{"id":329874,"date":"2021-03-09T01:00:00","date_gmt":"2021-03-09T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/analyse-fonctionnelle-complete-du-systeme-nerveux-somatosensoriel\/"},"modified":"2023-01-12T13:47:21","modified_gmt":"2023-01-12T12:47:21","slug":"analyse-fonctionnelle-complete-du-systeme-nerveux-somatosensoriel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/analyse-fonctionnelle-complete-du-systeme-nerveux-somatosensoriel\/","title":{"rendered":"Analyse fonctionnelle compl\u00e8te du syst\u00e8me nerveux somatosensoriel"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>La douleur est l&#8217;un des sympt\u00f4mes les plus difficiles \u00e0 appr\u00e9hender. De nombreux autres signes de la maladie, comme les manifestations cutan\u00e9es ou les paralysies, sont visibles, palpables et donc objectivables. En revanche, pour \u00e9valuer la douleur, nous d\u00e9pendons enti\u00e8rement de la description de la personne concern\u00e9e, le sympt\u00f4me reste toujours subjectif.<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p>La douleur est l&#8217;un des sympt\u00f4mes les plus difficiles \u00e0 appr\u00e9hender. De nombreux autres signes de la maladie, comme les manifestations cutan\u00e9es ou les paralysies, sont visibles, palpables et donc objectivables. En revanche, pour \u00e9valuer la douleur, nous d\u00e9pendons enti\u00e8rement de la description de la personne concern\u00e9e, le sympt\u00f4me reste toujours subjectif.<\/p>\n\n<h2 id=\"definition\" class=\"wp-block-heading\">D\u00e9finition<\/h2>\n\n<p>La douleur neuropathique est d\u00e9finie comme une &#8220;douleur qui survient en cons\u00e9quence directe d&#8217;un dommage ou d&#8217;une l\u00e9sion du syst\u00e8me somatosensoriel&#8221; [1,2]. Cette d\u00e9finition suppose la mise en \u00e9vidence d&#8217;une telle l\u00e9sion comme condition in\u00e9luctable pour poser le diagnostic de &#8220;douleur neuropathique&#8221;. En d&#8217;autres termes, les informations fournies par le patient ne suffisent pas \u00e0 \u00e9tablir un diagnostic de certitude. En fonction de la preuve d&#8217;une telle l\u00e9sion, la douleur neuropathique est class\u00e9e comme certaine, probable, possible ou improbable [3]<span style=\"font-family: franklin gothic demi;\"> (figure 1).<\/span> Une l\u00e9sion importante du syst\u00e8me somatosensoriel peut \u00eatre d\u00e9tect\u00e9e \u00e0 l&#8217;aide de m\u00e9thodes d&#8217;examen sp\u00e9ciales, dont le test sensoriel quantitatif (QST).<\/p>\n\n<h2 id=\"\" class=\"wp-block-heading\">\u00a0<\/h2>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1100\" height=\"877\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/abb1_sg1_s7.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-14168\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/abb1_sg1_s7.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/abb1_sg1_s7-800x638.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/abb1_sg1_s7-120x96.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/abb1_sg1_s7-90x72.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/abb1_sg1_s7-320x255.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/abb1_sg1_s7-560x446.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/figure>\n\n<h2 id=\"contexte\" class=\"wp-block-heading\">Contexte<\/h2>\n\n<p>L&#8217;examen QST constitue une extension standardis\u00e9e de l&#8217;examen neurologique de la sensibilit\u00e9 et permet une analyse compl\u00e8te du fonctionnement du syst\u00e8me nerveux somatosensoriel [4]. Elle est r\u00e9alis\u00e9e selon le protocole du Deutscher Forschungsverbund Neuropathischer Schmerz (DFNS). La QST compl\u00e8te d&#8217;autres m\u00e9thodes de mesure neurologiques et \u00e9lectrophysiologiques d\u00e9j\u00e0 existantes, telles que la neurographie. Alors que cette derni\u00e8re permet d&#8217;\u00e9tudier la fonction des fibres nerveuses plus \u00e9paisses, la QST enregistre en outre la fonction des fibres nerveuses plus fines, peu ou pas my\u00e9linis\u00e9es. Des \u00e9tudes post-mortem nous apprennent que la proportion de fibres nerveuses de petit calibre dans le syst\u00e8me nerveux p\u00e9riph\u00e9rique est d&#8217;environ 80% [5,6].<\/p>\n\n<h2 id=\"des-nerfs-fins-des-effets-importants\" class=\"wp-block-heading\">Des nerfs fins, des effets importants<\/h2>\n\n<p>Les fibres nerveuses fines jouent un r\u00f4le particuli\u00e8rement important dans les maladies qui s&#8217;accompagnent d&#8217;une diminution de la sensibilit\u00e9 au chaud, au froid ou au toucher, ainsi que dans la douleur. Les terminaisons nerveuses libres se trouvent dans la zone de la peau, captent les stimuli et les transforment en potentiels \u00e9lectriques [7]. Les l\u00e9sions du syst\u00e8me nerveux p\u00e9riph\u00e9rique ou central sont souvent associ\u00e9es \u00e0 une augmentation de la sensibilit\u00e9 de la peau \u00e0 la douleur, les &#8220;sympt\u00f4mes plus&#8221; (signes plus : hyperalg\u00e9sie et allodynie), et\/ou \u00e0 une diminution de la perception, les &#8220;sympt\u00f4mes n\u00e9gatifs&#8221; (signes moins : hypoesth\u00e9sie, hypalg\u00e9sie). Des paresth\u00e9sies non sp\u00e9cifiques avec\/sans douleur peuvent se manifester comme les premiers sympt\u00f4mes d&#8217;une maladie syst\u00e9mique encore latente en laboratoire, comme le diab\u00e8te sucr\u00e9. Ces sympt\u00f4mes caract\u00e9risent des m\u00e9canismes neurobiologiques impliqu\u00e9s dans le d\u00e9veloppement de la douleur neuropathique. La QST permet d&#8217;enregistrer l&#8217;\u00e9tat fonctionnel de tous les syst\u00e8mes de fibres aff\u00e9rentes primaires qui forment le syst\u00e8me somatosensoriel [8]. Il s&#8217;agit notamment des fibres nerveuses A\u03b2, qui sont \u00e9paissies par la my\u00e9line, ont un grand diam\u00e8tre et conduisent rapidement les stimuli (proprioception, toucher l\u00e9ger) au thalamus via les voies post\u00e9rieures et le syst\u00e8me lemniscal. Les fibres A\u03b4, finement my\u00e9linis\u00e9es, et les fibres C, non my\u00e9linis\u00e9es, transmettent lentement les stimuli nociceptifs et thermiques au thalamus via les cordons ant\u00e9rieurs et le tractus spinothalamique. Alors que les fibres A\u03b4 sont responsables de la premi\u00e8re douleur, qui est vive, aigu\u00eb et bien localis\u00e9e, les fibres C sont responsables de la deuxi\u00e8me douleur, qui est durable [9].<\/p>\n\n<h2 id=\"une-procedure-standardisee\" class=\"wp-block-heading\">Une proc\u00e9dure standardis\u00e9e<\/h2>\n\n<p>Comme mentionn\u00e9 ci-dessus, l&#8217;examen QST est r\u00e9alis\u00e9 selon le protocole standardis\u00e9 du Deutscher Forschungsverbund Neuropathischer Schmerz (DFNS) [4]. La validit\u00e9, la fiabilit\u00e9 (test-retest et fiabilit\u00e9 inter-observateurs) et les possibilit\u00e9s d&#8217;assurance qualit\u00e9 de la m\u00e9thode de mesure ont \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9es dans le cadre d&#8217;\u00e9tudes multicentriques, tant sur des patients que sur des sujets sains, et une base de donn\u00e9es de valeurs normatives a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e [10,11]. Des valeurs normales li\u00e9es \u00e0 l&#8217;\u00e2ge et au sexe sont disponibles pour la main, le pied, le visage et le dos [10,12]. Pour valider la m\u00e9thode QST, un site de mesure a \u00e9t\u00e9 mis en place pour \u00e9tudier tous les param\u00e8tres QST. Ce poste de mesure est utilis\u00e9 dans le cadre des formations QST afin de s&#8217;entra\u00eener \u00e0 l&#8217;application exacte des jauges QST et contribue \u00e0 l&#8217;assurance qualit\u00e9.<\/p>\n\n<h2 id=\"principe-de-fonctionnement\" class=\"wp-block-heading\">Principe de fonctionnement<\/h2>\n\n<p>La batterie de QST standardis\u00e9e du DFNS se compose de 7 tests individuels, pour lesquels 13 param\u00e8tres au total sont enregistr\u00e9s. Les tests se font exclusivement sur la peau et une zone test et une zone t\u00e9moin en miroir sont examin\u00e9es, ce qui permet d&#8217;\u00e9tablir un profil sensoriel complet en une heure [4]. Il s&#8217;agit d&#8217;appliquer des stimuli calibr\u00e9s sur la peau afin de d\u00e9terminer les seuils de perception, de douleur ou de tol\u00e9rance \u00e0 la douleur. Cela permet un enregistrement complet de la fonction de toutes les sous-modalit\u00e9s somatosensorielles nociceptives et non nociceptives (signe plus &#8211; augmentation de la fonction [Hyperalgesie] ou signe moins &#8211; [perte de fonction, hypoesth\u00e9sie]). Il existe des instructions pr\u00e9cises pour l&#8217;enqu\u00eateur avec un libell\u00e9 standardis\u00e9. Les m\u00eames stimuli d&#8217;essai thermique et m\u00e9canique calibr\u00e9s sont toujours appliqu\u00e9s dans le m\u00eame ordre d&#8217;essai, en commen\u00e7ant par l&#8217;essai thermique [4,13,14].<\/p>\n\n<h2 id=\"test-thermique\" class=\"wp-block-heading\">Test thermique<\/h2>\n\n<p>Le test thermique \u00e9tudie la fonctionnalit\u00e9 des fibres A\u03b4 fines et peu my\u00e9linis\u00e9es et des fibres C non my\u00e9linis\u00e9es ainsi que leurs syst\u00e8mes de trajectoires. Elle est r\u00e9alis\u00e9e \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;un thermotest informatis\u00e9 (par exemple, Thermal Sensory Analyser II [TSA],  <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">Fig. 2).<\/span>  \u00c0 l&#8217;aide d&#8217;un thermode (\u00e9l\u00e9ment Peltier), des stimuli thermiques contr\u00f4l\u00e9s par ordinateur sont appliqu\u00e9s sur la zone correspondante de la peau et des muqueuses, en commen\u00e7ant par une temp\u00e9rature de base de 32 \u00b0C et en augmentant lentement avec des intervalles de stimulation de 1 \u00b0C. Les stimuli thermiques sont ensuite appliqu\u00e9s sur la peau et les muqueuses. Les seuils sensoriels pour la sensation de froid (CDT), la sensation de chaleur (WDT), la douleur induite par le froid (CPT), la douleur induite par la chaleur (HPT) ainsi que le seuil de diff\u00e9rence thermique (TSL) et si les stimuli froids sont per\u00e7us comme chauds (sensation de chaleur paradoxale, PHS) sont d\u00e9termin\u00e9s [4].<\/p>\n\n<h2 id=\"-2\" class=\"wp-block-heading\">\u00a0<\/h2>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"1100\" height=\"817\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/abb1_sg1_s8.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-14169 lazyload\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/abb1_sg1_s8.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/abb1_sg1_s8-800x594.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/abb1_sg1_s8-120x90.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/abb1_sg1_s8-90x68.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/abb1_sg1_s8-320x238.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/abb1_sg1_s8-560x416.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/817;\" \/><\/figure>\n\n<h2 id=\"-3\" class=\"wp-block-heading\">\u00a0<\/h2>\n\n<h2 id=\"test-mecanique\" class=\"wp-block-heading\">Test m\u00e9canique<\/h2>\n\n<p>Le test m\u00e9canique se compose de plusieurs tests individuels, comme suit.<\/p>\n\n<p><strong>Seuil de d\u00e9tection m\u00e9canique (MDT, mechanical detection thresh-old) : <\/strong>Il s&#8217;effectue \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;un ensemble de filaments de fibre de verre standardis\u00e9s de diff\u00e9rents diam\u00e8tres et de longueurs variables (filaments de von Frey) <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(figure 3A).<\/span> Les filaments sont toujours plac\u00e9s de la m\u00eame mani\u00e8re jusqu&#8217;\u00e0 ce qu&#8217;ils fl\u00e9chissent en forme de S, afin de garantir un test pr\u00e9cis. Des m\u00e9canor\u00e9cepteurs \u00e0 bas seuil sont alors activ\u00e9s, qui transmettent la perception du toucher via des fibres A\u03b2 [4,14].<\/p>\n\n<p><strong>Seuil de douleur m\u00e9canique (MPT, mechanical pain threshold) : <\/strong>Des stimulateurs \u00e0 aiguilles (PinPrick) sont utilis\u00e9s \u00e0 cet effet<span style=\"font-family: franklin gothic demi;\"> (figure 3B).<\/span> Il s&#8217;agit d&#8217;aiguilles \u00e9mouss\u00e9es avec une intensit\u00e9 de stimulation fixe et une surface de contact circulaire avec la peau. Ce sont principalement les nocicepteurs A\u03b4 qui sont activ\u00e9s. La peau n&#8217;est pas endommag\u00e9e [4].<\/p>\n\n<p><strong>Fonctions stimulus-r\u00e9ponse : <\/strong>Les fonctions stimulus-r\u00e9ponse servent \u00e0 d\u00e9terminer la sensibilit\u00e9 \u00e0 la douleur m\u00e9canique (MPS, mechanical pain sensitivity) et \u00e0 d\u00e9tecter une \u00e9ventuelle allodynie m\u00e9canique dynamique (DMA, dynamic mechanical allodynia). Pour ce faire, on utilise un kit compos\u00e9 des stimulateurs \u00e0 aiguille mentionn\u00e9s pr\u00e9c\u00e9demment, d&#8217;un coton-tige, d&#8217;un pinceau doux et d&#8217;une boule de coton <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(figure 3C)<\/span> [4].<\/p>\n\n<p><strong>ph\u00e9nom\u00e8ne de wind-up (WUR, wind up ratio) :<\/strong> Les stimulateurs \u00e0 aiguille sont utilis\u00e9s \u00e0 cet effet. Dans la zone de test, la sensibilit\u00e9 de la peau \u00e0 un stimulus unique est compar\u00e9e \u00e0 celle \u00e0 une s\u00e9rie de stimuli. Le quotient de Wind-up est calcul\u00e9 \u00e0 partir du rapport entre l&#8217;intensit\u00e9 de la douleur (sur l&#8217;\u00e9chelle num\u00e9rique analogique : &#8220;0&#8221; pas de douleur, &#8220;100&#8221; douleur maximale imaginable) sur les s\u00e9ries de stimuli, divis\u00e9 par l&#8217;intensit\u00e9 de la douleur apr\u00e8s les stimuli individuels [4]. Dans la moelle \u00e9pini\u00e8re, le wind-up repr\u00e9sente un ph\u00e9nom\u00e8ne de sommation temporelle qui se produit sp\u00e9cifiquement dans les neurones \u00e0 large gamme dynamique (Wide-dynamic-range neurones, WDR) lorsque leurs entr\u00e9es de fibres C sont stimul\u00e9es plus d&#8217;une fois en 3 secondes [14]. La pr\u00e9sence d&#8217;un WUR est toujours pathologique et indique une augmentation persistante de la douleur.<\/p>\n\n<p><strong>Seuil de d\u00e9tection des vibrations (VDT, vibration detection thre-shold) : <\/strong>Il est d\u00e9termin\u00e9, comme dans le cadre de l&#8217;examen neurologique, \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;un diapason calibr\u00e9 (Fourchette vibrante Rydel-Seiffer\u00ae) <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(figure 3C). <\/span>C&#8217;est le seul test dans le cadre de la batterie QST qui d\u00e9termine un &#8220;seuil de disparition&#8221; [4,14]. Elle est transmise par les fibres A\u03b2.<\/p>\n\n<p><strong>le seuil de douleur \u00e0 la pression (PPT, pressure pain thres-hold) : <\/strong>Il s&#8217;agit ici de d\u00e9terminer le passage de la perception de la qualit\u00e9 de la pression \u00e0 une impression sensorielle douloureuse [4]. Un algom\u00e8tre de pression est utilis\u00e9 \u00e0 cet effet <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(Fig. 3D).<\/span><\/p>\n\n<h2 id=\"-4\" class=\"wp-block-heading\">\u00a0<\/h2>\n\n<h2 id=\"-5\" class=\"wp-block-heading\"><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-14170 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/770;height: 420px; width: 600px;\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/abb3_sg1_s9_0.jpg\" alt=\"\" width=\"1100\" height=\"770\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/abb3_sg1_s9_0.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/abb3_sg1_s9_0-800x560.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/abb3_sg1_s9_0-120x84.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/abb3_sg1_s9_0-90x63.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/abb3_sg1_s9_0-320x224.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/abb3_sg1_s9_0-560x392.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/h2>\n\n<h2 id=\"-6\" class=\"wp-block-heading\">\u00a0<\/h2>\n\n<h2 id=\"analyse-des-donnees\" class=\"wp-block-heading\">Analyse des donn\u00e9es<\/h2>\n\n<p>Avant d&#8217;\u00eatre convertis en une distribution normale, les param\u00e8tres QST collect\u00e9s sont transform\u00e9s de mani\u00e8re logarithmique, r\u00e9pertori\u00e9s sous forme de tableau et repr\u00e9sent\u00e9s graphiquement. Les valeurs sont compar\u00e9es \u00e0 celles d&#8217;un collectif de normes sp\u00e9cifiques \u00e0 l&#8217;\u00e2ge et au sexe pour l&#8217;\u00e9valuation des changements pathologiques. Les valeurs en dehors de l&#8217;intervalle de confiance de 95% (\u00b1 1,96) sont consid\u00e9r\u00e9es comme pathologiques [14]. Les param\u00e8tres non nociceptifs sont CDT, WDT, TSL, MDT, VDT [15].<\/p>\n\n<h2 id=\"parametres-qst\" class=\"wp-block-heading\">Param\u00e8tres QST<\/h2>\n\n<p>Rolke et al. ont pu montrer dans une \u00e9tude que la comparaison intra-individuelle des param\u00e8tres QST du c\u00f4t\u00e9 droit et du c\u00f4t\u00e9 gauche du corps pr\u00e9sente une corr\u00e9lation \u00e9lev\u00e9e et qu&#8217;il n&#8217;y a donc pas de diff\u00e9rence entre les deux c\u00f4t\u00e9s du corps chez le sujet sain [16]. La d\u00e9pendance \u00e0 l&#8217;\u00e2ge et la sp\u00e9cificit\u00e9 du sexe des valeurs QST ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9es dans plusieurs \u00e9tudes. Entre autres, il y a une augmentation des seuils de perception et de douleur avec l&#8217;\u00e2ge [16,17].<\/p>\n\n<h2 id=\"qst-force-et-faiblesse\" class=\"wp-block-heading\">QST &#8211; Force et faiblesse<\/h2>\n\n<p>La QST est une proc\u00e9dure psychophysique et d\u00e9pend donc toujours de la coop\u00e9ration active du patient. L&#8217;exp\u00e9rience de l&#8217;examinateur et les conclusions qu&#8217;il tire des r\u00e9sultats jouent \u00e9galement un r\u00f4le crucial. Le QST ne remplace pas un examen clinique et aucun diagnostic ne peut \u00eatre \u00e9tabli sur la base du seul QST. L&#8217;un des points forts de la QST est qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un examen non invasif et sans effets secondaires. Par rapport aux autres m\u00e9thodes d&#8217;examen de la fonction des fibres nerveuses de petit calibre, la QST permet de d\u00e9tecter non seulement les signes moins, mais aussi les signes plus.<\/p>\n\n<p>La QST ne permet pas de localiser l&#8217;altitude ni d&#8217;attribuer une l\u00e9sion \u00e0 une \u00e9tiologie [4,18,19]. Un r\u00e9sultat de QST peut \u00eatre normal malgr\u00e9 une r\u00e9duction d\u00e9montr\u00e9e de la densit\u00e9 des fibres nerveuses intra\u00e9pidermiques dans la biopsie cutan\u00e9e [18].<\/p>\n\n<p>Les donn\u00e9es relatives \u00e0 la sensibilit\u00e9 et \u00e0 la sp\u00e9cificit\u00e9 du diagnostic de la neuropathie des fibres nerveuses de petit calibre (neuropathie des petites fibres) font l&#8217;objet de controverses [20]. Dans ce cas, la pr\u00e9f\u00e9rence est parfois donn\u00e9e \u00e0 des m\u00e9thodes plus objectives telles que l&#8217;examen morphom\u00e9trique de l&#8217;innervation cutan\u00e9e (biopsie cutan\u00e9e pour d\u00e9terminer la densit\u00e9 des fibres nerveuses intra\u00e9pidermiques) et corn\u00e9enne (microscopie confocale corn\u00e9enne, entre autres, pour d\u00e9terminer la densit\u00e9 des fibres nerveuses corn\u00e9ennes). Les deux m\u00e9thodes se concentrent sur la morphologie des fibres nerveuses de petit calibre, de sorte que les m\u00e9thodes se compl\u00e8tent mutuellement. Il faut garder \u00e0 l&#8217;esprit qu&#8217;un r\u00e9sultat normal \u00e0 la fois du QST et de la biopsie cutan\u00e9e n&#8217;exclut pas une douleur neuropathique et une atteinte des fibres nerveuses de petit calibre (small-fiber-affection), pas plus qu&#8217;il ne prouve l&#8217;une ou l&#8217;autre [19]. Les r\u00e9sultats doivent toujours \u00eatre \u00e9valu\u00e9s dans le contexte global de l&#8217;anamn\u00e8se et de l&#8217;examen clinique.<\/p>\n\n<h2 id=\"du-symptome-au-mecanisme\" class=\"wp-block-heading\">Du sympt\u00f4me au m\u00e9canisme<\/h2>\n\n<p>Les changements physiopathologiques \u00e0 la base de l&#8217;apparition des douleurs neuropathiques se produisent g\u00e9n\u00e9ralement ind\u00e9pendamment de l&#8217;\u00e9tiologie de la l\u00e9sion nerveuse primaire. Le mod\u00e8le des profils QST avec perte de fonction et augmentation de fonction permet de tirer des conclusions sur les m\u00e9canismes sous-jacents. Lorsqu&#8217;un stimulus noxique persiste, il entra\u00eene une excitation permanente et donc une sensibilisation [21]. On distingue diff\u00e9rents m\u00e9canismes.<\/p>\n\n<p><strong>D\u00e9saff\u00e9rentation : <\/strong>des indices de d\u00e9saff\u00e9rentation sensorielle sont observ\u00e9s en cas de l\u00e9sion de diff\u00e9rents types de fibres ou des syst\u00e8mes de voies associ\u00e9es dans la moelle \u00e9pini\u00e8re. L&#8217;expression des canaux sodiques sensibles \u00e0 la t\u00e9trodotoxine (par exemple NaV1.3) est alors augment\u00e9e [22]. Cela se traduit dans le profil QST par la pr\u00e9sence de signes n\u00e9gatifs.<\/p>\n\n<p><strong>Sensibilisation p\u00e9riph\u00e9rique :<\/strong> elle est provoqu\u00e9e par la lib\u00e9ration locale de m\u00e9diateurs inflammatoires (dont l&#8217;histamine, la bradykinine, la prostaglandine, le CGRP, la substance P). La transmission du signal et la sensibilisation sont assur\u00e9es, entre autres, par le glutamate, la substance P, la neurokinine A, le CGRP [9]. Dans l&#8217;examen QST, la sensibilisation p\u00e9riph\u00e9rique est suspect\u00e9e par la pr\u00e9sence, par exemple, d&#8217;une hyperalg\u00e9sie due \u00e0 la chaleur [22].<\/p>\n\n<p><strong>Sensibilisation centrale : <\/strong>elle r\u00e9sulte d&#8217;une augmentation de la r\u00e9ponse des neurones WDR centraux. Dans la QST, on trouve une hyperalg\u00e9sie m\u00e9canique aux stimuli de l&#8217;aiguille et une allodynie m\u00e9canique dynamique [22].<\/p>\n\n<p><strong>Trouble de l&#8217;inhibition endog\u00e8ne de la douleur &#8211; d\u00e9sinhibition centrale : <\/strong>elle existe lorsqu&#8217;une hyperalg\u00e9sie g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e est d\u00e9montr\u00e9e. Celle-ci est en faveur d&#8217;une d\u00e9faillance de l&#8217;inhibition de la douleur (perturbation des modulateurs centraux de la douleur, syst\u00e8me RVM gris p\u00e9riaquatique (PAG) (bulbe rachidien dorsal)), tandis qu&#8217;une hyperalg\u00e9sie localis\u00e9e est en faveur d&#8217;une sensibilisation centrale [23].<\/p>\n\n<h2 id=\"possibilites-dutilisation-pour-les-douleurs-neuropathiques\" class=\"wp-block-heading\">Possibilit\u00e9s d&#8217;utilisation pour les douleurs neuropathiques<\/h2>\n\n<p>Le QST peut \u00eatre utilis\u00e9 dans le diagnostic des douleurs neuropathiques, quelle qu&#8217;en soit l&#8217;origine, en particulier lorsque les m\u00e9thodes \u00e9lectrophysiologiques conventionnelles ne r\u00e9v\u00e8lent aucune anomalie et\/ou qu&#8217;une affection des fibres nerveuses de petit calibre ou des voies centrales associ\u00e9es est suspect\u00e9e.<\/p>\n\n<p><strong>Neuropathie \u00e0 petites fibres (SFN) : <\/strong>aucun gold standard n&#8217;a \u00e9t\u00e9 d\u00e9fini \u00e0 ce jour dans le diagnostic de la SFN. Le diagnostic est pos\u00e9 en pr\u00e9sence d&#8217;au moins deux r\u00e9sultats pathologiques des examens suivants (examen clinique, test fonctionnel et\/ou morphologie des fibres nerveuses de petit calibre) (20,24]. De tous les tests fonctionnels sp\u00e9cifiques, le QST est la proc\u00e9dure la mieux \u00e9tablie en clinique. Un r\u00e9sultat typique est pr\u00e9sent\u00e9 dans la<span style=\"font-family: franklin gothic demi;\"> figure 4 <\/span>.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"1100\" height=\"634\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/abb4_sg1_s10.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-14171 lazyload\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/abb4_sg1_s10.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/abb4_sg1_s10-800x461.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/abb4_sg1_s10-120x69.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/abb4_sg1_s10-90x52.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/abb4_sg1_s10-320x184.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/abb4_sg1_s10-560x323.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/634;\" \/><\/figure>\n\n<p><strong>Neuropathie diab\u00e9tique (DPN) : <\/strong>elle se caract\u00e9rise par une polyneuropathie sensitivomotrice sym\u00e9trique chronique d\u00e9pendant de la longueur [19]. Environ 25% des patients diab\u00e9tiques d\u00e9veloppent un DPN douloureux, qui est davantage li\u00e9 \u00e0 un dysfonctionnement des fibres nerveuses de petit calibre qu&#8217;\u00e0 un dysfonctionnement des fibres nerveuses \u00e9paisses [25,26].<\/p>\n\n<p>La QST est \u00e9galement utilis\u00e9e pour les douleurs faciales (douleurs myofasciales DD : neuropathie\/neuralgie du trijumeau, syndrome de la bouche br\u00fbl\u00e9e) et dans la r\u00e9gion buccale [27], pour les polyneuropathies induites par la chimioth\u00e9rapie [28], pour la n\u00e9vralgie post-zost\u00e9rienne [12], pour les douleurs musculo-squelettiques [29] et comme param\u00e8tre d&#8217;\u00e9volution postop\u00e9ratoire [30]. Des profils types des syndromes douloureux neuropathiques les plus courants ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tablis dans le cadre d&#8217;une \u00e9tude multicentrique [15].<\/p>\n\n<p>La QST est \u00e9galement utilis\u00e9e dans des \u00e9tudes sur la fibromyalgie et la pathologie des petites fibres. Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que les r\u00e9sultats du QST et l&#8217;examen neurologique clinique diff\u00e8rent entre les patients atteints du syndrome de fibromyalgie (FMS) et ceux atteints de SFN idiopathique [31]. La question de la &#8220;poule et de l&#8217;\u0153uf&#8221; se pose pour la fibromyalgie. On ne sait pas si ces m\u00e9canismes contribuent \u00e0 la physiopathologie du SFM ou s&#8217;ils sont des cons\u00e9quences du SFM ou de ses comorbidit\u00e9s. Des recherches sont n\u00e9cessaires pour identifier les sous-groupes et d\u00e9velopper des th\u00e9rapies sp\u00e9cifiques \u00e0 ces sous-groupes.<\/p>\n\n<h2 id=\"therapie-basee-sur-les-mecanismes\" class=\"wp-block-heading\">Th\u00e9rapie bas\u00e9e sur les m\u00e9canismes<\/h2>\n\n<p>Le concept de th\u00e9rapie bas\u00e9e sur les m\u00e9canismes repose sur l&#8217;hypoth\u00e8se que les diff\u00e9rentes plaintes de douleurs neuropathiques sont dues \u00e0 diff\u00e9rents m\u00e9canismes biologiques et n\u00e9cessitent une th\u00e9rapie sp\u00e9cifique qui doit \u00eatre exactement adapt\u00e9e aux besoins du patient [8]. L&#8217;objectif de l&#8217;examen QST est d&#8217;\u00e9tablir un mod\u00e8le du profil de la douleur, qui permette de tirer des conclusions sur les m\u00e9canismes pathophysiologiques sous-jacents probables et donc de tirer des conclusions sur le concept de traitement du patient concern\u00e9 [15]. Ce concept n&#8217;a pas pu \u00eatre mis en \u0153uvre jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent.<\/p>\n\n<p>L&#8217;une des maladies les plus \u00e9tudi\u00e9es pour v\u00e9rifier la faisabilit\u00e9 du concept de th\u00e9rapie bas\u00e9e sur les m\u00e9canismes est la neuropathie diab\u00e9tique. Les r\u00e9sultats soul\u00e8vent plus de nouvelles questions qu&#8217;ils n&#8217;en r\u00e9solvent. Raputova et al. ont constat\u00e9 que le profil QST et la densit\u00e9 des fibres nerveuses intra\u00e9pidermiques ne sont pas des valeurs pr\u00e9dictives de la survenue de douleurs chez les patients atteints de polyneuropathie diab\u00e9tique [32]. Pendant ce temps, Segerdahl et al. montrent que les param\u00e8tres QST diff\u00e8rent entre les patients avec et sans douleur neuropathique [33]. Les patients atteints de neuropathie diab\u00e9tique douloureuse et de nocicepteurs irritables g\u00e9n\u00e9tiquement prouv\u00e9s par mutation du canal sodique (NaV1.7) pr\u00e9sentent des profils sensoriels QST moins remarquables que ceux des patients sans mutation, ce qui soul\u00e8ve des questions quant \u00e0 la pertinence m\u00e9canique des profils QST [34]. Le profil QST ne permet pas de conclure au succ\u00e8s du traitement (par exemple, r\u00e9ponse \u00e0 l&#8217;oxcarbazapine en cas de douleurs neuropathiques dans le cadre d&#8217;une neuropathie diab\u00e9tique) [35].<\/p>\n\n<p>L&#8217;espoir de se rapprocher du concept de th\u00e9rapie bas\u00e9e sur les m\u00e9canismes gr\u00e2ce aux profils QST n\u00e9cessite des recherches cliniques suppl\u00e9mentaires. C&#8217;est la raison pour laquelle nous esp\u00e9rons pouvoir offrir \u00e0 l&#8217;avenir de nouvelles possibilit\u00e9s de traitement aux patients, qui sont souvent gravement et durablement affect\u00e9s. Il ne faut pas oublier que l&#8217;apparition de douleurs neuropathiques ne repose pas uniquement sur des modifications biologiques, mais qu&#8217;elle comporte \u00e9galement des aspects psychosociaux.<\/p>\n\n<h2 id=\"messages-take-home\" class=\"wp-block-heading\">Messages Take-Home<\/h2>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Le test sensoriel quantitatif est un examen standardis\u00e9 et formalis\u00e9, non invasif, de la fonction de l&#8217;ensemble du syst\u00e8me somatosensoriel, y compris les fibres nerveuses de petit calibre.<\/li>\n\n\n\n<li>Ce test permet de d\u00e9tecter les signes positifs et n\u00e9gatifs sensibles, contrairement \u00e0 l&#8217;\u00e9lectrophysiologie conventionnelle (par ex. la neurographie) qui se limite au d\u00e9ficit fonctionnel.<\/li>\n\n\n\n<li>La QST est une proc\u00e9dure psychophysique qui requiert la coop\u00e9ration du patient.<\/li>\n<\/ul>\n\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Finnerup NB, et al : Neuropathic pain : an updated grading system for research and clinical practice. Pain 2016 ; 157(8) : 1599-1606.<\/li>\n\n\n\n<li>Treede RD, et al : Neuropathic pain : redefinition and a grading system for clinical and research purposes. Neurology 2008 ; 70(18) : 1630-1635.<\/li>\n\n\n\n<li>Schlereth T, et al. : Diagnostic et traitement non interventionnel des douleurs neuropathiques, ligne directrice S2k 2019 ; in : Deutsche Gesellschaft f\u00fcr Neurologie (\u00e9d.), Guidelines for Diagnostic and Therapy in the Neurology.<\/li>\n\n\n\n<li>Rolke R, et al : Quantitative sensory testing in the German Research Network on Neuropathic Pain (DFNS) : standardised protocol and reference values. Pain 2006 ; 123 : 231-243.<\/li>\n\n\n\n<li>Ahcan U, et al : Composition des fibres nerveuses de la branche cutan\u00e9e palmaire du nerf m\u00e9dian et implications cliniques. Br J Plast Surg 2003 Dec ; 56(8) : 791-796.<\/li>\n\n\n\n<li>Hines AE, et al. : Composition du type de fibres des branches articulaires du nerf tibial au niveau de l&#8217;articulation du genou chez l&#8217;homme. Anat Rec 1996 Dec ; 246(4) : 573-578.<\/li>\n\n\n\n<li>Klinke, Pape, Kurtz, Silbernagl : Physiologie, Thieme, 2009.<\/li>\n\n\n\n<li>Baron R, et al : Douleur et QST : &#8220;mesurer ce qui est mesurable&#8221;. Douleur 2009 f\u00e9v ; 23(1) : 5-6 ; doi : 10.1007\/s00482-009-0775-8.<\/li>\n\n\n\n<li>Julius D, et al : M\u00e9canismes mol\u00e9culaires de la nociception. Nature 2001 Sep 13 ; 413(6852) : 203-210.<\/li>\n\n\n\n<li>Magerl W, et al : Donn\u00e9es de r\u00e9f\u00e9rence pour les tests sensoriels quantitatifs (QST) : stratification affin\u00e9e pour l&#8217;\u00e2ge et une nouvelle m\u00e9thode de comparaison statistique des donn\u00e9es de groupe. Douleur 2010 ; 151 : 598-605.<\/li>\n\n\n\n<li>Geber C, et al. : Test-retest et fiabilit\u00e9 interobservateur du test sensoriel quantitatif selon le protocole du R\u00e9seau allemand de recherche sur la douleur neuropathique (DFNS) : une \u00e9tude multicentrique. Pain 2011 Mar ; 152(3) : 548-556.<\/li>\n\n\n\n<li>Pfau DB, et al : Quantitative sensory testing in the German Research Network on Neuropathic Pain (DFNS) : reference data for the trunk and application in patients with chronic postherpetic neuralgia. Pain 2014 May ; 155(5) : 1002-1015 ; doi : 10.1016\/j.pain.2014.02.004. Epub 2014 Feb 10.<\/li>\n\n\n\n<li>Gr\u00f6ne E, et al : Test order of quantitative sensory testing facilitates mechanical hyperalgesia in healthy volunteers. J Pain 2012 Jan ; 13(1) : 73-80. doi : 10.1016<\/li>\n\n\n\n<li>M\u00fccke M, et al : Test sensoriel quantitatif. Douleur 2014 Dec ; 28(6) : 635-646.<\/li>\n\n\n\n<li>Maier C, et al : Quantitative sensory testing in the German Research Network on Neuropathic Pain (DFNS) : somatosensory abnormalities in 1236 patients with different neuropathic pain syndromes. Pain 2010 Sep ; 150(3) : 439-450.<\/li>\n\n\n\n<li>Rolke R : Test sensoriel quantitatif : diagnostic bas\u00e9 sur les m\u00e9canismes des syndromes douloureux chroniques. Habilitations \u00e0 diriger des recherches, \u00e9dition personnelle Mayence 2010.<\/li>\n\n\n\n<li>Dimova V, et al. : Utiliser une batterie de tests sensoriels quantitatifs cliniques standardis\u00e9s pour juger de la pertinence clinique des diff\u00e9rences sensorielles entre les zones corporelles adjacentes. Clin J Pain 2017 Jan ; 33(1) : 37-43.<\/li>\n\n\n\n<li>Scherens A, et al : Painful or painless lower limb dysesthesias are highly predictive of peripheral neuropathy : comparison of different diagnostic modalities. Eur J Pain 2009 Aug ; 13(7) : 711-718 ; doi : 10.1016.<\/li>\n\n\n\n<li>Krumova EK, et al : Douleur neuropathique : le test sensoriel quantitatif est-il utile ? Curr Diab Rep 2012 Aug ; 12(4) : 393-402 ; doi : 10.1007\/s11892-012-0282-7.<\/li>\n\n\n\n<li>Devigili G, et al : Les crit\u00e8res de diagnostic de la neuropathie des petites fibres : des sympt\u00f4mes \u00e0 la neuropathologie. Brain 2008 Jul ; 131(Pt 7) : 1912-1925 ; doi : 10.1093.<\/li>\n\n\n\n<li>Mense SS, et al : Functional neuroanatomy for pain stimuli. R\u00e9ception, transmission et traitement. Douleur 2004 juin ; 18(3) : 225-237.<\/li>\n\n\n\n<li>Treede RD et al : Hyperalg\u00e9sie et allodynie : taxonomie, \u00e9valuation, et m\u00e9canismes. Dans : Brune K, Handwerker HO (eds) : Hyperalgesia : molecular mechanisms and clinical implications. IASP Press, Seattle 2004 ; 991-1015.<\/li>\n\n\n\n<li>Gracely RH, et al : Evoked pain measures in fibromyalgia. Best Pract Res Clin Rheumatol 2003 Aug ; 17(4) : 593-609.<\/li>\n\n\n\n<li>Blackmore D, et al : Crit\u00e8res de diagnostic de la neuropathie \u00e0 petites fibres. J Clin Neuromuscul Dis 2017 Mar ; 18(3) : 125-131.<\/li>\n\n\n\n<li>Pfau DB, et al. : Performance technique et clinique de l&#8217;appareil de test thermique &#8220;Q-Sense&#8221; pour \u00e9valuer la fonction des petites fibres : une comparaison t\u00eate-b\u00eache avec le &#8220;Thermal Sensory Analyzer&#8221; TSA chez des patients diab\u00e9tiques et des volontaires sains. Eur J Pain 2019 Nov ; 23(10) : 1863-1878.<\/li>\n\n\n\n<li>Ekman L, et al : Evaluation of small nerve fiber dysfunction in type 2 diabetes. Acta Neurol Scand 2020 Jan ; 141(1) : 38-46.<\/li>\n\n\n\n<li>Hartmann A, et al : Profiling intraoral neuropathic disturbances following lingual nerve injury and in burning mouth syndrome. BMC Oral Health 2017 Mar 23 ; 17(1) : 68.<\/li>\n\n\n\n<li>Roldan CJ, et al : Les inhibiteurs de l&#8217;enzyme de conversion de l&#8217;angiotensine et les bloqueurs du r\u00e9cepteur de l&#8217;angiotensine modifient la fonction des fibres my\u00e9linis\u00e9es apr\u00e8s une chimioth\u00e9rapie : une \u00e9tude de test sensoriel quantitatif. Pain Physician 2017 May ; 20(4) : 281-292.<\/li>\n\n\n\n<li>Georgopoulos V, et al : Quantitative sensory testing and predicting outcomes for musculoskeletal pain, disability, and negative affect : a systematic review and meta-analysis. Pain 2019 Sep ; 160(9) : 1920-1932.<\/li>\n\n\n\n<li>Huber JL, et al : R\u00e9cup\u00e9ration des seuils de d\u00e9tection m\u00e9canique apr\u00e8s r\u00e9paration directe du nerf digital versus implantation d&#8217;un conduit. J Hand Surg Eur 2017 Sep ; 42(7) : 720-730.<\/li>\n\n\n\n<li>\u00dcceyler N, et al : Small fibre pathology in patients with fibromyalgia syndrome. Brain 2013 Jun ; 136(Pt 6) : 1857-1867.<\/li>\n\n\n\n<li>Raputova J, et al : Ph\u00e9notype sensoriel et facteurs de risque pour la neuropathie diab\u00e9tique douloureuse : une \u00e9tude observationnelle transversale. Pain 2017 Dec ; 158(12) : 2340-2353.<\/li>\n\n\n\n<li>Segerdahl AR, et al : Un m\u00e9canisme de facilitation de la douleur bas\u00e9 sur le cerveau contribue \u00e0 la polyneuropathie diab\u00e9tique douloureuse. Brain 2018 Feb 1 ; 141(2) : 357-364.<\/li>\n\n\n\n<li>Blesneac I, et al : Variants rares du NaV1.7 associ\u00e9s \u00e0 une neuropathie p\u00e9riph\u00e9rique diab\u00e9tique douloureuse. Pain 2018 Mar ; 159(3) : 469-480.<\/li>\n\n\n\n<li>Gierthm\u00fchlen J, et al : Can self-reported pain characteristics and bedside test be used for the assessment of pain mechanisms ? An analysis of results of neuropathic pain questionnaires and quantitative sensory testing. 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