{"id":327282,"date":"2021-11-29T01:00:00","date_gmt":"2021-11-29T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/une-maladie-a-son-apogee\/"},"modified":"2021-11-29T01:00:00","modified_gmt":"2021-11-29T00:00:00","slug":"une-maladie-a-son-apogee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/une-maladie-a-son-apogee\/","title":{"rendered":"Une maladie \u00e0 son apog\u00e9e"},"content":{"rendered":"<p><strong>L&#8217;exposition \u00e0 l&#8217;amiante jusqu&#8217;en 1990 fait des ravages, notamment par le nombre toujours croissant de m\u00e9soth\u00e9liomes pleuraux malins en Suisse. L&#8217;esp\u00e9rance de vie des personnes atteintes est extr\u00eamement faible (environ 12 mois) et il n&#8217;existe pas de m\u00e9thode de d\u00e9pistage appropri\u00e9e. N\u00e9anmoins, la r\u00e9cente approbation de la premi\u00e8re option immunoth\u00e9rapeutique pour cette pathologie suscite un l\u00e9ger espoir.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Le principal facteur de risque est clair : l&#8217;exposition \u00e0 l&#8217;amiante. Cependant, bien que l&#8217;importation et la transformation de l&#8217;amiante soient interdites en Suisse depuis le 1er&nbsp;mars 1990, le nombre de cas de m\u00e9soth\u00e9liome pleural malin continue d&#8217;augmenter [1,2]. En raison de la p\u00e9riode de latence de 20 \u00e0 55 ans, le nombre de nouveaux cas ne devrait atteindre son maximum qu&#8217;en 2030 [1]. Actuellement, environ 200 maladies sont diagnostiqu\u00e9es chaque ann\u00e9e en Suisse. Dans 85% des cas, ce sont les hommes qui sont touch\u00e9s, g\u00e9n\u00e9ralement \u00e2g\u00e9s de plus de 60 ans [3]. Malheureusement, le pronostic est extr\u00eamement d\u00e9favorable, avec une dur\u00e9e de survie moyenne inf\u00e9rieure \u00e0 un an [4]. Apr\u00e8s des d\u00e9cennies de chirurgie et de chimioth\u00e9rapie, voire de radioth\u00e9rapie, l&#8217;autorisation r\u00e9cente de la double immunoth\u00e9rapie ipilimumab\/nivolumab a permis d&#8217;introduire pour la premi\u00e8re fois des produits oncologiques modernes &#8211; en esp\u00e9rant qu&#8217;ils soient le point de d\u00e9part d&#8217;autres am\u00e9liorations th\u00e9rapeutiques \u00e0 l&#8217;avenir.<\/p>\n<h2 id=\"lamiante-comme-coupable\">L&#8217;amiante comme coupable<\/h2>\n<p>Chez 70 \u00e0 90% des personnes concern\u00e9es, le m\u00e9soth\u00e9liome pleural malin est attribu\u00e9 \u00e0 une exposition ant\u00e9rieure \u00e0 l&#8217;amiante [1]. L&#8217;amiante p\u00e9n\u00e8tre dans les poumons sous forme de poussi\u00e8re, les fibres mortelles \u00e9tant produites par le traitement du mat\u00e9riau. Une fois inhal\u00e9es, les fibres d&#8217;amiante s&#8217;accumulent dans les voies respiratoires et ne peuvent \u00eatre ni d\u00e9grad\u00e9es ni \u00e9limin\u00e9es en raison de leur taille critique. La forme en aiguille des fibres permet une migration jusqu&#8217;\u00e0 la pl\u00e8vre et m\u00eame un passage dans l&#8217;espace pleural. R\u00e9sultat : des fibroses et, \u00e0 plus long terme, des cancers, les tumeurs pulmonaires, laryng\u00e9es et pleurales \u00e9tant les s\u00e9quelles n\u00e9oplasiques les plus fr\u00e9quentes li\u00e9es \u00e0 l&#8217;amiante [5]. Plus la dose cumul\u00e9e est \u00e9lev\u00e9e, plus le risque de maladie est important [6]. Mais tous les types d&#8217;amiante ne se valent pas. Ainsi, l&#8217;amiante blanc (chrysotile), le plus couramment utilis\u00e9, est consid\u00e9r\u00e9 comme moins nocif que d&#8217;autres types d&#8217;amiante, comme l&#8217;amiante bleu (crocidolite). En g\u00e9n\u00e9ral, le mat\u00e9riau de construction encore utilis\u00e9 dans une grande partie du monde &#8211; l&#8217;amiante n&#8217;est interdit que dans 67 pays<span style=\"font-family:franklin gothic demi\"> (figure&nbsp;1) <\/span>[2] &#8211; est un groupe de min\u00e9raux inorganiques cristallins naturels appel\u00e9s silicates. Avec une excellente r\u00e9sistance \u00e0 la chaleur et les meilleures propri\u00e9t\u00e9s d&#8217;isolation [5].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-17699\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/abb1-oh5_s32.png\" style=\"height:348px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"638\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le m\u00e9soth\u00e9liome pleural malin cons\u00e9cutif \u00e0 une exposition professionnelle \u00e0 l&#8217;amiante est consid\u00e9r\u00e9 comme une maladie professionnelle et est donc couvert en Suisse par l&#8217;assurance-accidents obligatoire. Cependant, comme l&#8217;exposition remonte souvent \u00e0 plusieurs d\u00e9cennies, il n&#8217;est pas toujours facile de la traiter. Ceux qui ont eu un contact non professionnel avec le mat\u00e9riel sont moins bien prot\u00e9g\u00e9s financi\u00e8rement. Entre-temps, il existe de plus en plus d&#8217;offres de soutien pour les personnes concern\u00e9es, telles que la Fondation d&#8217;indemnisation des victimes de l&#8217;amiante (EFA) [7].<\/p>\n<h2 id=\"le-role-des-genes\">Le r\u00f4le des g\u00e8nes<\/h2>\n<p>Outre l&#8217;exposition \u00e0 l&#8217;amiante, diverses modifications g\u00e9n\u00e9tiques ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9es au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es comme facteurs de risque de m\u00e9soth\u00e9liome pleural malin, en particulier les mutations BAP1 (BRCA-1-associated protein&nbsp;1), tant au niveau des prot\u00e9ines que de l&#8217;ADN. Elles sont souvent observ\u00e9es dans les familles plus touch\u00e9es que la moyenne, chez les jeunes patients et en pr\u00e9sence d&#8217;une deuxi\u00e8me tumeur [6,8]. Globalement, les mutations BAP1 sont pr\u00e9sentes dans environ deux tiers des m\u00e9soth\u00e9liomes sporadiques [9]. Certaines r\u00e9gions de Turquie, fortement contamin\u00e9es par l&#8217;\u00e9rionite, une fibre d&#8217;amiante naturelle, semblent particuli\u00e8rement touch\u00e9es. En raison de cette pr\u00e9valence et des mutations h\u00e9r\u00e9ditaires de BAP1, jusqu&#8217;\u00e0 50% des personnes meurent d&#8217;un m\u00e9soth\u00e9liome dans certaines r\u00e9gions [9]. Des mutations inactivantes de g\u00e8nes suppresseurs de tumeurs tels que CDKN2A, LATS-1 ou NF2 peuvent \u00e9galement favoriser les m\u00e9soth\u00e9liomes pleuraux malins [9].<\/p>\n<h2 id=\"presentation-clinique-et-diagnostic\">Pr\u00e9sentation clinique et diagnostic<\/h2>\n<p>En raison de sympt\u00f4mes non sp\u00e9cifiques et g\u00e9n\u00e9ralement tardifs, la maladie n&#8217;est souvent d\u00e9tect\u00e9e qu&#8217;\u00e0 un stade avanc\u00e9. Outre la dyspn\u00e9e, la toux et les douleurs thoraciques, la perte de poids est le plus souvent observ\u00e9e. Environ un tiers des patients pr\u00e9sentent des \u00e9panchements pleuraux r\u00e9currents. Plus tard, l&#8217;h\u00e9moptysie, la dysphagie, l&#8217;enrouement et le syndrome de Horner ne sont pas rares [10]. Une maladie du m\u00e9soth\u00e9liome doit \u00eatre envisag\u00e9e, en particulier en cas d&#8217;\u00e9panchement pleural unilat\u00e9ral ou d&#8217;\u00e9paississement de la pl\u00e8vre [11].<\/p>\n<p>La premi\u00e8re question \u00e0 poser dans le cadre du diagnostic est celle d&#8217;une \u00e9ventuelle exposition \u00e0 l&#8217;amiante dans le pass\u00e9. Les ant\u00e9c\u00e9dents familiaux jouent \u00e9galement un r\u00f4le important. Si l&#8217;exposition \u00e0 l&#8217;amiante reste inexpliqu\u00e9e, les fibres d&#8217;amiante peuvent \u00eatre d\u00e9tect\u00e9es par microscopie \u00e9lectronique. Toutefois, cela ne confirme pas le diagnostic de m\u00e9soth\u00e9liome pleural, mais seulement l&#8217;exposition. La condition pr\u00e9alable est un lavage broncho-alv\u00e9olaire ou une biopsie pulmonaire pour obtenir du mat\u00e9riel [4]. Le plus t\u00f4t possible, en cas de suspicion de m\u00e9soth\u00e9liome, il convient d&#8217;orienter le patient vers un centre sp\u00e9cialis\u00e9.<\/p>\n<p>Outre les techniques d&#8217;imagerie, c&#8217;est surtout le traitement histopathologique du biopsat et de l&#8217;\u00e9panchement pleural qui rev\u00eat une grande importance. Les marqueurs tumoraux ne jouent actuellement aucun r\u00f4le dans le diagnostic et l&#8217;\u00e9valuation de l&#8217;\u00e9volution [6]. L&#8217;imagerie par radiographie thoracique, \u00e9chographie et\/ou scanner permet d&#8217;\u00e9tayer le diagnostic de suspicion et de d\u00e9terminer la localisation optimale de la biopsie. En revanche, seul l&#8217;examen histopathologique des tissus permet de confirmer d\u00e9finitivement le diagnostic. L&#8217;imagerie initiale recommand\u00e9e est le scanner thoracique avec contraste, o\u00f9 le m\u00e9soth\u00e9liome pleural malin se pr\u00e9sente de mani\u00e8re caract\u00e9ristique comme un \u00e9paississement pleural diffus ou nodulaire<span style=\"font-family:franklin gothic demi\"> (tableau&nbsp;1).<\/span> Dans le cadre de la stadification, le PET-CT et \u00e9ventuellement l&#8217;IRM sont \u00e9galement utilis\u00e9s au cours de l&#8217;\u00e9volution. Dans tous les cas, le staging avant le d\u00e9but du traitement doit \u00e9galement inclure une \u00e9chographie endobrachiale et une m\u00e9diastinoscopie pour d\u00e9terminer le statut des ganglions lymphatiques. Les VATS (thoracoscopies vid\u00e9o-assist\u00e9es) controlat\u00e9rales et les laparoscopies sont \u00e9galement utilis\u00e9es [6]. La classification des stades est bas\u00e9e sur la classification internationale TNM.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-17700 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/tab1-oh5_s33.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/423;height:231px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"423\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Pour confirmer le diagnostic, des biopsies sont pr\u00e9lev\u00e9es dans des zones pleurales morphologiquement anormales ou non, soit par VATS, soit par biopsie \u00e0 l&#8217;aiguille guid\u00e9e par \u00e9chographie, soit par biopsie pleurale ouverte [6]. L&#8217;examen purement cytologique de l&#8217;\u00e9panchement pleural ne peut pas remplacer la biopsie en raison de son manque de sensibilit\u00e9 [4]. Dans le cadre du traitement histopathologique, des analyses immunohistochimiques et de g\u00e9n\u00e9tique mol\u00e9culaire sont effectu\u00e9es. Celles-ci permettent d&#8217;une part de prouver l&#8217;origine m\u00e9soth\u00e9liale et d&#8217;autre part de faire la distinction avec d&#8217;autres modifications malignes. De plus, les sous-types histologiques sont associ\u00e9s \u00e0 diff\u00e9rentes prot\u00e9ines de surface [8]. En g\u00e9n\u00e9ral, on distingue les sous-types \u00e9pith\u00e9lio\u00efdes, biphasiques et sarcomato\u00efdes sur la base des mod\u00e8les de croissance histomorphologiques, les m\u00e9soth\u00e9liomes pleuraux \u00e9pith\u00e9lio\u00efdes s&#8217;av\u00e9rant de meilleur pronostic que les sarcomato\u00efdes [12].<\/p>\n<h2 id=\"therapie-le-chemin-vers-la-modernite\">Th\u00e9rapie : le chemin vers la modernit\u00e9<\/h2>\n<p>Jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, il n&#8217;existe pas de normes uniformes pour le traitement du m\u00e9soth\u00e9liome pleural malin. Une chose est cependant claire : une monoth\u00e9rapie ne semble pas \u00eatre suffisante [13]. L&#8217;objectif du traitement est &#8211; si possible &#8211; une r\u00e9section macroscopiquement compl\u00e8te dans le cadre d&#8217;un concept de traitement multimodal. Dans ce cadre, on a jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent surtout mis\u00e9 sur la chimioth\u00e9rapie adjuvante ou n\u00e9oadjuvante au moyen de platine plus pemetrexed. La gemcitabine s&#8217;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e aussi efficace, mais avec une tol\u00e9rance nettement moins bonne [13]. L&#8217;ajout de bevacizumab est envisageable, mais n&#8217;est pas autoris\u00e9 en Suisse [14]. Actuellement, aucun traitement d&#8217;entretien n&#8217;est recommand\u00e9 et il n&#8217;existe pas d&#8217;options bien test\u00e9es pour un traitement de deuxi\u00e8me ligne [6]. En principe, les patients devraient \u00eatre trait\u00e9s de pr\u00e9f\u00e9rence dans des centres sp\u00e9cialis\u00e9s et avoir acc\u00e8s \u00e0 des \u00e9tudes cliniques [6].<\/p>\n<p>Outre la chirurgie et la chimioth\u00e9rapie, des techniques de radioth\u00e9rapie sont \u00e9galement utilis\u00e9es. Ils sont par exemple utilis\u00e9s pour soulager la douleur et pourraient avoir un impact sur le risque de r\u00e9cidive, ce qui fait actuellement l&#8217;objet d&#8217;\u00e9tudes [6]. L&#8217;irradiation radicale de l&#8217;ensemble de la tumeur n&#8217;est g\u00e9n\u00e9ralement pas recommand\u00e9e en dehors des \u00e9tudes en raison de la propagation g\u00e9n\u00e9ralement complexe de la tumeur et de la charge de dose qui en r\u00e9sulte. Contrairement \u00e0 ce que l&#8217;on pensait auparavant, les sites de biopsie ne doivent pas \u00eatre irradi\u00e9s \u00e0 titre prophylactique pour emp\u00eacher la propagation des cellules tumorales [6].<\/p>\n<p>Le traitement chirurgical radical est en principe r\u00e9serv\u00e9 aux patients sans histologie sarcomato\u00efde. Les autres conditions pr\u00e9alables sont un statut ganglionnaire N&lt;2 et un stade UICC &lt;IV, ce qui signifie qu&#8217;il ne doit pas y avoir de m\u00e9tastases [6]. On ne vise pas une op\u00e9ration sans r\u00e9sidu tumoral, mais une r\u00e9section macroscopiquement compl\u00e8te. Les proc\u00e9dures envisag\u00e9es sont, selon la situation, la pneumonectomie extrapleurale (EPP), la pleurectomie et la d\u00e9cortication avec conservation des poumons (P\/D) et la pleurectomie partielle [8]. Au final, le b\u00e9n\u00e9fice de ces op\u00e9rations reste incertain. L&#8217;\u00e9tude MARS2 examine actuellement le b\u00e9n\u00e9fice d&#8217;une pleurectomie et d&#8217;une d\u00e9cortication avec conservation des poumons par rapport \u00e0 une approche sans chirurgie. Les interventions chirurgicales sont \u00e9galement importantes dans le cadre d&#8217;un concept de traitement palliatif. Par exemple, en cas d&#8217;\u00e9panchements pleuraux r\u00e9currents, une pleurod\u00e8se peut \u00eatre effectu\u00e9e avec de la poudre de talc [15].<\/p>\n<p>Dans le domaine de la th\u00e9rapie syst\u00e9mique, une perc\u00e9e a r\u00e9cemment \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e apr\u00e8s une longue p\u00e9riode d&#8217;accalmie. Ainsi, l&#8217;\u00e9tude CheckMate-743 a montr\u00e9 un avantage du traitement de premi\u00e8re ligne avec les deux inhibiteurs de point de contr\u00f4le nivolumab et ipilimumab en situation palliative [16,17]. La double immunoth\u00e9rapie a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9e en raison de ses r\u00e9sultats convaincants en cas d&#8217;histologie non \u00e9pith\u00e9lio\u00efde ainsi qu&#8217;en cas d&#8217;histologie \u00e9pith\u00e9lio\u00efde et d&#8217;expression de PD-L1 \u22651% [14]. Dans l&#8217;\u00e9tude, elle a entra\u00een\u00e9 une survie globale (OS) m\u00e9diane de 18,1 mois, contre 14,1 mois dans le groupe chimioth\u00e9rapie (hazard ratio 0,74, p=0,002) [17]. Ce premier succ\u00e8s d\u00e9cisif dans le domaine des th\u00e9rapies oncologiques modernes soul\u00e8ve d&#8217;autres questions. La combinaison de la chimioth\u00e9rapie et de l&#8217;immunoth\u00e9rapie est notamment \u00e0 l&#8217;ordre du jour, de m\u00eame que de nouvelles options possibles en deuxi\u00e8me ligne. Et ce ne sont pas seulement d&#8217;autres nouvelles mol\u00e9cules qui pourraient bient\u00f4t faire leur entr\u00e9e dans le traitement du m\u00e9soth\u00e9liome pleural malin, mais aussi des voies d&#8217;administration alternatives. Le taux \u00e9lev\u00e9 de r\u00e9cidives locales \u00e9tant un probl\u00e8me pertinent, les options th\u00e9rapeutiques localis\u00e9es, telles que la th\u00e9rapie intracavitaire, sont de plus en plus mises en avant. Par exemple, l&#8217;h\u00f4pital universitaire de Zurich m\u00e8ne actuellement l&#8217;\u00e9tude de phase II INFLuenCe-Meso, qui \u00e9value la s\u00e9curit\u00e9 et l&#8217;efficacit\u00e9 d&#8217;une chimioth\u00e9rapie intracavitaire apr\u00e8s une r\u00e9section chirurgicale [13].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Beeler P, et al. : Sources de donn\u00e9es sur la fr\u00e9quence du m\u00e9soth\u00e9liome pleural malin en Suisse depuis 2001. ASU Revue de pr\u00e9vention m\u00e9dicale. 2021 ; 09.<\/li>\n<li>Unia : 30 ans d&#8217;interdiction de l&#8217;amiante. www.unia.ch\/de\/arbeitswelt\/von-a-z\/asbest\/30-jahre-asbestverbot (dernier acc\u00e8s le 30.09.2021).<\/li>\n<li>Ligue suisse contre le cancer : Le cancer en Suisse : chiffres cl\u00e9s. Situation en d\u00e9cembre 2020. www.krebsliga.ch\/fileadmin\/downloads\/sheets\/zahlen-krebs-in-der-schweiz.pdf (dernier acc\u00e8s le 30.09.2021).<\/li>\n<li>Scherpereel A, et al : Guidelines of the European Respiratory Society and the European Society of Thoracic Surgeons for the management of malignant pleural mesothelioma. Eur Respir J. 2010 ; 35(3) : 479-495.<\/li>\n<li>Duell T : Oncology Guide &#8211; Pleural m\u00e9sothelioma (cancer de la pl\u00e8vre) | Causes, diagnostic et traitement.www.oncology-guide.com\/erkrankung\/pleuramesotheliom (dernier acc\u00e8s le 30.09.2021).<\/li>\n<li>Scherpereel A, et al : ERS\/ESTS\/EACTS\/ESTRO guidelines for the management of malignant pleural mesothelioma. Eur Respir J. 2020 ; 55(6).<\/li>\n<li>Fondation EFA. www.stiftung-efa.ch (dernier acc\u00e8s le 30.09.2021).<\/li>\n<li>Baas P, et al : M\u00e9soth\u00e9liome pleural malin : Lignes directrices de pratique clinique de l&#8217;ESMO pour le diagnostic, le traitement et le suivi. Ann Oncol. 2015 ; 26 Suppl 5 : v31-9.<\/li>\n<li>Duell T : Traitement syst\u00e9mique du m\u00e9soth\u00e9liome pleural. Th\u00e9rapie m\u00e9dicamenteuse. 2017 ; 35(06).<\/li>\n<li>M\u00e9soth\u00e9liome pleural malin &#8211; Sympt\u00f4mes, traitement et recherche de m\u00e9decins : Deutscher Verlag f\u00fcr Gesundheitsinformation, Heidelberg, Germany ; www.leading-medicine-guide.ch\/erkrankungen\/tumoren\/mesotheliom#topics (dernier acc\u00e8s le 30.09.2021).<\/li>\n<li>Gill RR : Imagerie du m\u00e9soth\u00e9liome. R\u00e9sultats r\u00e9cents Cancer Res. 2011 ; 189 : 27-43.<\/li>\n<li>Husain AN, et al : Guidelines for pathologic diagnosis of malignant mesothelioma : 2012 update of the consensus statement from the International Mesothelioma Interest Group. 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