{"id":326826,"date":"2022-01-20T01:00:00","date_gmt":"2022-01-20T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/lhygiene-dans-la-tuberculose-faits-et-mythes\/"},"modified":"2023-01-12T13:45:34","modified_gmt":"2023-01-12T12:45:34","slug":"lhygiene-dans-la-tuberculose-faits-et-mythes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/lhygiene-dans-la-tuberculose-faits-et-mythes\/","title":{"rendered":"L&#8217;hygi\u00e8ne dans la tuberculose &#8211; faits et mythes"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>La tuberculose est de moins en moins fr\u00e9quente en Suisse, en Autriche et en Allemagne. Par exemple, en 2019, seuls 4791 cas de tuberculose ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9s en Allemagne, ce qui correspond \u00e0 une incidence de 5,8 nouveaux cas pour 100 000 habitants. Apr\u00e8s une augmentation significative en 2015 dans le cadre de la vague de r\u00e9fugi\u00e9s, les chiffres ont baiss\u00e9 pour la premi\u00e8re fois en 2017 et ont stagn\u00e9 en 2018. L&#8217;ann\u00e9e 2020 montre certes une nouvelle baisse, mais c&#8217;est une ann\u00e9e particuli\u00e8re en raison d&#8217;un sous-diagnostic et des masques diffus\u00e9s dans le cadre de la pand\u00e9mie Corona.<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La tuberculose est de moins en moins fr\u00e9quente en Suisse, en Autriche et en Allemagne. Par exemple, en 2019, seuls 4791 cas de tuberculose ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9s en Allemagne, ce qui correspond \u00e0 une incidence de 5,8 nouveaux cas pour 100 000 habitants. Apr\u00e8s une augmentation significative en 2015 dans le cadre de la vague de r\u00e9fugi\u00e9s, les chiffres ont baiss\u00e9 pour la premi\u00e8re fois en 2017 et ont stagn\u00e9 en 2018. En 2019, on observe une nette diminution. L&#8217;ann\u00e9e 2020 montre certes une nouvelle baisse, mais c&#8217;est une ann\u00e9e particuli\u00e8re en raison d&#8217;une part d&#8217;un sous-diagnostic et d&#8217;autre part des distances prises et des masques diffus\u00e9s dans le cadre de la pand\u00e9mie de Corona [1,2].<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La situation est tr\u00e8s diff\u00e9rente \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle mondiale : Selon les estimations de l&#8217;Organisation mondiale de la sant\u00e9 (OMS), environ 10 millions de personnes dans le monde ont contract\u00e9 la tuberculose en 2018 et 1,5 million en sont mortes. La tuberculose est ainsi l&#8217;une des dix premi\u00e8res causes de mortalit\u00e9 dans le monde. Les pays les plus touch\u00e9s sont l&#8217;Inde, l&#8217;Indon\u00e9sie, la Chine, les Philippines, le Bangladesh, le Nigeria, le Pakistan et l&#8217;Afrique du Sud, o\u00f9 vivent les deux tiers des cas de tuberculose dans le monde [1]. Cela a \u00e9galement une influence sur l&#8217;Allemagne, l&#8217;Autriche et la Suisse. Ainsi, ces derni\u00e8res ann\u00e9es en Allemagne, la proportion de personnes atteintes de tuberculose n\u00e9es \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger a augment\u00e9 pour atteindre 72% en 2019 [3].<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La tuberculose devenant de plus en plus rare en Suisse, en Allemagne et en Autriche, les connaissances sur la maladie et les mesures d&#8217;hygi\u00e8ne se perdent au sein du corps m\u00e9dical. Il n&#8217;en \u00e9tait pas de m\u00eame au d\u00e9but du si\u00e8cle dernier. Ainsi, dans son roman &#8220;La montagne magique&#8221;, dont l&#8217;action se d\u00e9roule \u00e0 Davos, en Suisse, Thomas Mann d\u00e9crit les diff\u00e9rentes facettes de la tuberculose, mais aussi les mesures d&#8217;hygi\u00e8ne [4]. Ainsi, \u00e0 chaque sortie, qui n&#8217;\u00e9tait pas rare apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s, on proc\u00e9dait \u00e0 une d\u00e9sinfection approfondie de la chambre du patient, ce que nous appellerions aujourd&#8217;hui une &#8220;d\u00e9sinfection finale&#8221;. Ce qui est int\u00e9ressant dans ce roman publi\u00e9 en 1924, c&#8217;est qu&#8217;il ne d\u00e9crit aucun isolement des malades de la tuberculose et aucune mesure contre la transmission par voie a\u00e9rienne. Il n&#8217;y a pas de repr\u00e9sentation de r\u00e8gles de distance, ni de port de masques ou autres. Ceci est d&#8217;autant plus surprenant que Robert Koch avait d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9 en 1892 le <em>Mycobacterium tuberculosis<\/em> comme agent pathog\u00e8ne de la tuberculose. Il montre toutefois de mani\u00e8re exemplaire \u00e0 quel point l&#8217;accent est mis sur la transmission de surfaces inanim\u00e9es lors de maladies infectieuses plut\u00f4t que sur la transmission d&#8217;homme \u00e0 homme. Ce mode de pens\u00e9e, tr\u00e8s r\u00e9pandu dans les maladies infectieuses, \u00e9tait \u00e9galement tr\u00e8s populaire au d\u00e9but de la pand\u00e9mie de Corona et a conduit \u00e0 des mesures de d\u00e9sinfection excessives, allant jusqu&#8217;\u00e0 la d\u00e9sinfection des ustensiles d&#8217;\u00e9criture.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&#8217;objectif de cet article est de d\u00e9crire, sur la base des recommandations internationales actuelles, les mesures d&#8217;hygi\u00e8ne n\u00e9cessaires en cas de tuberculose et d&#8217;identifier les mesures non n\u00e9cessaires.<\/p>\n\n<h2 id=\"prevention-dans-les-etablissements-medicaux\" class=\"wp-block-heading\">Pr\u00e9vention dans les \u00e9tablissements m\u00e9dicaux<\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le plus grand risque d&#8217;infection provient des cas de tuberculose non diagnostiqu\u00e9s et\/ou non trait\u00e9s. Les travailleurs de la sant\u00e9 sont donc expos\u00e9s \u00e0 un risque accru de transmission [5\u20137]. D\u00e8s le d\u00e9but du traitement, la contagiosit\u00e9 diminue rapidement. La d\u00e9tection d&#8217;un cas de tuberculose permet de prendre les mesures de protection d\u00e9crites ci-dessous et de r\u00e9duire fortement le risque d&#8217;infection. C&#8217;est pourquoi les mesures devraient \u00eatre appliqu\u00e9es d\u00e8s les cas incertains ou suspects de tuberculose.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La coop\u00e9ration du patient est importante pour la mise en \u0153uvre des mesures d&#8217;hygi\u00e8ne. Il convient donc d&#8217;accorder une importance particuli\u00e8re \u00e0 l&#8217;information individuelle. Le patient doit toujours porter un masque bucco-nasal lorsqu&#8217;il est en contact avec d&#8217;autres personnes. Ce dernier emp\u00eache efficacement la formation de l&#8217;a\u00e9rosol en tant qu&#8217;agent infectieux. En outre, il convient de respecter ce que l&#8217;on appelle une &#8220;\u00e9tiquette de toux&#8221;. Cela signifie que le patient est invit\u00e9 \u00e0 ne pas tousser directement sur quelqu&#8217;un, \u00e0 couvrir sa bouche et son nez d&#8217;un mouchoir en papier lorsqu&#8217;il tousse et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, \u00e0 jeter les crachats contenant des agents pathog\u00e8nes dans les poubelles pr\u00e9vues \u00e0 cet effet, puis \u00e0 se d\u00e9sinfecter les mains.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La tuberculose est consid\u00e9r\u00e9e comme une maladie non hautement infectieuse et se transmet presque exclusivement par voie a\u00e9rog\u00e8ne, par inhalation de noyaux de gouttelettes minuscules (a\u00e9rosols &lt;5 \u00b5m3). L&#8217;infection se produit g\u00e9n\u00e9ralement par voie a\u00e9rog\u00e8ne, via de minuscules gouttelettes de s\u00e9cr\u00e9tions bronchiques contenant l&#8217;agent pathog\u00e8ne, qui sont lib\u00e9r\u00e9es par le malade lorsqu&#8217;il tousse, \u00e9ternue, parle ou chante, et inhal\u00e9es par les personnes en contact. En revanche, les noyaux de gouttelettes plus gros s\u00e9dimentent plus rapidement et peuvent \u00eatre \u00e9limin\u00e9s par l&#8217;auto-nettoyage des voies respiratoires. Leur contagiosit\u00e9 est donc plut\u00f4t faible [7]. Sur des surfaces inanim\u00e9es, on pourrait d\u00e9montrer exp\u00e9rimentalement une survie de Mycobacterium tuberculosis jusqu&#8217;\u00e0 4 mois [8], mais il s&#8217;agit d&#8217;une hypoth\u00e8se th\u00e9orique, car les agents pathog\u00e8nes s\u00e9diment\u00e9s et s\u00e9ch\u00e9s dans les expectorations ne peuvent gu\u00e8re atteindre les poumons par voie a\u00e9rog\u00e8ne de mani\u00e8re pertinente [8,9]. En pratique, cela signifie que seuls les patients atteints de tuberculose pulmonaire qui expectorent des quantit\u00e9s notables d&#8217;agents pathog\u00e8nes via les s\u00e9cr\u00e9tions bronchiques sont consid\u00e9r\u00e9s comme contagieux. La d\u00e9tection se fait ici par l&#8217;expectoration ou les s\u00e9cr\u00e9tions bronchiques et la d\u00e9tection directe au microscope, la PCR ou la d\u00e9tection culturelle. La Commission pour l&#8217;hygi\u00e8ne hospitali\u00e8re et la pr\u00e9vention des infections de l&#8217;Institut Robert Koch (KRINKO) ne consid\u00e8re donc logiquement comme infectieuse que la tuberculose pulmonaire contagieuse, commun\u00e9ment appel\u00e9e &#8220;ouverte&#8221;. Une tuberculose extrapulmonaire peut th\u00e9oriquement se propager, par exemple, par l&#8217;urine ou le pus. Mais cela est tr\u00e8s rare en pratique, la <em>tuberculose extrapulmonaire<\/em> est donc class\u00e9e comme une tuberculose non contagieuse ou &#8220;ferm\u00e9e&#8221; [9]. Les recommandations d&#8217;hygi\u00e8ne suivantes s&#8217;appliquent donc \u00e0 une <em>tuberculose pulmonaire contagieuse<\/em> ou, dans le cadre de la d\u00e9sinfection des surfaces, \u00e0 des tuberculoses extrapulmonaires pour lesquelles une diss\u00e9mination des agents pathog\u00e8nes est \u00e0 craindre.<\/p>\n\n<h2 id=\"risque-dinfection\" class=\"wp-block-heading\">Risque d&#8217;infection<\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le d\u00e9but d&#8217;un traitement antituberculeux r\u00e9duit rapidement l&#8217;excr\u00e9tion de l&#8217;agent pathog\u00e8ne et donc le risque d&#8217;infection. Au plus tard 3 semaines apr\u00e8s un traitement antituberculeux efficace, le patient ne doit plus \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme infectieux. La r\u00e9ponse au traitement peut \u00eatre \u00e9valu\u00e9e par l&#8217;\u00e9volution radiologique et l&#8217;am\u00e9lioration du tableau clinique, par exemple la prise de poids du patient [9]. Les lignes directrices de l&#8217;OMS [10,11], des CDC am\u00e9ricains [12,13], du Comit\u00e9 central allemand de lutte contre la tuberculose [7] et du NICE britannique [14] s&#8217;accordent \u00e0 dire que le personnel m\u00e9dical et les personnes en contact avec une tuberculose contagieuse doivent porter un masque de protection respiratoire. Les recommandations sont les suivantes : FFP2 et N95. Ces deux types de masques sont bien connus gr\u00e2ce \u00e0 la pand\u00e9mie actuelle de Corona et n&#8217;ont pas besoin d&#8217;\u00eatre expliqu\u00e9s ici. Les recommandations britanniques pr\u00e9conisent en outre l&#8217;utilisation de masques FFP3 pour les processus g\u00e9n\u00e9rant des a\u00e9rosols, tels que la bronchoscopie, tandis que pour la tuberculose multir\u00e9sistante, ou TB-MR, toutes les recommandations s&#8217;accordent pour exiger un masque FFP3. Cette recommandation est remarquable dans la mesure o\u00f9 la transmissibilit\u00e9 de Mycobacterium tuberculosis ne d\u00e9pend pas de sa r\u00e9sistance aux m\u00e9dicaments, les mesures de protection devraient donc \u00eatre identiques, quel que soit le niveau de r\u00e9sistance. En r\u00e9alit\u00e9, les mesures de protection d\u00e9pendent de la gravit\u00e9 des s\u00e9quelles et de l&#8217;impossibilit\u00e9 de traiter la tuberculose multir\u00e9sistante, et les exigences de protection hygi\u00e9nique sont maximis\u00e9es. Outre la classe de filtration des masques, il est essentiel que le personnel soit form\u00e9 \u00e0 l&#8217;utilisation des masques et sache les mettre et les retirer de mani\u00e8re hygi\u00e9nique. Il est \u00e9galement essentiel que le masque soit correctement \u00e9tanche. Pendant la pand\u00e9mie de Corona, on observe parfois des porteurs qui, en raison de la forme \u00e9troite de leur visage, ont un d\u00e9bit de fuite \u00e9lev\u00e9, ce qui signifie qu&#8217;ils inhalent de l&#8217;air non filtr\u00e9 \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du masque. Les masques sont donc essentiellement inefficaces. Un prot\u00e8ge-nez bien ajust\u00e9 serait un meilleur choix dans ces cas. Le fait que les masques FFP soient g\u00e9n\u00e9ralement meilleurs que les protections bucco-nasales fait donc partie des mythes en mati\u00e8re d&#8217;hygi\u00e8ne.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour le patient tuberculeux, toutes les recommandations internationales pr\u00e9conisent le port d&#8217;un masque bucco-nasal, car cette mesure permet d&#8217;\u00e9viter efficacement la formation d&#8217;un a\u00e9rosol et la propagation spatiale d\u00e9j\u00e0 \u00e9voqu\u00e9es plus haut.<\/p>\n\n<h2 id=\"traitement-de-lair-interieur\" class=\"wp-block-heading\">Traitement de l&#8217;air int\u00e9rieur<\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Actuellement, la question de la ventilation des locaux ou de l&#8217;installation d&#8217;un syst\u00e8me de ventilation des locaux a connu un regain d&#8217;int\u00e9r\u00eat. Toutes les recommandations internationales susmentionn\u00e9es contiennent, pour les patients atteints de tuberculose pulmonaire dont les crachats contiennent d\u00e9j\u00e0 des bact\u00e9ries d\u00e9tectables au microscope, appel\u00e9s &#8220;patients \u00e0 crachats positifs&#8221;, la pr\u00e9misse d&#8217;une technique de ventilation des locaux \u00e0 pression n\u00e9gative, lorsqu&#8217;elle est disponible. Il est probable que peu de cliniques et d&#8217;\u00e9tablissements m\u00e9dicaux traitant des patients tuberculeux contagieux disposent d&#8217;une telle technique. C&#8217;est pourquoi, en Allemagne par exemple, le traitement de la tuberculose multir\u00e9sistante ne n\u00e9cessite pas d&#8217;installation de ventilation et d&#8217;a\u00e9ration (RLTA) [9]. Toutefois, s&#8217;il existe un syst\u00e8me de ventilation des locaux, celui-ci doit fonctionner en pression n\u00e9gative, c&#8217;est-\u00e0-dire que la chambre du patient doit \u00eatre en d\u00e9pression relative par rapport \u00e0 l&#8217;environnement, afin d&#8217;\u00e9viter que l&#8217;air ne s&#8217;\u00e9chappe dans les pi\u00e8ces voisines. Par ailleurs, aucune recommandation n&#8217;exige explicitement la mise en place d&#8217;un sas. Si un syst\u00e8me de ventilation est utilis\u00e9, l&#8217;air doit \u00eatre \u00e9vacu\u00e9 directement vers l&#8217;ext\u00e9rieur ou renvoy\u00e9 dans la chambre du patient via une filtration efficace. Outre la filtration, l&#8217;effet essentiel d&#8217;un syst\u00e8me de ventilation est d&#8217;assurer un renouvellement r\u00e9gulier de l&#8217;air. C&#8217;est pourquoi, en cas de ventilation par les fen\u00eatres, l&#8217;OMS et le DZK mentionnent un taux de renouvellement d&#8217;air d&#8217;au moins 2 fois par heure. L&#8217;id\u00e9al est d&#8217;a\u00e9rer par les fen\u00eatres oppos\u00e9es, si elles existent. Une \u00e9tude canadienne a montr\u00e9 que lorsque le taux de renouvellement de l&#8217;air \u00e9tait inf\u00e9rieur \u00e0 2 fois par heure, le risque de conversion \u00e0 la tuberculine, c&#8217;est-\u00e0-dire d&#8217;infection du personnel m\u00e9dical, \u00e9tait multipli\u00e9 par 3 [15]. Il est donc essentiel de respecter ce taux de renouvellement d&#8217;air en l&#8217;absence de RLTA [6].<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&#8217;irradiation UV est de plus en plus utilis\u00e9e pour d\u00e9truire l&#8217;ADN des bact\u00e9ries. Dans ce cas, on utilise g\u00e9n\u00e9ralement une longueur d&#8217;onde de 294 nm. Les appareils sont utilis\u00e9s soit directement dans les gaines de ventilation, soit comme dispositifs transportables pour la d\u00e9sinfection finale des chambres des patients [6]. L&#8217;exposition aux UV doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un compl\u00e9ment aux mesures existantes et non comme une mesure unique. Il est toutefois difficile de prouver l&#8217;effet de la lumi\u00e8re UV dans le cadre d&#8217;un ensemble de mesures dans des \u00e9tudes, c&#8217;est pourquoi il n&#8217;existe \u00e0 ce jour que peu de preuves en faveur de son utilisation et la lumi\u00e8re UV n&#8217;a pas encore trouv\u00e9 sa place dans les recommandations susmentionn\u00e9es des \u00c9tats-Unis, de la Grande-Bretagne et de l&#8217;Allemagne. Diel et al. consid\u00e8rent donc leur valeur comme une possibilit\u00e9 d&#8217;intervention compl\u00e9mentaire lorsqu&#8217;une ventilation suffisante est difficile \u00e0 mettre en \u0153uvre [6].<\/p>\n\n<h2 id=\"desinfection-des-surfaces\" class=\"wp-block-heading\">D\u00e9sinfection des surfaces<\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Comme nous l&#8217;avons mentionn\u00e9 au d\u00e9but de cet article, la d\u00e9sinfection des surfaces est introduite dans l&#8217;hygi\u00e8ne de la tuberculose depuis plus d&#8217;un si\u00e8cle. En d\u00e9pit de cette popularit\u00e9 et de cette diffusion, le CCM consid\u00e8re que le risque d&#8217;infection a\u00e9rog\u00e8ne provenant de surfaces contamin\u00e9es est tr\u00e8s faible, car les particules s\u00e9diment\u00e9es ne sont pratiquement pas r\u00e9\u00e9mises dans l&#8217;air sous forme de noyaux de gouttelettes respirables [7]. C&#8217;est pourquoi l&#8217;h\u00f4pital ne pr\u00e9conise pas de d\u00e9sinfection particuli\u00e8re de la chambre d&#8217;un tuberculeux pendant son hospitalisation [7,9]. D&#8217;autre part, des \u00e9tudes exp\u00e9rimentales ont montr\u00e9 que les agents pathog\u00e8nes de la tuberculose restent vitaux jusqu&#8217;\u00e0 4 mois sur des surfaces inanim\u00e9es [8]. Les recommandations allemandes du DZK et de la KRINKO s&#8217;accordent toutes deux sur la d\u00e9sinfection des chambres des patients pendant le s\u00e9jour du patient tuberculeux, qui ne diff\u00e8re pas de celle des autres chambres des patients [7,9,12,13]. Outre l&#8217;absence de risque d&#8217;infection par des mycobact\u00e9ries d\u00e9j\u00e0 s\u00e9diment\u00e9es, une r\u00e9duction significative du nombre de mycobact\u00e9ries est obtenue apr\u00e8s quelques minutes seulement avec les d\u00e9sinfectants standard.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il n&#8217;existe pas encore de recommandations uniformes pour les domaines fonctionnels. Par analogie avec les chambres des patients et d&#8217;autres agents pathog\u00e8nes multir\u00e9sistants, tels que le SARM, on peut \u00e9galement supposer qu&#8217;une d\u00e9sinfection des surfaces proches du patient et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, des surfaces suppl\u00e9mentaires souill\u00e9es, est suffisante pour emp\u00eacher la propagation des agents pathog\u00e8nes [6,7]. La situation est diff\u00e9rente lors de la sortie du patient, o\u00f9 l&#8217;on cherche \u00e0 \u00e9liminer compl\u00e8tement toutes les mycobact\u00e9ries tout en ayant la possibilit\u00e9, apr\u00e8s la sortie du patient, de garantir des temps d&#8217;exposition plus longs et des concentrations plus \u00e9lev\u00e9es dans la chambre sans mettre le patient en danger. Dans ce cas, le DZK, le KRINKO et le CDC recommandent une d\u00e9sinfection cibl\u00e9e avec des d\u00e9sinfectants de surface efficaces contre les mycobact\u00e9ries [7,16\u201318]. Il convient de veiller \u00e0 ce que la concentration et le temps d&#8217;action des d\u00e9sinfectants utilis\u00e9s soient correctement respect\u00e9s. Selon le d\u00e9sinfectant utilis\u00e9 et la concentration choisie, elle peut \u00eatre de 2 \u00e0 4 heures [19]. La d\u00e9sinfection de l&#8217;air ambiant, qui consiste \u00e0 pulv\u00e9riser un d\u00e9sinfectant de surface dans l&#8217;air ambiant, n&#8217;est pas n\u00e9cessaire [7].<\/p>\n\n<h2 id=\"pour-le-cabinet-medical\" class=\"wp-block-heading\">Pour le cabinet m\u00e9dical<\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Par exemple, si dans un cabinet de radiologie, la pr\u00e9sence d&#8217;une tuberculose pulmonaire contagieuse est suspect\u00e9e lors d&#8217;un examen radiologique, une d\u00e9sinfection par essuyage des surfaces avec lesquelles le patient a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sum\u00e9 en contact doit \u00eatre effectu\u00e9e avec un d\u00e9sinfectant pour surfaces qui est id\u00e9alement efficace contre la tuberculose. Si vous ne l&#8217;avez pas sous la main, vous devez toujours utiliser le d\u00e9sinfectant de surface disponible. Apr\u00e8s s\u00e9chage, la pi\u00e8ce peut \u00eatre r\u00e9utilis\u00e9e. Toutefois, en cas de contamination visible par des mat\u00e9riaux contenant des agents pathog\u00e8nes, par exemple des crachats sur le sol, une d\u00e9sinfection cibl\u00e9e doit \u00eatre effectu\u00e9e \u00e0 cet endroit avec un d\u00e9sinfectant de surface efficace contre les mycobact\u00e9ries [7,16\u2009\u201318].<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, aucune \u00e9tude n&#8217;a montr\u00e9 de lien direct entre une tuberculose manifeste et une surface contamin\u00e9e. Kramer constatait d\u00e9j\u00e0 en 2006 que &#8220;malgr\u00e9 la longue survie th\u00e9orique des agents pathog\u00e8nes s\u00e9diment\u00e9s, ceux-ci ne peuvent pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme une source d&#8217;infection pertinente&#8221; [8]. Il n&#8217;y a donc aucune raison objective de bloquer les salles de radiologie ou d&#8217;endoscopie pendant des heures jusqu&#8217;\u00e0 la fin du temps d&#8217;action des d\u00e9sinfectants de surface, comme on peut parfois l&#8217;observer, apr\u00e8s qu&#8217;un patient atteint (ou soup\u00e7onn\u00e9 d&#8217;\u00eatre atteint) de tuberculose pulmonaire y a s\u00e9journ\u00e9. Il en va de m\u00eame pour les patients atteints de tuberculose extrapulmonaire, qui sont consid\u00e9r\u00e9s comme non contagieux et chez qui il n&#8217;y a g\u00e9n\u00e9ralement pas de formation d&#8217;a\u00e9rosols et donc pas de contagion.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Si les masques de protection respiratoire sont g\u00e9n\u00e9ralement recommand\u00e9s en cas de tuberculose pulmonaire contagieuse, le port de blouses de protection et de gants jetables doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 de mani\u00e8re plus nuanc\u00e9e. En cas de contact avec des patients atteints de tuberculose ferm\u00e9e, lorsqu&#8217;il n&#8217;y a pas de contact avec du mat\u00e9riel contenant des agents pathog\u00e8nes, par exemple des s\u00e9cr\u00e9tions de plaies ou de l&#8217;urine, il est \u00e9galement possible de renoncer aux gants et aux blouses de protection \u00e0 usage unique, tout comme en cas de tuberculose pulmonaire contagieuse, par exemple lorsqu&#8217;il s&#8217;agit simplement d&#8217;un entretien avec le patient. Dans ces cas, l&#8217;hygi\u00e8ne dite de base est suffisante, c&#8217;est-\u00e0-dire qu&#8217;une d\u00e9sinfection des mains est effectu\u00e9e avant et apr\u00e8s le contact avec le patient.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Lorsqu&#8217;il existe un risque de contamination par du mat\u00e9riel contenant des agents pathog\u00e8nes, par exemple en cas de contact \u00e9troit avec le patient infectieux, lors de bronchoscopies, d&#8217;aspiration endotrach\u00e9ale, d&#8217;induction de crachats ou d&#8217;op\u00e9rations similaires, des gants et une blouse de protection doivent \u00eatre port\u00e9s [7,9]. Les blouses de protection ne doivent pas \u00eatre confondues avec les v\u00eatements professionnels tels que les blouses de m\u00e9decin. Les blouses de protection ont pour fonction d&#8217;emp\u00eacher que les v\u00eatements de travail ne soient contamin\u00e9s par des micro-organismes, mettant ainsi en danger les employ\u00e9s directement ou d&#8217;autres patients indirectement. Il s&#8217;agit de blouses \u00e0 manches longues, au moins imperm\u00e9ables aux liquides, avec fermeture dans le dos et poignets terminaux aux bras, qui peuvent \u00eatre d\u00e9sinfect\u00e9es ou jet\u00e9es comme des blouses jetables [9]. La blouse de protection est donc port\u00e9e par-dessus la blouse m\u00e9dicale ou \u00e0 la place de celle-ci. Il est int\u00e9ressant de noter que ni le DZK ni le KRINKO ne recommandent le port de lunettes de protection [7,9]. Dans ce cas, il convient toutefois de recourir aux lunettes de protection en cas de doute lors de bronchoscopies et de crachats induits.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La cagoule ne fait pas partie de l&#8217;\u00e9quipement de protection individuelle des patients atteints de tuberculose. Elle sert \u00e0 prot\u00e9ger le patient contre les infections, par exemple lors d&#8217;op\u00e9rations, mais n&#8217;a pas de valeur en tant qu&#8217;\u00e9quipement de protection pour le personnel m\u00e9dical en contact avec des patients tuberculeux. La transmission de la tuberculose par le cuir chevelu ou les cheveux n&#8217;est pas mentionn\u00e9e dans la litt\u00e9rature sp\u00e9cialis\u00e9e. Il en va de m\u00eame pour la transmission par les chaussures, de sorte qu&#8217;il faut absolument \u00e9viter les couvre-chaussures. Ceux-ci ne font que pr\u00e9senter un risque d&#8217;accident inutile, et pas seulement en essayant de les enfiler debout.<\/p>\n\n<h2 id=\"resume-et-conclusion-pour-la-pratique\" class=\"wp-block-heading\">R\u00e9sum\u00e9 et conclusion pour la pratique<\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La mesure la plus importante pour \u00e9viter les contaminations par la tuberculose est le diagnostic pr\u00e9coce de la tuberculose. Une \u00e9tude men\u00e9e aux Pays-Bas dans les ann\u00e9es 1990 a montr\u00e9 un d\u00e9lai moyen de 2,5 mois entre le premier contact avec un m\u00e9decin pr\u00e9sentant des sympt\u00f4mes typiques et le diagnostic de tuberculose [20]. D&#8217;apr\u00e8s l&#8217;exp\u00e9rience des auteurs, cette dur\u00e9e a plut\u00f4t tendance \u00e0 s&#8217;allonger. En cas de contact avec une tuberculose non contagieuse, dite &#8220;ferm\u00e9e&#8221;, les mesures d&#8217;hygi\u00e8ne de base ou standard suffisent g\u00e9n\u00e9ralement. Dans la quasi-totalit\u00e9 des cas, la tuberculose extrapulmonaire n&#8217;est pas cens\u00e9e \u00eatre contagieuse.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En cas de tuberculose pulmonaire contagieuse, le port d&#8217;un masque FFP2 par le personnel m\u00e9dical est n\u00e9cessaire, le patient doit si possible porter un masque bucco-nasal afin d&#8217;\u00e9viter ainsi la formation d&#8217;un nuage d&#8217;a\u00e9rosols et la diffusion des a\u00e9rosols dans l&#8217;environnement. Gr\u00e2ce \u00e0 cette mesure, le risque d&#8217;infection est nettement minimis\u00e9. En outre, il est recommand\u00e9 de d\u00e9sinfecter les surfaces de contact du patient dans les zones fonctionnelles telles que les endoscopes et les cabinets m\u00e9dicaux.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En cas de contact \u00e9troit avec le patient ou si un contact avec du mat\u00e9riel infectieux est \u00e0 craindre, le personnel doit \u00e9galement porter une blouse de protection et des gants jetables. Pour la pratique ambulatoire, en plus de l&#8217;hygi\u00e8ne standard, il est recommand\u00e9 de convoquer les patients suspects de tuberculose contagieuse qui suivent un traitement ou un diagnostic ambulatoire, au d\u00e9but ou \u00e0 la fin de la consultation, afin d&#8217;\u00e9viter tout contact inutile avec d&#8217;autres patients. Il est bon qu&#8217;ils puissent \u00eatre imm\u00e9diatement s\u00e9par\u00e9s dans une pi\u00e8ce. Le patient doit \u00eatre encourag\u00e9 \u00e0 utiliser une \u00e9tiquette de toux et \u00e0 porter une protection bucco-nasale [9].<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il n&#8217;est pas rare que le diagnostic de tuberculose soit pos\u00e9 a posteriori et que le patient ait d\u00e9j\u00e0 consult\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises, par exemple pour une perte de poids ou une toux persistante. Si une tuberculose est ensuite diagnostiqu\u00e9e dans le cadre d&#8217;un examen compl\u00e9mentaire, aucune mesure de d\u00e9sinfection n&#8217;est en g\u00e9n\u00e9ral n\u00e9cessaire a posteriori pour les s\u00e9jours pass\u00e9s au cabinet m\u00e9dical [9]. Il en va de m\u00eame pour la sph\u00e8re domestique. L\u00e0 aussi, le risque d&#8217;infection prend fin avec l&#8217;\u00e9tablissement du diagnostic et la mise en place de mesures d&#8217;isolement. Une d\u00e9sinfection importante de l&#8217;environnement personnel peut \u00eatre \u00e9vit\u00e9e. La d\u00e9sinfection des surfaces avec un produit antituberculeux n&#8217;est conseill\u00e9e que pour les personnes immunod\u00e9prim\u00e9es ou les jeunes enfants.<\/p>\n\n<h2 id=\"messages-take-home\" class=\"wp-block-heading\">Messages Take-Home<\/h2>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>La mesure la plus importante pour \u00e9viter les contaminations par la tuberculose est le diagnostic pr\u00e9coce de la tuberculose.<\/li>\n\n\n\n<li>En cas de contact avec une tuberculose non contagieuse, dite &#8220;ferm\u00e9e&#8221;, les mesures d&#8217;hygi\u00e8ne de base ou standard suffisent g\u00e9n\u00e9ralement. Dans la quasi-totalit\u00e9 des cas, la tuberculose extrapulmonaire n&#8217;est pas cens\u00e9e \u00eatre contagieuse.<\/li>\n\n\n\n<li>En cas de tuberculose pulmonaire contagieuse, le port d&#8217;un masque FFP2 par le personnel m\u00e9dical est n\u00e9cessaire et le patient doit, si possible, porter une protection bucco-nasale.<\/li>\n\n\n\n<li>La transmission de la TB via des surfaces contamin\u00e9es est peu probable. En pratique, cela signifie qu&#8217;il suffit de d\u00e9sinfecter les surfaces de contact avec un chiffon et que la pi\u00e8ce peut \u00eatre r\u00e9utilis\u00e9e imm\u00e9diatement apr\u00e8s le s\u00e9chage.<\/li>\n\n\n\n<li>Pour la pratique ambulatoire, outre l&#8217;hygi\u00e8ne standard, il est recommand\u00e9 de convoquer les patients suspects de tuberculose contagieuse au d\u00e9but ou \u00e0 la fin de la consultation afin d&#8217;\u00e9viter tout contact inutile avec d&#8217;autres patients.<\/li>\n<\/ul>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Comit\u00e9 central allemand de lutte contre la tuberculose : www.dzk-tuberkulose.de.<\/li>\n\n\n\n<li>Organisation mondiale de la sant\u00e9 (OMS). Rapport mondial sur la tuberculose 2018. Gen\u00e8ve 2019.<\/li>\n\n\n\n<li>Rapport sur l&#8217;\u00e9pid\u00e9miologie de la tuberculose en Allemagne pour 2019. Robert-Koch-Institut, Berlin 2020.<\/li>\n\n\n\n<li>Mann Th : La Montagne magique. S. Fischer Verlag Berlin 1924.<\/li>\n\n\n\n<li>Diel R, Niemann S, Nienhaus A : Risk of tuberculosis transmission among healthcare workers. ERJ Open Res 2018 Apr 9 ; 4(2) : 2.<\/li>\n\n\n\n<li>Diel R, Nienhaus A, Witte P, et al : Protection of healthcare workers against transmission of Mycobacterium tuberculosis in hospitals : a review of the evidence. ERJ Open Res 2020 ; 6 : 00317-2019 ; doi : 10.1183\/23120541.00317-2019.<\/li>\n\n\n\n<li>Comit\u00e9 central allemand de la tuberculose. Pr\u00e9vention des infections en cas de tuberculose &#8211; Recommandations du CDC. Pneumologie 2012 ; 66(05) : 269-282.<\/li>\n\n\n\n<li>Kramer A, Schwebke I, Kampf G : Combien de temps les pathog\u00e8nes nosocomiaux persistent-ils sur les surfaces inanim\u00e9es ? Une revue syst\u00e9matique. BMC Infectious Diseases 2006, 6 : 130 ; doi:10.1186\/1471-2334-6-130<\/li>\n\n\n\n<li>Recommandation de la Commission d&#8217;hygi\u00e8ne hospitali\u00e8re et de pr\u00e9vention des infections de l&#8217;Institut Robert Koch ; Pr\u00e9vention des infections dans le cadre des soins et du traitement des patients atteints de maladies transmissibles, Bundesgesundheitsblatt 2015 ; 58 : 1151-1170.<\/li>\n\n\n\n<li>Organisation mondiale de la sant\u00e9. Politique de l&#8217;OMS sur le contr\u00f4le des infections tuberculeuses dans les \u00e9tablissements de sant\u00e9, les collectivit\u00e9s et les m\u00e9nages. Gen\u00e8ve : Organisation mondiale de la sant\u00e9 2009.<\/li>\n\n\n\n<li>Organisation mondiale de la sant\u00e9 (OMS). Lignes directrices de l&#8217;OMS sur la pr\u00e9vention et le contr\u00f4le de l&#8217;infection par la tuberculose, mise \u00e0 jour 2019. Gen\u00e8ve 2019.<\/li>\n\n\n\n<li>Jensen PA, Lambert LA, Iademarco MF, Ridzon R. : CDC Guidelines for preventing the transmission of Mycobacterium tuberculosis in healthcare settings, 2005. MMWR Recomm Rep 2005 ; 54 : 1-141.<\/li>\n\n\n\n<li>Guideline for Disinfection and Sterilization in Healthcare Facilities 2008 (Guide de d\u00e9sinfection et de st\u00e9rilisation dans les \u00e9tablissements de sant\u00e9). \u00c9ditions et modifications [February 2017]. Disponible \u00e0 l&#8217;adresse suivante : www.cdc.gov\/infectioncontrol\/guidelines\/disinfection\/updates.html. Accessed 25 ao\u00fbt 2019.<\/li>\n\n\n\n<li>National Institute for Health and Care Excellence. Tuberculose : pr\u00e9vention, diagnostic, gestion et organisation des services (NICE guideline 33) 2016. Disponible \u00e0 l&#8217;adresse suivante : www.nice.org.uk\/guidance\/ng33. Date de publication : 25 ao\u00fbt 2019.<\/li>\n\n\n\n<li>Menzies D, Fanning A, Yuan L, et al : Hospital ventilation and risk for tuberculous infection in Canadian healthcare workers. Groupe de collaboration canadien sur la transmission nosocomiale de la tuberculose. Ann Intern Med 2000 ; 133 : 779-789.<\/li>\n\n\n\n<li>Recommandation de la Commission pour l&#8217;hygi\u00e8ne hospitali\u00e8re et la pr\u00e9vention des infections aupr\u00e8s de l&#8217;Institut Robert Koch ; Exigences en mati\u00e8re d&#8217;hygi\u00e8ne lors du nettoyage et de la d\u00e9sinfection des surfaces, Bundesgesundheitsblatt 2004 ; 47 : 51-61.<\/li>\n\n\n\n<li>Schulz-St\u00fcbner S : Tuberculosis in Hospital Hygiene, hygiene-related medical and ABS-related medical ; Springer 2017 : 341-346.<\/li>\n\n\n\n<li>CDC Guideline for Disinfection and Sterilization in Healthcare Facilities 2008 (Lignes directrices du CDC pour la d\u00e9sinfection et la st\u00e9rilisation dans les \u00e9tablissements de sant\u00e9).<\/li>\n\n\n\n<li>Commission des d\u00e9sinfectants du Verbund f\u00fcr Angewandte Hygiene e.V. (VAH). Liste des d\u00e9sinfectants de la VAH. Wiesbaden, Allemagne : Mhp-Verlag GmbH 2011.<\/li>\n\n\n\n<li>Geuns van HA, Hellinga HS, Bleiker MA, Styblo K : Surveillance du diagnostic et des mesures de traitement aux Pays-Bas. TSRU Program Report 1987 ; 1 : 60-81.<\/li>\n<\/ol>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>InFo PNEUMOLOGIE &amp; ALLERGOLOGIE 2021 ; 3(4) : 12-16<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La tuberculose est de moins en moins fr\u00e9quente en Suisse, en Autriche et en Allemagne. 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