{"id":327171,"date":"2021-12-10T09:26:06","date_gmt":"2021-12-10T08:26:06","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/besoin-de-traitement-et-de-soins-pendant-des-annees\/"},"modified":"2021-12-10T09:26:06","modified_gmt":"2021-12-10T08:26:06","slug":"besoin-de-traitement-et-de-soins-pendant-des-annees","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/besoin-de-traitement-et-de-soins-pendant-des-annees\/","title":{"rendered":"Besoin de traitement et de soins pendant des ann\u00e9es"},"content":{"rendered":"<p><strong>Trois survivants du sepsis sur quatre sont affect\u00e9s par de nouveaux troubles de la m\u00e9moire ou par des maladies mentales ou physiques. M\u00eame dans le groupe des moins de 40 ans, plus de la moiti\u00e9 des survivants de la septic\u00e9mie en souffrent. Ce sont l\u00e0 deux des conclusions d&#8217;une analyse anonyme des donn\u00e9es de l&#8217;assurance maladie qui vient d&#8217;\u00eatre publi\u00e9e dans la revue JAMA Network Open. L&#8217;\u00e9quipe d&#8217;auteurs de l&#8217;h\u00f4pital universitaire de Jena, de la Charit\u00e9 &#8211; m\u00e9decine universitaire de Berlin et de l&#8217;Institut scientifique de l&#8217;AOK y examine la fr\u00e9quence et les co\u00fbts des cons\u00e9quences sanitaires d&#8217;une septic\u00e9mie.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p><span style=\"color:rgb(34, 34, 34); font-family:helvetica neue,helveticaneue,helvetica,arial,lucida grande,sans-serif\">La m\u00e9decine d\u00e9finit la septic\u00e9mie comme un dysfonctionnement dangereux d&#8217;un organe, caus\u00e9 par une r\u00e9action immunitaire excessive \u00e0 une infection. Cet \u00e9tat, qui met la vie en danger, survient lorsque la r\u00e9ponse du corps \u00e0 une infection endommage ses propres tissus au point que des organes tels que les reins ou le foie ne fonctionnent plus. Dans le monde, le sepsis est la premi\u00e8re cause de mortalit\u00e9 li\u00e9e aux infections. En Allemagne, 320.000 cas sont trait\u00e9s \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital chaque ann\u00e9e et le taux de mortalit\u00e9 \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital est d&#8217;environ 25%, ce qui est alarmant. De m\u00eame, selon des \u00e9tudes r\u00e9centes, la majorit\u00e9 des personnes trait\u00e9es avec une \u00e9volution grave de COVID-19 pr\u00e9sentent une septic\u00e9mie.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:rgb(34, 34, 34); font-family:helvetica neue,helveticaneue,helvetica,arial,lucida grande,sans-serif\">Les r\u00e9sultats de la recherche du Centre pour le sepsis et les cons\u00e9quences du sepsis (CSCC) \u00e0 l&#8217;H\u00f4pital universitaire d&#8217;I\u00e9na (UKJ) ont non seulement contribu\u00e9 de mani\u00e8re significative \u00e0 la mise en r\u00e9seau de la recherche fondamentale proche du patient et de la recherche clinique dans le domaine du sepsis, mais le centre a \u00e9galement \u00e9tudi\u00e9 les cons\u00e9quences \u00e0 long terme et la r\u00e9habilitation apr\u00e8s cette grave maladie. Un centre interdisciplinaire post-Covid y est actuellement mis en place. Une coop\u00e9ration entre l&#8217;UKJ et la Charit\u00e9, soutenue par le Comit\u00e9 f\u00e9d\u00e9ral commun avec des fonds d&#8217;innovation, a maintenant analys\u00e9 les maladies secondaires, les facteurs de risque, les soins et les co\u00fbts de la septic\u00e9mie en collaboration avec l&#8217;Institut scientifique de l&#8217;AOK.&nbsp;<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:rgb(34, 34, 34); font-family:helvetica neue,helveticaneue,helvetica,arial,lucida grande,sans-serif\">Pour l&#8217;\u00e9valuation, l&#8217;\u00e9quipe de l&#8217;\u00e9tude a pu s&#8217;appuyer sur les donn\u00e9es de sant\u00e9 anonymis\u00e9es de plus de 23 millions d&#8217;assur\u00e9s de l&#8217;AOK entre 2009 et 2017, qui peuvent bien repr\u00e9senter l&#8217;ensemble de la population allemande. L&#8217;\u00e9quipe a identifi\u00e9 parmi eux 159 684 assur\u00e9s \u00e2g\u00e9s de plus de 15 ans qui ont \u00e9t\u00e9 hospitalis\u00e9s en 2013 ou 2014 pour une septic\u00e9mie dans une unit\u00e9 de soins normaux ou intensifs. Pour ces derniers, nous avons enregistr\u00e9 \u00e0 la fois les maladies pr\u00e9existantes, les nouveaux diagnostics apparus dans les trois ann\u00e9es suivant la septic\u00e9mie et les besoins en traitement et en soins qui en ont r\u00e9sult\u00e9. &#8220;Nous avons cherch\u00e9 \u00e0 identifier de nouveaux handicaps physiques, psychologiques et cognitifs connus pour appara\u00eetre \u00e0 la suite d&#8217;une septic\u00e9mie, tels que les maladies cardiovasculaires, les troubles cognitifs ou moteurs, le syndrome de fatigue ou la d\u00e9pression&#8221;, explique le Dr Carolin Fleischmann-Struzek, responsable du projet.&nbsp;<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:rgb(34, 34, 34); font-family:helvetica neue,helveticaneue,helvetica,arial,lucida grande,sans-serif\">Rien qu&#8217;au cours de la premi\u00e8re ann\u00e9e apr\u00e8s la sortie, trois quarts des survivants du sepsis ont re\u00e7u un nouveau diagnostic, et plus de 30% sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9s au cours de la premi\u00e8re ann\u00e9e. M\u00eame dans le groupe des moins de 40 ans, plus de 56% ont eu des s\u00e9quelles au cours de la premi\u00e8re ann\u00e9e apr\u00e8s la maladie. Christiane Hartog, chercheuse en soins intensifs \u00e0 la clinique d&#8217;anesth\u00e9siologie de la Charit\u00e9, sp\u00e9cialis\u00e9e dans les soins intensifs chirurgicaux, et derni\u00e8re auteure de l&#8217;\u00e9tude, souligne : &#8220;Les s\u00e9quelles psychologiques, cognitives et physiques touchent la majorit\u00e9 des survivants et sont m\u00eame souvent associ\u00e9es, ce qui repr\u00e9sente un stress particulier pour les personnes concern\u00e9es. \u00c9tonnamment, le fait que la septic\u00e9mie soit moins grave ou qu&#8217;elle n\u00e9cessite un traitement en soins intensifs ne fait que peu de diff\u00e9rence. Ceci est particuli\u00e8rement pertinent en ce qui concerne le syndrome post-infectieux du Covid-19&#8221;.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:rgb(34, 34, 34); font-family:helvetica neue,helveticaneue,helvetica,arial,lucida grande,sans-serif\">L&#8217;\u00e9quipe de l&#8217;\u00e9tude a \u00e9galement analys\u00e9 les co\u00fbts encourus par les survivants pour les traitements hospitaliers et ambulatoires, la r\u00e9\u00e9ducation, les rem\u00e8des et les m\u00e9dicaments. Il chiffre \u00e0 29.000 euros le co\u00fbt du traitement par cas au cours des trois premi\u00e8res ann\u00e9es apr\u00e8s la maladie. Ce chiffre ne comprend pas les frais d&#8217;urgence et de transport, les aides, les frais de soins et les co\u00fbts indirects tels que la perte de travail. Plus de 30% des survivants du sepsis ont eu besoin de soins dans l&#8217;ann\u00e9e suivant leur sortie de l&#8217;h\u00f4pital, et apr\u00e8s une \u00e9volution grave, plus de 13% ont d\u00fb \u00eatre nouvellement pris en charge dans un \u00e9tablissement de soins. L&#8217;\u00e9quipe d&#8217;auteurs constate \u00e9galement dans son \u00e9tude qu&#8217;il existe peu de mesures de suivi adapt\u00e9es. Seuls 5% des survivants de la septic\u00e9mie ont \u00e9t\u00e9 admis dans un centre de r\u00e9adaptation. &#8220;Le sepsis a des cons\u00e9quences massives et durables, tant pour les survivants et leurs familles que pour le syst\u00e8me de sant\u00e9. C&#8217;est pourquoi il est n\u00e9cessaire de mettre en place des concepts de suivi sp\u00e9cifiques pour le sepsis&#8221;, souligne Carolin Fleischmann-Struzek.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3 id=\"publication-originale\">Publication originale :<\/h3>\n<p>Fleischmann-Struzek C, et al. Epidemiology and Costs of Postsepsis Morbidity, Nursing Care Dependency, and Mortality in Germany, 2013 to 2017. JAMA Netw Open. 2021;4(11):e2134290. doi:10.1001\/jamanetworkopen.2021.34290&nbsp;<a href=\"https:\/\/jamanetwork.com\/journals\/jamanetworkopen\/fullarticle\/2786030\" style=\"box-sizing: border-box; color: rgb(27, 123, 69); text-decoration: none; line-height: inherit; outline: none 0px;\" target=\"_new\" rel=\"noopener\"><span style=\"color:#000000\">https:\/\/jamanetwork.com\/journals\/jamanetworkopen\/fullarticle\/2786030<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Trois survivants du sepsis sur quatre sont affect\u00e9s par de nouveaux troubles de la m\u00e9moire ou par des maladies mentales ou physiques. 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