{"id":326525,"date":"2022-02-25T02:00:00","date_gmt":"2022-02-25T01:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/clarification-dans-la-pratique-2\/"},"modified":"2023-01-12T13:45:31","modified_gmt":"2023-01-12T12:45:31","slug":"clarification-dans-la-pratique-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/clarification-dans-la-pratique-2\/","title":{"rendered":"Clarification dans la pratique"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Les questions relatives aux performances c\u00e9r\u00e9brales en raison de plaintes subjectives ou de probl\u00e8mes cognitifs rapport\u00e9s par l&#8217;entourage sont de plus en plus fr\u00e9quentes lors des consultations chez les m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes. Cela est d\u00fb \u00e0 l&#8217;\u00e9volution d\u00e9mographique. Les d\u00e9mences augmentent avec l&#8217;\u00e2ge : les personnes \u00e2g\u00e9es de 75 \u00e0 84 ans pr\u00e9sentent un taux de pr\u00e9valence de 10,9% et les personnes \u00e2g\u00e9es de 85 \u00e0 93 ans un taux de pr\u00e9valence de 30% pour les d\u00e9mences. Les femmes sont plus souvent touch\u00e9es que les hommes. Environ 5% des diagnostics de d\u00e9mence concernent des patients de moins de 65 ans qui sont potentiellement encore en activit\u00e9.<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p>Les questions relatives aux performances c\u00e9r\u00e9brales en raison de plaintes subjectives ou de probl\u00e8mes cognitifs rapport\u00e9s par l&#8217;entourage sont de plus en plus fr\u00e9quentes lors des consultations chez les m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes. Cela est d\u00fb \u00e0 l&#8217;\u00e9volution d\u00e9mographique. Les d\u00e9mences augmentent avec l&#8217;\u00e2ge : les personnes \u00e2g\u00e9es de 75 \u00e0 84 ans pr\u00e9sentent un taux de pr\u00e9valence de 10,9% et les personnes \u00e2g\u00e9es de 85 \u00e0 93 ans un taux de pr\u00e9valence de 30% pour les d\u00e9mences. Les femmes sont plus souvent touch\u00e9es que les hommes. Environ 5% des diagnostics de d\u00e9mence concernent des patients de moins de 65 ans qui sont potentiellement encore en activit\u00e9 [1].<\/p>\n\n<p>Selon <em>Alzheimer Suisse<\/em>, il y a actuellement environ 144 300 personnes atteintes de d\u00e9mence en Suisse et on estime qu&#8217;il y a environ 30 900 nouveaux cas par an. Les chiffres sont tr\u00e8s impr\u00e9cis, car on estime qu&#8217;\u00e0 peine la moiti\u00e9 des diagnostics de d\u00e9mence ont \u00e9t\u00e9 correctement pos\u00e9s. Les troubles c\u00e9r\u00e9braux sont souvent mal interpr\u00e9t\u00e9s et parfois accept\u00e9s sans cons\u00e9quences comme des oublis li\u00e9s \u00e0 l&#8217;\u00e2ge.<\/p>\n\n<p>Les cons\u00e9quences financi\u00e8res en Suisse ont \u00e9t\u00e9 estim\u00e9es \u00e0 11,8 milliards de francs en 2020. Ces co\u00fbts se composent de co\u00fbts directs pour les examens m\u00e9dicaux et les traitements ainsi que de co\u00fbts indirects pour la prise en charge des malades. Jusqu&#8217;\u00e0 60% des personnes atteintes de d\u00e9mence sont soign\u00e9es par leurs proches, ce qui a un impact important sur leur vie (1 \u00e0 3 proches concern\u00e9s par patient) [2]. Ces proches effectuent g\u00e9n\u00e9ralement des missions non r\u00e9mun\u00e9r\u00e9es et ne sont pas ou peu indemnis\u00e9s financi\u00e8rement. Les co\u00fbts r\u00e9els imputables aux d\u00e9mences seraient plusieurs fois plus \u00e9lev\u00e9s si ce b\u00e9n\u00e9volat \u00e9tait r\u00e9mun\u00e9r\u00e9.<\/p>\n\n<p>Un diagnostic pr\u00e9coce est tr\u00e8s important, tant pour les personnes concern\u00e9es que pour les soignants et les aidants, que ce soit pour organiser leur vie en cons\u00e9quence, pour pouvoir planifier un traitement optimal ou pour pr\u00e9parer \u00e0 temps les procurations correspondantes. De plus, dans 2 \u00e0 5% des cas, on trouve des causes potentiellement r\u00e9versibles qui peuvent \u00eatre trait\u00e9es, ce qui rend indispensable un diagnostic pr\u00e9coce et approfondi.<\/p>\n\n<p>Nous pr\u00e9sentons ci-dessous le processus d&#8217;\u00e9valuation recommand\u00e9 pour les g\u00e9n\u00e9ralistes, bas\u00e9 sur les recommandations de 2018 des Swiss Memory Clinics pour le diagnostic des d\u00e9mences [3].<\/p>\n\n<h2 id=\"definition\" class=\"wp-block-heading\">D\u00e9finition<\/h2>\n\n<p>Tous les troubles de la m\u00e9moire ne sont pas des d\u00e9mences et toutes les d\u00e9mences ne s&#8217;accompagnent pas de troubles de la m\u00e9moire. On parle souvent \u00e0 tort de &#8220;l&#8217;oubli de l&#8217;\u00e2ge&#8221; et l&#8217;on suppose que vieillir rend oublieux en soi. Diff\u00e9rentes \u00e9tudes neuropsychologiques ont montr\u00e9 que la r\u00e9duction de la m\u00e9moire \u00e0 court terme n&#8217;est pas un processus de vieillissement physiologique. Avec l&#8217;\u00e2ge, il est possible que certaines fonctions de la m\u00e9moire soient limit\u00e9es, mais cela ne devrait pas affecter le fonctionnement quotidien. Les modifications typiques des performances c\u00e9r\u00e9brales associ\u00e9es \u00e0 l&#8217;\u00e2ge sont d&#8217;une part l&#8217;augmentation de l&#8217;intelligence cristalline (connaissances factuelles) et d&#8217;autre part une diminution de l&#8217;intelligence fluide (traitement de l&#8217;information comme la pr\u00e9cision\/vitesse). De m\u00eame, la &#8220;m\u00e9moire de travail&#8221; diminue, ce qui signifie que moins de nouvelles informations peuvent \u00eatre stock\u00e9es par unit\u00e9 de temps. La flexibilit\u00e9 de la pens\u00e9e diminue \u00e9galement. La m\u00e9moire proc\u00e9durale, c&#8217;est-\u00e0-dire le souvenir de choses apprises ant\u00e9rieurement, comme faire du v\u00e9lo ou nouer ses lacets, reste g\u00e9n\u00e9ralement inchang\u00e9e. L&#8217;attention partag\u00e9e (faire plusieurs choses en m\u00eame temps, par exemple t\u00e9l\u00e9phoner en pr\u00e9parant le d\u00e9jeuner) diminue avec l&#8217;\u00e2ge. L'&#8221;oubli de l&#8217;\u00e2ge&#8221; est donc d\u00fb soit \u00e0 un retard de la vitesse de traitement, soit, s&#8217;il est plus prononc\u00e9, \u00e0 une maladie (le plus souvent la maladie d&#8217;Alzheimer) qu&#8217;il convient de diagnostiquer correctement [4].<\/p>\n\n<p>Tant qu&#8217;il n&#8217;y a &#8220;que&#8221; des troubles de la m\u00e9moire sans impact sur la vie quotidienne, on parle de troubles cognitifs l\u00e9gers ou de &#8220;Mild Cognitive Impairment&#8221;, MCI. On estime que jusqu&#8217;\u00e0 10% des MCI \u00e9voluent vers une d\u00e9mence [5].<\/p>\n\n<p>La d\u00e9finition du diagnostic de &#8220;d\u00e9mence&#8221; peut se faire d&#8217;une part selon la Classification statistique internationale des maladies et des probl\u00e8mes de sant\u00e9 connexes (CIM, 10e version : CIM-10) : &#8220;La d\u00e9mence est un syndrome r\u00e9sultant d&#8217;une maladie du cerveau, g\u00e9n\u00e9ralement chronique ou \u00e9volutive, avec perturbation de nombreuses fonctions corticales sup\u00e9rieures, y compris la m\u00e9moire, le raisonnement, l&#8217;orientation, la compr\u00e9hension, le calcul, l&#8217;apprentissage, le langage et le jugement. La conscience n&#8217;est pas troubl\u00e9e. Les troubles cognitifs s&#8217;accompagnent g\u00e9n\u00e9ralement d&#8217;alt\u00e9rations du contr\u00f4le \u00e9motionnel, du comportement social ou de la motivation, mais il arrive que ces alt\u00e9rations soient plus fr\u00e9quentes. Ce syndrome est pr\u00e9sent dans la maladie d&#8217;Alzheimer, dans les troubles c\u00e9r\u00e9brovasculaires et dans d&#8217;autres conditions qui affectent le cerveau de mani\u00e8re primaire ou secondaire&#8221; (conditions telles que la maladie de Parkinson, l&#8217;hydroc\u00e9phalie ou la neuroborr\u00e9liose) [6].<\/p>\n\n<p>Comme alternative, on utilise principalement dans les pays anglo-saxons une classification selon le DSM-5 (Diagnostic and Statistical Manual, version 5). Dans le but de faciliter la classification \u00e9tiologique et d&#8217;\u00e9viter la stigmatisation du terme &#8220;d\u00e9mence&#8221;, le DSM-5 parle de trouble neurocognitif (en anglais : neurocognitive disorder). Les crit\u00e8res de diagnostic sont \u00e9num\u00e9r\u00e9s dans <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">l&#8217;aper\u00e7u 1 <\/span>. Cette classification autorise diff\u00e9rentes combinaisons de la gravit\u00e9 et des causes du trouble neurocognitif [7].<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1297\" height=\"1610\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/ubersicht1_sg2_s11.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-18079\"\/><\/figure>\n\n<p>En Suisse, cette cat\u00e9gorisation est d\u00e9j\u00e0 utilis\u00e9e dans les cliniques sp\u00e9cialis\u00e9es dans la m\u00e9moire. Dans les relations quotidiennes avec les patients, mais aussi avec les caisses d&#8217;assurance maladie, pour la codification ou les autorit\u00e9s, on continue \u00e0 parler de &#8220;syndrome d\u00e9mentiel&#8221;.<\/p>\n\n<p>Les domaines des fonctions corticales sup\u00e9rieures mentionn\u00e9es sont pr\u00e9sent\u00e9s dans <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">le tableau 1<\/span>.<span style=\"color: #ff0000; font-family: franklin gothic demi;\"> <\/span>plus en d\u00e9tail. Diff\u00e9rents domaines sont typiquement affect\u00e9s par diff\u00e9rentes maladies. Ainsi, des tests neuropsychologiques approfondis permettent souvent de limiter les causes de la d\u00e9mence sur la base du profil de d\u00e9ficit cognitif, \u00e0 condition que la d\u00e9mence ne soit pas trop avanc\u00e9e et que tous les domaines soient touch\u00e9s. A titre d&#8217;exemple, dans le cas de la maladie d&#8217;Alzheimer, les troubles de la m\u00e9moire sont souvent au premier plan. Dans la d\u00e9mence parkinsonienne, les troubles de la m\u00e9moire sont rares au d\u00e9but, mais l&#8217;attention et les fonctions ex\u00e9cutives sont rapidement affect\u00e9es.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"2183\" height=\"501\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/tab1_sg2_s11.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-18080 lazyload\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 2183px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 2183\/501;\" \/><\/figure>\n\n<p>Comme nous l&#8217;avons d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9, les limitations dans la vie quotidienne dues \u00e0 des pertes cognitives sont obligatoires pour le diagnostic d&#8217;un syndrome d\u00e9mentiel. La classification de la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la d\u00e9mence est bas\u00e9e sur le besoin d&#8217;assistance dans les activit\u00e9s de la vie quotidienne (ADL, Activities of Daily Living) et est une \u00e9valuation clinique qui peut \u00eatre \u00e9tay\u00e9e par l&#8217;importance des d\u00e9ficits neurocognitifs issus d&#8217;un test neuropsychologique.<\/p>\n\n<p>On parle de syndrome d\u00e9mentiel l\u00e9ger en cas de besoin d&#8217;assistance ponctuelle dans les activit\u00e9s instrumentales de la vie quotidienne (IADLs comme par exemple la gestion de l&#8217;argent, la pr\u00e9paration des repas). Le syndrome d\u00e9mentiel mod\u00e9r\u00e9 n\u00e9cessite un soutien dans les activit\u00e9s de base de la vie quotidienne, les BADL, telles que l&#8217;hygi\u00e8ne corporelle, les repas, la toilette, etc). Dans le cadre d&#8217;un syndrome d\u00e9mentiel s\u00e9v\u00e8re, on a besoin d&#8217;une aide compl\u00e8te.  <\/p>\n\n<p>Comme mentionn\u00e9 ci-dessus, la pr\u00e9valence de la d\u00e9mence augmente avec l&#8217;\u00e2ge. Tous les patients devraient-ils alors \u00eatre examin\u00e9s, par exemple \u00e0 partir de 70 ans ?<\/p>\n\n<h2 id=\"qui-et-comment-clarifier\" class=\"wp-block-heading\">Qui et comment clarifier ?<\/h2>\n\n<p>Il n&#8217;est pas recommand\u00e9 de d\u00e9pister l&#8217;ensemble de la population \u00e2g\u00e9e pour les probl\u00e8mes de performance c\u00e9r\u00e9brale. Un examen au cabinet du m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste devrait \u00eatre effectu\u00e9 dans l&#8217;esprit d&#8217;un &#8220;case-finding&#8221; en cas de signes d&#8217;alerte, appel\u00e9s &#8220;red flags&#8221; <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(aper\u00e7u 2)<\/span> [3].<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"1100\" height=\"673\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/ubersicht2_sg2_s12.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-18081 lazyload\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/673;\" \/><\/figure>\n\n<p>Si auparavant<span style=\"color: #ff0000;\"> <\/span>il est recommand\u00e9 de proc\u00e9der \u00e0 un examen somatique et psychologique apr\u00e8s une anamn\u00e8se d\u00e9taill\u00e9e et une anamn\u00e8se externe. Il est important de reconna\u00eetre l&#8217;\u00e9volution et l&#8217;ampleur des troubles cognitifs (fluctuations, changement continu, impact sur la vie quotidienne). L&#8217;anamn\u00e8se m\u00e9dicamenteuse, ainsi que les questions sur les troubles du sommeil, l&#8217;incontinence, les indices de sympt\u00f4mes de la maladie de Parkinson, la d\u00e9pressivit\u00e9 et les toxines, sont des informations anamnestiques importantes.<\/p>\n\n<p>Un test de d\u00e9pistage peut tr\u00e8s bien \u00eatre r\u00e9alis\u00e9 dans la pratique. Qu&#8217;il s&#8217;agisse du tr\u00e8s r\u00e9pandu Mini Mental Status Examination (MMSE de Folstein) combin\u00e9 au Test de l&#8217;Horloge (TU), du Montreal Cognitive Assessment (MoCA) ou du Test de D\u00e9tection de la D\u00e9mence (DemTect), cela n&#8217;a pas beaucoup d&#8217;importance. Le MMSE est peu sensible aux stades pr\u00e9coces, c&#8217;est pourquoi il est recommand\u00e9 de l&#8217;associer \u00e0 l&#8217;UT. Il est important de veiller \u00e0 ce que l&#8217;environnement de test soit calme et de compenser autant que possible les difficult\u00e9s auditives et visuelles des patients avant le test [3]. Le test ne doit pas \u00eatre effectu\u00e9 chez les patients en hypoglyc\u00e9mie ou en hypotension symptomatique. Si le d\u00e9pistage cognitif est normal, un nouveau test peut \u00eatre effectu\u00e9 6 \u00e0 12 mois plus tard. Toutefois, si le test de d\u00e9pistage est anormal, il est recommand\u00e9 de proc\u00e9der \u00e0 des investigations suppl\u00e9mentaires pour en rechercher la cause.<\/p>\n\n<h2 id=\"poursuite-des-investigations-dans-la-pratique\" class=\"wp-block-heading\">Poursuite des investigations dans la pratique<\/h2>\n\n<p>En cas d&#8217;anomalies lors du d\u00e9pistage, le m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste peut proc\u00e9der \u00e0 des examens compl\u00e9mentaires. Ainsi, un ECG (en particulier la question des troubles du rythme, des images de bloc, des signes d&#8217;isch\u00e9mie) et un test de laboratoire de base sont recommand\u00e9s. L&#8217;objectif est de d\u00e9tecter les troubles cognitifs d&#8217;origine m\u00e9tabolique, infectieuse ou endocrinologique. Les tests de laboratoire de base recommand\u00e9s sont \u00e9num\u00e9r\u00e9s dans le <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">tableau 3<\/span>.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"914\" height=\"623\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/ubersicht3_sg2_s12.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-18082 lazyload\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 914px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 914\/623;\" \/><\/figure>\n\n<p>L&#8217;ur\u00e9mie ou l&#8217;hypercalc\u00e9mie sont des causes traitables de troubles cognitifs. Un contr\u00f4le des fonctions cognitives au cours de l&#8217;\u00e9volution peut permettre de d\u00e9terminer si une \u00e9valuation plus approfondie de la d\u00e9mence est n\u00e9cessaire en cas de persistance des troubles.<\/p>\n\n<p>L&#8217;imagerie du neurocr\u00e2ne fait formellement partie de toute \u00e9valuation de la d\u00e9mence, car elle permet \u00e9galement de d\u00e9couvrir des causes traitables, comme un h\u00e9matome sous-dural ou une hydroc\u00e9phalie \u00e0 pression normale. De plus, la morphologie du cerveau permet de conclure \u00e0 l&#8217;\u00e9tiologie d&#8217;une d\u00e9mence (atrophie focale de la formation hippocampique et du lobe temporal dans la maladie d&#8217;Alzheimer ou l\u00e9sions vasculaires dans la d\u00e9mence vasculaire).<\/p>\n\n<p>L&#8217;\u00e9talon-or est l&#8217;imagerie par r\u00e9sonance magn\u00e9tique (IRM), qui permet de rechercher une atrophie focale ou g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e, des modifications vasculaires, des troubles de la circulation du LCR, des foyers ronds ou, en cas de suspicion, des modifications inflammatoires. Si l&#8217;IRM n&#8217;est pas r\u00e9alisable, un scanner, si possible avec produit de contraste, peut \u00eatre envisag\u00e9 comme alternative. L&#8217;imagerie fonctionnelle n&#8217;a sa place qu&#8217;\u00e0 un stade ult\u00e9rieur, souvent sur demande d&#8217;une clinique de la m\u00e9moire sp\u00e9cialis\u00e9e. Par exemple, une TEP-FDG (tomographie par \u00e9mission de positons au 18F-fluoro-d\u00e9soxy-glucose) peut permettre de diff\u00e9rencier la maladie d&#8217;Alzheimer de la d\u00e9mence frontotemporale en cas de sous-occupation focale.<\/p>\n\n<p>Le diagnostic du liquide c\u00e9phalorachidien a gagn\u00e9 en importance et peut \u00eatre utilis\u00e9 pour diff\u00e9rencier la cause d&#8217;une d\u00e9mence. La ponction de LCR est indiqu\u00e9e pour exclure les formes de d\u00e9mence non d\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives primaires, notamment les maladies inflammatoires chroniques du SNC (neuroborr\u00e9liose, vascularite par exemple). De m\u00eame, en cas de d\u00e9mence rapidement progressive (suspicion de maladie de Creutzfeld-Jakob) ou comme essai th\u00e9rapeutique en cas d&#8217;hydroc\u00e9phalie \u00e0 pression normale, une ponction de LCR devrait \u00eatre effectu\u00e9e de mani\u00e8re standard. La constellation des &#8220;marqueurs de d\u00e9mence&#8221; que sont la b\u00eata-amylo\u00efde 1-42, la phospho-tau et la tau totale peut donner une indication sur l&#8217;\u00e9tiologie d&#8217;une d\u00e9mence d&#8217;origine neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9rative si la clinique et l&#8217;imagerie ne sont pas concluantes. Il est important de suivre les recommandations pr\u00e9-analytiques de chaque laboratoire [3].<\/p>\n\n<p>Il est vivement recommand\u00e9 d&#8217;adresser les jeunes patients \u00e0 une clinique de la m\u00e9moire pour un test neuropsychologique approfondi et une \u00e9valuation interdisciplinaire. Il est \u00e9galement utile de r\u00e9f\u00e9rer les patients dont la clinique n&#8217;est pas claire ou dont la pr\u00e9sentation est atypique, par exemple avec des troubles du comportement.<\/p>\n\n<p>Apr\u00e8s une \u00e9valuation cognitive, il est essentiel que le diagnostic soit annonc\u00e9 rapidement aux personnes concern\u00e9es et \u00e0 leur famille. Il convient \u00e9galement de fournir des informations sur les offres de soutien. Ainsi, l&#8217;association Alzheimer peut conseiller les malades et leurs familles (informations disponibles sur www.alzheimer-schweiz.ch). L&#8217;implication de l&#8217;entourage est un pilier important de la prise en charge des personnes atteintes de d\u00e9mence.<\/p>\n\n<h2 id=\"prevention\" class=\"wp-block-heading\">Pr\u00e9vention<\/h2>\n\n<p>Heureusement, plusieurs mesures efficaces de pr\u00e9vention de la d\u00e9mence ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9es. Il est ainsi possible d&#8217;obtenir \u00e0 la fois une r\u00e9duction absolue du risque de d\u00e9velopper une d\u00e9mence et du risque de progression du MCI vers la d\u00e9mence.<\/p>\n\n<p>Cette pr\u00e9vention implique, d\u00e8s la pr\u00e9morbidit\u00e9, un bon contr\u00f4le de la pression art\u00e9rielle et des facteurs de risque cardiovasculaire (glyc\u00e9mie, cholest\u00e9rol) ainsi qu&#8217;une activit\u00e9 physique suffisante. Des contacts sociaux stimulants ainsi qu&#8217;une bonne formation scolaire ont un effet protecteur. L&#8217;\u00e9tude Finger de 2015 a montr\u00e9 un impact positif de l&#8217;activit\u00e9 physique, des mesures di\u00e9t\u00e9tiques et du contr\u00f4le des facteurs de risque cardiovasculaire sur les fonctions cognitives [8]. Des \u00e9tudes nutritionnelles telles que celles portant sur le &#8220;r\u00e9gime MIND&#8221; ont \u00e9galement d\u00e9montr\u00e9 une r\u00e9duction du risque [9]. Le r\u00e9gime MIND est l&#8217;abr\u00e9viation de &#8220;Mediterranean-DASH Intervention for Neurodegenerative Delay&#8221; et est un m\u00e9lange de r\u00e9gime m\u00e9diterran\u00e9en et de r\u00e9gime DASH. Le r\u00e9gime m\u00e9diterran\u00e9en vise \u00e0 consommer le moins possible d&#8217;aliments transform\u00e9s, ce qui permet de r\u00e9duire les acides gras satur\u00e9s et de privil\u00e9gier les aliments frais et complets. Le r\u00e9gime DASH se concentre principalement sur l&#8217;encouragement des patients \u00e0 manger des aliments pauvres en sodium afin de r\u00e9duire leur tension art\u00e9rielle.<\/p>\n\n<p>L&#8217;apparition de la d\u00e9pression \u00e0 un \u00e2ge avanc\u00e9 est associ\u00e9e \u00e0 un risque accru de d\u00e9velopper une d\u00e9mence. Il n&#8217;a pas encore \u00e9t\u00e9 possible de d\u00e9terminer si la d\u00e9pression est l&#8217;expression de la d\u00e9mence qui s&#8217;installe ou si la d\u00e9mence est un effet de la d\u00e9pression [10]. Il existe des preuves que le traitement de la d\u00e9pression peut retarder la progression du MCI vers la d\u00e9mence [11].<\/p>\n\n<p>Enfin, il est important de souligner que les d\u00e9mences sont fr\u00e9quentes chez les personnes \u00e2g\u00e9es et qu&#8217;elles doivent \u00eatre diagnostiqu\u00e9es rapidement et correctement. De nombreuses \u00e9tapes de l&#8217;\u00e9valuation peuvent \u00eatre r\u00e9alis\u00e9es ou initi\u00e9es au cabinet du m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste (anamn\u00e8se, tests de d\u00e9pistage, \u00e9tat somatique et psychique, examens de laboratoire et imagerie c\u00e9r\u00e9brale). Si les r\u00e9sultats ne sont pas concluants ou si une prise en charge\/un conseil plus approfondi est n\u00e9cessaire, il est recommand\u00e9 de s&#8217;adresser \u00e0 une clinique de la m\u00e9moire. Une \u00e9valuation interdisciplinaire d\u00e9taill\u00e9e y est r\u00e9alis\u00e9e selon les normes en vigueur et les malades ainsi que leur entourage peuvent b\u00e9n\u00e9ficier de conseils comp\u00e9tents. Une liste des cliniques de la m\u00e9moire suisses est disponible sur le site de l&#8217;association &#8220;swiss memory clinics&#8221; [12].<\/p>\n\n<h2 id=\"messages-take-home\" class=\"wp-block-heading\">Messages Take-Home<\/h2>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Une strat\u00e9gie de case-finding pour le d\u00e9pistage de la d\u00e9mence est recommand\u00e9e en cas de signes d&#8217;alerte (probl\u00e8mes de m\u00e9moire subjectifs, alt\u00e9rations de la cognition rapport\u00e9es par l&#8217;anamn\u00e8se \u00e9trang\u00e8re ou nouveaux probl\u00e8mes apparus par exemple dans la gestion de la glyc\u00e9mie ou de la tension art\u00e9rielle, ant\u00e9c\u00e9dents de d\u00e9lire).<\/li>\n\n\n\n<li>Les probl\u00e8mes de cognition, qu&#8217;ils soient per\u00e7us subjectivement ou rapport\u00e9s par l&#8217;anamn\u00e8se d&#8217;un tiers, doivent \u00eatre examin\u00e9s, car des causes r\u00e9versibles sont trouv\u00e9es dans jusqu&#8217;\u00e0 5% des cas.<\/li>\n\n\n\n<li>Dans la mesure du possible, il convient de recueillir les ant\u00e9c\u00e9dents m\u00e9dicaux d&#8217;autrui afin de d\u00e9tecter des changements dans les performances c\u00e9r\u00e9brales ou le comportement qui peuvent ne pas \u00eatre per\u00e7us par les personnes concern\u00e9es.<\/li>\n\n\n\n<li>Outre l&#8217;anamn\u00e8se et le statut, le laboratoire de base et l&#8217;imagerie c\u00e9r\u00e9brale sont indispensables dans le diagnostic de la d\u00e9mence.<\/li>\n\n\n\n<li>Il est important d&#8217;orienter rapidement les patients vers une clinique de la m\u00e9moire pour une \u00e9valuation approfondie, en particulier chez les jeunes patients et en cas de pr\u00e9sentation atypique ou d&#8217;\u00e9valuation d&#8217;un traitement m\u00e9dicamenteux.<\/li>\n<\/ul>\n\n<p><strong><em>Remerciements<\/em><\/strong><br\/><em>Dr. med. Andreas Zeller, directeur du Centre universitaire de m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale des deux B\u00e2le (uniham-bb), pour sa relecture et ses suggestions constructives d&#8217;am\u00e9lioration.<\/em><\/p>\n\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique &#8220;Co\u00fbts de la d\u00e9mence en Suisse&#8221;, www.bag.admin.ch\/bag\/de\/home\/zahlen-und-statistiken\/zahlen-fakten-demenz.html.<\/li>\n\n\n\n<li>Alzheimer Suisse, www.alzheimer-schweiz.ch\/fileadmin\/dam\/Alzheimer_Schweiz\/Dokumente\/Publikationen-Produkte\/07.01D_2020_Zahlen-Demenz-Schweiz-neu.pdf.<\/li>\n\n\n\n<li>B\u00fcrge M, et al. : Les recommandations des Swiss Memory Clinics pour le diagnostic des d\u00e9mences. Pratique 2018 ; 107(8) : 435-451.<\/li>\n\n\n\n<li>Harada CN, et al : Vieillissement cognitif normal. Clin Geriatr Med 2013 ; 29(4) : 737-752.<\/li>\n\n\n\n<li>Campbell NL, et al : Risk Factors for the Progression of Mild Cognitive Impairment to Dementia. Clin Geriatr Med 2013 ; 29(4) : 873-893.<\/li>\n\n\n\n<li>CIM-10, www.dimdi.de\/static\/de\/klassifikationen\/icd\/icd-10-gm\/kode-suche\/htmlgm2020\/block-f00-f09.htm ; consult\u00e9 le 18.04.2021.<\/li>\n\n\n\n<li>Falkai P, et al. : American Psychiatric Association (APA) : Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux DSM-5 2015.<\/li>\n\n\n\n<li>Ngandu T, et al : A 2year multidomain intervention of diet, exercise, cognitive training, and vascular risk monitoring versus control to prevent cognitive decline in at-risk elderly people (Finger), a randomized controlled trial. Lancet 2015 ; 385 : 2255-2263.<\/li>\n\n\n\n<li>Morris MC, et al : MIND diet associated with reduced incidence of Alzheimer&#8217;s disease. Alzheimers Dement 2015 ; 11(9) : 1007-1014.<\/li>\n\n\n\n<li>Singh-Manoux A, et al. : Trajectoires de la d\u00e9pression avant le diagnostic de d\u00e9mence. JAMA Psychiatry 2017 ; 74(7) : 712-718.<\/li>\n\n\n\n<li>Dafsari FS, Jessen F : Depression- an underrecognized target for prevention of dementia in Alzheimer&#8217;s disease. Translational Psychiatry 2020 ; 10 : 160-173.<\/li>\n\n\n\n<li>www.swissmemoryclinics.ch<\/li>\n\n\n\n<li>Oedekoven C, Dodel R : Neurologie up2date 2019 ; 2 (1) : 91-105.<\/li>\n<\/ol>\n\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2022 ; 17(2) : 6-9<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les questions relatives aux performances c\u00e9r\u00e9brales en raison de plaintes subjectives ou de probl\u00e8mes cognitifs rapport\u00e9s par l&#8217;entourage sont de plus en plus fr\u00e9quentes lors des consultations chez les m\u00e9decins&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":116857,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"D\u00e9mence","footnotes":""},"category":[11527,11531,22616,11368,11383,11489,11549],"tags":[12103,16182,16160,16173,11999,16156,16176,16163,16167,16170],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-326525","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-etudes","category-formation-continue","category-formation-continue-cme","category-geriatrie-fr","category-neurologie-fr","category-psychiatrie-et-psychotherapie","category-rx-fr","tag-demence-fr","tag-depistage-de-la-demence","tag-dsm-5-fr","tag-evaluation-de-la-cognition","tag-formation-continue-cme","tag-m-alzheimer-fr","tag-mini-examen-detat-mental","tag-mmse-fr","tag-trouble-neurocognitif","tag-visuoconstruction","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-20 08:07:18","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":326533,"slug":"chiarimenti-nella-pratica-2","post_title":"Chiarimenti nella pratica","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/chiarimenti-nella-pratica-2\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":326485,"slug":"esclarecimento-na-pratica-2","post_title":"Esclarecimento na pr\u00e1tica","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/esclarecimento-na-pratica-2\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":326512,"slug":"clarificacion-en-la-practica-2","post_title":"Clarificaci\u00f3n en la pr\u00e1ctica","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/clarificacion-en-la-practica-2\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/326525","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=326525"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/326525\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":326530,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/326525\/revisions\/326530"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/116857"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=326525"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=326525"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=326525"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=326525"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}