{"id":328352,"date":"2021-08-06T01:00:00","date_gmt":"2021-08-05T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/risque-de-grossesse\/"},"modified":"2021-08-06T01:00:00","modified_gmt":"2021-08-05T23:00:00","slug":"risque-de-grossesse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/risque-de-grossesse\/","title":{"rendered":"Risque de grossesse"},"content":{"rendered":"<p><strong>On sait depuis quelques ann\u00e9es que les femmes atteintes de polyarthrite rhumato\u00efde (PR) et de lupus \u00e9ryth\u00e9mateux diss\u00e9min\u00e9 (LED) ont moins d&#8217;enfants qu&#8217;elles ne le souhaiteraient, par rapport aux femmes de la population normale. Plusieurs \u00e9tudes se sont r\u00e9cemment pench\u00e9es sur cette situation et ont examin\u00e9 les raisons exactes de cette situation et les options disponibles pour les patientes qui souhaitent avoir un enfant.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Dans le cas de la polyarthrite rhumato\u00efde, l&#8217;infertilit\u00e9 est de 25% (contre 16% pour la population normale) et la sous-fertilit\u00e9, d\u00e9finie par un d\u00e9lai de &gt;1 an avant une conception souhait\u00e9e, est \u00e9galement deux fois plus \u00e9lev\u00e9e (40% contre 20%). Il existe des associations avec la prise de cortisone, d&#8217;AINS, mais surtout avec une activit\u00e9 plus importante de la maladie, a expliqu\u00e9 le Dr Rebecca Fischer-Betz, polyclinique de rhumatologie, responsable du service ambulatoire de grossesse, h\u00f4pital universitaire de D\u00fcsseldorf (D) [1]. En revanche, les patientes atteintes de lupus n&#8217;auraient pas de risque accru d&#8217;infertilit\u00e9, mais auraient plus souvent des grossesses non r\u00e9ussies, surtout les femmes ayant des anticorps antiphospholipides.<\/p>\n<p>Une \u00e9tude de 2018 [2] a compar\u00e9 les taux de grossesse et le d\u00e9lai avant la grossesse (time to pregnancy, TTP) chez des femmes atteintes de PR (n=180) et de LED (n=53) en utilisant le registre norv\u00e9gien des grossesses. Comme on pouvait s&#8217;y attendre, l&#8217;\u00e2ge au diagnostic \u00e9tait plus bas chez les patientes atteintes de lupus, mais l&#8217;\u00e2ge \u00e0 l&#8217;inclusion dans le registre \u00e9tait comparable. Les patientes atteintes de lupus \u00e9taient l\u00e9g\u00e8rement plus nombreuses \u00e0 avoir une maladie peu active et elles prenaient plus souvent de la cortisone, bien que cela ne soit pas significatif. Cependant, il s&#8217;est av\u00e9r\u00e9 que les femmes atteintes de lupus \u00e9taient significativement plus susceptibles de tomber enceintes que les patientes atteintes de PR (ratio 1,91 ; IC \u00e0 95% 1,27-2,88 ; p=0,002), et qu&#8217;elles tombaient \u00e9galement enceintes dans un d\u00e9lai m\u00e9dian beaucoup plus court (3,0 vs. 7,0 mois ; p=0,001).<\/p>\n<p>Les auteurs ont ensuite analys\u00e9 les facteurs qui jouent un r\u00f4le : Dans le cas de la PR, comme on pouvait s&#8217;y attendre, l&#8217;\u00e2ge avanc\u00e9, la prise r\u00e9guli\u00e8re d&#8217;AINS et une moins bonne qualit\u00e9 de vie physique avaient un effet n\u00e9gatif sur le taux de grossesse et le PTT. Les patientes atteintes de LED qui n&#8217;ont pas r\u00e9ussi \u00e0 tomber enceinte avaient globalement une moins bonne qualit\u00e9 de vie que celles qui sont tomb\u00e9es enceintes. Le Dr Fischer-Betz conseille d&#8217;en tenir compte lors de la consultation, notamment en vue d&#8217;un r\u00e9glage optimal du traitement m\u00e9dicamenteux.<\/p>\n<h2 id=\"il-6-associee-a-la-subfertilite\">IL-6 associ\u00e9e \u00e0 la subfertilit\u00e9<\/h2>\n<p>Une deuxi\u00e8me \u00e9tude sur la fertilit\u00e9, r\u00e9alis\u00e9e aux Pays-Bas, se r\u00e9f\u00e8re essentiellement \u00e0 l&#8217;\u00e9tude PARA*, d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9e il y a 10 ans, qui portait sur l&#8217;activit\u00e9 de la maladie dans la PR pendant la grossesse [3]. Ici, il y avait des \u00e9chantillons de retour d&#8217;une partie des femmes. Les auteurs se sont demand\u00e9 si des taux \u00e9lev\u00e9s d&#8217;interleukine-6 (IL-6) pouvaient \u00e9ventuellement avoir un effet n\u00e9gatif sur la survenue d&#8217;une grossesse. Dans la population normale, des taux \u00e9lev\u00e9s d&#8217;IL-6 (et dans une moindre mesure de TNF\u03b1) sont d\u00e9crits en cas de troubles de la fertilit\u00e9, par exemple en cas d&#8217;endom\u00e9triose.<\/p>\n<p><span style=\"font-size:11px\"><em>* Amelioration de la PR induite par la grossesse<\/em><\/span><br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p>Dans les \u00e9chantillons de retour, les niveaux de cytokines ont \u00e9t\u00e9 analys\u00e9s chez des femmes atteintes de PR et souhaitant avoir un enfant, dont le s\u00e9rum pr\u00e9-conceptionnel \u00e9tait disponible et qui avaient finalement r\u00e9ussi \u00e0 obtenir une grossesse et \u00e0 donner naissance \u00e0 un enfant. 61 des 373 patientes initiales de la cohorte PARA ont pu \u00eatre incluses dans cette analyse. En comparant les femmes qui ont eu besoin de &lt;1 an pour tomber enceintes (n=42) avec celles dont le TTP &gt;1 an (n=19), il n&#8217;y avait pas de diff\u00e9rences significatives, \u00e0 l&#8217;exception de la prise de cortisone, qui a \u00e9galement eu un effet n\u00e9gatif sur le TTP. En outre, des niveaux \u00e9lev\u00e9s d&#8217;IL-6 (mais pas de TNF\u03b1) \u00e9taient associ\u00e9s \u00e0 la subfertilit\u00e9, ind\u00e9pendamment de l&#8217;activit\u00e9 de la PR et de la m\u00e9dication <span style=\"font-family:franklin gothic demi\">(Fig.&nbsp;1) <\/span>.  <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-16878\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/abb1_sg1_s16.png\" style=\"height:516px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"946\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les auteurs de l&#8217;\u00e9tude concluent donc qu&#8217;il est possible que des niveaux \u00e9lev\u00e9s d&#8217;IL-6 contribuent au fait que les femmes atteintes de PR sont plus souvent sous-fertiles et qu&#8217;il y a peut-\u00eatre l\u00e0 une raison d&#8217;influencer cette voie de signalisation avant la conception. Cependant, il n&#8217;existe pas beaucoup de donn\u00e9es concernant la s\u00e9curit\u00e9 des inhibiteurs de l&#8217;IL-6 pendant la grossesse ou en cas de d\u00e9sir de grossesse, c&#8217;est pourquoi les auteurs discutent \u00e9galement de la possibilit\u00e9 d&#8217;utiliser \u00e9ventuellement des bloqueurs du TNF\u03b1 si les femmes ne tombent pas enceintes. Le Dr Fischer-Betz a fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 une petite \u00e9tude men\u00e9e au Japon qui a montr\u00e9 que les patientes atteintes de PR qui suivent un traitement par inhibiteur du TNF\u03b1 tombent enceintes un peu plus vite que les femmes qui ne prennent pas de bloqueur du TNF\u03b1. Les taux d&#8217;IL-6 \u00e9tant peu pratiques \u00e0 d\u00e9terminer en routine, les auteurs ont sugg\u00e9r\u00e9 que l&#8217;augmentation de la CRP pourrait \u00e9galement \u00eatre pr\u00e9dictive d&#8217;un PTT prolong\u00e9.<\/p>\n<h2 id=\"risque-eleve-de-poussees-post-partum\">Risque \u00e9lev\u00e9 de pouss\u00e9es post-partum<\/h2>\n<p>Environ 50 \u00e0 75% des patientes atteintes de PR voient leur activit\u00e9 s&#8217;am\u00e9liorer pendant la grossesse (bien qu&#8217;il n&#8217;y ait pas beaucoup d&#8217;\u00e9tudes prospectives \u00e0 ce sujet). Cependant, la fr\u00e9quence des pouss\u00e9es apr\u00e8s l&#8217;accouchement est nettement plus \u00e9lev\u00e9e. Dans une m\u00e9ta-analyse publi\u00e9e en 2019 [4], les auteurs ont cherch\u00e9 \u00e0 savoir dans quelles \u00e9tudes prospectives l&#8217;activit\u00e9 de la maladie diminuait. Les \u00e9tudes examin\u00e9es \u00e9taient celles qui incluaient au moins 5 patientes par \u00e9tude et dans lesquelles les auteurs utilisaient un instrument objectif (syst\u00e8me de scoring) pour mesurer l&#8217;activit\u00e9 de la maladie. Seules 10 \u00e9tudes totalisant 237 patientes ont \u00e9t\u00e9 incluses dans la m\u00e9ta-analyse selon ces crit\u00e8res. Des donn\u00e9es pr\u00e9natales \u00e9taient disponibles pour 204 d&#8217;entre elles et des donn\u00e9es sur l&#8217;activit\u00e9 de la maladie post-partum \u00e9taient disponibles pour 135 grossesses.<\/p>\n<p>En moyenne, les \u00e9tudes ont montr\u00e9 une am\u00e9lioration pendant la grossesse chez 60% des femmes et une aggravation post-partum chez 47% d&#8217;entre elles, bien qu&#8217;une grande partie des patientes aient repris un traitement apr\u00e8s l&#8217;accouchement. Fischer-Betz, les r\u00e9sultats varient toutefois consid\u00e9rablement d&#8217;une \u00e9tude \u00e0 l&#8217;autre. En fin de compte, cela montre aussi combien peu d&#8217;\u00e9tudes de qualit\u00e9 existent sur ce sujet, conclut-elle. Il manquerait \u00e9galement des \u00e9tudes qui tiennent compte de l&#8217;\u00e9volution des approches th\u00e9rapeutiques actuelles. Par exemple, peu de patientes ayant re\u00e7u un traitement biologique auraient \u00e9t\u00e9 incluses.<\/p>\n<h2 id=\"les-patientes-spa-moins-a-risque\">Les patientes SpA moins \u00e0 risque<\/h2>\n<p>Une autre \u00e9tude s&#8217;est int\u00e9ress\u00e9e aux complications de la grossesse chez les femmes atteintes de polyarthrite rhumato\u00efde et de spondyloarthrite (SpA), en utilisant les donn\u00e9es d&#8217;un registre canadien des naissances de 2005 \u00e0 2014 [5]. L&#8217;\u00e9tude a compar\u00e9 l&#8217;\u00e9volution de la grossesse de femmes atteintes de PR (n=631), sans arthrite inflammatoire (IA, n=308 989) et de SpA, y compris le psoA (n=2461). Il en r\u00e9sulte que les femmes atteintes de PR ou de SpA avaient tendance \u00e0 vivre dans des zones rurales au moment de l&#8217;accouchement et \u00e9taient significativement plus susceptibles d&#8217;avoir des comorbidit\u00e9s, notamment des maladies de la thyro\u00efde, de l&#8217;hypertension et du diab\u00e8te.<\/p>\n<p>Il est int\u00e9ressant de noter que cette \u00e9tude a montr\u00e9 que les femmes atteintes de polyarthrite rhumato\u00efde ont un risque significativement plus \u00e9lev\u00e9 de d\u00e9velopper toutes les complications de la grossesse par rapport aux femmes de la population normale, mais que les femmes atteintes de spondyloarthrite ne pr\u00e9sentent pas ce risque accru.<span style=\"font-family:franklin gothic demi\"> (Tab.1). <\/span>Une diff\u00e9rence significative a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e en ce qui concerne le traitement : Les femmes atteintes de PR prenaient, comme on pouvait s&#8217;y attendre, plus de cortisone, d&#8217;AINS, d&#8217;antipalud\u00e9ens et de DMARD.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-16879 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/tab1_sg1_s18.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/628;height:343px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"628\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le Dr Fischer-Betz a conclu en soulignant que les registres ne permettent pas de conna\u00eetre les effets de l&#8217;activit\u00e9 ou du traitement. &#8220;Mais je pense que l&#8217;on peut conclure ici aussi que l&#8217;on devrait par exemple envisager une prophylaxie de la pr\u00e9-\u00e9clampsie, comme nous le recommandons pour le lupus avec l&#8217;aspirine, \u00e9galement chez les femmes atteintes de PR, en tout cas si ces femmes pr\u00e9sentent \u00e9galement d&#8217;autres facteurs de risque comme le diab\u00e8te ou l&#8217;hypertension&#8221;.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>Les femmes atteintes de lupus et souhaitant avoir un enfant sont plus susceptibles de r\u00e9ussir \u00e0 concevoir que les femmes atteintes de PR. Ils ont \u00e9galement un d\u00e9lai de conception plus court.<\/li>\n<li>Un \u00e2ge maternel plus \u00e9lev\u00e9, la prise r\u00e9guli\u00e8re d&#8217;AINS et une moins bonne qualit\u00e9 de vie physique prolongent le PTT.<\/li>\n<li>Pendant la grossesse, plus de la moiti\u00e9 des patientes atteintes de PR ont connu une am\u00e9lioration, mais l&#8217;autre moiti\u00e9 a connu une activit\u00e9 permanente ou m\u00eame une aggravation, par exemple en raison d&#8217;une r\u00e9duction du traitement.<\/li>\n<li>Il existe un risque \u00e9lev\u00e9 de pouss\u00e9es post-partum.<\/li>\n<li>Les femmes atteintes de PR, tout comme les patientes atteintes de lupus, pr\u00e9sentent \u00e9galement un risque significativement plus \u00e9lev\u00e9 de complications li\u00e9es \u00e0 la grossesse.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Congr\u00e8s : Mise \u00e0 jour rhumatisme 2021 (en ligne)<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Sources :<\/p>\n<ol>\n<li>Hot Topic : Grossesse &amp; Rhumatisme, Mise \u00e0 jour rhumatisme 2021 (en ligne), 12.03.2021<\/li>\n<li>G\u00f6teskam Skorpen C, et al : Les femmes atteintes de lupus \u00e9ryth\u00e9mateux diss\u00e9min\u00e9 tombent plus facilement enceintes que les femmes atteintes d&#8217;arthrite rhumato\u00efde. Rheumatology (Oxford) 2018 ; 57(6) : 1072-1079.<\/li>\n<li>Bongenaar M, et al : IL-6 but Not TNF\u03b1 Levels Are Associated With Time to Pregnancy in Female Rheumatoid Arthritis Patients With a Wish to Conceive. Front Pharmacol 2020 ; 11 : 604866.<\/li>\n<li>Jethwa H, et al : Does Rheumatoid Arthritis Really Improve During Pregnancy ? A Systematic Review and Metaanalysis. J Rheumatol 2019 ; 46(3) : 245-250.<\/li>\n<li>Keeling SO, et al : A Population-level Analysis of the Differing Effects of Rheumatoid Arthritis and Spondyloarthritis on Peripartum Outcomes. J Rheumatol. 2020 ; 47(2) : 197-203.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo DOULEUR &amp; GERIATRIE 2021 ; 3(1) : 16-18 (publi\u00e9 le 2.7.21, ahead of print)<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On sait depuis quelques ann\u00e9es que les femmes atteintes de polyarthrite rhumato\u00efde (PR) et de lupus \u00e9ryth\u00e9mateux diss\u00e9min\u00e9 (LED) ont moins d&#8217;enfants qu&#8217;elles ne le souhaiteraient, par rapport aux femmes&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":110052,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Fertilit\u00e9 et rhumatisme","footnotes":""},"category":[11527,11422,11315,11535,11505,11549],"tags":[17579,15213,14044,14272,13773],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-328352","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-etudes","category-gynecologie","category-medecine-interne-generale","category-rapports-de-congres","category-rhumatologie","category-rx-fr","tag-ains","tag-grossesse","tag-lupus-fr","tag-polyarthrite-rhumatoide","tag-rhumatisme","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-14 13:53:18","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":328360,"slug":"rischio-di-gravidanza","post_title":"Rischio di gravidanza","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/rischio-di-gravidanza\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":328370,"slug":"risco-de-gravidez","post_title":"Risco de gravidez","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/risco-de-gravidez\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":328381,"slug":"riesgo-de-embarazo","post_title":"Riesgo de embarazo","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/riesgo-de-embarazo\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/328352","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=328352"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/328352\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/110052"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=328352"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=328352"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=328352"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=328352"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}