{"id":327043,"date":"2021-12-19T01:00:00","date_gmt":"2021-12-19T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/que-faire-en-cas-daugmentation-chronique-de-la-creatinine-2\/"},"modified":"2023-01-11T11:23:19","modified_gmt":"2023-01-11T10:23:19","slug":"que-faire-en-cas-daugmentation-chronique-de-la-creatinine-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/que-faire-en-cas-daugmentation-chronique-de-la-creatinine-2\/","title":{"rendered":"Que faire en cas d&#8217;augmentation chronique de la cr\u00e9atinine ?"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>La proportion de patients atteints d&#8217;IRC augmente fortement avec l&#8217;\u00e2ge. Les causes les plus fr\u00e9quentes sont le diab\u00e8te sucr\u00e9 et l&#8217;hypertension art\u00e9rielle. Des complications secondaires pr\u00e9coces peuvent avoir un impact significatif sur le pronostic. La d\u00e9termination du DFGe et de l&#8217;albumine peut permettre de d\u00e9tecter \u00e0 temps une MRC et d&#8217;en \u00e9valuer le pronostic.<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<h2 id=\"maladie-renale-chronique\" class=\"wp-block-heading\">Maladie r\u00e9nale chronique<\/h2>\n\n<p>Une augmentation de la cr\u00e9atinine plasmatique ou s\u00e9rique (P-\/S-cr\u00e9atinine) pendant plus de 3 mois et une r\u00e9duction du d\u00e9bit de filtration glom\u00e9rulaire (DFG) qui en r\u00e9sulte sont consid\u00e9r\u00e9es comme des signes de maladie r\u00e9nale chronique (MRC). Celle-ci est g\u00e9n\u00e9ralement silencieuse pendant une longue p\u00e9riode et est donc souvent diagnostiqu\u00e9e trop tard. La plupart du temps, l&#8217;IRC est due \u00e0 un diab\u00e8te sucr\u00e9 ou \u00e0 une hypertension art\u00e9rielle. Ces deux maladies constituent donc des facteurs de risque pour le d\u00e9veloppement de l\u00e9sions structurelles du rein. Ce n&#8217;est qu&#8217;au fur et \u00e0 mesure que les l\u00e9sions r\u00e9nales s&#8217;aggravent que la fonction r\u00e9nale est alt\u00e9r\u00e9e, ce qui entra\u00eene une baisse du DFG ou une augmentation de la cr\u00e9atinine. Ainsi, l&#8217;augmentation chronique de la cr\u00e9atinine ne marque pas le d\u00e9but d&#8217;une maladie r\u00e9nale, mais refl\u00e8te une l\u00e9sion r\u00e9nale qui s&#8217;est d\u00e9velopp\u00e9e sur une longue p\u00e9riode <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(figure 1).<\/span> Celle-ci peut \u00eatre d\u00e9tect\u00e9e \u00e0 un stade pr\u00e9coce \u00e0 l&#8217;aide du rapport albumine\/cr\u00e9atinine dans l&#8217;urine spontan\u00e9e. Ainsi, seule l&#8217;observation combin\u00e9e du DFG comme marqueur de la fonction r\u00e9nale et du rapport albumine\/cr\u00e9atinine comme marqueur de l&#8217;atteinte r\u00e9nale permet le diagnostic de l&#8217;IRC et son \u00e9valuation pronostique (tableau 1). <\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1100\" height=\"654\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb1_cv4_s13_0.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-17860\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb1_cv4_s13_0.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb1_cv4_s13_0-800x476.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb1_cv4_s13_0-120x71.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb1_cv4_s13_0-90x54.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb1_cv4_s13_0-320x190.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/abb1_cv4_s13_0-560x333.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/figure>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"2164\" height=\"1049\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab1_cv4_s13.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-17861 lazyload\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 2164px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 2164\/1049;\" \/><\/figure>\n\n<p>Une \u00e9tude transversale multicentrique a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que, dans les cabinets de m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale suisses, environ 10% des patients et patientes pr\u00e9sentaient un DFG r\u00e9duit (&lt;60 mL\/min\/1,73<sup>m2<\/sup>) et environ 17% une albuminurie significative (\u226530 mg\/g de cr\u00e9atinine). Cette proportion a fortement augment\u00e9 avec l&#8217;\u00e2ge, atteignant respectivement 34% et 33% dans le groupe des plus de 75 ans. Au total, environ \u00bc des participants \u00e0 l&#8217;\u00e9tude examin\u00e9s pr\u00e9sentaient une IRC. Une \u00e9tude men\u00e9e en Allemagne a montr\u00e9 que moins de 30% seulement des personnes concern\u00e9es \u00e9taient au courant de leur dysfonctionnement r\u00e9nal et que seuls deux tiers de ceux qui en avaient connaissance suivaient un traitement m\u00e9dical. Ces chiffres sont pr\u00e9occupants dans la mesure o\u00f9 m\u00eame une l\u00e9g\u00e8re alt\u00e9ration de la fonction r\u00e9nale entra\u00eene des complications qui se traduisent par une forte augmentation des maladies cardiovasculaires, elles-m\u00eames associ\u00e9es \u00e0 une r\u00e9duction significative de l&#8217;esp\u00e9rance de vie.<span style=\"font-family: franklin gothic demi;\"> (Fig. 1). <\/span>C&#8217;est pourquoi les maladies r\u00e9nales et leurs complications doivent \u00eatre diagnostiqu\u00e9es et trait\u00e9es \u00e0 un stade pr\u00e9coce afin d&#8217;influencer favorablement l&#8217;\u00e9volution de la maladie r\u00e9nale et de r\u00e9duire la mortalit\u00e9.<\/p>\n\n<h2 id=\"evaluation-de-la-fonction-renale\" class=\"wp-block-heading\">\u00c9valuation de la fonction r\u00e9nale<\/h2>\n\n<p><strong>Cr\u00e9atinine :<\/strong> Depuis longtemps, la cr\u00e9atinine, un produit de d\u00e9gradation du m\u00e9tabolisme musculaire, est \u00e9tablie dans la pratique comme marqueur endog\u00e8ne du DFG. Cependant, sa concentration en P\/S est affect\u00e9e par de nombreux facteurs d&#8217;influence, ce qui n&#8217;en fait pas a priori un marqueur id\u00e9al du DFG<span style=\"font-family: franklin gothic demi;\"> (tableau 2). <\/span>Parmi les facteurs d&#8217;influence les plus importants figure la masse musculaire, elle-m\u00eame d\u00e9termin\u00e9e par l&#8217;\u00e2ge, le sexe et l&#8217;origine ethnique. En outre, les habitudes alimentaires et l&#8217;\u00e9tat nutritionnel ainsi que la fonction h\u00e9patique (production du pr\u00e9curseur de la cr\u00e9atine) ont un impact sur la P\/S-cr\u00e9atinine. Une fois lib\u00e9r\u00e9e des muscles dans la circulation, la cr\u00e9atinine est librement filtr\u00e9e par les glom\u00e9rules en raison de son faible poids mol\u00e9culaire (113 Da), mais elle est \u00e9galement s\u00e9cr\u00e9t\u00e9e par les tubes et excr\u00e9t\u00e9e dans une moindre mesure par les intestins. La s\u00e9cr\u00e9tion tubulaire gagne surtout en importance en cas de troubles pr\u00e9existants de la fonction r\u00e9nale. Dans cette situation, l&#8217;administration de m\u00e9dicaments qui inhibent la s\u00e9cr\u00e9tion tubulaire peut provoquer une forte augmentation de la P\/S-cr\u00e9atinine, ind\u00e9pendante du DFG, ce qui peut conduire \u00e0 des \u00e9valuations erron\u00e9es de la fonction r\u00e9nale.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"1291\" height=\"1675\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab2_cv4_s14.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-17862 lazyload\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1291px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1291\/1675;\" \/><\/figure>\n\n<p>En raison des facteurs d&#8217;influence, la cr\u00e9atinine ne pr\u00e9sente qu&#8217;une tr\u00e8s mauvaise corr\u00e9lation avec le DFG. Pour une cr\u00e9atinine P\/S de 1,0 mg\/dL (88 mol\/L), le DFG peut varier de 20 \u00e0 120 ml\/min pour 1,73<sup>m2<\/sup>. De plus, la P-\/S-cr\u00e9atinine n&#8217;augmente significativement qu&#8217;\u00e0 partir d&#8217;une chute du DFG de &lt;60 mL\/min\/1,73<sup>m2<\/sup> (&#8220;zone aveugle \u00e0 la cr\u00e9atinine&#8221;). A ce stade, plus de la moiti\u00e9 des n\u00e9phrons sont d\u00e9j\u00e0 inop\u00e9rants. Par cons\u00e9quent, la cr\u00e9atinine n&#8217;est a priori pas un marqueur pr\u00e9coce de maladie r\u00e9nale. Ainsi, m\u00eame si la P\/S-cr\u00e9atinine ou le DFG sont dans la norme, il n&#8217;est pas possible d&#8217;exclure une maladie r\u00e9nale.<\/p>\n\n<p>En outre, la <em>m\u00e9thode de mesure<\/em> doit \u00eatre prise en compte. Alors que la plupart des laboratoires utilisent d\u00e9sormais une <em>m\u00e9thode enzymatique <\/em>fiable pour d\u00e9terminer la cr\u00e9atinine, la <em>m\u00e9thode de Jaff\u00e9<\/em> (r\u00e9action color\u00e9e non sp\u00e9cifique) est encore utilis\u00e9e occasionnellement pour des raisons de co\u00fbt. Cette m\u00e9thode peut \u00eatre fortement influenc\u00e9e par de nombreuses <em>&#8220;pseudo-cr\u00e9atinines&#8221;<\/em> circulant dans le sang. Il s&#8217;agit notamment de la bilirubine, des c\u00e9tones, du glucose, des prot\u00e9ines, de l&#8217;acide ascorbique et des m\u00e9dicaments (antibiotiques).<\/p>\n\n<p><strong>Cystatine C : <\/strong>la cystatine C est une prot\u00e9ine plasmatique produite par toutes les cellules nucl\u00e9\u00e9es de l&#8217;organisme et lib\u00e9r\u00e9e dans le sang \u00e0 un taux constant. En raison de son faible poids mol\u00e9culaire (13 kDa), il est librement filtr\u00e9 par les glom\u00e9rules, puis absorb\u00e9 et m\u00e9tabolis\u00e9 dans le tubule proximal. Contrairement \u00e0 la cr\u00e9atinine, elle n&#8217;est pas s\u00e9cr\u00e9t\u00e9e par voie tubulaire. La cystatine C est en outre moins influenc\u00e9e par la fonction h\u00e9patique ainsi que par la musculature et n&#8217;est donc gu\u00e8re influenc\u00e9e par l&#8217;\u00e2ge, le sexe et l&#8217;alimentation <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(tableau 2). <\/span>Il en r\u00e9sulte les avantages suivants de la cystatine C par rapport \u00e0 la cr\u00e9atinine :<\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>sensibilit\u00e9 diagnostique plus \u00e9lev\u00e9e, permettant une d\u00e9tection plus pr\u00e9coce d&#8217;une restriction du DFG dans la plage de 30 \u00e0 90 mL\/min\/1,73<sup>m2<\/sup> pertinente pour le diagnostic<\/li>\n\n\n\n<li>plus fiable en cas de masse musculaire tr\u00e8s diff\u00e9rente et de cirrhose du foie<\/li>\n\n\n\n<li>d\u00e9tection plus rapide d&#8217;un dysfonctionnement r\u00e9nal aigu<\/li>\n\n\n\n<li>convient \u00e9galement \u00e0 l&#8217;\u00e9valuation du DFG chez les enfants de plus de 2 ans, sans valeurs de r\u00e9f\u00e9rence li\u00e9es au sexe<\/li>\n<\/ul>\n\n<p>Il convient de noter que ce sont surtout les processus inflammatoires, l&#8217;hyperthyro\u00efdie et l&#8217;hypothyro\u00efdie ainsi que l&#8217;administration de st\u00e9ro\u00efdes \u00e0 haute dose qui peuvent entra\u00eener une modification de la P-\/S-cystatine ind\u00e9pendante du DFG.<\/p>\n\n<p>Dans l&#8217;ensemble, la cystatine C est clairement sup\u00e9rieure \u00e0 la cr\u00e9atinine en tant que marqueur endog\u00e8ne du DFG. Toutefois, en raison de son co\u00fbt plus \u00e9lev\u00e9, il ne joue qu&#8217;un r\u00f4le mineur dans la pratique quotidienne.<\/p>\n\n<p><strong>Algorithmes de calcul pour l&#8217;estimation du DFG (eGFR) : <\/strong>Aujourd&#8217;hui, il est recommand\u00e9 d&#8217;\u00e9viter d&#8217;indiquer uniquement la P-\/S-cr\u00e9atinine ou la P-\/S-cystatine C sur les r\u00e9sultats de laboratoire. Au lieu de cela, le DFG doit \u00eatre estim\u00e9 \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;algorithmes de calcul et exprim\u00e9 sous la forme d&#8217;un <em>eDFG<\/em> (e pour estim\u00e9). Lors du calcul de l&#8217;eGFR, la plupart des algorithmes de calcul prennent principalement en compte l&#8217;influence de l&#8217;\u00e2ge, du sexe et de l&#8217;origine ethnique. Il existe aujourd&#8217;hui toute une s\u00e9rie de formules de calcul diff\u00e9rentes pour la cr\u00e9atinine et la cystatine C, ainsi que le calcul combin\u00e9 de la cr\u00e9atinine et de la cystatine C <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(tableau 3).<\/span> Cette derni\u00e8re est cens\u00e9e \u00eatre globalement plus pr\u00e9cise. En principe, les aspects suivants doivent \u00eatre pris en compte lors de l&#8217;utilisation des algorithmes de calcul :<\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Ils ont \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9s dans diff\u00e9rentes populations avec des structures d&#8217;\u00e2ge diff\u00e9rentes et ne doivent donc \u00eatre utilis\u00e9s que dans les groupes d&#8217;\u00e2ge \u00e9tudi\u00e9s.<\/li>\n\n\n\n<li>Ils n\u00e9cessitent une fonction r\u00e9nale stable et ne sont donc pas indiqu\u00e9s en cas d&#8217;alt\u00e9ration aigu\u00eb de la fonction r\u00e9nale.<\/li>\n\n\n\n<li>M\u00eame avec leur aide, seule une pr\u00e9cision limit\u00e9e (environ <span style=\"font-family: times new roman;\">\u00b130%<\/span>) peut \u00eatre obtenue.<\/li>\n<\/ul>\n\n<p>Actuellement, l&#8217;utilisation de la <em>formule CKD-EPI <\/em>est recommand\u00e9e, car elle a fait l&#8217;objet de l&#8217;\u00e9valuation la plus compl\u00e8te. Il convient de noter que la formule CKD-EPI n&#8217;est toutefois pas adapt\u00e9e aux enfants et aux adolescents, ni aux patients \u00e2g\u00e9s. D&#8217;autres formules de calcul sont d\u00e9sormais disponibles pour ces groupes d&#8217;\u00e2ge (formule de Schwartz pour 1-16 ans, formule BIS pour l&#8217;\u00e2ge \u226570ans et formule FAS pour l&#8217;\u00e2ge 2-100 ans) (tableau 3). <\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"1792\" height=\"861\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab3_cv4_s15.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-17863 lazyload\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1792px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1792\/861;\" \/><\/figure>\n\n<h2 id=\"diagnostic-en-laboratoire-dune-lesion-renale-structurelle\" class=\"wp-block-heading\">Diagnostic en laboratoire d&#8217;une l\u00e9sion r\u00e9nale structurelle<\/h2>\n\n<p>Comme les l\u00e9sions structurelles du rein se manifestent avant le dysfonctionnement r\u00e9nal proprement dit, la d\u00e9tection de ces l\u00e9sions par le diagnostic de laboratoire rev\u00eat une importance particuli\u00e8re dans le cadre d&#8217;un d\u00e9pistage pr\u00e9coce. L&#8217;analyse d&#8217;urine est au c\u0153ur de ce diagnostic. Les trois \u00e9tudes suivantes sont men\u00e9es \u00e0 cet effet :<\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Bandelettes de test d&#8217;urine<\/li>\n\n\n\n<li>Examen microscopique du s\u00e9diment urinaire<\/li>\n\n\n\n<li>Diagnostic de la prot\u00e9inurie<\/li>\n<\/ul>\n\n<p><strong>Bandelettes de test urinaire :<\/strong> Les bandelettes urinaires permettent un d\u00e9pistage semi-quantitatif d&#8217;une :<\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Microh\u00e9maturie (champ de test : sang\/h\u00e9moglobine)<\/li>\n\n\n\n<li>Prot\u00e9inurie (champ de test : prot\u00e9ine\/prot\u00e9ine)<\/li>\n<\/ul>\n\n<p>L&#8217;un des points forts des bandelettes urinaires est la d\u00e9tection des saignements. Comme ils ont un seuil de d\u00e9tection des \u00e9rythrocytes tr\u00e8s bas (5 \u00e9rythrocytes\/\u03bcL), ils peuvent d\u00e9tecter les saignements les plus infimes qui ne sont pas visibles \u00e0 l&#8217;\u0153il nu dans l&#8217;urine (microh\u00e9maturie). Cependant, ils ne sont pas en mesure de faire la distinction entre les saignements et l&#8217;h\u00e9molyse (dans les deux cas, il y a lib\u00e9ration d&#8217;h\u00e9moglobine) et la rhabdomyolyse (lib\u00e9ration de myoglobine) en raison de la r\u00e9action peroxydasique sous-jacente. C&#8217;est pourquoi un examen microscopique du s\u00e9diment urinaire doit \u00eatre effectu\u00e9 par la suite pour une diff\u00e9renciation plus pouss\u00e9e.<\/p>\n\n<p>Les bandelettes urinaires sont peu adapt\u00e9es \u00e0 la d\u00e9tection de la prot\u00e9inurie. La zone de test correspondante r\u00e9agit principalement \u00e0 l&#8217;albumine charg\u00e9e n\u00e9gativement. D&#8217;autres prot\u00e9ines telles que les immunoglobulines, les cha\u00eenes l\u00e9g\u00e8res, les prot\u00e9ines marqueurs tubulaires, etc. ne sont pas d\u00e9tect\u00e9es. De plus, la limite de d\u00e9tection des bandelettes urinaires normales est d&#8217;environ 100 \u00e0 300 mg\/L, ce qui ne permet pas de d\u00e9tecter pr\u00e9cocement une microalbuminurie telle qu&#8217;elle se produit au stade pr\u00e9coce de la n\u00e9phropathie diab\u00e9tique. Il existe certes des bandelettes de test sp\u00e9ciales disponibles dans le commerce \u00e0 cet effet. N\u00e9anmoins, pour d\u00e9tecter pr\u00e9cis\u00e9ment une prot\u00e9inurie et la diff\u00e9rencier davantage, il convient d&#8217;effectuer un <em>diagnostic quantitatif de la prot\u00e9inurie<\/em> en laboratoire, car seules ces m\u00e9thodes permettent \u00e9galement de prendre en compte l&#8217;influence de l&#8217;excr\u00e9tion et de la concentration urinaires sur la concentration de prot\u00e9ines dans l&#8217;urine en rapportant l&#8217;excr\u00e9tion de prot\u00e9ines \u00e0 celle de la cr\u00e9atinine (rapport prot\u00e9ine\/cr\u00e9atinine).<\/p>\n\n<p><strong>S\u00e9diment urinaire :<\/strong> en pr\u00e9sence d&#8217;une microh\u00e9maturie, le s\u00e9diment urinaire peut fournir des indications importantes sur la localisation de la source du saignement. Ainsi, <em>les cylindres \u00e9rythrocytaires <\/em>indiquent une source de saignement &#8220;intrar\u00e9nale&#8221;. La matrice de ces cylindres est constitu\u00e9e d&#8217;uromoduline (prot\u00e9ine de Tamm-Horsfall), une prot\u00e9ine produite par les cellules \u00e9pith\u00e9liales des tubules r\u00e9naux et lib\u00e9r\u00e9e dans la lumi\u00e8re des tubules. L&#8217;uromoduline y entoure tous les \u00e9l\u00e9ments corpusculaires, entra\u00eenant ainsi la formation de cylindres.<\/p>\n\n<p>L&#8217;\u00e9tape suivante consiste \u00e0 diff\u00e9rencier les l\u00e9sions glom\u00e9rulaires des l\u00e9sions tubulo-interstitielles. Les <em>acanthocytes<\/em> sont recherch\u00e9s \u00e0 cet effet <em>.<\/em> Il s&#8217;agit d&#8217;\u00e9rythrocytes pr\u00e9sentant des protub\u00e9rances typiques en forme de c\u00f4nes (&#8220;oreilles de Mickey&#8221;). Celles-ci se forment lorsque les \u00e9rythrocytes traversent une membrane basale glom\u00e9rulaire fortement endommag\u00e9e. Un taux d&#8217;<em>acanthocytes sup\u00e9rieur \u00e0 5%<\/em> dans l&#8217;urine est consid\u00e9r\u00e9 comme une indication diagnostique importante de glom\u00e9rulon\u00e9phrite ou de maladie de la membrane basale.<\/p>\n\n<p>En r\u00e9sum\u00e9, la microh\u00e9maturie peut \u00eatre diff\u00e9renci\u00e9e comme suit :<\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><em>Suspicion de maladie des voies urinaires : h\u00e9maturie <\/em>, pas de cylindres d&#8217;\u00e9rythrocytes, pas d&#8217;acanthocytes<\/li>\n\n\n\n<li><em>Suspicion de maladie r\u00e9nale tubulo-interstitielle (par ex. m\u00e9dicamenteuse ou infectieuse) : <\/em>H\u00e9maturie avec cylindre d&#8217;\u00e9rythrocytes, pas d&#8217;acanthocytes<\/li>\n\n\n\n<li><em>Suspicion de maladie r\u00e9nale glom\u00e9rulaire (glom\u00e9rulon\u00e9phrite, maladie de la membrane basale) : <\/em>H\u00e9maturie avec cylindres d&#8217;\u00e9rythrocytes et acanthocytes (&gt;5%) &#8211; (&#8220;s\u00e9diment actif&#8221;)<\/li>\n<\/ul>\n\n<p><strong>Diagnostic quantitatif de la prot\u00e9inurie : <\/strong>il permet de d\u00e9tecter et de quantifier pr\u00e9cocement les l\u00e9sions structurelles de la membrane basale glom\u00e9rulaire et de les diff\u00e9rencier des l\u00e9sions tubulaires. Pour ce faire, les prot\u00e9ines marqueurs sont analys\u00e9es dans les urines spontan\u00e9es, de pr\u00e9f\u00e9rence dans la deuxi\u00e8me urine du matin, et sont exprim\u00e9es sous forme de ratio prot\u00e9ine\/cr\u00e9atinine. La r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la cr\u00e9atinine, qui est constamment excr\u00e9t\u00e9e dans l&#8217;urine proportionnellement \u00e0 la masse musculaire, sert \u00e0 corriger les variations du volume et de la concentration de l&#8217;urine.<\/p>\n\n<p>Cependant, pour obtenir un r\u00e9sultat valide, il faut tenir compte des limites suivantes, qui peuvent affecter soit l&#8217;excr\u00e9tion de cr\u00e9atinine et\/ou de prot\u00e9ines dans l&#8217;urine :<\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Masse musculaire anormale<\/li>\n\n\n\n<li>Pas d&#8217;\u00e9tat stable<\/li>\n\n\n\n<li>Apports prot\u00e9iques \u00e9lev\u00e9s<\/li>\n\n\n\n<li>Effort physique important<\/li>\n\n\n\n<li>Infection des voies urinaires<\/li>\n\n\n\n<li>Hyperfiltration<\/li>\n\n\n\n<li>Menstruation<\/li>\n<\/ul>\n\n<p>Il convient de pr\u00eater une attention particuli\u00e8re \u00e0 la pr\u00e9sence d&#8217;une hyperfiltration (DFG \u00e9lev\u00e9, par exemple grossesse, stade pr\u00e9coce du diab\u00e8te sucr\u00e9), car cela diminue la sensibilit\u00e9 des analyses d&#8217;urine (tests de bandelettes urinaires et diagnostic de prot\u00e9inurie). En pr\u00e9sence de limitations, l&#8217;excr\u00e9tion de prot\u00e9ines doit exceptionnellement \u00eatre d\u00e9termin\u00e9e dans les urines collect\u00e9es sur 24 heures. Dans le cas contraire, il est pr\u00e9f\u00e9rable de ne pas effectuer de collecte d&#8217;urine sur 24 heures pour d\u00e9terminer les prot\u00e9ines marqueurs, car la m\u00e9thode est co\u00fbteuse et sujette \u00e0 erreur. Les <em>prot\u00e9ines marqueurs<\/em> appropri\u00e9es sont<\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><em>Albumine :<\/em> marqueur de la fonction de filtration anionique glom\u00e9rulaire<\/li>\n\n\n\n<li><em>Immunoglobuline G (IgG) : <\/em>Marqueur de la fonction de tamis mol\u00e9culaire glom\u00e9rulaire<\/li>\n\n\n\n<li><span style=\"font-family: times new roman;\">\n  <em>\u03b1<\/em>\n<\/span><em><sub>1-Microglobuline<\/sub>: <\/em>marqueur de l\u00e9sions tubulaires<\/li>\n<\/ul>\n\n<p>Le dosage conjoint de l&#8217;albumine et des IgG permet de d\u00e9tecter pr\u00e9cocement les l\u00e9sions glom\u00e9rulaires et d&#8217;en diff\u00e9rencier l&#8217;\u00e9tendue. Selon le degr\u00e9 d&#8217;atteinte, on distingue<\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Microalbuminurie (excr\u00e9tion d&#8217;albumine 30-300 mg\/g de cr\u00e9atinine)<\/li>\n\n\n\n<li>Prot\u00e9inurie glom\u00e9rulaire s\u00e9lective (excr\u00e9tion d&#8217;albumine &gt;300 mg\/g de cr\u00e9atinine)<\/li>\n\n\n\n<li>Prot\u00e9inurie glom\u00e9rulaire non s\u00e9lective (augmentation de l&#8217;excr\u00e9tion d&#8217;albumine + IgG)<\/li>\n<\/ul>\n\n<p>Le dosage suppl\u00e9mentaire de l&#8217;<span style=\"font-family: times new roman;\">\u03b11-microglobuline<\/span>, qui est filtr\u00e9e librement au niveau glom\u00e9rulaire et r\u00e9sorb\u00e9e au niveau tubulaire, permet \u00e9galement de d\u00e9tecter les maladies tubulo-interstitielles.<\/p>\n\n<p><strong>Examen rationnel en cas d&#8217;augmentation chronique de la cr\u00e9atinine : <\/strong>en cas d&#8217;augmentation chronique de la cr\u00e9atinine, il y a une forte suspicion d&#8217;IRC. La premi\u00e8re \u00e9tape consiste \u00e0 confirmer le diagnostic et \u00e0 quantifier l&#8217;\u00e9tendue de la maladie <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(tableau 1). <\/span>En outre, il faut s&#8217;efforcer de proc\u00e9der \u00e0 une enqu\u00eate \u00e9tiologique initiale <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(tableau 4).<\/span><\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"2146\" height=\"1258\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/tab4_cv4_s17.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-17864 lazyload\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 2146px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 2146\/1258;\" \/><\/figure>\n\n<h2 id=\"diagnostic-de-lirc\" class=\"wp-block-heading\">Diagnostic de l&#8217;IRC<\/h2>\n\n<p><strong>1. mise en \u00e9vidence d&#8217;un trouble r\u00e9nal fonctionnel : <\/strong>initialement, la <em>cr\u00e9atinine P\/S<\/em> doit \u00eatre d\u00e9termin\u00e9e par une m\u00e9thode enzymatique et la <em>cr\u00e9atinine eGFR<\/em> doit \u00eatre calcul\u00e9e \u00e0 l&#8217;aide de <em>la formule CKD-EPI <\/em>. Chez les patients jeunes et \u00e2g\u00e9s, des formules adapt\u00e9es \u00e0 l&#8217;\u00e2ge doivent \u00eatre utilis\u00e9es <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(tableau 3).<\/span> La r\u00e9alisation d&#8217;une <em>clairance de la cr\u00e9atinine sur 24 heures<\/em> n&#8217;est plus recommand\u00e9e que dans des cas exceptionnels (limitations de l&#8217;excr\u00e9tion de cr\u00e9atinine et\/ou de prot\u00e9ines) en raison du risque \u00e9lev\u00e9 d&#8217;erreurs.<\/p>\n\n<p>Si le DFGe &lt;est de 60 mL\/min\/1,73m2, on peut suspecter un dysfonctionnement r\u00e9nal. Avant de confirmer le diagnostic, les <em>limitations<\/em> suivantes de l&#8217;eGFRcr\u00e9atinine doivent \u00eatre prises en compte :<\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>eGFR dans la fourchette 45-59 mL\/min\/1,73m2<\/li>\n\n\n\n<li>Changements aigus de la fonction r\u00e9nale (pas d&#8217;\u00e9tat d&#8217;\u00e9quilibre)<\/li>\n\n\n\n<li>Facteurs d&#8217;influence :\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>\u00c2ge &lt;18 ans, tr\u00e8s grand \u00e2ge<\/li>\n\n\n\n<li>Masse musculaire tr\u00e8s importante (bodybuilding) ou faible (cachexie)<\/li>\n\n\n\n<li>Maladie musculaire ou paralysie<\/li>\n\n\n\n<li>Masse corporelle tr\u00e8s anormale (ob\u00e9sit\u00e9, amputation)<\/li>\n\n\n\n<li>Maladies graves (par exemple, tumeur)<\/li>\n\n\n\n<li>Cirrhose du foie<\/li>\n\n\n\n<li>Suppl\u00e9mentation en prot\u00e9ines ou en cr\u00e9atine<\/li>\n\n\n\n<li>Consommation \u00e9lev\u00e9e de viande ou v\u00e9g\u00e9tarien<\/li>\n\n\n\n<li>M\u00e9dicaments qui inhibent la s\u00e9cr\u00e9tion tubulaire de cr\u00e9atinine<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n\n<p>En pr\u00e9sence de limitations, il est recommand\u00e9 de <em>proc\u00e9der \u00e0<\/em> un <em>diagnostic de confirmation<\/em> en utilisant la <em>P-\/S-cystatine C<\/em> et en calculant l&#8217;eGFRCystatine. Il est \u00e9galement possible de calculer une eGFRCr\u00e9atinine-Cystatine<sub>C<\/sub> combin\u00e9e. Dans des situations particuli\u00e8res (par ex. d\u00e9termination de la dose lors d&#8217;un traitement cytostatique), il convient de r\u00e9aliser au moins initialement une \u00e9tude de la clairance \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;un marqueur exog\u00e8ne afin de d\u00e9terminer un DFGm pr\u00e9cis. Elle permet \u00e9galement d&#8217;\u00e9valuer l&#8217;\u00e9cart entre l&#8217;eGFR et le mGFR dans un cas individuel.<\/p>\n\n<p>Un dysfonctionnement r\u00e9nal chronique est confirm\u00e9 si l&#8217;eGFRCystatine, l&#8217;eGFRCr\u00e9atinine-Cystatine<sub>C<\/sub> ou le mGFR donnent une valeur de &lt;60 mL\/min\/1,73<sup>m2<\/sup> pour au moins deux d\u00e9terminations sur une p\u00e9riode de 3 mois. Les lignes directrices de la KDIGO permettent de classer l&#8217;alt\u00e9ration de la fonction r\u00e9nale en diff\u00e9rents stades (G1-5)<span style=\"font-family: franklin gothic demi;\"> (tableau 1).<\/span><\/p>\n\n<p>Il convient de noter que dans les lignes directrices actuelles de la KDIGO, le stade 3 a \u00e9t\u00e9 \u00e0 nouveau divis\u00e9 en stades 3a et 3b, car les patients au stade 3b pr\u00e9sentent un risque significativement plus \u00e9lev\u00e9 d&#8217;insuffisance r\u00e9nale terminale et de survenue de complications cardiovasculaires.<\/p>\n\n<p>Un autre d\u00e9fi dans la pratique quotidienne est l&#8217;\u00e9valuation des variations physiologiques du DFG. Selon le KDIGO, on peut consid\u00e9rer qu&#8217;il y a progression de l&#8217;alt\u00e9ration de la fonction r\u00e9nale lorsque le DFG diminue de <span style=\"font-family: times new roman;\">\u226525%<\/span>. Dans l&#8217;ensemble, la pr\u00e9cision de l&#8217;\u00e9valuation augmente avec le nombre de d\u00e9terminations du DFG et la longueur de la p\u00e9riode d&#8217;observation.<\/p>\n\n<p><strong>2. d\u00e9tection d&#8217;une l\u00e9sion r\u00e9nale structurelle : <\/strong>La d\u00e9termination du <em>rapport albumine\/cr\u00e9atinine (ACR)<\/em> dans l&#8217;urine spontan\u00e9e fournit les premiers indices d&#8217;une l\u00e9sion r\u00e9nale structurelle. Pour d\u00e9tecter une <em>albu-min-urie<\/em>, trois examens doivent \u00eatre effectu\u00e9s \u00e0 une semaine d&#8217;intervalle. Si plus de 2 analyses sont positives, l&#8217;albuminurie est consid\u00e9r\u00e9e comme confirm\u00e9e. En fonction de l&#8217;\u00e9tendue de l&#8217;albuminurie, il est possible d&#8217;\u00e9tablir une classification en trois stades de gravit\u00e9 (A1-A3)<span style=\"font-family: franklin gothic demi;\"> (tableau 1).<\/span><\/p>\n\n<p><strong>3. \u00e9valuation du pronostic : <\/strong>le diagrammes des risques (KDIGO-Heatmap) permet d&#8217;\u00e9valuer le pronostic de l&#8217;IRC en examinant conjointement le DFG et l&#8217;albuminurie <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(tableau 1). <\/span>Elle peut \u00e9galement servir de base pour les intervalles de surveillance du DFGe et de l&#8217;ACR chez les patients. Le diagramme de risque souligne l&#8217;importance particuli\u00e8re de l&#8217;albuminurie, car m\u00eame avec un DFG de \u226590 mL\/min\/1,73m2, l&#8217;albuminurie aggrave consid\u00e9rablement le pronostic de l&#8217;IRC <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(tableau 1).<\/span><\/p>\n\n<h2 id=\"investigation-etiologique-initiale\" class=\"wp-block-heading\">Investigation \u00e9tiologique initiale<\/h2>\n\n<p>Les premi\u00e8res indications sur l&#8217;\u00e9tiologie de l&#8217;IRC sont obtenues \u00e0 l&#8217;aide de l&#8217;analyse d&#8217;urine. Trois examens doivent \u00eatre effectu\u00e9s \u00e0 une semaine d&#8217;intervalle \u00e0 l&#8217;aide de <em>bandelettes urinaires<\/em> pour d\u00e9tecter une microh\u00e9maturie. Si au moins deux r\u00e9sultats sont positifs, la <em>microh\u00e9maturie <\/em>est consid\u00e9r\u00e9e comme confirm\u00e9e. Dans ce cas, il convient de rechercher sp\u00e9cifiquement des cylindres d&#8217;\u00e9rythrocytes et des acanthocytes dans le s\u00e9diment urinaire afin d&#8217;obtenir une premi\u00e8re diff\u00e9renciation de la source du saignement (tableau 4). <\/p>\n\n<p>En pr\u00e9sence d&#8217;une <em>albuminurie<\/em>, il convient de diff\u00e9rencier davantage la <em>prot\u00e9inurie<\/em> par un dosage suppl\u00e9mentaire des IgG et de l&#8217;<span style=\"font-family: times new roman;\">\u03b11-microglobuline<\/span>dans le but d&#8217;appr\u00e9hender l&#8217;\u00e9tendue potentielle des l\u00e9sions glom\u00e9rulaires et de d\u00e9tecter les l\u00e9sions tubulaires <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(tableau 4).<\/span><\/p>\n\n<p>En outre, une <em>\u00e9chographie des reins et des voies urinaires<\/em> doit \u00eatre envisag\u00e9e en cas de DFG &lt;60 mL\/min\/1,73<sup>m2<\/sup> si les facteurs suivants sont pr\u00e9sents :<\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Progression de l&#8217;IRC<\/li>\n\n\n\n<li>DFG &lt;30 mL\/min\/1,73<sup>m2<\/sup><\/li>\n\n\n\n<li>Macroh\u00e9maturie ou microh\u00e9maturie persistante<\/li>\n\n\n\n<li>Prot\u00e9inurie significative<\/li>\n\n\n\n<li>Suspicion d&#8217;une uropathie obstructive<\/li>\n\n\n\n<li>Ant\u00e9c\u00e9dents familiaux de polykystose r\u00e9nale<\/li>\n\n\n\n<li>V.a. tumeur<\/li>\n<\/ul>\n\n<p>De plus, la mise en \u00e9vidence de reins r\u00e9tr\u00e9cis permet une \u00e9valuation pronostique suppl\u00e9mentaire et les diff\u00e9rences de taille des reins peuvent donner une premi\u00e8re indication de la pr\u00e9sence d&#8217;une st\u00e9nose de l&#8217;art\u00e8re r\u00e9nale (tableau 4). <\/p>\n\n<h2 id=\"diagnostic-des-complications-consecutives-a-lirc\" class=\"wp-block-heading\">Diagnostic des complications cons\u00e9cutives \u00e0 l&#8217;IRC<\/h2>\n\n<p>Au cours de l&#8217;IRC, des complications caract\u00e9ristiques se d\u00e9veloppent m\u00eame en cas de r\u00e9duction l\u00e9g\u00e8re du DFG. L&#8217;<em>an\u00e9mie r\u00e9nale<\/em> et l&#8217;<em>hyperparathyro\u00efdie secondaire<\/em> en font partie <em>.<\/em> La d\u00e9tection des deux renforce la suspicion d&#8217;un processus pathologique chronique dans le sens d&#8217;une IRC. Aux stades ult\u00e9rieurs de l&#8217;IRC, il est \u00e9galement possible de mettre en \u00e9vidence des troubles de l&#8217;\u00e9quilibre acido-basique (p. ex. acidose m\u00e9tabolique) et \u00e9lectrolytique (p. ex. hyperkali\u00e9mie) (tableau 4). <\/p>\n\n<p><strong>1. an\u00e9mie r\u00e9nale : <\/strong>m\u00eame un DFG l\u00e9g\u00e8rement diminu\u00e9 peut entra\u00eener le d\u00e9veloppement d&#8217;une an\u00e9mie r\u00e9nale. La cause principale est la diminution de la production d&#8217;\u00e9rythropo\u00ef\u00e9tine par les reins. Cela entra\u00eene un retard de maturation des \u00e9rythrocytes dans la moelle osseuse. L&#8217;h\u00e9mogramme montre g\u00e9n\u00e9ralement une an\u00e9mie normochrome et normocytaire. En l&#8217;absence d&#8217;an\u00e9mie, aucun autre examen de laboratoire n&#8217;est n\u00e9cessaire. En revanche, en pr\u00e9sence d&#8217;une an\u00e9mie, d&#8217;autres valeurs de laboratoire doivent \u00eatre analys\u00e9es de mani\u00e8re cibl\u00e9e, car l&#8217;an\u00e9mie r\u00e9nale est un diagnostic d&#8217;exclusion.<\/p>\n\n<p><strong>2. l&#8217;hyperparathyro\u00efdie secondaire : <\/strong>des modifications chimiques de laboratoire indiquant une hyperparathyro\u00efdie secondaire (sHPT) apparaissent d\u00e8s les premiers stades de l&#8217;IRC. Une r\u00e9tention r\u00e9nale pr\u00e9coce de phosphate d\u00e9clenche une cascade de changements m\u00e9taboliques et endocriniens qui se manifestent en laboratoire de la mani\u00e8re suivante :<\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Facteur de croissance des fibroblastes 23 (FGF 23) \u2191<\/li>\n\n\n\n<li>Hormone parathyro\u00efdienne \u2191<\/li>\n\n\n\n<li>Phosphate \u2191<\/li>\n\n\n\n<li>1,25(OH)2-Vitamine D \u2193<\/li>\n\n\n\n<li>Calcium \u2191<\/li>\n<\/ul>\n\n<p>Ces modifications de laboratoire ne sont pas seulement la base du diagnostic du sHPT, mais servent \u00e9galement au suivi au cours du traitement.<\/p>\n\n<h2 id=\"orientation-des-patientes\" class=\"wp-block-heading\">Orientation des patient(e)s<\/h2>\n\n<p>En raison de l&#8217;augmentation du nombre de patients avec l&#8217;\u00e2ge, une strat\u00e9gie d&#8217;orientation diff\u00e9renci\u00e9e est n\u00e9cessaire pour les patients atteints d&#8217;IRC. Les lignes directrices S3 de la DEGAM proposent les indications suivantes :<\/p>\n\n<p><strong>Orientation vers un n\u00e9phrologue : <\/strong>Aux premiers stades de l&#8217;insuffisance r\u00e9nale, en cas de doute, le patient doit \u00eatre \u00e9valu\u00e9 en consultation par un sp\u00e9cialiste des reins afin d&#8217;identifier pr\u00e9cocement les maladies r\u00e9nales sous-jacentes et traitables et de traiter de mani\u00e8re ad\u00e9quate les complications pr\u00e9coces. Un transfert doit \u00eatre effectu\u00e9 dans les cas suivants :<\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>DFG &lt;30-45 mL\/min\/1,73<sup>m2<\/sup> (G3b)<\/li>\n\n\n\n<li>Diagnostic initial d&#8217;une MRC avec\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>h\u00e9maturie persistante sans explication urologique<\/li>\n\n\n\n<li>Stade d&#8217;albuminurie <span style=\"font-family: times new roman;\">\u2265A2<\/span><\/li>\n\n\n\n<li>hypertension r\u00e9fractaire avec <span style=\"font-family: times new roman;\">\u22653<\/span>m\u00e9dicaments antihypertenseurs<\/li>\n\n\n\n<li>une progression rapide<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n\n\n\n<li>Pour les personnes \u00e2g\u00e9es de moins de 50 ans, l&#8217;indication de transfert doit \u00eatre g\u00e9n\u00e9reuse.<\/li>\n\n\n\n<li>Pour les personnes \u00e2g\u00e9es de plus de 70 ans, les comorbidit\u00e9s et les objectifs de sant\u00e9 individuels doivent \u00eatre pris en compte.<\/li>\n<\/ul>\n\n<p><strong>Orientation vers un urologue<\/strong><\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Indication d&#8217;une uropathie obstructive<\/li>\n\n\n\n<li>Macroh\u00e9maturie<\/li>\n\n\n\n<li>Microh\u00e9maturie persistante sans cylindres d&#8217;\u00e9rythrocytes ni acanthocytes<\/li>\n<\/ul>\n\n<h2 id=\"suivi\" class=\"wp-block-heading\">Suivi<\/h2>\n\n<p>En ce qui concerne les recommandations de surveillance, le guide S3 de la DEGAM propose des intervalles de surveillance individuels pour l&#8217;eGFRcr\u00e9atinine en fonction du stade de l&#8217;IRC <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(tableau 1).<\/span> Chez les patients pr\u00e9sentant une prot\u00e9inurie av\u00e9r\u00e9e, l&#8217;ACR devrait \u00e9galement \u00eatre contr\u00f4l\u00e9e \u00e0 ces intervalles. En revanche, des intervalles de contr\u00f4le ACR individuels doivent \u00eatre convenus en cas de diab\u00e8te sucr\u00e9.<\/p>\n\n<h2 id=\"messages-take-home\" class=\"wp-block-heading\">Messages Take-Home<\/h2>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Dans la pratique de la m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale, la proportion de patients atteints d&#8217;IRC augmente fortement avec l&#8217;\u00e2ge. Les causes les plus fr\u00e9quentes sont le diab\u00e8te sucr\u00e9 et l&#8217;hypertension art\u00e9rielle.<\/li>\n\n\n\n<li>Le pronostic des patients atteints d&#8217;IRC est principalement affect\u00e9 par l&#8217;apparition pr\u00e9coce de complications secondaires (hypertension art\u00e9rielle, an\u00e9mie r\u00e9nale, hyperparathyro\u00efdie secondaire) et de maladies cardiovasculaires associ\u00e9es.<\/li>\n\n\n\n<li>La cr\u00e9atinine n&#8217;est pas un marqueur id\u00e9al pour \u00e9valuer le DFG en raison de nombreux facteurs d&#8217;influence. La cystatine C est sup\u00e9rieure \u00e0 la cr\u00e9atinine.<\/li>\n\n\n\n<li>La d\u00e9termination conjointe du DFGe (marqueur du dysfonctionnement r\u00e9nal) et du rapport albumine\/cr\u00e9atinine dans l&#8217;urine spontan\u00e9e (marqueur de l&#8217;atteinte r\u00e9nale) permet de d\u00e9tecter pr\u00e9cocement une IRC et d&#8217;en \u00e9valuer le pronostic (carte heuristique KDIGO).<\/li>\n\n\n\n<li>Un bilan \u00e9tiologique initial de l&#8217;IRC peut \u00eatre r\u00e9alis\u00e9 rapidement et facilement \u00e0 l&#8217;aide de bandelettes urinaires (microh\u00e9maturie, prot\u00e9inurie), d&#8217;un s\u00e9diment urinaire (cylindres \u00e9rythrocytaires, acanthocytes) et d&#8217;un diagnostic de prot\u00e9inurie quantitative (prot\u00e9inurie glom\u00e9rulaire\/tubulaire) ainsi que d&#8217;une \u00e9chographie.<\/li>\n<\/ul>\n\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Denic A, et al : La perte substantielle de n\u00e9phrons dans des reins humains sains avec le vieillissement. J Am Soc Nephrol 2017 ; 28(1) : 313-320.<\/li>\n\n\n\n<li>Deutsche Gesellschaft f\u00fcr Allgemeinmedizin und Familienmedizin e.V. (Soci\u00e9t\u00e9 allemande de m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale et familiale) : Prise en charge des patients atteints d&#8217;une maladie r\u00e9nale chronique non dialys\u00e9e dans le cabinet du m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste. Ligne directrice S3, n\u00b0 de registre AWMF 053-048, 2019.<\/li>\n\n\n\n<li>Fiedler GM, Vogt B : Diagnostic de laboratoire pour la d\u00e9tection d&#8217;une maladie r\u00e9nale. L&#8217;Internaute 2019 ; 60(5) : 485-501.<\/li>\n\n\n\n<li>Girndt M, et al. : La pr\u00e9valence de l&#8217;insuffisance r\u00e9nale. R\u00e9sultats de l&#8217;Enqu\u00eate allemande sur la sant\u00e9 par entretien et examen pour les adultes, 2008-2011 (DEGS1). Dtsch Arztebl Int 2016 ; 113(6) : 85-91.<\/li>\n\n\n\n<li>Go AS, et al : Chronic kidney disease and the risks of death, cardiovascular events, and hospitalization. N Engl J Med 2004 ; 351(13) : 1296-1305.<\/li>\n\n\n\n<li>KDIGO 2012 clinical practice guidelines for the evaluation and management of chronic kidney disease. Kidney Int 2013 ; 3 : 1-163.<\/li>\n\n\n\n<li>Levey AS, et al : Mod\u00e8le conceptuel de l&#8217;IRC : applications et implications. Am J Kidney Dis 2009 ; 53(3 Suppl 3) : 4-16.<\/li>\n\n\n\n<li>Meussen JW, et al : Looking for a better creatinine. Clin Chem 2014 ; 60 : 1036-1039.<\/li>\n\n\n\n<li>Tomonaga Y, et al. : La pr\u00e9valence de la maladie r\u00e9nale chronique dans un environnement de soins primaires : une \u00e9tude transversale suisse. PlosOne 2013 ; 8(7) : e67848-e67848.<\/li>\n\n\n\n<li>Schaeffner E : D\u00e9termination du d\u00e9bit glom\u00e9rulaire &#8211; vue d&#8217;ensemble. J Ren Nutr 2017 ; 27 : 375-380.<\/li>\n<\/ol>\n\n<p><em>CARDIOVASC 2021 ; 20(4) : 12-18<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La proportion de patients atteints d&#8217;IRC augmente fortement avec l&#8217;\u00e2ge. 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