{"id":329230,"date":"2021-04-27T02:00:00","date_gmt":"2021-04-27T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/inhibiteur-de-point-de-controle-immunitaire-effets-secondaires-neurologiques-associes\/"},"modified":"2023-01-12T13:47:04","modified_gmt":"2023-01-12T12:47:04","slug":"inhibiteur-de-point-de-controle-immunitaire-effets-secondaires-neurologiques-associes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/inhibiteur-de-point-de-controle-immunitaire-effets-secondaires-neurologiques-associes\/","title":{"rendered":"Inhibiteur de point de contr\u00f4le immunitaire Effets secondaires neurologiques associ\u00e9s"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Les inhibiteurs de points de contr\u00f4le immunitaires sont de plus en plus utilis\u00e9s en oncologie, avec parfois des succ\u00e8s retentissants. Cependant, l&#8217;activation du syst\u00e8me immunitaire d\u00e9clenche \u00e9galement un large \u00e9ventail d&#8217;effets secondaires. Des effets secondaires neurologiques sont \u00e9galement observ\u00e9s &#8211; bien que rares, ils sont alors potentiellement graves. Une bonne gestion est alors n\u00e9cessaire.<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p>Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, les inhibiteurs de points de contr\u00f4le immunitaires (ICI) ont \u00e9t\u00e9 de plus en plus utilis\u00e9s dans le traitement oncologique et ont permis une perc\u00e9e dans le traitement de diff\u00e9rentes tumeurs malignes, avec parfois des r\u00e9missions de longue dur\u00e9e ou permanentes. Les indications sont constamment \u00e9largies et de nouvelles substances sont autoris\u00e9es, de sorte que les ICI sont utilis\u00e9s dans le traitement d&#8217;un nombre croissant de types de tumeurs <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(tableau 1).<\/span><\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1795\" height=\"832\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/tab1_np2_s7.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-16024\"\/><\/figure>\n\n<p>Les ICI sont des anticorps sp\u00e9cifiques dirig\u00e9s contre des points de contr\u00f4le immunitaires. Des exemples de telles mol\u00e9cules de checkpoint sont le r\u00e9cepteur de mort cellulaire programm\u00e9e 1 (PD-1), le ligand du PD-1 (PD-L1) ou l&#8217;antig\u00e8ne cytotoxique T-lymphocyte 4 (CTLA-4) [1].<\/p>\n\n<p>Dans des conditions physiologiques, les points de contr\u00f4le immunitaires dans la maturation des cellules T et B occupent une position cl\u00e9 pour l&#8217;autotol\u00e9rance et la modulation du syst\u00e8me immunitaire. Ainsi, CTLA-4 a surtout une fonction inhibitrice dans l&#8217;amor\u00e7age des cellules T, tandis que PD-1 et PD-L1, en tant que couple r\u00e9cepteur\/ligand, jouent un r\u00f4le inhibiteur dans la phase effectrice, c&#8217;est-\u00e0-dire lors de l&#8217;attaque de la cellule tumorale par la cellule T ayant d\u00e9j\u00e0 un r\u00e9cepteur de cellule T sp\u00e9cifique [2]. Les cellules tumorales utilisent ces mol\u00e9cules de contr\u00f4le pour l&#8217;invasion immunitaire en inhibant, par leur activation, le syst\u00e8me immunitaire de l&#8217;organisme dirig\u00e9 contre elles. Par exemple, de nombreuses cellules tumorales expriment PD-L1 et peuvent, par ce m\u00e9canisme, inhiber les cellules T sp\u00e9cifiques dirig\u00e9es contre les cellules tumorales en se liant \u00e0 leur r\u00e9cepteur PD-1 et \u00e9chapper \u00e0 la destruction par le syst\u00e8me immunitaire de l&#8217;organisme. Cette invasion immunitaire doit \u00eatre emp\u00each\u00e9e en bloquant les r\u00e9cepteurs susmentionn\u00e9s avec l&#8217;ICI et en favorisant ainsi la r\u00e9action immunitaire anti-tumorale.<\/p>\n\n<p>Des recherches sont en cours sur les combinaisons de chimioth\u00e9rapie conventionnelle, d&#8217;inhibiteurs de tyrosine kinase, de radioth\u00e9rapie et d&#8217;ICI, ainsi que sur d&#8217;autres points de contr\u00f4le en tant que structures cibles ou sur la combinaison de diff\u00e9rents ICI. Des \u00e9tudes ont mis en \u00e9vidence un effet synergique de la radioth\u00e9rapie locale suivie de l&#8217;administration syst\u00e9mique d&#8217;ICI. On suppose que le tissu tumoral d\u00e9sint\u00e9gr\u00e9 par la radioth\u00e9rapie, avec les antig\u00e8nes lib\u00e9r\u00e9s et les n\u00e9o-antig\u00e8nes sp\u00e9cifiques de la tumeur, favorise l&#8217;amor\u00e7age des cellules T et peut ainsi provoquer une r\u00e9action antitumorale plus forte au niveau syst\u00e9mique [2].<\/p>\n\n<p>Il n&#8217;est toutefois pas surprenant que l&#8217;activation du syst\u00e8me immunitaire par l&#8217;ICI puisse d\u00e9clencher un large \u00e9ventail d&#8217;\u00e9v\u00e9nements ind\u00e9sirables li\u00e9s \u00e0 l&#8217;immunit\u00e9 (irAE) ou d\u00e9clencher des maladies auto-immunes et paran\u00e9oplasiques existantes en tant qu&#8217;effets secondaires. Selon le point de contr\u00f4le inhib\u00e9, des irAE ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9s dans 70 \u00e0 90% des cas, la plupart d&#8217;entre eux \u00e9tant de gravit\u00e9 l\u00e9g\u00e8re (grade 1 ou 2 selon les CTCAE (Common Terminology Criteria for Adverse Events)) [1]. Les organes les plus fr\u00e9quemment touch\u00e9s par l&#8217;irAE sont les intestins, la peau, les poumons, le foie et les organes endocriniens. En revanche, les irAE neurologiques (nirAE), qui peuvent affecter le syst\u00e8me nerveux central et p\u00e9riph\u00e9rique, la plaque terminale neuromusculaire et les muscles, sont rares [3]. En raison de l&#8217;utilisation croissante des ICI, les connaissances sur les nirAE ne cessent d&#8217;augmenter, m\u00eame si la plupart des preuves ont jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent \u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9r\u00e9es principalement par des rapports de cas, des s\u00e9ries de cas r\u00e9trospectives et des m\u00e9ta-analyses ; les grandes \u00e9tudes prospectives sur les effets secondaires font jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent d\u00e9faut. Par cons\u00e9quent, les fr\u00e9quences indiqu\u00e9es pour nirAE varient consid\u00e9rablement. Des nirAE de grade 1-2 ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9s chez 6 \u00e0 12% des patients trait\u00e9s, des nirAE graves de grade 3-4 chez 0,1 \u00e0 1% des patients trait\u00e9s [4]. Une maladie auto-immune pr\u00e9existante ne semble pas entra\u00eener un risque nettement accru de d\u00e9velopper de nouvelles irAE sous traitement par ICI [5]. Toutefois, cette question est controvers\u00e9e en raison du nombre encore tr\u00e8s limit\u00e9 de donn\u00e9es disponibles. Les irAE sous traitement ICI apparaissent en moyenne dans les 12 semaines suivant le d\u00e9but du traitement ICI [6]. Cependant, dans certains cas, la dur\u00e9e peut varier consid\u00e9rablement, de quelques jours apr\u00e8s la premi\u00e8re administration d&#8217;ICI \u00e0 plus d&#8217;un an apr\u00e8s le d\u00e9but du traitement, voire m\u00eame apr\u00e8s l&#8217;arr\u00eat de l&#8217;administration d&#8217;ICI.<\/p>\n\n<p>Il va de soi que les autres diagnostics neurologiques diff\u00e9rentiels doivent \u00eatre exclus par des moyens diagnostiques appropri\u00e9s. Les \u00e9ventuels nirAE doivent \u00eatre identifi\u00e9s et trait\u00e9s rapidement car, bien que rares, ils sont parfois associ\u00e9s \u00e0 une morbidit\u00e9 et une mortalit\u00e9 \u00e9lev\u00e9es [7,8].<\/p>\n\n<p>Il s&#8217;agit ici de donner un aper\u00e7u des nirAE actuellement connus. Les maladies associ\u00e9es \u00e0 l&#8217;ICI imitent parfois des pathologies neurologiques bien connues, mais apparaissent dans des combinaisons inhabituelles ou constituent un nouveau type de ph\u00e9nom\u00e8ne. Cependant, la gravit\u00e9, la prise en charge th\u00e9rapeutique et l&#8217;\u00e9volution diff\u00e8rent consid\u00e9rablement des pathologies neurologiques classiques.<\/p>\n\n<h2 id=\"systeme-nerveux-peripherique\" class=\"wp-block-heading\">Syst\u00e8me nerveux p\u00e9riph\u00e9rique<\/h2>\n\n<p>La majorit\u00e9 des nirAE concerne le syst\u00e8me nerveux p\u00e9riph\u00e9rique [9]. Des polyneuropathies ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es chez environ 3% des patients trait\u00e9s par ICI. Les neuropathies associ\u00e9es \u00e0 l&#8217;ICI peuvent \u00eatre \u00e0 la fois axonales et d\u00e9my\u00e9linisantes et avoir diff\u00e9rents sch\u00e9mas de distribution, y compris la mononeuropathie, la monon\u00e9vrite multiplex, la polyneuropathie sym\u00e9trique, la neuropathie des petites fibres, la neuropathie autonome, l&#8217;amyotrophie n\u00e9vralgique, la m\u00e9ningoradiculite et l&#8217;implication des nerfs cr\u00e2niens [10,11]. Des polyneuropathies p\u00e9riph\u00e9riques d&#8217;origine vasculaire et des monon\u00e9vrites multiplexes p-ANCA-positives ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9crites <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(figure 1) <\/span>[12,13]. Selon la gravit\u00e9, il faut envisager une pause de l&#8217;ICI, l&#8217;administration de st\u00e9ro\u00efdes et\/ou une s\u00e9paration du plasma (pour \u00e9liminer les anticorps encore actifs sur le plan th\u00e9rapeutique). Cependant, les sympt\u00f4mes sont souvent l\u00e9gers et le traitement de l&#8217;ICI peut \u00eatre poursuivi en fonction du contexte global [9,10]. La r\u00e9ponse des neuropathies associ\u00e9es \u00e0 l&#8217;ICI aux st\u00e9ro\u00efdes est bonne.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"1100\" height=\"924\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/abb1_np2_s7.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-16025 lazyload\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/abb1_np2_s7.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/abb1_np2_s7-800x672.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/abb1_np2_s7-120x101.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/abb1_np2_s7-90x76.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/abb1_np2_s7-320x269.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/abb1_np2_s7-560x470.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/924;\" \/><\/figure>\n\n<p>Le paradigme est une polyneuropathie inflammatoire d\u00e9my\u00e9linisante aigu\u00eb (PIDA), dont le LCR pr\u00e9sente moins l&#8217;image classique d&#8217;une dissociation cytalbumine avec un taux \u00e9lev\u00e9 de prot\u00e9ines et un faible nombre de cellules, mais qui se caract\u00e9rise par une pl\u00e9ocytose l\u00e9g\u00e8re (jusqu&#8217;\u00e0 15 cellules\/\u03bcl) en plus de l&#8217;augmentation des prot\u00e9ines [9]. L&#8217;\u00e9volution chronique (CIDP) est rare. En cas d&#8217;AIDP (Guillain-Barr\u00e9-like Syndrome), compte tenu de la menace potentielle pour la vie, l&#8217;administration d&#8217;ICI doit \u00eatre arr\u00eat\u00e9e d\u00e9finitivement et une administration de st\u00e9ro\u00efdes \u00e0 haute dose doit \u00eatre commenc\u00e9e en combinaison avec des immunoglobulines intraveineuses (IVIG) ou une plasmaph\u00e9r\u00e8se [14].<\/p>\n\n<p>Des myosites douloureuses, dont le principal sympt\u00f4me est une par\u00e9sie avec accentuation du tronc, ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9crites, en particulier sous traitement anti-PD-1 [15]. Elles sont parfois isol\u00e9es, mais souvent associ\u00e9es \u00e0 un syndrome myasth\u00e9nique ou \u00e0 une maladie de type AIDP. Une myocardite concomitante est fr\u00e9quente et doit toujours \u00eatre prise en compte, car elle a une mortalit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e (environ 1\/3 des cas) [16]. On conna\u00eet aussi bien la dermatomyosite, la polymyosite que les myosites aigu\u00ebs n\u00e9crosantes avec un ph\u00e9notype histopathologique caract\u00e9ristique [9]. Des anticorps sp\u00e9cifiques paran\u00e9oplasiques ou auto-immuns n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9tect\u00e9s \u00e0 ce jour. Dans la plupart des cas, l&#8217;arr\u00eat de l&#8217;ICI et l&#8217;immunosuppression ont entra\u00een\u00e9 une am\u00e9lioration des sympt\u00f4mes.<\/p>\n\n<p>Une myasth\u00e9nie grave a \u00e9t\u00e9 diagnostiqu\u00e9e chez environ 0,1 \u00e0 0,2% des patients sous traitement par ICI, avec des anticorps anti-AChR positifs dans 60% des cas [17]. Le plus souvent, les r\u00e9gions oculaires et bulbaires \u00e9taient principalement touch\u00e9es, suivies par les extr\u00e9mit\u00e9s proximales. Dans une grande partie des cas, la cr\u00e9atine kinase (CK) \u00e9tait \u00e9lev\u00e9e, signe d&#8217;une myosite (cardiaque) concomitante [15]. L&#8217;\u00e9volution \u00e9tait souvent grave avec une mortalit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e. En cons\u00e9quence, il est recommand\u00e9 d&#8217;arr\u00eater d\u00e9finitivement l&#8217;ICI et de suivre un traitement immunosuppresseur. Contrairement \u00e0 la myasth\u00e9nie grave classique, l&#8217;utilisation pr\u00e9coce (bien surveill\u00e9e) de st\u00e9ro\u00efdes \u00e0 fortes doses est \u00e9galement recommand\u00e9e en raison de la bonne r\u00e9ponse obtenue [14]. Comme les st\u00e9ro\u00efdes peuvent entra\u00eener une aggravation temporaire de la faiblesse musculaire avec un risque d&#8217;insuffisance respiratoire, il faut envisager d&#8217;administrer des IgIV ou de r\u00e9aliser une plasmaph\u00e9r\u00e8se avant les st\u00e9ro\u00efdes [3]. La r\u00e9ponse \u00e0 un traitement symptomatique, par exemple \u00e0 la pyridostigmine, est variable.<\/p>\n\n<h2 id=\"systeme-nerveux-central\" class=\"wp-block-heading\">Syst\u00e8me nerveux central<\/h2>\n\n<p>Des enc\u00e9phalites associ\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es chez 0,1 \u00e0 0,2% des patients trait\u00e9s par ICI. Des anticorps paran\u00e9oplasiques tels que les anticorps anti-Ma-2, anti-Hu, anti-CASPR2 ou antir\u00e9cepteur NMDA ont \u00e9t\u00e9 fr\u00e9quemment retrouv\u00e9s [18,19]. Les r\u00e9sultats pathologiques du LCR avec pl\u00e9iocytose lymphocytaire sont typiques, les r\u00e9sultats de l&#8217;IRM varient de discrets \u00e0 des hyperintensit\u00e9s T2 et des cas isol\u00e9s avec prise de contraste r\u00e9gionale dans le neurocr\u00e2ne [20]. L&#8217;\u00e9volution est g\u00e9n\u00e9ralement favorable en cas d&#8217;arr\u00eat de l&#8217;ICI et d&#8217;utilisation de st\u00e9ro\u00efdes, m\u00eame si des cas mortels ont \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9s [21,22].<\/p>\n\n<p>Des troubles endocrinologiques sont diagnostiqu\u00e9s dans 4,9 \u00e0 17% des cas dans le cadre d&#8217;une hypophysite, notamment sous traitement par l&#8217;anticorps anti-CTLA-4 ipililumab \u00e0 une dose sup\u00e9rieure \u00e0 3 mg\/kg. A plus faible dose, l&#8217;incidence est nettement plus faible [23]. Comme la r\u00e9action immunitaire endommage rapidement l&#8217;hypophyse de mani\u00e8re irr\u00e9versible, une substitution hormonale \u00e0 long terme est g\u00e9n\u00e9ralement n\u00e9cessaire. En cons\u00e9quence, la recommandation th\u00e9rapeutique actuelle est de substituer les hormones appropri\u00e9es, de transmettre l&#8217;ICI et de n&#8217;administrer des st\u00e9ro\u00efdes que dans des cas isol\u00e9s, car cela conduit rarement \u00e0 une am\u00e9lioration pertinente [24].<\/p>\n\n<p>Des m\u00e9ningites aseptiques ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es chez 0,1 \u00e0 0,2% des patients, en particulier sous inhibition CTLA-4. Outre l&#8217;augmentation du nombre de cellules en l&#8217;absence d&#8217;identification de l&#8217;agent pathog\u00e8ne, le liquide c\u00e9phalorachidien pr\u00e9sentait souvent une augmentation des prot\u00e9ines. Sous corticoth\u00e9rapie et suspension de l&#8217;administration d&#8217;ICI, la symptomatologie \u00e9tait g\u00e9n\u00e9ralement r\u00e9gressive [3].<\/p>\n\n<p>Des exacerbations associ\u00e9es \u00e0 l&#8217;ICI de maladies inflammatoires du SNC pr\u00e9existantes, telles que la scl\u00e9rose en plaques, ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9crites dans certains cas, de m\u00eame que le d\u00e9veloppement de novo d&#8217;une scl\u00e9rose en plaques. Cependant, le traitement peut \u00eatre effectu\u00e9 sous surveillance neurologique \u00e9troite dans la scl\u00e9rose en plaques [25,26]. Des cas de neuromy\u00e9lite optique m\u00e9di\u00e9e par les anticorps anti-aquaporine 4 et de my\u00e9lites transversales s\u00e9ron\u00e9gatives ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9s. Des cas isol\u00e9s de syndrome de Tolosa Hunt associ\u00e9 \u00e0 l&#8217;ICI, de neurosarco\u00efdose, de syndromes de type PRES ou de vascularite du SNC ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9crits [27,28].<\/p>\n\n<h2 id=\"resume-des-recommandations-therapeutiques\" class=\"wp-block-heading\">R\u00e9sum\u00e9 des recommandations th\u00e9rapeutiques<\/h2>\n\n<p>En l&#8217;absence de donn\u00e9es prospectives, les recommandations th\u00e9rapeutiques sont bas\u00e9es sur l&#8217;exp\u00e9rience des experts et sur des rapports de cas. En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, en cas d&#8217;irAE s\u00e9v\u00e8re, le traitement par ICI doit \u00eatre imm\u00e9diatement interrompu. En cas d&#8217;irAE l\u00e9ger (grade 1-2), l&#8217;administration d&#8217;ICI peut souvent \u00eatre reprise. Il s&#8217;agit g\u00e9n\u00e9ralement de d\u00e9cisions prises au cas par cas, en tenant compte de la gravit\u00e9 de l&#8217;EInt et du risque de progression de la tumeur \u00e0 l&#8217;arr\u00eat de l&#8217;administration de l&#8217;ICI. Dans le cas des irAE non neurologiques, pour lesquels on dispose de plus de donn\u00e9es en raison de leur fr\u00e9quence plus \u00e9lev\u00e9e, la r\u00e9ponse aux st\u00e9ro\u00efdes est g\u00e9n\u00e9ralement bonne. Cela s&#8217;applique \u00e9galement \u00e0 nirAE. L&#8217;utilit\u00e9 d&#8217;une combinaison avec des immunoglobulines et\/ou une s\u00e9paration du plasma d\u00e9pend de la gravit\u00e9 de l&#8217;EI nir et du type d&#8217;ICI (par ex. monoth\u00e9rapie versus th\u00e9rapie combin\u00e9e). Il est remarquable que les PIDA associ\u00e9s \u00e0 l&#8217;ICI r\u00e9pondent souvent bien aux st\u00e9ro\u00efdes, contrairement au syndrome de Guillain-Barr\u00e9 classique. En raison de la longue demi-vie de l&#8217;ICI (2 \u00e0 4 semaines selon le produit), il est recommand\u00e9 d&#8217;administrer de la prednisolone \u00e0 raison de 0,5 \u00e0 2 mg\/kgKG pendant 2 \u00e0 4 semaines, en fonction de la gravit\u00e9 de l&#8217;EI nir, puis de diminuer progressivement la dose de st\u00e9ro\u00efdes. Les r\u00e9cidives de l&#8217;irAE lors de la r\u00e9duction des st\u00e9ro\u00efdes sont fr\u00e9quentes, c&#8217;est pourquoi ces derniers ne doivent \u00eatre r\u00e9duits que progressivement sur quelques semaines [24]. Si la symptomatologie n&#8217;est pas sensible aux st\u00e9ro\u00efdes, les immunoglobulines intraveineuses (IVIG) ou la plasmaph\u00e9r\u00e8se peuvent \u00eatre utilis\u00e9es [3]. Des \u00e9tudes prospectives sont n\u00e9cessaires pour optimiser les sch\u00e9mas th\u00e9rapeutiques et s\u00e9lectionner les patients pour diff\u00e9rentes options th\u00e9rapeutiques (monoth\u00e9rapie versus th\u00e9rapie combin\u00e9e). La coop\u00e9ration interdisciplinaire entre neurologues et oncologues est une contribution essentielle \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 du traitement de ces patients souvent tr\u00e8s complexes et multimorbides. Des interlocuteurs concrets devraient \u00eatre d\u00e9finis \u00e0 cet \u00e9gard.<\/p>\n\n<h2 id=\"messages-take-home\" class=\"wp-block-heading\">Messages Take-Home<\/h2>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>nirAE en tant que complications rares mais potentiellement graves du traitement par ICI<\/li>\n\n\n\n<li>Tout type de maladie auto-immune possible en tant que nirAE, touchant plus souvent le syst\u00e8me nerveux p\u00e9riph\u00e9rique<\/li>\n\n\n\n<li>Selon la gravit\u00e9, arr\u00eat th\u00e9rapeutique de l&#8217;ICI et\/ou st\u00e9ro\u00efdes en traitement primaire<\/li>\n<\/ul>\n\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Heinzerling L, De Toni E, Schett G, et al. (2019) : Inhibiteurs de point de contr\u00f4le. Allemand Revue m\u00e9dicale. Int. 116 : 119-126<\/li>\n\n\n\n<li>Riggenbach E, Ermi\u015f E, Elicin O, et al. (2021) : Combinaison de la radioth\u00e9rapie et de l&#8217;immunoth\u00e9rapie. Swiss Med Forum 21(5-6) : 78-82.<\/li>\n\n\n\n<li>Astaras C, de Micheli R, Moura B, et al. (2018) : Neurological Adverse Events Associated with Immune Checkpoint Inhibitors : Diagnosis and Management. Curr. Neurol. Neurosci. Rep. 18<\/li>\n\n\n\n<li>Martins F, Sofiya L, Sykiotis GP, et al. (2019) : Effets ind\u00e9sirables des inhibiteurs de points de contr\u00f4le immunitaires : \u00e9pid\u00e9miologie, gestion et surveillance. Nat. Rev. Clin. Oncol. 16 : 563-580<\/li>\n\n\n\n<li>Menzies AM, Johnson DB, Ramanujam S, et al. (2017) : Traitement anti-PD-1 chez les patients pr\u00e9sentant un m\u00e9lanome avanc\u00e9 et des troubles auto-immuns pr\u00e9existants ou une toxicit\u00e9 majeure avec l&#8217;ipilimumab. Ann Oncol 28(2) : 368-376.<\/li>\n\n\n\n<li>Weber JS, Hodi FS, Wolchok JD, et al. (2017) : Safety profile of nivolumab monotherapy : A pooled analysis of patients with advanced melanoma. J Clin Oncol 35(7) : 785-792.<\/li>\n\n\n\n<li>Hottinger AF (2016) : Complications neurologiques des inhibiteurs de points de contr\u00f4le immunitaires. Curr. Opin. Neurol. 29 : 806-812<\/li>\n\n\n\n<li>Kao JC, Liao B, Markovic SN, et al. (2017) : Complications neurologiques associ\u00e9es aux anticorps anti-d\u00e9c\u00e8s programm\u00e9 1 (PD-1). JAMA Neurol 74(10) : 1216-1222.<\/li>\n\n\n\n<li>Harrison RA, Tummala S, de Groot J (2020) Neurologic Toxicities of Cancer Immunotherapies : a Review. Curr. Neurol. Neurosci. Rep. 20<\/li>\n\n\n\n<li>Gu Y, Menzies AM, Long GV, et al (2017) : Neuropathie \u00e0 m\u00e9diation immunitaire suite \u00e0 une immunoth\u00e9rapie par points de contr\u00f4le. J. Clin. Neurosci. 45 : 14-17<\/li>\n\n\n\n<li>McNeill CJ, Fehmi J, Gladwin J, Price C (2019) : Un cas rare de variante de Miller Fisher du syndrome de Guillain-Barr \u00e9 (GBS) induite par un inhibiteur de point de contr\u00f4le. BMJ Case Rep 12(8).<\/li>\n\n\n\n<li>Daxini A, Cronin K, Sreih AG : Vascularite associated with immune checkpoint inhibitors &#8211; a systematic review. Rhumatologie clinique 2018 ; 37 : 2579-2584.<\/li>\n\n\n\n<li>Baldauf MC, Kapauer M, Joerger et al. (sous presse, accept\u00e9 pour publication en f\u00e9vrier 2021) : Pembrolizumab-associated CD8+ vasculitic mononeuritis multiplex in a patient with mesothelioma. Neurologie : Neuroimmunologie &amp; Neuroinflammation.<\/li>\n\n\n\n<li>Thompson JA, Schneider BJ, Brahmer J, et al. (2020) : Management of immunotherapy-related toxicities, version 1.2020 featured updates to the NCCN guidelines. JNCCN J Natl Compr Cancer Netw 18(3) : 231-241.<\/li>\n\n\n\n<li>Touat M, Maisonobe T, Knauss S, et al. (2018) : Myosite et myocardite li\u00e9es \u00e0 un inhibiteur de point de contr\u00f4le immunitaire chez les patients atteints de cancer. Neurologie 91(10) : e985-e994.<\/li>\n\n\n\n<li>Moreira A, Loquai C, Pf\u00f6hler C, et al. (2019) : Myosite et effets secondaires neuromusculaires induits par les inhibiteurs de points de contr\u00f4le immunitaires. Eur J Cancer 106:12-23.<\/li>\n\n\n\n<li>Makarious D, Horwood K, Coward JIG (2017) : Myasthenia gravis : An emerging toxicity of immune checkpoint inhibitors. Eur J Cancer 82 : 128-136<\/li>\n\n\n\n<li>Mongay-Ochoa N, Vogrig A, Mu\u00f1iz-Castrillo S, Honnorat J (2020) : Syndromes paran\u00e9oplasiques associ\u00e9s aux anti-Hu d\u00e9clench\u00e9s par un traitement par un inhibiteur de point de contr\u00f4le immunitaire. J Neurol 267 : 2154-2156<\/li>\n\n\n\n<li>Nowosielski M, Di Pauli F, Iglseder S, et al. (2020) : Enc\u00e9phalomy\u00e9lon\u00e9vrite et arthrite apr\u00e8s traitement par des inhibiteurs de points de contr\u00f4le immunitaires. Neurol Neuroimmunol neuroinflammation 7(4).<\/li>\n\n\n\n<li>Nishijima H, Suzuki C, Kon T, et al. (2021) : Bilateral Thalamic Lesions Associated With Atezolizumab-Induced Autoimmune Encephalitis (L\u00e9sions thalamiques bilat\u00e9rales associ\u00e9es \u00e0 une enc\u00e9phalite auto-immune induite par l&#8217;atezolizumab). Neurology 96(3) : 126-127.<\/li>\n\n\n\n<li>Touat M, Talmasov D, Ricard D, Psimaras D (2017) : Toxicit\u00e9s neurologiques associ\u00e9es aux inhibiteurs de points de contr\u00f4le immunitaires. Curr. Opin. Neurol. 30 : 659-668<\/li>\n\n\n\n<li>Johnson DB, McDonnell WJ, Gonzalez-Ericsson PI, et al. (2019) : A case report of clonal EBV-like memory CD4+ T cell activation in fatal checkpoint inhibitor-induced encephalitis. Nat Med 25(8) : 1243-1250.<\/li>\n\n\n\n<li>Maker AV, Yang JC, Sherry RM, et al. (2006) : Intrapatient dose escalation of anti-CTLA-4 antibody in patients with metastatic melanoma. J Immunother 29(4):455-463.<\/li>\n\n\n\n<li>Haanen JBAG, Carbonnel F, Robert C, et al. (2017) : Management of toxicities from immunotherapy : ESMO Clinical Practice Guidelines for diagnosis, treatment and follow-up. Ann Oncol 28(suppl_4) : iv119-iv142.<\/li>\n\n\n\n<li>Donia M, Pedersen M, Svane IM (2017) : Immunoth\u00e9rapie du cancer chez les patients pr\u00e9sentant des troubles auto-immuns pr\u00e9existants. Semin. Immunopathologie. 39 : 333-337.<\/li>\n\n\n\n<li>Hasan Ali O, Berner F, Ackermann CJ, et al. (2020) : Fingolimod and tumor-infiltrating lymphocytes in checkpoint-inhibitor treated cancer patients. Cancer Immunol Immunother 70(2).<\/li>\n\n\n\n<li>Narumi Y, Yoshida R, Minami Y, et al. (2018) : Trouble du spectre de la neuromy\u00e9lite optique secondaire au traitement par nivolumab, un anticorps anti-PD-1 : le premier rapport. BMC Cancer 18(1).<\/li>\n\n\n\n<li>Fan S, Ren H, Zhao L, et al. (2020) : Neurological immuno-related adverse events associated with immune checkpoint inhibitors : A review of the literature. Asia Pac J Clin Oncol. 16 : 291-298.<\/li>\n\n\n\n<li>Rote Liste\u00ae Service GmbH Liste rouge. www.rote-liste.de. Date d&#8217;entr\u00e9e en vigueur 27 f\u00e9vrier 2021<\/li>\n<\/ol>\n\n<p><em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2021 ; 19(2) : 6-9<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les inhibiteurs de points de contr\u00f4le immunitaires sont de plus en plus utilis\u00e9s en oncologie, avec parfois des succ\u00e8s retentissants. 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