{"id":326961,"date":"2021-12-23T01:00:00","date_gmt":"2021-12-23T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/securite-a-long-terme-pour-les-patients-atteints-de-pr-sous-inhibition-jak\/"},"modified":"2023-01-12T13:45:36","modified_gmt":"2023-01-12T12:45:36","slug":"securite-a-long-terme-pour-les-patients-atteints-de-pr-sous-inhibition-jak","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/securite-a-long-terme-pour-les-patients-atteints-de-pr-sous-inhibition-jak\/","title":{"rendered":"S\u00e9curit\u00e9 \u00e0 long terme pour les patients atteints de PR sous inhibition JAK"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Le traitement de la polyarthrite rhumato\u00efde (PR) a fait de grands progr\u00e8s au cours des 20 derni\u00e8res ann\u00e9es. Cela concerne \u00e0 la fois l&#8217;\u00e9ventail des m\u00e9dicaments disponibles et les \u00e9volutions en termes de rapidit\u00e9 d&#8217;action et de taux de r\u00e9ponse. Les inhibiteurs JAK se sont av\u00e9r\u00e9s \u00eatre une alternative aux m\u00e9dicaments biologiques, avec certains avantages.<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p>Le traitement de la polyarthrite rhumato\u00efde (PR) a fait de grands progr\u00e8s au cours des 20 derni\u00e8res ann\u00e9es. Cela concerne \u00e0 la fois l&#8217;\u00e9ventail des m\u00e9dicaments disponibles et les \u00e9volutions en termes de rapidit\u00e9 d&#8217;action et de taux de r\u00e9ponse. Les inhibiteurs JAK se sont av\u00e9r\u00e9s \u00eatre une alternative aux m\u00e9dicaments biologiques, avec certains avantages.<\/p>\n\n<p>Compte tenu de leur maniement difficile (n\u00e9cessit\u00e9 de r\u00e9frig\u00e9ration, administration parent\u00e9rale), les m\u00e9dicaments biologiques ne repr\u00e9sentent pas la forme de traitement optimale pour tous les patients, d&#8217;autant plus que seule une minorit\u00e9 d&#8217;entre eux obtient une r\u00e9mission clinique continue. En revanche, la douleur, les limitations fonctionnelles, la fatigue et la d\u00e9pressivit\u00e9 repr\u00e9sentent une charge de morbidit\u00e9 importante pour les personnes concern\u00e9es. Les inhibiteurs de JAK sont positionn\u00e9s dans le traitement de la polyarthrite rhumato\u00efde apr\u00e8s l&#8217;\u00e9chec du traitement par les csDMARD ou les produits biologiques.<\/p>\n\n<p>La <em>European League Against Rheumatism<\/em> (EULAR) a recommand\u00e9 de traiter les patients ayant une mauvaise r\u00e9ponse aux csDMARD (par ex. m\u00e9thotrexate, MTX) et un pronostic d\u00e9favorable soit par un bDMARD soit par un inhibiteur de JAK [1]. Si cela n&#8217;entra\u00eene pas de r\u00e9ponse th\u00e9rapeutique, il convient d&#8217;essayer de changer de substance ou de classe (de bDMARD \u00e0 JAKi ou inversement). Pour les DMARD biologiques et synth\u00e9tiques cibl\u00e9s (b\/tsDMARD), un traitement combin\u00e9 avec un csDMARD est recommand\u00e9. Si cela est exclu (par exemple en raison de contre-indications), l&#8217;EULAR conseille de privil\u00e9gier les inhibiteurs de l&#8217;IL-6 et des JAK par rapport aux autres bDMARD.<\/p>\n\n<p>Trois inhibiteurs JAK sont actuellement disponibles en Suisse pour le traitement de la PR : Tofacitinib, Baricitinib et Upadacitinib. En outre, le filgotinib est autoris\u00e9 en Allemagne depuis 2020 et le peficitinib est disponible sur le march\u00e9 japonais depuis 2019, mais n&#8217;est pas encore autoris\u00e9 aux \u00c9tats-Unis ou en Europe. Lors du choix d&#8217;un inhibiteur JAK, les diff\u00e9rences d&#8217;efficacit\u00e9 et de s\u00e9curit\u00e9 entre les substances sont souvent d&#8217;un grand int\u00e9r\u00eat pour les praticiens.<\/p>\n\n<h2 id=\"tofacitinib\" class=\"wp-block-heading\">Tofacitinib<\/h2>\n\n<p>Les \u00e9tudes se concentrent sur la s\u00e9lectivit\u00e9 des inhibiteurs de JAK, c&#8217;est-\u00e0-dire sur l&#8217;inhibition des diff\u00e9rentes isoformes \u00e0 une concentration intracellulaire donn\u00e9e. On recherche ainsi le meilleur rapport efficacit\u00e9\/effets secondaires, comme dans le cas d&#8217;une an\u00e9mie par exemple. Pour le tofacitinib, d\u00e9j\u00e0 autoris\u00e9 en Suisse depuis 2013, une analyse post-hoc concernant les patients s\u00e9ropositifs et s\u00e9ron\u00e9gatifs a montr\u00e9 une r\u00e9ponse comparable dans les deux groupes [2]. Les taux de r\u00e9mission de DAS28 \u00e9taient l\u00e9g\u00e8rement inf\u00e9rieurs \u00e0 ceux des patients atteints de CCP. Dans l&#8217;analyse, les donn\u00e9es de cinq \u00e9tudes de phase III ont \u00e9t\u00e9 regroup\u00e9es et des sous-groupes ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9finis sur la base de la s\u00e9rologie : RF+CCP+, RF+CCP-, RF-CCP+ et RF-CCP-. Au final, les patients atteints de RF+CCP+ \u00e9taient plus susceptibles d&#8217;obtenir une r\u00e9ponse ACR-20, -50 ou -70 que les patients atteints de RF-CCP. Ce r\u00e9sultat a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 pour les r\u00e9ponses ACR-20 et -50, tant pour le tofacitinib 5 mg deux fois par jour que pour le tofacitinib 10 mg deux fois par jour. En revanche, la r\u00e9ponse de l&#8217;ACR-70 n&#8217;\u00e9tait meilleure qu&#8217;avec la dose la plus \u00e9lev\u00e9e.<\/p>\n\n<p>Une autre \u00e9tude a port\u00e9 sur le risque d&#8217;\u00e9v\u00e9nements cardiovasculaires sous tofacitinib. L&#8217;\u00e9valuation d&#8217;une \u00e9tude de phase IV comparant le tofacitinib aux bloqueurs du TNF (adalimumab, \u00e9tanercept) chez des patients de plus de 50 ans pr\u00e9sentant au moins un facteur de risque suppl\u00e9mentaire d&#8217;\u00e9v\u00e9nements cardiovasculaires a montr\u00e9 que le risque d&#8217;\u00e9v\u00e9nements thromboemboliques associ\u00e9 au tofacitinib doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme accru.<\/p>\n\n<p>Le risque d&#8217;embolie pulmonaire \u00e9tait \u00e9galement nettement plus \u00e9lev\u00e9 sous tofacitinib \u00e0 la dose de 10 mg et \u00e9galement plus \u00e9lev\u00e9 sous 5 mg deux fois par jour que dans les \u00e9tudes pr\u00e9c\u00e9dentes. De m\u00eame, la mortalit\u00e9 globale \u00e9tait plus \u00e9lev\u00e9e avec 10 mg deux fois par jour qu&#8217;avec 5 mg deux fois par jour. En 2019, l&#8217;EMA a donc \u00e9mis une recommandation selon laquelle le tofacitinib ne devrait pas \u00eatre utilis\u00e9 chez les patients pr\u00e9sentant un risque thromboembolique \u00e9lev\u00e9. Les patients atteints de PR \u00e2g\u00e9s de plus de 65 ans ne doivent \u00eatre trait\u00e9s par tofacitinib qu&#8217;en l&#8217;absence d&#8217;alternative th\u00e9rapeutique.<\/p>\n\n<h2 id=\"upadacitinib\" class=\"wp-block-heading\">Upadacitinib<\/h2>\n\n<p>Dans l&#8217;\u00e9tude SELECT-COMPARE, l&#8217;upadacitinib a \u00e9t\u00e9 compar\u00e9 \u00e0 l&#8217;adalimumab contre placebo chez des patients atteints de PR active et trait\u00e9s par MTX-IR [3]. Dans cette \u00e9tude, il \u00e9tait possible de passer de l&#8217;upadacitinib \u00e0 l&#8217;adalimumab et vice versa (aux semaines 14, 18, 22 et 26) en cas d&#8217;am\u00e9lioration de moins de 20% des articulations douloureuses et gonfl\u00e9es (crit\u00e8res d&#8217;\u00e9valuation primaires ACR20 et DAS28-CRP &lt;2,6) \u00e0 la semaine 12.<\/p>\n\n<p>L&#8217;\u00e9tude men\u00e9e sur 1629 patients atteints de PR active malgr\u00e9 le MTX a montr\u00e9 que l&#8217;upadacitinib (autoris\u00e9 en Suisse depuis le printemps 2020) est statistiquement plus efficace que l&#8217;adalimumab : 71% des patients ont obtenu une r\u00e9ponse ACR20 sous upadacitinib, contre seulement 63% sous adalimumab et 36% sous placebo. 29% des patients ont obtenu une r\u00e9mission selon le DAS28-CRP, contre seulement 18% sous adalimumab et 6% sous placebo. Parmi les effets secondaires, le zona et l&#8217;augmentation des CK \u00e9taient plus fr\u00e9quents avec l&#8217;upadacitinib, et des thromboembolies veineuses (TEV) sont survenues chez 3 patients sous adalimumab contre 2 patients sous upadacitinib. En regardant les non-r\u00e9pondeurs, on a pu voir que 13% ont atteint la r\u00e9mission en passant de l&#8217;upadacitinib \u00e0 l&#8217;adalimumab, tandis qu&#8217;inversement, le passage de l&#8217;adalimumab \u00e0 l&#8217;upadacitinib a donn\u00e9 les r\u00e9sultats escompt\u00e9s chez 26%.<\/p>\n\n<p>Dans l&#8217;\u00e9tude SELECT-MONOTHERAPY, 648 patients atteints de PR active malgr\u00e9 le MTX ont \u00e9t\u00e9 randomis\u00e9s pour continuer le traitement par MTX ou pour recevoir de l&#8217;upadacitinib 15 mg ou 30 mg en monoth\u00e9rapie [4]. L\u00e0 encore, l&#8217;upadacitinib a permis d&#8217;obtenir une r\u00e9ponse significativement meilleure : apr\u00e8s 14 semaines, 68% des patients sous upadacitinib 15 mg et 71% sous upadacitinib 30 mg ont obtenu une r\u00e9ponse ACR20, contre 41% seulement des patients qui ont poursuivi le traitement par MTX.<\/p>\n\n<h2 id=\"baricitinib\" class=\"wp-block-heading\">Baricitinib<\/h2>\n\n<p>Le baricitinib est autoris\u00e9 en Suisse depuis 2017 \u00e0 la dose de 4 mg (2 mg chez les patients \u00e2g\u00e9s ou en cas d&#8217;insuffisance r\u00e9nale). Dans les \u00e9tudes cliniques, la substance active une fois par jour \u00e0 des doses de 2 mg et 4 mg a d\u00e9j\u00e0 montr\u00e9 dans le pass\u00e9 une efficacit\u00e9 clinique significative avec une s\u00e9curit\u00e9 acceptable [5,6]. Les \u00e9v\u00e9nements ind\u00e9sirables graves (EIG) les plus fr\u00e9quemment rapport\u00e9s au cours de la p\u00e9riode contr\u00f4l\u00e9e par placebo \u00e9taient des infections.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1100\" height=\"515\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb1_sg2_s7.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-18074\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb1_sg2_s7.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb1_sg2_s7-800x375.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb1_sg2_s7-120x56.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb1_sg2_s7-90x42.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb1_sg2_s7-320x150.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb1_sg2_s7-560x262.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/figure>\n\n<p>L&#8217;\u00e9tude RA-BEAM a compar\u00e9 le baricitinib 4 mg + MTX \u00e0 l&#8217;adalimumab + MTX et au placebo + MTX [7]. Ici, il s&#8217;est av\u00e9r\u00e9 que l&#8217;am\u00e9lioration de 50% de la douleur est meilleure sous baricitinib  <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(Figure 1A).<\/span>  Si l&#8217;on ne consid\u00e8re que les patients en r\u00e9mission ou en faible activit\u00e9, le baricitinib a un effet significatif sur la douleur.  <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(Fig. 1B).<\/span>  L&#8217;effet positif a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 m\u00eame apr\u00e8s le passage de l&#8217;adalimumab au baricitinib apr\u00e8s la semaine 16.<\/p>\n\n<p>En ce qui concerne la r\u00e9ponse vaccinale sous baricitinib, le PCV13 et le t\u00e9tanos toxo\u00efde (TT) ont \u00e9t\u00e9 test\u00e9s. 106 patients de l&#8217;\u00e9tude RA-BEYOND recevant 2 mg ou 4 mg de baricitinib (avec ou sans MTX) ont \u00e9t\u00e9 vaccin\u00e9s contre le PCV13 et le t\u00e9tanos. Au total, 68% des patients ont pr\u00e9sent\u00e9 une r\u00e9ponse vaccinale suffisante contre le pneumocoque et 43% ont obtenu une augmentation de plus de 4 fois des titres vaccinaux contre le t\u00e9tanos. Une augmentation de plus de 2 fois apr\u00e8s le PCV13 a \u00e9t\u00e9 atteinte par 74% des patients [8].<\/p>\n\n<h2 id=\"nouvelle-etude-sur-les-effets-a-long-terme\" class=\"wp-block-heading\">Nouvelle \u00e9tude sur les effets \u00e0 long terme<\/h2>\n\n<p>La s\u00e9curit\u00e9 \u00e0 long terme du baricitinib chez 3770 patients (10 127 patients-ann\u00e9es d&#8217;exposition, PYE) au cours du programme de d\u00e9veloppement clinique a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9e [9]. \u00c9tant donn\u00e9 que le baricitinib, comme d&#8217;autres m\u00e9dicaments antirhumatismaux modificateurs de la maladie (DMARD), est utilis\u00e9 de mani\u00e8re chronique chez les patients atteints de PR, il est important de surveiller et d&#8217;\u00e9valuer en permanence le profil de s\u00e9curit\u00e9 \u00e0 long terme qui se d\u00e9veloppe. Ces donn\u00e9es \u00e0 long terme sont les plus pertinentes pour \u00e9valuer l&#8217;incidence et le risque d&#8217;\u00e9v\u00e9nements ind\u00e9sirables inhabituels d&#8217;int\u00e9r\u00eat particulier (AESI), y compris les affections malignes et les \u00e9v\u00e9nements cardiovasculaires ind\u00e9sirables graves (MACE). Depuis l&#8217;analyse pr\u00e9c\u00e9dente, l&#8217;\u00e9tude d&#8217;extension \u00e0 long terme (long-term-extension, LTE) est termin\u00e9e et le professeur Peter C. Taylor, du d\u00e9partement d&#8217;orthop\u00e9die, de rhumatologie et de sciences musculo-squelettiques de l&#8217;universit\u00e9 d&#8217;Oxford, et ses coll\u00e8gues ont pr\u00e9sent\u00e9 des r\u00e9sultats dans une mise \u00e0 jour des donn\u00e9es allant jusqu&#8217;\u00e0 9,3 ann\u00e9es de traitement [10].<\/p>\n\n<p>Leur \u00e9valuation a analys\u00e9 les donn\u00e9es regroup\u00e9es de patients <span style=\"font-family: times new roman;\">\u226518<\/span>ans atteints de PR active mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re, issues de neuf essais cliniques randomis\u00e9s (cinq de phase III, trois de phase II, un de phase Ib) et d&#8217;un LTE achev\u00e9. Les crit\u00e8res d&#8217;exclusion comprenaient des infections r\u00e9centes ou en cours (&lt;30 jours avant l&#8217;entr\u00e9e dans l&#8217;\u00e9tude), des infections cliniquement graves n\u00e9cessitant un traitement antimicrobien et des anomalies de laboratoire s\u00e9lectionn\u00e9es (par exemple, tests de fonction h\u00e9patique\/r\u00e9nale, h\u00e9matologie s\u00e9lectionn\u00e9e et marqueurs d&#8217;infection). Les doses de baricitinib allaient de 1 mg \u00e0 15 mg par jour, les doses quotidiennes de 2 mg et 4 mg \u00e9tant utilis\u00e9es dans les \u00e9tudes de phase III et LTE.<\/p>\n\n<p>Les patients ayant particip\u00e9 \u00e0 des \u00e9tudes de phase III et de phase II \u00e9taient \u00e9ligibles pour le LTE. Les patients randomis\u00e9s pour recevoir le baricitinib 2 mg et qui n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 sauv\u00e9s dans l&#8217;\u00e9tude initiale ont poursuivi le traitement avec la m\u00eame dose dans l&#8217;ETL ; tous les autres patients ont re\u00e7u le baricitinib 4 mg \u00e0 l&#8217;entr\u00e9e dans l&#8217;ETL. Les patients qui ont re\u00e7u 4 mg pendant au moins 15 mois sans \u00eatre secourus et qui ont atteint un niveau d&#8217;activit\u00e9 de la maladie durablement faible (score CDAI (Clinical Disease Activity Index) <span style=\"font-family: times new roman;\">\u226410<\/span>) ou une r\u00e9mission (score CDAI <span style=\"font-family: times new roman;\">\u22642<\/span>,8) ont \u00e9t\u00e9 randomis\u00e9s \u00e0 l&#8217;aveugle \u00e0 4 mg ou r\u00e9duits \u00e0 2 mg.<\/p>\n\n<h2 id=\"patients-atteints-de-pr-presentant-un-risque-accru-dinfection\" class=\"wp-block-heading\">Patients atteints de PR pr\u00e9sentant un risque accru d&#8217;infection<\/h2>\n\n<p>L&#8217;incidence des d\u00e9c\u00e8s, des \u00e9v\u00e9nements ind\u00e9sirables graves (y compris les infections), des MACE et de la malignit\u00e9 est similaire pour le baricitinib \u00e0 celle observ\u00e9e pour d&#8217;autres essais th\u00e9rapeutiques avec des inhibiteurs de JAK et des DMARD biologiques, selon les auteurs. Peu de patients (taux d&#8217;incidence ajust\u00e9 \u00e0 l&#8217;exposition, EAIR, 4,7) ont interrompu le traitement en raison d&#8217;\u00e9v\u00e9nements ind\u00e9sirables. Dans les sous-groupes baricitinib 2 mg et 4 mg, l&#8217;incidence de l&#8217;AESI \u00e9tait similaire entre les deux groupes de dosage.<\/p>\n\n<p>Le risque de mortalit\u00e9 chez les patients trait\u00e9s par baricitinib n&#8217;a pas augment\u00e9 par rapport \u00e0 la population g\u00e9n\u00e9rale apr\u00e8s contr\u00f4le de l&#8217;\u00e2ge et du sexe, le taux de mortalit\u00e9 standardis\u00e9 (SMR) pour le baricitinib \u00e9tant &lt;1. Les causes de d\u00e9c\u00e8s des patients trait\u00e9s par baricitinib correspondent aux pourcentages de d\u00e9c\u00e8s totaux dans la population g\u00e9n\u00e9rale am\u00e9ricaine et \u00e0 ceux rapport\u00e9s dans les essais cliniques d&#8217;autres traitements de la PR.<\/p>\n\n<p>En raison de la maladie et des interventions th\u00e9rapeutiques, les patients atteints de PR pr\u00e9sentent un risque accru d&#8217;infection. L&#8217;incidence globale des infections graves est rest\u00e9e stable au fil du temps. Les EAIR d&#8217;infections graves dans le groupe baricitinib 2 mg pourraient \u00eatre num\u00e9riquement plus faibles que sous 4 mg, ce qui est li\u00e9 \u00e0 une activit\u00e9 plus faible de la maladie et \u00e0 une utilisation plus faible de corticost\u00e9ro\u00efdes et de MTX au d\u00e9part. Les infections ayant entra\u00een\u00e9 la mort \u00e9taient rares dans cette population de patients. L&#8217;incidence de l&#8217;herp\u00e8s zoster est rest\u00e9e stable et similaire \u00e0 celle des autres inhibiteurs de JAK, y compris le tofacitinib [11] et l&#8217;upadacitinib [12].<\/p>\n\n<p>Depuis leur \u00e9valuation pr\u00e9c\u00e9dente, il y a eu 54 cas suppl\u00e9mentaires de malignit\u00e9 (sans NMSC) avec un IR similaire (0,9 dans l&#8217;analyse actuelle vs 0,8), \u00e9crivent Taylor et al. [10]. Les patients atteints de PR seraient pr\u00e9dispos\u00e9s \u00e0 un risque accru de malignit\u00e9, notamment de lymphome, de cancer du poumon et de NMSC (cancer de la peau non m\u00e9lanocytaire). L&#8217;incidence des lymphomes est rest\u00e9e inchang\u00e9e \u00e0 0,06 par rapport aux rapports pr\u00e9c\u00e9dents sur le baricitinib et similaire aux autres traitements de la PR, y compris un RI de 0,1 pour l&#8217;adalimumab et de 0,096 pour les patients utilisant des inhibiteurs du TNF.<\/p>\n\n<h2 id=\"les-risques-de-malignite-restent-incertains\" class=\"wp-block-heading\">Les risques de malignit\u00e9 restent incertains<\/h2>\n\n<p>Les effets des inhibiteurs de JAK sur le risque de malignit\u00e9 restent incertains et n\u00e9cessitent des recherches suppl\u00e9mentaires. Les donn\u00e9es d&#8217;une r\u00e9cente revue syst\u00e9matique et m\u00e9ta-analyse ont conclu qu&#8217;il n&#8217;y avait pas d&#8217;augmentation du risque de malignit\u00e9 chez les patients trait\u00e9s par un inhibiteur de JAK combin\u00e9 au MTX par rapport aux patients trait\u00e9s par MTX seul [13]. Le professeur Taylor et ses coll\u00e8gues soulignent que 79% des patients inclus dans leur analyse ont utilis\u00e9 du MTX en m\u00eame temps. En outre, aucune augmentation du risque de malignit\u00e9 n&#8217;a \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9e dans les \u00e9tudes d&#8217;observation entre les autres inhibiteurs de JAK (tofacitinib) par rapport aux DMARD synth\u00e9tiques traditionnels ou aux DMARD biologiques tels que le TNFi [14].<\/p>\n\n<p>L&#8217;IR pour la malignit\u00e9 (sans NMSC) pendant les 48 premi\u00e8res semaines \u00e9tait de 0,6 (IC \u00e0 95% 0,34-0,91) dans votre \u00e9valuation et est rest\u00e9 stable \u00e0 environ 1,0 par la suite (IR total 0,9, IC \u00e0 95% 0,77-1,09).<span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">  (Figure 2A).  <\/span>Les types de tumeurs malignes les plus fr\u00e9quemment rapport\u00e9s \u00e9taient respiratoires et m\u00e9diastinales (n=26, EAIR=0,17), mammaires (n=23, EAIR=0,15) et gastro-intestinales (n=19, EAIR=0,13). L&#8217;IR pour les NMSC \u00e9tait de 0,3 (IC \u00e0 95% : 0,25-0,44) et n&#8217;a pas augment\u00e9 au fil du temps <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(figure 2B). <\/span>L&#8217;IR pour les lymphomes \u00e9tait de 0,06 (IC \u00e0 95% : 0,03-0,11), le lymphome diffus \u00e0 grandes cellules B restant le sous-type le plus fr\u00e9quent.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"1100\" height=\"1694\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb2_sg2_s9.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-18075 lazyload\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb2_sg2_s9.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb2_sg2_s9-800x1232.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb2_sg2_s9-120x185.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb2_sg2_s9-90x139.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb2_sg2_s9-320x493.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb2_sg2_s9-560x862.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1694;\" \/><\/figure>\n\n<p>Les patients atteints de PR ont un risque accru de thrombose veineuse profonde (TVP) et d&#8217;embolie pulmonaire (EP) (RI 0,3-0,8\/100 ann\u00e9es-patients) par rapport \u00e0 la population g\u00e9n\u00e9rale [15,16]. Dans cette analyse, la RI de TVT\/PE chez les patients trait\u00e9s par baricitinib \u00e9tait coh\u00e9rente avec les donn\u00e9es pr\u00e9c\u00e9demment rapport\u00e9es et comparable \u00e0 celle des autres inhibiteurs JAK [9]. Dans le sous-groupe de patients ayant re\u00e7u 2 mg ou 4 mg de baricitinib, les EAIR entre les groupes de doses \u00e9taient similaires et comparables \u00e0 ceux rapport\u00e9s pr\u00e9c\u00e9demment. Alors que des m\u00e9ta-analyses r\u00e9centes d&#8217;essais contr\u00f4l\u00e9s randomis\u00e9s portant sur les inhibiteurs JAK (y compris le tofacitinib, le baricitinib et l&#8217;upadacitinib) n&#8217;ont pas montr\u00e9 d&#8217;augmentation du risque d&#8217;\u00e9v\u00e9nements thromboemboliques veineux chez les patients atteints de PR au cours des p\u00e9riodes contr\u00f4l\u00e9es par placebo, des donn\u00e9es \u00e0 plus long terme seraient n\u00e9cessaires, selon les auteurs, pour caract\u00e9riser pleinement le risque de ces \u00e9v\u00e9nements. L&#8217;incidence de la MACE dans l&#8217;\u00e9tude actuelle (0,5) est \u00e9galement rest\u00e9e faible et stable par rapport aux rapports pr\u00e9c\u00e9dents. L&#8217;EAIR de MACE \u00e9tait similaire entre le baricitinib 2 mg (0,42) et 4 mg (0,54). Parmi les patients, 55% pr\u00e9sentaient au moins un des cinq facteurs de risque cardiovasculaire au d\u00e9but de l&#8217;\u00e9tude utilis\u00e9s dans l&#8217;analyse (fumeur actuel, hypertension, diab\u00e8te, ant\u00e9c\u00e9dents de troubles ath\u00e9roscl\u00e9rotiques ou cholest\u00e9rol HDL &lt;40 mg\/dl), comme pr\u00e9vu, l&#8217;IR pour l&#8217;ECAM \u00e9tait plus \u00e9lev\u00e9 (0,70) dans cette sous-population \u00e0 risque.<\/p>\n\n<p>L&#8217;EAIR pour la diverticulite dans l&#8217;\u00e9tude actuelle (0,15) est en accord avec les donn\u00e9es publi\u00e9es chez les patients atteints de PR [17]. Les principaux facteurs de risque de diverticulite dans la population g\u00e9n\u00e9rale sont l&#8217;\u00e2ge, l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9, l&#8217;alimentation, le tabagisme et la consommation de m\u00e9dicaments, en particulier les opio\u00efdes, les corticost\u00e9ro\u00efdes et les anti-inflammatoires non st\u00e9ro\u00efdiens. La diverticulite dans l&#8217;\u00e9tude \u00e0 long terme est apparue chez les patients pr\u00e9sentant des facteurs de risque. L&#8217;IR pour les perforations gastro-intestinales (0,06) reste faible dans le contexte des rapports sur le tofacitinib, le tocilizumab et d&#8217;autres DMARD biologiques en donn\u00e9es r\u00e9elles et en ce qui concerne l&#8217;upadacitinib (0,08\/100 patients-ann\u00e9es) [18].<\/p>\n\n<h2 id=\"\" class=\"wp-block-heading\">\u00a0<\/h2>\n\n<h2 id=\"-2\" class=\"wp-block-heading\"><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-18076 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/447;height: 163px; width: 400px;\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/kasten_sponsor_elililly.png\" alt=\"\" width=\"1100\" height=\"447\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/kasten_sponsor_elililly.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/kasten_sponsor_elililly-800x325.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/kasten_sponsor_elililly-120x49.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/kasten_sponsor_elililly-90x37.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/kasten_sponsor_elililly-320x130.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/kasten_sponsor_elililly-560x228.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/h2>\n\n<h2 id=\"-3\" class=\"wp-block-heading\">\u00a0<\/h2>\n\n<h2 id=\"messages-take-home\" class=\"wp-block-heading\">Messages Take-Home<\/h2>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>En tant qu&#8217;antirhumatismaux modificateurs de la maladie, les inhibiteurs JAK sont utilis\u00e9s de mani\u00e8re chronique chez les patients atteints de PR. Il est important de surveiller et d&#8217;\u00e9valuer en permanence le profil de s\u00e9curit\u00e9 \u00e0 long terme qui se d\u00e9veloppe.<\/li>\n\n\n\n<li>Le profil de s\u00e9curit\u00e9 des inhibiteurs de JAK dans les essais cliniques comprend un risque accru d&#8217;herp\u00e8s zoster et des associations avec une augmentation des \u00e9v\u00e9nements cardiovasculaires, des \u00e9v\u00e9nements thromboemboliques veineux (TEV) et des maladies malignes.<\/li>\n\n\n\n<li>Dans une \u00e9tude r\u00e9cente \u00e0 long terme sur le baricitinib, la mol\u00e9cule s&#8217;est montr\u00e9e stable en termes d&#8217;\u00e9v\u00e9nements li\u00e9s \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9, y compris les d\u00e9c\u00e8s, les tumeurs malignes, les MACE et les TVT\/PE, sur une p\u00e9riode allant jusqu&#8217;\u00e0 9,3 ans, et \u00e9tait g\u00e9n\u00e9ralement similaire entre les groupes 2 mg et 4 mg.<\/li>\n\n\n\n<li>Les r\u00e9sultats indiquent que le baricitinib pr\u00e9sente un profil de s\u00e9curit\u00e9 coh\u00e9rent et coh\u00e9rent avec les autres inhibiteurs de JAK et les antirhumatismaux biologiques modificateurs de la maladie.<\/li>\n\n\n\n<li>Un suivi continu et des recherches suppl\u00e9mentaires, y compris des \u00e9tudes \u00e0 long terme bas\u00e9es sur la population, sont n\u00e9cessaires pour comprendre pleinement le risque de crit\u00e8res d&#8217;\u00e9valuation, y compris les tumeurs malignes, la MACE et la TEV, et le risque r\u00e9el compar\u00e9 du baricitinib et des traitements de la PR.<\/li>\n<\/ul>\n\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Smolen JS, et al : Recommandations de l&#8217;EULAR pour la prise en charge de l&#8217;arthrite rhumato\u00efde avec des m\u00e9dicaments antirhumatismaux de synth\u00e8se et biologiques modifiant la maladie : mise \u00e0 jour 2019. Ann Rheum Dis 2020;79 : 685-699 ; doi : 10.1136\/annrheumdis-2019-216655.<\/li>\n\n\n\n<li>Bird P, Hall S, Nask P, et al : RMD open 2019 ; 5 : e000742 ; doi : 10.1136\/rmdopen-2018-000742.<\/li>\n\n\n\n<li>Fleischmann R, Pangan AL, Song ICH et al : Arthritis Rheumatol 2019 ; 71(11) : 1788-1800.<\/li>\n\n\n\n<li>Smolen JS, Pangan AL, Emery P, et al : Lancet 2019 ; 393 : 2303-2311.<\/li>\n\n\n\n<li>Taylor PC, Keystone EC, van der Heijde D, et al : Baricitinib versus placebo or adalimumab in rheumatoid arthritis. N Engl J Med 2017 ; 376 : 652-662 ; doi : 10.1056\/NEJMoa1608345<\/li>\n\n\n\n<li>Genovese MC, Kremer J, Zamani O, et al : Baricitinib in patients with refractory rheumatoid arthritis. N Engl J Med 2016 ; 374 : 1243-1252 ; doi : 10.1056\/NEJMoa1507247<\/li>\n\n\n\n<li>Fautrel B, Kirkham B, Pope JE, et al : J Clin Med 2019 ; 8 : 1394-1408.<\/li>\n\n\n\n<li>Winthrop K, Bingham CO, Komocsar WJ, et al : Arthritis Res Ther 2019 ; 21 : 102-112.<\/li>\n\n\n\n<li>Genovese MC, Smolen JS, Takeuchi T, et al : Safety profile of baricitinib for the treatment of rheumatoid arthritis over a median of 3 years of treatment : an updated integrated safety analysis. Lancet Rheumatol 2020 ; 2 : e347-e357 ; doi : 10.1016\/S2665-9913(20)30032-1.<\/li>\n\n\n\n<li>Taylor PC, Takeuchi T, Burmester GR, et al : S\u00e9curit\u00e9 du baricitinib pour le traitement de l&#8217;arthrite rhumato\u00efde sur une dur\u00e9e m\u00e9diane de 4,6 et jusqu&#8217;\u00e0 9,3 ans de traitement : r\u00e9sultats finaux de l&#8217;\u00e9tude d&#8217;extension \u00e0 long terme et de la base de donn\u00e9es int\u00e9gr\u00e9e. Annals of the Rheumatic Diseases 2021 (online first) ; doi : 10.1136\/annrheumdis-2021-221276.<\/li>\n\n\n\n<li>Winthrop KL, Curtis JR, Lindsey S, et al : Herpes zoster and tofacitinib : clinical outcomes and the risk of concomitant therapy. Arthritis Rheumatol 2017;69 : 1960-1968 ; doi : 10.1002\/art.40189.<\/li>\n\n\n\n<li>van Vollenhoven R, Takeuchi T, Pangan AL : A phase 3, randomized, controlled trial comparing upadacitinib monotherapy to MTX monotherapy in MTX-na\u00efve patients with active rheumatoid arthritis [abstract]. Arthritis Rheumatol 2018 ; 70.<\/li>\n\n\n\n<li>Solipuram V, Mohan A, Patel R, et al : Effect of Janus kinase inhibitors and methotrexate combination on malignancy in patients with rheumatoid arthritis : a systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials. Auto Immun Highlights 2021 ; 12(8) ; doi : 10.1186\/s13317-021-00153-5.<\/li>\n\n\n\n<li>Xie W, Yang X, Huang H, et al : Risk of malignancy with non-TNFi biologic or tofacitinib therapy in rheumatoid arthritis : a meta-analysis of observational studies. Semin Arthritis Rheum 2020 ; 50 : 930-937 ; doi : 10.1016\/j.semarthrit.2020.08.007.<\/li>\n\n\n\n<li>Kim SC, Schneeweiss S, Liu J, et al : Risk of veinous thromboembolism in patients with rheumatoid arthritis. Arthritis Care Res 2013 ; 65 : NA-7 ; doi : 10.1002\/acr.22039.<\/li>\n\n\n\n<li>Ogdie A, Kay McGill N, Shin DB, et al : Risk of veinous thromboembolism in patients with psoriatic arthritis, psoriasis and rheumatoid arthritis : a general population-based cohort study. Eur Heart J 2018 ; 39 : 3608-3614 ; doi : 10.1093\/eurheartj\/ehx145.<\/li>\n\n\n\n<li>Bharucha AE, Parthasarathy G, Ditah I, et al : Temporal trends in the incidence and natural history of diverticulitis : a population-based study. Am J Gastroenterol 2015 ; 110 : 1589-1596 ; doi : 10.1038\/ajg.2015.302.<\/li>\n\n\n\n<li>Cohen SB, van Vollenhoven RF, Winthrop KL : Correction : profil de s\u00e9curit\u00e9 de l&#8217;upadacitinib dans l&#8217;arthrite rhumato\u00efde : analyse int\u00e9gr\u00e9e du programme clinique SELECT phase III. Ann Rheum Dis 2021 ; 80 : 304-311 ; doi : 10.1136\/annrheumdis-2020-218510.<\/li>\n<\/ol>\n\n<p><em>InFo DOULEUR &amp; GERIATRIE 2021 ; 3(2) : 6-9<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le traitement de la polyarthrite rhumato\u00efde (PR) a fait de grands progr\u00e8s au cours des 20 derni\u00e8res ann\u00e9es. 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