{"id":327100,"date":"2021-12-10T11:48:57","date_gmt":"2021-12-10T10:48:57","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/une-nouvelle-approche-pour-predire-la-reponse-aux-immunotherapies\/"},"modified":"2021-12-10T11:48:57","modified_gmt":"2021-12-10T10:48:57","slug":"une-nouvelle-approche-pour-predire-la-reponse-aux-immunotherapies","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/une-nouvelle-approche-pour-predire-la-reponse-aux-immunotherapies\/","title":{"rendered":"Une nouvelle approche pour pr\u00e9dire la r\u00e9ponse aux immunoth\u00e9rapies"},"content":{"rendered":"<p><strong><span style=\"color:rgb(34, 34, 34); font-family:helvetica neue,helveticaneue,helvetica,arial,lucida grande,sans-serif\">A la clinique universitaire de T\u00fcbingen, une \u00e9tude pr\u00e9clinique dirig\u00e9e par le Dr Clemens Hinterleitner et le Pr Lars Zender, directeur m\u00e9dical du service d&#8217;oncologie m\u00e9dicale et de pneumologie, a donn\u00e9 des r\u00e9sultats extr\u00eamement prometteurs. Le groupe de chercheurs a pu d\u00e9velopper une nouvelle m\u00e9thodologie qui permet de mieux pr\u00e9dire les chances de succ\u00e8s des immunoth\u00e9rapies contre le cancer du poumon. La nouvelle \u00e9tude, dont le titre original est &#8220;Platelet PD-L1 reflects collective intratumoral PD-L1 expression and predicts immunotherapy response in non-small cell lung cancer&#8221;, a r\u00e9cemment \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e dans la prestigieuse revue scientifique &#8220;Nature Communications&#8221;.<\/span><\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p><span style=\"color:rgb(34, 34, 34); font-family:helvetica neue,helveticaneue,helvetica,arial,lucida grande,sans-serif\">Avec 1,8 million de d\u00e9c\u00e8s par an, le cancer du poumon est l&#8217;un des cancers les plus fr\u00e9quents et les plus mortels au monde. Rien qu&#8217;en Allemagne, environ 45.000 personnes sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9es de cette maladie en 2019. Les possibilit\u00e9s de traitement des tumeurs pulmonaires se sont am\u00e9lior\u00e9es ces derni\u00e8res ann\u00e9es gr\u00e2ce \u00e0 des th\u00e9rapies anticanc\u00e9reuses innovantes, telles que les immunoth\u00e9rapies bas\u00e9es sur des inhibiteurs de points de contr\u00f4le. Ces traitements sont bas\u00e9s sur le blocage de certaines voies de signalisation au sein de notre syst\u00e8me immunitaire, qui provoquent ainsi une r\u00e9action de d\u00e9fense contre les cellules tumorales. Ces points de contr\u00f4le sont bas\u00e9s sur ce que l&#8217;on appelle des r\u00e9cepteurs de surface et des mol\u00e9cules telles que PD-1 ou PD-L1. En inhibant ces mol\u00e9cules par l&#8217;interm\u00e9diaire d&#8217;anticorps sp\u00e9cifiques, le syst\u00e8me immunitaire reconna\u00eet la tumeur comme un ennemi et l&#8217;attaque. Gr\u00e2ce \u00e0 ce concept th\u00e9rapeutique, environ 20 pour cent de tous les patients atteints de tumeurs pulmonaires peuvent voir leur cancer endigu\u00e9.&nbsp;<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:rgb(34, 34, 34); font-family:helvetica neue,helveticaneue,helvetica,arial,lucida grande,sans-serif\">&#8220;Malgr\u00e9 ce succ\u00e8s, il n&#8217;existe \u00e0 ce jour aucune m\u00e9thode facile \u00e0 utiliser pour pr\u00e9dire quels patients r\u00e9pondront \u00e0 l&#8217;immunoth\u00e9rapie&#8221;, explique le Dr Clemens Hinterleitner. Toutes les personnes atteintes ne r\u00e9agissent pas de la m\u00eame mani\u00e8re au traitement, des effets secondaires ind\u00e9sirables peuvent survenir et l&#8217;immunoth\u00e9rapie est extr\u00eamement co\u00fbteuse. Le d\u00e9veloppement de la nouvelle proc\u00e9dure est d&#8217;autant plus r\u00e9jouissant. &#8220;Nous avons d\u00e9couvert que les thrombocytes, c&#8217;est-\u00e0-dire les plaquettes sanguines qui entrent en contact avec la cellule tumorale, captent la mol\u00e9cule PD-L1. Notre \u00e9tude a pu montrer que la quantit\u00e9 de plaquettes charg\u00e9es de PD-L1 est un tr\u00e8s bon indicateur pour savoir si une immunoth\u00e9rapie avec des anticorps bloquant le PD-1 ou le PD-L1 est prometteuse ou non dans une tumeur du poumon&#8221;, explique le Dr Hinterleitner.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:rgb(34, 34, 34); font-family:helvetica neue,helveticaneue,helvetica,arial,lucida grande,sans-serif\">La pr\u00e9sence de PD-L1 sur la cellule tumorale est l&#8217;une des conditions de base pour l&#8217;utilisation r\u00e9ussie d&#8217;une immunoth\u00e9rapie avec des anticorps bloquant PD-1 ou PD-L1. Avant m\u00eame d&#8217;envisager une immunoth\u00e9rapie, les patients atteints de tumeurs pulmonaires subissent une prise de sang. Le laboratoire d\u00e9termine ensuite s&#8217;il y a suffisamment de mol\u00e9cules PD-L1 \u00e0 la surface des plaquettes, ce qui permet de mieux \u00e9valuer si une immunoth\u00e9rapie anticanc\u00e9reuse est prometteuse dans le cas pr\u00e9sent.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:rgb(34, 34, 34); font-family:helvetica neue,helveticaneue,helvetica,arial,lucida grande,sans-serif\">&#8220;Les plaquettes circulent des milliers de fois par jour dans notre syst\u00e8me sanguin et entrent in\u00e9vitablement en contact avec les cellules tumorales pr\u00e9sentes. En absorbant la mol\u00e9cule PD-L1, elles sont particuli\u00e8rement bien adapt\u00e9es comme biomarqueur capable de pr\u00e9dire de mani\u00e8re extr\u00eamement valide la r\u00e9ponse \u00e0 un traitement par inhibiteur de point de contr\u00f4le&#8221;, ajoute le professeur Lars Zender. Bien qu&#8217;il existe d\u00e9j\u00e0 des m\u00e9thodes permettant de pr\u00e9dire la r\u00e9ponse \u00e0 l&#8217;immunoth\u00e9rapie, comme la coloration dite immunohistochimique, il n&#8217;est pas possible de pr\u00e9dire avec certitude la r\u00e9ponse \u00e0 l&#8217;immunoth\u00e9rapie. Ici, une biopsie de la tumeur est pr\u00e9lev\u00e9e et la coloration des structures cellulaires ou tissulaires est r\u00e9alis\u00e9e \u00e0 l&#8217;aide de colorants coupl\u00e9s \u00e0 des anticorps. Une caract\u00e9ristique tr\u00e8s sp\u00e9cifique du tissu d\u00e9clenche alors une r\u00e9action antig\u00e8ne-anticorps. &#8220;Cependant, le probl\u00e8me avec les \u00e9tudes sur le mat\u00e9riel de biopsie est que les tumeurs sont tr\u00e8s h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes et qu&#8217;une seule biopsie ne refl\u00e8te pas suffisamment l&#8217;ensemble de la tumeur. Par rapport aux m\u00e9thodes immunohistochimiques existantes, la m\u00e9thodologie utilisant les plaquettes pr\u00e9sente une bien meilleure pr\u00e9dictibilit\u00e9&#8221;, explique le professeur Zender pour expliquer la diff\u00e9rence.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:rgb(34, 34, 34); font-family:helvetica neue,helveticaneue,helvetica,arial,lucida grande,sans-serif\">Avec le cluster d&#8217;excellence iFIT, le seul cluster d&#8217;excellence en oncologie en Allemagne, et la nomination de T\u00fcbingen comme nouveau site du Centre national des maladies tumorales (NCT), nous disposons de conditions optimales pour continuer \u00e0 \u00e9tudier ces d\u00e9couvertes prometteuses et les valider dans le cadre d&#8217;une \u00e9tude multicentrique.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3 id=\"publication-originale\">Publication originale :<\/h3>\n<p>DOI: 10.1038\/s41467-021-27303-7<br \/>\nLa publication est disponible sur le lien suivant :&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.nature.com\/articles\/s41467-021-27303-7\" style=\"box-sizing: border-box; color: rgb(27, 123, 69); text-decoration: none; line-height: inherit; outline: none 0px;\" target=\"_new\" rel=\"noopener\"><span style=\"color:#000000\">https:\/\/www.nature.com\/articles\/s41467-021-27303-7<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A la clinique universitaire de T\u00fcbingen, une \u00e9tude pr\u00e9clinique dirig\u00e9e par le Dr Clemens Hinterleitner et le Pr Lars Zender, directeur m\u00e9dical du service d&#8217;oncologie m\u00e9dicale et de pneumologie, a&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":16,"featured_media":114472,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Cancer du poumon","footnotes":""},"category":[11527,11389,11477,11549],"tags":[],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-327100","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-etudes","category-oncologie","category-pneumologie-fr","category-rx-fr","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-05-06 15:25:42","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":327107,"slug":"nuovo-approccio-per-prevedere-la-risposta-delle-immunoterapie","post_title":"Nuovo approccio per prevedere la risposta delle immunoterapie","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/nuovo-approccio-per-prevedere-la-risposta-delle-immunoterapie\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":327112,"slug":"nova-abordagem-para-prever-a-resposta-das-imunoterapias","post_title":"Nova abordagem para prever a resposta das imunoterapias","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/nova-abordagem-para-prever-a-resposta-das-imunoterapias\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":327119,"slug":"nuevo-enfoque-para-predecir-la-respuesta-de-las-inmunoterapias","post_title":"Nuevo enfoque para predecir la respuesta de las inmunoterapias","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/nuevo-enfoque-para-predecir-la-respuesta-de-las-inmunoterapias\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/327100","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/16"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=327100"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/327100\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/114472"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=327100"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=327100"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=327100"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=327100"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}