{"id":328304,"date":"2021-08-09T19:10:02","date_gmt":"2021-08-09T17:10:02","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/dans-le-cancer-du-poumon-nsclc-linhibition-des-points-de-controle-augmente-les-chances-de-guerison-apres-radiochimiotherapie\/"},"modified":"2021-08-09T19:10:02","modified_gmt":"2021-08-09T17:10:02","slug":"dans-le-cancer-du-poumon-nsclc-linhibition-des-points-de-controle-augmente-les-chances-de-guerison-apres-radiochimiotherapie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/dans-le-cancer-du-poumon-nsclc-linhibition-des-points-de-controle-augmente-les-chances-de-guerison-apres-radiochimiotherapie\/","title":{"rendered":"Dans le cancer du poumon (NSCLC), l&#8217;inhibition des points de contr\u00f4le augmente les chances de gu\u00e9rison apr\u00e8s radiochimioth\u00e9rapie"},"content":{"rendered":"<p>Les donn\u00e9es \u00e0 5 ans de l&#8217;\u00e9tude PACIFIC [1], r\u00e9cemment publi\u00e9es, montrent une am\u00e9lioration significative et durable de la survie des patients atteints d&#8217;un cancer du poumon inop\u00e9rable (NSCLC de stade III), d&#8217;une dur\u00e9e m\u00e9diane d&#8217;un an et demi, lorsqu&#8217;ils re\u00e7oivent le durvalumab, un m\u00e9dicament immunomodulateur appel\u00e9 inhibiteur de point de contr\u00f4le, apr\u00e8s un traitement pr\u00e9alable par radiochimioth\u00e9rapie. Cette approche \u00e9tablit d\u00e9finitivement un nouveau standard pour le cancer du poumon non \u00e0 petites cellules avanc\u00e9 et donne un nouvel espoir aux patients atteints de cette grave maladie.<\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p><span style=\"color:rgb(34, 34, 34); font-family:helvetica neue; font-size:10pt\">De nombreuses personnes meurent chaque ann\u00e9e d&#8217;un cancer du poumon. Chez les patients atteints d&#8217;un cancer bronchique non \u00e0 petites cellules (NSCLC) avanc\u00e9 au stade III, qui ne peut pas \u00eatre trait\u00e9 par chirurgie, il reste n\u00e9anmoins de bonnes possibilit\u00e9s de ralentir au moins nettement la progression de la maladie ; des gu\u00e9risons sont \u00e9galement encore possibles. Dans ce contexte, la radioth\u00e9rapie dite d\u00e9finitive seule joue un r\u00f4le important, car les techniques les plus modernes permettent de prendre en compte la mobilit\u00e9 respiratoire et, au cours du traitement, la r\u00e9ponse de la tumeur \u00e0 l&#8217;irradiation ou la diminution du volume tumoral, et d&#8217;adapter le traitement. Cela permet de s&#8217;assurer que la tumeur est toujours irradi\u00e9e \u00e0 la dose maximale, tout en pr\u00e9servant au mieux les tissus sains environnants. Souvent, la radioth\u00e9rapie est associ\u00e9e \u00e0 une chimioth\u00e9rapie. La radioth\u00e9rapie a ici un double effet positif : d&#8217;une part, elle d\u00e9truit elle-m\u00eame le tissu tumoral et, d&#8217;autre part, elle augmente la r\u00e9ponse des cellules canc\u00e9reuses \u00e0 la chimioth\u00e9rapie ou \u00e0 l&#8217;immunoth\u00e9rapie.&nbsp;&nbsp;<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:rgb(34, 34, 34); font-family:helvetica neue; font-size:10pt\">Il y a quelques ann\u00e9es, l&#8217;\u00e9tude PACIFIC [2] a fait parler d&#8217;elle en montrant que la survie sans progression des patients apr\u00e8s une radiochimioth\u00e9rapie combin\u00e9e \u00e9tait significativement am\u00e9lior\u00e9e par une immunoth\u00e9rapie subs\u00e9quente avec le durvalumab, un inhibiteur de point de contr\u00f4le. Cette \u00e9tude prospective de phase III, randomis\u00e9e en double aveugle et contr\u00f4l\u00e9e par placebo, a inclus 713 patients atteints de NSCLC de stade III localement avanc\u00e9 et inop\u00e9rable (sans progression apr\u00e8s une radiochimioth\u00e9rapie d\u00e9finitive d&#8217;au moins deux cycles). 1-42 jours apr\u00e8s la radiochimioth\u00e9rapie, 476 patients ont re\u00e7u durvalumab i.v. et 237 un placebo pendant 12 mois (randomisation 2 : 1). Par rapport au placebo, durvalumab a prolong\u00e9 la survie globale de 32 % et la survie sans progression de 48 %, tout en pr\u00e9sentant un profil de s\u00e9curit\u00e9 acceptable. Suite \u00e0 ces r\u00e9sultats, le durvalumab (selon le r\u00e9gime PACIFIC) a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli comme standard pour le NSCLC de stade III non op\u00e9rable apr\u00e8s radiochimioth\u00e9rapie.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:rgb(34, 34, 34); font-family:helvetica neue; font-size:10pt\">Aujourd&#8217;hui, cinq ans apr\u00e8s la randomisation du dernier patient de l&#8217;\u00e9tude PACIFIC, une analyse actualis\u00e9e des donn\u00e9es de survie a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e [1] : Elle a confirm\u00e9 un avantage durable en termes de survie et d&#8217;absence de progression : 42,9% des patients sous durvalumab \u00e9taient encore en vie apr\u00e8s cinq ans (contre 33,4% sous placebo) ; environ un tiers d&#8217;entre eux n&#8217;ont pas connu de progression de la tumeur (contre 19% sous placebo). Globalement, le durvalumab a r\u00e9duit le risque de mortalit\u00e9 de 31 % (HR 0,69) ; \u00e0 12, 24 et 36 mois, les taux de survie avec le durvalumab \u00e9taient respectivement de 83,1 %, 66,3 % et 57,0 %, contre 74,6 %, 55,3 % et 43,5 % avec le placebo. Le durvalumab a fait passer la dur\u00e9e m\u00e9diane de survie de 29,1 \u00e0 47,5 mois. Daniel Zips, radio-oncologue au CCC de T\u00fcbingen-Stuttgart, explique que &#8220;ce sont 18 mois de plus, ces r\u00e9sultats \u00e9tablissent de tout nouveaux rep\u00e8res dans ce setting&#8221;. &#8220;De tels r\u00e9sultats th\u00e9rapeutiques pour un cancer aussi fr\u00e9quent et souvent difficile \u00e0 traiter constituent un \u00e9norme progr\u00e8s sur le plan clinique. Non seulement la r\u00e9mission est maintenue beaucoup plus longtemps qu&#8217;auparavant, mais de nouvelles perspectives de gu\u00e9rison sont cr\u00e9\u00e9es&#8221;. L&#8217;expert voit ici un changement de paradigme dans le traitement du cancer du poumon avanc\u00e9 et soup\u00e7onne un effet de classe des inhibiteurs de points de contr\u00f4le. La radioth\u00e9rapie reste un pilier important de cette approche. &#8220;C&#8217;est la radioth\u00e9rapie qui rend les cellules tumorales particuli\u00e8rement sensibles \u00e0 l&#8217;anticorps et c&#8217;est donc un \u00e9l\u00e9ment indispensable de la nouvelle norme th\u00e9rapeutique&#8221;.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:rgb(34, 34, 34); font-family:helvetica neue; font-size:10pt\">Pour le traitement par durvalumab, un test PD-L1 de la tumeur est n\u00e9cessaire. PD-L1 (&#8220;pro-grammed death-ligand 1&#8221;) est un biomarqueur ou une prot\u00e9ine pr\u00e9sente \u00e0 la surface des cellules qui inhibe le durvalumab. Le test peut \u00eatre r\u00e9alis\u00e9 sur des tissus tumoraux avec une technique de coloration simple, pratiquement dans n&#8217;importe quel laboratoire d&#8217;histologie. Il n&#8217;\u00e9tait pas encore prescrit dans l&#8217;\u00e9tude et n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 au pr\u00e9alable chez 37 % des participants \u00e0 l&#8217;\u00e9tude. &#8220;Cela avait m\u00eame dilu\u00e9 le r\u00e9sultat positif de l&#8217;\u00e9tude, car l&#8217;analyse post-hoc des donn\u00e9es a montr\u00e9 que le traitement \u00e9tait encore plus efficace chez les patients PD-L1 positifs, mais qu&#8217;il \u00e9tait \u00e0 peine efficace chez les patients PD-L1 n\u00e9gatifs&#8221;. L&#8217;autorisation de mise sur le march\u00e9 de Durvalumab pr\u00e9voit le test PD-L1 avant l&#8217;initiation du traitement. La radiochimioth\u00e9rapie plus l&#8217;administration de durvalumab est d\u00e9sormais \u00e9tudi\u00e9e \u00e0 des stades tumoraux plus pr\u00e9coces [3].<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:rgb(34, 34, 34); font-family:helvetica neue; font-size:10pt\"><strong>Litt\u00e9rature<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:rgb(34, 34, 34); font-family:helvetica neue; font-size:10pt\"><span style=\"font-size:12px\">[1] de Wit M, Spigel DR, Faivre-Finn C et al. Donn\u00e9es de survie \u00e0 5 ans de durvalumab apr\u00e8s chimioradioth\u00e9rapie dans le cadre d&#8217;un NSCLC de stade III inop\u00e9rable &#8211; une mise \u00e0 jour de l&#8217;\u00e9tude PACIFIC.  <\/span><\/span><span style=\"font-size:12px\"><span style=\"color:rgb(34, 34, 34); font-family:helvetica neue\">2021<br \/>\n[2] Antonia SJ, Villegas A, Daniel D et al. Durvalumab apr\u00e8s chimioradioth\u00e9rapie dans le cancer du poumon non \u00e0 petites cellules de stade III. N Engl J Med 2017 ; 377 (20) : 1919-29<br \/>\n[3] Melillo G, Chand V, Yovine A, Gupta A, Massacesi C. Curative-intent treatment with durvalumab in early-stage cancers.  <\/span><span style=\"color:rgb(34, 34, 34); font-family:helvetica neue\">Adv Ther 2021 ; 38 : 2759-78&nbsp;&nbsp;<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1007\/s12325-021-01675-0\" style=\"color: rgb(5, 99, 193);\" target=\"_new\" rel=\"noopener\"><br \/>\n  <span style=\"color:rgb(27, 123, 69)\">https:\/\/doi.org\/10.1007\/s12325-021-01675-0<\/span><br \/>\n<\/a><\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color:rgb(34, 34, 34); font-family:helvetica neue; font-size:10pt\">Source : Soci\u00e9t\u00e9 allemande de radio-oncologie (Deutsche Gesellschaft f\u00fcr Radioonkologie e. V.)<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les donn\u00e9es \u00e0 5 ans de l&#8217;\u00e9tude PACIFIC [1], r\u00e9cemment publi\u00e9es, montrent une am\u00e9lioration significative et durable de la survie des patients atteints d&#8217;un cancer du poumon inop\u00e9rable (NSCLC de&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":12,"featured_media":110412,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Cancer du poumon avanc\u00e9 non \u00e0 petites cellules","footnotes":""},"category":[11477,11549],"tags":[],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-328304","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-pneumologie-fr","category-rx-fr","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-05-07 08:24:45","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":328309,"slug":"linibizione-del-checkpoint-aumenta-le-probabilita-di-guarigione-dopo-la-radiochemioterapia-per-il-tumore-al-polmone-nsclc","post_title":"L'inibizione del checkpoint aumenta le probabilit\u00e0 di guarigione dopo la radiochemioterapia per il tumore al polmone (NSCLC)","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/linibizione-del-checkpoint-aumenta-le-probabilita-di-guarigione-dopo-la-radiochemioterapia-per-il-tumore-al-polmone-nsclc\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":328315,"slug":"a-inibicao-do-ponto-de-controlo-aumenta-as-possibilidades-de-cura-apos-radiochemoterapia-para-o-cancro-do-pulmao-nsclc","post_title":"A inibi\u00e7\u00e3o do ponto de controlo aumenta as possibilidades de cura ap\u00f3s radiochemoterapia para o cancro do pulm\u00e3o (NSCLC)","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/a-inibicao-do-ponto-de-controlo-aumenta-as-possibilidades-de-cura-apos-radiochemoterapia-para-o-cancro-do-pulmao-nsclc\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":328320,"slug":"la-inhibicion-de-los-puntos-de-control-aumenta-las-posibilidades-de-curacion-tras-la-radioquimioterapia-del-cancer-de-pulmon-cpnm","post_title":"La inhibici\u00f3n de los puntos de control aumenta las posibilidades de curaci\u00f3n tras la radioquimioterapia del c\u00e1ncer de pulm\u00f3n (CPNM)","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/la-inhibicion-de-los-puntos-de-control-aumenta-las-posibilidades-de-curacion-tras-la-radioquimioterapia-del-cancer-de-pulmon-cpnm\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/328304","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/12"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=328304"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/328304\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/110412"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=328304"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=328304"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=328304"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=328304"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}