{"id":326858,"date":"2022-01-12T01:00:00","date_gmt":"2022-01-12T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/psma-dans-le-diagnostic-et-la-therapie-ou-va-t-on\/"},"modified":"2022-01-12T01:00:00","modified_gmt":"2022-01-12T00:00:00","slug":"psma-dans-le-diagnostic-et-la-therapie-ou-va-t-on","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/psma-dans-le-diagnostic-et-la-therapie-ou-va-t-on\/","title":{"rendered":"PSMA dans le diagnostic et la th\u00e9rapie : o\u00f9 va-t-on ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>L&#8217;antig\u00e8ne membranaire sp\u00e9cifique de la prostate (PSMA) joue un r\u00f4le de plus en plus important, et pas seulement dans le diagnostic du cancer de la prostate. Le radioligand <sup>117Lutetium-PSMA-617<\/sup>offre \u00e9galement une nouvelle option th\u00e9rapeutique pour le cancer de la prostate avanc\u00e9 r\u00e9sistant \u00e0 la castration (mCRPC). Celle-ci pourrait bient\u00f4t atteindre des stades plus pr\u00e9coces de la maladie et des lignes de traitement.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>La radioth\u00e9rapie au <sup>117Lutetium-PSMA-617<\/sup>a suscit\u00e9 un grand int\u00e9r\u00eat lors de tous les grands congr\u00e8s d&#8217;oncologie de cette ann\u00e9e. Une raison suffisante pour qu&#8217;une session sp\u00e9ciale lui soit consacr\u00e9e lors de l&#8217;<em> Advanced Prostate Cancer Consensus Conference <\/em>(APCCC), qui s&#8217;est tenue le 9 octobre. Outre les r\u00e9sultats des \u00e9tudes actuelles, les d\u00e9fis cliniques et les espoirs pour l&#8217;avenir ont \u00e9t\u00e9 discut\u00e9s \u00e0 cette occasion, tant dans le domaine du traitement bas\u00e9 sur la PSMA que dans celui du diagnostic.<\/p>\n<h2 id=\"psma-petit-guide-de-reference\">PSMA : Petit guide de r\u00e9f\u00e9rence<\/h2>\n<p>L&#8217;antig\u00e8ne membranaire sp\u00e9cifique de la prostate (PSMA) est une prot\u00e9ine transmembranaire ayant la fonction enzymatique d&#8217;une folathydrolase-carboxypeptidase. Il poss\u00e8de un domaine cytoplasmique court et un domaine extracellulaire long, ainsi qu&#8217;une r\u00e9gion transmembranaire hydrophobe [1,2]. La PSMA est exprim\u00e9e en particulier, mais pas exclusivement, dans les cellules \u00e9pith\u00e9liales de la prostate. Dans le cas du cancer de la prostate, on observe une surexpression jusqu&#8217;\u00e0 1000 fois sup\u00e9rieure \u00e0 celle des autres types de tissus. La prot\u00e9ine la plus susceptible de servir \u00e0 l&#8217;absorption de l&#8217;acide folique et du glutamate, mais son r\u00f4le exact n&#8217;a pas encore \u00e9t\u00e9 \u00e9lucid\u00e9 \u00e0 ce jour. Outre la prostate, la PSMA est physiologiquement pr\u00e9sente dans les glandes lacrymales et salivaires ainsi que dans l&#8217;intestin gr\u00eale. Une expression l\u00e9g\u00e8rement plus faible est d\u00e9tect\u00e9e dans le foie, la rate et les ganglions parasympathiques, ce qui peut parfois conduire \u00e0 des r\u00e9sultats faussement positifs dans l&#8217;imagerie bas\u00e9e sur la PSMA [3]. De plus, comme les traceurs utilis\u00e9s sont \u00e9limin\u00e9s par voie r\u00e9nale, leur absorption par les reins, les uret\u00e8res et la vessie est in\u00e9vitable.<\/p>\n<p>Il existe des diff\u00e9rences intra- et interindividuelles marqu\u00e9es dans l&#8217;expression de la PSMA, qui ont une grande importance en clinique. D&#8217;une part, sans PSMA, la cible th\u00e9rapeutique fait d\u00e9faut, d&#8217;autre part, les l\u00e9sions PSMA n\u00e9gatives ne peuvent pas \u00eatre d\u00e9tect\u00e9es par l&#8217;imagerie bas\u00e9e sur le PSMA. Jusqu&#8217;\u00e0 10% des patients ne pr\u00e9sentent aucune expression ou seulement une expression minimale. En g\u00e9n\u00e9ral, elle est plus \u00e9lev\u00e9e dans le mCRPC que dans le cancer de la prostate sensible \u00e0 la castration (CSPC). Des niveaux plus \u00e9lev\u00e9s de PSMA sont associ\u00e9s \u00e0 un score de Gleason plus \u00e9lev\u00e9 et \u00e0 une moins bonne survie globale [4]. Souvent, certains foyers d&#8217;un patient expriment la PSMA, tandis que d&#8217;autres restent invisibles sur la TEP PSMA &#8211; un d\u00e9fi clinique.<\/p>\n<p>La PSMA a \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9e comme une cible th\u00e9rapeutique et diagnostique potentielle il y a plus de 30 ans. D\u00e8s 1996, un anticorps monoclonal dirig\u00e9 contre la PSMA a re\u00e7u la premi\u00e8re autorisation de la FDA : <em>ProstaScint\u00ae.<\/em> Celui-ci s&#8217;est toutefois r\u00e9v\u00e9l\u00e9 peu fiable lors des essais cliniques, car il se lie au domaine cytoplasmique de la PSMA et ne s&#8217;installe donc que dans les cellules canc\u00e9reuses apoptotiques. Les approches r\u00e9centes qui ciblent la PSMA sont donc bas\u00e9es sur une attaque du domaine extracellulaire de la prot\u00e9ine transmembranaire.<\/p>\n<p>L&#8217;interaction du r\u00e9cepteur des androg\u00e8nes avec la PSMA est int\u00e9ressante. Par exemple, le traitement par d\u00e9privation androg\u00e9nique (ADT) entra\u00eene g\u00e9n\u00e9ralement une augmentation de l&#8217;expression de PSMA, tant dans les cas sensibles \u00e0 la castration que dans les cas r\u00e9sistants \u00e0 la castration [5,6]. Certaines m\u00e9tastases n&#8217;apparaissent m\u00eame pas \u00e0 l&#8217;imagerie PSMA avant l&#8217;ADT. En raison de la r\u00e9ponse tumorale, le cancer de la prostate sensible \u00e0 la castration (CSPC) produit des effets oppos\u00e9s de l&#8217;ADT sur l&#8217;imagerie PSMA : le nombre de cellules tumorales diminue, mais celles-ci pr\u00e9sentent une expression plus \u00e9lev\u00e9e de PSMA.<\/p>\n<h2 id=\"psma-dans-limagerie\">PSMA dans l&#8217;imagerie<\/h2>\n<p>En attendant, le PSMA-PET est une m\u00e9thode d&#8217;imagerie robuste avec un processus clairement d\u00e9fini et une bonne disponibilit\u00e9 mondiale. Des guidelines existent depuis 2017 et une mise \u00e0 jour est attendue en 2022 [7]. N\u00e9anmoins, l&#8217;utilisation optimale n&#8217;est pas d\u00e9finitivement \u00e9tablie et il existe quelques d\u00e9fis cliniques. Il existe notamment un grand nombre de traceurs qui n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 suffisamment compar\u00e9s entre eux jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent <span style=\"font-family:franklin gothic demi\">(aper\u00e7u&nbsp;1). <\/span>Quelques comparaisons sur un petit nombre de patients montrent des r\u00e9sultats similaires pour les diff\u00e9rentes substances [8,9]. Les donn\u00e9es les plus robustes existent pour la comparaison entre <sup>le 18F-PSMA-1007<\/sup>et <sup>le 68Ga-PSMA-11<\/sup>, probablement parce que ces traceurs sont les plus r\u00e9pandus. Dans ce cadre, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que <sup>le 18F-PSMA-1007<\/sup>donne plus de r\u00e9sultats faussement positifs. En particulier, les l\u00e9sions osseuses ne peuvent pas \u00eatre d\u00e9tect\u00e9es avec certitude par le <sup>18F-PSMA-1007<\/sup>en raison de l&#8217;accumulation physiologique dans la moelle osseuse. Il convient donc, en particulier pour ce traceur, de recourir \u00e0 une imagerie suppl\u00e9mentaire telle que l&#8217;IRM ou le scanner pour interpr\u00e9ter les images. D&#8217;autre part, <sup>le 18F-PSMA-1007<\/sup>s&#8217;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 extr\u00eamement utile dans l&#8217;\u00e9valuation des conditions locor\u00e9gionales [10]. En ce qui concerne la sensibilit\u00e9, il ne semble pas y avoir d&#8217;inconv\u00e9nient \u00e0 utiliser un traceur [11]. En fin de compte, diff\u00e9rents traceurs sont probablement plus appropri\u00e9s en fonction du setting &#8211; un domaine dans lequel il reste encore beaucoup \u00e0 explorer.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-18033\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/ubersicht1_oh6_s26.png\" style=\"height:208px; width:400px\" width=\"707\" height=\"368\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Outre le manque de caract\u00e9risation pr\u00e9cise de diff\u00e9rents traceurs, le PSMA-PET pr\u00e9sente \u00e9galement d&#8217;autres d\u00e9fis, notamment financiers. Quelle que soit la substance utilis\u00e9e, la sensibilit\u00e9 de la m\u00e9thode n&#8217;est jamais de 100%. De plus, l&#8217;\u00e9valuation fiable des images n\u00e9cessite une certaine exp\u00e9rience &#8211; exp\u00e9rience qui ne va pas de soi compte tenu de la nouveaut\u00e9. La PSMA n&#8217;est en aucun cas sp\u00e9cifique au cancer, \u00e0 la prostate ou m\u00eame au cancer de la prostate. La place clinique de l&#8217;imagerie bas\u00e9e sur la PSMA et son impact sur la pratique clinique doivent \u00e9galement \u00eatre clarifi\u00e9s \u00e0 l&#8217;avenir.<\/p>\n<p>Ainsi, la question br\u00fblante est de savoir si le PSMA-PET est vraiment la meilleure modalit\u00e9 pour un staging fiable. Il est difficile de r\u00e9pondre \u00e0 cette question, d&#8217;autant plus que jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, presque tous les essais cliniques ont utilis\u00e9 l&#8217;imagerie conventionnelle pour \u00e9valuer le stade de la tumeur et que les comparaisons randomis\u00e9es font d\u00e9faut. Remplacer ou compl\u00e9ter l&#8217;imagerie classique par une TEP PSMA pourrait avoir des cons\u00e9quences durables et difficiles \u00e0 \u00e9valuer sur la prise en charge clinique, y compris le traitement, et donc sur le r\u00e9sultat. Si, par exemple, des m\u00e9tastases non encore d\u00e9tect\u00e9es sont identifi\u00e9es par cette m\u00e9thode, le risque de surtraitement n&#8217;est pas le moindre. D&#8217;autre part, il existe probablement des patients qui b\u00e9n\u00e9ficieraient d&#8217;une \u00e9valuation plus pr\u00e9cise du stade de leur maladie et donc d&#8217;une intensification du traitement. L&#8217;objectif doit rester d&#8217;identifier, gr\u00e2ce \u00e0 l&#8217;imagerie, les personnes qui ont r\u00e9ellement besoin d&#8217;une augmentation de l&#8217;intensit\u00e9 et d&#8217;am\u00e9liorer ainsi leurs r\u00e9sultats cliniques.<\/p>\n<p>Pour illustrer cette probl\u00e9matique, quelques chiffres impressionnants ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s \u00e0 l&#8217;APCCC. Ainsi, 98% des patients atteints de CRPC consid\u00e9r\u00e9s comme M0 dans le staging conventionnel pr\u00e9sentent des l\u00e9sions au PSMA-PET, dont 24% sont \u00e0 nouveau locales et 76% N1\/M1 [12]. Au total, environ la moiti\u00e9 des patients initialement M0 deviennent donc des patients M1 &#8211; un upstaging qui a des cons\u00e9quences. En effet, m\u00eame si les options de traitement sont similaires pour le CRPC m\u00e9tastatique et non m\u00e9tastatique, l&#8217;option de l&#8217;apalutamide ou du darolutamide est perdue selon le statut actuel de l&#8217;autorisation de mise sur le march\u00e9 [13]. Avec les nouvelles modalit\u00e9s d&#8217;imagerie, la gestion clinique doit toujours \u00eatre remise en question et adapt\u00e9e &#8211; un processus qui est actuellement en plein essor dans le cas du cancer de la prostate. Il ne fait aucun doute que la TEP PSMA est sup\u00e9rieure en termes de sp\u00e9cificit\u00e9 et de sensibilit\u00e9 \u00e0 la TDM conventionnelle et \u00e0 la TEP \u00e0 la choline, qui \u00e9taient utilis\u00e9es jusqu&#8217;en 2016. Cependant, la valeur clinique reste \u00e0 d\u00e9terminer, id\u00e9alement dans le cadre d&#8217;essais cliniques randomis\u00e9s.<\/p>\n<h2 id=\"radiotherapie-a-base-de-psma\">Radioth\u00e9rapie \u00e0 base de PSMA<\/h2>\n<p>Autant l&#8217;utilisation de la TEP PSMA peut \u00eatre controvers\u00e9e dans le staging, autant elle est claire dans la s\u00e9lection des patients pour le traitement par radioligands cibl\u00e9s par la PSMA. En tant que tel, <sup>le 117Lutetium-PSMA-617<\/sup>est d\u00e9j\u00e0 accessible dans des centres sp\u00e9cialis\u00e9s en Suisse dans le cadre d&#8217;un programme d&#8217;utilisation compassionnelle, m\u00eame si une autorisation de Swissmedic n&#8217;a pas encore \u00e9t\u00e9 d\u00e9livr\u00e9e [13]. Jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, ce traitement est utilis\u00e9 apr\u00e8s l&#8217;\u00e9chec d&#8217;un agent de ciblage AR et d&#8217;un taxane (doc\u00e9taxel) dans le mCRPC. La s\u00e9quence th\u00e9rapeutique id\u00e9ale avec le cabazitaxel n&#8217;est pas encore claire \u00e0 l&#8217;heure actuelle et doit \u00eatre \u00e9valu\u00e9e individuellement. En raison de sa nature diff\u00e9rente, cette th\u00e9rapie a un fort potentiel pour compl\u00e9ter de mani\u00e8re optimale les possibilit\u00e9s existantes. De plus, avec un taux d&#8217;expression d&#8217;environ 87% dans le mCRPC, la PSMA constitue une cible quasi ubiquitaire, y compris un biomarqueur de r\u00e9ponse. Le traitement cibl\u00e9 sur la PSMA pourrait donc \u00eatre une option pour un grand nombre de personnes atteintes \u00e0 l&#8217;avenir &#8211; et l&#8217;identification des patients appropri\u00e9s ne serait pas particuli\u00e8rement compliqu\u00e9e.<\/p>\n<p>La plupart des donn\u00e9es disponibles \u00e0 ce jour sur le <sup>117Lutetium-PSMA-617<\/sup>proviennent de l&#8217;\u00e9tude VISION, r\u00e9cemment publi\u00e9e et pr\u00e9sent\u00e9e lors de divers congr\u00e8s [14,15]. Cette \u00e9tude porte sur l&#8217;ajout du <sup>117Lutetium-PSMA-617<\/sup>au traitement standard du mCRPC apr\u00e8s un pr\u00e9traitement par au moins un bloqueur des r\u00e9cepteurs aux androg\u00e8nes et un r\u00e9gime de chimioth\u00e9rapie \u00e0 base de taxane, en cas de <sup>TEP\/TDM au 68gallium-PSMA-11<\/sup>positif. Des avantages significatifs ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 observ\u00e9s en termes de survie globale (SG) et de survie sans progression (SSP) dans tous les sous-groupes<span style=\"font-family:franklin gothic demi\"> (tableau&nbsp;1). <\/span>Compte tenu de l&#8217;efficacit\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e du <sup>traitement par 117Lutetium-PSMA-617<\/sup>dans ce cadre, diverses autres questions se posent \u00e0 pr\u00e9sent. Par exemple, le moment optimal pour le traitement doit encore \u00eatre d\u00e9termin\u00e9.  <sup>Le 117Lutetium-PSMA-617<\/sup>doit-il \u00eatre utilis\u00e9 avant, avec ou apr\u00e8s la chimioth\u00e9rapie ? Et le traitement par radioligands pourrait-il \u00eatre utilis\u00e9 \u00e0 des stades plus pr\u00e9coces de la maladie, par exemple dans le CSPC ou dans les cas non m\u00e9tastatiques ? Qu&#8217;en est-il des options th\u00e9rapeutiques suivantes ? Il n&#8217;existe pas non plus de donn\u00e9es fiables \u00e0 ce jour pour \u00e9valuer la toxicit\u00e9 \u00e0 long terme, en particulier la suppression de la moelle osseuse. Cette question devrait prendre de plus en plus d&#8217;importance au fur et \u00e0 mesure que les tests seront effectu\u00e9s \u00e0 des stades de plus en plus pr\u00e9coces de la maladie et dans des lignes de traitement.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-18034 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/tab1_oh6_s27_0.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/480;height:262px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"480\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/tab1_oh6_s27_0.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/tab1_oh6_s27_0-800x349.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/tab1_oh6_s27_0-120x52.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/tab1_oh6_s27_0-90x39.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/tab1_oh6_s27_0-320x140.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/tab1_oh6_s27_0-560x244.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Certaines \u00e9tudes examinent actuellement la s\u00e9quence de traitement optimale en utilisant le <sup>117Lutetium-PSMA-617<\/sup>. Par exemple, l&#8217;\u00e9tude PSMAfore, qui teste l&#8217;efficacit\u00e9 du radioligand dans le mCRPC apr\u00e8s un bloqueur des r\u00e9cepteurs aux androg\u00e8nes mais avant la chimioth\u00e9rapie, est en cours. L&#8217;\u00e9tude PSMAddition, qui \u00e9value l&#8217;ajout du <sup>117Lutetium-PSMA-617<\/sup>au traitement standard du mCSPC en premi\u00e8re ligne, examine une application encore plus pr\u00e9coce. Une \u00e9tude est \u00e9galement en cours dans le cadre d&#8217;un traitement n\u00e9oadjuvant : LuTectomy. Alors que le b\u00e9n\u00e9fice dans le mCRPC apr\u00e8s une chimioth\u00e9rapie \u00e0 base de taxanes est d\u00e9sormais prouv\u00e9, l&#8217;utilisation dans les lignes de traitement ant\u00e9rieures et les stades de la maladie sera d\u00e9montr\u00e9e au cours des prochaines ann\u00e9es.<\/p>\n<h2 id=\"la-selection-des-patients-une-cle\">La s\u00e9lection des patients, une cl\u00e9 ?<\/h2>\n<p>Les experts de l&#8217;APCCC ont attribu\u00e9 le fait que la plupart des patients de l&#8217;\u00e9tude VISION n&#8217;ont pu obtenir qu&#8217;une diminution du PSA de &lt;50% gr\u00e2ce au <sup>traitement au 117Lutetium-PSMA-617<\/sup>, entre autres, \u00e0 la mauvaise s\u00e9lection des patients jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent. Il est probable que tous les patients inclus n&#8217;ont pas b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 du traitement suppl\u00e9mentaire. Cela pourrait indiquer que d&#8217;autres m\u00e9thodes de s\u00e9lection des patients devraient \u00eatre utilis\u00e9es en plus de la TEP PSMA afin d&#8217;obtenir une efficacit\u00e9 clinique optimale. Il peut s&#8217;agir d&#8217;un probl\u00e8me g\u00e9n\u00e9tique, mais une TEP-FDG suppl\u00e9mentaire est \u00e9galement une option.<\/p>\n<p>Le profil g\u00e9n\u00e9tique dans le cancer de la prostate est extr\u00eamement h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne, par exemple, la maladie m\u00e9tastatique de novo pr\u00e9sente souvent un profil g\u00e9n\u00e9tique moins favorable avec un moins bon r\u00e9sultat [16]. Ces patients r\u00e9pondent moins bien \u00e0 un certain nombre de traitements, ce qui pourrait \u00e9galement s&#8217;av\u00e9rer vrai pour le <sup>traitement au 117Lutetium-PSMA-617<\/sup>. Il n&#8217;existe cependant pas de donn\u00e9es fiables \u00e0 ce sujet, ce qui justifie la d\u00e9termination du profil g\u00e9n\u00e9tique dans le cadre d&#8217;\u00e9tudes cliniques. Ainsi, \u00e0 l&#8217;avenir, le profil g\u00e9n\u00e9tique pourrait \u00eatre pris en compte dans les d\u00e9cisions de traitement, en plus de l&#8217;expression de la PSMA.<\/p>\n<p>Il n&#8217;est pas non plus clair si, en plus du PSMA, un FDG-PET doit \u00eatre utilis\u00e9 pour la s\u00e9lection des patients. Il n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 dans l&#8217;\u00e9tude VISION [14] &#8211; contrairement \u00e0 l&#8217;\u00e9tude TheraP qui a compar\u00e9 le traitement par <sup>117Lutetium-PSMA-617<\/sup>au cabazitaxel dans le mCRPC [17]. L&#8217;ajout du FDG-PET a entra\u00een\u00e9 d&#8217;une part un plus grand nombre d&#8217;exclusions de l&#8217;\u00e9tude &#8211; et d&#8217;autre part un taux de r\u00e9ponse plus \u00e9lev\u00e9 au <sup>traitement au 117Lutetium-PSMA-617<\/sup>, soit 66% (VISION : 46%). Cela est probablement d\u00fb au fait que les patients qui, en plus des m\u00e9tastases exprimant la PSMA, pr\u00e9sentaient \u00e9galement des m\u00e9tastases sans expression correspondante, ont pu \u00eatre identifi\u00e9s et exclus gr\u00e2ce au FDG-PET. Outre un avantage potentiel dans la s\u00e9lection des patients, la r\u00e9alisation d&#8217;un FDG-PET pr\u00e9sente \u00e9galement des avantages dans la caract\u00e9risation plus pr\u00e9cise de la maladie et l&#8217;optimisation des sites de pr\u00e9l\u00e8vement de la biopsie. Par exemple, les sympt\u00f4mes caus\u00e9s par les m\u00e9tastases peuvent \u00eatre mieux attribu\u00e9s et trait\u00e9s correctement \u00e0 un stade pr\u00e9coce. En g\u00e9n\u00e9ral, l&#8217;h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 intra-individuelle du cancer de la prostate m\u00e9tastatique constitue une limite importante au traitement par radioligands. Celle-ci peut \u00eatre d\u00e9tect\u00e9e par un FDG-PET suppl\u00e9mentaire.<\/p>\n<h2 id=\"\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"-2\"><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-18035 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/abb1_oh6_s27.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/769;height:280px; width:400px\" width=\"1100\" height=\"769\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/h2>\n<h2 id=\"-3\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"musique-davenir-des-combinaisons-et-de-nouvelles-substances-actives\">Musique d&#8217;avenir : des combinaisons et de nouvelles substances actives<\/h2>\n<p>Le d\u00e9veloppement du <sup>117Lutetium-PSMA-617<\/sup>pose les bases d&#8217;une nouvelle option th\u00e9rapeutique pour le cancer de la prostate. Il s&#8217;agira de les \u00e9tudier plus en d\u00e9tail dans les ann\u00e9es \u00e0 venir et de les caract\u00e9riser en fonction de leur potentiel. Les combinaisons th\u00e9rapeutiques optimales ainsi que les s\u00e9quences doivent encore \u00eatre trouv\u00e9es. Il existe en outre des approches th\u00e9rapeutiques alternatives qui ciblent \u00e9galement la PSMA.<\/p>\n<p>Un vaste champ de recherche s&#8217;ouvre dans le domaine des th\u00e9rapies combin\u00e9es possibles avec le <sup>117Lutetium-PSMA-617<\/sup>. Des combinaisons de m\u00e9dicaments appropri\u00e9es pourraient notamment pr\u00e9venir les r\u00e9sistances dues \u00e0 l&#8217;h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 de la maladie. Actuellement, des associations avec l&#8217;enzalutamide en premi\u00e8re ligne (ENZA-P), ainsi que l&#8217;olaparib (LuPARP) et le pembrolizumab (PRINCE) en deuxi\u00e8me ligne sont \u00e0 l&#8217;\u00e9tude dans le mCRPC. Les choses \u00e9voluent \u00e9galement en ce qui concerne d&#8217;\u00e9ventuels traitements ult\u00e9rieurs. Ici, l&#8217;accent est mis en particulier sur les \u00e9metteurs \u03b1. Ceux-ci pourraient d&#8217;une part \u00eatre utilis\u00e9s apr\u00e8s l&#8217;\u00e9metteur \u03b2 <sup>117Lutetium-PSMA-617<\/sup>et d&#8217;autre part constituer une alternative plus efficace et moins agressive \u00e0 ce dernier. En effet, les \u00e9metteurs \u03b1 provoquent un transfert d&#8217;\u00e9nergie plus important \u00e0 une port\u00e9e plus courte. Les substances <sup>225Act-PSMA-617<\/sup>, <sup>225Act-J591<\/sup>et <sup>227Thorium-PSMA-TTC<\/sup>sont actuellement \u00e9tudi\u00e9es dans le cadre d&#8217;\u00e9tudes de phase I. Les r\u00e9sultats de ces \u00e9tudes sont pr\u00e9sent\u00e9s dans le tableau ci-dessous.<\/p>\n<p>Les cellules CAR-T et les anticorps bisp\u00e9cifiques (BiTE, <em>Bispecific T-Cell Engagers)<\/em>, comme l&#8217;acapatamab, constituent des classes alternatives de m\u00e9dicaments ciblant le PSMA. Actuellement, elles n&#8217;en sont qu&#8217;\u00e0 leurs d\u00e9buts et leur d\u00e9veloppement s&#8217;av\u00e8re \u00e9galement difficile compte tenu du stade avanc\u00e9 de la maladie et de la grande vuln\u00e9rabilit\u00e9 de la population de patients. N\u00e9anmoins, les premiers r\u00e9sultats des \u00e9tudes de phase I sont porteurs d&#8217;espoir, avec des taux de r\u00e9ponse de 34% [18]. Nous restons attentifs.<\/p>\n<p><em>Source : PSMA in diagnostics and therapy. Session 2,&nbsp;Advanced Prostate Cancer Consensus Conference (APCCC) en ligne, 09.10.2021.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Rajasekaran AK, Anilkumar G, Christiansen JJ : Is prostate-specific membrane antigen a multifunctional protein ? Am J Physiol Cell Physiol. 2005 ; 288(5) : C975-981.<\/li>\n<li>Sengupta S, et al : Comparaison des ligands de l&#8217;antig\u00e8ne membranaire sp\u00e9cifique de la prostate dans la recherche de traduction clinique pour le diagnostic du cancer de la prostate. Cancer Rep (Hoboken). 2019 ; 2(4) : e1169.<\/li>\n<li>Hofman MS, et al : Prostate-specific Membrane Antigen PET : utilit\u00e9 clinique dans le cancer de la prostate, les mod\u00e8les normaux, les perles, et les pitfalls. Radiographics. 2018 ; 38(1) : 200-217.<\/li>\n<li>Paschalis A, et al. : H\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 de l&#8217;antig\u00e8ne membranaire sp\u00e9cifique de la prostate et d\u00e9fauts de r\u00e9paration de l&#8217;ADN dans le cancer de la prostate. Eur Urol. 2019 ; 76(4) : 469-478.<\/li>\n<li>Bakht MK, et al : Influence du traitement par privation d&#8217;androg\u00e8nes sur la prise d&#8217;agents cibl\u00e9s par la PSMA : opportunit\u00e9s et d\u00e9fis \u00e9mergents. Nucl Med Mol Imaging. 2017 ; 51(3) : 202-211.<\/li>\n<li>Hope TA, et al : 68Ga-PSMA-11 PET Imaging of Response to Androgen Receptor Inhibition : First Human Experience. J Nucl Med. 2017 ; 58(1) : 81-4.<\/li>\n<li>Fendler WP, et al : (68)Ga-PSMA PET\/CT : Joint EANM and SNMMI procedure guideline for prostate cancer imaging : version 1.0. Eur J Nucl Med Mol Imaging. 2017 ; 44(6) : 1014-1024.<\/li>\n<li>Giesel FL, et al : Comparaison intra-individuelle du (18)F-PSMA-1007 et du (18)F-DCFPyL PET\/CT dans l&#8217;\u00e9valuation prospective des patients atteints d&#8217;un cancer de la prostate nouvellement diagnostiqu\u00e9 : une \u00e9tude pilote. J Nucl Med. 2018 ; 59(7) : 1076-80.<\/li>\n<li>Dietlein M, et al : Comparaison de [(18)F]DCFPyL et [ (68)Ga]Ga-PSMA-HBED-CC pour l&#8217;imagerie PSMA-PET chez les patients atteints d&#8217;un cancer de la prostate en r\u00e9mission. Mol Imaging Biol. 2015 ; 17(4) : 575-584.<\/li>\n<li>Dietlein F, et al : Comparaison intra-individuelle du (18)F-PSMA-1007 avec les ligands PSMA excr\u00e9t\u00e9s par voie r\u00e9nale pour l&#8217;imagerie PSMA PET chez les patients atteints d&#8217;un cancer de la prostate en r\u00e9mission. J Nucl Med. 2020 ; 61(5) : 729-734.<\/li>\n<li>Rauscher I, et al : Matched-Pair Comparison of (68)Ga-PSMA-11 PET\/CT and (18)F-PSMA-1007 PET\/CT : Frequency of Pitfalls and Detection Efficacy in Biochemical Recurrence After Radical Prostatectomy. J Nucl Med. 2020 ; 61(1) : 51-57.<\/li>\n<li>Fendler WP, et al : Prostate-Specific Membrane Antigen Ligand Positron Emission Tomography in Men with Nonmetastatic Castration-Resistant Prostate Cancer. Clin Cancer Res. 2019 ; 25(24) : 7448-7454.<\/li>\n<li>Information sur les m\u00e9dicaments de Swissmedic : www.swissmedicinfo.ch (dernier acc\u00e8s le 21.10.2021).<\/li>\n<li>Sartor O, et al : Lutetium-177-PSMA-617 pour le cancer de la prostate m\u00e9tastatique r\u00e9sistant \u00e0 la castration. N Engl J Med. 2021 ; 385(12) : 1091-1103.<\/li>\n<li>Morris MJ, et al. : \u00c9tude de phase III du lutetium-177-PSMA-617 chez des patients atteints de cancer de la prostate m\u00e9tastatique r\u00e9sistant \u00e0 la castration (VISION). ASCO Annual Meeting 2021, Plenary Session Genitourinary Cancer &#8211; Prostate, Testicular, and Penile, Abstract #LBA4.<\/li>\n<li>Deek MP, et al : The Mutational Landscape of Metastatic Castration-sensitive Prostate Cancer : The Spectrum Theory Revisited. Eur Urol. 2021 ; 80(5) : 632-640.<\/li>\n<li>Hofman MS, et al. : [(177)Lu]Lu-PSMA-617 versus cabazitaxel chez les patients atteints de cancer de la prostate m\u00e9tastatique r\u00e9sistant \u00e0 la castration (TheraP) : un essai randomis\u00e9 de phase 2, en ouvert. Lancet . 2021 ; 397(10276) : 797-804.<\/li>\n<li>Einsele H, et al : La plateforme BiTE (bispecific T-cell engager) : D\u00e9veloppement et potentiel futur d&#8217;un traitement immuno-oncologique cibl\u00e9 sur tous les types de tumeurs. Cancer . 2020 ; 126(14) : 3192-3201.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c4MATOLOGIE 2021 ; 9(6) : 26-28 (publi\u00e9 le 8.12.21, ahead of print)<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;antig\u00e8ne membranaire sp\u00e9cifique de la prostate (PSMA) joue un r\u00f4le de plus en plus important, et pas seulement dans le diagnostic du cancer de la prostate. 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