{"id":326891,"date":"2021-12-31T01:00:00","date_gmt":"2021-12-31T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/mise-a-jour-therapeutique\/"},"modified":"2021-12-31T01:00:00","modified_gmt":"2021-12-31T00:00:00","slug":"mise-a-jour-therapeutique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/mise-a-jour-therapeutique\/","title":{"rendered":"Mise \u00e0 jour th\u00e9rapeutique"},"content":{"rendered":"<p><strong>Pour les tumeurs germinales et \u00e9pith\u00e9liales de l&#8217;ovaire, la chirurgie et la chimioth\u00e9rapie constituent la premi\u00e8re ligne de traitement. Toutefois, des progr\u00e8s ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s ces derni\u00e8res ann\u00e9es, notamment en ce qui concerne le cancer de l&#8217;ovaire. Ainsi, il existe une base de donn\u00e9es croissante sur le traitement d&#8217;entretien par le bevacizumab et\/ou les inhibiteurs de PARP.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Alors que les approches oncologiques cibl\u00e9es n&#8217;ont pas encore r\u00e9ussi \u00e0 s&#8217;imposer dans les tumeurs germinales de l&#8217;ovaire, elles sont d\u00e9sormais \u00e9tablies dans la pratique quotidienne et approuv\u00e9es par les autorit\u00e9s avec les inhibiteurs de la PARP dans le traitement d&#8217;entretien des tumeurs \u00e9pith\u00e9liales de l&#8217;ovaire. N\u00e9anmoins, certaines questions restent sans r\u00e9ponse, comme celle de la combinaison et de la s\u00e9quence id\u00e9ales des substances actives. Il manque \u00e9galement des comparaisons directes entre les diff\u00e9rentes substances. Et il n&#8217;y a pas que les mol\u00e9cules nouvellement introduites qui ne sont pas claires, mais aussi dans le cadre des traitements standard de premi\u00e8re ligne des tumeurs ovariennes. L&#8217;op\u00e9ration devrait-elle \u00eatre report\u00e9e \u00e0 une date ult\u00e9rieure pour augmenter les chances de r\u00e9section R0 ? Et comment pourrait-on am\u00e9liorer la prise en charge des patientes atteintes de tumeurs germinales compte tenu du faible nombre de cas ?<\/p>\n<h2 id=\"tumeurs-des-cellules-germinales-apprendre-des-hommes\">Tumeurs des cellules germinales : apprendre des hommes ?<\/h2>\n<p>Bien que les tumeurs germinales de l&#8217;ovaire aient un bon pronostic apr\u00e8s une op\u00e9ration r\u00e9ussie, les \u00e9tudes sur le traitement optimal doivent \u00eatre am\u00e9lior\u00e9es. Par exemple, il existe peu de donn\u00e9es sur la place de la radioth\u00e9rapie et il n&#8217;est pas certain que la chimioth\u00e9rapie, telle qu&#8217;elle est pratiqu\u00e9e actuellement, soit r\u00e9ellement n\u00e9cessaire dans tous les cas. Dans le setting r\u00e9cidivant, le paysage des \u00e9tudes est \u00e9galement peu peupl\u00e9 &#8211; malgr\u00e9 un pronostic extr\u00eamement mauvais et donc un<em>besoin m\u00e9dical <\/em>\u00e9lev\u00e9<em>. <\/em>Alors que des d\u00e9couvertes passionnantes sur le traitement du s\u00e9minome et des tumeurs non s\u00e9minomateuses sont r\u00e9guli\u00e8rement publi\u00e9es chez les hommes, elles sont rares dans le cas des tumeurs germinales f\u00e9minines. Une strat\u00e9gie consiste donc \u00e0 appliquer les r\u00e9sultats d&#8217;\u00e9tudes de cohortes masculines ou mixtes \u00e0 des patientes. En effet, les tumeurs des cellules germinales sont beaucoup plus fr\u00e9quentes chez les hommes, avec une incidence de 6\/100 000 par an, que chez les femmes, avec une incidence de 0,2\/100 000\/an. Viola Heinzelmann, directrice du Centre des tumeurs gyn\u00e9cologiques et m\u00e9decin-chef en gyn\u00e9cologie\/oncologie gyn\u00e9cologique \u00e0 l&#8217;H\u00f4pital universitaire de B\u00e2le, lors du congr\u00e8s des <em>soci\u00e9t\u00e9s allemande, autrichienne et suisse d&#8217;h\u00e9matologie et d&#8217;oncologie m\u00e9dicale<\/em> de cette ann\u00e9e \u00e0 Berlin. Les tumeurs germinales masculines et f\u00e9minines sont en effet similaires \u00e0 bien des \u00e9gards, notamment en ce qui concerne les biomarqueurs disponibles, l&#8217;\u00e2ge de la maladie et les strat\u00e9gies de traitement. N\u00e9anmoins, il existe des diff\u00e9rences pertinentes telles que l&#8217;augmentation de l&#8217;incidence chez les hommes et la classification des stades.<\/p>\n<p>Actuellement, le traitement de premi\u00e8re ligne &#8211; en grande partie extrapol\u00e9 \u00e0 partir de donn\u00e9es d&#8217;\u00e9tudes sur les tumeurs germinales masculines &#8211; consiste notamment en la chirurgie (laparotomie ou mini-invasive) et la chimioth\u00e9rapie. Il convient d&#8217;\u00e9viter toute rupture afin de pr\u00e9venir la propagation de la tumeur. Dans la plupart des cas, il est possible d&#8217;op\u00e9rer en pr\u00e9servant la fertilit\u00e9, mais l&#8217;hyst\u00e9rectomie et l&#8217;annexectomie sont recommand\u00e9es une fois le planning familial termin\u00e9 [1]. Pour les patientes atteintes d&#8217;un dysgerminome ou d&#8217;un t\u00e9ratome immature de stade IA, une surveillance postop\u00e9ratoire suffit, alors que toutes les autres patientes doivent \u00eatre soumises \u00e0 une chimioth\u00e9rapie dans les dix jours suivant l&#8217;op\u00e9ration [1]. Elle a des effets durables sur la fertilit\u00e9 et peut \u00eatre inutile au stade IA pour toutes les tumeurs germinales &#8211; mais on manque de donn\u00e9es fiables \u00e0 ce sujet.<\/p>\n<p>Les r\u00e9cidives doivent \u00e9galement \u00eatre enlev\u00e9es chirurgicalement chaque fois que cela est possible. Pour le traitement de deuxi\u00e8me ligne, on utilise notamment la vinblastine\/l&#8217;ifosfamide\/le cisplatine (VeIP) ou le paclitaxel\/l&#8217;ifosfamide\/le cisplatine. Cependant, il existe \u00e9galement des approches curatives \u00e0 base de carboplatine qui donnent de bons r\u00e9sultats [2]. D&#8217;autres options exp\u00e9rimentales comprennent la chimioth\u00e9rapie \u00e0 haute dose avec autogreffe de cellules souches, la PEB acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e ou standard (bl\u00e9omycine\/\u00e9toposide\/platine), le carboplatine\/paclitaxel et la <em>surveillance active<\/em> [3]. Il existe une \u00e9tude de phase II sur l&#8217;utilisation de l&#8217;immunoth\u00e9rapie par inhibiteurs de points de contr\u00f4le, publi\u00e9e en 2021, dans laquelle aucun b\u00e9n\u00e9fice n&#8217;a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 avec l&#8217;administration de pembrolizumab [4]. En raison de la grande instabilit\u00e9 g\u00e9nomique, les th\u00e9rapies cibl\u00e9es ne sont pas une option pour les tumeurs germinales, selon le professeur Heinzelmann. Une \u00e9tude randomis\u00e9e multicentrique actuellement en cours, comparant le paclitaxel\/carboplatine \u00e0 la bl\u00e9omycine\/\u00e9toposide\/cisplatine en situation de r\u00e9cidive, serait plus prometteuse. Les r\u00e9sultats de cette \u00e9tude sont attendus en 2024.<\/p>\n<p>Cette ann\u00e9e, deux innovations int\u00e9ressantes ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es lors du congr\u00e8s de l&#8217;<em>European Society for Medical Oncology <\/em>(ESMO) &#8211; du moins en ce qui concerne les tumeurs germinales masculines. Ainsi, pour les s\u00e9minomes de stade IIA\/B, il semble justifi\u00e9 de r\u00e9duire l&#8217;intensit\u00e9 du traitement \u00e0 une seule administration de carboplatine et \u00e0 une radioth\u00e9rapie [5]. Le cabazitaxel pourrait \u00e9galement apporter un avantage en termes de survie dans les tumeurs germinales avanc\u00e9es apr\u00e8s deux ou trois lignes de traitement ant\u00e9rieures [6]. Il reste \u00e0 d\u00e9terminer si les r\u00e9sultats de ces \u00e9tudes sont \u00e9galement applicables aux patientes. La radioth\u00e9rapie ne fait pas partie du traitement standard chez les femmes, d&#8217;une part pour des raisons de pr\u00e9servation de la fertilit\u00e9 et d&#8217;autre part pour des raisons anatomiques. Cette option n&#8217;a pas encore \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9e dans des \u00e9tudes randomis\u00e9es chez les femmes. Pour pallier le manque de donn\u00e9es sur le traitement des tumeurs germinales f\u00e9minines, les deux r\u00e9seaux ENGOT  <em>(R\u00e9seau europ\u00e9en des groupes d&#8217;essais gyn\u00e9cologiques en oncologie)  <\/em>et GCIS  <em>(International Gynecological Cancer Intergroup Ovarian Cancer)  <\/em>Ces derniers sont charg\u00e9s de coordonner et de mettre en place des \u00e9tudes importantes afin de faire enfin la lumi\u00e8re sur le dysgerminome, le t\u00e9ratome et autres tumeurs f\u00e9minines.<\/p>\n<h2 id=\"focus-sur-le-traitement-de-premiere-ligne-du-cancer-de-lovaire\">Focus sur le traitement de premi\u00e8re ligne du cancer de l&#8217;ovaire<\/h2>\n<p>Outre les tumeurs germinales, la r\u00e9union annuelle de la DGHO, de l&#8217;OeGHO, de la SSMO et de la SGH\/SSH a \u00e9galement port\u00e9 sur le cancer de l&#8217;ovaire, beaucoup plus fr\u00e9quent. En particulier, la question de savoir si une chimioth\u00e9rapie n\u00e9oadjuvante devait \u00eatre administr\u00e9e avant la chirurgie a \u00e9t\u00e9 au centre des d\u00e9bats. Et le traitement d&#8217;entretien par bevacizumab et\/ou inhibiteur de PARP a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 discut\u00e9. Celle-ci fait d\u00e9j\u00e0 partie des standards de traitement en premi\u00e8re ligne \u00e0 partir du stade III, en plus de la chirurgie et de la chimioth\u00e9rapie adjuvante [7]. Alors que les b\u00e9n\u00e9fices correspondants en termes de survie sans progression (PFS) ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9s dans les diff\u00e9rentes \u00e9tudes pivots, il n&#8217;existe pas encore de donn\u00e9es publi\u00e9es sur la survie globale sous le nouveau traitement d&#8217;entretien recommand\u00e9.<\/p>\n<p>En principe, la r\u00e9section macroscopiquement compl\u00e8te est consid\u00e9r\u00e9e comme extr\u00eamement importante pour le pronostic [8]. Celle-ci est obtenue dans environ 60% des cas, avec un taux de r\u00e9section R0 plus \u00e9lev\u00e9 apr\u00e8s une chimioth\u00e9rapie n\u00e9oadjuvante. Il est donc logique d&#8217;attendre la fin de la chimioth\u00e9rapie primaire avant de proc\u00e9der \u00e0 l&#8217;op\u00e9ration. Cependant, cette approche ne semble pas am\u00e9liorer l&#8217;outcome [9,10]. L&#8217;absence de tumeur apr\u00e8s une op\u00e9ration primaire est donc, selon les donn\u00e9es actuelles, sup\u00e9rieure \u00e0 celle obtenue apr\u00e8s une op\u00e9ration d&#8217;intervalle. Cela se refl\u00e8te \u00e9galement dans les directives qui ne pr\u00e9voient pas de chimioth\u00e9rapie n\u00e9oadjuvante [7]. Cependant, la s\u00e9quence de traitement n&#8217;a \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9e que sur des tumeurs avanc\u00e9es, souvent non op\u00e9rables en premi\u00e8re intention. La question de la chimioth\u00e9rapie n\u00e9oadjuvante reste donc actuellement sans r\u00e9ponse pour les patientes dont on estime qu&#8217;elles sont en premier lieu op\u00e9rables. C&#8217;est pourquoi l&#8217;<em>\u00e9tude<\/em>TRUST <em>(Trial on Radical Upfront Surgical Therapy)<\/em>a \u00e9t\u00e9 mise en place, incluant des patientes de stade IIIB, IIIC et IV, consid\u00e9r\u00e9es comme op\u00e9rables sans tumeur. L&#8217;\u00e9valuation des donn\u00e9es est en cours et devrait permettre de d\u00e9terminer si, dans certains cas, la chirurgie d&#8217;intervalle pourrait \u00eatre sup\u00e9rieure au traitement standard. Un facteur qui ne doit pas \u00eatre n\u00e9glig\u00e9 est la morbidit\u00e9 et la mortalit\u00e9 associ\u00e9es \u00e0 l&#8217;op\u00e9ration. Les patientes pr\u00e9sentant un risque \u00e9lev\u00e9 de chirurgie devraient \u00eatre mieux identifi\u00e9es, selon le professeur Barbara Schmalfeldt, directrice du centre de canc\u00e9rologie gyn\u00e9cologique de l&#8217;h\u00f4pital universitaire de Hambourg-Eppendorf. Ces patientes, environ 10%, b\u00e9n\u00e9ficieraient davantage d&#8217;une chimioth\u00e9rapie primaire suivie d&#8217;une r\u00e9\u00e9valuation de la chirurgie [11\u201313]. Cependant, l&#8217;identification de ces patientes fragiles est un d\u00e9fi. L&#8217;approche pr\u00e9sent\u00e9e au congr\u00e8s est la m\u00e9thode dite des &#8220;4 A&#8221;, dans laquelle l&#8217;\u00e2ge, l&#8217;albumine, le stade de la <em> maladie (Advanced Disease)<\/em> et l&#8217;\u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral sont pris en compte dans la d\u00e9cision de traitement.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 des donn\u00e9es convaincantes pour le traitement d&#8217;entretien en premi\u00e8re ligne, la chirurgie et la r\u00e9section la plus compl\u00e8te possible restent d&#8217;une grande importance &#8211; ce point a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 soulign\u00e9 par le professeur Schmalfeldt. Ainsi, m\u00eame sous traitement d&#8217;entretien, la PFS serait fortement d\u00e9pendante du r\u00e9sidu tumoral [14].<\/p>\n<h2 id=\"le-role-des-inhibiteurs-de-la-parp-dans-le-cancer-sereux-de-lovaire-de-haut-grade\">Le r\u00f4le des inhibiteurs de la PARP dans le cancer s\u00e9reux de l&#8217;ovaire de haut grade<\/h2>\n<p>Les innovations les plus r\u00e9volutionnaires de ces derni\u00e8res ann\u00e9es dans le traitement du cancer de l&#8217;ovaire concernent le traitement d&#8217;entretien en premi\u00e8re ligne. Apr\u00e8s l&#8217;introduction du bevacizumab, un inhibiteur du VEGF, dans cette indication, les inhibiteurs du PARP, le niraparib et l&#8217;olaparib, ont \u00e9t\u00e9 ajout\u00e9s en pr\u00e9sence d&#8217;une mutation BRCA ou d&#8217;un autre d\u00e9ficit de recombinaison homologue (HRD). La condition pr\u00e9alable au traitement d&#8217;entretien par le bevacizumab et\/ou l&#8217;inhibiteur de PARP est une r\u00e9ponse \u00e0 la chimioth\u00e9rapie de premi\u00e8re ligne [15]. Les b\u00e9n\u00e9fices de l&#8217;inhibition du VEGF &#8211; dans ce cas, l&#8217;administration de bevacizumab commence en m\u00eame temps que la chimioth\u00e9rapie et se poursuit apr\u00e8s la fin de celle-ci &#8211; ont \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9s lors de la <em>r\u00e9union annuelle de l&#8217;ASCO<\/em> de cette ann\u00e9e. En revanche, la prolongation du traitement de 15 \u00e0 30 mois n&#8217;a pas apport\u00e9 de b\u00e9n\u00e9fice suppl\u00e9mentaire [16]. De m\u00eame, l&#8217;utilisation des inhibiteurs de la PARP, l&#8217;olaparib et le niraparib, en traitement d&#8217;entretien de premi\u00e8re ligne dans les tumeurs HRD-positives entra\u00eene un avantage av\u00e9r\u00e9 en termes de SSP par rapport au placebo et \u00e0 la monoth\u00e9rapie par b\u00e9vacizumab [17]. Cela a d\u00e9j\u00e0 conduit \u00e0 des autorisations de Swissmedic et \u00e0 des modifications correspondantes des lignes directrices [7,15].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-18026\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab1_oh6_s19.png\" style=\"height:183px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"335\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab1_oh6_s19.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab1_oh6_s19-800x244.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab1_oh6_s19-120x37.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab1_oh6_s19-90x27.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab1_oh6_s19-320x97.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab1_oh6_s19-560x171.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Bien que l&#8217;utilit\u00e9 des inhibiteurs de la PARP dans le cancer de l&#8217;ovaire HRD-positif de haut grade ne soit plus gu\u00e8re contest\u00e9e, certaines questions relatives \u00e0 leur utilisation doivent encore \u00eatre r\u00e9solues. Ainsi, il n&#8217;existe \u00e0 ce jour aucune comparaison directe entre les diff\u00e9rentes substances actives. De m\u00eame, le traitement combin\u00e9 avec le bevacizumab fait toujours l&#8217;objet de controverses. Il existe \u00e0 cet effet deux comparaisons indirectes ajust\u00e9es \u00e0 la population sur la base des \u00e9tudes d&#8217;enregistrement [18,19]. Celles-ci sont m\u00e9thodologiquement discutables &#8211; et extr\u00eamement int\u00e9ressantes. D&#8217;une part, ils fournissent des indications selon lesquelles l&#8217;administration simultan\u00e9e d&#8217;un inhibiteur de PARP et de bevacizumab pr\u00e9sente des avantages en termes de PFS par rapport \u00e0 la monoth\u00e9rapie par inhibiteur de PARP. Cette option semble \u00e9galement donner de meilleurs r\u00e9sultats que l&#8217;administration de bevacizumab seul <span style=\"font-family:franklin gothic demi\">(tab.&nbsp;1). <\/span>En l&#8217;absence de contre-indication au b\u00e9vacizumab, cette substance devrait donc \u00eatre utilis\u00e9e &#8211; compl\u00e9t\u00e9e par un inhibiteur de PARP dans les cas HRD positifs. En cas de contre-indication au bevacizumab, un traitement d&#8217;entretien par inhibition de la PARP seule peut \u00eatre initi\u00e9 apr\u00e8s la chimioth\u00e9rapie chez les patientes HRD-positives. Les inhibiteurs de la PARP &#8211; en l&#8217;occurrence l&#8217;olaparib, le niraparib et le rucaparib &#8211; sont \u00e9galement autoris\u00e9s dans le cancer de l&#8217;ovaire sensible au platine en rechute, et ce ind\u00e9pendamment du statut mutationnel.<\/p>\n<p>Avec l&#8217;utilisation accrue de substances actives cibl\u00e9es, la question de la strat\u00e9gie de test optimale se pose de plus en plus. Une chose est s\u00fbre : un test g\u00e9n\u00e9tique devrait \u00eatre propos\u00e9 dans tous les cas [7]. Alors que certains centres effectuent d&#8217;abord le diagnostic de la tumeur, puis celui de la lign\u00e9e germinale, d&#8217;autres pr\u00e9f\u00e8rent proc\u00e9der \u00e0 l&#8217;inverse. Il n&#8217;existe pas de norme \u00e9tablie.<\/p>\n<p><em>Source : Symposium scientifique &#8220;Update Ovarialtumore&#8221; sous la pr\u00e9sidence de Sigrun Greil-Ressler et Hans Tesch, 04.10.2021, r\u00e9union annuelle des soci\u00e9t\u00e9s allemande, autrichienne et suisse d&#8217;h\u00e9matologie et d&#8217;oncologie m\u00e9dicale, Berlin (D)<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Brown J, et al : Gynecologic Cancer Intergroup (GCIG) consensus review for ovarian germ cell tumors. Int J Gynecol Cancer. 2014 ; 24(9 Suppl 3) : S48-54.<\/li>\n<li>De Giorgi U, et al : Salvage high-dose chemotherapy in female patients with relapsed\/refractory germ-cell tumors : a retrospective analysis of the European Group for Blood and Marrow Transplantation (EBMT). Ann Oncol. 2017 ; 28(8) : 1910-1916.<\/li>\n<li>Uccello M, et al : Traitement anticanc\u00e9reux syst\u00e9mique des tumeurs germinales ovariennes malignes (MOGCTs) : gestion actuelle et approches prometteuses. Ann Transl Med. 2020 ; 8(24) : 1713.<\/li>\n<li>Tsimberidou AM, et al. : Pembrolizumab chez les patients atteints de tumeurs germinales m\u00e9tastatiques avanc\u00e9es. Oncologist . 2021 ; 26(7) : 558-e1098.<\/li>\n<li>Papachristofilou A, et al : Single-dose carboplatin followed by involved-node radiotherapy as curative treatment for seminoma stage IIA\/B : Efficacy results from the international multicenter phase II trial SAKK 01\/10. ESMO Congress 2021, Proffered Paper Session &#8211; Genitourinary tumours, non-prostate 2, Abstract #LBA30.<\/li>\n<li>Baciarello G, et al : A prospective phase II trial of cabazitaxel in men patients with chemotherapy pre-treated metastatic germ-cell tumors : The CABA-GCT study. Congr\u00e8s ESMO 2021, session mini orale &#8211; Tumeurs g\u00e9nito-urinaires, non-prostate, Abstract #655MO.<\/li>\n<li>AWMF S3-Leitlinie : Diagnostic, traitement et suivi des tumeurs malignes de l&#8217;ovaire, version 5.0, septembre 2021.<\/li>\n<li>du Bois A, et al : Role of surgical outcome as prognostic factor in advanced epithelial ovarian cancer : a combined exploratory analysis of 3 prospectively randomized phase 3 multicenter trials : by the Arbeitsgemeinschaft Gynaekologische Onkologie Studiengruppe Ovarialkarzinom (AGO-OVAR) and the Groupe d&#8217;Investigateurs Nationaux Pour les Etudes des Cancers de l&#8217;Ovaire (GINECO). Cancer. 2009 ; 115(6) : 1234-1244.<\/li>\n<li>Vergote I, et al : Chimioth\u00e9rapie n\u00e9oadjuvante ou chirurgie primaire dans le cancer de l&#8217;ovaire de stade IIIC ou IV. N Engl J Med. 2010 ; 363(10) : 943-953.<\/li>\n<li>Kehoe S, et al. : Chimioth\u00e9rapie primaire versus chirurgie primaire pour un cancer ovarien avanc\u00e9 nouvellement diagnostiqu\u00e9 (CHORUS) : un essai ouvert, randomis\u00e9, contr\u00f4l\u00e9, non-inf\u00e9riorit\u00e9. Lancet . 2015 ; 386(9990) : 249-257.<\/li>\n<li>Vergote I, et al. : Chimioth\u00e9rapie n\u00e9oadjuvante dans le cancer ovarien avanc\u00e9 : sur quoi sommes-nous d&#8217;accord et en d\u00e9saccord ? Gynecol Oncol. 2013 ; 128(1) : 6-11.<\/li>\n<li>Aletti GD, et al. : Approche multidisciplinaire dans la prise en charge des patients atteints de cancer ovarien avanc\u00e9 : une approche personnalis\u00e9e. R\u00e9sultats d&#8217;une unit\u00e9 sp\u00e9cialis\u00e9e dans le cancer de l&#8217;ovaire. Gynecol Oncol. 2017 ; 144(3) : 468-473.<\/li>\n<li>Ataseven B, et al : L&#8217;albumine s\u00e9rique pr\u00e9op\u00e9ratoire est associ\u00e9e au taux de complications postop\u00e9ratoires et \u00e0 la survie globale chez les patients atteints de cancer \u00e9pith\u00e9lial de l&#8217;ovaire subissant une chirurgie cytoreductrice. Gynecol Oncol. 2015 ; 138(3) : 560-565.<\/li>\n<li>Harter P, et al : Efficacit\u00e9 de l&#8217;olaparib de maintenance plus bevacizumab par statut de biomarqueur chez les patients cliniques \u00e0 haut et \u00e0 bas risque atteints de cancer ovarien avanc\u00e9 nouvellement diagnostiqu\u00e9 dans l&#8217;essai PAOLA-1. International Journal of Gynecologic Cancer. 2020 ; 30 : A13-A4.<\/li>\n<li>Information sur les m\u00e9dicaments de Swissmedic : www.swissmedicinfo.ch (dernier acc\u00e8s le 28.10.2021).<\/li>\n<li>Pfisterer J, et al. : Dur\u00e9e optimale de traitement du bevacizumab (BEV) combin\u00e9 au carboplatine et au paclitaxel chez les patients (pts) atteints de cancer \u00e9pith\u00e9lial primaire de l&#8217;ovaire (EOC), de cancer du tube de Fallope (FTC) ou de cancer p\u00e9riton\u00e9al (PPC) : A multicenter open-label randomised 2-arm phase 3 ENGOT\/GCIG trial of the AGO Study Group, GINECO, and NSGO (AGO-OVAR 17\/BOOST, GINECO OV118, ENGOT Ov-15, NCT01462890). ASCO Annual Meeting 2021, Oral Abstract Session Gynecologic Cancer, Abstract #5501.<\/li>\n<li>Ray-Coquard I, et al : Olaparib plus Bevacizumab as First-Line Maintenance in Ovarian Cancer. N Engl J Med. 2019 ; 381(25) : 2416-2428.<\/li>\n<li>Vergote I, et al : Population adjusted indirect comparison of the SOLO1 and PAOLA-1\/ENGOT-ov25 studies of olaparib with or without bevacizumab, bev alone and placebo in the maintenance treatment of women with newly diagnosed stage III\/IV ovarian cancer with BRCA mutation. SGO Annual Meeting 2020, Abstract #35.<\/li>\n<li>Hettle R, et al. : Population-adjusted indirect treatment comparison (PAITC) of maintenance PARP inhibitor (PARPi) with or without bevacizumab versus bevacizumab in women with newly diagnosed ovarian cancer (OC). ASCO Annual Meeting 2020, Poster Session Gynecologic Cancer, Abstract #6052.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c4MATOLOGIE 2021 ; 9(6) : 19-22 (publi\u00e9 le 7.12.21, ahead of print)<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour les tumeurs germinales et \u00e9pith\u00e9liales de l&#8217;ovaire, la chirurgie et la chimioth\u00e9rapie constituent la premi\u00e8re ligne de traitement. 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