{"id":330001,"date":"2021-02-27T01:00:00","date_gmt":"2021-02-27T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/la-neutropenie-isolee-une-maladie-aux-multiples-facettes\/"},"modified":"2023-01-12T13:47:24","modified_gmt":"2023-01-12T12:47:24","slug":"la-neutropenie-isolee-une-maladie-aux-multiples-facettes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/la-neutropenie-isolee-une-maladie-aux-multiples-facettes\/","title":{"rendered":"La neutrop\u00e9nie isol\u00e9e : une maladie aux multiples facettes"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>La neutrop\u00e9nie est un invit\u00e9 fr\u00e9quent dans les cabinets m\u00e9dicaux en tant que pathologie \u00e0 part enti\u00e8re, mais aussi en tant que sympt\u00f4me associ\u00e9 \u00e0 de nombreuses maladies et en tant qu&#8217;effet ind\u00e9sirable d&#8217;un m\u00e9dicament. La sensibilit\u00e9 aux infections qui en d\u00e9coule peut repr\u00e9senter un d\u00e9fi dans de nombreux cas. Une bonne gestion permet d&#8217;\u00e9viter des cons\u00e9quences dangereuses.<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p>La neutrop\u00e9nie est un invit\u00e9 fr\u00e9quent dans les cabinets d&#8217;h\u00e9matologie et d&#8217;oncologie, en tant que pathologie \u00e0 part enti\u00e8re, mais aussi en tant que sympt\u00f4me associ\u00e9 \u00e0 de nombreuses maladies et en tant qu&#8217;effet ind\u00e9sirable de m\u00e9dicaments. La sensibilit\u00e9 aux infections qui en d\u00e9coule peut repr\u00e9senter un d\u00e9fi dans de nombreux cas. Cela s&#8217;explique notamment par l&#8217;\u00e9tendue du spectre clinique. De la situation d&#8217;urgence de la neutrop\u00e9nie f\u00e9brile \u00e0 la forme chronique souvent inoffensive, tout est repr\u00e9sent\u00e9. Pour une prise en charge optimale, il est donc important de conna\u00eetre la cause de la neutrop\u00e9nie.<\/p>\n\n<h2 id=\"degres-de-gravite-de-la-neutropenie\" class=\"wp-block-heading\">Degr\u00e9s de gravit\u00e9 de la neutrop\u00e9nie<\/h2>\n\n<p>L&#8217;approche th\u00e9rapeutique diff\u00e8re \u00e9galement en fonction de la gravit\u00e9 et donc du risque d&#8217;infection. Par forme l\u00e9g\u00e8re, on entend un nombre absolu de neutrophiles (absolute neutrophil count, ANC) compris entre 1000 et 1500 cellules par microlitre. Une neutrop\u00e9nie mod\u00e9r\u00e9e correspond \u00e0 des ANC compris entre 500 et 1000 cellules par microlitre et une neutrop\u00e9nie\/agranulocytose s\u00e9v\u00e8re \u00e0 des ANC inf\u00e9rieurs \u00e0 500 cellules par microlitre <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(tableau 1). <\/span> <\/p>\n\n<p>Alors que les formes l\u00e9g\u00e8res ne n\u00e9cessitent souvent aucun traitement, la fi\u00e8vre et l&#8217;agranulocytose n\u00e9cessitent l&#8217;utilisation imm\u00e9diate et empirique d&#8217;antibiotiques \u00e0 large spectre et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, de facteurs de stimulation des colonies de granulocytes (G-CSF) [1\u20133].<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1100\" height=\"300\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/tab1_oh1_s6.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-15633\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/tab1_oh1_s6.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/tab1_oh1_s6-800x218.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/tab1_oh1_s6-120x33.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/tab1_oh1_s6-90x25.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/tab1_oh1_s6-320x87.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/tab1_oh1_s6-560x153.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/figure>\n\n<h2 id=\"toutes-les-neutropenies-ne-se-valent-pas\" class=\"wp-block-heading\">Toutes les neutrop\u00e9nies ne se valent pas<\/h2>\n\n<p>Pour caract\u00e9riser la neutrop\u00e9nie, il est important de conna\u00eetre non seulement sa s\u00e9v\u00e9rit\u00e9, mais aussi son \u00e9volution. Ainsi, on distingue en principe les formes aigu\u00ebs et chroniques. La dynamique temporelle, les prises de m\u00e9dicaments ant\u00e9rieures et les infections subies, ainsi que les ant\u00e9c\u00e9dents familiaux, peuvent fournir des informations sur le m\u00e9canisme sous-jacent. Il existe des formes primaires et secondaires de neutrop\u00e9nie <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(tableau 1). <\/span>Les neutrop\u00e9nies primaires sont beaucoup plus rares que les neutrop\u00e9nies d&#8217;origine extrins\u00e8que. Cependant, ils doivent \u00eatre envisag\u00e9s, en particulier chez les jeunes patients, les cas chroniques depuis l&#8217;enfance et les ant\u00e9c\u00e9dents familiaux positifs [2\u20134].<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"1100\" height=\"1348\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/ubersicht1_oh1_s6.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-15634 lazyload\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/ubersicht1_oh1_s6.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/ubersicht1_oh1_s6-800x980.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/ubersicht1_oh1_s6-120x147.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/ubersicht1_oh1_s6-90x110.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/ubersicht1_oh1_s6-320x392.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/ubersicht1_oh1_s6-560x686.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1348;\" \/><\/figure>\n\n<p>La neutrop\u00e9nie idiopathique chronique est l&#8217;une des neutrop\u00e9nies primaires les plus courantes. Les femmes sont les plus touch\u00e9es. Avec une dur\u00e9e d&#8217;au moins trois mois, il s&#8217;agit d&#8217;un diagnostic d&#8217;exclusion. En cons\u00e9quence, il ne doit pas y avoir de cause g\u00e9n\u00e9tique, infectieuse, inflammatoire, auto-immune, maligne ou m\u00e9dicamenteuse. Bien qu&#8217;il existe une sensibilit\u00e9 accrue aux infections bact\u00e9riennes, la maladie a g\u00e9n\u00e9ralement une \u00e9volution b\u00e9nigne. Un traitement par G-CSF n&#8217;est pas toujours n\u00e9cessaire et n&#8217;est pas recommand\u00e9 lorsque les ANC sont sup\u00e9rieurs \u00e0 500 cellules\/\u00b5l et qu&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;infections r\u00e9currentes [5]. Elle doit \u00eatre \u00e9valu\u00e9e individuellement. Jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, aucune cause n&#8217;a pu \u00eatre trouv\u00e9e pour expliquer les grandes diff\u00e9rences individuelles en mati\u00e8re de sensibilit\u00e9 aux infections.<\/p>\n\n<p>De m\u00eame, la neutrop\u00e9nie ethnique b\u00e9nigne, qui touche principalement les personnes d&#8217;origine africaine et m\u00e9diterran\u00e9enne, n&#8217;a g\u00e9n\u00e9ralement pas de cons\u00e9quences cliniques, ou alors une \u00e9volution b\u00e9nigne [6]. C&#8217;est \u00e9galement le cas de la neutrop\u00e9nie familiale b\u00e9nigne, clairement g\u00e9n\u00e9tique mais ind\u00e9pendante de l&#8217;ethnie [2]. Alors que la base g\u00e9n\u00e9tique de la neutrop\u00e9nie familiale b\u00e9nigne n&#8217;est pas connue, la neutrop\u00e9nie ethnique b\u00e9nigne est associ\u00e9e \u00e0 des variantes du r\u00e9cepteur de l&#8217;antig\u00e8ne de Duffy [7,8].<\/p>\n\n<p>Un autre exemple de neutrop\u00e9nie cong\u00e9nitale g\u00e9n\u00e9ralement l\u00e9g\u00e8re est la neutrop\u00e9nie cyclique. Il s&#8217;agit d&#8217;un trouble h\u00e9r\u00e9ditaire autosomique dominant, souvent associ\u00e9 \u00e0 des mutations dans le g\u00e8ne ELANE [9]. Elle se caract\u00e9rise par des fluctuations p\u00e9riodiques du nombre de neutrophiles avec une p\u00e9riode d&#8217;oscillation d&#8217;environ 21 jours. Pendant le nadir, certaines personnes souffrent d&#8217;aphtes oraux ou d&#8217;autres infections, mais dans l&#8217;ensemble, l&#8217;\u00e9volution est g\u00e9n\u00e9ralement b\u00e9nigne [2].<\/p>\n\n<p>En revanche, le syndrome de Kostmann, \u00e9galement connu sous le nom de neutrop\u00e9nie cong\u00e9nitale s\u00e9v\u00e8re (NCS), est une maladie qui entra\u00eene une forte sensibilit\u00e9 aux infections d\u00e8s l&#8217;enfance et augmente le risque de d\u00e9velopper une leuc\u00e9mie my\u00e9lo\u00efde aigu\u00eb [10]. Une neutrop\u00e9nie persistante chez les enfants, les adolescents ou les jeunes adultes peut \u00eatre le signe d&#8217;une insuffisance de la moelle osseuse sous-jacente. Dans de tels cas, une \u00e9valuation plus approfondie par des experts sp\u00e9cialis\u00e9s est recommand\u00e9e.<\/p>\n\n<p>Si les neutrop\u00e9nies cong\u00e9nitales et idiopathiques ne sont pas \u00e0 n\u00e9gliger dans le bilan des causes, une neutrop\u00e9nie isol\u00e9e est dans la plupart des cas acquise. Diff\u00e9rents m\u00e9dicaments, des maladies de la moelle osseuse, des carences, des infections et des processus immunologiques peuvent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme des d\u00e9clencheurs.<\/p>\n\n<h2 id=\"un-phenomene-courant-la-neutropenie-medicamenteuse\" class=\"wp-block-heading\">Un ph\u00e9nom\u00e8ne courant : la neutrop\u00e9nie m\u00e9dicamenteuse<\/h2>\n\n<p>La plus grande partie des neutrop\u00e9nies sont dues \u00e0 des m\u00e9dicaments [1,11\u201313]. L&#8217;incidence des agranulocytoses iatrog\u00e8nes est d&#8217;environ 1 \u00e0 5 par million d&#8217;habitants par an, avec un taux de mortalit\u00e9 d&#8217;environ 5% [1,14]. Il existe typiquement une association temporelle avec le traitement m\u00e9dicamenteux. En principe, de nombreux m\u00e9dicaments peuvent provoquer des neutrop\u00e9nies par deux m\u00e9canismes diff\u00e9rents, mais plus de la moiti\u00e9 des cas sont d\u00e9clench\u00e9s par un petit nombre de substances actives <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(aper\u00e7u 2)<\/span> [11\u201316,22]. D&#8217;une part, les anticorps induits par le m\u00e9dicament peuvent entra\u00eener une destruction immuno-m\u00e9di\u00e9e des granulocytes neutrophiles. D&#8217;autre part, il existe des agents ayant des effets cytotoxiques directs sur les pr\u00e9curseurs my\u00e9lo\u00efdes, tels que les ph\u00e9nothiazines, la clozapine, la dapsone et le proca\u00efnamide [15].<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"922\" height=\"1468\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/ubersicht2_oh1_s7.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-15635 lazyload\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/ubersicht2_oh1_s7.png 922w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/ubersicht2_oh1_s7-800x1274.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/ubersicht2_oh1_s7-120x191.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/ubersicht2_oh1_s7-90x143.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/ubersicht2_oh1_s7-320x510.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/ubersicht2_oh1_s7-560x892.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 922px) 100vw, 922px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 922px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 922\/1468;\" \/><\/figure>\n\n<p>Contrairement \u00e0 la neutrop\u00e9nie \u00e0 m\u00e9diation immunitaire, la toxicit\u00e9 directe est li\u00e9e \u00e0 la dose. Alors que dans ce cas, c&#8217;est la quantit\u00e9 qui fait le poison, les dommages caus\u00e9s aux granulocytes dans le cadre d&#8217;une formation d&#8217;anticorps induite par un m\u00e9dicament sont ind\u00e9pendants du temps et de la dose. Comme la sensibilisation est susceptible de durer toute la vie, il suffit d&#8217;une petite dose de la substance d\u00e9clenchante pour provoquer une neutrop\u00e9nie, voire une agranulocytose, \u00e0 plusieurs reprises. En raison des diff\u00e9rents m\u00e9canismes de l\u00e9sion des neutrophiles, les effets de diff\u00e9rents m\u00e9dicaments sont difficiles \u00e0 pr\u00e9dire et \u00e0 caract\u00e9riser. <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">La figure 1<\/span> donne un aper\u00e7u de quelques donn\u00e9es empiriques.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"1100\" height=\"822\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/abb1_oh1_s6.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-15636 lazyload\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/abb1_oh1_s6.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/abb1_oh1_s6-800x598.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/abb1_oh1_s6-320x240.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/abb1_oh1_s6-300x225.png 300w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/abb1_oh1_s6-120x90.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/abb1_oh1_s6-90x68.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/abb1_oh1_s6-560x418.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/822;\" \/><\/figure>\n\n<p>La substance probablement la plus tristement c\u00e9l\u00e8bre qui pr\u00e9sente un risque d&#8217;agranulocytose est le m\u00e9tamizole (Novalgine\u00ae). Des donn\u00e9es \u00e0 ce sujet ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es d\u00e8s 1964 [16]. En g\u00e9n\u00e9ral, la neutrop\u00e9nie se produit au cours des deux premiers mois de traitement et se normalise en deux semaines [11]. On estime que le risque de neutrop\u00e9nie due au m\u00e9tamizole se situe entre 1\/116 et 1\/466 000 expositions. Le risque absolu est faible pour des doses normales et une utilisation courte, avec de grandes diff\u00e9rences g\u00e9ographiques [17,18]. Alors que l&#8217;incidence est \u00e9lev\u00e9e en Su\u00e8de, par exemple, elle semble \u00eatre plus faible aux Pays-Bas ou en Espagne. Cela pourrait \u00eatre d\u00fb \u00e0 des sch\u00e9mas d&#8217;utilisation diff\u00e9rents, car le risque augmente avec l&#8217;administration prolong\u00e9e de m\u00e9dicaments et une co-m\u00e9dication d\u00e9favorable. L&#8217;hypoth\u00e8se selon laquelle, par exemple, les Britanniques, les Irlandais et les Scandinaves ont un risque plus \u00e9lev\u00e9 d&#8217;agranulocytose li\u00e9e au m\u00e9tamizole en raison de leur ethnie a \u00e9t\u00e9 examin\u00e9e dans une \u00e9tude \u00e9pid\u00e9miologique [19]. Celle-ci a conclu que certains all\u00e8les HLA pourraient \u00e9galement avoir un lien avec le d\u00e9veloppement d&#8217;une neutrop\u00e9nie sous traitement par m\u00e9tamizole.<\/p>\n\n<p>En fin de compte, on peut dire que le m\u00e9tamizole &#8211; bien que critique d&#8217;un point de vue h\u00e9matologique &#8211; est un choix acceptable dans un petit nombre de cas, malgr\u00e9 le risque d&#8217;agranulocytose, en particulier par rapport aux analg\u00e9siques alternatifs tels que les anti-inflammatoires non st\u00e9ro\u00efdiens (AINS). Ceux-ci ont tendance \u00e0 avoir un profil d&#8217;effets secondaires encore plus d\u00e9favorable, qui ne doit pas \u00eatre n\u00e9glig\u00e9 [20]. Le m\u00e9tamizole doit toutefois \u00eatre utilis\u00e9 avec mod\u00e9ration et avec les pr\u00e9cautions n\u00e9cessaires. Bien que des contr\u00f4les de laboratoire r\u00e9guliers ne soient pas recommand\u00e9s chez les patients asymptomatiques, les personnes concern\u00e9es doivent \u00eatre inform\u00e9es du risque d&#8217;agranulocytose et de ses sympt\u00f4mes [21].<\/p>\n\n<p>En g\u00e9n\u00e9ral, l&#8217;\u00e2ge avanc\u00e9, un mauvais \u00e9tat de performance, une septic\u00e9mie ou un choc, une insuffisance r\u00e9nale et des taux d&#8217;ANC inf\u00e9rieurs \u00e0 100 cellules\/\u00b5l sont consid\u00e9r\u00e9s comme des facteurs de mauvais pronostic en cas de neutrop\u00e9nie m\u00e9dicamenteuse [1]. En revanche, le traitement par antibiotiques intraveineux \u00e0 large spectre et G-CSF am\u00e9liore le pronostic [1]. Gr\u00e2ce \u00e0 une exp\u00e9rience croissante dans la gestion des patients concern\u00e9s, de grands progr\u00e8s ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s dans ce domaine au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es. Cependant, l&#8217;administration de G-CSF, en particulier, reste controvers\u00e9e. Statistiquement, l&#8217;administration du G-CSF permet de r\u00e9duire les hospitalisations et l&#8217;utilisation d&#8217;antibiotiques, mais il n&#8217;existe pas de directives claires concernant l&#8217;utilisation du G-CSF dans les agranulocytoses m\u00e9dicamenteuses non li\u00e9es \u00e0 la chimioth\u00e9rapie [13,22\u201324]. Si le nombre de neutrophiles est inf\u00e9rieur \u00e0 100 cellules\/\u00b5l, des facteurs de croissance h\u00e9matopo\u00ef\u00e9tiques doivent \u00eatre administr\u00e9s, sinon la d\u00e9cision doit \u00eatre prise au cas par cas.<\/p>\n\n<h2 id=\"neutropenie-et-infections-la-poule-et-loeuf\" class=\"wp-block-heading\">Neutrop\u00e9nie et infections : La poule et l&#8217;\u0153uf<\/h2>\n\n<p>Des virus tels que le VIH, l&#8217;EBV, le CMV , l&#8217;h\u00e9patite A et le Sras-CoV-2 peuvent provoquer des neutrop\u00e9nies. En outre, une neutrop\u00e9nie peut \u00eatre observ\u00e9e en cas de typho\u00efde, de brucellose, de tular\u00e9mie, de shigellose et de tuberculose, le d\u00e9ficit en neutrophiles favorisant \u00e0 son tour l&#8217;infection. Les rickettsies et divers parasites peuvent \u00e9galement provoquer des neutrop\u00e9nies. La grippe est plus r\u00e9pandue sous nos latitudes et touche chaque ann\u00e9e la Suisse. La plupart du temps, les cas de neutrop\u00e9nie sont l\u00e9gers et transitoires, mais il existe un lien clair entre les deux. Le risque semble plus \u00e9lev\u00e9 pour la grippe B que pour la grippe A [25]. Un autre risque qui peut \u00eatre \u00e9limin\u00e9 par la vaccination contre la grippe.<\/p>\n\n<h2 id=\"gestion-dans-la-pratique-clinique-quotidienne\" class=\"wp-block-heading\">Gestion dans la pratique clinique quotidienne<\/h2>\n\n<p>Alors que la fi\u00e8vre en cas de neutrop\u00e9nie constitue toujours une indication pour un traitement antibiotique ad\u00e9quat avec ou sans administration de G-CSF, la recherche de la cause qui s&#8217;ensuit s&#8217;av\u00e8re souvent \u00eatre un processus de longue haleine <span style=\"font-family: franklin gothic demi;\">(figure 2)<\/span> [2,3]. Les \u00e9volutions chroniques, et en particulier les \u00e9volutions l\u00e9g\u00e8res \u00e0 l&#8217;\u00e2ge adulte, indiquent plut\u00f4t des formes primaires de neutrop\u00e9nie, comme la neutrop\u00e9nie ethnique b\u00e9nigne. En revanche, une survenue aigu\u00eb est un indicateur d&#8217;une gen\u00e8se m\u00e9dicamenteuse ou infectieuse du trouble, en particulier en cas d&#8217;ant\u00e9c\u00e9dents d&#8217;exposition. Si le nombre de neutrophiles se normalise au cours de l&#8217;\u00e9volution, aucun autre examen n&#8217;est n\u00e9cessaire dans ce cas. Toutefois, si l&#8217;\u00e9tiologie n&#8217;est pas claire, il convient de proc\u00e9der \u00e0 un examen de la moelle osseuse.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" width=\"1100\" height=\"810\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/abb2_oh1_s8_0.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-15637 lazyload\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/abb2_oh1_s8_0.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/abb2_oh1_s8_0-800x589.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/abb2_oh1_s8_0-120x88.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/abb2_oh1_s8_0-90x66.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/abb2_oh1_s8_0-320x236.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/abb2_oh1_s8_0-560x412.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/810;\" \/><\/figure>\n\n<p>Le traitement de la neutrop\u00e9nie non li\u00e9e \u00e0 la chimioth\u00e9rapie d\u00e9pend en premier lieu du risque d&#8217;infection individuel et de la cause, l&#8217;\u00e9ventail allant de l&#8217;administration continue de G-CSF \u00e0 une proc\u00e9dure d&#8217;attente. Il est important que tous les patients connaissent leur risque individuel d&#8217;infection ainsi que les signaux d&#8217;alerte et les pr\u00e9cautions \u00e0 prendre, et qu&#8217;ils puissent agir en cons\u00e9quence.<\/p>\n\n<p>En cas d&#8217;infection aigu\u00eb, l&#8217;administration de G-CSF peut \u00eatre envisag\u00e9e [2,3,26]. Elle ne doit jamais \u00eatre bas\u00e9e uniquement sur le nombre de neutrophiles et ne doit donc \u00eatre utilis\u00e9e qu&#8217;en cas de neutrop\u00e9nies symptomatiques. Il suffit d&#8217;augmenter l&#8217;ANC \u00e0 plus de 250 \u00e0 300 cellules\/\u00b5l pour r\u00e9duire drastiquement le taux d&#8217;infection chez les patients symptomatiques [2].<\/p>\n\n<p>Bien entendu, le traitement de la cause de la neutrop\u00e9nie, si elle existe, est la priorit\u00e9. La substitution de l&#8217;acide folique et de la vitamine B12, ainsi que le traitement des neutrop\u00e9nies auto-immunes par le m\u00e9thotrexate ou le cyclophosphamide, par exemple, ne sont que quelques exemples qui soulignent l&#8217;importance d&#8217;un examen approfondi des causes [27].<\/p>\n\n<h2 id=\"cas-particulier-du-covid-19\" class=\"wp-block-heading\">Cas particulier du COVID-19<\/h2>\n\n<p>Les donn\u00e9es sur l&#8217;administration de G-CSF en pr\u00e9sence d&#8217;une infection par le Sras-CoV-2 sont certes encore peu nombreuses, mais elles sont n\u00e9anmoins plut\u00f4t inqui\u00e9tantes, en particulier chez les patients atteints de tumeurs. Par exemple, dans une \u00e9tude portant sur 55 patients, un moins bon r\u00e9sultat de la maladie a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 lors du traitement par G-CSF [28]. Les 16 personnes qui ont re\u00e7u le G-CSF avaient des besoins en oxyg\u00e8ne plus importants et une mortalit\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9e. Une \u00e9tude de cas de trois cas a postul\u00e9 que le G-CSF favorisait l&#8217;inflammation et l&#8217;activation des macrophages comme m\u00e9canisme. Chez tous les patients, l&#8217;aggravation clinique est survenue environ 72 heures apr\u00e8s l&#8217;administration du m\u00e9dicament [29]. Des observations comparables ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9crites dans un autre rapport de cas concernant un patient de 47 ans atteint de COVID-19 [30].<\/p>\n\n<p>Les donn\u00e9es actuelles ne permettent certainement pas d&#8217;\u00e9valuer de mani\u00e8re d\u00e9finitive le risque d&#8217;un traitement par G-CSF en pr\u00e9sence de COVID-19. Le besoin de donn\u00e9es suppl\u00e9mentaires est important et celles-ci pourraient montrer la voie pour les ann\u00e9es \u00e0 venir.<\/p>\n\n<h2 id=\"perspectives\" class=\"wp-block-heading\">Perspectives<\/h2>\n\n<p>Une analyse r\u00e9trospective de tous les cas de neutrop\u00e9nie isol\u00e9e inf\u00e9rieure \u00e0 500 cellules\/\u00b5l entre 2015 et septembre 2020 est actuellement en cours \u00e0 l&#8217;H\u00f4pital universitaire de l&#8217;\u00cele de Berne. Les patients ayant subi une chimioth\u00e9rapie ou une radioth\u00e9rapie et ceux pr\u00e9sentant d&#8217;autres cytop\u00e9nies parall\u00e8les ne sont pas inclus. Il s&#8217;agit en premier lieu de collecter des donn\u00e9es sur la cause, le traitement, le taux d&#8217;infection et d&#8217;hospitalisation ainsi que sur d&#8217;autres r\u00e9sultats. Nous esp\u00e9rons d\u00e9couvrir des corr\u00e9lations qui pourraient \u00eatre pertinentes pour la stratification du risque et donc pour la th\u00e9rapie.<\/p>\n\n<h2 id=\"messages-take-home\" class=\"wp-block-heading\">Messages Take-Home<\/h2>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Les neutrop\u00e9nies\/agranulocytoses doivent faire l&#8217;objet de notre attention en raison du risque accru d&#8217;infection avec des \u00e9volutions potentiellement graves.<\/li>\n\n\n\n<li>La neutrop\u00e9nie induite par les m\u00e9dicaments est la forme la plus courante de neutrop\u00e9nie isol\u00e9e.<\/li>\n\n\n\n<li>Les formes chroniques b\u00e9nignes de neutrop\u00e9nies chez l&#8217;adulte sont des diagnostics d&#8217;exclusion et ont g\u00e9n\u00e9ralement une \u00e9volution b\u00e9nigne.<\/li>\n\n\n\n<li>Le traitement par G-CSF doit toujours \u00eatre \u00e9valu\u00e9 au cas par cas et est recommand\u00e9 en cas d&#8217;infections r\u00e9currentes et de taux de neutrophiles inf\u00e9rieurs \u00e0 0,5 \u00d7 109\/L. Le G-CSF peut \u00e9galement \u00eatre utilis\u00e9 pour traiter des infections \u00e0 VIH. L&#8217;administration prophylactique d&#8217;antibiotiques est d\u00e9conseill\u00e9e.<\/li>\n\n\n\n<li>Une neutrop\u00e9nie peut survenir \u00e0 la suite d&#8217;une infection par COVID-19. L&#8217;effet du G-CSF sur les patients atteints de COVID-19 n&#8217;est pas encore clair. L&#8217;utilisation du G-CSF, en particulier chez les patients atteints de tumeurs, doit se faire avec prudence jusqu&#8217;\u00e0 ce que des donn\u00e9es suppl\u00e9mentaires soient disponibles.<\/li>\n<\/ul>\n\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Andres E, et al : Pr\u00e9sentation clinique et prise en charge de l&#8217;agranulocytose induite par les m\u00e9dicaments. Expert review of hematology 2011 ; 4(2) : 143-151.<\/li>\n\n\n\n<li>Gibson C, Berliner N : Comment nous \u00e9valuons et traitons la neutrop\u00e9nie chez les adultes. Blood 2014 ; 124(8) : 1251-1258.<\/li>\n\n\n\n<li>Dale DC : Comment diagnostiquer et traiter la neutrop\u00e9nie. Current opinion in hematology 2016 ; 23(1) : 1-4.<\/li>\n\n\n\n<li>Palmblad J, et al : How we diagnose and treat neutropenia in adults. Expert review of hematology 2016 ; 9(5) : 479-487.<\/li>\n\n\n\n<li>Dale DC, Bolyard AA : An update on the diagnosis and treatment of chronic idiopathic neutropenia. Curr Opin Hematol 2017 ; 24(1) : 46-53.<\/li>\n\n\n\n<li>Atallah-Yunes SA, Ready A, Newburger PE : neutrop\u00e9nie ethnique b\u00e9nigne. Blood reviews 2019 ; 37 : 100586.<\/li>\n\n\n\n<li>Rappoport N, et al : The Duffy antigen receptor for chemokines, ACKR1,- &#8216;Jeanne DARC&#8217; of benign neutropenia. British journal of haematology 2019 ; 184(4) : 497-507.<\/li>\n\n\n\n<li>Reich D, et al : La r\u00e9duction du nombre de neutrophiles chez les personnes d&#8217;origine africaine est due \u00e0 une variante de r\u00e9gulation dans le r\u00e9cepteur antig\u00e9nique de Duffy pour le g\u00e8ne des chimiokines. PLoS Genet 2009 ; 5(1) : e1000360.<\/li>\n\n\n\n<li>Dale DC : Neutrop\u00e9nie cyclique et chronique : une mise \u00e0 jour sur le diagnostic et le traitement. Clinical advances in hematology &amp; oncology 2011 ; 9(11) : 868-869.<\/li>\n\n\n\n<li>Welte K, Zeidler C, Dale DC : neutrop\u00e9nie cong\u00e9nitale s\u00e9v\u00e8re. S\u00e9minaires en h\u00e9matologie. 2006 ; 43(3) : 189-195.<\/li>\n\n\n\n<li>Andersohn F, Konzen C, Garbe E : Systematic review : agranulocytosis induced by nonchemotherapy drugs. Annals of internal medicine 2007 ; 146(9) : 657-665.<\/li>\n\n\n\n<li>Garbe E : Agranulocytose induite par les m\u00e9dicaments non chimioth\u00e9rapeutiques. Avis d&#8217;expert sur la s\u00e9curit\u00e9 des m\u00e9dicaments 2007 ; 6(3) : 323-335.<\/li>\n\n\n\n<li>Andres E, et al : Modern management of non-chemotherapy drug-induced agranulocytosis : a monocentric cohort study of 90 cas and review of the literature. European journal of internal medicine 2002 ; 13(5) : 324-328.<\/li>\n\n\n\n<li>Kaufman DW, et al : Incidence relative de l&#8217;agranulocytose et de l&#8217;an\u00e9mie aplasique. Am J Hematol 2006 ; 81(1) : 65-67.<\/li>\n\n\n\n<li>Tesfa D, Keisu M, Palmblad J : Agranulocytose induite par les m\u00e9dicaments idiosyncratiques : m\u00e9canismes possibles et prise en charge. American journal of hematology 2009 ; 84(7) : 428-434.<\/li>\n\n\n\n<li>Huguley CM : Agranulocytosis induced by dipyrone, a hazardous antipyretic and analgesic. JAMA 1964 ; 189 : 938-941.<\/li>\n\n\n\n<li>Ibanez L, et al : Agranulocytosis associated with dipyrone (metamizol). European journal of clinical pharmacology 2005 ; 60(11) : 821-829.<\/li>\n\n\n\n<li>Hedenmalm K, Spigset O : Agranulocytosis and other blood dyscrasias associated with dipyrone (metamizole). European journal of clinical pharmacology 2002 ; 58(4) : 265-274.<\/li>\n\n\n\n<li>Shah RR : L&#8217;agranulocytose induite par le m\u00e9tamizole (dipyrone) : le risque varie-t-il en fonction de l&#8217;ethnie ? J Clin Pharm Ther 2019 ; 44(1) : 129-133.<\/li>\n\n\n\n<li>Fauler J : Effets non dirig\u00e9s des AINS et des coxibs. MMW Progr\u00e8s de la m\u00e9decine 2005 ; 147(31-32) : 31-35.<\/li>\n\n\n\n<li>Stamer UM, et al : Dipyrone (m\u00e9tamizole) : Considerations on monitoring for early detection of agranulocytosis. Douleur 2017 ; 31(1) : 5-13.<\/li>\n\n\n\n<li>Njue L, Baerlocher GM : Neutrop\u00e9nies\/agranulocytoses induites par les m\u00e9dicaments. le m\u00e9decin inform\u00e9 2018 ; 02\/2018 : 23-26.<\/li>\n\n\n\n<li>Beauchesne MF, Shalansky SJ : Nonchemotherapy drug-induced agranulocytosis : a review of 118 patients treated with colony-stimulating factors. Pharmacotherapy 1999 ; 19(3) : 299-305.<\/li>\n\n\n\n<li>Sprikkelman A, de Wolf JT, Vellenga E : The application of hematopoietic growth factors in drug-induced agranulocytosis : a review of 70 cas. Leuc\u00e9mie 1994 ; 8(12) : 2031-2036.<\/li>\n\n\n\n<li>Higgins P, et al. : Rates of neutropenia in adults with influenza A or B : a retrospective analysis of hospitalised patients in South East Queensland during 2015. Intern Med J 2016 ; 46(11) : 1328-1332.<\/li>\n\n\n\n<li>Dale DC, et al : A randomized controlled phase III trial of recombinant human granulocyte colony-stimulating factor (filgrastim) for treatment of severe chronic neutropenia. Blood 1993 ; 81(10) : 2496-2502.<\/li>\n\n\n\n<li>Starkebaum G : neutrop\u00e9nie chronique associ\u00e9e \u00e0 une maladie auto-immune. Seminars in hematology 2002 ; 39(2) : 121-127.<\/li>\n\n\n\n<li>Morjaria S, et al. : The Effect of Neutropenia and Filgrastim (G-CSF) in Cancer Patients With COVID-19 Infection. medRxiv 2020.<\/li>\n\n\n\n<li>Nawar T, et al : Granulocyte-colony stimulating factor in COVID-19 : Is it stimulating more than just the bone marrow ? Am J Hematol 2020 ; 95(8) : E210-E3.<\/li>\n\n\n\n<li>Taha M, Sharma A, Soubani A : D\u00e9gradation clinique lors de la r\u00e9cup\u00e9ration des neutrop\u00e9nies apr\u00e8s traitement par G-CSF chez un patient atteint de COVID-19. Respiratory medicine case reports 2020 ; 31 : 101231.<\/li>\n<\/ol>\n\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c9MATOLOGIE 2021 ; 9(1) : 5-9<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La neutrop\u00e9nie est un invit\u00e9 fr\u00e9quent dans les cabinets m\u00e9dicaux en tant que pathologie \u00e0 part enti\u00e8re, mais aussi en tant que sympt\u00f4me associ\u00e9 \u00e0 de nombreuses maladies et en&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":104269,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Neutrop\u00e9nie non induite par la chimioth\u00e9rapie  ","footnotes":""},"category":[11531,22616,11373,11389,11464,11549],"tags":[21635,21636,11999,21634],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-330001","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-formation-continue","category-formation-continue-cme","category-hematologie","category-oncologie","category-pharmacologie-et-toxicologie","category-rx-fr","tag-agranulocytose","tag-effet-indesirable-dun-medicament","tag-formation-continue-cme","tag-neutropenie-fr","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-05-01 05:08:56","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":329948,"slug":"neutropenia-isolata-un-quadro-clinico-con-molte-facce","post_title":"Neutropenia isolata: un quadro clinico con molte facce","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/neutropenia-isolata-un-quadro-clinico-con-molte-facce\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":329979,"slug":"neutropenia-isolada-um-quadro-clinico-com-muitas-faces","post_title":"Neutropenia isolada: Um quadro cl\u00ednico com muitas faces","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/neutropenia-isolada-um-quadro-clinico-com-muitas-faces\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":329996,"slug":"neutropenia-aislada-un-cuadro-clinico-con-muchas-caras","post_title":"Neutropenia aislada: un cuadro cl\u00ednico con muchas caras","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/neutropenia-aislada-un-cuadro-clinico-con-muchas-caras\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/330001","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=330001"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/330001\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":330009,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/330001\/revisions\/330009"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/104269"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=330001"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=330001"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=330001"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=330001"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}