{"id":326752,"date":"2022-01-31T01:00:00","date_gmt":"2022-01-31T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/la-therapie-en-mutation\/"},"modified":"2022-01-31T01:00:00","modified_gmt":"2022-01-31T00:00:00","slug":"la-therapie-en-mutation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/la-therapie-en-mutation\/","title":{"rendered":"La th\u00e9rapie en mutation"},"content":{"rendered":"<p><strong>Malgr\u00e9 la pand\u00e9mie, le<em> Swiss Oncology and Hematology Congress<\/em> (SOHC) de cette ann\u00e9e s&#8217;est d\u00e9roul\u00e9 en face \u00e0 face &#8211; avec plus de 1300 participants. L&#8217;accent a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 mis sur le carcinome uroth\u00e9lial m\u00e9tastatique de la vessie. Dans cette entit\u00e9, un nouveau standard de traitement de premi\u00e8re ligne a pu \u00eatre \u00e9tabli avec le traitement d&#8217;entretien r\u00e9cemment approuv\u00e9. Et d&#8217;autres changements sont \u00e0 venir.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Ursula Vogl, directrice de la clinique d&#8217;oncologie m\u00e9dicale de l&#8217;Ente Ospedaliero Cantonale (EOC) \u00e0 Bellinzone, les d\u00e9c\u00e8s devraient diminuer au cours des prochaines ann\u00e9es. Aux \u00c9tats-Unis, on pr\u00e9voit ainsi 10 000 d\u00e9c\u00e8s de moins par cancer de la vessie en 2040. L&#8217;immunoth\u00e9rapie constitue \u00e0 cet \u00e9gard un grand espoir. Le traitement d&#8217;entretien par avelumab en cas de maladie stable apr\u00e8s chimioth\u00e9rapie est d\u00e9sormais consid\u00e9r\u00e9 comme la norme en premi\u00e8re ligne de traitement, ind\u00e9pendamment du statut PD-L1. Mais pour les nombreux patients qui ne se pr\u00eatent pas \u00e0 une chimioth\u00e9rapie, il existe des inhibiteurs de point de contr\u00f4le, le pembrolizumab et l&#8217;atezolizumab, qui sont d\u00e9j\u00e0 autoris\u00e9s en Europe pour le traitement de premi\u00e8re ligne. Dans ce cas, l&#8217;expression de PD-L1 est toutefois requise et il n&#8217;existe actuellement pas d&#8217;autorisation de Swissmedic <span style=\"font-family:franklin gothic demi\">(tableau&nbsp;1) <\/span>[1,2].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-18056\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/tab1_oh6_s34.png\" style=\"height:473px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"868\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En revanche, en cas de maladie r\u00e9cidivante, l&#8217;atezolizumab, le pembrolizumab et le nivolumab peuvent \u00eatre utilis\u00e9s sans probl\u00e8me en Suisse \u00e9galement. Cependant, avec l&#8217;avanc\u00e9e des inhibiteurs de points de contr\u00f4le dans les lignes de traitement ant\u00e9rieures, le besoin de substances alternatives se fait de plus en plus sentir, car la question de l&#8217;efficacit\u00e9 d&#8217;un traitement s\u00e9quentiel avec des substances de la m\u00eame classe se pose. Dans ce domaine \u00e9galement, la recherche bat son plein, avec des r\u00e9sultats tangibles. Ainsi, le conjugu\u00e9 anticorps-m\u00e9dicament enfortumab vedotin a \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9 par Swissmedic en novembre de cette ann\u00e9e [1]. D&#8217;autres mol\u00e9cules comme le sacituzumab govitecan et l&#8217;erdafitinib, un inhibiteur du FGFR, sont dans le pipeline. Ceux-ci pourraient contribuer \u00e0 l&#8217;avenir \u00e0 \u00e9tablir des normes th\u00e9rapeutiques au-del\u00e0 de la deuxi\u00e8me ligne et \u00e0 atteindre les patients qui ne peuvent souvent pas \u00eatre inclus dans des essais cliniques &#8211; \u00e0 savoir ceux qui sont particuli\u00e8rement \u00e2g\u00e9s, malades et vuln\u00e9rables.<\/p>\n<h2 id=\"apercu-du-traitement-de-premiere-ligne-quoi-de-neuf\">Aper\u00e7u du traitement de premi\u00e8re ligne :&nbsp;Quoi de neuf ?<\/h2>\n<p>La chimioth\u00e9rapie \u00e0 base de platine est toujours consid\u00e9r\u00e9e comme le traitement de premi\u00e8re intention du carcinome uroth\u00e9lial m\u00e9tastatique de la vessie nouvellement diagnostiqu\u00e9. Dans ce cas, le cisplatine doit \u00eatre utilis\u00e9 de pr\u00e9f\u00e9rence, car la survie globale est nettement moins bonne sous traitement \u00e0 base de carboplatine<span style=\"font-family:franklin gothic demi\"> (tableau&nbsp;2). <\/span>Malheureusement, plus de 40% des patients se r\u00e9v\u00e8lent inadapt\u00e9s \u00e0 un sch\u00e9ma de chimioth\u00e9rapie \u00e0 base de cisplatine, ne serait-ce qu&#8217;en raison de leur clairance de la cr\u00e9atinine. Et le traitement \u00e0 base de carboplatine n&#8217;est pas non plus envisageable pour de nombreuses personnes concern\u00e9es. Dans cette situation, le pembrolizumab ainsi que l&#8217;atezolizumab sont autoris\u00e9s en monoth\u00e9rapie dans les pays proches &#8211; en cas d&#8217;expression de PD-L1 [2]. Les donn\u00e9es des \u00e9tudes de phase II Keynote-052 et IMvigor 210 ont montr\u00e9 de bons taux de r\u00e9ponse dans ce groupe de patients.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-18057 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/tab2_oh6_s35.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/439;height:239px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"439\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Pour tous ceux dont la maladie est au moins stabilis\u00e9e apr\u00e8s quatre \u00e0 six cycles de chimioth\u00e9rapie &#8211; c&#8217;est-\u00e0-dire qui pr\u00e9sentent une r\u00e9ponse au traitement \u00e0 base de platine &#8211; une nouvelle norme th\u00e9rapeutique est en vigueur depuis cette ann\u00e9e. Selon les donn\u00e9es actuelles, celui-ci prolonge la survie globale de pr\u00e8s de 7 mois en m\u00e9diane (donn\u00e9es de l&#8217;\u00e9tude pivot JAVELIN Bladder 100 : 21,4 mois sous avelumab contre 14,3 mois sous Best Supportive Care, hazard ratio 0,69). Il s&#8217;agit du traitement d&#8217;entretien par avelumab, qui semble clairement sup\u00e9rieur au standard actuel &#8211; Best Supportive Care. Dans l&#8217;\u00e9tude pivot, tous les patients inclus ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 du traitement, ind\u00e9pendamment de la chimioth\u00e9rapie qu&#8217;ils avaient re\u00e7ue et de leur statut PD-L1. Il ne s&#8217;agit donc pas d&#8217;un crit\u00e8re de s\u00e9lection pour le traitement. Toutefois, certaines questions doivent encore \u00eatre r\u00e9solues au cours des prochaines ann\u00e9es. Ainsi, la dur\u00e9e du traitement d&#8217;entretien n&#8217;est pas encore claire \u00e0 l&#8217;heure actuelle. Selon les experts du SOHC, si elle est tol\u00e9r\u00e9e, elle est actuellement utilis\u00e9e jusqu&#8217;\u00e0 ce qu&#8217;elle progresse. Des normes claires font d\u00e9faut. Il existe \u00e9galement une incertitude quant au nombre optimal de cycles de chimioth\u00e9rapie avant le traitement d&#8217;entretien. Il faudra sans doute attendre d&#8217;autres donn\u00e9es. Ursula Vogl a soulign\u00e9 l&#8217;importance d&#8217;\u00e9viter autant que possible les effets ind\u00e9sirables et souvent irr\u00e9versibles de la chimioth\u00e9rapie, tels que la neurotoxicit\u00e9. Cela se fait souvent en raccourcissant la chimioth\u00e9rapie, mais deux cycles suppl\u00e9mentaires n&#8217;apportent souvent qu&#8217;un faible b\u00e9n\u00e9fice clinique.<\/p>\n<p>Avec le succ\u00e8s du traitement par inhibiteur de point de contr\u00f4le dans la premi\u00e8re ligne de traitement, la question se pose en outre de savoir si l&#8217;efficacit\u00e9 pourrait encore \u00eatre augment\u00e9e par un traitement combin\u00e9. Malheureusement, tant l&#8217;\u00e9tude DANUBE, qui a \u00e9valu\u00e9 la double immunoth\u00e9rapie par durvalumab (anti-PD-L1) et tremelimumab (anti-CTLA-4), que deux \u00e9tudes sur les combinaisons chimioth\u00e9rapie-immunoth\u00e9rapie (IMvigor 130, Keynote-361) n&#8217;ont pas montr\u00e9 d&#8217;avantage en faveur du traitement combin\u00e9 Upfront.<\/p>\n<h2 id=\"regarder-vers-lavenir\">Regarder vers l&#8217;avenir<\/h2>\n<p>Combinaison ou non, il est difficile d&#8217;imaginer les deux premi\u00e8res lignes de traitement sans l&#8217;immunoth\u00e9rapie. Par cons\u00e9quent, le besoin de substances alternatives pouvant \u00eatre utilis\u00e9es en cas de progression augmente \u00e0 nouveau. En tant que tels, les conjugu\u00e9s anticorps-m\u00e9dicament enfortumab vedotin et sacituzumab govitecan sont actuellement sous les feux de la rampe. Alors que cette derni\u00e8re substance n&#8217;\u00e9tait jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent autoris\u00e9e que dans le cancer du sein, l&#8217;enfortumab vedotin peut d\u00e9sormais \u00eatre utilis\u00e9 dans le cancer uroth\u00e9lial m\u00e9tastas\u00e9 apr\u00e8s chimioth\u00e9rapie et inhibiteur de point de contr\u00f4le. Plusieurs \u00e9tudes sont \u00e9galement en cours sur l&#8217;erdafitinib, un inhibiteur du FGF. Le traitement s&#8217;adresse aux patients pr\u00e9sentant une mutation du FGFR. Toutefois, aucune autorisation de mise sur le march\u00e9 n&#8217;a encore \u00e9t\u00e9 d\u00e9livr\u00e9e en Suisse.<\/p>\n<p>Selon le professeur Frank Stenner, directeur adjoint du Tumor Center de l&#8217;H\u00f4pital universitaire de B\u00e2le, ces substances et d&#8217;autres pourraient bient\u00f4t marquer davantage le paysage th\u00e9rapeutique du carcinome m\u00e9tastatique de la vessie. Ils pourraient notamment constituer une option pour les personnes atteintes qui n&#8217;ont pas encore pu b\u00e9n\u00e9ficier d&#8217;un traitement sp\u00e9cifique en raison de leur \u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral et de leurs comorbidit\u00e9s. Il est important d&#8217;identifier des biomarqueurs appropri\u00e9s et de les utiliser de mani\u00e8re standardis\u00e9e, a-t-il ajout\u00e9. L&#8217;ADN <em> tumoral circulant (c<\/em> tDNA <em>)<\/em> obtenu par <em>biopsie liquide<\/em> serait une option prometteuse \u00e0 cet \u00e9gard [3].<\/p>\n<p>\n<em>Source : Symposium satellite &#8220;Advances in urothelial carcinoma &#8211; From evidence to clinical practice&#8221; dans le cadre du Swiss Oncology and Hematology Congress (SOHC), organis\u00e9 et sponsoris\u00e9 par Merck AG et Pfizer AG, 18.11.2021, Zurich.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Information sur les m\u00e9dicaments de Swissmedic : www.swissmedicinfo.ch (dernier acc\u00e8s le 18.11.2021).<\/li>\n<li>Information sur les m\u00e9dicaments de l&#8217;EMA : www.ema.europa.eu\/en\/medicines\/human (dernier acc\u00e8s le 18.11.2021).<\/li>\n<li>Powles T, et al : ctDNA guiding adjuvant immunotherapy in urothelial carcinoma. Nature. 2021 ; 595(7867) : 432-437.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c9MATOLOGIE 2021 ; 9(6) : 34-35<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Malgr\u00e9 la pand\u00e9mie, le Swiss Oncology and Hematology Congress (SOHC) de cette ann\u00e9e s&#8217;est d\u00e9roul\u00e9 en face \u00e0 face &#8211; avec plus de 1300 participants. 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