{"id":328982,"date":"2021-05-17T12:00:00","date_gmt":"2021-05-17T10:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/troubles-respiratoires-du-sommeil-clinique-diagnostic-et-traitement-2\/"},"modified":"2023-01-12T13:47:03","modified_gmt":"2023-01-12T12:47:03","slug":"troubles-respiratoires-du-sommeil-clinique-diagnostic-et-traitement-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/troubles-respiratoires-du-sommeil-clinique-diagnostic-et-traitement-2\/","title":{"rendered":"Troubles respiratoires du sommeil &#8211; Clinique, diagnostic et traitement"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Les troubles respiratoires li\u00e9s au sommeil sont fr\u00e9quents. Le syndrome d&#8217;apn\u00e9es obstructives du sommeil (SAOS) est une maladie tr\u00e8s r\u00e9pandue. La pr\u00e9valence de l&#8217;apn\u00e9e obstructive du sommeil ne cesse d&#8217;augmenter dans les pays occidentaux industrialis\u00e9s en raison de la fr\u00e9quence croissante de l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9, du vieillissement et de la g\u00e9n\u00e9ralisation des m\u00e9thodes de diagnostic. 40% de la population souffre d&#8217;apn\u00e9e obstructive du sommeil avec un indice d&#8217;apn\u00e9e et d&#8217;hypopn\u00e9e (IAH) &gt;5, l&#8217;IAH d\u00e9crivant l&#8217;occurrence d&#8217;\u00e9v\u00e9nements respiratoires par heure de sommeil.<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p>Les troubles respiratoires li\u00e9s au sommeil sont fr\u00e9quents. Le syndrome d&#8217;apn\u00e9es obstructives du sommeil (SAOS) est une maladie tr\u00e8s r\u00e9pandue. La pr\u00e9valence de l&#8217;apn\u00e9e obstructive du sommeil ne cesse d&#8217;augmenter dans les pays occidentaux industrialis\u00e9s en raison de la fr\u00e9quence croissante de l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9, du vieillissement et de la g\u00e9n\u00e9ralisation des m\u00e9thodes de diagnostic. 40% de la population allemande souffre d&#8217;apn\u00e9e obstructive du sommeil avec un indice d&#8217;apn\u00e9e et d&#8217;hypopn\u00e9e (IAH) &gt;5, l&#8217;IAH d\u00e9crivant l&#8217;occurrence d&#8217;\u00e9v\u00e9nements respiratoires par heure de sommeil.<\/p>\n\n<p>La maladie est plus fr\u00e9quente chez les hommes et les personnes \u00e2g\u00e9es de plus de 60 ans. Le syndrome du SAOS, qui associe un SAOS et une somnolence diurne, est estim\u00e9 \u00e0 une pr\u00e9valence de 5 % de la population allemande (aucune enqu\u00eate r\u00e9cente n&#8217;est disponible en Suisse \u00e0 l&#8217;heure actuelle) [1]. Les troubles respiratoires du sommeil non trait\u00e9s entra\u00eenent des maladies cardiovasculaires secondaires, une fatigue diurne prononc\u00e9e ou une somnolence diurne et, par cons\u00e9quent, un risque accru d&#8217;accident. La fonction cognitive de la personne concern\u00e9e peut \u00e9galement \u00eatre affect\u00e9e.<\/p>\n\n<p>Les troubles respiratoires du sommeil sont divis\u00e9s en quatre grands groupes selon l&#8217;ICSD-3 : le SA obstructif, le SA central, l&#8217;hypox\u00e9mie li\u00e9e au sommeil, l&#8217;hypoventilation li\u00e9e au sommeil [2]. Le SAOS se caract\u00e9rise par un collapsus r\u00e9p\u00e9titif des voies respiratoires sup\u00e9rieures. En raison de la baisse du tonus musculaire, elle se produit plus fr\u00e9quemment pendant le sommeil profond et le sommeil paradoxal. Si un collapsus des voies respiratoires sup\u00e9rieures se produit sous la forme d&#8217;une apn\u00e9e, la personne concern\u00e9e tente de lutter contre cette apn\u00e9e en augmentant ses efforts respiratoires. Cet effort accru entra\u00eene une r\u00e9action de r\u00e9veil du syst\u00e8me nerveux central, appel\u00e9e \u00e9veil. Si la personne concern\u00e9e parvient \u00e0 rouvrir les voies respiratoires, elle produit alors un bruit de ronflement fort et irr\u00e9gulier. L&#8217;apn\u00e9e centrale du sommeil r\u00e9sulte d&#8217;un trouble de la r\u00e9gulation centrale de la respiration. L&#8217;hypox\u00e9mie et l&#8217;hypoventilation li\u00e9es au sommeil r\u00e9sultent d&#8217;une diminution persistante de l&#8217;activit\u00e9 respiratoire. Ils ont tous en commun une perturbation de l&#8217;architecture normale du sommeil, c&#8217;est-\u00e0-dire que le sommeil est constamment interrompu par des r\u00e9actions de r\u00e9veil, la proportion de sommeil profond et de sommeil paradoxal diminue, ce qui entra\u00eene un sommeil non r\u00e9parateur avec la fatigue ou la somnolence qui en r\u00e9sulte.<\/p>\n\n<h2 id=\"symptomes-et-diagnostic\" class=\"wp-block-heading\">Sympt\u00f4mes et diagnostic<\/h2>\n\n<p>Les pauses respiratoires, le ronflement et la fatigue diurne sont cit\u00e9s comme des sympt\u00f4mes fr\u00e9quents des troubles respiratoires du sommeil, et il est particuli\u00e8rement n\u00e9cessaire de disposer d&#8217;informations sur l&#8217;anamn\u00e8se des autres, car il n&#8217;est pas rare que les patients concern\u00e9s ne signalent aucun trouble subjectif. La fragmentation de l&#8217;architecture du sommeil entra\u00eene des plaintes d&#8217;insomnie. En cas d&#8217;apn\u00e9e prononc\u00e9e, un r\u00e9veil avec essoufflement est d\u00e9crit. Des questionnaires peuvent \u00eatre utilis\u00e9s pour \u00e9valuer la somnolence diurne r\u00e9sultant du SBAS (troubles respiratoires du sommeil). L&#8217;\u00e9chelle Epworth Sleepiness Scale est souvent utilis\u00e9e \u00e0 cet effet. Dans ce cadre, les patients sont interrog\u00e9s sur la probabilit\u00e9 de s&#8217;endormir dans huit situations typiques de la vie quotidienne. Les r\u00e9sultats individuels sont additionn\u00e9s pour obtenir un total compris entre z\u00e9ro et 24. Une valeur sup\u00e9rieure \u00e0 10 est consid\u00e9r\u00e9e comme pathologique. L&#8217;examen clinique doit inclure une inspection des voies respiratoires sup\u00e9rieures. La cavit\u00e9 nasale, le nasopharynx, la cavit\u00e9 buccale ainsi que le pharynx profond et le larynx doivent \u00eatre examin\u00e9s. L&#8217;obstruction anatomique de la cavit\u00e9 buccale, en particulier l&#8217;hypertrophie des amygdales palatines et de la base de la langue, joue un r\u00f4le particulier dans l&#8217;apparition d&#8217;un trouble respiratoire du sommeil de type SAOS.<\/p>\n\n<p>De m\u00eame, la position de la m\u00e2choire sup\u00e9rieure par rapport \u00e0 la m\u00e2choire inf\u00e9rieure et l&#8217;\u00e9tat des dents doivent \u00eatre \u00e9valu\u00e9s. Les appareils de diagnostic disponibles sont la polygraphie cardio-respiratoire et la polysomnographie. Comme diagnostic de base, la polygraphie est d&#8217;abord r\u00e9alis\u00e9e en ambulatoire, c&#8217;est-\u00e0-dire que le patient peut dormir chez lui avec le syst\u00e8me de diagnostic dans son environnement habituel. L&#8217;appareil PG est un appareil de mesure portable qui mesure ou enregistre le d\u00e9bit respiratoire nasal, les excursions respiratoires de la poitrine et de l&#8217;abdomen, la fr\u00e9quence cardiaque, les ronflements, la saturation en oxyg\u00e8ne et la position du patient. Les donn\u00e9es sont enregistr\u00e9es en continu pendant au moins 6 heures et sont ensuite trait\u00e9es ou synchronis\u00e9es avec un logiciel, ce qui permet au m\u00e9decin traitant de proc\u00e9der \u00e0 une \u00e9valuation individuelle de l&#8217;ensemble de la nuit. Si un diagnostic de trouble respiratoire du sommeil n&#8217;est pas possible dans le cadre d&#8217;une polygraphie cardiorespiratoire ambulatoire, le patient concern\u00e9 doit \u00eatre adress\u00e9 \u00e0 un laboratoire du sommeil pour un diagnostic plus approfondi, dans ce cas une polysomnographie.<\/p>\n\n<p>Les crit\u00e8res diagnostiques du SBAS dans le cadre du PG\/PSG sont d\u00e9finis selon le manuel de l&#8217;American Academy of Sleep Medicine [3] et sont r\u00e9sum\u00e9s dans le <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">tableau 1 <\/span>.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1100\" height=\"885\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/tab1_hp5_s6_1.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-16412\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/tab1_hp5_s6_1.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/tab1_hp5_s6_1-800x644.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/tab1_hp5_s6_1-120x97.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/tab1_hp5_s6_1-90x72.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/tab1_hp5_s6_1-320x257.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/tab1_hp5_s6_1-560x451.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/figure>\n\n<h2 id=\"apnee-obstructive-du-sommeil\" class=\"wp-block-heading\">Apn\u00e9e obstructive du sommeil<\/h2>\n\n<p>Le SAOS r\u00e9sulte d&#8217;une obstruction des voies a\u00e9riennes sup\u00e9rieures au niveau du (oro)-pharynx post\u00e9rieur pendant le sommeil. La cause peut \u00eatre, outre un webbing prononc\u00e9 du palais mou avec des vo\u00fbtes palatines basses et \u00e9ventuellement une luette \u00e9largie et allong\u00e9e, l&#8217;hypertrophie des amygdales palatines ou une hypertrophie de la base de la langue. De m\u00eame, des malformations de la m\u00e2choire ou des facteurs non anatomiques tels qu&#8217;une faiblesse du muscle g\u00e9nioglosse, qui a une fonction d&#8217;\u00e9largissement sur la section pharyng\u00e9e des voies a\u00e9riennes sup\u00e9rieures, sont \u00e9galement pr\u00e9sents. Le plus souvent, le r\u00e9tr\u00e9cissement des voies respiratoires est li\u00e9 \u00e0 l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9, qui entra\u00eene une augmentation de l&#8217;accumulation de graisse dans les parois lat\u00e9rales du pharynx. L&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 est le principal facteur de risque du SAOS, avec l&#8217;\u00e2ge croissant et le sexe masculin. En cons\u00e9quence, les patients souffrant d&#8217;un syndrome m\u00e9tabolique sont particuli\u00e8rement touch\u00e9s par le SAOS [4]. Le SAOS est la cause la plus fr\u00e9quente d&#8217;hypertension art\u00e9rielle secondaire et influence le m\u00e9tabolisme diab\u00e9tique en augmentant la r\u00e9sistance \u00e0 l&#8217;insuline. Le lien entre l&#8217;hyperlipid\u00e9mie et le SAOS n&#8217;a pas encore \u00e9t\u00e9 d\u00e9finitivement \u00e9tabli. Globalement, le risque cardiovasculaire est plus \u00e9lev\u00e9 chez les patients atteints du SAOS non trait\u00e9s [5].<\/p>\n\n<p>Ce sont pr\u00e9cis\u00e9ment les patients souffrant d&#8217;un SAOS s\u00e9v\u00e8re qui d\u00e9veloppent une hypertension art\u00e9rielle avec non-dipping (absence de baisse de la pression art\u00e9rielle pendant la nuit). M\u00eame les patients qui ne pr\u00e9sentent qu&#8217;une obstruction des voies a\u00e9riennes sup\u00e9rieures pendant le sommeil paradoxal en raison de la relaxation musculaire qui s&#8217;y produit, pr\u00e9sentent la symptomatologie d&#8217;une hypertension art\u00e9rielle (6). Il existe une association \u00e9troite entre le SAOS non trait\u00e9 et les troubles du rythme cardiaque, en particulier la fibrillation auriculaire [7], les maladies cardiaques telles que la maladie coronarienne et l&#8217;infarctus du myocarde [8], ainsi que la survenue d&#8217;un accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral [9]. Si le SAOS entra\u00eene une somnolence diurne excessive, on peut \u00e9galement supposer un risque cardiovasculaire accru [10]. La fatigue diurne, voire la somnolence diurne excessive, qui peut survenir dans le cadre du SAOS rend les patients concern\u00e9s particuli\u00e8rement vuln\u00e9rables aux accidents, en particulier lorsqu&#8217;ils exercent des professions impliquant des activit\u00e9s de contr\u00f4le et de surveillance. Il n&#8217;y a pas d&#8217;obligation de d\u00e9claration m\u00e9dicale, mais la personne concern\u00e9e doit imp\u00e9rativement \u00eatre inform\u00e9e de cette situation, l&#8217;information fournie doit \u00eatre consign\u00e9e par \u00e9crit et contresign\u00e9e par le patient.<\/p>\n\n<p>La r\u00e9alisation d&#8217;une polygraphie cardiorespiratoire permet de d\u00e9terminer la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 du SAOS. Pour ce faire, l&#8217;indice d&#8217;apn\u00e9e-hypopn\u00e9e (IAH) de la personne concern\u00e9e est d\u00e9termin\u00e9. L&#8217;IAH comprend le nombre d&#8217;apn\u00e9es et d&#8217;hypopn\u00e9es par heure de sommeil. Les r\u00e9sultats l\u00e9gers correspondent \u00e0 un IAH de 5-15, les r\u00e9sultats moyens \u00e0 un IAH de 15-30\/h et les r\u00e9sultats graves \u00e0 un IAH sup\u00e9rieur \u00e0 30\/h.<\/p>\n\n<p><strong>Traitement par PPC : <\/strong>l&#8217;\u00e9talon-or du traitement du SAOS est une contention pneumatique continue des voies a\u00e9riennes sup\u00e9rieures par pression positive appliqu\u00e9e au moyen d&#8217;un masque nasal\/buccal <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(Fig. 1).<\/span> Le traitement le plus courant est la PPC (pression positive continue des voies a\u00e9riennes). La contention pneumatique supprime l&#8217;obstruction des voies a\u00e9riennes sup\u00e9rieures et donc, id\u00e9alement, toutes les apn\u00e9es et hypopn\u00e9es, et donc l&#8217;hypoxie nocturne. La suppression de l&#8217;\u00e9veil li\u00e9 \u00e0 l&#8217;hypoxie am\u00e9liore l&#8217;architecture du sommeil et donc la r\u00e9cup\u00e9ration du sommeil, ce qui entra\u00eene une r\u00e9duction de la fatigue diurne concomitante. L&#8217;effet secondaire est l&#8217;\u00e9limination consid\u00e9rable du ronflement, ce qui \u00e9limine l&#8217;aspect souvent signal\u00e9 comme socialement g\u00eanant par le partenaire de lit, ce qui am\u00e9liore l&#8217;observance du traitement par PPC. En am\u00e9liorant la fonction endoth\u00e9liale [10] et en r\u00e9duisant la pression art\u00e9rielle [11], les facteurs de risque cardiovasculaire [12] sont minimis\u00e9s. La th\u00e9rapie nocturne par pression positive entra\u00eene des effets secondaires ind\u00e9sirables chez un nombre non n\u00e9gligeable de patients.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"1100\" height=\"774\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/abb1_hp5_s7.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-16413 lazyload\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/abb1_hp5_s7.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/abb1_hp5_s7-800x563.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/abb1_hp5_s7-120x84.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/abb1_hp5_s7-90x63.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/abb1_hp5_s7-320x225.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/abb1_hp5_s7-560x394.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/774;\" \/><\/figure>\n\n<p>On se plaint souvent d&#8217;une s\u00e9cheresse matinale des muqueuses des voies respiratoires sup\u00e9rieures. Les humidificateurs d&#8217;air chaud, qui sont aujourd&#8217;hui int\u00e9gr\u00e9s dans la plupart des appareils de PPC et peuvent \u00eatre r\u00e9gl\u00e9s individuellement par le patient, peuvent aider \u00e0 r\u00e9soudre ce probl\u00e8me. Une obstruction nasale sous traitement est tout aussi fr\u00e9quemment d\u00e9crite, ce qui conduit assez souvent \u00e0 un arr\u00eat nocturne du traitement. L&#8217;ajustement du masque doit \u00eatre contr\u00f4l\u00e9 et, si n\u00e9cessaire, chang\u00e9 pour un autre mod\u00e8le. Parfois, il peut \u00eatre utile de r\u00e9duire l\u00e9g\u00e8rement la surpression positive du traitement, notamment pour soulager les voies respiratoires nasales. La r\u00e9duction de la pression th\u00e9rapeutique doit faire l&#8217;objet d&#8217;un contr\u00f4le polygraphique au cours de l&#8217;\u00e9volution, au moins sur le plan cardio-respiratoire, et ne doit pas compromettre de mani\u00e8re significative la suffisance du traitement.<\/p>\n\n<p>Les patients concern\u00e9s ont souvent recours de mani\u00e8re autonome \u00e0 des congestifs nasaux, tels que des gouttes nasales ou des sprays contenant de la xylom\u00e9tazoline, afin d&#8217;\u00e9viter le gonflement du nez d\u00fb \u00e0 l&#8217;augmentation de l&#8217;irrigation sanguine dans la partie inf\u00e9rieure du nez. Il est bien connu qu&#8217;il se produit une accoutumance qui conduit progressivement \u00e0 une fr\u00e9quence plus \u00e9lev\u00e9e d&#8217;utilisation des gouttes\/<br\/>sprays. Pour ne pas compromettre le traitement par cPAP, il faut tout \u00e0 fait envisager des interventions chirurgicales sur les cornets nasaux inf\u00e9rieurs. Gr\u00e2ce \u00e0 la conchotomie assist\u00e9e par radiofr\u00e9quence, la r\u00e9duction de la partie inf\u00e9rieure du nez, les traitements peuvent \u00eatre effectu\u00e9s en pr\u00e9servant les tissus et sont tr\u00e8s efficaces. Malgr\u00e9 les nombreuses options disponibles pour optimiser le traitement par PPC, le taux d&#8217;observance du traitement \u00e0 long terme n&#8217;est que de 60 \u00e0 70%. Dans ce contexte, il est utile de rattacher les patients \u00e0 des groupes d&#8217;entraide, ce qui peut am\u00e9liorer consid\u00e9rablement l&#8217;acceptation du traitement parmi les personnes concern\u00e9es gr\u00e2ce aux \u00e9changes r\u00e9guliers entre elles.<\/p>\n\n<p>Il existe quelques alternatives \u00e0 la th\u00e9rapie cPAP dans le traitement du SAOS, mais leur efficacit\u00e9 comparative est r\u00e9duite. Les goutti\u00e8res d&#8217;avancement mandibulaire (UPS) sont les plus utilis\u00e9es. Leur confort a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9rablement am\u00e9lior\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es gr\u00e2ce \u00e0 l&#8217;utilisation de nouveaux mat\u00e9riaux et de nouvelles m\u00e9thodes d&#8217;adaptation. En avan\u00e7ant la m\u00e2choire inf\u00e9rieure, l&#8217;obstruction oropharyng\u00e9e est r\u00e9duite, surtout au niveau de la base de la langue. Les conditions pr\u00e9alables \u00e0 l&#8217;adaptation d&#8217;un UPS sont un \u00e9tat dentaire suffisant, une protrusion suffisante de la m\u00e2choire inf\u00e9rieure et l&#8217;absence de pathologies de l&#8217;articulation temporo-mandibulaire. Gr\u00e2ce aux am\u00e9liorations techniques apport\u00e9es \u00e0 l&#8217;UPS au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es, ce traitement est d\u00e9sormais consid\u00e9r\u00e9 comme \u00e9quivalent \u00e0 la PPC chez les patients souffrant d&#8217;un SAOS l\u00e9ger \u00e0 mod\u00e9r\u00e9, \u00e0 condition que les conditions anatomiques et fonctionnelles susmentionn\u00e9es soient remplies chez les personnes concern\u00e9es.<\/p>\n\n<p>En cas de SAOS s\u00e9v\u00e8re, les UPS ne doivent \u00eatre utilis\u00e9s qu&#8217;apr\u00e8s l&#8217;\u00e9chec de l&#8217;initialisation d&#8217;un traitement par PPC. Les effets secondaires typiques du traitement UPS sont des douleurs au niveau de l&#8217;articulation temporo-mandibulaire, de sorte que des contr\u00f4les r\u00e9guliers par un dentiste ou un orthodontiste sont recommand\u00e9s. En cas de SAOS d\u00e9pendant du d\u00e9cubitus dorsal, souvent associ\u00e9 \u00e0 un SAOS l\u00e9ger, l&#8217;utilisation d&#8217;un gilet de pr\u00e9vention du d\u00e9cubitus dorsal peut \u00eatre utile. Il n&#8217;est pas rare que le port de ces dispositifs pendant la nuit soit per\u00e7u comme d\u00e9sagr\u00e9able, de sorte que l&#8217;observance \u00e0 long terme est plut\u00f4t faible. Les mesures chirurgicales alternatives au traitement par PPC sont l&#8217;uvulopalatopharnygoplastie combin\u00e9e \u00e0 une amygdalectomie bds. (TE-UPPP) [13], l&#8217;Advancement maxillomandibulaire [14] et la stimulation du nerf hypoglosse (HGNS, hypoglossal nerve stimulation)  [15]  peuvent \u00eatre envisag\u00e9es. L&#8217;indication de l&#8217;une de ces interventions chirurgicales implique une s\u00e9lection pr\u00e9cise des patients en fonction de l&#8217;anatomie et de la fonction des voies a\u00e9riennes sup\u00e9rieures. L&#8217;indication d&#8217;une UPPP-TE n\u00e9cessite la pr\u00e9sence d&#8217;une hypertrophie de l&#8217;amygdale palatine bds, que l&#8217;on retrouve \u00e9galement dans la zone distale au niveau de la base de la langue, ainsi qu&#8217;un webbing prononc\u00e9, c&#8217;est-\u00e0-dire une position basse du voile du palais avec une luette hypertrophi\u00e9e.<\/p>\n\n<p>L&#8217;intervention se caract\u00e9rise par son caract\u00e8re tr\u00e8s invasif, les complications possibles ne surviennent pas seulement dans l&#8217;\u00e9volution postop\u00e9ratoire imm\u00e9diate, mais peuvent \u00e9galement entra\u00eener des troubles \u00e0 long terme en raison de la modification profonde de la structure anatomique de l&#8217;oropharynx. On observe en outre que le succ\u00e8s th\u00e9rapeutique initial diminue avec le temps, de sorte que l&#8217;UPPP-TE ne doit \u00eatre pratiqu\u00e9e qu&#8217;apr\u00e8s une indication tr\u00e8s stricte et une s\u00e9lection tr\u00e8s minutieuse des patients en pr\u00e9op\u00e9ratoire. En pr\u00e9sence d&#8217;une malposition de la m\u00e2choire chez les patients atteints de SAOS, il est possible d&#8217;envisager un avancement maxillomandibulaire, dans lequel une ost\u00e9otomie du maxillaire et de la mandibule permet de les avancer et d&#8217;\u00e9liminer ainsi tr\u00e8s efficacement l&#8217;obstruction oropharyng\u00e9e &#8211; en particulier l&#8217;espace a\u00e9rien post\u00e9rieur.<\/p>\n\n<p>En principe, les patients ne pr\u00e9sentant pas de malposition squelettique du maxillaire\/de la mandibule sont \u00e9galement \u00e9ligibles pour cette intervention, mais l\u00e0 encore, il convient de tenir compte du caract\u00e8re hautement invasif de l&#8217;intervention et de la modification externe de la r\u00e9gion maxillomandibulaire du visage. L&#8217;HGNS est une autre alternative chirurgicale pour le traitement du SAOS. L&#8217;agr\u00e9gat du stimulateur est implant\u00e9 de la m\u00eame mani\u00e8re que les stimulateurs cardiaques connus, l&#8217;\u00e9lectrode de stimulation du nerf hypoglosse est plac\u00e9e \u00e0 l&#8217;extr\u00e9mit\u00e9 distale du nerf et une autre \u00e9lectrode est introduite dans un espace intercostal pour \u00e9valuer la respiration. Comme pour les autres proc\u00e9dures chirurgicales, un diagnostic pr\u00e9op\u00e9ratoire pr\u00e9cis est n\u00e9cessaire. Il est notamment recommand\u00e9 de proc\u00e9der \u00e0 un examen endoscopique des voies respiratoires sup\u00e9rieures induit par les m\u00e9dicaments afin d&#8217;exclure une obstruction concentrique au niveau de l&#8217;oropharynx.<\/p>\n\n<h2 id=\"apnee-centrale-du-sommeil\" class=\"wp-block-heading\">Apn\u00e9e centrale du sommeil<\/h2>\n\n<p>L&#8217;apn\u00e9e centrale du sommeil (ACS) est plus rare que l&#8217;AOS et se caract\u00e9rise par l&#8217;absence d&#8217;efforts respiratoires pendant la pause respiratoire, en raison d&#8217;un dysfonctionnement de l&#8217;influx nerveux central qui commande la respiration. Outre son caract\u00e8re idiopathique, la ZSA peut survenir dans le cadre de pathologies neurologiques dues \u00e0 des l\u00e9sions du centre respiratoire situ\u00e9 dans le bulbe rachidien. Les m\u00e9dicaments d\u00e9presseurs de la respiration, tels que les opiac\u00e9s, peuvent \u00e9galement provoquer une ZSA. Cependant, le sous-type le plus courant est la respiration de Cheyne-Stokes, qui se produit chez jusqu&#8217;\u00e0 la moiti\u00e9 des patients souffrant d&#8217;insuffisance cardiaque systolique s\u00e9v\u00e8re [16]. De mani\u00e8re caract\u00e9ristique, des phases d&#8217;hyperventilation crescendo-decrescendo en forme de fuseau apparaissent entre les apn\u00e9es centrales. Les facteurs de risque sont le sexe masculin, l&#8217;\u00e2ge avanc\u00e9, l&#8217;hypocapnie et la pr\u00e9sence d&#8217;une fibrillation auriculaire [17]. Les hypoxies r\u00e9currentes et l&#8217;activation du syst\u00e8me nerveux sympathique qui en r\u00e9sulte entra\u00eenent souvent des arythmies cardiaques malignes chez les patients concern\u00e9s, ce qui r\u00e9duit d&#8217;autant la survie globale de ce groupe de patients [18].<\/p>\n\n<p>Outre le traitement de la maladie sous-jacente concern\u00e9e, une approche de traitement par appareil est possible, comme pour le traitement du SAOS. La th\u00e9rapie cPAP est moins efficace que pour le SAOS, le traitement appareill\u00e9 peut \u00eatre \u00e9tendu par l&#8217;utilisation d&#8217;appareils biPAP-ST, ces appareils g\u00e9n\u00e8rent un niveau de pression diff\u00e9rent \u00e0 l&#8217;inspiration et \u00e0 l&#8217;expiration et une fr\u00e9quence respiratoire minimale est enregistr\u00e9e ; si cette fr\u00e9quence minimale n&#8217;est pas atteinte, les appareils d\u00e9clenchent la respiration suivante. Une forme particuli\u00e8re est la servoventilation adaptative (ASV), utilis\u00e9e dans le traitement de la respiration de Cheyne-Stokes. Avant d&#8217;initier une ASV, il est imp\u00e9ratif de r\u00e9aliser une \u00e9chocardiographie pour d\u00e9terminer la fraction d&#8217;\u00e9jection ventriculaire gauche (FEVG), car l&#8217;ASV ne doit \u00eatre mise en place que pour les patients dont la FEVG est &gt;45% [19]. La stimulation phr\u00e9nique transveineuse [20] est une autre m\u00e9thode de traitement de la ZSA. Comme pour l&#8217;HGNS, un stimulateur cardiaque est implant\u00e9 et stimule le nerf phr\u00e9nique via une \u00e9lectrode, la respiration est d\u00e9tect\u00e9e via une autre \u00e9lectrode dans la veine azygos.<\/p>\n\n<h2 id=\"hypoxemie-et-hypoventilation-liees-au-sommeil\" class=\"wp-block-heading\">Hypox\u00e9mie et hypoventilation li\u00e9es au sommeil<\/h2>\n\n<p>L&#8217;hypox\u00e9mie et l&#8217;hypoventilation li\u00e9es au sommeil se caract\u00e9risent par des phases prolong\u00e9es de r\u00e9duction ventilatoire pendant le sommeil, principalement pendant les phases de sommeil paradoxal, avec des d\u00e9saturations prolong\u00e9es en oxyg\u00e8ne (SB hypox\u00e9mie) et une hypercapnie concomitante (SB hypoventilation) due \u00e0 une surcharge simultan\u00e9e de la pompe respiratoire. Les c\u00e9phal\u00e9es matinales dues \u00e0 l&#8217;hypercapnie sont typiques et s&#8217;accompagnent de vertiges, de troubles de la concentration et de fatigue diurne. Outre la BPCO, les maladies neuromusculaires et les d\u00e9formations thoraciques jouent un r\u00f4le essentiel dans le d\u00e9veloppement de la maladie. Une forme particuli\u00e8re est le syndrome d&#8217;hypoventilation li\u00e9 \u00e0 l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 (OHS, obesity hypoventilation syndrom), qui se d\u00e9finit par une hypercapnie sup\u00e9rieure \u00e0 45 mmg\/Hg de pCO2 pendant la journ\u00e9e et un IMC sup\u00e9rieur \u00e0 30. De nombreux patients pr\u00e9sentent un SAOS concomitant.<\/p>\n\n<p>Outre le traitement de la maladie sous-jacente, le traitement automatis\u00e9 est le plus souvent r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;un appareil biPAP-ST. Si la cause est une BPCO cliniquement significative, le traitement par ventilation non invasive \u00e0 domicile (VNI) [21] est g\u00e9n\u00e9ralement n\u00e9cessaire, ainsi qu&#8217;une oxyg\u00e9nation prolong\u00e9e d&#8217;au moins 16 heures par jour. Comme pour le traitement du SAOS par PPC, le succ\u00e8s \u00e0 long terme des options de traitement susmentionn\u00e9es est limit\u00e9 par le manque d&#8217;observance de la part des patients.<\/p>\n\n<h2 id=\"messages-take-home\" class=\"wp-block-heading\">Messages Take-Home<\/h2>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>L&#8217;apn\u00e9e obstructive du sommeil (AOS), l&#8217;apn\u00e9e centrale du sommeil (ACS) ainsi que l&#8217;hypox\u00e9mie et l&#8217;hypoventilation li\u00e9es au sommeil font partie des troubles respiratoires du sommeil (SBAS).<\/li>\n\n\n\n<li>Un ronflement excessif associ\u00e9 \u00e0 des arr\u00eats respiratoires et \u00e0 la fatigue diurne ou \u00e0 la somnolence qui en r\u00e9sulte sont des sympt\u00f4mes typiques du SAOS, qui est le SBAS le plus fr\u00e9quent.<\/li>\n\n\n\n<li>L&#8217;insuffisance cardiaque peut entra\u00eener un sch\u00e9ma respiratoire nocturne typique, la respiration de Cheyne-Stokes, qui est une forme de ZSA.<\/li>\n\n\n\n<li>L&#8217;hypox\u00e9mie et l&#8217;hypoventilation li\u00e9es au sommeil se produisent en cas d&#8217;insuffisance respiratoire, d&#8217;\u00e9puisement de la pompe respiratoire ou de diminution de la fonction pulmonaire.<\/li>\n\n\n\n<li>Outre l&#8217;anamn\u00e8se et l&#8217;examen clinique, la polygraphie cardiorespiratoire ou polysomnographie constitue le c\u0153ur du diagnostic.<\/li>\n<\/ul>\n\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Fietze I, Laharnar N, Obst A, et al : Prevalence and association analysis of obstructive sleep apnea with gender and age differences &#8211; Results of SHIP Trend. J Sleep Res 2019 ; 28(5) : e12770 ; doi : 10.1111\/jsr12770 ; Epub 2018 Oct 1.<\/li>\n\n\n\n<li>Stuck BA, Wee\u00df HG : La nouvelle &#8220;Classification internationale des troubles du sommeil&#8221; &#8211; Une \u00e9valuation critique des crit\u00e8res diagnostiques des troubles respiratoires du sommeil. Somnologie 2015 ; 19 : 126-132.<\/li>\n\n\n\n<li>Rodenbeck A : Manuel de l&#8217;American Academy of Sleep Medicine. Pr\u00e9sentation de la version 2.0 de update. Somnologie 2013 ; 17 : 122-130.<\/li>\n\n\n\n<li>Schulz R, Eisele HJ, Reichenberger F, Seeger W : Apn\u00e9e obstructive du sommeil et syndrome m\u00e9tabolique. Pneumologie 2008 ; 62(2) : 88-91.<\/li>\n\n\n\n<li>Schulz R, Eisele HJ, Weissmann N, Seeger W : L&#8217;apn\u00e9e obstructive du sommeil : un facteur de risque cardiovasculaire important. Deutsches \u00c4rzteblatt 2006 ; 103 : 775-781.<\/li>\n\n\n\n<li>Aurora RN, Crainiceanu C, Gottlieb DJ, et al : Apn\u00e9e obstructive du sommeil pendant le sommeil paradoxal et maladie cardiovasculaire. AM J Respir Crit Care Med 2018 ; 197(5) : 653-660 ; doi : 10.1164\/rccm.201706-1112OC.<\/li>\n\n\n\n<li>Gami AS, Pressman G, Caples SM et al : Association of atrial fibrillation and obstructive sleep apnea. Circulation 2004 ; 110(4) : 364-367 ; doi : 10.1161\/01.CIR.0000136587.68725.8E ; Epub 2004 Jul12.<\/li>\n\n\n\n<li>Gottlieb DJ, Yenokyan G, Newman AB, et al : Prospective study of obstructive sleep apnea and incident coronary heart disease and heart failure : the sleep heart health study. Circulation 2010 ; 122(4) : 352-360 ; doi 10.1161\/CIRCULATIONHA.109.901801 ; Epub 2010 Jul 12.<\/li>\n\n\n\n<li>Arzt M, Young T, Finn L, et al : Association of sleep-disordered breathing and the occurrence of stroke. Am J Respir Crit Care Med 2005 ; 172(11) : 1447-1451 ; doi : 10.1164\/rccm.200505-7020C ; Epub 2005 Sept 1.<\/li>\n\n\n\n<li>Mazzotti DR, Keenan BT, Lim DC, et al : Symptom Subtypes of Obstructive Sleep Apnea Predict Incidence of Cardiovascular Outcomes. Am J Respir Crit Care Med 2019 ; 200(4) : 493-506 ; doi : 10.1164\/rccm.201808-1509OC.<\/li>\n\n\n\n<li>Becker HF, Jerrentrup A, Ploch T, et al : Effect of nasal continuous positive airway pressure treatment on blood pressure in patients with obstructive sleep apnea. Circulation 2003 ; 107(1) : 68-73 ; doi : 10.1161\/01.cir.0000042706.47107.7a.<\/li>\n\n\n\n<li>McEvoy RD, Antic NA, Heeley E, et al : CPAP for prevention of cardiovascular events in obstructive sleep apnea. N Engl J Med 2016 ; 375(10) : 919-931 ; doi : 10.1056\/NEJMoa1606599.<\/li>\n\n\n\n<li>Fujita S, Conway WA, Zorick F, Roth T : Correction chirurgicale des anomalies anatomiques dans le syndrome de l&#8217;apn\u00e9e obstructive du sommeil : uvulopalatopharyngoplastie. Otolaryngol Head Neck Surg 1981 ; 89 : 923-934.<\/li>\n\n\n\n<li>Hochban W, Brandenburg U, Peter JH. : Traitement chirurgical de l&#8217;apn\u00e9e obstructive du sommeil par avancement maxillomandibulaire. Sleep 1994 ; 17 : 624-629.<\/li>\n\n\n\n<li>Strollo PJ Jr, Soose RJ, Maurer JT, et al : Upper-airway stimulation for obstructive sleep apnea. N Engl J Med 2014 ; 370(2) : 139-149 ; doi : 10.1056\/NEJMoa1308659.<\/li>\n\n\n\n<li>Schulz R, Blau A, B\u00f6rgel J et al : Sleep apnea in heart failure. Eur Respir J 2007 ; 29(6) : 1201-1205 ; doi : 10.1183\/09031036.00037106.<\/li>\n\n\n\n<li>Sin DD, Fitzgerald F, Parker JD, et al : Risk facors for central and obstructive sleep apnea in 450 men and women with congestive heart failure. Am J Respir Crit Care Med 1999 ; 160(4) : 1101-1106 ; doi : 10.1164\/ajrccm.160.4.9903020.<\/li>\n\n\n\n<li>Hanly PJ, Zuberi-Khokhar NS : Increased mortality associated with Cheyne-Stokes respiration in patients with congestive heart failure. Am J Respir Crit Care Med 1996 ; 153(1) : 272-276 ; doi : 10.1164\/ajrccm.153.1.8542128.<\/li>\n\n\n\n<li>Cowie MR, Woehrle H, Wegscheider K, et al : Adaptive servo-ventilation for central sleep apnea in systolic heart failure. N Engl J Med 2015 ; 373(12) : 1095-1105 ; doi : 10.1056\/NEJMoa1506459.<\/li>\n\n\n\n<li>Ponikowski P, Javaheri S, Michalkiewicz D, et al : Transvenous phrenic nerve stimulation for the treatment of central sleep apnea in heart failure. Eur Heart J 2012 ; 33(7) : 889-894 ; doi : 10.1093\/eurheartj\/ehr298.<\/li>\n\n\n\n<li>K\u00f6hnlein T, Windisch W, K\u00f6hler D, et al : Non-invasive positive pressure ventilation for the treatment of severe stable chronic obstructive pulmonary disease : a prospecitve, mulicentre, randomised, controlled clinical trial. Lancet Respir Med 2014 ; 2(9) : 698-705 ; doi : 10.1016\/S2213-2600(14)70153-5.<\/li>\n<\/ol>\n\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2021 ; 16(5) : 5-9<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les troubles respiratoires li\u00e9s au sommeil sont fr\u00e9quents. Le syndrome d&#8217;apn\u00e9es obstructives du sommeil (SAOS) est une maladie tr\u00e8s r\u00e9pandue. 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