{"id":328222,"date":"2021-08-26T02:00:00","date_gmt":"2021-08-26T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/effets-secondaires-sur-lintestin-grele-et-le-colon\/"},"modified":"2023-01-12T13:45:50","modified_gmt":"2023-01-12T12:45:50","slug":"effets-secondaires-sur-lintestin-grele-et-le-colon","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/effets-secondaires-sur-lintestin-grele-et-le-colon\/","title":{"rendered":"Effets secondaires sur l&#8217;intestin gr\u00eale et le c\u00f4lon"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Un grand nombre de m\u00e9dicaments peuvent entra\u00eener des effets secondaires m\u00e9dicamenteux sur l&#8217;intestin gr\u00eale et le c\u00f4lon. L&#8217;accent sera mis sur les principaux effets ind\u00e9sirables gastro-intestinaux des m\u00e9dicaments et leurs principaux d\u00e9clencheurs. Les cinq principaux sympt\u00f4mes gastro-intestinaux dont il est question ici sont la diarrh\u00e9e, la constipation, les naus\u00e9es, les saignements gastro-intestinaux et les douleurs abdominales. Les antibiotiques, les anti-inflammatoires non st\u00e9ro\u00efdiens (AINS), les agents chimioth\u00e9rapeutiques, les psychotropes et les opiac\u00e9s sont les principaux groupes de m\u00e9dicaments responsables.<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p>Un grand nombre de m\u00e9dicaments peuvent entra\u00eener des effets secondaires m\u00e9dicamenteux sur l&#8217;intestin gr\u00eale et le c\u00f4lon. Nous nous concentrerons ici sur les principaux effets ind\u00e9sirables gastro-intestinaux des m\u00e9dicaments et leurs principaux d\u00e9clencheurs. Les cinq principaux sympt\u00f4mes gastro-intestinaux discut\u00e9s dans ce manuscrit sont la diarrh\u00e9e, la constipation, les naus\u00e9es, les saignements gastro-intestinaux et les douleurs abdominales. Les antibiotiques, les anti-inflammatoires non st\u00e9ro\u00efdiens (AINS), les agents chimioth\u00e9rapeutiques, les psychotropes et les opiac\u00e9s sont les principaux groupes de m\u00e9dicaments responsables. En outre, certains aspects particuliers des effets ind\u00e9sirables gastro-intestinaux des m\u00e9dicaments seront discut\u00e9s.<\/p>\n\n<p>Les effets secondaires gastro-intestinaux des m\u00e9dicaments sont des sympt\u00f4mes du tractus gastro-intestinal (GI) qui s&#8217;am\u00e9liorent de mani\u00e8re significative ou qui disparaissent lorsqu&#8217;un traitement m\u00e9dicamenteux n&#8217;est plus administr\u00e9. La preuve de l&#8217;effet secondaire IG est la r\u00e9apparition lors de la r\u00e9-exposition. Cependant, \u00e9tant donn\u00e9 qu&#8217;il existe souvent des alternatives th\u00e9rapeutiques et que la g\u00eane occasionn\u00e9e par les effets secondaires peut \u00eatre significative, la r\u00e9-exposition ne devrait \u00eatre utilis\u00e9e que lorsqu&#8217;il n&#8217;existe pas d&#8217;alternatives th\u00e9rapeutiques valables.<\/p>\n\n<p>Une anamn\u00e8se (m\u00e9dicamenteuse) minutieuse est essentielle pour identifier les effets secondaires des m\u00e9dicaments sur le tractus gastro-intestinal. Sans cela, les tentatives d&#8217;identifier une cause aux sympt\u00f4mes de l&#8217;IG conduisent souvent \u00e0 des endoscopies r\u00e9p\u00e9t\u00e9es, avec ou sans biopsies de la muqueuse, qui pr\u00e9sentent finalement un (faible) risque pour les patients, entra\u00eenent des co\u00fbts de sant\u00e9 significatifs et sont g\u00e9n\u00e9ralement frustrantes pour le m\u00e9decin et le patient, car elles ne fournissent aucune explication aux sympt\u00f4mes. L&#8217;anamn\u00e8se est souvent compliqu\u00e9e par la polypharmacie et aussi par les interactions m\u00e9dicamenteuses potentielles. Avant de traiter des sympt\u00f4mes gastro-intestinaux inexpliqu\u00e9s en prescrivant d&#8217;autres m\u00e9dicaments, il faut toujours penser aux effets secondaires des m\u00e9dicaments.<\/p>\n\n<p>Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, de nouvelles connaissances sont apparues et doivent \u00eatre prises en compte dans la pratique clinique quotidienne. Cela permet souvent de d\u00e9tecter et d&#8217;identifier clairement les effets secondaires des m\u00e9dicaments \u00e0 un stade pr\u00e9coce. Mais de nouvelles possibilit\u00e9s de traitement de ces effets secondaires des m\u00e9dicaments ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9crites. Comme les patients multimorbides sont souvent vus dans la pratique clinique quotidienne avec un certain nombre de m\u00e9dicaments, il est de plus en plus important de conna\u00eetre les effets secondaires gastro-intestinaux et les interactions m\u00e9dicamenteuses possibles.<\/p>\n\n<h2 id=\"diarrhee-induite-par-les-medicaments-did\" class=\"wp-block-heading\">Diarrh\u00e9e induite par les m\u00e9dicaments (DID)<\/h2>\n\n<p>La diarrh\u00e9e est l&#8217;un des effets secondaires les plus courants des m\u00e9dicaments. Elle repr\u00e9sente plus de 7% -de tous les effets ind\u00e9sirables des m\u00e9dicaments [1]. On conna\u00eet plus de 700 substances actives susceptibles de provoquer des diarrh\u00e9es [1]. En fait, on peut dire que presque tous les m\u00e9dicaments peuvent d\u00e9clencher une diarrh\u00e9e dans certains cas. M\u00eame les opiac\u00e9s, dont l&#8217;effet secondaire gastro-intestinal le plus important est la constipation, peuvent dans certains cas \u00eatre \u00e0 l&#8217;origine d&#8217;une diarrh\u00e9e. Nous y reviendrons plus loin.<\/p>\n\n<p>Les m\u00e9canismes qui d\u00e9clenchent la diarrh\u00e9e sont diff\u00e9rents pour chaque groupe de m\u00e9dicaments. La diarrh\u00e9e s\u00e9cr\u00e9toire, la diarrh\u00e9e osmotique ou un m\u00e9lange des deux peuvent \u00eatre des effets secondaires de m\u00e9dicaments. En outre, les m\u00e9dicaments peuvent affecter la motilit\u00e9 ou, dans certains cas, d\u00e9clencher une inflammation de la muqueuse intestinale. Ce n&#8217;est que dans ce dernier cas que l&#8217;on trouvera un corr\u00e9lat histologique \u00e0 la symptomatologie, ce qui n&#8217;est pas le cas dans la grande majorit\u00e9 des cas <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(tableau 1).<\/span><\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1100\" height=\"1407\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/tab1_hp8_s7.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-16984\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/tab1_hp8_s7.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/tab1_hp8_s7-800x1023.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/tab1_hp8_s7-120x153.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/tab1_hp8_s7-90x115.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/tab1_hp8_s7-320x409.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/tab1_hp8_s7-560x716.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/figure>\n\n<p>Le sympt\u00f4me de diarrh\u00e9e induite par les m\u00e9dicaments est particuli\u00e8rement fr\u00e9quent comme effet secondaire lors de l&#8217;administration d&#8217;antibiotiques (par ex. 2-3% avec l&#8217;azithromycine mais jusqu&#8217;\u00e0 19% avec l&#8217;amoxicilline\/l&#8217;acide clavulanique) [2]. En outre, la diarrh\u00e9e est particuli\u00e8rement fr\u00e9quente avec les inhibiteurs de la pompe \u00e0 protons (IPP), les antihypertenseurs et la metformine. Il faut en outre tenir compte du fait que le magn\u00e9sium peut \u00eatre une cause de diarrh\u00e9e. Ainsi, une diarrh\u00e9e survient chez -11-37% des patients trait\u00e9s pour des crampes musculaires [3]. En outre, il faut tenir compte du fait que la prise de laxatifs entra\u00eene aussi naturellement une diarrh\u00e9e. Les laxatifs ne sont pas toujours per\u00e7us comme tels ou une -diarrh\u00e9e chronique n&#8217;est pas toujours attribu\u00e9e \u00e0 la prise de laxatifs par le patient. Une anamn\u00e8se minutieuse devrait donc inclure la question de la prise de laxatifs, m\u00eame en cas de diarrh\u00e9es. Leur prescription fr\u00e9quente et leur disponibilit\u00e9 facile en tant que m\u00e9dicaments en vente libre en font l&#8217;une des principales causes de diarrh\u00e9e en tant qu&#8217;effet secondaire de m\u00e9dicaments [4,5]. Il n&#8217;est pas rare que les laxatifs soient \u00e9galement utilis\u00e9s d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment pour perdre du poids.<\/p>\n\n<p>Comme indiqu\u00e9, l&#8217;effet secondaire le plus courant des opiac\u00e9s est la constipation. Nous reviendrons sur ce point plus loin. Cependant, dans de tr\u00e8s rares cas, les opiac\u00e9s peuvent \u00e9galement provoquer une diarrh\u00e9e. Il ne faut pas oublier que les comprim\u00e9s d&#8217;opiac\u00e9s peuvent parfois contenir du lactose comme agent de remplissage, ce qui peut \u00e9videmment provoquer des diarrh\u00e9es chez les personnes intol\u00e9rantes au lactose. Par exemple, il existe des comprim\u00e9s de morphine qui contiennent 90 mg de lactose, en particulier \u00e0 faible dose de 10 mg [6]. L&#8217;oxycontin, largement utilis\u00e9 aux \u00c9tats-Unis et au Canada, contient 69 mg de lactose \u00e0 la dose de 10 mg. M\u00eame \u00e0 la dose de 80 mg, il porte tout de m\u00eame 78 mg de lactose [6]. En cas de doute, il est donc \u00e9galement important de consid\u00e9rer la composition des pr\u00e9parations m\u00e9dicamenteuses. Le lactose est encore souvent utilis\u00e9 comme additif. Il arrive donc que ce ne soit pas l&#8217;ingr\u00e9dient proprement dit du m\u00e9dicament, mais l&#8217;un des additifs qui d\u00e9clenche la diarrh\u00e9e.<\/p>\n\n<p>La substance contenue dans les pr\u00e9parations m\u00e9dicamenteuses n&#8217;entra\u00eene pas toujours le d\u00e9clenchement d&#8217;une diarrh\u00e9e par des m\u00e9canismes directs, comme le montre le <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">tableau 1 <\/span>. R\u00e9cemment, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9crit que 24% de tous les m\u00e9dicaments peuvent modifier le microbiome intestinal, entra\u00eenant ainsi indirectement une diarrh\u00e9e [7]. Maier et ses collaborateurs ont \u00e9tudi\u00e9 plus de 1000 m\u00e9dicaments commercialis\u00e9s en termes de croissance de 40 souches bact\u00e9riennes intestinales repr\u00e9sentatives. 24% des m\u00e9dicaments test\u00e9s, toutes classes th\u00e9rapeutiques confondues, ont inhib\u00e9 la croissance d&#8217;au moins une souche bact\u00e9rienne, modifiant ainsi, du moins en th\u00e9orie, la composition du microbiote intestinal [7]. Parmi les m\u00e9dicaments identifi\u00e9s comme alt\u00e9rant le microbiome, certaines classes comme les antipsychotiques \u00e9taient surrepr\u00e9sent\u00e9es. Les auteurs parlent ici d'&#8221;effets secondaires de type antibiotique&#8221; que pr\u00e9sentaient un certain nombre de substances [7].<\/p>\n\n<p>Les antibiotiques constituent bien entendu un groupe important de m\u00e9dicaments \u00e0 l&#8217;origine des diarrh\u00e9es. Le risque de diarrh\u00e9e caus\u00e9e par les antibiotiques est plus \u00e9lev\u00e9 avec un traitement combin\u00e9 qu&#8217;avec une monoth\u00e9rapie [8]. Une diarrh\u00e9e associ\u00e9e aux antibiotiques survient chez environ 5 \u00e0 25% des patientes trait\u00e9es par antibiotiques [9\u201311]. Ils d\u00e9veloppent une diarrh\u00e9e dans les 2 \u00e0 20 jours. Le d\u00e9veloppement d&#8217;une diarrh\u00e9e avec une p\u00e9riode de latence est donc \u00e9galement possible. La plupart des diarrh\u00e9es associ\u00e9es aux antibiotiques sont associ\u00e9es \u00e0 une modification du microbiote intestinal, elles sont g\u00eanantes mais n&#8217;ont pas de signification clinique. Ils pr\u00e9sentent \u00e9galement une r\u00e9gression spontan\u00e9e \u00e0 l&#8217;arr\u00eat de l&#8217;antibioth\u00e9rapie. Toutefois, le retour \u00e0 la normale des selles peut prendre jusqu&#8217;\u00e0 3 ou 4 semaines.<\/p>\n\n<p>Cependant, une diarrh\u00e9e <em>associ\u00e9e \u00e0 Clostridioides<\/em> peut \u00eatre pr\u00e9sente dans 10-20% de toutes les diarrh\u00e9es associ\u00e9es aux antibiotiques, soit 0,5-5% de toutes les prises d&#8217;antibiotiques [12]. <em>Clostridioides difficile<\/em> provoque une colite par la production de deux toxines typiques A et B. Celles-ci provoquent une diarrh\u00e9e par diff\u00e9rents m\u00e9canismes, d&#8217;une part par une l\u00e9sion directe des cellules \u00e9pith\u00e9liales, d&#8217;autre part par un m\u00e9canisme s\u00e9cr\u00e9toire. La clindamycine, les c\u00e9phalosporines \u00e0 large spectre et les fluoroquinolones sont le plus souvent associ\u00e9es \u00e0 une colite associ\u00e9e aux Clostridioides difficile [12]. Or, tout antibiotique peut entra\u00eener ce type de pathologie. On pense que le m\u00e9canisme d\u00e9clencheur est que les antibiotiques entra\u00eenent la mort des bact\u00e9ries qui produisent un m\u00e9tabolite d&#8217;acide biliaire toxique pour <em>Clostridioides difficile<\/em>. Cela permet <em>aux spores de Clostridioides difficile<\/em>, qui se trouvent dans l&#8217;intestin de nombreuses personnes, de se transformer en bact\u00e9ries capables de se multiplier. La gravit\u00e9 de la diarrh\u00e9e est tr\u00e8s variable. Des \u00e9volutions graves allant jusqu&#8217;\u00e0 la formation d&#8217;un m\u00e9gac\u00f4lon peuvent se produire, mais sont devenues tr\u00e8s rares pour des raisons inconnues. Il n&#8217;est pas n\u00e9cessaire de traiter toutes les d\u00e9tections de positivit\u00e9 \u00e0 la toxine A ou B. Il est pr\u00e9f\u00e9rable d&#8217;utiliser un test de d\u00e9pistage de la toxine A ou B pour les patients pr\u00e9sentant un risque \u00e9lev\u00e9. Le tableau clinique et la gravit\u00e9 clinique sont d\u00e9terminants.<\/p>\n\n<p>Il est important de noter dans ce contexte qu&#8217;il existe des preuves que cette colite <em>due \u00e0 Clostridioides difficile<\/em> peut \u00eatre \u00e9vit\u00e9e par certains probiotiques. Cela a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 r\u00e9cemment dans une grande \u00e9tude de cohorte, dans laquelle l&#8217;incidence des CDI \u00e9tait de 0,66%, que l&#8217;administration simultan\u00e9e de <em>Saccharomyces boulardii<\/em> avec des antibiotiques pouvait r\u00e9duire l&#8217;incidence des CDI.  [12]Elle \u00e9tait de 0,56% chez les patients recevant <em>Saccharomyces<\/em> <em>boulardii<\/em> avec les antibiotiques et de 0,82% chez les patients recevant les antibiotiques seuls sans le probiotique. Cela signifie que le risque pour les patients de souffrir d&#8217;une colite a \u00e9t\u00e9 significativement r\u00e9duit avec l&#8217;administration de <em>Saccharomyces<\/em> <em>boulardii <\/em>, l&#8217;odds ratio \u00e9tant de 0,57 [12].<\/p>\n\n<p>Il convient toutefois de noter que les m\u00e9ta-analyses sur l&#8217;effet des probiotiques en tant que pr\u00e9vention de l&#8217;<em>infection \u00e0 Clostridioides difficile<\/em> sont mitig\u00e9es. Tous les probiotiques ne semblent pas avoir le m\u00eame effet. Une m\u00e9ta-analyse de 2018 sugg\u00e8re en principe un effet des probiotiques, mais conclut que des probiotiques sp\u00e9cifiques ont des effets diff\u00e9rents [13].<\/p>\n\n<p>En conclusion de ces consid\u00e9rations sur la diarrh\u00e9e en tant qu&#8217;effet secondaire d&#8217;un m\u00e9dicament, il convient de mentionner que m\u00eame des compl\u00e9ments alimentaires apparemment inoffensifs peuvent avoir des effets n\u00e9gatifs. C&#8217;est pourquoi la question des m\u00e9dicaments de m\u00e9decine compl\u00e9mentaire doit absolument \u00eatre pos\u00e9e lors de l&#8217;examen d&#8217;une diarrh\u00e9e r\u00e9cente. En 2016, Zackular et ses collaborateurs ont montr\u00e9 que le zinc di\u00e9t\u00e9tique modifie le microbiote intestinal de telle sorte que <em>les infections \u00e0 Clostridioides difficile<\/em> peuvent survenir plus facilement [14]. Dans un mod\u00e8le animal, le zinc di\u00e9t\u00e9tique a augment\u00e9 le risque d&#8217;<em>infection \u00e0 Clostridioides difficile<\/em> et a entra\u00een\u00e9 une inflammation s\u00e9v\u00e8re [14]. Il n&#8217;est pas certain que ces donn\u00e9es soient directement transposables \u00e0 l&#8217;homme. Il est toutefois important de noter que, dans certains cas, les additifs alimentaires apparemment inoffensifs devraient \u00e9galement \u00eatre pris en compte.<\/p>\n\n<h2 id=\"nausees-et-vomissements\" class=\"wp-block-heading\">Naus\u00e9es et vomissements<\/h2>\n\n<p>Les naus\u00e9es et les vomissements sont des effets secondaires gastro-intestinaux tr\u00e8s fr\u00e9quents d&#8217;un traitement m\u00e9dicamenteux [15,16]. Une liste de m\u00e9dicaments fr\u00e9quemment associ\u00e9s aux naus\u00e9es et aux vomissements est pr\u00e9sent\u00e9e dans le <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">tableau 2 <\/span>. Bien entendu, tout surdosage ou sevrage d&#8217;un m\u00e9dicament peut entra\u00eener des naus\u00e9es et des vomissements aigus. En outre, outre les m\u00e9dicaments, toute une s\u00e9rie de toxines pr\u00e9sentes dans l&#8217;environnement peuvent d\u00e9clencher ces sympt\u00f4mes. Des superpositions sont possibles. Les substances associ\u00e9es aux m\u00e9dicaments sont \u00e9galement capables de d\u00e9clencher des naus\u00e9es [17].<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"859\" height=\"1067\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/tab2_hp8_s9.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-16985 lazyload\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/tab2_hp8_s9.png 859w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/tab2_hp8_s9-800x994.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/tab2_hp8_s9-120x149.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/tab2_hp8_s9-90x112.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/tab2_hp8_s9-320x397.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/tab2_hp8_s9-560x696.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 859px) 100vw, 859px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 859px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 859\/1067;\" \/><\/figure>\n\n<p>Les naus\u00e9es sont bien s\u00fbr le plus souvent d\u00e9crites apr\u00e8s une chimioth\u00e9rapie. Cependant, les m\u00e9canismes sous-jacents sont mal compris. Dans une \u00e9tude r\u00e9cente portant sur 241 patients, plus de 20% d&#8217;entre eux ont fait \u00e9tat de naus\u00e9es chroniques et plus de 30% de diarrh\u00e9es persistantes [18]. Il est int\u00e9ressant de noter qu&#8217;un Small Intestinal Bacterial Overgrowth (SIBO) a \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9 chez 54% des patients symptomatiques [18]. En outre, une malabsorption des acides biliaires a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9e chez 43% des patients [18]. Nous savons aujourd&#8217;hui que le SIBO et la malabsorption des acides biliaires sont souvent associ\u00e9s.<\/p>\n\n<p>Il est certain qu&#8217;il n&#8217;est pas toujours n\u00e9cessaire de rechercher un SIBO en cas de naus\u00e9es apr\u00e8s la r\u00e9alisation d&#8217;une chimioth\u00e9rapie. Toutefois, si les naus\u00e9es persistent, cet examen semble tout \u00e0 fait pertinent.<\/p>\n\n<h2 id=\"saignements-et-douleurs-gastro-intestinaux\" class=\"wp-block-heading\">Saignements et douleurs gastro-intestinaux<\/h2>\n\n<p>Il est bien connu que l&#8217;inhibition de la cyclooxig\u00e9nase 1 et 2 par les anti-inflammatoires non st\u00e9ro\u00efdiens (AINS) contribue \u00e0 la formation d&#8217;ulc\u00e8res gastriques [19]. Il n&#8217;est donc pas rare qu&#8217;un inhibiteur de la pompe \u00e0 protons soit administr\u00e9 d&#8217;embl\u00e9e aux patients \u00e0 risque, parall\u00e8lement aux AINS [19]. Il faut toutefois garder \u00e0 l&#8217;esprit que les IPP ne font que pr\u00e9venir la formation d&#8217;ulc\u00e8res dans l&#8217;estomac. L&#8217;inhibition de la COX n&#8217;emp\u00eache pas les ulc\u00e9rations de l&#8217;intestin gr\u00eale ou du gros intestin :<\/p>\n\n<p>En 2005, Meiden et ses collaborateurs ont administr\u00e9 \u00e0 40 volontaires 75 mg de diclof\u00e9nac 2 fois par jour pendant 14 jours, auxquels ils ont ajout\u00e9 20 mg d&#8217;om\u00e9prazole 2 fois par jour. Une endoscopie capsulaire et une mesure de la calprotectine ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es avant et 2 semaines apr\u00e8s la prise de diclof\u00e9nac. Une augmentation de la calprotectine a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e chez 75% des sujets [20]. Chez 68% des sujets, l&#8217;endoscopie capsulaire \u00e9tait pathologique, montrant des saignements, des ulc\u00e9rations ou des \u00e9ryth\u00e8mes [20]. Les l\u00e9sions vues en endoscopie capsulaire n&#8217;ont pas pu \u00eatre diff\u00e9renci\u00e9es des l\u00e9sions de la maladie de Crohn [20].<\/p>\n\n<p>Une \u00e9tude similaire a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e en 2010 par Fujimori et ses collaborateurs. 55 hommes en bonne sant\u00e9 ont re\u00e7u 75 mg de diclof\u00e9nac par jour pendant 2 semaines, en association avec 20 mg d&#8217;om\u00e9prazole comme protection gastrique. Une fois encore, une endoscopie capsulaire a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e avant et apr\u00e8s le traitement par AINS. Avant le traitement par AINS, 6 l\u00e9sions de la muqueuse ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es chez 6 des 55 sujets (11%). [21,22]. Apr\u00e8s un traitement par AINS, 636 l\u00e9sions sont apparues chez 32 des 53 sujets (60%) [21,22]. Chez 16 sujets, 115 zones d\u00e9s\u00e9pith\u00e9lialis\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9es, chez 22 sujets, 498 \u00e9rosions ont \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9es et chez 8 sujets, 23 ulc\u00e8res ont \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9s [21,22]. Les \u00e9rosions se sont principalement produites dans la partie sup\u00e9rieure de l&#8217;intestin gr\u00eale et les ulc\u00e9rations dans la partie distale. Ces l\u00e9sions sont apparues, comme nous l&#8217;avons vu, sous protection gastrique par un IPP [21,22].<\/p>\n\n<p>Des l\u00e9sions du c\u00f4lon ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9crites sous AINS. Shibuya et ses collaborateurs ont montr\u00e9 en 2010 que la prise de NASR augmentait consid\u00e9rablement le risque de l\u00e9sions de la muqueuse du c\u00f4lon [23]. Les auteurs ont trouv\u00e9 des ulc\u00e9rations chez jusqu&#8217;\u00e0 65% de tous les patients, aussi bien lors de l&#8217;utilisation \u00e0 court terme que de l&#8217;utilisation \u00e0 long terme des AINS. Cependant, certains ulc\u00e8res ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 observ\u00e9s chez plus d&#8217;un tiers des personnes qui ne prenaient pas d&#8217;AINS [23].<\/p>\n\n<p>L&#8217;aspect des dommages caus\u00e9s \u00e0 la muqueuse intestinale par les AINS devient particuli\u00e8rement important chez les patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l&#8217;intestin. Takeuchi et ses collaborateurs ont montr\u00e9 en 2006 que le naprox\u00e8ne, le diclof\u00e9nac et l&#8217;indom\u00e9tacine pouvaient provoquer une rechute clinique dans les 4 semaines suivant le d\u00e9but de la prise d&#8217;AINS chez 10 \u00e0 25% des patients atteints de maladie inflammatoire chronique de l&#8217;intestin en r\u00e9mission [24]. En outre, ils aggravent l&#8217;\u00e9volution de la maladie de Crohn et de la colite ulc\u00e9reuse en phase active [24]. Parfois, la prise de quelques comprim\u00e9s d&#8217;AINS suffit \u00e0 d\u00e9clencher une pouss\u00e9e, par exemple apr\u00e8s une extraction dentaire ou pour traiter des douleurs musculaires apr\u00e8s une blessure sportive. Par cons\u00e9quent, \u00e0 l&#8217;exception du parac\u00e9tamol et de la novalgine, tous les AINS sont relativement contre-indiqu\u00e9s chez les patients atteints de maladie inflammatoire chronique de l&#8217;intestin et doivent \u00eatre \u00e9vit\u00e9s. L&#8217;organisation d&#8217;entraide Crohn et Colite Suisse met \u00e0 disposition sur son site Internet une liste des m\u00e9dicaments qui peuvent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme des d\u00e9clencheurs de pouss\u00e9es en cas de maladie inflammatoire chronique de l&#8217;intestin et qui devraient \u00eatre \u00e9vit\u00e9s [25]. En revanche, les inhibiteurs s\u00e9lectifs de la COX-2 semblent \u00eatre sans danger. Cela a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 au moins pour le c\u00e9l\u00e9coxib dans une \u00e9tude randomis\u00e9e en double aveugle [26].<\/p>\n\n<h2 id=\"constipation\" class=\"wp-block-heading\">Constipation<\/h2>\n\n<p>Comme nous l&#8217;avons mentionn\u00e9, la constipation est \u00e9galement un effet secondaire tr\u00e8s fr\u00e9quent des m\u00e9dicaments. Cependant, environ 15%, en particulier de la population g\u00e9n\u00e9rale \u00e2g\u00e9e en Europe, sont concern\u00e9s. Il est souvent difficile de distinguer une constipation constitutionnelle d&#8217;une constipation induite par des m\u00e9dicaments [27]. Cependant, le tableau clinique est important, car les patients souffrant de constipation ont une qualit\u00e9 de vie nettement moins bonne et g\u00e9n\u00e8rent \u00e9galement des co\u00fbts de sant\u00e9 significatifs par rapport aux personnes qui ne souffrent pas de constipation.<\/p>\n\n<p>Une liste de m\u00e9dicaments susceptibles de provoquer une constipation est pr\u00e9sent\u00e9e dans le <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">tableau<\/span> <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">3 <\/span>. Celle-ci ne comprend que les substances qui provoquent souvent \u00e0 tr\u00e8s souvent (1% \u00e0 &gt;10%) une constipation. En principe, la constipation peut \u00e9galement \u00eatre provoqu\u00e9e par presque tous les m\u00e9dicaments, comme la diarrh\u00e9e.<\/p>\n\n<p>Les opiac\u00e9s et les antid\u00e9presseurs tricycliques ainsi que les anticholinergiques sont consid\u00e9r\u00e9s comme les d\u00e9clencheurs les plus puissants de la constipation [27]. L&#8217;effet optimis\u00e9 des opiac\u00e9s pose souvent des probl\u00e8mes en clinique, en particulier chez les patients atteints de tumeurs. Aux \u00c9tats-Unis, le &#8220;Narcotic Bowel Syndrome&#8221; est devenu une entit\u00e9 pour laquelle il existe des sp\u00e9cialistes [28\u2009\u201332].<\/p>\n\n<h2 id=\"\" class=\"wp-block-heading\">\u00a0<\/h2>\n\n<h2 id=\"-2\" class=\"wp-block-heading\"><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-16986 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 879px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 879\/774;height: 352px; width: 400px;\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/tab3_hp8_s10.png\" alt=\"\" width=\"879\" height=\"774\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/tab3_hp8_s10.png 879w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/tab3_hp8_s10-800x704.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/tab3_hp8_s10-120x106.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/tab3_hp8_s10-90x79.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/tab3_hp8_s10-320x282.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/tab3_hp8_s10-560x493.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 879px) 100vw, 879px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/h2>\n\n<h2 id=\"-3\" class=\"wp-block-heading\">\u00a0<\/h2>\n\n<h2 id=\"resume\" class=\"wp-block-heading\">R\u00e9sum\u00e9<\/h2>\n\n<p>La diarrh\u00e9e, les naus\u00e9es et la constipation font partie des effets secondaires les plus fr\u00e9quents des m\u00e9dicaments en gastro-ent\u00e9rologie. Une anamn\u00e8se m\u00e9dicamenteuse est donc essentielle pour les sympt\u00f4mes mentionn\u00e9s. Il faut privil\u00e9gier un changement de traitement plut\u00f4t qu&#8217;un traitement symptomatique des effets secondaires. Les antibiotiques et le magn\u00e9sium sont des d\u00e9clencheurs tr\u00e8s fr\u00e9quents de diarrh\u00e9e, mais les IPP ou la metformine le sont \u00e9galement. L&#8217;effet n\u00e9faste des AINS sur l&#8217;intestin est souvent sous-estim\u00e9 \u00e0 l&#8217;\u00e9poque de la co-m\u00e9dication par IPP. Cependant, les IPP ne prot\u00e8gent que l&#8217;estomac contre les ulc\u00e9rations. 24% de tous les m\u00e9dicaments non antibiotiques modifient le microbiome et peuvent ainsi contribuer \u00e0 des modifications de la motilit\u00e9 et du comportement des selles. Les m\u00e9dicaments proprement dits ne sont pas toujours le probl\u00e8me : les additifs ou les substances associ\u00e9es (lactose) doivent \u00eatre pris en compte dans l&#8217;anamn\u00e8se. Le SIBO est peut-\u00eatre plus fr\u00e9quent qu&#8217;on ne le pense, et l&#8217;administration de probiotiques peut probablement r\u00e9duire le risque apr\u00e8s une <em>infection \u00e0 Clostridioides difficile<\/em>.<\/p>\n\n<h2 id=\"messages-take-home\" class=\"wp-block-heading\">Messages Take-Home<\/h2>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>La diarrh\u00e9e, les naus\u00e9es et la constipation font partie des effets secondaires les plus fr\u00e9quents des m\u00e9dicaments en gastro-ent\u00e9rologie. Une anamn\u00e8se m\u00e9dicamenteuse doit toujours \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e en cas de r\u00e9apparition de ces sympt\u00f4mes.<\/li>\n\n\n\n<li>Un changement de traitement doit toujours \u00eatre envisag\u00e9 comme une possibilit\u00e9.<\/li>\n\n\n\n<li>Celle-ci est meilleure et plus judicieuse qu&#8217;un traitement symptomatique des effets secondaires.<\/li>\n\n\n\n<li>Les antibiotiques et le magn\u00e9sium, ainsi que les IPP et la metformine, sont des d\u00e9clencheurs fr\u00e9quents de DID.<\/li>\n\n\n\n<li>Les substances d&#8217;accompagnement ou de remplissage, telles que le lactose, et non le produit pharmaceutique lui-m\u00eame, peuvent \u00e9galement provoquer des effets secondaires.<\/li>\n\n\n\n<li>L&#8217;effet n\u00e9faste des AINS sur l&#8217;intestin gr\u00eale et le c\u00f4lon est souvent sous-estim\u00e9 \u00e0 l&#8217;\u00e9poque de la co-m\u00e9dication par IPP.<\/li>\n\n\n\n<li>La constipation en tant qu&#8217;effet secondaire d&#8217;un m\u00e9dicament peut avoir un impact important sur la qualit\u00e9 de vie et doit toujours \u00eatre prise au s\u00e9rieux.<\/li>\n\n\n\n<li>Saccharomyces boulardii peut pr\u00e9venir la colite clostridienne associ\u00e9e aux antibiotiques dans environ la moiti\u00e9 des cas et devrait \u00eatre utilis\u00e9 chez les patients \u00e0 risque.<\/li>\n<\/ul>\n\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Philip NA, Ahmed N, Pitchumoni CS : Spectrum of Drug-induced Chronic Diarrhea. J Clin Gastroenterol 2017 ; 51(2) : 111-117.<\/li>\n\n\n\n<li>Hum SW, et al : \u00c9v\u00e9nements ind\u00e9sirables des antibiotiques utilis\u00e9s pour traiter l&#8217;otite moyenne aigu\u00eb chez les enfants : une m\u00e9ta-analyse syst\u00e9matique. J Pediatr 2019 ; 215 : 139-143 e7.<\/li>\n\n\n\n<li>Garrison SR, et al : Magnesium for skeletal muscle cramps. Cochrane Database Syst Rev 2020 ; 9 : CD009402.<\/li>\n\n\n\n<li>Alsalimy N, Madi L, Awaisu A. : Efficacit\u00e9 et s\u00e9curit\u00e9 des laxatifs pour la constipation chronique dans les environnements de soins de longue dur\u00e9e : une revue syst\u00e9matique. J Clin Pharm Ther 2018 ; 43(5) : 595-605.<\/li>\n\n\n\n<li>Petticrew M, Watt I, Brand M. : Quel est le &#8220;meilleur achat&#8221; pour le traitement de la constipation ? Results of a systematic review of the efficacy and comparative efficacy of laxatives in the elderly. Br J Gen Pract 1999 ; 49(442) : 387-393.<\/li>\n\n\n\n<li>Bril S, Shoham Y, Marcus J. : Le &#8216;myst\u00e8re&#8217; de la diarrh\u00e9e induite par les opio\u00efdes. Pain Res Manag 2011 ; 16(3) : 197-199.<\/li>\n\n\n\n<li>Maier L, et al : Impact extensif des m\u00e9dicaments non antibiotiques sur les bact\u00e9ries gut humaines. Nature 2018 ; 555(7698) : 623-628.<\/li>\n\n\n\n<li>Ma H, et al : L&#8217;administration combin\u00e9e d&#8217;antibiotiques augmente l&#8217;incidence de la diarrh\u00e9e associ\u00e9e aux antibiotiques chez les patients atteints de maladies graves. Infect Drug Resist 2019 ; 12 : 1047-1054.<\/li>\n\n\n\n<li>Messacar K : Narrow-spectrum, compar\u00e9 \u00e0 broad-spectrum, antibiotiques tout aussi efficaces avec moins d&#8217;\u00e9v\u00e9nements ind\u00e9sirables. J Pediatr 2018 ; 196 : 324-327.<\/li>\n\n\n\n<li>Mittermayer H : Diarrh\u00e9e induite par les antibiotiques. Wien Med Wochenschr 1989 ; 139(9) : 202-206.<\/li>\n\n\n\n<li>Roehr B : Les antibiotiques sont responsables de 19% des visites dans les services d&#8217;urgence aux \u00c9tats-Unis pour des \u00e9v\u00e9nements ind\u00e9sirables. BMJ 2008 ; 337 : a1324.<\/li>\n\n\n\n<li>Wombwell E, et al. : The effect of Saccharomyces boulardii primary prevention on risk of Hospital Onset Clostridioides difficile infection in hospitalized patients administered antibiotics frequently associated with Clostridioides difficile infection. Clin Infect Dis 2020.<\/li>\n\n\n\n<li>Goldenberg JZ, Mertz D, Johnston BC : Probiotiques pour pr\u00e9venir les infections \u00e0 Clostridium difficile chez les patients recevant des antibiotiques. JAMA 2018 ; 320(5) : 499-500.<\/li>\n\n\n\n<li>Zackular JP et al : Le zinc alimentaire alt\u00e8re le microbiote et diminue la r\u00e9sistance \u00e0 l&#8217;infection par Clostridium difficile. Nat Med 2016 ; 22(11) : 1330-1334.<\/li>\n\n\n\n<li>Parkinson J, et al. : Application des techniques d&#8217;exploration et de visualisation des donn\u00e9es pour la pr\u00e9diction des naus\u00e9es induites par les m\u00e9dicaments chez l&#8217;homme. Toxicol Sci 2012 ; 126(1) : 275-284.<\/li>\n\n\n\n<li>Bytzer P, Hallas J : Sympt\u00f4mes induits par les m\u00e9dicaments de la dyspepsie et des naus\u00e9es fonctionnelles. Une analyse de sym\u00e9trie d&#8217;un million de prescriptions. Aliment Pharmacol Ther 2000 ; 14(11) : 1479-1484.<\/li>\n\n\n\n<li>Lacy BE, Parkman HP, Camilleri M. : Naus\u00e9es et vomissements chroniques : \u00e9valuation et traitement. Am J Gastroenterol 2018 ; 113(5) : 647-659.<\/li>\n\n\n\n<li>Andreyev HJN, et al : The FOCCUS study : a prospective evaluation of the frequency, severity and treatable causes of gastrointestinal symptoms during and after chemotherapy. Support Care Cancer 2021 ; 29(3) : 1443-1453.<\/li>\n\n\n\n<li>Hirschowitz BI : Minimiser le risque d&#8217;h\u00e9morragie digestive induite par les AINS. Cleve Clin J Med 1999 ; 66(9) : 524-527.<\/li>\n\n\n\n<li>Maiden L, et al. : A quantitative analysis of NSAID-induced small bowel pathology by capsule enteroscopy. Gastroenterology 2005 ; 128(5) : 1172-1178.<\/li>\n\n\n\n<li>Fujimori S, et al : Distribution des l\u00e9sions de la muqueuse du petit intestin suite \u00e0 l&#8217;administration d&#8217;AINS. Eur J Clin Invest 2010 ; 40(6) : 504-510.<\/li>\n\n\n\n<li>Fujimori S, et al. : Pr\u00e9vention des l\u00e9sions du petit intestin traditionnellement induites par les AINS : \u00e9tudes pr\u00e9liminaires r\u00e9centes utilisant l&#8217;endoscopie de la capsule. Digestion 2010 ; 82(3) : 167-172.<\/li>\n\n\n\n<li>Shibuya T, et al : L\u00e9sions muqueuses coliques associ\u00e9es \u00e0 l&#8217;administration \u00e0 long ou \u00e0 court terme de m\u00e9dicaments anti-inflammatoires non st\u00e9ro\u00efdiens. Colorectal Dis 2010 ; 12(11) : 1113-1121.<\/li>\n\n\n\n<li>Takeuchi K, et al : Pr\u00e9valence et m\u00e9canisme de la rechute clinique induite par les m\u00e9dicaments anti-inflammatoires non st\u00e9ro\u00efdiens chez les patients atteints de maladie inflammatoire de l&#8217;intestin. Clin Gastroenterol Hepatol 2006 ; 4(2) : 196-202.<\/li>\n\n\n\n<li>https:\/\/5f385573-02c2-4d44-bae0-195fc02c0ec5.filesusr.com\/ugd\/4cd18c_15f0fcbe982d4e549ff5667302c28aa5.pdf.<\/li>\n\n\n\n<li>Sandborn WJ, et al : Safety of celecoxib in patients with ulcerative colitis in remission : a randomized, placebo-controlled, pilot study. Clin Gastroenterol Hepatol 2006 ; 4(2) : 203-211.<\/li>\n\n\n\n<li>Wanitschke R, Goerg KJ, Loew D : Differential therapy of constipation&#8211;a review. Int J Clin Pharmacol Ther 2003 ; 41(1) : 14-21.<\/li>\n\n\n\n<li>Kong EL, Burns B. : Syndrome de l&#8217;intestin narcotique, dans StatPearls 2021 : Treasure Island (FL).<\/li>\n\n\n\n<li>Szigethy E, Schwartz M, Drossman D. : Narcotic bowel syndrome and opioid-induced constipation. Curr Gastroenterol Rep 2014 ; 16(10) : 410.<\/li>\n\n\n\n<li>Buckley JP, et al : Prevalence of chronic narcotic use among children with inflammatory bowel disease. Clin Gastroenterol Hepatol 2015 ; 13(2) : 310-315 e2.<\/li>\n\n\n\n<li>Azizi Z, Javid Anbardan S, Ebrahimi Daryani N : A review of the clinical manifestations, pathophysiology and management of opioid bowel dysfunction and narcotic bowel syndrome. 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