{"id":327686,"date":"2021-10-14T01:00:00","date_gmt":"2021-10-13T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/parcours-therapeutique-suisse-du-traitement-topique-du-psoriasis-2021\/"},"modified":"2021-10-14T01:00:00","modified_gmt":"2021-10-13T23:00:00","slug":"parcours-therapeutique-suisse-du-traitement-topique-du-psoriasis-2021","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/parcours-therapeutique-suisse-du-traitement-topique-du-psoriasis-2021\/","title":{"rendered":"Parcours th\u00e9rapeutique suisse du traitement topique du psoriasis 2021"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le traitement topique du psoriasis en plaques a une place importante dans le&nbsp;<\/strong><strong>pratique clinique quotidienne. En cas de sympt\u00f4mes l\u00e9gers, les topiques externes constituent le pilier du traitement, tandis que dans les formes mod\u00e9r\u00e9es \u00e0 s\u00e9v\u00e8res, ils sont utilis\u00e9s comme mesure d&#8217;accompagnement. Un groupe d&#8217;experts suisses en dermatologie a \u00e9labor\u00e9 des recommandations pratiques dans le but d&#8217;optimiser le traitement topique des patients atteints de psoriasis.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les recommandations consensuelles du panel d&#8217;experts contiennent des conseils sur les aspects g\u00e9n\u00e9raux du traitement ainsi que des recommandations sp\u00e9cifiques sur les soins de base, le traitement d&#8217;induction et le traitement d&#8217;entretien du psoriasis en plaques [1]. Ils ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s dans le Journal <em>Dermatology 2021<\/em> (&#8220;Topical Treatment of Psoriasis Vulgaris : The Swiss Treatment Pathway&#8221;) [1]. Le pr\u00e9sent article en est un r\u00e9sum\u00e9.<\/p>\n<p>Une strat\u00e9gie de traitement \u00e0 court et \u00e0 long terme fait partie des facteurs de r\u00e9ussite, tout comme le choix des substances actives et de la gal\u00e9nique appropri\u00e9es. La clarification des attentes vis-\u00e0-vis du traitement et la d\u00e9finition d&#8217;objectifs th\u00e9rapeutiques communs au m\u00e9decin et au patient augmentent l&#8217;adh\u00e9sion au traitement.<\/p>\n<h2 id=\"promotion-de-lobservance-et-suivi-de-levolution-de-la-maladie\">Promotion de l&#8217;observance et suivi de l&#8217;\u00e9volution de la maladie<\/h2>\n<p>Le choix du traitement doit tenir compte des pr\u00e9f\u00e9rences personnelles et de l&#8217;exp\u00e9rience ant\u00e9rieure du patient. En outre, des adaptations th\u00e9rapeutiques particuli\u00e8res sont n\u00e9cessaires pour des localisations et des sympt\u00f4mes sp\u00e9cifiques <span style=\"font-family:franklin gothic demi\">(tableau&nbsp;1)<\/span><strong>.<\/strong> Le sch\u00e9ma th\u00e9rapeutique doit \u00eatre aussi simple que possible. Des instructions \u00e9crites sur la posologie et la fr\u00e9quence du traitement peuvent avoir une influence favorable sur l&#8217;observance [2,3].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-17095\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/tab1_dp4_s39.png\" style=\"height:400px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"734\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/tab1_dp4_s39.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/tab1_dp4_s39-800x534.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/tab1_dp4_s39-120x80.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/tab1_dp4_s39-90x60.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/tab1_dp4_s39-320x214.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/tab1_dp4_s39-560x374.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Un traitement de base quotidien avec des \u00e9mollients est important \u00e0 tous les stades de la maladie pour restaurer la fonction de barri\u00e8re \u00e9pidermique, ainsi que pour am\u00e9liorer l&#8217;\u00e9lasticit\u00e9 et maintenir l&#8217;\u00e9quilibre microbien de la peau [4]. Les pr\u00e9parations contenant de l&#8217;ur\u00e9e 5-10%, de l&#8217;acide salicylique, des c\u00e9ramides, de la niacinamide ou de l&#8217;eau thermale se sont av\u00e9r\u00e9es b\u00e9n\u00e9fiques pour le traitement de base des peaux psoriasiques l\u00e9sionnelles ou non [5]. Les mesures de soins de base doivent \u00e9galement \u00eatre poursuivies pendant les phases d&#8217;induction et de maintien.<\/p>\n<p>Des contr\u00f4les de l&#8217;\u00e9volution doivent \u00eatre effectu\u00e9s toutes les 12 semaines pendant la phase d&#8217;induction et la phase de maintien. Si les objectifs du traitement ne sont pas atteints apr\u00e8s 4 \u00e0 8 semaines, l&#8217;une des options suivantes peut \u00eatre envisag\u00e9e en concertation avec le patient :<\/p>\n<ul>\n<li>Poursuite du traitement en vue d&#8217;une \u00e9ventuelle r\u00e9ponse th\u00e9rapeutique \u00e0 une date ult\u00e9rieure<\/li>\n<li>passage \u00e0 une option de deuxi\u00e8me ou troisi\u00e8me ligne, mieux adapt\u00e9e aux sympt\u00f4mes et aux pr\u00e9f\u00e9rences th\u00e9rapeutiques du patient<\/li>\n<li>Orientation du patient vers un centre de traitement sp\u00e9cialis\u00e9 dans le psoriasis. Si un traitement topique ne permet pas de contr\u00f4ler suffisamment les sympt\u00f4mes dans un d\u00e9lai raisonnable, l&#8217;utilisation d&#8217;une th\u00e9rapie UV ou d&#8217;un traitement syst\u00e9mique (selon la ligne directrice suisse S1 actuelle) [6] doit \u00eatre envisag\u00e9e.<\/li>\n<\/ul>\n<h2 id=\"therapie-dinduction\">Th\u00e9rapie d&#8217;induction<\/h2>\n<p>Pour la phase d&#8217;induction du psoriasis l\u00e9ger \u00e0 mod\u00e9r\u00e9, le calcipotriol topique (Cal) 50&nbsp;\u03bcg\/g et le dipropionate de b\u00e9tam\u00e9thasone 0,5&nbsp;mg\/g une fois par jour pendant 2 \u00e0 8 semaines sont les plus couramment utilis\u00e9s. En ce qui concerne la forme gal\u00e9nique, les pr\u00e9f\u00e9rences des patients doivent \u00eatre prises en compte [3].<\/p>\n<p>Apr\u00e8s 4 \u00e0 8 semaines, l&#8217;objectif de traitement d&#8217;une peau sans\/presque sans l\u00e9sions devrait \u00eatre atteint. Ensuite, vous pouvez r\u00e9duire progressivement la fr\u00e9quence d&#8217;application (par exemple, un jour sur deux pendant 2 semaines suppl\u00e9mentaires) et passer au traitement d&#8217;entretien (par exemple, deux applications th\u00e9rapeutiques par semaine).<\/p>\n<p>Alternativement, une monoth\u00e9rapie avec des corticost\u00e9ro\u00efdes topiques (TCS) de classe III\/IV ou avec des analogues topiques de la vitamine D3 peut \u00eatre envisag\u00e9e comme traitement de seconde ligne [7,8]. Dans certaines situations, les TCS peuvent \u00e9galement \u00eatre envisag\u00e9s comme traitement de premi\u00e8re ligne. Il est recommand\u00e9 de ne pas poursuivre le TCS en monoth\u00e9rapie (une ou deux applications par jour) pendant plus de 4 semaines.<\/p>\n<p><span style=\"font-family:franklin gothic demi\">Combinaisons fixes de calcipotriol et de dipropionate de b\u00e9tam\u00e9thasone :<\/span> Le b\u00e9n\u00e9fice de l&#8217;utilisation de combinaisons fixes de calcipotriol (Cal) et de dipropionate de b\u00e9tam\u00e9thasone repose sur des effets additifs en termes de r\u00e9duction de l&#8217;hyperprolif\u00e9ration des k\u00e9ratinocytes et des processus inflammatoires, ainsi que sur des effets synergiques en termes de tol\u00e9rance (moins de risque d&#8217;atrophie cutan\u00e9e et moins de sensation de br\u00fblure) par rapport \u00e0 l&#8217;administration des monosubstances [9]. Actuellement, trois formulations de combinaisons fixes<span style=\"font-family:franklin gothic demi\"> (tableau&nbsp;2)<\/span> sont autoris\u00e9es. Elles ne diff\u00e8rent pas en termes de concentration des ingr\u00e9dients, mais seule la mousse en spray permet une supersaturation des principes actifs enti\u00e8rement dissous sur la peau, ce qui am\u00e9liore la p\u00e9n\u00e9tration cutan\u00e9e et la biodisponibilit\u00e9 [10\u201312]. Le spray mousse (Enstilar\u00ae) [13] est \u00e9galement consid\u00e9r\u00e9 par les patients comme particuli\u00e8rement facile \u00e0 utiliser.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-17096 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/tab2_dp4_s41.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 758px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 758\/866;height:457px; width:400px\" width=\"758\" height=\"866\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family:franklin gothic demi\">Corticost\u00e9ro\u00efdes topiques (TCS) : <\/span>l&#8217;utilisation de TCS de classe I \u00e0 IV <span style=\"font-family:franklin gothic demi\">(tableau&nbsp;3)<\/span> en monoth\u00e9rapie ou en association avec des analogues de la vitamine D3 fait depuis longtemps partie du traitement standard du psoriasis l\u00e9ger. Les TCS sont caract\u00e9ris\u00e9s par des effets immunosuppresseurs et inhibiteurs de la prolif\u00e9ration cellulaire. Le choix de la formulation (pommade, cr\u00e8me, solution, lotion, mousse, shampooing) doit se faire au cas par cas, en tenant compte des pr\u00e9f\u00e9rences du patient. En g\u00e9n\u00e9ral, les TCS sont utilis\u00e9s une fois par jour, de pr\u00e9f\u00e9rence le soir. Une fois l&#8217;objectif th\u00e9rapeutique atteint, les corticost\u00e9ro\u00efdes peuvent \u00eatre supprim\u00e9s.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-17097 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/tab3_dp4_s41.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/889;height:485px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"889\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La survenue d&#8217;effets ind\u00e9sirables varie en fonction de la classe d&#8217;agents actifs du corticost\u00e9ro\u00efde, de la localisation et de la dur\u00e9e d&#8217;utilisation. Les cas les plus fr\u00e9quemment signal\u00e9s sont les br\u00fblures de la peau. L&#8217;utilisation \u00e0 long terme de TCS de classe III\/ IV peut entra\u00eener, entre autres, des t\u00e9langiectasies. En cas d&#8217;augmentation de la fr\u00e9quence d&#8217;application et\/ou sous occlusion, des effets syst\u00e9miques tels que la suppression surr\u00e9nalienne sont \u00e9galement possibles. Aucun effet ind\u00e9sirable grave n&#8217;a \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9 lors de l&#8217;utilisation de TCS dans le cadre d&#8217;un traitement d&#8217;induction conforme aux lignes directrices.<\/p>\n<p><span style=\"font-family:franklin gothic demi\">Analogues de la vitamine D3 : <\/span>les analogues et d\u00e9riv\u00e9s de la vitamine D3 comprennent le tacalcitol (Curatoderm\u00ae) et le calcitriol (Silkis\u00ae) [13]. Ils agissent par l&#8217;interm\u00e9diaire de r\u00e9cepteurs sp\u00e9cifiques dans les cellules cibles de la peau, avec des effets s\u00e9lectifs qui varient en fonction de l&#8217;\u00e9tat de diff\u00e9renciation des k\u00e9ratinocytes [14]. Dans les k\u00e9ratinocytes non diff\u00e9renci\u00e9s \u00e0 croissance rapide, les analogues de la vitamine D3 inhibent la poursuite de la croissance, tandis que dans les k\u00e9ratinocytes \u00e0 croissance lente, il y a un effet de stimulation de la prolif\u00e9ration. En plus d&#8217;agir sur les k\u00e9ratinocytes, les analogues de la vitamine D3 inhibent \u00e9galement le d\u00e9veloppement des PBMC (&#8220;Peripheral Blood Mononuclear Cells, comme les lymphocytes et les monocytes&#8221;) dans le sang p\u00e9riph\u00e9rique et inhibent diff\u00e9rentes cytokines [14].<\/p>\n<p>En fonction de la pr\u00e9paration, l&#8217;application se fait une \u00e0 deux fois par jour. Dans le cadre d&#8217;une utilisation conforme aux lignes directrices, une surface corporelle allant jusqu&#8217;\u00e0 10% est consid\u00e9r\u00e9e comme une zone d&#8217;indication. Par cons\u00e9quent, la limitation de l&#8217;utilisation des analogues de la vitamine D3 \u00e0 un maximum de 15-35% de la surface corporelle totale selon l&#8217;information professionnelle n&#8217;est pas pertinente en pratique [1]. Les effets ind\u00e9sirables possibles des analogues de la vitamine D3 sont des irritations locales (prurit, sensation de br\u00fblure, \u00e9ryth\u00e8me). Si les doses maximales indiqu\u00e9es sont respect\u00e9es, aucun trouble cliniquement significatif du m\u00e9tabolisme du calcium n&#8217;est \u00e0 pr\u00e9voir.<\/p>\n<h2 id=\"therapie-dentretien\">Th\u00e9rapie d&#8217;entretien<\/h2>\n<p>Apr\u00e8s un traitement d&#8217;induction r\u00e9ussi, il est possible de passer au sch\u00e9ma d&#8217;entretien. Les m\u00eames substances actives que celles utilis\u00e9es pendant la phase d&#8217;induction doivent \u00eatre utilis\u00e9es, mais \u00e0 une fr\u00e9quence plus faible (par exemple 2\u00d7\/semaine). Les sch\u00e9mas th\u00e9rapeutiques standardis\u00e9s et simplifi\u00e9s permettent d&#8217;obtenir de meilleurs r\u00e9sultats cliniques que les traitements \u00e0 la demande [3,15].<\/p>\n<p>Les meilleures preuves d&#8217;un traitement topique \u00e0 long terme efficace et r\u00e9ussi sont fournies par l&#8217;utilisation de combinaisons fixes de calcipotriol (Cal) plus dipropionate de b\u00e9tam\u00e9thasone. Dans une r\u00e9cente \u00e9tude de phase III, l&#8217;application proactive deux fois par jour d&#8217;un spray moussant de calcipotriol plus dipropionate de b\u00e9tam\u00e9thasone a r\u00e9duit le risque de premi\u00e8re r\u00e9cidive de 43% (IC 95% 0,47-0,57), la diff\u00e9rence avec le groupe placebo s&#8217;av\u00e9rant hautement significative (p&lt;0,001) [34].<\/p>\n<p>En ce qui concerne l&#8217;utilisation \u00e0 long terme de TCS en association fixe, les donn\u00e9es actuelles n&#8217;indiquent pas de risque important de survenue d&#8217;une atrophie cutan\u00e9e chez les patients atteints de psoriasis, contrairement \u00e0 l&#8217;ecz\u00e9ma atopique. Selon des \u00e9tudes exp\u00e9rimentales, l&#8217;utilisation combin\u00e9e d&#8217;analogues de la vitamine D3 et de TCS att\u00e9nue le risque d&#8217;atrophie [16]. Cependant, en ce qui concerne l&#8217;utilisation \u00e0 long terme, il n&#8217;existe qu&#8217;une petite base de donn\u00e9es&nbsp; d&#8217;\u00e9tudes avec des param\u00e8tres de mesure et des biomarqueurs d&#8217;atrophie valid\u00e9s et objectifs. Il est d\u00e9conseill\u00e9 d&#8217;utiliser le TCS en monoth\u00e9rapie \u00e0 long terme.<\/p>\n<p>Outre la combinaison fixe Cal plus dipropionate de b\u00e9tam\u00e9thasone, d&#8217;autres r\u00e9gimes de traitement, y compris les TCS de classe II\/III et d&#8217;autres analogues de la vitamine D3, peuvent \u00eatre envisag\u00e9s comme options de deuxi\u00e8me ou troisi\u00e8me ligne du traitement d&#8217;entretien. Leur utilisation peut \u00eatre quotidienne ou limit\u00e9e \u00e0 certains jours de la semaine.<\/p>\n<h2 id=\"localisations-particulieres-et-symptomes-specifiques\">Localisations particuli\u00e8res et sympt\u00f4mes sp\u00e9cifiques<\/h2>\n<p><span style=\"font-family:franklin gothic demi\">Atteinte du cuir chevelu : <\/span>jusqu&#8217;\u00e0 79% des patients atteints de psoriasis pr\u00e9sentent une atteinte du cuir chevelu [17\u201319]. Le traitement du capillitium repr\u00e9sente souvent un d\u00e9fi particulier et est fortement soumis aux pr\u00e9f\u00e9rences personnelles des patients. Le facteur le plus important en termes d&#8217;adh\u00e9sion du patient est l&#8217;acceptation de la formulation et la perception de l&#8217;efficacit\u00e9.<\/p>\n<p>Dans une revue Cochrane publi\u00e9e en 2016, le dipropionate de cal\/b\u00e9tam\u00e9thasone en combinaison fixe et la monoth\u00e9rapie TCS se sont av\u00e9r\u00e9s plus efficaces et plus s\u00fbrs pour le traitement du psoriasis du cuir chevelu que la monoth\u00e9rapie \u00e0 la vitamine D3 [19]. Les combinaisons fixes de Cal plus dipropionate de b\u00e9tam\u00e9thasone, disponibles sous forme de gel et de spray mousse, sont bien tol\u00e9r\u00e9es et totalement exemptes d&#8217;eau et d&#8217;alcool. La proc\u00e9dure d&#8217;application correcte sur le capillitium doit \u00eatre discut\u00e9e avec le patient avant le d\u00e9but du traitement. L&#8217;utilisation de solutions alcoolis\u00e9es est \u00e0 \u00e9viter car elle s&#8217;accompagne souvent de br\u00fblures et d&#8217;un ass\u00e8chement suppl\u00e9mentaire du cuir chevelu.<\/p>\n<p>La mousse TCS [20] ou le shampooing [21] ainsi que le gel Cal\/ Betamethasone Dipropionate [32,33] ont \u00e9t\u00e9 sp\u00e9cifiquement d\u00e9velopp\u00e9s pour le traitement du psoriasis dans la zone du capillite. Plus r\u00e9cemment, le spray mousse Cal\/ Betamethasone Dipropionate a prouv\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises son efficacit\u00e9 dans le traitement du psoriasis du cuir chevelu [23\u201325]. La pr\u00e9paration correspondante autoris\u00e9e en Suisse est l&#8217;Enstilar\u00ae. La formulation de la mousse en spray a \u00e9t\u00e9 bien accept\u00e9e par les patients et s&#8217;est av\u00e9r\u00e9e \u00eatre une option de traitement efficace pour le traitement d&#8217;induction (2 \u00e0 4 semaines). En phase d&#8217;entretien, la fr\u00e9quence d&#8217;application peut \u00eatre r\u00e9duite \u00e0 deux fois par semaine et, en fonction de la pr\u00e9f\u00e9rence du patient, le passage \u00e0 la combinaison fixe Cal\/ Betamethasone Dipropionate sous forme de gel (Daivobet\u00ae Gel, Xamiol\u00ae) peut \u00eatre envisag\u00e9 [13].<\/p>\n<p><span style=\"font-family:franklin gothic demi\">Atteinte de la peau du visage : <\/span>Les l\u00e9sions de la peau du visage peuvent \u00eatre trait\u00e9es initialement une fois par jour pendant 5 \u00e0 7 jours avec un TCS de classe II \u00e0 III. En cas de r\u00e9ponse au traitement dans les 2 \u00e0 4 semaines, le TCS doit \u00eatre arr\u00eat\u00e9. L&#8217;utilisation de TCS (classe III) une fois par semaine est g\u00e9n\u00e9ralement consid\u00e9r\u00e9e comme s\u00fbre. Il est \u00e9galement possible de passer aux inhibiteurs topiques de la calcineurine (TCI, off-label) afin d&#8217;\u00e9viter les effets secondaires potentiels des TCS tels que l&#8217;atrophie cutan\u00e9e. Les TCI comme le tacrolimus pommade et le pim\u00e9crolimus cr\u00e8me influencent l&#8217;activation des cellules T, des k\u00e9ratinocytes et des mastocytes. Aucune de ces pr\u00e9parations n&#8217;est autoris\u00e9e pour le psoriasis, mais plusieurs petites \u00e9tudes ont montr\u00e9 leur efficacit\u00e9 dans le psoriasis du visage et des zones intertrigineuses [22,26]. Pour la phase d&#8217;entretien, un traitement proactif est recommand\u00e9, comme pour l&#8217;ecz\u00e9ma atopique. L&#8217;utilisation d&#8217;analogues topiques de la vitamine D3 peut \u00e9galement \u00eatre envisag\u00e9e.<\/p>\n<p><span style=\"font-family:franklin gothic demi\">Psoriasis palmoplantaire :<\/span> les l\u00e9sions psoriasiques au niveau des localisations palmoplantaires sont caract\u00e9ris\u00e9es par des manifestations hyperk\u00e9ratosiques, pustuleuses ou mixtes et sont associ\u00e9es \u00e0 une alt\u00e9ration importante de la qualit\u00e9 de vie. La majorit\u00e9 des patients atteints de psoriasis palmoplantaire sont des femmes et des fumeurs anciens ou actuels. Contrairement aux formes pustuleuses du psoriasis palmo-plantaire, o\u00f9 un traitement topique est souvent inefficace, un traitement topique peut \u00eatre une option raisonnable dans le cas du psoriasis palmo-plantaire de type plaque. En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, un traitement k\u00e9ratolytique est utilis\u00e9 pour r\u00e9duire l&#8217;hyperk\u00e9ratose, suivi par l&#8217;utilisation de TCS puissants \u00e0 tr\u00e8s puissants de classe III\/IV. Un traitement occlusif initial permet d&#8217;acc\u00e9l\u00e9rer le d\u00e9but de l&#8217;effet. Apr\u00e8s une p\u00e9riode de traitement d&#8217;environ 2 \u00e0 4 semaines, l&#8217;utilisation d&#8217;une combinaison fixe de Cal plus dipropionate de b\u00e9tam\u00e9thasone peut \u00eatre envisag\u00e9e.<\/p>\n<p>Parmi les autres localisations particuli\u00e8res et les formes d&#8217;expression sp\u00e9ciales du psoriasis, on trouve l&#8217;atteinte des zones intertrigineuses, les manifestations fortement inflammatoires, le psoriasis hyperk\u00e9ratosique, ainsi que la grossesse et l&#8217;allaitement. Les recommandations th\u00e9rapeutiques correspondantes sont r\u00e9sum\u00e9es dans le <span style=\"font-family:franklin gothic demi\">tableau&nbsp;1<\/span>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Maul J-T, et al. : Traitement topique du psoriasis vulgaire : la voie de traitement suisse. Dermatologie 2021 ; 237 : 166-178.<\/li>\n<li>Reich K, et al : Br J Dermatol 2017 ; 177(1) : 197-205.<\/li>\n<li>Augustin M, et al : J Dtsch Dermatol Ges 2014 ; 12(8) : 667-682.<\/li>\n<li>Luger T, et al : Eur J Dermatol 2014 ; 24(2) : 194-200.<\/li>\n<li>Tha\u00e7i D, et al. : JDDG 2015 ; 13(5) : 415-418.<\/li>\n<li>Kolios AG, et al : Swiss S1 Guidelines on the Systemic Treatment of Psoriasis Vulgaris. Dermatologie 2016 ; 232 : 385-406.<\/li>\n<li>Samarasekera EJ, et al : Br J Dermatol 2013 ; 168(5) : 954-967.<\/li>\n<li>Mason A, et al : JAAD 2013 ; 69(5) : 799-807.<\/li>\n<li>Segaert S, Ropke M : J Drugs Dermatol 2013 ; 12(8) : e129-137<\/li>\n<li>Puig L, Carretero G : Actas Dermosifiliogr 2019 ; 110(2) : 115-123.<\/li>\n<li>Basse LH, et al. : J Invest Dermatol 2014 ; 134 : 33.<\/li>\n<li>Lind M, et al : Dermatol Ther (Heidelb) 2016 ; 6(3) : 413-425.<\/li>\n<li>Information sur les m\u00e9dicaments, www.swissmedicinfo.ch (derni\u00e8re consultation 18.06.2021)<\/li>\n<li>Wilsmann-Theis D, et al. Traitement topique du psoriasis, 1\u00e8re \u00e9dition &#8211; Bremen : UNI-MED, 2016.<\/li>\n<li>Piaserico S, et al : G Ital Dermatol Venereol 2018 ; 153(5) : 692-697.<\/li>\n<li>Norsgaard H, et al. : Poster pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 la 21e EADV, 2012 : No. PRA12-0845.<\/li>\n<li>van de Kerkhof PC, et al : Dermatology 1998 ; 197(1) : 31-36.<\/li>\n<li>van de Kerkhof PC, et al : Dermatology 1998 ; 197(4) : 326-334.<\/li>\n<li>Schlager JG, et al : Cochrane Database Syst Rev. 2016 Feb;2 : CD009687.<\/li>\n<li>Payne J, et al : J Drugs Dermatol 2019 ; 18(8) : 756-770.<\/li>\n<li>Reygagne P, et al : J Dermatolog Treat 2005 ; 16(1) : 31-36.<\/li>\n<li>Jacobi A, et al : Dermatology 2008 ; 216(2) : 133-136.<\/li>\n<li>Paul C, et al. : JEADV 2017 ; 31(1) : 119-126.<\/li>\n<li>Lebwohl M, et al : J Clin Aesthet Dermatol 2016 ; 9(2) : 34-41.<\/li>\n<li>Anderko M, et al : Clin Cosmet Investig Dermatol 2019 ; 12 : 699-705.<\/li>\n<li>Remitz A, et al : Br J Dermatol 1999 ; 141(1) : 103-107.<\/li>\n<li>Koo J, et al : J Dermatolog Treat 2016 ; 27(2) : 120-127.<\/li>\n<li>Leonardi C, et al : J Drugs Dermatol 2015 ; 14(12) : 1468-1477.<\/li>\n<li>Jalili A, et al : JEADV 2019 ; 33(4):709-717.<\/li>\n<li>Pink AE, et al : JEADV 2019 ; 33(6) : 1116-1123.<\/li>\n<li>Menter A, et al : Skinmed 2017 ; 15(2) : 119-124.<\/li>\n<li>Jemec GB, et al : J Am Acad Dermatol 2008 ; 59(3) : 455-463.<\/li>\n<li>van de Kerkhof PC, et al : Br J Dermatol 2009 ; 160(1) : 170-176.<\/li>\n<li>Lebwohl M, et al. : Long-term proactive management of psoriasis vulgaris with fixed-dose combination of calcipotriene 0.005% and betamethasone dipropionate 0.064% foam : results of a Phase III randomized controlled trial ; AAD 2020, Chicago, Poster # 18223<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>DERMATOLOGIE PRATIQUE 2021, 31(4) : 39-41<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le traitement topique du psoriasis en plaques a une place importante dans le&nbsp;pratique clinique quotidienne. 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