{"id":327449,"date":"2021-11-11T01:00:00","date_gmt":"2021-11-11T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/nouvelles-options-therapeutiques-en-2021\/"},"modified":"2023-01-12T13:45:40","modified_gmt":"2023-01-12T12:45:40","slug":"nouvelles-options-therapeutiques-en-2021","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/nouvelles-options-therapeutiques-en-2021\/","title":{"rendered":"Nouvelles options th\u00e9rapeutiques en 2021"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Les tumeurs malignes du tractus gastro-intestinal sont fr\u00e9quentes et le besoin d&#8217;options th\u00e9rapeutiques suppl\u00e9mentaires est \u00e9lev\u00e9. Lors de la r\u00e9union annuelle de l&#8217;ASCO de cette ann\u00e9e, de nouveaux r\u00e9sultats d&#8217;\u00e9tudes int\u00e9ressants ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s pour les cancers colorectaux ainsi que pour les cancers de l&#8217;\u0153sophage, de la jonction gastro-\u0153sophagienne et de l&#8217;estomac. Celles-ci pourraient bient\u00f4t changer le quotidien clinique.<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les tumeurs malignes du tractus gastro-intestinal sont fr\u00e9quentes. Aux \u00c9tats-Unis, 338 090 nouveaux cas (environ 20% de tous les nouveaux cas de tumeurs malignes diagnostiqu\u00e9s) et 169 280 d\u00e9c\u00e8s (environ 30% de tous les d\u00e9c\u00e8s dus \u00e0 des tumeurs malignes) sont attendus cette ann\u00e9e [1]. Selon le Registre suisse des tumeurs, 22 505 personnes ont d\u00e9velopp\u00e9 un cancer colorectal (CCR) en Suisse au cours de la p\u00e9riode d&#8217;observation 2013-2017 et 8939 d\u00e9c\u00e8s ont \u00e9t\u00e9 caus\u00e9s par ce cancer. Au cours de la m\u00eame p\u00e9riode, 5009 des 7727 personnes atteintes de carcinomes de l&#8217;\u0153sophage (\u00d6), de la jonction gastro-\u0153sophagienne (GEJ) et de l&#8217;estomac sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9es [2]. Ces chiffres mettent en \u00e9vidence le besoin d&#8217;options th\u00e9rapeutiques suppl\u00e9mentaires pour le traitement des tumeurs de ces syst\u00e8mes d&#8217;organes.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Lors de la r\u00e9union annuelle de la Soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine d&#8217;oncologie<em> (American Society of Oncology, <\/em>ASCO) en juin 2021, de nouveaux r\u00e9sultats d&#8217;\u00e9tudes ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s pour les cancers colorectaux ainsi que pour les cancers de l&#8217;\u0153sophage, de la jonction gastro-\u0153sophagienne et de l&#8217;estomac. Les paragraphes suivants pr\u00e9sentent les normes de traitement actuelles ainsi que les avanc\u00e9es scientifiques r\u00e9cemment pr\u00e9sent\u00e9es et pr\u00e9sentant un int\u00e9r\u00eat particulier.<\/p>\n\n<h2 id=\"cancer-du-colon\" class=\"wp-block-heading\">Cancer du c\u00f4lon<\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le traitement standard du cancer du c\u00f4lon avanc\u00e9 en premi\u00e8re ligne consiste aujourd&#8217;hui en une combinaison de deux \u00e0 trois agents chimioth\u00e9rapeutiques avec un anticorps (Ab) dirig\u00e9 contre le <em>r\u00e9cepteur du facteur de croissance \u00e9pidermique <\/em>(EGFR) ou contre le <em>facteur de croissance de l&#8217;endoth\u00e9lium vasculaire <\/em>(VEGF) <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(tableau 1). <\/span> <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avec l&#8217;introduction croissante de la pathologie mol\u00e9culaire dans la pratique clinique quotidienne, l&#8217;analyse de l&#8217;instabilit\u00e9 des microsatellites (MSI) est devenue possible en tant qu&#8217;approche des \u00e9ventuels d\u00e9fauts pr\u00e9sents dans le <em>syst\u00e8me de r\u00e9paration des m\u00e9sappariements d&#8217;ADN<\/em>. M\u00eame si la fr\u00e9quence des MSI dans le CRC d\u00e9pend du stade et qu&#8217;elles sont plus fr\u00e9quentes dans les stades pr\u00e9coces (I\/II : environ 20% ; III : environ 12% ; IV : 4-5%) [3], les MSI sont \u00e9galement int\u00e9ressantes dans les stades avanc\u00e9s de la tumeur, en particulier dans le contexte des options de traitement immunoth\u00e9rapeutique. Le et al. ont montr\u00e9 d\u00e8s 2015 que la pr\u00e9sence d&#8217;une <em>d\u00e9ficience de r\u00e9paration des m\u00e9sappariements <\/em>(MMR-d) dans des carcinomes de diff\u00e9rents tissus d&#8217;origine \u00e9tait associ\u00e9e \u00e0 un taux de r\u00e9ponse <em>(RR <\/em>) plus \u00e9lev\u00e9, \u00e0 une survie sans progression <em>(<\/em> PFS) plus longue et \u00e0 une <em> survie globale (<\/em> OS) am\u00e9lior\u00e9e sous traitement par pembrolizumab, un anticorps anti-PD-1. Le collectif de cette \u00e9tude \u00e9tait compos\u00e9 en grande partie de patients atteints de CCR [4]. Sur cette base, l&#8217;utilisation des anti-PD-1 Ab monoclonaux pembrolizumab et nivolumab &#8211; \u00e9galement en combinaison avec l&#8217;anti-CTLA4 Ab ipilimumab &#8211; est actuellement \u00e0 l&#8217;\u00e9tude chez les patients atteints de cancer du c\u00f4lon avanc\u00e9.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1978\" height=\"1224\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/tab1_oh5_s13.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-17627\"\/><\/figure>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Keynote-177<\/strong><\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&#8217;\u00e9tude de phase III KEYNOTE-177 a compar\u00e9 l&#8217;utilisation du pembrolizumab (nom commercial KEYTRUDA\u00ae ; fabricant Merck\/MSD) en tant que premi\u00e8re ligne de traitement pour les CRC avanc\u00e9s et m\u00e9tastatiques pr\u00e9sentant un niveau \u00e9lev\u00e9 de MSI (MSI-H) \u00e0 une chimioth\u00e9rapie standard. 307 patients ont \u00e9t\u00e9 randomis\u00e9s dans un bras d&#8217;intervention avec pembrolizumab 200 mg trois fois par semaine et dans un bras de comparaison avec une chimioth\u00e9rapie standard \u00e0 base de fluorouracile +\/- bevacizumab ou cetuximab. Les crit\u00e8res d&#8217;\u00e9valuation primaires \u00e9taient l&#8217;OS et la PFS. D\u00e8s la deuxi\u00e8me analyse interm\u00e9diaire, apr\u00e8s une p\u00e9riode d&#8217;observation m\u00e9diane de 32,4 mois, la mPFS s&#8217;est av\u00e9r\u00e9e nettement sup\u00e9rieure pour l&#8217;immunoth\u00e9rapie (16,5 contre 8,2 mois). Le taux de r\u00e9ponse global <em>(Overall Response Rate, <\/em>ORR) selon les <em>crit\u00e8res d&#8217;\u00e9valuation de la r\u00e9ponse dans les tumeurs solides <\/em>(Response <em>Evaluation Criteria in Solid Tumors <\/em>, RECIST) \u00e9tait \u00e9galement significativement plus \u00e9lev\u00e9 dans le groupe pembrolizumab (43,8% contre 33,1%). De plus, le groupe d&#8217;intervention a connu beaucoup moins d&#8217;effets ind\u00e9sirables graves li\u00e9s au traitement ( <em>TRAEs <\/em>) (22% de TRAEs <span style=\"font-family: times new roman;\">\u2265degr\u00e9<\/span>3 contre 66%) [5]. Ces donn\u00e9es prometteuses ont \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9es lors de l&#8217;assembl\u00e9e annuelle de l&#8217;ASCO 2021. A 36 mois, le taux de PFS a \u00e9t\u00e9 de 42% dans le bras intervention contre 11% dans le bras standard. L&#8217;avantage de l&#8217;ORR pour le groupe pembrolizumab \u00e9tait encore un peu plus net que dans l&#8217;analyse pr\u00e9c\u00e9dente, avec 45,1% vs 33,1%. Le d\u00e9lai entre la randomisation et la prochaine ligne de traitement ou le d\u00e9c\u00e8s du patient (PFS 2) \u00e9tait \u00e9galement nettement plus long dans le groupe pembrolizumab (54,0 contre 24,9 mois). De plus, le traitement par pembrolizumab a montr\u00e9 un taux d&#8217;OS significativement plus \u00e9lev\u00e9 \u00e0 36 mois (61% vs 50%). Un cross-over est pr\u00e9vu dans le design de l&#8217;\u00e9tude, l&#8217;OS m\u00e9dian pour le groupe pembrolizumab n&#8217;\u00e9tait pas encore atteint au moment de la pr\u00e9sentation \u00e0 la r\u00e9union annuelle de l&#8217;ASCO en 2021 [6]. Le pembrolizumab est autoris\u00e9 en Suisse pour le traitement du CCR m\u00e9tastatique avec MSI-H en monoth\u00e9rapie en premi\u00e8re ligne de traitement [7].<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>CheckMate 142<\/strong><\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&#8217;\u00e9tude de phase II CheckMate 142 \u00e9value le r\u00f4le du nivolumab (nom commercial OPTIVO\u00ae ; fabricant BMS) apr\u00e8s progression sous\/apr\u00e8s, ou en cas d&#8217;intol\u00e9rance au fluorouracile, en association avec l&#8217;oxaliplatine et\/ou l&#8217;irinot\u00e9can chez des patients atteints de CCR MSI-H avanc\u00e9 ou m\u00e9tastatique. 74 patients avec <span style=\"font-family: times new roman;\">\u22653<\/span>lignes de traitement ant\u00e9rieures ont \u00e9t\u00e9 inclus et ont re\u00e7u au moins une dose de nivolumab 3 mg\/kg de poids corporel toutes les deux semaines. Le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation principal \u00e9tait l&#8217;ORR selon RECIST. Apr\u00e8s douze mois, le RR \u00e9tait de 31% et 69% des patients avaient une \u00e9volution stable de la maladie pendant au moins douze semaines. La dur\u00e9e m\u00e9diane de la r\u00e9ponse au traitement n&#8217;avait pas encore \u00e9t\u00e9 atteinte au moment de l&#8217;inclusion des donn\u00e9es [8]. Le design de l&#8217;\u00e9tude a \u00e9t\u00e9 \u00e9largi au cours de l&#8217;\u00e9tude et une immunoth\u00e9rapie combin\u00e9e avec nivolumab et ipilimumab \u00e0 faible dose (nom commercial YERVOY\u00ae ; fabricant BMS) a \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9e comme premi\u00e8re ligne de traitement pour le groupe de patients atteints de CCR m\u00e9tastas\u00e9. Ici, on a observ\u00e9 un RR de 64%, une r\u00e9ponse compl\u00e8te (CR) dans 9% et un contr\u00f4le continu de la maladie \u00e0 24 mois dans 79% des cas [9]. Le nivolumab est autoris\u00e9 en Suisse en monoth\u00e9rapie ou en association avec l&#8217;ipilimumab pour le traitement des patients adultes atteints de CRC m\u00e9tastatique avec MMR-d\/MSI-H apr\u00e8s un traitement ant\u00e9rieur \u00e0 base de fluoropyrimidine en association avec l&#8217;irinot\u00e9can ou l&#8217;oxaliplatine [7,10]. Il existe une recommandation de prise en charge du nivolumab par l&#8217;Office f\u00e9d\u00e9ral de la sant\u00e9 publique (OFSP) de la Conf\u00e9d\u00e9ration suisse, mais pas de l&#8217;ipilimumab [7].<\/p>\n\n<h2 id=\"carcinomes-de-loesophage-de-la-jonction-gastro-oesophagienne-et-de-lestomac\" class=\"wp-block-heading\">Carcinomes de l&#8217;\u0153sophage, de la jonction gastro-\u0153sophagienne et de l&#8217;estomac<\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>CheckMate 648<\/strong><\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, le pronostic des carcinomes \u00e9pidermo\u00efdes avanc\u00e9s de l&#8217;\u0153sophage \u00e9tait malheureusement nettement limit\u00e9, avec un SG m\u00e9dian d&#8217;environ dix mois &#8211; malgr\u00e9 l&#8217;utilisation d&#8217;agents chimioth\u00e9rapeutiques. L&#8217;\u00e9tude CheckMate 648 compare d\u00e9sormais la chimioth\u00e9rapie seule \u00e0 la combinaison de la chimioth\u00e9rapie et du nivolumab, ainsi qu&#8217;\u00e0 la combinaison des agents immunoth\u00e9rapeutiques nivolumab et ipilimumab en premi\u00e8re ligne de traitement. Pr\u00e8s de 1000 patients atteints de carcinome \u00e9pidermo\u00efde avanc\u00e9 de l&#8217;\u0153sophage ont \u00e9t\u00e9 randomis\u00e9s dans trois groupes de traitement, ind\u00e9pendamment de leur statut PD-L1 : (1) nivolumab (240 mg toutes les deux semaines) et chimioth\u00e9rapie (fluorouracile et cisplatine quatre fois par semaine) ; (2) nivolumab (3 mg\/kg de poids corporel toutes les deux semaines) et ipilimumab (1 mg\/kg de poids corporel six fois par semaine) ; (3) chimioth\u00e9rapie seule. Les crit\u00e8res d&#8217;\u00e9valuation primaires \u00e9taient l&#8217;OS et la PFS dans le groupe de patients avec une expression de PD-L1 <span style=\"font-family: times new roman;\">\u22651%<\/span>. Les crit\u00e8res d&#8217;\u00e9valuation secondaires d\u00e9finis \u00e9taient la SG, la PFS et le RR chez tous les patients, ind\u00e9pendamment de l&#8217;expression de PD-L1.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">A 12 mois, dans la population avec expression de PD-L1 <span style=\"font-family: times new roman;\">\u22651%<\/span>, le taux d&#8217;OS a \u00e9t\u00e9 de 58% dans le groupe nivolumab + chimioth\u00e9rapie vs 37% dans le groupe chimioth\u00e9rapie, ainsi qu&#8217;un avantage de survie m\u00e9dian de 6,3 mois pour la combinaison nivolumab + chimioth\u00e9rapie. Cela a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9 chez les patients inclus ind\u00e9pendamment de l&#8217;expression de PD-L1, avec un taux d&#8217;OS de 54% vs 44% et un avantage de survie de 2,5 mois. Cependant, en examinant de pr\u00e8s l&#8217;analyse des sous-groupes avec la ventilation de l&#8217;avantage de survie selon le statut PD-L1, il appara\u00eet clairement qu&#8217;il existe un effet dominant de la sous-population PD-L1 positive et que l&#8217;avantage de survie d\u00e9montr\u00e9 est en tout premier lieu imputable \u00e0 ce sous-groupe. On peut se demander si les patients PD-L1 n\u00e9gatifs en b\u00e9n\u00e9ficient. Des avantages cliniquement significatifs ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 observ\u00e9s pour nivolumab + chimioth\u00e9rapie en termes de PFS et de RR.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La comparaison entre nivolumab + ipilimumab et la chimioth\u00e9rapie seule a donn\u00e9 des r\u00e9sultats similaires avec un OS de 57% vs 37% \u00e0 12 mois et un avantage de survie de 4,6 mois sous immunoth\u00e9rapie dans la population de patients exprimant PD-L1 <span style=\"font-family: times new roman;\">\u22651%<\/span>. L&#8217;analyse des sous-groupes selon le statut PD-L1 est tr\u00e8s similaire \u00e0 celle de la comparaison nivolumab + chimioth\u00e9rapie vs chimioth\u00e9rapie. Sur la base de ces donn\u00e9es, l&#8217;utilisation de nivolumab + chimioth\u00e9rapie et de nivolumab + ipilimumab chez les patients atteints de carcinome \u00e9pidermo\u00efde avanc\u00e9 de l&#8217;\u0153sophage PD-L1-positif doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un nouveau standard. Actuellement, le nivolumab et l&#8217;ipilimumab ne sont pas encore autoris\u00e9s en Suisse dans cette indication [7,10]. Chez les patients atteints d&#8217;un cancer de l&#8217;\u0153sophage PD-L1 n\u00e9gatif, la chimioth\u00e9rapie seule reste une option.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Si le nivolumab est approuv\u00e9 en premi\u00e8re ligne dans cette indication, cela modifiera la s\u00e9quence des options th\u00e9rapeutiques, du moins pour les patients atteints de tumeurs PD-L1 positives. Jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, le nivolumab est indiqu\u00e9 pour le traitement des ad\u00e9nocarcinomes avanc\u00e9s ou r\u00e9cidivants de l&#8217;estomac ou du GEJ apr\u00e8s deux ou plusieurs traitements syst\u00e9miques ant\u00e9rieurs &#8211; actuellement, une garantie de paiement est n\u00e9cessaire en Suisse [7,10]. Par cons\u00e9quent, si l&#8217;utilisation est maintenant transf\u00e9r\u00e9e \u00e0 la premi\u00e8re ligne de traitement, cette option m\u00e9dicamenteuse doit \u00eatre reconsid\u00e9r\u00e9e dans les lignes de traitement ult\u00e9rieures. La prise en compte de facteurs sp\u00e9cifiques au patient, tels que la pr\u00e9sence d&#8217;une maladie auto-immune, pourrait servir de guide \u00e0 cet \u00e9gard. En principe, l&#8217;utilisation des options th\u00e9rapeutiques les plus efficaces au d\u00e9but du traitement est un principe oncologique courant et sugg\u00e8re l&#8217;utilisation de l&#8217;immunoth\u00e9rapie en premi\u00e8re ligne de traitement en l&#8217;absence de contre-indications.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>CheckMate 649<\/strong><\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Enzinger et al. ont \u00e9tabli en 2016 FOLFOX (fluorouracile, leucovorine, oxaliplatine) comme sch\u00e9ma de chimioth\u00e9rapie pour le traitement des patients atteints de carcinome m\u00e9tastatique de l&#8217;OE\/GEJ en premi\u00e8re ligne de traitement. Leur \u00e9tude a montr\u00e9 une OS et une PFS comparables avec le traitement standard de l&#8217;\u00e9poque ECF (\u00e9pirubicine, cisplatine, fluorouracile) vs FOLFOX pour ce groupe de patients, principalement des ad\u00e9nocarcinomes [11]. Dans le bras d&#8217;intervention comme dans le groupe t\u00e9moin, la chimioth\u00e9rapie avait \u00e9t\u00e9 associ\u00e9e au cetuximab. Toutefois, cela ne correspond \u00e0 aucun sch\u00e9ma th\u00e9rapeutique standard \u00e9tabli pour les cancers de l&#8217;\u0153sophage\/de l&#8217;estomac et, en utilisant l&#8217;anti-EGFR-Ab dans les deux groupes d&#8217;\u00e9tude, cela ne permet pas de tirer des conclusions sur les b\u00e9n\u00e9fices sp\u00e9cifiques au groupe.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">CheckMate 649 compare d\u00e9sormais la chimioth\u00e9rapie standard seule (CAPOX, cap\u00e9citabine et oxali-platine trois fois par semaine ou FOLFOX fluorouracile deux fois par semaine) avec le traitement combin\u00e9 de chimioth\u00e9rapie et nivolumab (360 mg trois fois par semaine ou 240 mg deux fois par semaine) et avec l&#8217;association d&#8217;immunoth\u00e9rapie nivolumab + ipilimumab en premi\u00e8re ligne de traitement. Les patients atteints d&#8217;ad\u00e9nocarcinomes avanc\u00e9s de l&#8217;\u0153sophage\/GEJ et de l&#8217;estomac ont \u00e9t\u00e9 inclus. Les crit\u00e8res d&#8217;\u00e9valuation primaires pour le groupe nivolumab + chimioth\u00e9rapie et pour le groupe chimioth\u00e9rapie \u00e9taient la PFS et la SG chez les patients pr\u00e9sentant un <em>score combin\u00e9 positif<\/em> (CPS) <span style=\"font-family: times new roman;\">\u22655%<\/span>&#8211; le CPS d\u00e9crivant la proportion de cellules tumorales et immunitaires (lymphocytes et macrophages) positives pour le PD-L1 par rapport \u00e0 l&#8217;ensemble des cellules tumorales. Apr\u00e8s une p\u00e9riode d&#8217;observation d&#8217;environ un an, une sup\u00e9riorit\u00e9 significative de nivolumab + chimioth\u00e9rapie a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e, tant pour la PFS que pour l&#8217;OS. Cet effet a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 v\u00e9rifi\u00e9 pour les patients avec un SCP <span style=\"font-family: times new roman;\">\u22651%<\/span>et pour tous les patients randomis\u00e9s au hasard [12]. Des donn\u00e9es suppl\u00e9mentaires sur les sous-groupes viennent d&#8217;\u00eatre pr\u00e9sent\u00e9es \u00e0 la r\u00e9union annuelle de l&#8217;ASCO. Ici, l&#8217;avantage en termes d&#8217;OS et de PFS de nivolumab + chimioth\u00e9rapie \u00e9tait plus net chez les patients atteints de carcinomes avec des seuils PD-L1 plus \u00e9lev\u00e9s. Dans l&#8217;ensemble de la population, un b\u00e9n\u00e9fice pour l&#8217;immunoth\u00e9rapie a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 ind\u00e9pendamment du statut PD-L1, ce b\u00e9n\u00e9fice \u00e9tant, comme pour CheckMate 648, tir\u00e9 par la sous-population PD-L1 positive. Pour les ad\u00e9nocarcinomes PD-L1-positifs de l&#8217;\u0153sophage\/GEJ et de l&#8217;estomac, FOLFOX combin\u00e9 au nivolumab est donc un nouveau standard. Il n&#8217;existe actuellement pas d&#8217;autorisation de mise sur le march\u00e9 pour le nivolumab dans cette indication en Suisse [7]. Les donn\u00e9es du bras d&#8217;\u00e9tude nivolumab + ipilimumab sont toujours en attente [13].<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>KEYNOTE-811<\/strong><\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En 2008, l&#8217;\u00e9tude REAL-2, une<em> \u00e9tude de non-inf\u00e9riorit\u00e9<\/em>, a \u00e9tabli CAPOX comme alternative au fluorouracile et au cisplatine dans le traitement des cancers avanc\u00e9s de l&#8217;\u0153sophage\/GEJ et de l&#8217;estomac, quelle que soit leur histologie. Une fluoropyrimidine et un compos\u00e9 du platine ont chacun \u00e9t\u00e9 associ\u00e9s \u00e0 l&#8217;anthracycline \u00e9pirubicine [14].<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&#8217;essai ToGA, une \u00e9tude randomis\u00e9e de phase III, a ensuite \u00e9valu\u00e9 l&#8217;ajout de trastuzumab, un anti-HER2-Ab, \u00e0 cette chimioth\u00e9rapie standard (cap\u00e9citabine et cisplatine, ou fluorouracile et cisplatine) en premi\u00e8re ligne de traitement. Les patients atteints de carcinomes avanc\u00e9s de l&#8217;estomac et du GEJ HER-2-positifs ont \u00e9t\u00e9 inclus. La triple association avec une anthracycline, pr\u00e9existante \u00e0 REAL-2, n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 int\u00e9gr\u00e9e dans ce sch\u00e9ma d&#8217;\u00e9tude en raison de la cardiotoxicit\u00e9 de ce groupe de m\u00e9dicaments et des propri\u00e9t\u00e9s cardiotoxiques du trastuzumab. En raison d&#8217;une augmentation significative de l&#8217;OS, la combinaison de la chimioth\u00e9rapie et du trastuzumab est devenue la nouvelle norme de traitement dans ce groupe de patients [15].<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans l&#8217;\u00e9tude KEYNOTE-811, l&#8217;ajout de pembrolizumab 200 mg toutes les trois semaines au traitement standard susmentionn\u00e9 en premi\u00e8re ligne est maintenant \u00e9tudi\u00e9 pour ce m\u00eame groupe de patients. Les r\u00e9sultats initiaux ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s lors de la r\u00e9union annuelle de l&#8217;ASCO 2021 : Ils ont montr\u00e9 une am\u00e9lioration significative du RR de 74,4% vs. 51,9% et un taux de RC de 11,3% vs. 3,1% sous pembrolizumab + chimioth\u00e9rapie. Le taux de r\u00e9mission partielle \u00e9tait de 63% vs. 49%. Les crit\u00e8res d&#8217;\u00e9valuation primaires OS et PFS sont encore en suspens [16].<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"1100\" height=\"470\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/abb1_oh5_s15.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-17628 lazyload\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/abb1_oh5_s15.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/abb1_oh5_s15-800x342.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/abb1_oh5_s15-120x51.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/abb1_oh5_s15-90x38.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/abb1_oh5_s15-320x137.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/abb1_oh5_s15-560x239.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/470;\" \/><\/figure>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"2157\" height=\"873\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/abb2_oh5_s15.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-17629 lazyload\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 2157px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 2157\/873;\" \/><\/figure>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Mise \u00e0 jour CROSS\/Mise \u00e0 jour Neo-AEGIS<\/strong><\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sur la base des donn\u00e9es de l&#8217;\u00e9tude MAGIC et du d\u00e9veloppement du concept de traitement dans l&#8217;\u00e9tude FLOT4-AIO, la chimioth\u00e9rapie p\u00e9riop\u00e9ratoire par FLOT (fluorouracile, leucovorine, oxaliplatine, doc\u00e9taxel) est devenue une option de traitement curatif \u00e9tablie des cancers gastro-\u0153sophagiens <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(Fig. 1, Fig. 2)<\/span> [17,18]. En revanche, l&#8217;approche th\u00e9rapeutique trimodale de l&#8217;\u00e9tude CROSS <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(figure 3) <\/span>[19]. L&#8217;\u00e9tude Neo-AEGIS se penche actuellement sur la question de savoir laquelle des deux approches &#8211; chimioth\u00e9rapie p\u00e9riop\u00e9ratoire (protocole MAGIC\/FLOT) ou radiochimioth\u00e9rapie n\u00e9oadjuvante analogue \u00e0 CROSS &#8211; pr\u00e9sente un avantage.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"1755\" height=\"1951\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/abb3_oh5_s16.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-17630 lazyload\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1755px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1755\/1951;\" \/><\/figure>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour ce faire, des patients atteints d&#8217;ad\u00e9nocarcinomes r\u00e9s\u00e9cables de l&#8217;\u0153sophage\/de l&#8217;\u0153sophage ont \u00e9t\u00e9 randomis\u00e9s 1:1 pour recevoir une chimioth\u00e9rapie p\u00e9riop\u00e9ratoire (d&#8217;abord analogue \u00e0 MAGIC, puis analogue \u00e0 FLOT4-AIO au cours de l&#8217;\u00e9volution) et une th\u00e9rapie trimodale analogue \u00e0 CROSS [20]. Dans l&#8217;analyse actuelle (ASCO 2021), une <em>approche de non-inf\u00e9riorit\u00e9<\/em>a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e. Aucun \u00e9l\u00e9ment n&#8217;a permis de conclure \u00e0 une nette inf\u00e9riorit\u00e9 de la chimioth\u00e9rapie p\u00e9riop\u00e9ratoire par rapport \u00e0 l&#8217;approche trimodale. N\u00e9anmoins, les patients trait\u00e9s de mani\u00e8re analogue au CROSS pr\u00e9sentaient un taux plus \u00e9lev\u00e9 de r\u00e9section en milieu sain (R0), davantage de ganglions lymphatiques histologiquement n\u00e9gatifs apr\u00e8s le traitement ant\u00e9rieur (ypN0), un degr\u00e9 de r\u00e9gression tumorale et une CR pathologique plus \u00e9lev\u00e9s. Le taux de neutrop\u00e9nies <span style=\"font-family: times new roman;\">\u2265grade<\/span>3 et le nombre de septic\u00e9mies neutrop\u00e9niques \u00e9taient plus \u00e9lev\u00e9s dans le groupe chimioth\u00e9rapie p\u00e9riop\u00e9ratoire, tandis que les d\u00e9c\u00e8s postop\u00e9ratoires \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital\/pneumonies postop\u00e9ratoires et SDRA ainsi que les insuffisances anastomotiques \u00e9taient \u00e0 peu pr\u00e8s aussi fr\u00e9quents. Le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation principal de l&#8217;\u00e9tude \u00e9tait le taux de survie, pour lequel un r\u00e9sultat comparable a \u00e9t\u00e9 obtenu apr\u00e8s une p\u00e9riode de suivi de trois ans [21].<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il n&#8217;est donc pas encore possible de formuler une recommandation claire \u00e0 partir des donn\u00e9es actuelles de l&#8217;\u00e9tude Neo-AEGIS. Les facteurs li\u00e9s au patient, tels que les comorbidit\u00e9s, doivent \u00eatre pris en compte dans le choix de l&#8217;approche th\u00e9rapeutique. En outre, les options th\u00e9rapeutiques ult\u00e9rieures doivent \u00eatre prises en compte dans le choix du traitement. Ainsi, apr\u00e8s le r\u00e9gime CROSS, une immunoth\u00e9rapie adjuvante avec nivolumab, analogue \u00e0 l&#8217;\u00e9tude CheckMate 577, est envisageable. Pour \u00e9tudier ce point, des patients pr\u00e9sentant des cellules canc\u00e9reuses r\u00e9siduelles dans la pi\u00e8ce op\u00e9ratoire apr\u00e8s un traitement trimodal ont \u00e9t\u00e9 randomis\u00e9s dans un groupe d&#8217;intervention avec nivolumab et un groupe t\u00e9moin avec placebo. Une survie sans maladie nettement plus longue a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e dans le groupe nivolumab (22,4 mois contre 11,0 mois) [22]. Dans cette indication, le nivolumab est autoris\u00e9 en Suisse, mais il n&#8217;existe actuellement aucune recommandation de prise en charge par l&#8217;OFSP [7,10].<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>GO2<\/strong><\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">De nombreuses \u00e9tudes qui fa\u00e7onnent le paysage oncologique se basent sur des populations dont l&#8217;\u00e2ge m\u00e9dian est d&#8217;environ 60 ans. Cela ne refl\u00e8te toutefois que partiellement la r\u00e9alit\u00e9 du quotidien en oncologie, car le collectif de patients oncologiques se compose de plus en plus de patients \u00e2g\u00e9s pr\u00e9sentant des comorbidit\u00e9s ou des restrictions de l&#8217;\u00e9tat de sant\u00e9 li\u00e9es \u00e0 l&#8217;\u00e2ge.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette question a \u00e9t\u00e9 abord\u00e9e dans le cadre de la r\u00e9union annuelle 2021 de l&#8217;ASCO pour les patients atteints de cancers gastro-\u0153sophagiens avanc\u00e9s. L&#8217;\u00e9tude de phase III GO2 a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e aupr\u00e8s d&#8217;une population dont l&#8217;\u00e2ge m\u00e9dian \u00e9tait de 76 ans. La chimioth\u00e9rapie palliative de trois semaines par CAPOX a \u00e9t\u00e9 administr\u00e9e \u00e0 trois niveaux de dosage : \u00e0 pleine dose (oxaliplatine 130 mg\/m2 le jour 1 et cap\u00e9citabine 625 mg\/m2 deux fois par jour les jours 1 \u00e0 14), ainsi qu&#8217;\u00e0 80% et 60% de cette dose. Dans le cadre d&#8217;une <em>approche de non-inf\u00e9riorit\u00e9<\/em>, la PFS a \u00e9t\u00e9 comparable sans perte significative entre les trois groupes de dosage, avec une meilleure tol\u00e9rance globale du niveau de dosage le plus faible [23].<\/p>\n\n<h2 id=\"messages-take-home\" class=\"wp-block-heading\">Messages Take-Home<\/h2>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>L&#8217;immunoth\u00e9rapie par pembrolizumab entra\u00eene une am\u00e9lioration de la survie sans progression et de la survie globale, ainsi qu&#8217;un taux de r\u00e9ponse au traitement sup\u00e9rieur \u00e0 celui de la chimioth\u00e9rapie standard dans le traitement de premi\u00e8re ligne des cancers du c\u00f4lon avanc\u00e9s et m\u00e9tastatiques pr\u00e9sentant une instabilit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e des microsatellites (MSI-H).<\/li>\n\n\n\n<li>L&#8217;association nivolumab-chimioth\u00e9rapie et l&#8217;immunoth\u00e9rapie combin\u00e9e nivolumab-ipilimumab entra\u00eenent une meilleure survie globale que la chimioth\u00e9rapie standard seule dans le traitement de premi\u00e8re ligne du carcinome \u00e9pidermo\u00efde avanc\u00e9 de l&#8217;\u0153sophage avec expression de PD-L1 \u22651%.<\/li>\n\n\n\n<li>L&#8217;association du nivolumab et de la chimioth\u00e9rapie permet d&#8217;obtenir une meilleure survie sans progression et une meilleure survie globale que la chimioth\u00e9rapie standard seule dans le traitement de premi\u00e8re ligne des ad\u00e9nocarcinomes avanc\u00e9s de l&#8217;\u0153sophage, de la jonction gastro-\u0153sophagienne et de l&#8217;estomac, en particulier dans la sous-population PD-L1 positive.<\/li>\n\n\n\n<li>La chimioth\u00e9rapie p\u00e9riop\u00e9ratoire n&#8217;est pas inf\u00e9rieure \u00e0 l&#8217;approche trimodale avec radiochimioth\u00e9rapie n\u00e9oadjuvante dans le traitement curatif des ad\u00e9nocarcinomes r\u00e9s\u00e9cables de l&#8217;\u0153sophage et de la jonction gastro-\u0153sophagienne en termes de survie globale, mais elle entra\u00eene plus souvent des neutrop\u00e9nies et obtient moins de r\u00e9sections R0, et<\/li>\n\n\n\n<li>R\u00e9gression de la tumeur dans la tumeur primaire et les ganglions lymphatiques.<\/li>\n<\/ul>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Siegel RL, et al : Cancer Statistics 2021. CA Cancer J Clin. 2021 ; 71 : 7-33.<\/li>\n\n\n\n<li>Centre national d&#8217;enregistrement du cancer, www.nkrs.ch\/de\/stat (dernier acc\u00e8s septembre 2021)<\/li>\n\n\n\n<li>Battaglin F, et al : Microsatellite instability in colorectal cancer : overview of its clinical significance and novel perspectives. Clin Adv Hematol Oncol. 2018 ; 16(11) : 735-745.<\/li>\n\n\n\n<li>Le DT, et al : Blocage du PD-1 dans les tumeurs pr\u00e9sentant un d\u00e9ficit de r\u00e9paration des m\u00e9sappariements. N Engl J Med. 2015 ; 372(26) : 2509-2520.<\/li>\n\n\n\n<li>Andr\u00e9 T, et al : Pembrolizumab in Microsatellite-Instability-High Advanced Colorectal Cancer. N Engl J Med. 2020 ; 383(23) : 2207-2218.<\/li>\n\n\n\n<li>Andr\u00e9 T, et al : Final overall survival for the phase III KN177 study : pembrolizumab versus chemotherapy in microsatellite instability-high\/mismatch repair deficient (MSI-H\/dMMR) metastatic colorectal cancer (mCRC). Abstract 3500, ASCO 2021 Virtual Meeting, 4-8 juin 2021.<\/li>\n\n\n\n<li>Office f\u00e9d\u00e9ral de la sant\u00e9 publique OFSP : Liste des sp\u00e9cialit\u00e9s. www.spezialit\u00e4tenliste.ch (dernier acc\u00e8s septembre 2021)<\/li>\n\n\n\n<li>Overman MJ, et al : Nivolumab chez les patients atteints de cancer colorectal m\u00e9tastatique \u00e0 ADN d\u00e9fectueux ou \u00e0 instabilit\u00e9 des microsatellites (CheckMate 142) : une \u00e9tude de phase 2, multicentrique, en ouvert. Lancet Oncol. 2017 ; 18(9) : 1182-1191. Erratum in : Lancet Oncol. 2017 ; 18(9).<\/li>\n\n\n\n<li>Helwick C : CheckMate 142 Updated Analysis : First-Line Nivolumab Plus Low-Dose Ipilimumab in MSI-H\/dMMR Metastatic Colorectal Cancer. Poste ASCO. 2020. https:\/\/ascopost.com\/issues\/april-25-2020\/checkmate-142-updated-analysis\/<\/li>\n\n\n\n<li>Compendium OPTIVO. https:\/\/compendium.ch\/product\/1310903-opdivo-inf-konz-40-mg-4ml\/mpro#MPro7100 (dernier acc\u00e8s septembre 2021)<\/li>\n\n\n\n<li>Enzinger PC, et al : CALGB 80403 (Alliance)\/E1206 : Une \u00e9tude randomis\u00e9e de phase II de trois r\u00e9gimes de chimioth\u00e9rapie plus le cetuximab dans les cancers m\u00e9tastatiques de l&#8217;\u0153sophage et de la jonction gastro-\u0153sophagienne. J Clin Oncol. 2016 ; 34(23) : 2736-2742.<\/li>\n\n\n\n<li>Janjigian YY, et al : nivolumab de premi\u00e8re ligne plus chimioth\u00e9rapie versus chimioth\u00e9rapie seule pour les ad\u00e9nocarcinomes gastriques, gastro-oesophagiens et oesophagiens avanc\u00e9s (CheckMate 649) : un essai de phase 3 randomis\u00e9, en ouvert. Lancet . 2021 ; 398(10294) : 27-40.<\/li>\n\n\n\n<li>Moehler MH, et al : Premi\u00e8re ligne (1L) nivolumab (NIVO) plus chimioth\u00e9rapie (chimio) versus chimio dans le cancer gastrique avanc\u00e9\/le cancer de la jonction gastro-\u0153sophagienne\/l&#8217;ad\u00e9nocarcinome de l&#8217;\u0153sophage (GC\/GEJC\/EAC) : Expanded efficacy and safety data from Checkmate 649. Abstract 4002, ASCO 2021 Virtual Meeting, 4-8 juin 2021.<\/li>\n\n\n\n<li>Cunningham D, et al : Cap\u00e9citabine et oxaliplatine pour le cancer avanc\u00e9 de l&#8217;\u0153sophage. N Engl J Med. 2008 ; 358 : 36-46.<\/li>\n\n\n\n<li>Bang YJ, et al. : Trastuzumab en association avec la chimioth\u00e9rapie versus chimioth\u00e9rapie seule pour le traitement du cancer de la jonction gastrique ou gastro-\u0153sophagienne avanc\u00e9 (ToGA) HER2-positif : un essai contr\u00f4l\u00e9 randomis\u00e9 de phase 3, en ouvert. Lancet . 2010 ; 376 : 687-697.<\/li>\n\n\n\n<li>Janjigian YY, et al. : Pembrolizumab plus trastuzumab et chimioth\u00e9rapie pour le cancer gastrique ou de la jonction gastro-\u0153sophagienne (G\/GEJ) m\u00e9tastatique HER2+ : r\u00e9sultats initiaux de l&#8217;\u00e9tude mondiale de phase 3 KEYNOTE-811. Abstract 4013, ASCO 2021 Virtual Meeting, 4-8 juin 2021.<\/li>\n\n\n\n<li>Cunningham D, et al : Chimioth\u00e9rapie p\u00e9riop\u00e9ratoire versus chirurgie seule pour les cancers gastro-oesophagiens r\u00e9s\u00e9cables. N Engl J Med. 2006 ; 355 : 11-20.<\/li>\n\n\n\n<li>Al-Batran SE, et al : Histopathological regression after neoadjuvant docetaxel, oxaliplatin, fluorouracil, and leucovorin versus epirubicin, cisplatin, and fluorouracil or capecitabine in patients with resectable gastric or gastro-oesophageal junction ad\u00e9nocarcinoma (FLOT4-AIO) : result from the phase 2 part of a multicentre, open-label, randomized phase 2\/3 trial. Lancet Oncol. 2016 ; 17 : 1697-1708.<\/li>\n\n\n\n<li>Van Hagen P, et al : Chimioradioth\u00e9rapie perop\u00e9ratoire pour le cancer de l&#8217;\u0153sophage ou de la jonction. N Engl J Med 2012 ; 366 ; 2074-2084.<\/li>\n\n\n\n<li>Reynolds JV, et al. : ICORG 10-14 : NEOadjuvant trial in Adenocarcinoma of the oEsophagus and oesophagGastric junction International Study (Neo-AEGIS). BMC Cancer. 2017 ; 17 : 401.<\/li>\n\n\n\n<li>Reynolds JV, et al : Neo-AEGIS (Neoadjuvant trial in Adenocarcinoma of the Esophagus and Esophago-Gastric Junction International Study) : Preliminary results of phase III RCT of CROSS versus perioperative chemotherapy (Modified MAGIC or FLOT protocol). Abstract 4004, ASCO 2021 Virtual Meeting, 4-8 juin 2021.<\/li>\n\n\n\n<li>Kelly RJ, et al. : CheckMate 577 Investigators. Adjuvant nivolumab dans les cancers de la jonction \u0153sophagienne ou gastro-\u0153sophagienne r\u00e9s\u00e9qu\u00e9s. N Engl J Med. 2021 ; 384(13) : 1191-1203.<\/li>\n\n\n\n<li>Hall PS, et al : Efficacit\u00e9 de la chimioth\u00e9rapie de r\u00e9duction d&#8217;intensit\u00e9 avec l&#8217;oxaliplatine et la cap\u00e9citabine sur la qualit\u00e9 de vie et le contr\u00f4le du cancer chez les patients \u00e2g\u00e9s et fragiles atteints d&#8217;un cancer gastro-\u0153sophagien \u00e9volu\u00e9. L&#8217;essai clinique randomis\u00e9 GO2 phase 3. JAMA Oncol. 2021 ; 7(6) : 869-877.<\/li>\n\n\n\n<li>De Gramont A, et al : Leucovorin and fluorouracil with or without oxaliplatin as first-line treatment in advanced colorectal cancer. J Clin Oncol. 2000 ; 18(16) : 2938-2947.<\/li>\n\n\n\n<li>Douillard JY, et al : Irinotecan combin\u00e9 avec le fluorouracil compar\u00e9 au fluorouracil seul en tant que traitement de premi\u00e8re ligne du cancer colorectal m\u00e9tastatique : un essai randomis\u00e9 multicentrique. Lancet . 2000 ; 355(9209) : 1041-1047. Erratum in : Lancet. 2000 ; 355(9212) : 1372.<\/li>\n\n\n\n<li>Saltz LB, et al : Bevacizumab en association avec une chimioth\u00e9rapie \u00e0 base d&#8217;oxaliplatine comme traitement de premi\u00e8re ligne dans le cancer colorectal m\u00e9tastatique : une \u00e9tude randomis\u00e9e de phase III. J Clin Oncol. 2008 ; 26(12) : 2013-2019. Erratum in : J Clin Oncol. 2008 ; 26(18) : 3110. Erratum in : J Clin Oncol. 2009 ; 27(4) : 653.<\/li>\n\n\n\n<li>Douillard JY, et al : Panitumumab-FOLFOX4 treatment and RAS mutations in colorectal cancer. N Engl J Med. 2013 ; 369(11) : 1023-1034.<\/li>\n\n\n\n<li>Van Cutsem E, et al : Fluorouracil, leucovorin, and irinotecan plus cetuximab treatment and RAS mutations in colorectal cancer. J Clin Oncol. 2015 ; 33(7) : 692-700.<\/li>\n\n\n\n<li>Cremolini C, et al : FOLFOXIRI plus bevacizumab versus FOLFIRI plus bevacizumab en tant que traitement de premi\u00e8re ligne des patients atteints de cancer colorectal m\u00e9tastatique : mise \u00e0 jour de la survie globale et des analyses de sous-groupes mol\u00e9culaires de l&#8217;\u00e9tude TRIBE de phase 3 en ouvert. Lancet Oncol. 2015 ; 16(13) : 1306-1315.<\/li>\n\n\n\n<li>Eyck BM, et al : Ten-Year Outcome of Neoadjuvant Chemoradiotherapy Plus Surgery for Esophageal Cancer : The Randomized Controlled CROSS Trial. J Clin Oncol. 2021 ; 39(18) : 1995-2004.<\/li>\n<\/ol>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c9MATOLOGIE 2021 ; 9(5) : 12-18<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les tumeurs malignes du tractus gastro-intestinal sont fr\u00e9quentes et le besoin d&#8217;options th\u00e9rapeutiques suppl\u00e9mentaires est \u00e9lev\u00e9. 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