{"id":329202,"date":"2021-04-29T02:00:00","date_gmt":"2021-04-29T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/rester-actif-malgre-les-problemes-de-dos\/"},"modified":"2021-04-29T02:00:00","modified_gmt":"2021-04-29T00:00:00","slug":"rester-actif-malgre-les-problemes-de-dos","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/rester-actif-malgre-les-problemes-de-dos\/","title":{"rendered":"Rester actif malgr\u00e9 les probl\u00e8mes de dos"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les douleurs dorsales n\u00e9cessitent des solutions interdisciplinaires, c&#8217;est \u00e9galement la conclusion du rapport 2020 sur le dos publi\u00e9 par la Ligue suisse contre le rhumatisme. La meilleure efficacit\u00e9 est promise \u00e0 une strat\u00e9gie d&#8217;adaptation multimodale associant modification du mode de vie et m\u00e9dicaments analg\u00e9siques. En pr\u00e9sence de &#8220;red flags&#8221;, des investigations suppl\u00e9mentaires devraient \u00eatre men\u00e9es.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Le rapport 2020 sur le dos montre que le mal de dos est tr\u00e8s r\u00e9pandu dans la population suisse et qu&#8217;il est associ\u00e9 \u00e0 des cons\u00e9quences sanitaires, sociales et financi\u00e8res importantes. 88% des personnes interrog\u00e9es ont d\u00e9clar\u00e9 avoir d\u00e9j\u00e0 souffert de maux de dos au cours de leur vie [1]. Si les douleurs durent moins de 4 semaines, on parle de lombalgie aigu\u00eb, si elles durent de 4 \u00e0 12&nbsp;semaines, on parle de lombalgie subaigu\u00eb et si elles durent plus de 12&nbsp;semaines, on parle de lombalgie chronique [2]. Une intervention ad\u00e9quate \u00e0 un stade pr\u00e9coce permet d&#8217;\u00e9viter ou d&#8217;att\u00e9nuer l&#8217;\u00e9volution vers la chronicit\u00e9 [1].<\/p>\n<h2 id=\"identifier-les-facteurs-de-risque\">Identifier les facteurs de risque<\/h2>\n<p>Parmi les principaux facteurs de risque figurent le manque d&#8217;activit\u00e9 physique, les mauvaises postures, l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 et le stress psychologique. Environ la moiti\u00e9 des personnes interrog\u00e9es dans le cadre du rapport sur le dos ont d\u00e9clar\u00e9 passer six heures ou plus par jour en position assise. En particulier, une longue p\u00e9riode d&#8217;assise ininterrompue augmente le risque de douleurs dorsales. Mais les facteurs psychosociaux jouent \u00e9galement un r\u00f4le d\u00e9terminant dans la chronicit\u00e9 [1,3,4]. Les avertissements correspondants font partie des &#8220;drapeaux jaunes&#8221; et doivent \u00eatre enregistr\u00e9s \u00e0 un stade pr\u00e9coce. Un \u00e9quilibre entre activit\u00e9 et repos, ainsi qu&#8217;une bonne gestion du stress, sont des facteurs importants \u00e0 tous les stades de la pr\u00e9vention et du traitement du mal de dos et doivent \u00eatre abord\u00e9s. Les &#8220;red flags&#8221; sont des signaux d&#8217;alarme qui indiquent une fracture, une tumeur, une infection ou une radiculopathie et doivent absolument faire l&#8217;objet d&#8217;un examen plus approfondi<span style=\"font-family:franklin gothic demi\">(encadr\u00e9) <\/span>[4].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-15942\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/kasten_hp3_s22.png\" style=\"height:542px; width:400px\" width=\"751\" height=\"1018\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"lapproche-therapeutique-multimodale-a-fait-ses-preuves\">L&#8217;approche th\u00e9rapeutique multimodale a fait ses preuves<\/h2>\n<p>Comme pour les douleurs dorsales chroniques, l&#8217;autogestion des douleurs dorsales aigu\u00ebs est une mesure importante, souligne le PD Dr Matthias Seidel, m\u00e9decin-chef en rhumatologie au Centre hospitalier de Bienne [2]. Il est prouv\u00e9 que la promotion de la mobilit\u00e9 et des exercices de renforcement musculaire a un effet pr\u00e9ventif [5]. Les facteurs ergonomiques sur le lieu de travail doivent \u00e9galement \u00eatre abord\u00e9s. Une strat\u00e9gie de traitement combin\u00e9e consistant en une modification du mode de vie et une intervention m\u00e9dicamenteuse promet d&#8217;\u00eatre la plus efficace. En ce qui concerne les mesures pharmacoth\u00e9rapeutiques, les anti-inflammatoires non st\u00e9ro\u00efdiens (AINS) sont souvent utiles, mais pas toujours, explique le Dr Seidel [2].<\/p>\n<h2 id=\"utilisation-ciblee-de-medicaments-analgesiques\">Utilisation cibl\u00e9e de m\u00e9dicaments analg\u00e9siques<\/h2>\n<p>Les recommandations concr\u00e8tes pour le traitement m\u00e9dicamenteux de la douleur selon le Guideline sont les suivantes [4] :<\/p>\n<ul>\n<li>AINS classiques pour une p\u00e9riode de 2 \u00e0 4 semaines, les m\u00e9dicaments doivent \u00eatre arr\u00eat\u00e9s lorsque la douleur dispara\u00eet. Outre l&#8217;ibuprof\u00e8ne 400-600&nbsp;mg (4\u00d7\/d), le naprox\u00e8ne 500&nbsp;mg (2\u00d7\/d) et le diclof\u00e9nac 50-75 mg (2\u00d7\/d) conviennent pour cette indication [6,7].<\/li>\n<li>L&#8217;utilisation d&#8217;inhibiteurs de la COX-2 peut \u00e9galement \u00eatre envisag\u00e9e [4]. Contrairement aux AINS traditionnels, ils inhibent s\u00e9lectivement la cyclooxyg\u00e9nase-2 (COX-2) inductible et non la COX-1 constitutive, et leur efficacit\u00e9 est comparable [6].<\/li>\n<li>En cas de contre-indication ou d&#8217;intol\u00e9rance \u00e0 d&#8217;autres analg\u00e9siques non opio\u00efdes, il est possible d&#8217;opter pour le m\u00e9tamizole, mais la dur\u00e9e du traitement doit \u00eatre aussi courte que possible [6].<\/li>\n<li>En cas de douleurs dorsales d&#8217;origine musculaire, les myorelaxants se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9s efficaces, la dur\u00e9e du traitement ne devant pas d\u00e9passer 2 semaines [8]. Les myorelaxants \u00e0 effet d\u00e9presseur central autoris\u00e9s en Suisse pour le traitement de la douleur sont par exemple le m\u00e9thocarbamol et la tizanidine.<\/li>\n<li>Les opio\u00efdes sont une autre alternative en cas de non-r\u00e9ponse ou de contre-indication aux AINS, mais il est particuli\u00e8rement important de limiter la dur\u00e9e de la prise \u00e0 la p\u00e9riode la plus courte possible (2-3 semaines maximum, en utilisant si possible des pr\u00e9parations \u00e0 lib\u00e9ration prolong\u00e9e) [6].<\/li>\n<\/ul>\n<p>Pour toutes les substances actives mentionn\u00e9es, les patients doivent \u00eatre inform\u00e9s des effets secondaires possibles et des contre-indications sp\u00e9cifiques doivent \u00eatre prises en compte. Si des pr\u00e9parations sont envisag\u00e9es pour une utilisation &#8220;off-label&#8221;, cela devrait \u00eatre examin\u00e9 de mani\u00e8re critique au cas par cas [6,9].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Ligue suisse contre le rhumatisme : Rapport sur le dos en Suisse 2020, www.rheumaliga.ch, (derni\u00e8re consultation 22.02.2021)<\/li>\n<li>Seidel M : Le mal de dos en point de mire &#8211; diagnostics diff\u00e9rentiels et strat\u00e9gies th\u00e9rapeutiques. PD Dr. med. Matthias Seidel, FomF m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale et interne, 27.06.2020.<\/li>\n<li>Luomajoki H : physiopraxis 2016 ; 14(05) : 46-47.<\/li>\n<li>Sajdl H &amp; Br\u00fcne B : mediX : Guideline. les probl\u00e8mes de dos. Septembre 2018, www.medix.ch (derni\u00e8re consultation 22.02.2021).<\/li>\n<li>Wheeler S, et al : Evaluation of low back pain in adults. UpToDate 2018.<\/li>\n<li>B\u00c4K, KBV, AWMF : Ligne directrice nationale de soins pour la lombalgie non sp\u00e9cifique. \u00c9dition ; 2017.<\/li>\n<li>Choi BK, et al : The Cochrane database of systematic reviews 2010 : CD006555.<\/li>\n<li>Van Tulder MW, et al : The Cochrane database of systematic reviews 200 3 : CD004252.<\/li>\n<li>Machado GC, et al : BMJ (Clinical research ed.) 2015 ; 350 : h1225.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2021 ; 16(3) : 22<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les douleurs dorsales n\u00e9cessitent des solutions interdisciplinaires, c&#8217;est \u00e9galement la conclusion du rapport 2020 sur le dos publi\u00e9 par la Ligue suisse contre le rhumatisme. 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