{"id":329637,"date":"2021-03-24T01:00:00","date_gmt":"2021-03-24T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/prevention-et-traitement-des-troubles-respiratoires-et-cardiaques\/"},"modified":"2023-01-12T13:47:07","modified_gmt":"2023-01-12T12:47:07","slug":"prevention-et-traitement-des-troubles-respiratoires-et-cardiaques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/prevention-et-traitement-des-troubles-respiratoires-et-cardiaques\/","title":{"rendered":"Pr\u00e9vention et traitement des troubles respiratoires et cardiaques"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Toute op\u00e9ration peut entra\u00eener des probl\u00e8mes circulatoires, cardiaques ou pulmonaires en postop\u00e9ratoire. La pr\u00e9vention de ces complications et leur traitement rev\u00eatent une grande importance, car sinon le risque p\u00e9riop\u00e9ratoire augmente consid\u00e9rablement. Pour ce faire, une \u00e9quipe de soins en chirurgie thoracique doit conna\u00eetre les risques per- et postop\u00e9ratoires et ma\u00eetriser le traitement des complications qui surviennent dans ce contexte.<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Toute op\u00e9ration peut entra\u00eener des probl\u00e8mes circulatoires, cardiaques ou pulmonaires en postop\u00e9ratoire. Il est tr\u00e8s important d&#8217;\u00e9viter ces complications et de les traiter, sans quoi le risque p\u00e9riop\u00e9ratoire augmente consid\u00e9rablement. Pour ce faire, une \u00e9quipe de soins en chirurgie thoracique doit conna\u00eetre les risques per- et postop\u00e9ratoires et ma\u00eetriser le traitement des complications qui surviennent dans ce contexte.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"912\" height=\"995\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/abb1_pa1_s9.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-15660\"\/><\/figure>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">M\u00eame une intervention relativement mineure, comme la pose d&#8217;une trach\u00e9otomie, peut mettre en danger la vie d&#8217;un patient apr\u00e8s l&#8217;intervention : Chez un patient de 66 ans, une trach\u00e9otomie dilat\u00e9e a d&#8217;abord \u00e9t\u00e9 tent\u00e9e. En raison de l&#8217;\u00e9chec de cette op\u00e9ration, une trach\u00e9otomie plastique a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e. Peu apr\u00e8s, le patient a \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9 dans un autre h\u00f4pital. Dans les jours qui ont suivi, les difficult\u00e9s de ventilation et l&#8217;hypercapnie se sont multipli\u00e9es. La cause suppos\u00e9e \u00e9tait une bronchospasme et une d\u00e9compensation li\u00e9e au stress due \u00e0 la r\u00e9duction de la s\u00e9dation pour le sevrage du respirateur. Un diagnostic par imagerie a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises. La cause \u00e9tait une canule de trach\u00e9otomie mal positionn\u00e9e. La canule \u00e9tait trop courte, ce qui explique que seule la pointe \u00e9tait intratrach\u00e9ale et que l&#8217;ouverture se trouvait directement sur la paroi post\u00e9rieure de la trach\u00e9e. Cela a entra\u00een\u00e9 une obstruction intermittente des voies respiratoires. Sur la radiographie &#8211; image thoracique et le scanner du thorax, si vous connaissez les signes, vous pouvez voir cette malposition. On peut voir sur les images des <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">figures 1 et 2<\/span> la position de l&#8217;ouverture de la canule trach\u00e9ale directement sur la paroi trach\u00e9ale avec seulement une courte distance intratrach\u00e9ale et apr\u00e8s correction par une canule trach\u00e9ale plus longue sur la <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">figure 3.<\/span> Le moyen le plus simple de d\u00e9tecter ce probl\u00e8me est de proc\u00e9der \u00e0 un contr\u00f4le trach\u00e9oscopique avec un bronchoscope. Dans une telle situation, m\u00eame un probl\u00e8me facile \u00e0 corriger peut se transformer en un trouble grave avec hypoxie et hypercapnie si l&#8217;on ne pr\u00eate pas attention aux d\u00e9tails dans le diagnostic et si l&#8217;on n&#8217;identifie donc pas le v\u00e9ritable probl\u00e8me du trouble respiratoire.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"1302\" height=\"1144\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/abb2_pa1_s10.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-15661 lazyload\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1302px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1302\/1144;\" \/><\/figure>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Afin de r\u00e9duire le risque de complications postop\u00e9ratoires, les points suivants doivent toujours \u00eatre contr\u00f4l\u00e9s lors de la prise en charge d&#8217;un patient dans une unit\u00e9 de surveillance ou de soins intensifs apr\u00e8s une intervention chirurgicale : l&#8217;\u00e9tat de conscience, la profondeur de la s\u00e9dation si n\u00e9cessaire, la pr\u00e9sence de r\u00e9flexes de protection chez les patients extub\u00e9s, la respiration spontan\u00e9e ou les param\u00e8tres de ventilation, la position du tube ou de la canule trach\u00e9ale, la ventilation lat\u00e9rale des poumons, la position et le d\u00e9bit des drains thoraciques, le r\u00e9glage de l&#8217;aspiration sur les drains et les param\u00e8tres circulatoires. Il est utile de suivre une proc\u00e9dure standard, par exemple une proc\u00e9dure bas\u00e9e sur le sch\u00e9ma ABCDE pour contr\u00f4ler les param\u00e8tres vitaux. Un transfert avec les mesures chirurgicales document\u00e9es par \u00e9crit, les particularit\u00e9s perop\u00e9ratoires et les probl\u00e8mes rencontr\u00e9s est \u00e9galement recommand\u00e9. Dans ce cas, il est recommand\u00e9 d&#8217;utiliser un protocole de transfert avec le concept SBAR pour \u00e9viter les erreurs [1]. Le r\u00e9glage de la position des drains thoraciques est particuli\u00e8rement important. En cas de perte d&#8217;air au niveau du parenchyme pulmonaire, une pression n\u00e9gative au niveau des drains de la cavit\u00e9 thoracique est n\u00e9cessaire pour \u00e9viter un pneumothorax, mais une aspiration trop \u00e9lev\u00e9e peut aggraver les pertes d&#8217;air. En cas de pneumectomie, le r\u00e9glage d&#8217;une aspiration n\u00e9gative (plus forte que moins cinq mbar) est contre-indiqu\u00e9, car cette pression n\u00e9gative peut sinon entra\u00eener un d\u00e9placement du m\u00e9diastin (effet similaire \u00e0 celui d&#8217;un pneumothorax sous tension) et donc de graves complications cardiopulmonaires. Une h\u00e9morragie postop\u00e9ratoire peut \u00eatre d\u00e9tect\u00e9e par la quantit\u00e9 de pertes de drainage, par un dosage de l&#8217;h\u00e9moglobine dans le sang du patient et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, dans le liquide de drainage, par une visualisation \u00e9chographique de l&#8217;espace pleural et, \u00e0 un stade avanc\u00e9, par une r\u00e9action circulatoire due au manque de volume. Si ces mesures ne permettent pas d&#8217;obtenir des informations suffisantes, il est souvent utile d&#8217;effectuer un scanner du thorax. Outre le contr\u00f4le des param\u00e8tres de coagulation et les mesures d&#8217;am\u00e9lioration de la coagulation si n\u00e9cessaire, il est utile d&#8217;informer le service de chirurgie\/chirurgie thoracique de la n\u00e9cessit\u00e9 \u00e9ventuelle d&#8217;une r\u00e9vision chirurgicale. D&#8217;autres complications, plus rares, li\u00e9es \u00e0 l&#8217;op\u00e9ration, telles qu&#8217;une insuffisance bronchique tronqu\u00e9e (reconnaissable \u00e0 l&#8217;augmentation du volume des fistules a\u00e9riennes via les drains thoraciques) ou une torsion de lambeau (dont le premier signe est souvent une at\u00e9lectasie \u00e0 la radiographie du thorax) peuvent souvent \u00eatre v\u00e9rifi\u00e9es par une bronchoscopie et, si n\u00e9cessaire, par un examen TDM (avec produit de contraste pour la visualisation des vaisseaux) et n\u00e9cessitent une r\u00e9vision chirurgicale.<\/p>\n\n<h2 id=\"\" class=\"wp-block-heading\">\u00a0<\/h2>\n\n<h2 id=\"-2\" class=\"wp-block-heading\"><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-15662 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1071;height: 584px; width: 600px;\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/abb3_pa1_s10.jpg\" alt=\"\" width=\"1100\" height=\"1071\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/h2>\n\n<h2 id=\"-3\" class=\"wp-block-heading\">\u00a0<\/h2>\n\n<h2 id=\"pneumonectomie-a-haut-risque-perioperatoire\" class=\"wp-block-heading\">Pneumonectomie \u00e0 haut risque p\u00e9riop\u00e9ratoire<\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les troubles respiratoires et cardiaques sont plus fr\u00e9quents en p\u00e9riode p\u00e9riop\u00e9ratoire lors des grandes op\u00e9rations de chirurgie thoracique. Par exemple, apr\u00e8s une pneumonectomie, le risque d&#8217;infarctus du myocarde ou de d\u00e9c\u00e8s cardiovasculaire dans les 30 jours suivant l&#8217;op\u00e9ration est sup\u00e9rieur \u00e0 5% [2]. Il est donc judicieux d&#8217;\u00e9valuer les facteurs de risque cardiopulmonaires du patient avant l&#8217;op\u00e9ration et de toujours proc\u00e9der \u00e0 une \u00e9valuation des risques. Pour la lobectomie assist\u00e9e par vid\u00e9o-thoracoscopie, la classification ASA a \u00e9t\u00e9 d\u00e9crite comme une m\u00e9thode utile [3]. L&#8217;anamn\u00e8se, un examen physique, des r\u00e9sultats de laboratoire (avec analyse des gaz du sang) et une imagerie (radiographie du thorax ou scanner) sont utiles pour \u00e9valuer le risque g\u00e9n\u00e9ral en pr\u00e9op\u00e9ratoire. L&#8217;ECG de repos apporte rarement de nouvelles informations en pr\u00e9op\u00e9ratoire, mais il peut \u00eatre tr\u00e8s utile comme comparaison en cas de probl\u00e8mes postop\u00e9ratoires dus \u00e0 des troubles du rythme cardiaque ou \u00e0 une isch\u00e9mie. Les examens fonctionnels tels que l&#8217;\u00e9lectrocardiogramme d&#8217;effort, la spiroergom\u00e9trie, le test de marche de 6 minutes, l&#8217;estimation de l&#8217;\u00e9quivalent m\u00e9tabolique et l&#8217;indication du nombre d&#8217;\u00e9tages qu&#8217;il est possible d&#8217;atteindre en marchant, ont une bien meilleure valeur informative que les valeurs mesur\u00e9es dites de repos. L&#8217;op\u00e9ration pr\u00e9vue, intervention vid\u00e9o-thoracoscopique ou thoracotomie, et le nombre de segments du poumon qui seront r\u00e9s\u00e9qu\u00e9s sont d&#8217;autres facteurs permettant d&#8217;\u00e9valuer le risque p\u00e9riop\u00e9ratoire. La fonction pulmonaire postop\u00e9ratoire apr\u00e8s r\u00e9section peut \u00eatre estim\u00e9e \u00e0 l&#8217;aide de la formule suivante : valeur fonctionnelle pr\u00e9op\u00e9ratoire (par ex. VEMS) \u00d7 nombre de segments pulmonaires en postop\u00e9ratoire \/ nombre de segments pulmonaires en pr\u00e9op\u00e9ratoire [4].<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La fibrillation auriculaire se produit avec une fr\u00e9quence de 13 \u00e0 46% lors d&#8217;op\u00e9rations thoraciques majeures [5]. En ce qui concerne l&#8217;intervention, l&#8217;incidence la plus \u00e9lev\u00e9e est celle d&#8217;une pneumectomie. C&#8217;est \u00e9galement un facteur qui augmente le risque global de l&#8217;op\u00e9ration. Le traitement d\u00e9pend de l&#8217;impact sur le circuit du patient. Plus la circulation est instable, plus la cardioversion est utile et n\u00e9cessaire en cas de fibrillation auriculaire r\u00e9cente. Sur le plan m\u00e9dicamenteux, l&#8217;amiodarone est la plus efficace pour convertir le rythme cardiaque. Si l&#8217;objectif est uniquement de contr\u00f4ler la fr\u00e9quence, les b\u00eatabloquants et les digitaliques constituent une option th\u00e9rapeutique. En outre, il est toujours utile de contr\u00f4ler les \u00e9lectrolytes (en particulier le taux de potassium) et de proc\u00e9der \u00e0 une substitution de potassium et de magn\u00e9sium si n\u00e9cessaire. Il existe diff\u00e9rentes approches de traitements m\u00e9dicamenteux prophylactiques, parmi lesquelles les b\u00eatabloquants et l&#8217;amiodarone se sont av\u00e9r\u00e9s \u00eatre les mesures les plus efficaces.<\/p>\n\n<h2 id=\"saturation-veineuse-centrale-superieure-a-70-si-possible\" class=\"wp-block-heading\">Saturation veineuse centrale sup\u00e9rieure \u00e0 70% si possible<\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une insuffisance cardiaque per- ou postop\u00e9ratoire doit \u00eatre diagnostiqu\u00e9e rapidement. En perop\u00e9ratoire, une \u00e9chocardiographie transoesophagienne (ETO) peut \u00eatre utile, et en postop\u00e9ratoire, des syst\u00e8mes semi-invasifs tels qu&#8217;un monitoring avec le syst\u00e8me Picco\u00ae ou une \u00e9chocardiographie trans-thoracique (ETT) et, dans certaines circonstances, un examen ETO peuvent \u00e9galement \u00eatre utiles. L&#8217;\u00e9chocardiographie permet \u00e9galement de d\u00e9tecter facilement un \u00e9panchement p\u00e9ricardique h\u00e9modynamiquement efficace et une tamponnade p\u00e9ricardique. Le traitement de l&#8217;insuffisance cardiaque s\u00e9v\u00e8re (indice cardiaque inf\u00e9rieur \u00e0 1,5 l\/min\/m2 CEC) fait appel aux cat\u00e9cholamines, aux inhibiteurs de la phosphodiest\u00e9rase-3 ou au l\u00e9vosimedan. L&#8217;insuffisance cardiaque droite est g\u00e9n\u00e9ralement plus difficile \u00e0 traiter que l&#8217;insuffisance cardiaque gauche. En cas d&#8217;insuffisance cardiaque droite, le probl\u00e8me peut \u00eatre une r\u00e9sistance vasculaire pulmonaire accrue, un traitement par exemple au sild\u00e9nafil ou \u00e0 l&#8217;\u00e9poprost\u00e9nol administr\u00e9 par inhalation peut \u00eatre utile. Si l&#8217;\u00e9tat volum\u00e9trique du patient n&#8217;est pas clairement identifiable, il peut \u00eatre n\u00e9cessaire de proc\u00e9der \u00e0 un examen TTE ou \u00e0 une visualisation \u00e9chographique de la veine cave inf\u00e9rieure. Les mesures \u00e9chographiques, l&#8217;ETT et l&#8217;ETO sont des m\u00e9thodes qui d\u00e9pendent de l&#8217;exp\u00e9rience de l&#8217;examinateur et devraient \u00eatre disponibles en cas de r\u00e9section pulmonaire \u00e9largie. En outre, des m\u00e9thodes de surveillance circulatoire semi-invasives permettent d&#8217;obtenir des informations sur l&#8217;\u00e9tat du volume. Par exemple, en pr\u00e9sence d&#8217;un rythme sinusal, la variance du volume des battements peut \u00eatre utilis\u00e9e pour \u00e9valuer le volume [6]. Une valeur de laboratoire simple pour estimer une offre d&#8217;oxyg\u00e8ne suffisante est la mesure de la saturation veineuse centrale, cette valeur doit \u00eatre (avec un taux d&#8217;h\u00e9moglobine normal) si possible sup\u00e9rieure \u00e0 70%. En postop\u00e9ratoire, le statut du volume doit \u00eatre surveill\u00e9 en faisant le bilan des importations et des exportations. Un volume excessif affecte principalement la fonction pulmonaire, tandis qu&#8217;un volume intravasculaire insuffisant entra\u00eene des probl\u00e8mes circulatoires et, secondairement, des dysfonctionnements d&#8217;organes. G\u00e9n\u00e9ralement, les reins sont les premiers touch\u00e9s et, dans les situations de manque de volume prononc\u00e9, on observe une augmentation du taux de lactate (g\u00e9n\u00e9ralement due \u00e0 une augmentation du m\u00e9tabolisme ana\u00e9robie ou, plus rarement, \u00e0 une diminution de la d\u00e9gradation dans le foie).<br\/>Les saignements perop\u00e9ratoires entra\u00eenant un choc h\u00e9morragique doivent \u00eatre \u00e9vit\u00e9s autant que possible. Une connaissance des risques et une pr\u00e9paration \u00e0 ces probl\u00e8mes sont ici d&#8217;une grande utilit\u00e9. Par exemple, lors d&#8217;une m\u00e9diastinoscopie, le risque de saignement grave est faible, inf\u00e9rieur \u00e0 1% [7]. Toutefois, en cas de perte de sang importante, il est tr\u00e8s utile de mettre en place 1 ou 2 voies veineuses \u00e0 gros calibre avant le d\u00e9but de l&#8217;op\u00e9ration. En cas d&#8217;op\u00e9ration pr\u00e9sentant un risque de saignement plus \u00e9lev\u00e9, un nombre appropri\u00e9 de concentr\u00e9s \u00e9rythrocytaires compatibles avec le receveur doit \u00eatre fourni, en fonction du taux d&#8217;h\u00e9moglobine avant l&#8217;op\u00e9ration. Un concept de &#8220;gestion du sang du patient&#8221; est toujours recommand\u00e9.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Selon les donn\u00e9es de la litt\u00e9rature, l&#8217;incidence de l&#8217;insuffisance respiratoire aigu\u00eb apr\u00e8s une intervention chirurgicale thoracique majeure se situe entre 2 et 7% [8]. La mortalit\u00e9 en cas d&#8217;insuffisance respiratoire s\u00e9v\u00e8re dans les 48 heures suivant une pneumectomie varie entre 26% et 80%, selon les donn\u00e9es de la litt\u00e9rature. Le principal probl\u00e8me r\u00e9side dans le fait que les \u00e9changes gazeux sont d\u00e9sormais limit\u00e9s \u00e0 un seul poumon. Si cette fonction est limit\u00e9e, le patient entre tr\u00e8s rapidement dans des zones d&#8217;hypercapnie et d&#8217;hypoxie dangereuses pour sa sant\u00e9. Il est donc important de d\u00e9terminer pr\u00e9cis\u00e9ment l&#8217;apport volum\u00e9trique et souvent de limiter l&#8217;apport volum\u00e9trique en quantit\u00e9. Le traumatisme de l&#8217;op\u00e9ration, l&#8217;anesth\u00e9sie, la douleur, etc. entra\u00eenent une r\u00e9duction de la fonction pulmonaire en postop\u00e9ratoire. La bronchoconstriction, la r\u00e9tention de s\u00e9cr\u00e9tions et l&#8217;aspiration favorisent la formation d&#8217;at\u00e9lectasies et de pneumonies. La ventilation perop\u00e9ratoire en ventilation monopulmonaire avec des volumes courants r\u00e9duits (5 ml\/kgKG) et une PEP mod\u00e9r\u00e9e (5 \u00e0 8 cm H2O) peut am\u00e9liorer les \u00e9changes gazeux postop\u00e9ratoires et r\u00e9duire les risques [9]. Une mobilisation pr\u00e9coce (hors du lit), une th\u00e9rapie respiratoire et physique, ainsi qu&#8217;un bon traitement de la douleur (par exemple avec un cath\u00e9ter p\u00e9ridural thoracique) am\u00e9liorent la situation [10]. La ventilation non invasive, l&#8217;aspiration bronchoscopique en respiration spontan\u00e9e, la ventilation invasive avec \u00e9ventuellement une mise en d\u00e9cubitus ventral et, en cas d&#8217;\u00e9volution prolong\u00e9e, une trach\u00e9otomie sont des mesures n\u00e9cessaires pour traiter les \u00e9changes gazeux pulmonaires nettement r\u00e9duits et les at\u00e9lectasies.<\/p>\n\n<h2 id=\"le-risque-de-pneumonie-augmente-avec-la-duree-de-ventilation\" class=\"wp-block-heading\">Le risque de pneumonie augmente avec la dur\u00e9e de ventilation<\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le risque de pneumonie augmente proportionnellement \u00e0 la dur\u00e9e de la ventilation invasive [11]. Pour la plupart des patients ayant subi une intervention chirurgicale thoracique, il est pr\u00e9f\u00e9rable de r\u00e9tablir rapidement la respiration spontan\u00e9e et de proc\u00e9der \u00e0 une extubation pr\u00e9coce. Toutefois, si une hypercapnie au pH significatif, une oxyg\u00e9nation insuffisante, une circulation instable ou l&#8217;impossibilit\u00e9 d&#8217;obtenir une ventilation suffisante de la partie du poumon concern\u00e9e apr\u00e8s une at\u00e9lectasie prolong\u00e9e d&#8217;un poumon, une ventilation postop\u00e9ratoire s&#8217;impose. Chez les patients atteints d&#8217;une bronchopneumopathie chronique obstructive s\u00e9v\u00e8re, il peut parfois \u00eatre n\u00e9cessaire d&#8217;extuber malgr\u00e9 des valeurs de paCO2 \u00e9lev\u00e9es (en pr\u00e9sence de r\u00e9flexes de protection, d&#8217;un niveau de conscience suffisant et d&#8217;une coop\u00e9ration du patient existante) et de proc\u00e9der \u00e0 un soutien pr\u00e9coce de la m\u00e9canique respiratoire avec une ventilation non invasive. En cas d&#8217;utilisation perop\u00e9ratoire d&#8217;un double tube, il est recommand\u00e9 de passer \u00e0 un tube normal en postop\u00e9ratoire afin de r\u00e9duire l&#8217;irritation due \u00e0 la position endobronchique du tube et d&#8217;obtenir une meilleure gestion des s\u00e9cr\u00e9tions. S&#8217;il existe ou a exist\u00e9 une difficult\u00e9 d&#8217;intubation orotrach\u00e9ale, il est recommand\u00e9 d&#8217;utiliser une &#8220;tige de Cook&#8221; (Airway Exchange Catheter) lors du changement de tube.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le positionnement des patients intub\u00e9s avec le haut du corps sur\u00e9lev\u00e9 d&#8217;environ 40\u00b0 r\u00e9duit l&#8217;incidence des pneumonies associ\u00e9es \u00e0 la ventilation. Il est \u00e9galement utile de pratiquer des soins buccaux r\u00e9guliers et de contr\u00f4ler r\u00e9guli\u00e8rement la pression du coussinet. Apr\u00e8s la survenue d&#8217;une pneumonie, des pr\u00e9l\u00e8vements microbiologiques (\u00e0 partir des s\u00e9cr\u00e9tions trach\u00e9ales ou bronchiques, toujours avant le d\u00e9but de l&#8217;antibioth\u00e9rapie) et une antibioth\u00e9rapie suffisante sont n\u00e9cessaires. Il faut compter avec les agents pathog\u00e8nes \u00e0 Gram positif et \u00e0 Gram n\u00e9gatif, les champignons ou les agents pathog\u00e8nes atypiques \u00e9tant plus rarement \u00e0 l&#8217;origine de la pneumonie. Le cas \u00e9ch\u00e9ant, l&#8217;antibioth\u00e9rapie doit \u00eatre adapt\u00e9e au spectre des agents pathog\u00e8nes sp\u00e9cifiques \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital. Il faut veiller \u00e0 ce que le traitement soit correctement dos\u00e9 et que la dur\u00e9e du traitement soit correctement choisie. Dans la grande majorit\u00e9 des cas, une dur\u00e9e de traitement d&#8217;une semaine est suffisante. Les patients pr\u00e9trait\u00e9s par immunosuppresseurs ou n\u00e9oadjuvants, en particulier, pr\u00e9sentent un risque accru d&#8217;infection et sont plus difficiles \u00e0 traiter. Souvent, les patients atteints de pneumonie b\u00e9n\u00e9ficient \u00e9galement d&#8217;une bronchospasmolyse m\u00e9dicamenteuse et d&#8217;une th\u00e9rapie respiratoire syst\u00e9matique.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Si toutes les mesures conventionnelles \u00e9chouent en cas de d\u00e9faillance pulmonaire, le traitement par oxyg\u00e9nation extracorporelle par membrane veino-veineuse (ECMO) peut \u00eatre n\u00e9cessaire. Chez un patient dans un \u00e9tat post-pneumonectomie, une pneumonie dans le poumon encore pr\u00e9sent peut rapidement mettre en danger la vie du patient en raison de la r\u00e9duction de la surface d&#8217;\u00e9change gazeux induite par l&#8217;op\u00e9ration. Si les conditions g\u00e9n\u00e9rales sont r\u00e9unies (pas de contre-indications et un patient suffisamment stable dans les autres fonctions vitales), la th\u00e9rapie ECMO peut apporter des avantages significatifs dans une telle \u00e9volution. <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">La figure 4<\/span> montre une radiographie d&#8217;un patient de 44 ans souffrant de pneumonie apr\u00e8s une pneumectomie et une canule d&#8217;ECMO pos\u00e9e sur la veine jugulaire interne droite. Dans ce cas, le traitement par ECMO a pu \u00eatre termin\u00e9 avec succ\u00e8s au bout de dix jours. Comme cette proc\u00e9dure extracorporelle n&#8217;est pas sans risque, il doit y avoir une indication claire pour ce traitement et l&#8217;\u00e9quipe soignante doit avoir une exp\u00e9rience suffisante de cette proc\u00e9dure. L&#8217;anticoagulation n\u00e9cessaire, les blessures caus\u00e9es par la pose de cath\u00e9ters \u00e0 large lumi\u00e8re et l&#8217;infection nosocomiale sont les principaux risques de la proc\u00e9dure.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"1294\" height=\"1018\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/abb4_pa1_s12.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-15663 lazyload\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1294px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1294\/1018;\" \/><\/figure>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un \u0153d\u00e8me pulmonaire de r\u00e9expansion, autre cause d&#8217;une perturbation postop\u00e9ratoire des \u00e9changes gazeux, peut survenir apr\u00e8s la d\u00e9charge d&#8217;un \u00e9panchement pleural important ou d&#8217;un pneumothorax prononc\u00e9, et \u00e9galement apr\u00e8s une ventilation par insufflation (s\u00e9paration des poumons par un tube \u00e0 double paroi ou un bloqueur de bronches) pendant une longue p\u00e9riode. On peut supposer que la cause physiopathologique est un processus multifactoriel. La lib\u00e9ration de m\u00e9diateurs, une perte de surfactant et des dommages \u00e0 la membrane alv\u00e9olaire par des oxydases sont suppos\u00e9s \u00eatre \u00e0 l&#8217;origine de l&#8217;accumulation de liquide dans l&#8217;interstitium et les alv\u00e9oles en raison d&#8217;une perm\u00e9abilit\u00e9 accrue au liquide. La physiopathologie de l&#8217;\u0153d\u00e8me post-pneumonectomie est similaire. Il survient 24 \u00e0 72 heures apr\u00e8s une pneumonectomie ou, rarement, apr\u00e8s une lobectomie. Le traitement consiste en une hydratation restrictive, une ventilation non invasive ou invasive avec PEP et une augmentation de la concentration d&#8217;oxyg\u00e8ne inspiratoire g\u00e9n\u00e9ralement n\u00e9cessaire. Il est associ\u00e9 \u00e0 une mortalit\u00e9 significative, similaire \u00e0 un SDRA s\u00e9v\u00e8re, et peut malheureusement survenir m\u00eame en cas d&#8217;apport hydrique tr\u00e8s r\u00e9duit en p\u00e9riop\u00e9ratoire.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans l&#8217;ensemble, une surveillance \u00e9troite, une d\u00e9tection et un traitement rapides et corrects sont n\u00e9cessaires en cas de troubles vitaux mentionn\u00e9s. Cela permet d&#8217;obtenir un bon r\u00e9sultat pour les patients, m\u00eame dans le cas d&#8217;interventions pr\u00e9sentant un risque p\u00e9riop\u00e9ratoire important.<\/p>\n\n<h2 id=\"messages-take-home\" class=\"wp-block-heading\">Messages Take-Home<\/h2>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Une estimation du risque p\u00e9riop\u00e9ratoire de mortalit\u00e9 et de l\u00e9talit\u00e9 permet d&#8217;\u00e9viter les complications postop\u00e9ratoires lors des grandes op\u00e9rations de chirurgie thoracique. Les tests fonctionnels syst\u00e9matiques sont utiles \u00e0 cet \u00e9gard.<\/li>\n\n\n\n<li>Les complications respiratoires et cardiaques surviennent \u00e0 une fr\u00e9quence pertinente lors de ces interventions.<\/li>\n\n\n\n<li>En cas d&#8217;\u00e9tat cardiovasculaire instable, une surveillance semi-invasive ou invasive de la circulation est recommand\u00e9e ; les valeurs de la pression art\u00e9rielle et de la fr\u00e9quence cardiaque ne sont souvent pas suffisantes \u00e0 elles seules.<\/li>\n\n\n\n<li>La mobilisation, la sur\u00e9l\u00e9vation du torse, la kin\u00e9sith\u00e9rapie respiratoire et le r\u00e9glage du respirateur sont, avec le r\u00e9glage du respirateur, les piliers de la pr\u00e9vention et du traitement des complications respiratoires. La plupart du temps, une respiration spontan\u00e9e pr\u00e9coce et une extubation rapide sont utiles pour ces patients.<\/li>\n\n\n\n<li>Dans certaines situations, une th\u00e9rapie ECMO peut \u00eatre n\u00e9cessaire en postop\u00e9ratoire.<\/li>\n<\/ul>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>von Dossow V, Zwi\u00dfler B : Transfert structur\u00e9 des patients dans la phase p\u00e9riop\u00e9ratoire &#8211; Le concept SBAR. Anesth Intensivmed 2016 ; 57 : 88-90.<\/li>\n\n\n\n<li>Kristensen SD, Knuuti J, Saraste A, et al : 2014 ESC\/ESA Guidelines on non-cardiac surgery : cardiovascular assessment and management : The Joint Task Force on non-cardiac surgery : cardiovascular assessment and management of the European Society of Cardiology (ESC) and the European Society of Anaesthesiology (ESA). Eur J Anaesthesiol 2014 ; 31(10) : 517-573.<\/li>\n\n\n\n<li>Zhang R, Kyriss T, Dippon J, et al : G. American Society of Anesthesiologists physical status facilitates risk stratification of elderly patients undergoing thoracoscopic lobectomy. Eur J Cardiothorac Surg 2018 ; 53(5) : 973-979.<\/li>\n\n\n\n<li>Smulders SA, Smeenk FW, Janssen-Heijnen ML, et al : Actual and predicted postoperative changes in lung function after pneumonectomy : A retrospective analysis. Chest 2004 ; 125 : 1735-1741.<\/li>\n\n\n\n<li>Zhao BC, Huang TY, Deng QW, et al. : Prophylaxis against Atrial Fibrillation after General Thoracic Surgery : Trial Sequential Analysis and Network Meta-Analysis. Chest 2017 ; 151(1) : 149-159.<\/li>\n\n\n\n<li>Hansen M : Monitoring h\u00e9modynamique &#8211; Monitoring avanc\u00e9 [Invasive and minimally invasive hemodynamic monitoring]. Anasthesiol Intensivmed Notfallmed Schmerzther 2016 ; 51(10) : 616-625.<\/li>\n\n\n\n<li>Schirren M, Sponholz S, Oguhzan S, et al. : H\u00e9morragie perop\u00e9ratoire en chirurgie thoracique : strat\u00e9gies d&#8217;\u00e9vitement et concepts de traitement chirurgical [Intraoperative bleeding during thoracic surgery : avoidance strategies and surgical treatment concepts]. Chirurgien 2015 ; 86(5) : 453-458.<\/li>\n\n\n\n<li>K\u00f6sek V, Wiebe K : Insuffisance respiratoire postop\u00e9ratoire et son traitement [Postoperative respiratory insufficiency and its treatment]. Chirurgien 2015 ; 86(5) : 437-443.<\/li>\n\n\n\n<li>Marret E, Cinotti R, Berard L, et al : Protective ventilation during anaesthesia reduces major postoperative complications after lung cancer surgery : A double-blind randomised controlled trial. Eur J Anaesthesiol 2018 ; 35(10) : 727-735.<\/li>\n\n\n\n<li>Rogers LJ, Bleetman D, Messenger DE, et al : The impact of enhanced recovery after surgery (ERAS) protocol compliance on morbidity from resection for primary lung cancer. J Thorac Cardiovasc Surg 2018 ; 155(4) : 1843-1852.<\/li>\n\n\n\n<li>Wunder C : Infections nosocomiales en soins intensifs. Anesth Intensivmed 2020 ; 61 : 215-222.<\/li>\n<\/ol>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>InFo PNEUMOLOGIE &amp; ALLERGOLOGIE 2021 ; 3(1) : 9-13<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Toute op\u00e9ration peut entra\u00eener des probl\u00e8mes circulatoires, cardiaques ou pulmonaires en postop\u00e9ratoire. La pr\u00e9vention de ces complications et leur traitement rev\u00eatent une grande importance, car sinon le risque p\u00e9riop\u00e9ratoire augmente&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":104431,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Op\u00e9rations de chirurgie thoracique","footnotes":"","_members_access_role":[],"_members_access_error":""},"category":[11378,11399,11531,22616,11477,11549],"tags":[21170,21168,11999,21172],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-329637","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-cardiologie","category-chirurgie-fr","category-formation-continue","category-formation-continue-cme","category-pneumologie-fr","category-rx-fr","tag-chirurgie-thoracique","tag-ecmo-fr","tag-formation-continue-cme","tag-pneumectomie","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-07-30 20:02:37","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":329608,"slug":"prevenzione-e-trattamento-dei-disturbi-respiratori-e-cardiaci","post_title":"Prevenzione e trattamento dei disturbi respiratori e cardiaci","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/prevenzione-e-trattamento-dei-disturbi-respiratori-e-cardiaci\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":329630,"slug":"prevencao-e-tratamento-de-doencas-respiratorias-e-cardiacas","post_title":"Preven\u00e7\u00e3o e tratamento de doen\u00e7as respirat\u00f3rias e card\u00edacas","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/prevencao-e-tratamento-de-doencas-respiratorias-e-cardiacas\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":329639,"slug":"prevencion-y-tratamiento-de-trastornos-respiratorios-y-cardiacos","post_title":"Prevenci\u00f3n y tratamiento de trastornos respiratorios y card\u00edacos","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/prevencion-y-tratamiento-de-trastornos-respiratorios-y-cardiacos\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/329637","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=329637"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/329637\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":329642,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/329637\/revisions\/329642"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=329637"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=329637"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=329637"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=329637"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}