivot. Pour les patients qui n&#8217;\u00e9taient pas \u00e9ligibles au sch\u00e9ma EXTREME, les taxanes et le m\u00e9thotrexate \u00e9taient quelques-unes des rares options th\u00e9rapeutiques disponibles. Avec ces substances, la survie globale m\u00e9diane tombe \u00e0 six mois [11]. Ces donn\u00e9es montrent qu&#8217;il est urgent de trouver de nouvelles options de traitement pour les patients* atteints de tumeurs de la t\u00eate et du cou r\u00e9cidivantes\/m\u00e9tastas\u00e9es.<\/p>\n\n<p>Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, les traitements par inhibiteurs de points de contr\u00f4le sont devenus un nouveau standard pour de nombreuses entit\u00e9s tumorales. Les tumeurs de la t\u00eate et du cou sont associ\u00e9es \u00e0 des d\u00e9ficits des d\u00e9fenses immunitaires, tels qu&#8217;une alt\u00e9ration de la fonction des cellules tueuses naturelles et une alt\u00e9ration des lymphocytes T infiltrant la tumeur, ce qui constitue la raison d&#8217;\u00eatre de l&#8217;\u00e9tude des inhibiteurs de points de contr\u00f4le immunitaire dans ces tumeurs [11]. Le nivolumab et le pembrolizumab, tous deux des anticorps monoclonaux IgG4 anti-PD-1, ont \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9s dans des \u00e9tudes de phase III chez des patients* atteints de carcinome \u00e9pidermo\u00efde de la t\u00eate et du cou (cavit\u00e9 buccale, oropharynx, larynx ou hypopharynx) apr\u00e8s l&#8217;\u00e9chec d&#8217;une chimioth\u00e9rapie \u00e0 base de platine et compar\u00e9s \u00e0 un anticorps ou une chimioth\u00e9rapie au choix du m\u00e9decin responsable de l&#8217;\u00e9tude (doc\u00e9taxel, c\u00e9tuximab ou m\u00e9thotrexate). L'&#8221;\u00e9chec du platine&#8221; a \u00e9t\u00e9 d\u00e9fini comme la progression de la maladie dans les six mois suivant une chimioth\u00e9rapie \u00e0 base de platine administr\u00e9e \u00e0 titre curatif (en association avec une radioth\u00e9rapie) ou palliatif. L&#8217;\u00e9tude CheckMate 141 est la premi\u00e8re \u00e9tude de phase III \u00e0 d\u00e9montrer l&#8217;efficacit\u00e9 du nivolumab par rapport \u00e0 la chimioth\u00e9rapie (hazard ratio [HR] pour le d\u00e9c\u00e8s 0,70 ; p=0,01). De plus, le nivolumab s&#8217;est av\u00e9r\u00e9 mieux tol\u00e9r\u00e9 (effets secondaires G3\/4 13,1% vs 35,1% pour le nivolumab ou la chimioth\u00e9rapie) et a entra\u00een\u00e9 une am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 de vie [12,13]. Le nivolumab a donc \u00e9t\u00e9 la toute premi\u00e8re option th\u00e9rapeutique \u00e0 am\u00e9liorer de mani\u00e8re significative la survie globale des patients* atteints d&#8217;une tumeur de la t\u00eate et du cou r\u00e9cidivante\/m\u00e9tastas\u00e9e chez qui une chimioth\u00e9rapie \u00e0 base de platine avait \u00e9chou\u00e9 [12]. Dans l&#8217;\u00e9tude KEYNOTE-040, qui \u00e9tait similaire \u00e0 l&#8217;\u00e9tude CheckMate-141, le pembrolizumab a \u00e9galement augment\u00e9 la survie globale par rapport \u00e0 la chimioth\u00e9rapie [14]. Il convient de noter que dans les deux \u00e9tudes, il n&#8217;\u00e9tait pas n\u00e9cessaire de prouver l&#8217;expression de PD-L1 comme crit\u00e8re d&#8217;inclusion et que le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation principal ne d\u00e9pendait pas du statut PD-L1. Aucune des \u00e9tudes n&#8217;a montr\u00e9 de diff\u00e9rence significative en termes de survie sans progression. Comme pour d&#8217;autres tumeurs solides, l&#8217;allongement de la survie globale \u00e9tait donc principalement d\u00fb au fait que l&#8217;immunoth\u00e9rapie a permis de contr\u00f4ler la maladie \u00e0 long terme chez certains patients*. Par exemple, bien que seulement 13% des patients* aient pr\u00e9sent\u00e9 une r\u00e9ponse radiologique au nivolumab, il a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 que la dur\u00e9e m\u00e9diane de la r\u00e9ponse \u00e9tait de 9,7 mois &#8211; deux fois plus longue que sous chimioth\u00e9rapie [15]. Les anticorps anti-PD-L1 ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9s en monoth\u00e9rapie et en combinaison avec des anticorps anti-CTLA-4 apr\u00e8s l&#8217;\u00e9chec d&#8217;un traitement \u00e0 base de platine. Apr\u00e8s les premi\u00e8res \u00e9tudes de phase II avec durvalumab (anticorps anti-PD-L1) chez des patients* pr\u00e9sentant une expression \u00e9lev\u00e9e de PD-L1 (\u226525%) dans l&#8217;\u00e9tude HAWK [16] et durvalumab, durvalumab plus tremelimumab (anticorps anti-CTLA-4) ou tremelimumab seul chez des patients* pr\u00e9sentant une faible expression de PD-L1 (&lt;25%) dans l&#8217;\u00e9tude CONDOR [17], l&#8217;\u00e9tude de phase III EAGLE a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9e [18]. Dans cette derni\u00e8re, des patients* atteints de tumeurs de la t\u00eate et du cou en r\u00e9cidive\/m\u00e9tastas\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 randomis\u00e9s, apr\u00e8s \u00e9chec d&#8217;un traitement \u00e0 base de platine, entre durvalumab plus tremelimumab, une monoth\u00e9rapie par durvalumab ou une chimioth\u00e9rapie standard au choix du m\u00e9decin de l&#8217;\u00e9tude. L&#8217;\u00e9tude n&#8217;a pas montr\u00e9 d&#8217;avantage de survie sous traitement par durvalumab (HR 0,88 ; p=0,20) ou sous traitement par durvalumab plus tremelimumab (HR 1,04 ; p=0,76) par rapport \u00e0 la chimioth\u00e9rapie. Compte tenu de la pertinence limit\u00e9e des comparaisons entre diff\u00e9rentes \u00e9tudes, il convient de noter que la survie globale m\u00e9diane dans le bras durvalumab \u00e9tait similaire \u00e0 celle observ\u00e9e sous nivolumab dans l&#8217;\u00e9tude CheckMate-141 (7,6 et 7,5 mois respectivement), mais que la survie globale m\u00e9diane du bras contr\u00f4le \u00e9tait num\u00e9riquement plus longue dans l&#8217;\u00e9tude EAGLE par rapport \u00e0 l&#8217;\u00e9tude CheckMate-141 (8,3 mois et 5,1 mois respectivement). Une analyse exploratoire de l&#8217;\u00e9tude EAGLE sugg\u00e8re que cette survie globale plus \u00e9lev\u00e9e que pr\u00e9vu dans le groupe t\u00e9moin pourrait \u00eatre due \u00e0 des caract\u00e9ristiques d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9es \u00e0 l&#8217;inclusion (pourcentage plus \u00e9lev\u00e9 de patients avec ECOG PS 0 et m\u00e9tastases \u00e0 distance sans r\u00e9cidive locale\/r\u00e9gionale dans le groupe t\u00e9moin), \u00e0 l&#8217;utilisation accrue du paclitaxel dans le groupe t\u00e9moin et au traitement ult\u00e9rieur avec des anticorps anti-PD-1.  [18]. On ne sait pas actuellement dans quelle mesure la diff\u00e9rence entre les anticorps anti-PD-1 et les anticorps anti-PD-L1 a une pertinence clinique.<\/p>\n\n<p>Le b\u00e9n\u00e9fice d\u00e9montr\u00e9 du traitement par les inhibiteurs de points de contr\u00f4le immunitaires chez les patients* atteints de tumeurs de la t\u00eate et du cou r\u00e9cidivantes\/m\u00e9tastatiques apr\u00e8s l&#8217;\u00e9chec d&#8217;un traitement \u00e0 base de platine a conduit \u00e0 l&#8217;\u00e9valuation de ces substances dans le traitement palliatif de premi\u00e8re ligne. L&#8217;\u00e9tude randomis\u00e9e de phase III KEYNOTE-048 a compar\u00e9 une monoth\u00e9rapie par pembrolizumab et un traitement combin\u00e9 par platine\/5-FU et pembrolizumab avec le sch\u00e9ma EXTREME (platine\/5-FU\/c\u00e9tuximab) [19]. Les analyses statistiques de la survie globale ont \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9es dans la population totale et dans des sous-groupes d\u00e9finis, en fonction de l&#8217;expression de PD-L1. L&#8217;expression de PD-L1 a \u00e9t\u00e9 class\u00e9e selon un &#8220;indice de positivit\u00e9 combin\u00e9&#8221; ( <em>Combined Positivity Score, CPS <\/em>) (CPS \u22651 et \u226520). Le CPS est d\u00e9fini comme le nombre de cellules PD-L1 positives (cellules tumorales, lymphocytes, macrophages), divis\u00e9 par le nombre total de cellules tumorales et multipli\u00e9 par 100. La monoth\u00e9rapie par pembrolizumab a am\u00e9lior\u00e9 de mani\u00e8re significative la survie globale chez les patients* pr\u00e9sentant un CPS \u22651 et \u226520. Bien que le taux de r\u00e9ponse ait \u00e9t\u00e9 inf\u00e9rieur \u00e0 celui de la chimioth\u00e9rapie (19-21% vs 36%), la dur\u00e9e m\u00e9diane de la r\u00e9ponse a \u00e9t\u00e9 multipli\u00e9e par cinq avec le pembrolizumab en monoth\u00e9rapie (20,9 vs 4,5 mois). La chimioth\u00e9rapie plus pembrolizumab a significativement am\u00e9lior\u00e9 la survie globale dans les trois populations. En ce qui concerne le taux de r\u00e9ponse et la p\u00e9riode sans progression, il n&#8217;y a pas eu de diff\u00e9rence significative entre le traitement combin\u00e9 par chimioth\u00e9rapie plus pembrolizumab et le sch\u00e9ma EXTREME. Comme pr\u00e9vu, la monoth\u00e9rapie par pembrolizumab a \u00e9t\u00e9 associ\u00e9e \u00e0 moins de toxicit\u00e9, tandis que le platine\/5-FU plus pembrolizumab a entra\u00een\u00e9 un taux d&#8217;\u00e9v\u00e9nements ind\u00e9sirables similaire \u00e0 celui du sch\u00e9ma EXTREME. L&#8217;\u00e9tude de phase III KESTREL a randomis\u00e9 les patients* selon un ratio de 2:1:1 pour Durvalumab seul, Durvalumab plus Tremelimumab ou le sch\u00e9ma EXTREME (NCT02551159). Le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation principal est la survie globale sous durvalumab en monoth\u00e9rapie par rapport \u00e0 EXTREME chez les patients* pr\u00e9sentant une expression \u00e9lev\u00e9e de PD-L1 (d\u00e9finie par une expression de &gt; 50% dans les cellules tumorales ou &gt;25% dans les lymphocytes infiltrant la tumeur). Le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation secondaire est la survie globale sous durvalumab plus tr\u00e9m\u00e9limumab par rapport \u00e0 EXTREME pour tous les patients. Aucune donn\u00e9e n&#8217;a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e \u00e0 ce jour. Cependant, un communiqu\u00e9 de presse a annonc\u00e9 que l&#8217;\u00e9tude n&#8217;avait pas atteint ses crit\u00e8res d&#8217;\u00e9valuation.<\/p>\n\n<p>En r\u00e9sum\u00e9, pour le traitement de premi\u00e8re ligne, l&#8217;\u00e9tude KEYNOTE-048 est la premi\u00e8re \u00e9tude positive depuis la publication de l&#8217;\u00e9tude EXTREME en 2009 et a chang\u00e9 le standard de traitement. Il reste cependant quelques questions en suspens qui concernent la pratique quotidienne. L&#8217;une d&#8217;entre elles est de savoir si les patients* avec un CPS \u226520, qui repr\u00e9sentaient 44% des patients* avec une expression PD-L1 d\u00e9tect\u00e9e dans l&#8217;\u00e9tude KEYNOTE-048, \u00e9taient la raison de l&#8217;utilit\u00e9 de la monoth\u00e9rapie par pembrolizumab dans le groupe CPS \u22651. La question de savoir si une monoth\u00e9rapie par pembrolizumab est suffisante pour les patients* atteints de CPS 1-19 ne peut pas \u00eatre tranch\u00e9e. Une analyse de sous-groupe de l&#8217;\u00e9tude KEYNOTE-048 a montr\u00e9 que le pembrolizumab pr\u00e9sentait toujours un b\u00e9n\u00e9fice par rapport \u00e0 EXTREME en cas de SCP 1-19 (HR 0,86), bien que plus faible que chez les patients* atteints de SCP \u226520 (HR 0,58) [20]. En pratique clinique quotidienne, le choix d&#8217;une monoth\u00e9rapie par pembrolizumab par rapport \u00e0 un traitement combin\u00e9 par platine\/5-FU plus pembrolizumab pour les patients* atteints de CPS 1-19 d\u00e9pend aussi en premier lieu de l&#8217;importance de la charge tumorale et des sympt\u00f4mes. En outre, les comorbidit\u00e9s et l&#8217;\u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral des personnes concern\u00e9es doivent \u00e9galement \u00eatre pris en compte. Chez les patients* atteints de CPS 1-19 et pr\u00e9sentant une charge tumorale \u00e9lev\u00e9e et\/ou des sympt\u00f4mes importants li\u00e9s \u00e0 la tumeur, une chimio-immunoth\u00e9rapie combin\u00e9e est souvent pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e afin de maximiser la r\u00e9ponse potentielle. Une autre question porte sur la s\u00e9quence de traitement des patients PD-L1 n\u00e9gatifs, qui repr\u00e9sentent environ 15% des personnes concern\u00e9es. Une analyse de sous-groupe pour les patients* PD-L1 n\u00e9gatifs dans l&#8217;\u00e9tude KEYNOTE 048 a montr\u00e9 un avantage pour le sch\u00e9ma EXTREME par rapport au traitement combin\u00e9 avec le pembrolizumab (HR 1,22) [20]. Cependant, compte tenu du petit nombre de patients dans cette cohorte et du fait qu&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;une analyse de sous-groupe non planifi\u00e9e, on ne peut pas en conclure que les patients PD-L1 n\u00e9gatifs* ne doivent pas \u00eatre trait\u00e9s par l&#8217;association platine\/5-FU et pembrolizumab. En r\u00e9sum\u00e9, la monoth\u00e9rapie par pembrolizumab chez les patients* pr\u00e9sentant une expression \u00e9lev\u00e9e de PD-L1 (CPS \u226520) et le traitement combin\u00e9 par platine\/5-FU et pembrolizumab repr\u00e9sentent un nouveau standard th\u00e9rapeutique, ind\u00e9pendamment de l&#8217;expression de PD-L1, mais surtout pour les tumeurs PD-L1-positives.  <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(Fig. 1).<\/span>  Pour les patients qui pr\u00e9sentent une progression de la tumeur sous ou apr\u00e8s ce traitement de premi\u00e8re ligne, les options de traitement disponibles sont les chimioth\u00e9rapies mentionn\u00e9es ci-dessus (doc\u00e9taxel, m\u00e9thotrexate) ou un traitement par cetuximab. De nombreuses \u00e9tudes sont actuellement en cours pour \u00e9valuer de nouvelles approches immunoth\u00e9rapeutiques. Ainsi, l&#8217;\u00e9tude INTERLINK-1 est ouverte au recrutement dans plusieurs centres en Suisse. Cette \u00e9tude randomis\u00e9e compare le cetuximab \u00e0 l&#8217;association de cetuximab et de monalizumab, un inhibiteur de point de contr\u00f4le immunitaire ciblant NKG2A (NCT04590963).<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1100\" height=\"682\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/abb1_oh1_s8.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-18604\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/abb1_oh1_s8.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/abb1_oh1_s8-800x496.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/abb1_oh1_s8-120x74.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/abb1_oh1_s8-90x56.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/abb1_oh1_s8-320x198.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/abb1_oh1_s8-560x347.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/figure>\n\n<p>Outre l&#8217;expression de PD-L1, le statut HPV pourrait \u00e9galement servir de biomarqueur clinique pour pr\u00e9dire la r\u00e9ponse \u00e0 un traitement par inhibiteurs de points de contr\u00f4le immunitaires. L&#8217;infection \u00e0 HPV entra\u00eene la production de prot\u00e9ines li\u00e9es au virus, qui peuvent d\u00e9clencher une r\u00e9action de novo des cellules T et une infiltration plus importante de la tumeur par les cellules T CD8+ [21]. Dans l&#8217;\u00e9tude de phase II KEYNOTE-055, le taux de r\u00e9ponse au pembrolizumab \u00e9tait de 22% chez les patients* atteints de tumeurs p16-positives et de 16% chez les patients atteints de tumeurs p16-n\u00e9gatives [22]. Une m\u00e9ta-analyse a \u00e9galement montr\u00e9 que le statut HPV semble \u00eatre corr\u00e9l\u00e9 avec le taux de r\u00e9ponse au traitement anti-PD-1, ind\u00e9pendamment de l&#8217;expression de PD-L1 et de la charge mutationnelle de la tumeur [23]. Une autre m\u00e9ta-analyse a conclu que les patients* atteints de tumeurs HPV-positives obtenaient des r\u00e9sultats significativement meilleurs avec un traitement par inhibiteurs de points de contr\u00f4le immunitaires [24]. Il n&#8217;est pas encore possible d&#8217;\u00e9valuer d\u00e9finitivement si ces r\u00e9sultats ont une pertinence dans la pratique clinique quotidienne. Les directives actuelles sur l&#8217;immunoth\u00e9rapie des tumeurs de la t\u00eate et du cou ne recommandent pas encore l&#8217;utilisation du statut HPV pour la d\u00e9cision th\u00e9rapeutique [25].<\/p>\n\n<h2 id=\"tumeurs-localement-avancees-de-la-tete-et-du-cou\" class=\"wp-block-heading\">Tumeurs localement avanc\u00e9es de la t\u00eate et du cou<\/h2>\n\n<p>Plus de 60% des patients* atteints de carcinome \u00e9pidermo\u00efde de la t\u00eate et du cou pr\u00e9sentent un stade III ou IV, caract\u00e9ris\u00e9 par de grosses tumeurs avec une invasion locale marqu\u00e9e, des signes de m\u00e9tastases dans les ganglions lymphatiques r\u00e9gionaux ou les deux. Une maladie localement avanc\u00e9e pr\u00e9sente un risque \u00e9lev\u00e9 de r\u00e9cidive locale (15% \u00e0 40%) et de m\u00e9tastases \u00e0 distance [26]. Les approches multimodales ont permis d&#8217;am\u00e9liorer les taux de gu\u00e9rison tout en visant \u00e0 pr\u00e9server la fonction et la qualit\u00e9 de vie [27]. Les d\u00e9cisions th\u00e9rapeutiques \u00e0 ces stades n\u00e9cessitent une \u00e9valuation complexe de la morbidit\u00e9, des effets secondaires possibles et de la pr\u00e9servation de la fonction. Elles d\u00e9pendent aussi fortement de la taille et de la localisation anatomique de la tumeur primaire, du stade de la maladie, de l&#8217;\u00e2ge des personnes concern\u00e9es, de leurs pr\u00e9f\u00e9rences ainsi que de leur \u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral et des maladies associ\u00e9es. Ces d\u00e9cisions th\u00e9rapeutiques devraient donc toujours \u00eatre prises de mani\u00e8re interdisciplinaire dans le cadre d&#8217;une tumor board.<\/p>\n\n<p>Pour les tumeurs localement avanc\u00e9es et r\u00e9s\u00e9cables, la r\u00e9section est suivie &#8211; dans une intention curative &#8211; d&#8217;un traitement adjuvant consistant en une radioth\u00e9rapie ou une radiochimioth\u00e9rapie combin\u00e9e (RCT). Ceci en fonction des facteurs de risque et des comorbidit\u00e9s des personnes concern\u00e9es. Une d\u00e9tection microscopique de cellules tumorales sur la pi\u00e8ce de r\u00e9section (R1) et une d\u00e9tection de croissance extracapsulaire dans les ganglions lymphatiques sont consid\u00e9r\u00e9es comme des facteurs de risque &#8220;\u00e0 haut risque&#8221;. Si elles sont pr\u00e9sentes, une RCT combin\u00e9e adjuvante est recommand\u00e9e. Le cisplatine s&#8217;est impos\u00e9 comme agent chimioth\u00e9rapeutique dans ce cas [28,29].<\/p>\n\n<p>Lorsque la r\u00e9section chirurgicale n&#8217;est pas r\u00e9alisable, techniquement ou en raison de comorbidit\u00e9s, ou qu&#8217;elle entra\u00eenerait des r\u00e9sultats fonctionnels potentiellement m\u00e9diocres \u00e0 long terme, la RCT d\u00e9finitive est la norme curative \u00e9tablie. Une grande m\u00e9ta-analyse (Meta-analysis of Chemotherapy in Head and Neck Cancer [MACH-NC]) a inclus pr\u00e8s de 20 000 patients* atteints de tumeurs localement avanc\u00e9es de la t\u00eate et du cou. Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que la RCT combin\u00e9e r\u00e9duisait la mortalit\u00e9 \u00e0 5 ans de 6,5 points de pourcentage par rapport \u00e0 la radioth\u00e9rapie seule (HR 0,83 ; p&lt;0,001). L&#8217;ajout d&#8217;une chimioth\u00e9rapie d&#8217;induction ou adjuvante n&#8217;a pas entra\u00een\u00e9 d&#8217;am\u00e9lioration significative de la survie globale par rapport \u00e0 la RCT seule [30]. Le cisplatine \u00e0 haute dose (100 mg\/m2 de surface corporelle, administr\u00e9 par voie intraveineuse tous les 21 jours pendant trois cycles), administr\u00e9 en m\u00eame temps que la radioth\u00e9rapie dans le cadre d&#8217;une RCT d\u00e9finitive, est le traitement standard actuel. Cependant, en raison des toxicit\u00e9s importantes \u00e0 court et \u00e0 long terme associ\u00e9es au cisplatine, son utilisation est principalement r\u00e9serv\u00e9e aux jeunes patients* qui ne pr\u00e9sentent pas de pathologies associ\u00e9es graves [30\u201332]. Il en a r\u00e9sult\u00e9 plusieurs modifications et variations du sch\u00e9ma de cisplatine utilis\u00e9 \u00e0 l&#8217;origine (une fois toutes les trois semaines). Des revues syst\u00e9matiques ont compar\u00e9 les donn\u00e9es entre le cisplatine une fois par semaine et le cisplatine toutes les trois semaines (crit\u00e8re d&#8217;inclusion : dose cumul\u00e9e de cisplatine \u2265180 mg\/m2). Les r\u00e9sultats sont similaires et les taux d&#8217;effets secondaires graves, notamment la n\u00e9phrotoxicit\u00e9 et l&#8217;ototoxicit\u00e9, sont plus faibles [33]. Nous avons \u00e9galement pu le confirmer dans notre propre analyse, bien que la dose cumul\u00e9e de cisplatine ait \u00e9t\u00e9 plus faible chez les patients* trait\u00e9s \u00e0 intervalles hebdomadaires [34]. Le traitement hebdomadaire au cisplatine peut donc \u00eatre utilis\u00e9 comme une alternative acceptable, car la dose est mieux contr\u00f4l\u00e9e et la n\u00e9phro- et ototoxicit\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralement moins grave. En outre, chez les patients* qui ne sont pas \u00e9ligibles pour le cisplatine (par exemple, les patients atteints d&#8217;une maladie r\u00e9nale chronique, d&#8217;une surdit\u00e9 chronique, d&#8217;un \u00e2ge avanc\u00e9 ou d&#8217;un statut de performance ECOG limite), le carboplatine est souvent utilis\u00e9 en combinaison avec un taxane, bien qu&#8217;il n&#8217;y ait pas de comparaison directe dans des essais contr\u00f4l\u00e9s randomis\u00e9s. Le c\u00e9tuximab, administr\u00e9 en m\u00eame temps que la radioth\u00e9rapie, a \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9 comme traitement standard d\u00e8s 2006, apr\u00e8s que des donn\u00e9es ont montr\u00e9 que ce traitement am\u00e9liorait le contr\u00f4le loco-r\u00e9gional et la survie globale par rapport \u00e0 la radioth\u00e9rapie seule [35]. Cependant, des \u00e9tudes randomis\u00e9es r\u00e9centes indiquent que la radioth\u00e9rapie combin\u00e9e avec le cetuximab donne de moins bons r\u00e9sultats, y compris un taux de survie plus faible, chez les patients* atteints de cancers oropharyng\u00e9s HPV-positifs, en comparaison directe avec le cisplatine \u00e0 haute dose combin\u00e9 \u00e0 la radioth\u00e9rapie [36,37]. Ainsi, la RCT combin\u00e9e avec le cisplatine reste le traitement standard pr\u00e9f\u00e9r\u00e9.<\/p>\n\n<p>Une autre approche prometteuse pour am\u00e9liorer le pronostic est de combiner la RCT \u00e0 base de cisplatine avec le x\u00e9vinapant. Le x\u00e9vinapant est un antagoniste des inhibiteurs de l&#8217;apoptose. Dans une \u00e9tude randomis\u00e9e de phase II, l&#8217;ajout de Xevinapant \u00e0 la RCT a significativement am\u00e9lior\u00e9 le taux de contr\u00f4le tumoral locor\u00e9gional comme crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation principal \u00e0 18 mois, de 21% par rapport au placebo en association avec la RCT (54% vs 33% ; p=0,026) [38]. De plus, apr\u00e8s un suivi de deux ans, un avantage significatif a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 en termes de survie sans progression par rapport au bras contr\u00f4le (HR 0,37 ; p=0,0069). Apr\u00e8s une p\u00e9riode de suivi de trois ans, le x\u00e9vinapant plus RCT a montr\u00e9 une r\u00e9duction statistiquement significative du risque de d\u00e9c\u00e8s de 51% par rapport au placebo plus RCT (HR 0,49 ; p=0,0261). Pour confirmer ces r\u00e9sultats, l&#8217;\u00e9tude randomis\u00e9e de phase III TrilynX (NCT04459715) est actuellement en cours.<\/p>\n\n<p>En raison des donn\u00e9es encourageantes obtenues dans les tumeurs de la t\u00eate et du cou en r\u00e9cidive\/m\u00e9tastas\u00e9es, de nombreuses \u00e9tudes \u00e9valuent actuellement l&#8217;utilisation des inhibiteurs de points de contr\u00f4le immunitaires \u00e0 des stades plus pr\u00e9coces, en particulier dans les tumeurs localement avanc\u00e9es, en combinaison avec une RCT. Ainsi, l&#8217;\u00e9tude multinationale de phase III JAVELIN Head and Neck 100 [39] a d\u00e9j\u00e0 \u00e9valu\u00e9 l&#8217;efficacit\u00e9 de l&#8217;avelumab, un inhibiteur de PD-L1, en combinaison avec la RCT avec le cisplatine, par rapport au placebo en combinaison avec la RCT. L&#8217;\u00e9tude a \u00e9t\u00e9 interrompue pr\u00e9matur\u00e9ment apr\u00e8s une analyse int\u00e9rimaire, car elle n&#8217;a montr\u00e9 aucune am\u00e9lioration de la p\u00e9riode sans progression [40]. Une \u00e9tude encore en cours examine la place d&#8217;un traitement d&#8217;entretien par atezolizumab apr\u00e8s la fin de l&#8217;ECR (IMvoke010 ; NCT03452137). D&#8217;autres \u00e9tudes testent la RCT combin\u00e9e avec des inhibiteurs de points de contr\u00f4le immunitaires suivis d&#8217;un traitement d&#8217;entretien. La plus grande de ces \u00e9tudes est KEYNOTE-412 (pembrolizumab vs. placebo ; NCT03040999).<\/p>\n\n<p>Une autre approche int\u00e9ressante, qui a \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9e dans diff\u00e9rentes tumeurs et a donn\u00e9 des r\u00e9sultats prometteurs, est l&#8217;utilisation n\u00e9oadjuvante d&#8217;inhibiteurs de points de contr\u00f4le immunitaires [41,42]. Compte tenu de la situation de traitement na\u00eff et de l&#8217;absence de cellules r\u00e9sistantes au traitement par rapport \u00e0 la situation de r\u00e9cidive\/m\u00e9tastase, une immunoth\u00e9rapie n\u00e9oadjuvante peut \u00eatre en mesure d&#8217;obtenir un effet th\u00e9rapeutique plus important et durable. Par exemple, un traitement n\u00e9oadjuvant anti-PD-1 dans un mod\u00e8le murin de tumeur de la t\u00eate et du cou a entra\u00een\u00e9 une transformation de l&#8217;immunodominance fonctionnelle et a induit des r\u00e9ponses immunitaires robustes dirig\u00e9es contre la tumeur [43]. Schoenfeld et al. ont \u00e9tudi\u00e9 le nivolumab (N) en n\u00e9oadjuvant dans une \u00e9tude de phase II et la combinaison nivolumab plus ipilimumab (N+I) dans une seconde cohorte de 29 patients* non trait\u00e9s atteints de cancers de la cavit\u00e9 buccale [44]. Le nivolumab (3 mg\/kg) a \u00e9t\u00e9 administr\u00e9 aux semaines 1 et 3, tandis que l&#8217;ipilimumab (1 mg\/kg) n&#8217;a \u00e9t\u00e9 administr\u00e9 qu&#8217;\u00e0 la semaine 1. Bien que 21 patients* au total aient pr\u00e9sent\u00e9 des effets ind\u00e9sirables, dont des degr\u00e9s 3\/4 chez 2 (N) et 5 (N+I) patients*, l&#8217;op\u00e9ration n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 retard\u00e9e. En outre, les deux cohortes ont montr\u00e9 des signes de r\u00e9ponse \u00e0 ces traitements. En particulier, quatre patients* (N, n=1 ; N+I, n=3) ont eu une r\u00e9ponse compl\u00e8te ou presque compl\u00e8te (&lt;10% de cellules tumorales vitales). Ces r\u00e9sultats plaident en faveur de la tol\u00e9rance clinique et de l&#8217;efficacit\u00e9 de l&#8217;immunoth\u00e9rapie n\u00e9oadjuvante. D&#8217;autres donn\u00e9es int\u00e9ressantes sur l&#8217;utilisation n\u00e9oadjuvante des inhibiteurs de points de contr\u00f4le immunitaires ont \u00e9t\u00e9 fournies par l&#8217;\u00e9tude CAIO [45], l&#8217;\u00e9tude IMCISION [46], l&#8217;\u00e9tude CheckMate-358 [47] ainsi que d&#8217;autres \u00e9tudes [48\u201350], qui ont toutes montr\u00e9 la faisabilit\u00e9 et l&#8217;efficacit\u00e9 de cette strat\u00e9gie th\u00e9rapeutique. Des \u00e9tudes de plus grande envergure ont donc \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9es sur cette base (par exemple, l&#8217;\u00e9tude randomis\u00e9e de phase III KEYNOTE-689, NCT03765918). En outre, il est important d&#8217;\u00e9tudier les pr\u00e9dicteurs possibles de la r\u00e9ponse afin de permettre une s\u00e9lection des patients appropri\u00e9s. Une analyse d\u00e9taill\u00e9e des \u00e9chantillons tumoraux ainsi que des \u00e9ventuelles modifications du microenvironnement tumoral et des cellules immunitaires infiltrant la tumeur est ici importante.<\/p>\n\n<h2 id=\"resume-conclusion\" class=\"wp-block-heading\">R\u00e9sum\u00e9\/Conclusion<\/h2>\n\n<p>L&#8217;introduction de l&#8217;immunoth\u00e9rapie dans le traitement des tumeurs de la t\u00eate et du cou r\u00e9cidivantes et\/ou m\u00e9tastatiques a fondamentalement modifi\u00e9 la prise en charge de ces pathologies et a consid\u00e9rablement am\u00e9lior\u00e9 leur pronostic. Le traitement analogue \u00e0 celui de l&#8217;\u00e9tude KEYNOTE-048 (chimioth\u00e9rapie \u00e0 base de platine + 5-FU + pembrolizumab ou pembolizumab mono selon la CPS et la charge tumorale\/symptomatique) s&#8217;est \u00e9tabli comme nouveau traitement palliatif de premi\u00e8re ligne. En raison de r\u00e9sultats encourageants dans les stades avanc\u00e9s de la tumeur, la question de l&#8217;utilit\u00e9 de l&#8217;immunoth\u00e9rapie se pose \u00e9galement pour les stades plus pr\u00e9coces de la tumeur, en combinaison ou en s\u00e9quence avec la radioth\u00e9rapie et la chimioth\u00e9rapie. Il est tr\u00e8s probable que la s\u00e9quence des diff\u00e9rentes modalit\u00e9s de traitement influence consid\u00e9rablement les r\u00e9sultats. Surtout si l&#8217;on consid\u00e8re que la r\u00e9ponse des lymphocytes T dirig\u00e9e contre la tumeur a diff\u00e9rentes phases qui peuvent \u00eatre cibl\u00e9es par diff\u00e9rentes immunoth\u00e9rapies, et que la radioth\u00e9rapie et la chimioth\u00e9rapie peuvent toutes deux moduler le syst\u00e8me immunitaire tout en ayant des effets cytotoxiques contre les lymphocytes T [51]. D&#8217;autres approches combin\u00e9es in\u00e9dites sont \u00e0 l&#8217;\u00e9tude dans le cadre d&#8217;essais cliniques associant des immunoth\u00e9rapies \u00e0 des vaccins contre le VPH, des vaccins anti-tumoraux sp\u00e9cifiques aux patients, des th\u00e9rapies ciblant les cellules T, des virus oncolytiques et d&#8217;autres immunomodulateurs.<\/p>\n\n<h2 id=\"messages-take-home\" class=\"wp-block-heading\">Messages Take-Home<\/h2>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>L&#8217;introduction de l&#8217;immunoth\u00e9rapie par les inhibiteurs de points de contr\u00f4le immunitaires dans le traitement des tumeurs de la t\u00eate et du cou r\u00e9cidivantes\/m\u00e9tastas\u00e9es a consid\u00e9rablement am\u00e9lior\u00e9 le pronostic de ces patients*.<\/li>\n\n\n\n<li>Une monoth\u00e9rapie avec l&#8217;anticorps anti-PD-1 pembrolizumab chez les patients* pr\u00e9sentant une expression \u00e9lev\u00e9e de PD-L1 (CPS \u226520) et un traitement combin\u00e9 par platine\/5-FU et pembrolizumab (ind\u00e9pendamment de l&#8217;expression de PD-L1, mais en particulier en cas de CPS \u22651) constituent le nouveau standard th\u00e9rapeutique pour les tumeurs de la t\u00eate et du cou r\u00e9cidivantes\/m\u00e9tastatiques, sur la base de l&#8217;\u00e9tude KEYNOTE-048.<\/li>\n\n\n\n<li>Pour les tumeurs localement avanc\u00e9es et inop\u00e9rables, la radiochimioth\u00e9rapie combin\u00e9e (RCT) d\u00e9finitive avec du cisplatine reste le traitement de r\u00e9f\u00e9rence. Les alternatives m\u00e9dicamenteuses au cisplatine en combinaison avec la radioth\u00e9rapie sont le carboplatine combin\u00e9 \u00e0 un taxane et le cetuximab. Le x\u00e9vinapant (antagoniste des inhibiteurs de l&#8217;apoptose) en compl\u00e9ment de la RCT semble prometteur (essai randomis\u00e9 de phase III actuellement en cours).<\/li>\n\n\n\n<li>L&#8217;utilisation de l&#8217;immunoth\u00e9rapie \u00e0 des stades tumoraux plus pr\u00e9coces, en combinaison avec une RCT, en traitement d&#8217;entretien ou dans un cadre n\u00e9oadjuvant, fait l&#8217;objet d&#8217;\u00e9tudes actuellement en cours.<\/li>\n<\/ul>\n\n<p><span style=\"font-size: 12px;\"><strong><em>Conflits d&#8217;int\u00e9r\u00eats<\/em><\/strong><\/span><\/p>\n\n<p><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">\n  <em>ED : <\/em>\n<\/span><em>Pas de conflit d&#8217;int\u00e9r\u00eats.<\/em><\/span><br\/><span style=\"font-family: franklin gothic demi; font-size: 12px;\"><em>SR :  <\/em><\/span><em>Honoraires pour activit\u00e9s de conseil (pay\u00e9s \u00e0 l&#8217;H\u00f4pital universitaire de B\u00e2le) d&#8217;Astra-Zeneca, BMS, Boehringer-Ingelheim, Eisai, Eli Lilly, Merck Serono, MSD, Novartis, Pfizer, Roche, Takeda. Financement de la recherche par AbbVie, Astra-Zeneca, BMS, Boehringer-Ingelheim, Merck. Soutien pour la participation \u00e0 des congr\u00e8s d&#8217;Amgen, AstraZeneca, BMS, Boehringer-Ingelheim, MSD, Roche, Takeda. Membre de la Commission f\u00e9d\u00e9rale des m\u00e9dicaments de l&#8217;Office f\u00e9d\u00e9ral de la sant\u00e9 publique.<\/em><\/p>\n\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Bray F, et al : Global cancer statistics 2018 : GLOBOCAN estimates of incidence and mortality worldwide for 36 cancers in 185 countries. CA Cancer J Clin 2018 ; 68 : 394-424.<\/li>\n\n\n\n<li>Siegel RL, et al : An assessment of progress in cancer control. CA Cancer J Clin 2018 ; 68 : 329-339.<\/li>\n\n\n\n<li>Mourad M, et al : Epidemiological Trends of Head and Neck Cancer in the United States : A SEER Population Study. J Oral Maxillofac Surg 2017 ; 75 : 2562-2572.<\/li>\n\n\n\n<li>Fitzmaurice C, et al. Global, regional, and national cancer incidence, mortality, years of life loaded, years lived with disability, and disability-adjusted life-years for 32 cancer groups, 1990 to 2015 : A Systematic Analysis for the Global Burden of Disease Study Global Burden of Disease Cancer Collaboration. JAMA Oncol. 2017 ; 3 : 524-548.<\/li>\n\n\n\n<li>Gillison ML, et al : \u00c9pid\u00e9miologie du carcinome \u00e9pidermo\u00efde de la t\u00eate et du cou \u00e0 papillomavirus humain positif. J Clin Oncol 2015 ; 33 : 3235-3242.<\/li>\n\n\n\n<li>Moore EJ, Janus J, Kasperbauer J : Chirurgie robotique transorale de l&#8217;oropharynx : Consid\u00e9rations cliniques et anatomiques. Clin. Anat. 2012 ; 25 : 135-141.<\/li>\n\n\n\n<li>Weiss BG, et al. : Microchirurgie laser transorale pour le traitement du cancer hypopharyng\u00e9 chez 211 patients. Head Neck 2017 ; 39 : 1631-1638.<\/li>\n\n\n\n<li>Gupta T, et al : Systematic review and meta-analyses of intensity-modulated radiation therapy versus conventional two-dimensional and\/or three-dimensional radiotherapy in curative-intent management of head and neck squamous cell carcinoma. PLoS One. 2018 ; 13. DOI:10.1371\/journal.pone.0200137.<\/li>\n\n\n\n<li>Vermorken JB, Specenier P : Traitement optimal pour les cancers r\u00e9currents\/m\u00e9tastatiques de la t\u00eate et du cou. Annales d&#8217;oncologie. Oxford University Press, 2010. DOI:10.1093\/annonc\/mdq453.<\/li>\n\n\n\n<li>Vermorken JB, et al : Chimioth\u00e9rapie \u00e0 base de platine plus cetuximab dans le cancer de la t\u00eate et du cou. N Engl J Med 2008 ; 359 : 1116-1127.<\/li>\n\n\n\n<li>Saleh K, et al. : New developments in the management of head and neck cancer &#8211; Impact of pembrolizumab. Th\u00e9rapie clinique. Risk Manag. 2018 ; 14 : 295-303.<\/li>\n\n\n\n<li>Ferris RL, et al : Nivolumab pour les carcinomes \u00e9pidermo\u00efdes r\u00e9cidivants de la t\u00eate et du cou. N Engl J Med 2016 ; 375 : 1856-1867.<\/li>\n\n\n\n<li>Harrington KJ, et al : Nivolumab versus traitement standard, mono-agent du choix de l&#8217;investigateur dans le carcinome \u00e9pidermo\u00efde r\u00e9current ou m\u00e9tastatique de la t\u00eate et du cou (CheckMate 141) : r\u00e9sultats de qualit\u00e9 de vie li\u00e9s \u00e0 la sant\u00e9 issus d&#8217;un essai randomis\u00e9 de phase 3. Lancet Oncol 2017 ; 18 : 1104-1115.<\/li>\n\n\n\n<li>Cohen EEW, et al : Pembrolizumab versus methotrexate, docetaxel, ou cetuximab pour le carcinome \u00e9pidermo\u00efde r\u00e9cidivant ou m\u00e9tastatique de la t\u00eate et du cou (KEYNOTE-040) : une \u00e9tude randomis\u00e9e, en ouvert, phase 3. Lancet 2019 ; 393 : 156-167.<\/li>\n\n\n\n<li>Ferris RL, et al : Nivolumab vs choix de l&#8217;investigateur dans le carcinome \u00e9pidermo\u00efde r\u00e9current ou m\u00e9tastatique de la t\u00eate et du cou : mise \u00e0 jour de la survie \u00e0 long terme sur 2 ans de CheckMate 141 avec analyses par expression PD-L1 tumorale. Oral Oncol 2018 ; 81 : 45-51.<\/li>\n\n\n\n<li>Zandberg DP, et al : Durvalumab pour le carcinome \u00e9pidermo\u00efde r\u00e9current ou m\u00e9tastatique de la t\u00eate et du cou : r\u00e9sultats d&#8217;une \u00e9tude de phase II \u00e0 un seul bras chez des patients pr\u00e9sentant une expression PD-L1 des cellules tumorales \u226525% et qui ont progress\u00e9 sous chimioth\u00e9rapie \u00e0 base de platine. Eur J Cancer 2019 ; 107 : 142-152.<\/li>\n\n\n\n<li>Siu LL, et al : S\u00e9curit\u00e9 et efficacit\u00e9 du durvalumab avec ou sans tremelimumab chez les patients atteints de HNSCC PD-L1 faible\/n\u00e9gatif r\u00e9current ou m\u00e9tastatique : l&#8217;essai clinique randomis\u00e9 CONDOR de phase 2. JAMA Oncol 2019 ; 5 : 195-203.<\/li>\n\n\n\n<li>Ferris RL, et al : Durvalumab avec ou sans tremelimumab chez les patients atteints de carcinome \u00e9pidermo\u00efde r\u00e9current ou m\u00e9tastatique de la t\u00eate et du cou : EAGLE, une \u00e9tude randomis\u00e9e de phase III en ouvert. Ann Oncol 2020 ; 31 : 942-950.<\/li>\n\n\n\n<li>Burtness B, et al : Pembrolizumab seul ou avec chimioth\u00e9rapie versus cetuximab avec chimioth\u00e9rapie pour les carcinomes \u00e9pidermo\u00efdes r\u00e9currents ou m\u00e9tastatiques de la t\u00eate et du cou (KEYNOTE-048) : une \u00e9tude randomis\u00e9e, en ouvert, phase 3. Lancet 2019 ; 394 : 1915-1928.<\/li>\n\n\n\n<li>Burtness B, et al : Abstract LB-258 : Efficacit\u00e9 du pembrolizumab de premi\u00e8re ligne (1L) par score positif combin\u00e9 PD-L1 &lt;1, 1-19, et \u226520 dans le carcinome \u00e9pidermo\u00efde de la t\u00eate et du cou (HNSCC) r\u00e9current et\/ou m\u00e9tastatique (R\/M) : KEYNOTE-048 analyse de sous-groupe. Recherche sur le cancer. Association am\u00e9ricaine pour la recherche sur le cancer (AACR), 2020.<\/li>\n\n\n\n<li>Matlung SE, et al. : Diff\u00e9rences dans les infiltrats de cellules T et la survie entre les carcinomes \u00e9pidermo\u00efdes HPV+ et HPV- oropharyng\u00e9s. Futur. Sci. OA. 2016 ; 2. DOI:10.4155\/fso.15.88.<\/li>\n\n\n\n<li>Bauml J, et al : Pembrolizumab pour les cancers de la t\u00eate et du cou r\u00e9fractaires au platine et au cetuximab : R\u00e9sultats d&#8217;une \u00e9tude de phase II \u00e0 un seul bras. J Clin Oncol 2017 ; 35 : 1542-9.<\/li>\n\n\n\n<li>Wang J, et al : Statut HPV positif associ\u00e9 \u00e0 un microenvironnement immunitaire infect\u00e9 et \u00e0 une meilleure r\u00e9ponse au traitement anti-PD-1 dans le carcinome spinocellulaire de la t\u00eate et du cou. Sci Rep 2019 ; 9. DOI:10.1038\/s41598-019-49771-0.<\/li>\n\n\n\n<li>Xu Y, et al : Programmed Death-1\/Programmed Death-Ligand 1-Axis Blockade in Recurrent or Metastatic Head and Neck Squamous Cell Carcinoma Stratified by Human Papillomavirus Status : A Systematic Review and Meta-Analysis. Front Immunol 2021 ; 12. DOI:10.3389\/fimmu.2021.645170.<\/li>\n\n\n\n<li>Cohen EEW, et al : The Society for Immunotherapy of Cancer consensus statement on immunotherapy for the treatment of squamous cell carcinoma of the head and neck (HNSCC). J Immunother Cancer 2019 ; 7. DOI:10.1186\/s40425-019-0662-5.<\/li>\n\n\n\n<li>Braakhuis BJM, Brakenhoff RH, Ren\u00e9 Leemans C : Choix du traitement pour les cancers localement avanc\u00e9s de la t\u00eate et du cou sur la base des facteurs de risque : facteurs de risque biologiques. Ann Oncol 2012 ; 23. DOI:10.1093\/annonc\/mds299.<\/li>\n\n\n\n<li>Brana I, Siu LL : Locally advanced head and neck squamous cell cancer : Treatment choice based on risk factors and optimizing drug prescription. Ann Oncol 2012 ; 23. DOI:10.1093\/annonc\/mds322.<\/li>\n\n\n\n<li>Cooper JS, et al : Radioth\u00e9rapie et chimioth\u00e9rapie concomitantes postop\u00e9ratoires pour le carcinome spinocellulaire \u00e0 haut risque de la t\u00eate et du cou. N Engl J Med 2004 ; 350 : 1937-1944.<\/li>\n\n\n\n<li>Bernier J, et al : Irradiation postop\u00e9ratoire avec ou sans chimioth\u00e9rapie concomitante pour les cancers localement avanc\u00e9s de la t\u00eate et du cou. N Engl J Med 2004 ; 350 : 1945-1952.<\/li>\n\n\n\n<li>Pignon JP, et al : Meta-analysis of chemotherapy in head and neck cancer (MACH-NC) : an update on 93 randomised trials and 17,346 patients. Radiother Oncol 2009 ; 92 : 4-14.<\/li>\n\n\n\n<li>Adelstein D, et al : NCCN guidelines\u00ae insights head and neck cancers, version 2.2017 featured updates to the NCCN guidelines. JNCCN J Natl Compr Cancer Netw 2017 ; 15 : 761-770.<\/li>\n\n\n\n<li>Adelstein DJ, et al : An intergroup phase III comparison of standard radiation therapy and two schedules of concurrent chemoradiotherapy in patients with unresectable squamous cell head and neck cancer. J Clin Oncol 2003 ; 21 : 92-98.<\/li>\n\n\n\n<li>Mohamed A, et al : Chimioradioth\u00e9rapie concomitante avec cisplatine hebdomadaire versus cisplatine tri-hebdomadaire dans le carcinome \u00e9pidermo\u00efde localement avanc\u00e9 de la t\u00eate et du cou : analyse comparative. T\u00eate et cou. 2019 ; 41 : 1490-1498.<\/li>\n\n\n\n<li>Helfenstein S, et al : 3-weekly or weekly cisplatin concurrently with radiotherapy for patients with squamous cell carcinoma of the head and neck &#8211; A multicentre, retrospective analysis. Radiat Oncol 2019 ; 14. DOI:10.1186\/s13014-019-1235-y.<\/li>\n\n\n\n<li>Bonner JA, et al : Radioth\u00e9rapie plus cetuximab pour les cancers de la t\u00eate et du cou locor\u00e9gionalement avanc\u00e9s : donn\u00e9es de survie \u00e0 5 ans issues d&#8217;un essai randomis\u00e9 de phase 3, et relation entre les rashs induits par le cetuximab et la survie. Lancet Oncol 2010 ; 11 : 21-28.<\/li>\n\n\n\n<li>Mehanna H, et al : Radioth\u00e9rapie plus cisplatine ou cetuximab dans les cancers oropharyng\u00e9s \u00e0 papillomavirus humains positifs \u00e0 faible risque (De-ESCALaTE HPV) : un essai randomis\u00e9 contr\u00f4l\u00e9 en phase 3 en ouvert. Lancet 2019 ; 393 : 51-60.<\/li>\n\n\n\n<li>Gillison ML, et al : Radioth\u00e9rapie plus cetuximab ou cisplatine dans le cancer oropharyng\u00e9 \u00e0 papillomavirus humain positif (NRG Oncology RTOG 1016) : un essai randomis\u00e9, multicentrique, non inf\u00e9rentiel. Lancet 2019 ; 393 : 40-50.<\/li>\n\n\n\n<li>Bourhis J, et al : TrilynX : Une \u00e9tude de phase 3 de l&#8217;xevinapant et de la chimioradiation concomitante pour les cancers localement avanc\u00e9s de la t\u00eate et du cou. J Clin Oncol 2021 ; 39 : TPS6091-TPS6091.<\/li>\n\n\n\n<li>Yu Y, Lee NY : JAVELIN Head and Neck 100 : Un essai de phase III d&#8217;avelumab et de chimioradiation pour les cancers localement avanc\u00e9s de la t\u00eate et du cou. Futur Oncol 2019 ; 15 : 687-694.<\/li>\n\n\n\n<li>Cohen EE, et al : R\u00e9sultats primaires de la phase III de l&#8217;essai JAVELIN head &amp; neck 100 : avelumab plus chimioradioth\u00e9rapie (CRT) suivie d&#8217;une maintenance par avelumab vs CRT chez les patients atteints de carcinome \u00e9pidermo\u00efde localement avanc\u00e9 de la t\u00eate et du cou (LA SCCHN). Congr\u00e8s ESMO 2020 : Annals of Oncology (2020) 31 (suppl_4) : S599-S628.<\/li>\n\n\n\n<li>Topalian SL, Taube JM, Pardoll DM : Blocage n\u00e9oadjuvant des points de contr\u00f4le pour l&#8217;immunoth\u00e9rapie du cancer. Science 2020 ; 367. DOI:10.1126\/science.aax0182.<\/li>\n\n\n\n<li>Rothschild SI, et al : SAKK 16\/14 : Durvalumab en compl\u00e9ment de la chimioth\u00e9rapie n\u00e9oadjuvante chez les patients atteints de cancer du poumon non \u00e0 petites cellules de stade IIIA(N2) &#8211; Essai multicentrique \u00e0 bras unique de phase II. J Clin Oncol 2021 ; 39 : 2872-2880.<\/li>\n\n\n\n<li>Friedman J, et al : Neoadjuvant PD-1 immune checkpoint block reverses functional immunodominance among tumor antigen-specific T cells. Clin Cancer Res 2020 ; 26 : 679-689.<\/li>\n\n\n\n<li>Schoenfeld JD, et al : Nivolumab en n\u00e9oadjuvant ou nivolumab plus ipilimumab dans le carcinome spinocellulaire \u00e0 cavit\u00e9 orale non diss\u00e9qu\u00e9 : un essai clinique randomis\u00e9 de phase 2 en ouvert. JAMA Oncol 2020 ; 6 : 1563-1570.<\/li>\n\n\n\n<li>Ferrarotto R, et al : Impact du durvalumab n\u00e9oadjuvant avec ou sans tremelimumab sur la densit\u00e9 des lymphocytes tumoraux CD8+, la s\u00e9curit\u00e9, et l&#8217;efficacit\u00e9 chez les patients atteints de cancer de l&#8217;oropharynx : r\u00e9sultats du CIAO trial. Clin Cancer Res 2020 ; 26 : 3211-3219.<\/li>\n\n\n\n<li>Vos JL, et al : L&#8217;immunoth\u00e9rapie n\u00e9oadjuvante par nivolumab et ipilimumab induit des r\u00e9ponses pathologiques majeures chez les patients atteints de carcinome spinocellulaire de la t\u00eate et du cou. Nat Commun 2021 ; 12. DOI:10.1038\/s41467-021-26472-9.<\/li>\n\n\n\n<li>Ferris RL, et al : N\u00e9oadjuvant nivolumab pour les patients atteints de carcinomes \u00e9pidermo\u00efdes r\u00e9s\u00e9cables HPV-positifs et HPV-n\u00e9gatifs de la t\u00eate et du cou dans l&#8217;essai CheckMate 358. J Immunother Cancer 2021 ; 9. DOI:10.1136\/jitc-2021-002568.<\/li>\n\n\n\n<li>Merlino DJ, et al : Discordant Responses Between Primary Head and Neck Tumors and Nodal Metastases Treated With Neoadjuvant Nivolumab : Correlation of Radiographic and Pathologic Treatment Effect. Front Oncol 2020 ; 10. DOI:10.3389\/fonc.2020.566315.<\/li>\n\n\n\n<li>Xiong Y, et al : Effets immunologiques de l&#8217;immunoth\u00e9rapie par nivolumab chez les patients atteints de carcinome \u00e9pidermo\u00efde de la cavit\u00e9 orale. BMC Cancer 2020 ; 20. DOI : 10.1186\/s12885-020-06726-3.<\/li>\n\n\n\n<li>Uppaluri R, et al : N\u00e9oadjuvant et adjuvant pembrolizumab dans le cancer de la t\u00eate et du cou localement avanc\u00e9 et r\u00e9s\u00e9cable, non li\u00e9 au papillomavirus humain : un essai multicentrique de phase II. Clin Cancer Res 2020 ; 26 : 5140-52.<\/li>\n\n\n\n<li>Yan Y, et al : Combining Immune Checkpoint Inhibitors With Conventional Cancer Therapy. Front. Immunol. 2018 ; 9. DOI:10.3389\/fimmu.2018.01739.<\/li>\n<\/ol>\n\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c9MATOLOGIE 2022 ; 10(1) : 5-11<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les tumeurs de la t\u00eate et du cou \u00e9taient le septi\u00e8me cancer le plus fr\u00e9quent dans le monde en 2018. 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