{"id":327759,"date":"2021-10-07T14:00:00","date_gmt":"2021-10-07T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/quoi-de-neuf-2\/"},"modified":"2021-10-07T14:00:00","modified_gmt":"2021-10-07T12:00:00","slug":"quoi-de-neuf-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/quoi-de-neuf-2\/","title":{"rendered":"Quoi de neuf ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>Parmi les quelque 200 r\u00e9sum\u00e9s sur l&#8217;oncologie thoracique pr\u00e9sent\u00e9s cette ann\u00e9e \u00e0 l&#8217;<em>ASCO Annual Meeting <\/em>, le cancer du poumon non \u00e0 petites cellules (NSCLC) a fait l&#8217;objet de nouveaut\u00e9s passionnantes. Avec des options immunoth\u00e9rapeutiques dans des lignes de traitement de plus en plus pr\u00e9coces et de nouvelles th\u00e9rapies cibl\u00e9es en pr\u00e9sence d&#8217;une mutation Driver, certaines portes pourraient bient\u00f4t s&#8217;ouvrir.&nbsp;<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Sotorasib, amivantamab\/lazertinib et patritumumab-deruxtecan : ces noms de mol\u00e9cules pourraient potentiellement jouer un r\u00f4le important en oncologie thoracique \u00e0 l&#8217;avenir. Les quatre substances sont actuellement \u00e9tudi\u00e9es pour une utilisation dans le NSCLC m\u00e9tastatique avec mutation du driver. Alors que l&#8217;<em>inhibiteur de petites mol\u00e9cules s<\/em> otorasib a pour cible le KRAS, qui n&#8217;est pas encore attaquable, l&#8217;amivantamab\/lazertinib et le patrimumab-deruxtecan trouvent leur application chez les patients pr\u00e9sentant une mutation activatrice de l&#8217;EGFR apr\u00e8s \u00e9chec du traitement de premi\u00e8re ligne. En plus de ces nouvelles mol\u00e9cules, une question a \u00e9t\u00e9 au centre des d\u00e9bats de l&#8217;<em>ASCO Annual Meeting<\/em> de cette ann\u00e9e : quel est le moment optimal pour l&#8217;immunoth\u00e9rapie dans le NSCLC ? Des donn\u00e9es r\u00e9centes indiquent que celle-ci pourrait \u00eatre plus pr\u00e9coce qu&#8217;on ne le pensait auparavant. A savoir d\u00e9j\u00e0 n\u00e9oadjuvant.<\/p>\n<h2 id=\"les-mutations-du-driver-dans-le-collimateur\">Les mutations du driver dans le collimateur<\/h2>\n<p>Le d\u00e9veloppement de th\u00e9rapies cibl\u00e9es a permis d&#8217;am\u00e9liorer durablement le pronostic du NSCLC au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es. Et pourtant, il y a de la marge, car il y a souvent des r\u00e9sistances aux traitements modernes. Il existe en outre des mutations driver qui ne peuvent pas encore \u00eatre cibl\u00e9es <span style=\"font-family:franklin gothic demi\">(tab.&nbsp;1). <\/span>L&#8217;une d&#8217;entre elles est la mutation KRAS, qui touche un bon quart des patients atteints d&#8217;ad\u00e9nocarcinome du poumon. Il s&#8217;agit donc de la mutation du driver la plus fr\u00e9quente et, contrairement aux autres, elle est plus fr\u00e9quente chez les fumeurs. En dehors du NSCLC, elle se produit \u00e9galement dans d&#8217;autres entit\u00e9s. Ainsi, KRAS est notamment mut\u00e9 dans une grande partie des cancers du pancr\u00e9as et du c\u00f4lon.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-17391\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/tab1_oh4_s22.png\" style=\"height:724px; width:400px\" width=\"720\" height=\"1304\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le premier traitement sp\u00e9cifique ciblant KRAS a \u00e9t\u00e9 le sotorasib, \u00e9galement connu sous le nom d&#8217;AMG510. Il s&#8217;agit d&#8217;un inhibiteur de KRAS p.G12C oral, irr\u00e9versible et s\u00e9lectif. La mutation p.G12C repr\u00e9sente environ la moiti\u00e9 de toutes les mutations KRAS &#8211; et concerne par cons\u00e9quent environ 13% de tous les patients atteints d&#8217;ad\u00e9nocarcinome du poumon. Les premi\u00e8res donn\u00e9es prometteuses de l&#8217;\u00e9tude CodeBreak 100 ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es l&#8217;ann\u00e9e derni\u00e8re. Celles-ci ont pu \u00eatre confirm\u00e9es lors de l&#8217;<em>ASCO Annual Meeting<\/em> de cette ann\u00e9e, et pour la premi\u00e8re fois, des donn\u00e9es sur la survie globale ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es dans l&#8217;\u00e9tude de phase II. L&#8217;\u00e9tude a port\u00e9 sur 126 patients atteints d&#8217;ad\u00e9nocarcinome bronchique m\u00e9tastatique avec mutation KRAS p.G12C, qui ont progress\u00e9 apr\u00e8s un traitement standard de premi\u00e8re ligne. Les m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales stables ne constituaient pas un crit\u00e8re d&#8217;exclusion. Les participants \u00e0 l&#8217;\u00e9tude ont re\u00e7u du sotorasib une fois par jour jusqu&#8217;\u00e0 la progression de la maladie. Le taux de r\u00e9ponse objective (ORR) \u00e9tait de 37,1% et le taux de contr\u00f4le de la maladie (DCR) de 80,6%. Cela inclut tous les patients dont la tumeur est stabilis\u00e9e. La dur\u00e9e m\u00e9diane de la r\u00e9ponse a \u00e9t\u00e9 de 11,1 mois, avec une survie sans progression (SSP) m\u00e9diane de 6,8 mois et une survie globale (SG) m\u00e9diane de 12,5 mois. La baisse lente de la courbe PFS, qui refl\u00e8te une stabilisation \u00e0 long terme, est consid\u00e9r\u00e9e comme particuli\u00e8rement prometteuse. Aucun effet secondaire mortel n&#8217;a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9, la dose a d\u00fb \u00eatre ajust\u00e9e &#8211; g\u00e9n\u00e9ralement en raison d&#8217;une atteinte h\u00e9patique &#8211; chez 22,2% des participants \u00e0 l&#8217;\u00e9tude et 7,1% ont interrompu le traitement en raison d&#8217;effets ind\u00e9sirables du m\u00e9dicament. Dans l&#8217;ensemble, la tol\u00e9rance a \u00e9t\u00e9 bonne, avec des effets secondaires g\u00e9n\u00e9ralement bien contr\u00f4l\u00e9s, principalement gastro-intestinaux. Il n&#8217;est certainement pas encore possible de porter un jugement d\u00e9finitif sur la base de cette \u00e9tude de phase II, mais le sotorasib repr\u00e9sente une nouvelle possibilit\u00e9 th\u00e9rapeutique dans la situation au pronostic d\u00e9favorable du NSCLC m\u00e9tastatique en progression avec mutation KRAS p.G12C, qui devrait \u00eatre sup\u00e9rieure au traitement standard de deuxi\u00e8me ligne. En effet, par rapport au traitement par doc\u00e9taxel, le traitement par sotorasib prolonge, selon les donn\u00e9es actuelles, la PFS de quatre mois et l&#8217;OS de cinq mois &#8211; avec un taux de r\u00e9ponse nettement plus \u00e9lev\u00e9 et une meilleure tol\u00e9rance.<\/p>\n<p>De nouvelles mol\u00e9cules sont \u00e9galement en cours de d\u00e9veloppement pour les tumeurs mut\u00e9es EGFR. Ainsi, deux r\u00e9gimes th\u00e9rapeutiques sont actuellement \u00e0 l&#8217;\u00e9tude apr\u00e8s l&#8217;\u00e9chec du traitement de premi\u00e8re ligne du NSCLC m\u00e9tastatique avec mutation activatrice de l&#8217;EGFR. Dans cette situation, il n&#8217;existe pas encore de th\u00e9rapie cibl\u00e9e ad\u00e9quate, le traitement standard consiste en une chimioth\u00e9rapie \u00e0 base de carboplatine et de pemetrexed. Les mutations activatrices de l&#8217;EGFR constituent le deuxi\u00e8me plus grand groupe de mutations driver dans l&#8217;ad\u00e9nocarcinome du poumon et concernent environ 15% des patients. Le d\u00e9veloppement d&#8217;une r\u00e9sistance sous traitement de premi\u00e8re ligne par un inhibiteur de la tyrosine kinase EGFR est un probl\u00e8me fr\u00e9quent dans ce groupe de patients. Diff\u00e9rents m\u00e9canismes et mutations font que l&#8217;inhibiteur de la tyrosine kinase de l&#8217;EGFR &#8211; g\u00e9n\u00e9ralement l&#8217;osimertinib &#8211; finit par ne plus agir. Actuellement, la PFS m\u00e9diane sous traitement de premi\u00e8re ligne est d&#8217;environ 1,5 an. Les deux r\u00e9gimes, actuellement test\u00e9s dans des essais cliniques pour le traitement de deuxi\u00e8me ligne, sont ind\u00e9pendants de la mutation exacte de la r\u00e9sistance, ce qui pourrait simplifier consid\u00e9rablement la pratique clinique quotidienne \u00e0 l&#8217;avenir.<\/p>\n<p>D&#8217;une part, une \u00e9tude sur 45 patients teste la combinaison de l&#8217;amivantamab, un anticorps bisp\u00e9cifique dirig\u00e9 contre l&#8217;EGFR et le MET, et du lazertinib, un inhibiteur de la tyrosine kinase de l&#8217;EGFR de troisi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration, apr\u00e8s l&#8217;\u00e9chec du traitement par osimertinib. Les r\u00e9sultats pr\u00e9sent\u00e9s \u00e0 l&#8217;<em>ASCO Annual Meeting<\/em> sont encourageants : le taux de r\u00e9ponse objective a \u00e9t\u00e9 de 36%, avec une dur\u00e9e m\u00e9diane de r\u00e9ponse de 9,6 mois et une PFS m\u00e9diane de 4,9 mois. D&#8217;autre part, le conjugu\u00e9 anticorps-m\u00e9dicament patritumumab-deruxtecan est en cours d&#8217;\u00e9valuation pour une utilisation dans le traitement de deuxi\u00e8me ligne du NSCLC m\u00e9tastatique. L&#8217;\u00e9tude en question porte sur 57 participants dont le NSCLC a progress\u00e9 sous inhibiteur de tyrosine kinase EGFR et chimioth\u00e9rapie. Ici, le taux de r\u00e9ponse objective \u00e9tait de 39% avec une dur\u00e9e de r\u00e9ponse m\u00e9diane de 7 mois et une PFS m\u00e9diane de 8,2 mois. La r\u00e9ponse \u00e9tait ind\u00e9pendante de l&#8217;expression de HER3 et de l&#8217;inhibiteur de la tyrosine kinase EGFR utilis\u00e9 en premi\u00e8re ligne de traitement. En outre, la pr\u00e9sence ou non de m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales n&#8217;a pas jou\u00e9 de r\u00f4le. Le patritumumab-deruxtecan est compos\u00e9 d&#8217;un anticorps anti-HER3, d&#8217;un linker et d&#8217;un inhibiteur de topoisom\u00e9rase I comme charge utile.<\/p>\n<h2 id=\"cbnpc-non-resecable-traitement-dentretien-par-durvalumab\">CBNPC non r\u00e9s\u00e9cable : traitement d&#8217;entretien par durvalumab<\/h2>\n<p>Outre ces nouvelles mol\u00e9cules, le Durvalumab, un inhibiteur de point de contr\u00f4le d\u00e9j\u00e0 approuv\u00e9, a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 un sujet br\u00fblant lors de la <em>r\u00e9union annuelle de l&#8217;ASCO<\/em>. Il s&#8217;agit d\u00e9j\u00e0 du traitement standard pour les NSCLC localement avanc\u00e9s, non r\u00e9s\u00e9cables et ne progressant pas apr\u00e8s une radiochimioth\u00e9rapie \u00e0 base de platine [1]. \u00c0 juste titre, comme le sugg\u00e8rent les donn\u00e9es \u00e0 5 ans de l&#8217;\u00e9tude PACIFIC de phase III. L&#8217;\u00e9tude randomis\u00e9e et contr\u00f4l\u00e9e a inclus 713 patients, quel que soit leur statut PD-L1, qui ont re\u00e7u durvalumab ou un placebo pendant un an maximum en traitement d&#8217;entretien apr\u00e8s radiochimioth\u00e9rapie. Un b\u00e9n\u00e9fice clair du traitement par durvalumab a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 \u00e0 60 mois, avec un hazard ratio OS de 0,72 et un hazard ratio PFS de 0,55. La survie globale dans le groupe d&#8217;intervention \u00e9tait de 42,9% \u00e0 cinq ans, contre 33,4% dans le groupe placebo. Cette \u00e9tude ne permet toutefois pas de r\u00e9pondre de mani\u00e8re d\u00e9finitive \u00e0 la question de savoir si l&#8217;utilisation pr\u00e9coce d&#8217;une immunoth\u00e9rapie en vaut la peine, car le crossover n&#8217;\u00e9tait pas autoris\u00e9. L&#8217;avantage en termes de survie pourrait donc \u00eatre d\u00fb \u00e0 l&#8217;administration de durvalumab en soi et non \u00e0 la pr\u00e9cocit\u00e9 du traitement. N\u00e9anmoins, les donn\u00e9es \u00e0 plus long terme de l&#8217;\u00e9tude PACIFIC sont un signe clair en faveur d&#8217;un traitement d&#8217;entretien par durvalumab dans le cas du NSCLC localement avanc\u00e9 et non r\u00e9s\u00e9cable.<\/p>\n<h2 id=\"\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"-2\"><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-17392 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/tab2_oh4_s23.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/868;height:473px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"868\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/h2>\n<h2 id=\"-3\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"immunotherapie-adjuvante-ou-neoadjuvante\">Immunoth\u00e9rapie adjuvante ou n\u00e9oadjuvante ?<\/h2>\n<p>Le traitement par inhibiteur de point de contr\u00f4le pourrait \u00e9galement jouer un r\u00f4le plus important \u00e0 l&#8217;avenir dans les tumeurs r\u00e9s\u00e9cables. Deux \u00e9tudes de phase III pr\u00e9sent\u00e9es \u00e0 la r\u00e9union annuelle de l&#8217;ASCO les examinent actuellement de plus pr\u00e8s. Alors que l&#8217;\u00e9tude IMpower010 porte sur l&#8217;immunoth\u00e9rapie en situation adjuvante, l&#8217;\u00e9tude Checkmate 816 s&#8217;int\u00e9resse \u00e0 l&#8217;administration n\u00e9oadjuvante de l&#8217;inhibiteur de point de contr\u00f4le nivolumab. Un sujet important, car m\u00eame dans le cas du NSCLC op\u00e9rable, il existe un taux \u00e9lev\u00e9 de r\u00e9cidive syst\u00e9mique et locor\u00e9gionale, probablement d\u00fb \u00e0 l&#8217;apparition pr\u00e9coce de microm\u00e9tastases. Il y a 20 ans d\u00e9j\u00e0, une chimioth\u00e9rapie adjuvante a donc \u00e9t\u00e9 introduite dans les stades IC-III apr\u00e8s une r\u00e9section compl\u00e8te. La plupart des patients sont trait\u00e9s avec des m\u00e9dicaments, mais ceux-ci n&#8217;augmentent que de 5 \u00e0 10 % le taux de gu\u00e9rison \u00e0 cinq ans. Une utilisation plus pr\u00e9coce de l&#8217;immunoth\u00e9rapie pourrait augmenter l&#8217;efficacit\u00e9 du traitement syst\u00e9mique adjuvant ou n\u00e9oadjuvant et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, am\u00e9liorer le r\u00e9sultat de la chirurgie. En effet, selon les conclusions de l&#8217;\u00e9tude Checkmate 816, l&#8217;administration pr\u00e9op\u00e9ratoire d&#8217;un inhibiteur de point de contr\u00f4le entra\u00eene une augmentation significative du taux de chirurgie, en particulier dans les stades tumoraux plus avanc\u00e9s, car les progressions primaires peuvent \u00eatre \u00e9vit\u00e9es plus efficacement. En outre, le traitement n\u00e9oadjuvant par nivolumab a permis de montrer davantage d&#8217;op\u00e9rations peu invasives, moins de conversions, moins de pneumonectomies et des dur\u00e9es d&#8217;op\u00e9ration nettement plus courtes. La crainte que la chirurgie soit plus difficile apr\u00e8s une immunoth\u00e9rapie n\u00e9oadjuvante en raison d&#8217;une augmentation de la fibrose a donc \u00e9t\u00e9 r\u00e9fut\u00e9e dans cette \u00e9tude. Le taux de r\u00e9section R0 \u00e9tait d&#8217;environ 80%, que ce soit avec ou sans administration n\u00e9oadjuvante de nivolumab. Des donn\u00e9es pr\u00e9cliniques sugg\u00e9rant que l&#8217;efficacit\u00e9 de l&#8217;immunoth\u00e9rapie peut \u00eatre augment\u00e9e par une administration pr\u00e9op\u00e9ratoire plaident \u00e9galement en faveur de l&#8217;administration n\u00e9oadjuvante d&#8217;un inhibiteur de point de contr\u00f4le. Cela pourrait s&#8217;expliquer par le fait qu&#8217;une charge tumorale initiale plus \u00e9lev\u00e9e soutient le traitement et permet d&#8217;att\u00e9nuer l&#8217;\u00e9tat d&#8217;immunosuppression postop\u00e9ratoire.<\/p>\n<p>En dehors des r\u00e9sultats chirurgicaux, les donn\u00e9es publi\u00e9es jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent dans l&#8217;\u00e9tude Checkmate 816 donnent une image positive de l&#8217;ajout de nivolumab en n\u00e9oadjuvant \u00e0 la chimioth\u00e9rapie dans les NSCLC de stade IB-IIIA nouvellement diagnostiqu\u00e9s sans mutation EGFR ou ALK. En particulier, un taux nettement plus \u00e9lev\u00e9 de r\u00e9mission pathologique compl\u00e8te a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 sur la r\u00e9section chirurgicale : 24% dans le groupe d&#8217;intervention et 2,2% dans le bras t\u00e9moin. Cet effet \u00e9tait ind\u00e9pendant du stade de la tumeur. Les patients pr\u00e9sentant une expression de PD-L1 \u226550% ont certes \u00e9t\u00e9 les plus avantag\u00e9s, mais le taux de r\u00e9mission compl\u00e8te pathologique a augment\u00e9 de mani\u00e8re significative sous traitement par nivolumab, m\u00eame pour les tumeurs PD-L1 n\u00e9gatives.<\/p>\n<p>L&#8217;option de l&#8217;immunoth\u00e9rapie adjuvante par atezolizumab est \u00e9tudi\u00e9e dans l&#8217;\u00e9tude IMpower010 sur plus de 1000 patients atteints de NSCLC de stade IB-IIIA ayant subi une r\u00e9section compl\u00e8te. Apr\u00e8s l&#8217;op\u00e9ration, les participants \u00e0 l&#8217;\u00e9tude ont re\u00e7u 1 \u00e0 4 cycles de chimioth\u00e9rapie \u00e0 base de platine, suivis de 16 cycles d&#8217;atezolizumab ou de meilleurs soins de support. Des donn\u00e9es sur le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation principal de la survie sans maladie (DFS) ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es \u00e0 l&#8217;<em>ASCO Annual Meeting<\/em>. Selon cette analyse, les patients pr\u00e9sentant une expression \u00e9lev\u00e9e de PD-L1 semblent tirer le plus grand b\u00e9n\u00e9fice du traitement apr\u00e8s trois ans, alors qu&#8217;aucune diff\u00e9rence statistiquement significative n&#8217;a \u00e9t\u00e9 mise en \u00e9vidence dans la population globale. L&#8217;anlyse des sous-groupes indique que les patients sans expression de PD-L1 et ceux dont les tumeurs sont mut\u00e9es par EGFR ou ALK ne tirent probablement aucun avantage d&#8217;un traitement adjuvant suppl\u00e9mentaire par atezolizumab, alors que l&#8217;effet positif a \u00e9t\u00e9 significatif dans les autres sous-groupes. L\u00e0, la courbe DFS s&#8217;\u00e9carte d\u00e9j\u00e0 apr\u00e8s trois \u00e0 six mois &#8211; un effet qui persiste m\u00eame apr\u00e8s l&#8217;arr\u00eat du traitement adjuvant. Il ne faut pas n\u00e9gliger le profil d&#8217;effets secondaires parfois mortels des inhibiteurs de points de contr\u00f4le, en particulier dans le cadre d&#8217;une prise en charge adjuvante. Ainsi, quatre participants \u00e0 l&#8217;\u00e9tude sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9s des suites d&#8217;effets ind\u00e9sirables des m\u00e9dicaments. Dans l&#8217;ensemble, l&#8217;administration adjuvante d&#8217;atezolizumab dans les stades II-IIIA en cas d&#8217;expression de PD-L1 \u226550% peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme raisonnable sur la base des r\u00e9sultats des \u00e9tudes men\u00e9es jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent.<\/p>\n<p>Que ce soit en n\u00e9oadjuvant ou en adjuvant, l&#8217;immunoth\u00e9rapie devrait bient\u00f4t devenir incontournable dans le traitement de premi\u00e8re ligne du NSCLC r\u00e9s\u00e9cable \u00e9galement. Il est encore difficile d&#8217;estimer dans quelles combinaisons et dans quelles conditions une utilisation est la plus efficace, et cela doit \u00eatre prouv\u00e9 dans les ann\u00e9es \u00e0 venir. Nous restons attentifs.<\/p>\n<p>\n<em>Source : Pr\u00e9sentation &#8220;ASCO 2021 : Highlights Lungentumore&#8221;, Laetitia Mauti, Forum pour la formation m\u00e9dicale continue WebUp Forum d&#8217;experts &#8220;Update Onkologie &amp; H\u00e9matologie : Post ASCO 2021&#8221; du 26.06.2021<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Information sur les m\u00e9dicaments de swissmedic, Institut suisse des produits th\u00e9rapeutiques. www.swissmedicinfo.ch (dernier acc\u00e8s le 01.07.2021)<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c4MATOLOGIE 2021 ; 9(4) : 22-24 (publi\u00e9 le 20.9.21, ahead of print)<br \/>\nInFo PNEUMOLOGIE &amp; ALLERGOLOGIE 2021 ; 3(4) : 24-26<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Parmi les quelque 200 r\u00e9sum\u00e9s sur l&#8217;oncologie thoracique pr\u00e9sent\u00e9s cette ann\u00e9e \u00e0 l&#8217;ASCO Annual Meeting , le cancer du poumon non \u00e0 petites cellules (NSCLC) a fait l&#8217;objet de nouveaut\u00e9s&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":111957,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Tumeurs pulmonaires","footnotes":""},"category":[11527,11389,11477,11535,11549],"tags":[13157,19267],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-327759","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-etudes","category-oncologie","category-pneumologie-fr","category-rapports-de-congres","category-rx-fr","tag-cancer-du-poumon","tag-tumeurs-pulmonaires-fr","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-07-01 10:13:08","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":327766,"slug":"cosa-ce-di-nuovo-2","post_title":"Cosa c'\u00e8 di nuovo?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/cosa-ce-di-nuovo-2\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":327771,"slug":"o-que-ha-de-novo-2","post_title":"O que h\u00e1 de novo?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/o-que-ha-de-novo-2\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":327774,"slug":"que-hay-de-nuevo-2","post_title":"\u00bfQu\u00e9 hay de nuevo?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/que-hay-de-nuevo-2\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/327759","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=327759"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/327759\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=327759"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=327759"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=327759"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=327759"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}