{"id":330321,"date":"2021-01-14T14:00:00","date_gmt":"2021-01-14T13:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/la-detection-precoce-base-dun-traitement-adequat\/"},"modified":"2023-04-25T14:36:03","modified_gmt":"2023-04-25T12:36:03","slug":"la-detection-precoce-base-dun-traitement-adequat","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/la-detection-precoce-base-dun-traitement-adequat\/","title":{"rendered":"La d\u00e9tection pr\u00e9coce, base d&#8217;un traitement ad\u00e9quat"},"content":{"rendered":"<p><strong>En cas de douleurs arthritiques, il est important d&#8217;\u00e9valuer r\u00e9guli\u00e8rement l&#8217;\u00e9volution de la maladie \u00e0 l&#8217;aide des crit\u00e8res ACR\/EULAR afin de ne pas rater le moment de mettre en place un traitement modificateur de la maladie. Le contr\u00f4le de l&#8217;activit\u00e9 de la maladie \u00e0 un stade pr\u00e9coce de la maladie a un effet b\u00e9n\u00e9fique sur le pronostic.<\/strong><\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Les maladies rhumatismales indiff\u00e9renci\u00e9es d\u00e9signent un tableau de sympt\u00f4mes dans lequel certaines manifestations d&#8217;une maladie de la famille des rhumatismes sont pr\u00e9sentes, mais les crit\u00e8res de classification ne sont pas enti\u00e8rement remplis au moment de l&#8217;examen diagnostique, explique le professeur Pius Br\u00fchlmann, de la clinique rhumatologique Bethanien de Zurich [1]. Chez ces patients, il est important de r\u00e9\u00e9valuer la symptomatologie d\u00e8s que de nouveaux signes de la maladie apparaissent. La plupart des patients pr\u00e9sentant des troubles musculo-squelettiques r\u00e9cents contactent d&#8217;abord leur m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste, qui joue un r\u00f4le crucial dans la gestion des maladies rhumatismales pr\u00e9coces.<\/p>\n<h2 id=\"stade-precoce-de-la-polyarthrite-rhumatoide\">Stade pr\u00e9coce de la polyarthrite rhumato\u00efde ?<\/h2>\n<p>Alors que le diagnostic d&#8217;une polyarthrite rhumato\u00efde \u00e9tablie est relativement simple, cette maladie peut encore se manifester de mani\u00e8re discr\u00e8te, atypique ou seulement temporairement symptomatique dans les phases pr\u00e9coces [2]. Des \u00e9tudes empiriques sur les pr\u00e9dicteurs de l&#8217;\u00e9volution d&#8217;une arthrite indiff\u00e9renci\u00e9e pr\u00e9coce vers une maladie articulaire inflammatoire persistante ou destructrice ont pu d\u00e9montrer l&#8217;importance des r\u00e9sultats anamnestiques (dur\u00e9e et localisation des douleurs), cliniques (constatation et r\u00e9partition des synovites) et s\u00e9rologiques pour le diagnostic d&#8217;une arthrite rhumato\u00efde pr\u00e9coce [2,3]. Les r\u00e9sultats s\u00e9rologiques dans ce contexte comprennent la d\u00e9tection de facteurs rhumato\u00efdes et d&#8217;anticorps contre les peptides cycliques citrullin\u00e9s. Les crit\u00e8res de classification ACR\/EULAR se basent sur ces facteurs de risque et facilitent le diagnostic pr\u00e9coce de la polyarthrite rhumato\u00efde ainsi que l&#8217;introduction pr\u00e9coce d&#8217;un traitement modificateur de la maladie [4]. Selon ce sch\u00e9ma de classification, un score \u22656 points correspond \u00e0 une polyarthrite rhumato\u00efde [4] <span style=\"font-family:franklin gothic demi\">(aper\u00e7u&nbsp;1).<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-15346\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/ubersicht1_hp12_s42.png\" style=\"height:521px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"955\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Un score de 5 augmente la probabilit\u00e9 de manifestation ult\u00e9rieure d&#8217;une polyarthrite rhumato\u00efde, mais celle-ci n&#8217;est pas encore classifiable \u00e0 l&#8217;heure actuelle.<\/p>\n<h2 id=\"la-distinction-avec-larthrose-est-importante\">La distinction avec l&#8217;arthrose est importante<\/h2>\n<p>Un facteur d\u00e9terminant pour la d\u00e9tection d&#8217;une arthrite pr\u00e9coce est la distinction entre l&#8217;arthrite et l&#8217;arthralgie pure. Un signe typique d&#8217;arthrite est un gonflement palpable, mou et &#8220;\u00e9lastique&#8221; d&#8217;une articulation, d\u00fb \u00e0 un \u00e9panchement et\/ou \u00e0 un \u00e9paississement inflammatoire de la muqueuse articulaire (synovite, synoviite), accompagn\u00e9 de douleurs et d&#8217;une raideur articulaire [5]. En ce qui concerne la distinction entre l&#8217;arthrite et l&#8217;arthrose, une d\u00e9claration dans la nouvelle \u00e9dition 2019 du guide S3 sur la prise en charge de la polyarthrite rhumato\u00efde pr\u00e9coce est la suivante : &#8220;La probabilit\u00e9 de d\u00e9velopper une polyarthrite rhumato\u00efde augmente avec le nombre d&#8217;articulations touch\u00e9es et leur r\u00e9partition sur les quatre membres, ainsi qu&#8217;avec la dur\u00e9e de la raideur matinale au-del\u00e0 de 30 minutes.  [9\u201311]Les douleurs de l&#8217;arthrose sont des douleurs qui ne r\u00e9apparaissent pas pendant la journ\u00e9e, m\u00eame apr\u00e8s une p\u00e9riode de repos (contrairement aux raideurs articulaires r\u00e9currentes et aux douleurs de d\u00e9marrage r\u00e9currentes apr\u00e8s de courtes p\u00e9riodes de repos dans l&#8217;arthrose). L&#8217;arthrite provoque typiquement des douleurs m\u00eame au repos, alors que dans le cas de l&#8217;arthrose, celles-ci sont principalement li\u00e9es \u00e0 la charge et au mouvement. M\u00eame au stade pr\u00e9coce de la maladie, les moyennes et grandes articulations peuvent \u00eatre touch\u00e9es. Les modifications articulaires des articulations des extr\u00e9mit\u00e9s des doigts, des articulations de la selle du pouce et des articulations de la base du gros orteil sont g\u00e9n\u00e9ralement d&#8217;origine arthrosique, raison pour laquelle ces articulations ne sont express\u00e9ment pas prises en compte dans l&#8217;\u00e9valuation selon les nouveaux crit\u00e8res de classification de la polyarthrite rhumato\u00efde [12].&#8221;<\/p>\n<h2 id=\"\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"-2\"><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-15347 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/kasten_hp12_s42.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/477;height:260px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"477\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/h2>\n<h2 id=\"-3\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"le-traitement-de-base-modifiant-la-maladie-previent-la-destruction-des-articulations\">Le traitement de base modifiant la maladie pr\u00e9vient la destruction des articulations<\/h2>\n<p>L&#8217;inflammation articulaire qui est \u00e0 la base de la polyarthrite rhumato\u00efde entra\u00eene non seulement des articulations douloureuses et enfl\u00e9es et des limitations fonctionnelles, mais aussi une destruction progressive des articulations si elle n&#8217;est pas trait\u00e9e correctement [5]. Le traitement de fond fait appel \u00e0 des antirhumatismaux \u00e0 action prolong\u00e9e, ce qui signifie que l&#8217;effet de ces m\u00e9dicaments ne se fait sentir qu&#8217;apr\u00e8s quelques semaines ou mois. Ces m\u00e9dicaments, appel\u00e9s &#8220;disease-modifying-anti-rheumatic drug&#8221; (DMARD), modifient l&#8217;\u00e9volution de la maladie en s&#8217;attaquant aux processus inflammatoires du syst\u00e8me immunitaire, en ralentissant et, dans le meilleur des cas, en stoppant le processus inflammatoire, ce qui entra\u00eene par la suite une diminution des sympt\u00f4mes [5]. Les m\u00e9dicaments actuellement disponibles sur le march\u00e9 sont les modificateurs de la maladie conventionnels (csDMARDs), les produits biologiques et biosimilaires (bDMARDs) et les DMARDs partiellement synth\u00e9tiques (tsDMARDs). Des \u00e9tudes r\u00e9centes ont d\u00e9montr\u00e9 qu&#8217;un contr\u00f4le rapide de l&#8217;activit\u00e9 de la maladie par l&#8217;initiation pr\u00e9coce d&#8217;un traitement par des agents modificateurs de la maladie a un effet positif sur le pronostic ult\u00e9rieur.  [2,6\u20138]Cela implique d&#8217;assurer des soins multidisciplinaires coordonn\u00e9s et collaboratifs, de sorte que les signaux de la maladie soient correctement interpr\u00e9t\u00e9s le plus t\u00f4t possible et que l&#8217;indication d&#8217;un traitement modificateur de la maladie soit \u00e9valu\u00e9e [5].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Br\u00fchlmann P : Les maladies indiff\u00e9renci\u00e9es en rhumatologie. Dr Pius Br\u00fchlmann, FOMF Update Refresher (livestream), 26.06.2020.<\/li>\n<li>Combe B, et al : Annals of the rheumatic diseases 2017 ; 76 : 948-959<\/li>\n<li>Emery P, et al : Annals of the rheumatic diseases 2002 ; 61 : 290-297.<\/li>\n<li>Radner H, et al : Arthritis Research &amp; Therapy 2014 ; 16 : Article number : R56.<\/li>\n<li>Schneider M, et al : Lignes directrices pour la prise en charge de la polyarthrite rhumato\u00efde pr\u00e9coce. Soci\u00e9t\u00e9 allemande de rhumatologie 4e \u00e9dition, derni\u00e8re mise \u00e0 jour du contenu : 18\/12\/2019, valable jusqu&#8217;au 17\/12\/2024.<\/li>\n<li>van Nies JA, et al : Ann Rheum Dis 2015 ; 74 : 806-812.<\/li>\n<li>Emery P :&nbsp; Br J Rheumatol 1995 ; 34(Suppl 2) : 87-90.<\/li>\n<li>Machold KP, et al : J Rheumatol Suppl 1998 ; 53 : 13-19.<\/li>\n<li>van der Helm-van Mil AHM, et al. : Arthritis Rheum 2007 ; 56 : 433-440<\/li>\n<li>van der Helm-van Mil AHM, et al. : Arthritis Rheum 2008 ; 58 : 2241-2247.<\/li>\n<li>Visser H, et al. : Arthritis Rheum 2002 ; 46 : 357-365.<\/li>\n<li>Aletaha D, et al : Ann Rheum Dis 2010 ; 69 : 1580-1588.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2020 ; 15(12) : 42-43<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En cas de douleurs arthritiques, il est important d&#8217;\u00e9valuer r\u00e9guli\u00e8rement l&#8217;\u00e9volution de la maladie \u00e0 l&#8217;aide des crit\u00e8res ACR\/EULAR afin de ne pas rater le moment de mettre en place&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":103209,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"0","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Polyarthrite rhumato\u00efde indiff\u00e9renci\u00e9e  ","footnotes":""},"category":[11345,11531,11368,11315,11505,11549],"tags":[13776,22123,20112,22125,13773],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-330321","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-contenu-des-partenaires","category-formation-continue","category-geriatrie-fr","category-medecine-interne-generale","category-rhumatologie","category-rx-fr","tag-arthrite","tag-destruction-de-larticulation","tag-ligne-directrice-s3","tag-muqueuse-articulaire","tag-rhumatisme","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-25 15:09:21","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":330323,"slug":"la-diagnosi-precoce-come-base-per-una-terapia-adeguata","post_title":"La diagnosi precoce come base per una terapia adeguata","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/la-diagnosi-precoce-come-base-per-una-terapia-adeguata\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":330282,"slug":"a-deteccao-precoce-como-base-para-uma-terapia-adequada","post_title":"A detec\u00e7\u00e3o precoce como base para uma terapia adequada","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/a-deteccao-precoce-como-base-para-uma-terapia-adequada\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":330302,"slug":"la-deteccion-precoz-como-base-de-una-terapia-adecuada","post_title":"La detecci\u00f3n precoz como base de una terapia adecuada","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/la-deteccion-precoz-como-base-de-una-terapia-adecuada\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/330321","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=330321"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/330321\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":356206,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/330321\/revisions\/356206"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/103209"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=330321"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=330321"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=330321"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=330321"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}