{"id":329762,"date":"2021-02-14T00:00:21","date_gmt":"2021-02-13T23:00:21","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/la-pharmacotherapie-moderne-a-la-pointe-du-progres-une-mise-a-jour\/"},"modified":"2023-01-11T13:15:25","modified_gmt":"2023-01-11T12:15:25","slug":"la-pharmacotherapie-moderne-a-la-pointe-du-progres-une-mise-a-jour","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/la-pharmacotherapie-moderne-a-la-pointe-du-progres-une-mise-a-jour\/","title":{"rendered":"La pharmacoth\u00e9rapie moderne &#8220;\u00e0 la pointe du progr\u00e8s&#8221; &#8211; une mise \u00e0 jour"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Les approches modernes de traitement des maladies inflammatoires chroniques de l&#8217;intestin (MICI) s&#8217;orientent vers la devise &#8220;Treat-to-target&#8221; (traitement vers la cible). Outre le soulagement des sympt\u00f4mes et l&#8217;induction d&#8217;une r\u00e9mission de la maladie, on s&#8217;efforce aujourd&#8217;hui de pr\u00e9server la muqueuse du c\u00f4lon et de la rendre endoscopiquement normale. Les nouvelles mol\u00e9cules biologiques et les petites mol\u00e9cules, qui peuvent \u00eatre utilis\u00e9es en cas de r\u00e9ponse insuffisante aux m\u00e9dicaments conventionnels, sont porteuses d&#8217;un espoir important d&#8217;optimisation des r\u00e9sultats th\u00e9rapeutiques.<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p>Le paysage th\u00e9rapeutique a \u00e9volu\u00e9 rapidement au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es. Plusieurs nouvelles substances tr\u00e8s efficaces issues des groupes de m\u00e9dicaments biologiques et des &#8220;petites mol\u00e9cules&#8221; sont apparues sur le march\u00e9, en particulier pour les formes mod\u00e9r\u00e9es et s\u00e9v\u00e8res de la maladie. L&#8217;<span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">aper\u00e7u 1<\/span> pr\u00e9sente les agents pharmacoth\u00e9rapeutiques actuellement autoris\u00e9s en Suisse pour le traitement de la colite ulc\u00e9reuse et de la maladie de Crohn.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"939\" height=\"964\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/ubersicht1.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-15405\"\/><\/figure>\n\n<h2 id=\"treat-to-target-est-le-mot-dordre\" class=\"wp-block-heading\">&#8220;Treat-to-target&#8221; est le mot d&#8217;ordre<\/h2>\n\n<p>Les objectifs th\u00e9rapeutiques dans le traitement de la CED sont avant tout de soulager les sympt\u00f4mes et de supprimer l&#8217;inflammation du tractus gastro-intestinal. Aujourd&#8217;hui, l&#8217;objectif n&#8217;est pas seulement la gu\u00e9rison de la muqueuse intestinale, mais aussi le contr\u00f4le complet de la maladie avec une r\u00e9mission histologique [1]. Bien qu&#8217;il n&#8217;existe toujours pas de traitement curatif, il existe de nombreuses options de traitement m\u00e9dicamenteux dont l&#8217;efficacit\u00e9 est prouv\u00e9e. Dans une premi\u00e8re phase du traitement, l&#8217;accent est mis sur l&#8217;amorce d&#8217;une r\u00e9mission et donc sur le soulagement des sympt\u00f4mes. Pour ce faire, on utilise souvent des m\u00e9dicaments immunomodulateurs qui agissent rapidement (par exemple, les corticost\u00e9ro\u00efdes). Il s&#8217;agit ensuite de maintenir la r\u00e9mission pendant une p\u00e9riode aussi longue que possible. En raison des effets secondaires, les st\u00e9ro\u00efdes ne sont pas adapt\u00e9s \u00e0 cet effet. En fonction de la gravit\u00e9 et des autres caract\u00e9ristiques de la maladie, on utilise des aminosalicylates, de l&#8217;azathioprine ou des produits biologiques. \u00c0 l&#8217;\u00e8re de la m\u00e9decine personnalis\u00e9e, les caract\u00e9ristiques individuelles sp\u00e9cifiques \u00e0 la maladie, telles que le risque de progression et de complications, ainsi que les pr\u00e9dicteurs de la r\u00e9ponse au traitement sont de plus en plus pris en compte [2].<\/p>\n\n<p>Pour le traitement d&#8217;une <em>colite ulc\u00e9reuse<\/em> l\u00e9g\u00e8re <em>(C. ulcerosa)<\/em>, on utilise souvent initialement des pr\u00e9parations \u00e0 base d&#8217;acide 5-aminosalicylique (5-ASA) (par ex. m\u00e9salazine ou sulfasalazine), voire des corticost\u00e9ro\u00efdes [3]. L&#8217;objectif principal est de r\u00e9duire l&#8217;inflammation. Le 5-ASA a \u00e9galement fait ses preuves en tant que traitement d&#8217;entretien et en pr\u00e9vention des rechutes. Les immunosuppresseurs tels que l&#8217;azathioprine ou la 6-mercaptopurine peuvent \u00eatre utiles dans le cas d&#8217;une forme de C. ulcerosa caract\u00e9ris\u00e9e par des pouss\u00e9es fr\u00e9quentes ou une activit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e de la maladie [1]. En cas de pouss\u00e9e tr\u00e8s active et agressive de C. ulcerosa, les st\u00e9ro\u00efdes intraveineux peuvent \u00eatre envisag\u00e9s et si cela ne permet pas de soulager suffisamment les sympt\u00f4mes, on peut avoir recours \u00e0 la ciclosporine. Pour les formes s\u00e9v\u00e8res, l&#8217;ust\u00e9kinumab \u00e9largit depuis 2020 en Suisse l&#8217;\u00e9ventail des th\u00e9rapies biologiques autoris\u00e9es [14].<\/p>\n\n<p>Dans la maladie de Crohn <em>(M. Crohn)<\/em>, les corticost\u00e9ro\u00efdes sont g\u00e9n\u00e9ralement utilis\u00e9s en premier lieu en pr\u00e9sence de foyers inflammatoires actifs. En cas d&#8217;inflammation l\u00e9g\u00e8re, les pr\u00e9parations \u00e0 base de 5-ASA peuvent \u00e9galement \u00eatre cibl\u00e9es (par exemple, la m\u00e9salazine ou la sulfasalazine) [1]. Dans les formes plus agressives de la maladie de Crohn, l&#8217;utilisation d&#8217;immunosuppresseurs tels que l&#8217;azathioprine, la 6-mercaptopurine ou le m\u00e9thotrexate doit \u00eatre envisag\u00e9e. En cas d&#8217;absence de r\u00e9ponse au traitement m\u00e9dicamenteux conventionnel, des agents biologiques tels que l&#8217;adalimumab, le certolizumab, l&#8217;infliximab, le vedolizumab ou l&#8217;ust\u00e9kinumab sont disponibles.<\/p>\n\n<h2 id=\"vaste-arsenal-de-produits-biologiques-tres-efficaces\" class=\"wp-block-heading\">Vaste arsenal de produits biologiques tr\u00e8s efficaces<\/h2>\n\n<p>Les progr\u00e8s dans le domaine de la recherche sur les processus mol\u00e9culaires constituent la base du d\u00e9veloppement de cibles th\u00e9rapeutiques, ce qui se traduit par de nouveaux produits biologiques tr\u00e8s efficaces. Elle implique, entre autres, la destruction des jonctions serr\u00e9es et du film muqueux recouvrant la couche \u00e9pith\u00e9liale intestinale, ce qui augmente la perm\u00e9abilit\u00e9 de l&#8217;\u00e9pith\u00e9lium et entra\u00eene une augmentation de l&#8217;absorption des antig\u00e8nes luminaux dans les couches profondes de la paroi intestinale [23]. La participation des cellules immunitaires entra\u00eene une augmentation de la production de cytokines pro-inflammatoires &#8211; les cibles des anticorps monoclonaux.<\/p>\n\n<p>L&#8217;autorisation de mise sur le march\u00e9 des m\u00e9dicaments biologiques a consid\u00e9rablement am\u00e9lior\u00e9 les possibilit\u00e9s th\u00e9rapeutiques pour les formes mod\u00e9r\u00e9es et s\u00e9v\u00e8res de la CED. Le choix du traitement appropri\u00e9 est un d\u00e9fi de plus en plus complexe, en raison du nombre croissant de substances actives disponibles. Pour une d\u00e9cision th\u00e9rapeutique bas\u00e9e sur des crit\u00e8res, il est possible de se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 une large base de donn\u00e9es probantes. Entre autres, la gravit\u00e9 des sympt\u00f4mes et les foyers d&#8217;inflammation dans l&#8217;intestin sont des crit\u00e8res importants pour la strat\u00e9gie de traitement. Voici un r\u00e9sum\u00e9 concis d&#8217;une s\u00e9lection de r\u00e9sultats concernant les anticorps monoclonaux actuellement autoris\u00e9s en Suisse pour le traitement des CED.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"1100\" height=\"578\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/kasten1_3.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-15406 lazyload\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/kasten1_3.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/kasten1_3-800x420.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/kasten1_3-120x63.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/kasten1_3-90x47.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/kasten1_3-320x168.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/kasten1_3-560x294.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/578;\" \/><\/figure>\n\n<p><strong>ANTI-TNF : <\/strong>l&#8217;approbation des inhibiteurs du TNF\u03b1 il y a quelques ann\u00e9es a repr\u00e9sent\u00e9 un grand progr\u00e8s pour les possibilit\u00e9s de traitement des CED. L&#8217;efficacit\u00e9 et la s\u00e9curit\u00e9 de l&#8217;<em>adalimumab <\/em>en traitement d&#8217;induction et d&#8217;entretien de la <em>maladie ulc\u00e9reuse <\/em>active mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9es dans les \u00e9tudes ULTRA 1 et 2 [4]. L&#8217;\u00e9tude ULTRA 3 a montr\u00e9 que la r\u00e9mission, la cicatrisation muqueuse et l&#8217;am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 de vie \u00e9taient maintenues sous traitement par l&#8217;adalimumab pendant 4 ans [4]. L&#8217;efficacit\u00e9 du <em>golimumab<\/em> en pr\u00e9sence d&#8217;une colite ulc\u00e9reuse mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re malgr\u00e9 un traitement par st\u00e9ro\u00efdes, 5-ASA ou thiopurines a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e dans le programme d&#8217;\u00e9tudes PURSUIT [5,6]. Selon les analyses de l&#8217;\u00e9tude d&#8217;extension PURSUIT, le bilan des donn\u00e9es \u00e0 long terme est \u00e9galement positif [7]. En cas de C. ulcerosa avec une activit\u00e9 fulminante de la maladie et une r\u00e9ponse insuffisante aux st\u00e9ro\u00efdes intraveineux, les lignes directrices S3 mises \u00e0 jour en 2019 recommandent notamment un traitement par <em>infliximab<\/em> (si possible associ\u00e9 \u00e0 la thiopurine) [8].<\/p>\n\n<p>Pour la <em>maladie de Crohn<\/em>, parmi les repr\u00e9sentants des antagonistes du TNF\u03b1, outre l <em>&#8216;adalimumab<\/em> et <em>l&#8217;infliximab<\/em>, <em>le certolizumab<\/em> est autoris\u00e9 depuis peu en Suisse. Dans l&#8217;ensemble, les inhibiteurs du TNF\u03b1 constituent une option de traitement importante pour la maladie ulc\u00e9reuse et la maladie de Crohn. Cependant, il est apparu que chez certains patients, le manque de r\u00e9ponse, la baisse d&#8217;efficacit\u00e9 ou l&#8217;intol\u00e9rance posaient probl\u00e8me lors de l&#8217;utilisation d&#8217;anti-TNF\u03b1. Pour ces groupes de patients, le vedolizumab, un anticorps anti-int\u00e9grine, constitue une alternative [9].<\/p>\n\n<p><strong>L&#8217;INT\u00c9GRINE ANTI-47 : <\/strong>Les lymphocytes T porteurs de l&#8217;int\u00e9grine-\u03b14\u03b27 se lient aux cellules endoth\u00e9liales du c\u00f4lon au moyen de MAdCAM-1 (mol\u00e9cule d&#8217;adh\u00e9sion des cellules vasculaires \u00e0 l&#8217;adressine muqueuse 1). Cela entra\u00eene une invasion des cellules T sp\u00e9cifiques de l&#8217;intestin dans la lamina propria, une couche de tissu conjonctif situ\u00e9e sous les \u00e9pith\u00e9liums.  [23].  <em>Le vedolizumab<\/em> est un anticorps dirig\u00e9 contre l&#8217;int\u00e9grine, qui est autoris\u00e9 en Suisse depuis 2015 pour la C. ulc\u00e9reuse et la maladie de Crohn actives mod\u00e9r\u00e9es \u00e0 s\u00e9v\u00e8res en cas de r\u00e9ponse insuffisante ou d&#8217;intol\u00e9rance \u00e0 un traitement conventionnel ou \u00e0 un traitement par anti-TNF\u03b1 [1]. Le vedolizumab agit de mani\u00e8re s\u00e9lective au niveau intestinal et se lie \u00e0 l&#8217;int\u00e9grine <span style=\"font-family: times new roman;\">\u03b14\u03b27<\/span>d&#8217;autres cellules sanguines, les emp\u00eachant ainsi de d\u00e9clencher une r\u00e9action inflammatoire dans les tissus intestinaux. Dans une m\u00e9ta-analyse, les taux de r\u00e9mission sans corticost\u00e9ro\u00efdes chez les patients atteints de colite ulc\u00e9reuse \u00e9taient de 26% \u00e0 la semaine 14 et de 42% \u00e0 un an [10]. Dans la <em>maladie de Crohn<\/em>, ces taux \u00e9taient respectivement de 25% et 31%. La conclusion des auteurs est que ces donn\u00e9es soutiennent le profil b\u00e9n\u00e9fice\/risque \u00e0 long terme du vedolizumab [10].<\/p>\n\n<p>L&#8217;\u00e9tude VARSITY est la premi\u00e8re comparaison directe du vedolizumab et de l&#8217;adalimumab chez des patients atteints de la <em>maladie ulc\u00e9reuse<\/em> active mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re. Le vedolizumab s&#8217;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 sup\u00e9rieur en termes de r\u00e9mission clinique. A la semaine 52, 31,3% du bras vedolizumab et 22,5% du bras adalimumab ont obtenu une r\u00e9mission clinique (p=0,006) selon le score de Mayo. Une gu\u00e9rison de la mucite (crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation secondaire) a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e dans 39,7% des cas sous vedolizumab et dans 27,7% des cas sous adalimumab (p&lt;0,001) [11,12]. En outre, chez les patients na\u00effs de traitement biologique, l&#8217;infliximab et le vedolizumab ont obtenu les meilleurs r\u00e9sultats en termes de r\u00e9mission clinique et de gu\u00e9rison des muqueuses. Le traitement par vedolizumab a \u00e9galement pr\u00e9sent\u00e9 le taux le plus faible d&#8217;\u00e9v\u00e9nements ind\u00e9sirables graves et d&#8217;infections, et son profil d&#8217;efficacit\u00e9 et de s\u00e9curit\u00e9 \u00e9tait largement conforme \u00e0 celui des \u00e9tudes pr\u00e9c\u00e9dentes.<\/p>\n\n<p>Le <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">tableau 2<\/span> montre dans quels cas l&#8217;utilisation d&#8217;anti-int\u00e9grine\/vedolizumab est particuli\u00e8rement utile.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"1288\" height=\"294\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/ubersicht2.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-15407 lazyload\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1288px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1288\/294;\" \/><\/figure>\n\n<p><strong>ANTI-IL12\/23 : <\/strong>La voie IL12\/IL23 s&#8217;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e \u00eatre un facteur important dans la pathogen\u00e8se des MIC dans des \u00e9tudes d&#8217;association pang\u00e9nomiques [13].<\/p>\n\n<p>En Suisse, l&#8217;<em>ustekinumab<\/em> (Stelara\u00ae) a \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9 en 2020 pour le traitement de la maladie <em>ulc\u00e9reuse, et<\/em> cette option th\u00e9rapeutique est d\u00e9j\u00e0 sur le march\u00e9 depuis 2017 pour la maladie de Crohn [14]. L&#8217;ust\u00e9kinumab est un anticorps monoclonal qui bloque simultan\u00e9ment les cytokines pro-inflammatoires IL12 et IL23 en ciblant la sous-unit\u00e9 p40 de cet h\u00e9t\u00e9rodim\u00e8re. Dans le programme d&#8217;essais cliniques de phase III UNITI-1 et UNITI-2, l&#8217;ust\u00e9ki-numab s&#8217;est av\u00e9r\u00e9 efficace \u00e0 la fois dans la phase d&#8217;induction et dans le traitement d&#8217;entretien chez les patients atteints de <em>la maladie de Crohn <\/em>chez qui un traitement conventionnel et un traitement anti-TNF ont \u00e9chou\u00e9 [15]. Apr\u00e8s une p\u00e9riode de 6 semaines, l&#8217;ust\u00e9kinumab a montr\u00e9 une r\u00e9ponse clinique significativement plus \u00e9lev\u00e9e (r\u00e9duction du score CDAI d&#8217;au moins 100 points) que le placebo. Les participants \u00e0 l&#8217;\u00e9tude avaient chacun re\u00e7u un traitement d&#8217;induction par ust\u00e9kinumab i.v. \u00e0 2 doses (130 mg et 6 mg\/kg) ou un placebo. Ceux qui ont r\u00e9pondu au traitement dans les \u00e9tudes d&#8217;induction UNITI ont \u00e9t\u00e9 inclus dans l&#8217;\u00e9tude d&#8217;entretien IM-UNITI de 44 semaines, dans laquelle ils ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s avec 90 mg d&#8217;ust\u00e9kinumab s.c. toutes les 8 semaines, toutes les 12 semaines ou un placebo. Apr\u00e8s 44 semaines, 48,8% des patients ont obtenu une r\u00e9mission clinique dans le groupe trait\u00e9 par ust\u00e9kinumab 90 mg toutes les 12 semaines, contre 53,1% dans le groupe trait\u00e9 par ust\u00e9kinumab 90 mg toutes les 8 semaines. Dans la condition placebo, cette proportion \u00e9tait de 35,9%.<\/p>\n\n<p>L&#8217;efficacit\u00e9 dans la <em>maladie ulc\u00e9reuse<\/em> a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e dans le programme d&#8217;\u00e9tude multicentrique de phase III, en double aveugle et contr\u00f4l\u00e9 par placebo UNIFI <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(Fig. 1)<\/span> [15,22]. Dans l&#8217;\u00e9tude d&#8217;induction, les participants \u00e0 l&#8217;\u00e9tude (n=961) ont re\u00e7u une dose unique d&#8217;ust\u00e9kinumab par voie intraveineuse, \u00e0 raison de 130 mg et 6 mg\/kg de poids corporel respectivement, ou un placebo. A la semaine 8, 15,6% des patients sous 130 mg et 15,5% sous 6 mg\/kg versus 5,3% sous placebo avaient atteint une r\u00e9mission clinique (score de Mayo <span style=\"font-family: times new roman;\">\u22642<\/span>) [15,22]. De plus, les taux de r\u00e9ponse* \u00e0 la semaine 8 \u00e9taient de 56,5% pour les deux doses. La r\u00e9mission clinique a \u00e9t\u00e9 atteinte dans 15,6% des cas au cours de cette p\u00e9riode. Les patients ayant r\u00e9pondu au traitement d&#8217;induction ont \u00e9t\u00e9 inclus dans l&#8217;\u00e9tude d&#8217;entretien de 44 semaines (n=523). Ces participants \u00e0 l&#8217;\u00e9tude ont \u00e9t\u00e9 randomis\u00e9s pour recevoir l&#8217;ust\u00e9kinumab 90 mg s.c. toutes les 8 semaines (q8w), toutes les 12 semaines (q12w) ou un placebo. Une r\u00e9mission clinique \u00e0 la semaine 44 (crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation principal) a \u00e9t\u00e9 obtenue dans 43,8% des cas dans le bras q8w et 38,4% dans le bras q12w, contre 24% sous placebo. Une r\u00e9mission sans prise de st\u00e9ro\u00efdes a m\u00eame \u00e9t\u00e9 obtenue \u00e0 la semaine 44 chez 42% (q8w) et 37,8% (q12w) respectivement, contre 23,4% dans la condition placebo. De plus, le taux de calprotectine a diminu\u00e9 de mani\u00e8re significative sous ust\u00e9kinumab (la calprotectine est un marqueur important de l&#8217;inflammation dans l&#8217;intestin) [16]. Le profil de s\u00e9curit\u00e9 de l&#8217;ust\u00e9kinumab \u00e9tait conforme \u00e0 celui des \u00e9tudes pr\u00e9c\u00e9dentes.<\/p>\n\n<p><span style=\"font-size: 11px;\"><em>* R\u00e9duction de \u226530% et \u22653 points dans le score de Mayo avec \u22651 point de r\u00e9duction dans le sous-score saignement rectal par rapport \u00e0 la valeur initiale semaine 0<\/em><\/span><\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"1100\" height=\"632\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/abb1_1.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-15408 lazyload\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/abb1_1.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/abb1_1-800x460.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/abb1_1-120x69.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/abb1_1-90x52.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/abb1_1-320x184.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/abb1_1-560x322.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/632;\" \/><\/figure>\n\n<p>Le <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">tableau 3<\/span> montre dans quels cas l&#8217;utilisation d&#8217;un inhibiteur d&#8217;IL12\/23 est particuli\u00e8rement utile.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"1120\" height=\"626\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/ubersicht3.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-15409 lazyload\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1120px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1120\/626;\" \/><\/figure>\n\n<h2 id=\"les-inhibiteurs-jak-completent-leventail-des-traitements\" class=\"wp-block-heading\">Les inhibiteurs JAK compl\u00e8tent l&#8217;\u00e9ventail des traitements<\/h2>\n\n<p>Les inhibiteurs de la Janus kinase (JAK), contrairement aux m\u00e9dicaments biologiques, sont fabriqu\u00e9s de mani\u00e8re synth\u00e9tique. Il s&#8217;agit de substances \u00e0 faible poids mol\u00e9culaire (&#8220;small molecules&#8221;). En ce qui concerne le m\u00e9canisme d&#8217;action, une diff\u00e9rence essentielle r\u00e9side dans le fait que, contrairement aux produits biologiques, les inhibiteurs JAK n&#8217;interceptent pas les signaux des cytokines dans l&#8217;espace extracellulaire, mais dans l&#8217;espace intracellulaire. L&#8217;inhibition de la voie de signalisation JAK-STAT permet d&#8217;emp\u00eacher la r\u00e9action pro-inflammatoire en bloquant simultan\u00e9ment plusieurs cytokines. Le d\u00e9but de l&#8217;effet est rapide dans la plupart des cas et la forme orale est un facteur de commodit\u00e9 important.<\/p>\n\n<p>Le premier inhibiteur de JAK autoris\u00e9 en Suisse pour les CED est le tofacitinib (Xeljanz\u00ae), qui est list\u00e9 depuis 2019 pour le traitement de la <em>C. ulcerosa <\/em> [21]. Le programme d&#8217;essais cliniques OCTAVE (&#8220;Oral Clinical Trials for Tofacitinib in ulcerative colitis global development program&#8221;) a d\u00e9montr\u00e9 l&#8217;efficacit\u00e9 rapide du tofacitinib [18]. D\u00e8s trois jours, une diminution statistiquement significative des saignements rectaux a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e sous 10 mg de tofacitinib deux fois par jour par rapport au placebo (14,4% vs 8,2% ; p&lt;0,05). Une r\u00e9duction significative de la fr\u00e9quence des selles a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e \u00e0 7 jours chez une proportion significativement plus \u00e9lev\u00e9e de patients prenant 10 mg de tofacitinib deux fois par jour par rapport au placebo (9,2% vs 2,3% ; p&lt;0,01).<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"1739\" height=\"849\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/kastenced.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-15410 lazyload\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1739px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1739\/849;\" \/><\/figure>\n\n<p>Dans l&#8217;\u00e9tude de phase III U-ACHIEVE \u00e9valuant l&#8217;efficacit\u00e9 et la s\u00e9curit\u00e9 de l&#8217;upadacitinib (Rinvoq\u00ae) chez des adultes atteints de colite ulc\u00e9reuse mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re, 26% des patients du bras upadicitinib ont obtenu une r\u00e9mission clinique apr\u00e8s 8 semaines, contre 5% dans le bras placebo (p&lt;0,001). De plus, un nombre significativement plus \u00e9lev\u00e9 de patients sous upadacitinib ont pr\u00e9sent\u00e9 une am\u00e9lioration endoscopique \u00e0 la semaine 8 par rapport au placebo (36% vs 7% ; p&lt;0,001). Le profil de s\u00e9curit\u00e9 de l&#8217;utacitinib 45 mg \u00e9tait conforme aux \u00e9tudes ant\u00e9rieures, aucun nouveau signal de s\u00e9curit\u00e9 n&#8217;ayant \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9 [19].<\/p>\n\n<h2 id=\"messages-take-home\" class=\"wp-block-heading\">Messages Take-Home<\/h2>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Les approches modernes de traitement des maladies inflammatoires chroniques de l&#8217;intestin (MICI) s&#8217;orientent vers la devise &#8220;Treat-to-target&#8221; (traitement vers la cible). Outre le soulagement des sympt\u00f4mes et l&#8217;induction d&#8217;une r\u00e9mission de la maladie, on s&#8217;efforce aujourd&#8217;hui de pr\u00e9server la muqueuse du c\u00f4lon et de la rendre endoscopiquement normale.<\/li>\n\n\n\n<li>Les m\u00e9dicaments anti-inflammatoires conventionnels couramment utilis\u00e9s dans les CED comprennent les aminosalicylates (5-ASA), les st\u00e9ro\u00efdes, les immunosuppresseurs (par exemple, l&#8217;azathioprine, la 6-mercaptopurine, le m\u00e9thotrexate, le tacrolimus, la cyclosporine A).<\/li>\n\n\n\n<li>En cas de r\u00e9ponse insuffisante, des m\u00e9dicaments biologiques peuvent \u00eatre utilis\u00e9s. Outre le traitement par anti-47-int\u00e9grine et les repr\u00e9sentants des bloqueurs du TNF\u03b1, un inhibiteur de l&#8217;IL-12\/23 est disponible depuis quelques ann\u00e9es pour le traitement de la maladie de Crohn, l&#8217;ustekinumab, pour lequel une extension d&#8217;indication a \u00e9t\u00e9 accord\u00e9e en 2020 pour la colite ulc\u00e9reuse [14].<\/li>\n\n\n\n<li>Dans le groupe des &#8220;petites mol\u00e9cules&#8221;, le tofacitinib est autoris\u00e9 en Suisse pour le traitement de la colite ulc\u00e9reuse [21].<\/li>\n<\/ul>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"1269\" height=\"602\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/sponsoring.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-15411 lazyload\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1269px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1269\/602;\" \/><\/figure>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"1492\" height=\"1435\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/ibd-logo.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-15412 lazyload\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1492px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1492\/1435;\" \/><\/figure>\n\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>IBDnet : R\u00e9seau suisse de recherche et de communication sur les maladies inflammatoires de l&#8217;intestin, www.ibdnet.ch.<\/li>\n\n\n\n<li>Flamant M, Roblin X : Inflammatory bowel disease : towards a personalized medicine. Therapeutic Advances in Gastroenterology 2018, https:\/\/doi.org\/10.1177\/1756283X17745029<\/li>\n\n\n\n<li>Biedermann L : State-of-the-art in IBD treatment. A general overview on conventional and advanced treatment options. PD Dr. med. Luc Biedermann, pr\u00e9sentation de diapositives, symposium d\u00e9cembre 2020.<\/li>\n\n\n\n<li>Colombel J-F, et al : Four-year maintenance treatment with adalimumab in patients with moderately to severely active ulcerative colitis : Data from ULTRA 1, 2, and 3. Am J Gastroenterol 2014 ; 109(11) : 1771-1780.<\/li>\n\n\n\n<li>Sandborn WJ, et al : Le golimumab sous-cutan\u00e9 induit une r\u00e9ponse clinique et une r\u00e9mission chez les patients atteints de colite ulc\u00e9reuse mod\u00e9r\u00e9e-tosevere. Gastroenterology 2014 ; 146 : 85-95.<\/li>\n\n\n\n<li>Sandborn WJ, et al : Subcutaneous golimumab maintains clinical response in patients with moderate-to-severe ulcerative colitis. Gastroenterology 2014 ; 146 : 96-109 e1<\/li>\n\n\n\n<li>Reinisch W : B\u00e9n\u00e9fice \u00e0 long terme du golimumab pour les patients atteints de colite ulc\u00e9reuse mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8rement active : r\u00e9sultats de l&#8217;extension de maintenance PURSUIT. J Crohns Colitis 2018. doi : 10.1093\/ecco-jcc\/jjy079. [Epub ahead of print].<\/li>\n\n\n\n<li>Kucharzik T, et al. : Mise \u00e0 jour du guide S3 sur la colite ulc\u00e9reuse. Ao\u00fbt 2019 &#8211; Num\u00e9ro d&#8217;enregistrement AWMF : 021-009. www.awmf.org<\/li>\n\n\n\n<li>Scribano ML : Vedolizumab for inflammatory bowel disease : From randomized controlled trials to real-life evidence. World J Gastroenterol 2018 ; 24(23) : 2457-2467.<\/li>\n\n\n\n<li>Schreiber S, et al : Systematic review with meta-analysis : real-world effectiveness and safety of vedolizumab in patients with inflammatory bowel disease. J Gastroenterol 2018 ; 53 (9) : 1048-1064.<\/li>\n\n\n\n<li>Kassen\u00e4rztliche Bundesvereinigung (KBV) : M\u00e9dicaments biologiques. Colite ulc\u00e9reuse. \u00c9dition 04\/2020. www.akdae.de\/Arzneimitteltherapie\/WA\/Archiv\/Biologika.pdf<\/li>\n\n\n\n<li>Schreiber S, et al. : J Crohns Colitis 2019 ; 13 (Suppl\u00e9ment 1) : S612-613 (Abstract OP34).<\/li>\n\n\n\n<li>Jostins L, et al : Les interactions h\u00f4te-microbe ont fa\u00e7onn\u00e9 l&#8217;architecture g\u00e9n\u00e9tique de la maladie inflammatoire du c\u00f4lon. Nature 2012 ; 491 : 119-124.<\/li>\n\n\n\n<li>Information professionnelle Stelara\u00ae : www.swissmedicinfo.ch, derni\u00e8re consultation 04.01.2021<\/li>\n\n\n\n<li>Feagan BG : Ustekinumab as Induction and Maintenance Therapy for Crohn&#8217;s Disease. N Engl J Med 2016 ; 375 : 1946-1960.<\/li>\n\n\n\n<li>Sands BE, et al. : S\u00e9curit\u00e9 et efficacit\u00e9 du traitement d&#8217;induction par utekinumab chez les patients atteints de colite ulc\u00e9reuse mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re : r\u00e9sultats de l&#8217;\u00e9tude UNIFI de phase 3. Paper presented at UEG Week 2018, Vienna, Austria<\/li>\n\n\n\n<li>USZ : Clinique de gastroent\u00e9rologie et d&#8217;h\u00e9patologie, www.gastroenterologie.usz.ch\/fachwissen\/morbus-crohn-colitits-ulcerosa, derni\u00e8re consultation 04.01.2021<\/li>\n\n\n\n<li>Stiefelhagen P : Inhibition des JAK &#8211; une nouvelle approche prometteuse. Gastro-News 5, 62 (2018). https:\/\/doi.org\/10.1007\/s15036-018-0464-5<\/li>\n\n\n\n<li>&#8220;Upadacitinib (RINVOQ\u2122) Meets Primary and All Ranked Secondary Endpoints in First Phase 3 Induction Study in Ulcerative Colitis&#8221;, AbbVie Inc., 9.12.2020.<\/li>\n\n\n\n<li>Stallmach A, et al. : Addendum aux lignes directrices S3 sur la maladie de Crohn et la colite ulc\u00e9reuse : Prise en charge des patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l&#8217;intestin dans la pand\u00e9mie de COVID-19 &#8211; questions ouvertes et r\u00e9ponses. www.awmf.org, derni\u00e8re consultation 04.01.2021<\/li>\n\n\n\n<li>Compendium suisse des m\u00e9dicaments : Xeljanz\u00ae, www.compendium.ch, derni\u00e8re consultation 04.01.2021<\/li>\n\n\n\n<li>\u00c4rzte Zeitung : Ustekinumab : nouvelle option pour la colite ulc\u00e9reuse, publi\u00e9 en ligne le 18\/10\/2019, www.aerztezeitung.de\/Medizin\/Neue-Option-bei-Colitis-ulcerosa-402582.html<\/li>\n\n\n\n<li>Roeb E : Colite ulc\u00e9reuse : traitement selon la nouvelle ligne directrice. Pharmazeutische Zeitung, 14.02.2019 www.pharmazeutische-zeitung.de\/therapie-nach-neuer-leitlinie<\/li>\n<\/ol>\n\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2021 ; 16(1) : 15-18<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les approches modernes de traitement des maladies inflammatoires chroniques de l&#8217;intestin (MICI) s&#8217;orientent vers la devise &#8220;Treat-to-target&#8221; (traitement vers la cible). 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