{"id":330409,"date":"2021-01-14T01:00:00","date_gmt":"2021-01-14T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/soutenir-les-adultes-avec-une-pharmacotherapie-optimisee\/"},"modified":"2021-01-14T01:00:00","modified_gmt":"2021-01-14T00:00:00","slug":"soutenir-les-adultes-avec-une-pharmacotherapie-optimisee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/soutenir-les-adultes-avec-une-pharmacotherapie-optimisee\/","title":{"rendered":"Soutenir les adultes avec une pharmacoth\u00e9rapie optimis\u00e9e"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le TDAH ne se d\u00e9veloppe pas au cours de l&#8217;adolescence, mais persiste en grande partie \u00e0 l&#8217;\u00e2ge adulte. Cependant, les sympt\u00f4mes \u00e9voluent et de nombreuses personnes atteintes ne sont pas diagnostiqu\u00e9es et ne sont donc pas trait\u00e9es. Un r\u00e9gime de traitement efficace est multimodal.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Contrairement \u00e0 la croyance populaire, le trouble du d\u00e9ficit de l&#8217;attention\/hyperactivit\u00e9 (TDAH) ne se d\u00e9veloppe pas au cours de l&#8217;adolescence. La doctrine r\u00e9vis\u00e9e part plut\u00f4t du principe que la maladie se manifeste certes dans l&#8217;enfance, mais qu&#8217;en raison d&#8217;une forte tendance \u00e0 la chronicit\u00e9, elle reste symptomatique \u00e0 l&#8217;\u00e2ge adulte chez la majorit\u00e9 des personnes concern\u00e9es et qu&#8217;elle n\u00e9cessite un traitement clinique chez une partie d&#8217;entre elles. Chez les enfants et les adolescents, la pr\u00e9valence se situe entre 3 et 5%, et chez les adultes, on estime qu&#8217;il y a entre 1 et 4% de personnes touch\u00e9es [1\u20134a].<\/p>\n<h2 id=\"le-changement-de-symptome-masque-la-maladie\">Le changement de sympt\u00f4me masque la maladie<\/h2>\n<p>Cependant, le TDAH adulte n&#8217;est souvent pas reconnu. Les experts estiment que moins de 20% des patients sont diagnostiqu\u00e9s [5]. Cela est principalement d\u00fb \u00e0 deux facteurs principaux. D&#8217;une part, il existe une \u00e9volution, en fonction de l&#8217;\u00e2ge, de la triade de sympt\u00f4mes principaux que sont les troubles de l&#8217;attention, l&#8217;hyperactivit\u00e9 et l&#8217;impulsivit\u00e9 <span style=\"font-family:franklin gothic demi\">(figure&nbsp;1)<\/span> [6] :<\/p>\n<ul>\n<li>Si l&#8217;hyperactivit\u00e9 motrice est particuli\u00e8rement importante pendant l&#8217;enfance, cette image se d\u00e9place souvent vers une agitation int\u00e9rieure en grandissant.<\/li>\n<li>Le trouble de l&#8217;attention persiste. Elle persiste chez 80% des personnes concern\u00e9es. Les difficult\u00e9s dans ce domaine se manifestent alors, par exemple, dans l&#8217;organisation du travail.<\/li>\n<li>L&#8217;impulsivit\u00e9 diminue chez 40% des patients, mais s&#8217;exprime encore souvent, par exemple, par des remarques d\u00e9plac\u00e9es ou lors de la participation \u00e0 la circulation routi\u00e8re.<\/li>\n<li>La d\u00e9sorganisation et la dysr\u00e9gulation \u00e9motionnelle sont des sympt\u00f4mes suppl\u00e9mentaires dont l&#8217;intensit\u00e9 augmente souvent au d\u00e9but de l&#8217;\u00e2ge adulte.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-15012\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/abb1_np6_s12.png\" style=\"height:360px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"660\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Par exemple, une hyperactivit\u00e9 cliniquement remarquable dans l&#8217;enfance se manifeste g\u00e9n\u00e9ralement de mani\u00e8re plus discr\u00e8te ou modifi\u00e9e chez l&#8217;adulte, par exemple sous la forme d&#8217;un tapotement nerveux des pieds ou d&#8217;un tambourinement des doigts pendant les p\u00e9riodes d&#8217;inactivit\u00e9 forc\u00e9e. De nombreuses personnes concern\u00e9es vivent des situations telles que les vols long-courriers, les sorties au cin\u00e9ma\/au th\u00e9\u00e2tre avec une grande tension int\u00e9rieure en raison de la limitation de leurs mouvements et essaient de les \u00e9viter au quotidien. D&#8217;apr\u00e8s les observations cliniques, le besoin d&#8217;exercice est souvent satisfait par la pratique de sports d&#8217;endurance extr\u00eames (par exemple, le marathon). Il n&#8217;est pas rare qu&#8217;ils soient enclins \u00e0 pratiquer des sports \u00e0 risque.<\/p>\n<h2 id=\"laugmentation-du-risque-daccident-en-ligne-de-mire\">L&#8217;augmentation du risque d&#8217;accident en ligne de mire<\/h2>\n<p>Ce fait est d&#8217;autant plus important que le TDAH adulte est associ\u00e9 \u00e0 un risque d&#8217;accident accru de 143% [7]. Rien que la probabilit\u00e9 d&#8217;un accident de voiture est trois fois plus \u00e9lev\u00e9e [8]. On estime qu&#8217;environ 22% des accidents de voiture auraient pu \u00eatre \u00e9vit\u00e9s si les personnes concern\u00e9es avaient re\u00e7u un traitement ad\u00e9quat, y compris pharmacologique [9]. Outre le d\u00e9ficit d&#8217;attention et la distractibilit\u00e9, les facteurs de risque \u00e0 l&#8217;origine des accidents comprennent un temps de r\u00e9action plus lent et une surestimation des capacit\u00e9s de conduite en raison d&#8217;une perception limit\u00e9e de soi [10]. Une \u00e9tude a examin\u00e9 la pr\u00e9valence du TDAH adulte dans une population de victimes d&#8217;accidents dans deux centres de traumatologie [11]. Les r\u00e9sultats montrent que parmi les victimes d&#8217;accidents, les personnes atteintes de TDAH \u00e9taient nettement surrepr\u00e9sent\u00e9es. Cependant, seuls 17% d&#8217;entre eux avaient d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 diagnostiqu\u00e9s. Parmi eux, seul un tiers a re\u00e7u un traitement pharmacologique ad\u00e9quat.<\/p>\n<h2 id=\"quand-lattention-fait-defaut\">Quand l&#8217;attention fait d\u00e9faut<\/h2>\n<p>Les troubles de l&#8217;attention et de la concentration sont souvent mis en \u00e9vidence lorsque les adultes concern\u00e9s d\u00e9crivent des probl\u00e8mes dans leur vie quotidienne (professionnelle). Dans ce cas, il peut \u00eatre difficile d&#8217;organiser les processus, de planifier et de structurer les t\u00e2ches \u00e0 accomplir en raison d&#8217;une grande distractibilit\u00e9 et d&#8217;une ouverture aux stimuli. En cons\u00e9quence, il n&#8217;est pas rare que le comportement g\u00e9n\u00e9ral au travail soit caract\u00e9ris\u00e9 par l&#8217;inefficacit\u00e9 et une mauvaise gestion du temps. Les probl\u00e8mes de concentration peuvent \u00eatre \u00e0 l&#8217;origine d&#8217;erreurs sur le lieu de travail et, d&#8217;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, nuire au rendement, par exemple en obligeant \u00e0 lire plusieurs fois des instructions ou des textes, ou en provoquant des fuites et des tournoiements d&#8217;esprit lors d&#8217;un expos\u00e9. Un manque de contr\u00f4le des impulsions peut \u00e9galement poser des probl\u00e8mes aux personnes concern\u00e9es au travail, dans leur couple, leur famille et leur environnement social. Un comportement typique ici est l&#8217;intervention non sollicit\u00e9e dans les conversations et une tendance \u00e0 agir de mani\u00e8re non r\u00e9fl\u00e9chie et spontan\u00e9e [12].<\/p>\n<h2 id=\"les-comorbidites-dominent-souvent\">Les comorbidit\u00e9s dominent souvent<\/h2>\n<p>Une autre raison pour laquelle le TDAH adulte est souvent n\u00e9glig\u00e9 est la pr\u00e9sence \u00e9ventuelle de comorbidit\u00e9s. Dans la pratique de la psychiatrie adulte, le TDAH appara\u00eet rarement comme un trouble isol\u00e9. Chez environ quatre personnes atteintes sur cinq, le tableau clinique est totalement ou partiellement masqu\u00e9 par au moins une autre maladie mentale [13]. Une \u00e9tude d&#8217;observation multicentrique chez des adultes a montr\u00e9 que les comorbidit\u00e9s sont la r\u00e8gle plut\u00f4t que l&#8217;exception chez les patients adultes atteints de TDAH : Au moment du diagnostic du TDAH, la comorbidit\u00e9 psychiatrique \u00e9tait de 66,2%, avec plus d&#8217;hommes concern\u00e9s [14]. Les troubles concomitants les plus fr\u00e9quents du TDAH chez l&#8217;adulte incluent<\/p>\n<ul>\n<li>Maladies de la d\u00e9pendance<\/li>\n<li>Troubles anxieux<\/li>\n<li>les troubles affectifs.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le lien \u00e9tiologique pr\u00e9cis entre le TDAH et ces comorbidit\u00e9s n&#8217;est pas connu. Il est toutefois admis que le TDAH, en tant que maladie p\u00e9diatrique, se manifeste g\u00e9n\u00e9ralement dans le temps avant le trouble comorbide. Une comorbidit\u00e9 psychique pourrait alors se d\u00e9velopper secondairement, par exemple \u00e0 la suite d&#8217;exp\u00e9riences n\u00e9gatives et de frustrations de longue date, en partie caus\u00e9es par le TDAH. Ce qui est pertinent sur le plan clinique, c&#8217;est que ces troubles secondaires peuvent d\u00e9velopper une dynamique au cours de l&#8217;\u00e9volution et dominer le tableau clinique global [15].<\/p>\n<p>Peu de patients souffrant de d\u00e9pression, de troubles bipolaires ou de troubles anxieux re\u00e7oivent \u00e9galement un diagnostic de TDAH. Dans la plupart des cas, les patients sont trait\u00e9s, mais un TDAH coexistant est parfois n\u00e9glig\u00e9. Cela peut avoir un impact n\u00e9gatif sur le succ\u00e8s du traitement des comorbidit\u00e9s mentionn\u00e9es. Un traitement r\u00e9ussi de la maladie sous-jacente peut aider \u00e0 am\u00e9liorer les comorbidit\u00e9s en plus de l&#8217;am\u00e9lioration des sympt\u00f4mes de base [16\u201318].<\/p>\n<h2 id=\"regime-de-traitement-multimodal-indique\">R\u00e9gime de traitement multimodal indiqu\u00e9<\/h2>\n<p>Le traitement doit tenir compte \u00e0 la fois de la symptomatologie de base du TDAH et de la pr\u00e9sence de troubles comorbides et doit donc g\u00e9n\u00e9ralement \u00eatre multimodal, c&#8217;est-\u00e0-dire utiliser les \u00e9l\u00e9ments th\u00e9rapeutiques disponibles que sont la psycho\u00e9ducation, la psychoth\u00e9rapie et la pharmacoth\u00e9rapie <span style=\"font-family:franklin gothic demi\">(tableau&nbsp;1).<\/span> Dans le cadre du concept th\u00e9rapeutique multimodal, des mesures non m\u00e9dicamenteuses telles que l&#8217;information et la psycho\u00e9ducation sont propos\u00e9es comme base au d\u00e9but du traitement. De plus, des interventions psychoth\u00e9rapeutiques sont recommand\u00e9es, notamment en cas de probl\u00e8mes d&#8217;estime de soi souvent pr\u00e9sents chez les personnes atteintes ou d&#8217;autres maladies concomitantes [19]. Un traitement m\u00e9dicamenteux peut s&#8217;av\u00e9rer n\u00e9cessaire pour cr\u00e9er une base neurobiologique permettant aux patients d&#8217;acc\u00e9der \u00e0 d&#8217;autres mesures th\u00e9rapeutiques telles que la th\u00e9rapie comportementale. L&#8217;objectif de toutes les interventions th\u00e9rapeutiques est la r\u00e9mission la plus compl\u00e8te possible des sympt\u00f4mes et le r\u00e9tablissement du niveau de fonctionnement psychosocial.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-15013 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/tab1_np6_s13.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/960;height:524px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"960\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"aborder-la-pharmacotherapie-a-un-stade-precoce\">Aborder la pharmacoth\u00e9rapie \u00e0 un stade pr\u00e9coce<\/h2>\n<p>Pendant longtemps, il n&#8217;existait pas d&#8217;options th\u00e9rapeutiques pharmacologiques autoris\u00e9es pour les adultes dans de nombreux pays europ\u00e9ens. Il existe aujourd&#8217;hui au moins trois produits : le m\u00e9thylph\u00e9nidate (MPH) et la lisdexamph\u00e9tamine (LDX), qui sont des stimulants de r\u00e9f\u00e9rence, et l&#8217;atomox\u00e9tine (ATX), qui n&#8217;est pas un stimulant. Le choix de la pr\u00e9paration doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 individuellement <span style=\"font-family:franklin gothic demi\">(tab.&nbsp;2, tab.&nbsp;3) <\/span>.  <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-15014 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/tab2_np6_s14_0.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 922px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 922\/710;height:308px; width:400px\" width=\"922\" height=\"710\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/tab2_np6_s14_0.png 922w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/tab2_np6_s14_0-800x616.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/tab2_np6_s14_0-120x92.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/tab2_np6_s14_0-90x68.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/tab2_np6_s14_0-320x246.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/tab2_np6_s14_0-560x431.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 922px) 100vw, 922px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Selon des \u00e9tudes, 75% des patients trait\u00e9s b\u00e9n\u00e9ficient d&#8217;un traitement MPH si le crit\u00e8re de r\u00e9ussite th\u00e9rapeutique est une r\u00e9duction des sympt\u00f4mes d&#8217;au moins 30% [20]. Plusieurs m\u00e9ta-analyses ont d\u00e9montr\u00e9 une efficacit\u00e9 significative sur les sympt\u00f4mes de base du TDAH [21\u201323]. En outre, il entra\u00eene une r\u00e9duction des troubles de la r\u00e9gulation \u00e9motionnelle [24]. Le stimulant inhibe la recapture de la dopamine et, dans une moindre mesure, de la noradr\u00e9naline de la fente synaptique vers le neurone pr\u00e9synaptique en inhibant les transporteurs de monoamine correspondants. Cela permet d&#8217;augmenter la concentration de transmetteurs dans la fente synaptique et d&#8217;optimiser la transmission du signal.<\/p>\n<p>En revanche, l&#8217;effet du LDX est diff\u00e9rent. Cette prodrogue est hydrolys\u00e9e en d-amph\u00e9tamine active dans le cytosol des \u00e9rythrocytes. La D-amph\u00e9tamine provoque une lib\u00e9ration accrue de dopamine et de noradr\u00e9naline dans le cerveau et inhibe leur recapture dans le neurone pr\u00e9synaptique. En principe, l&#8217;efficacit\u00e9 semble \u00eatre comparable \u00e0 celle du MPH, avec une l\u00e9g\u00e8re tendance \u00e0 une intensit\u00e9 d&#8217;effet plus \u00e9lev\u00e9e sur le sympt\u00f4me principal [25,26].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-15015 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/tab3_np6_s14_0.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/741;height:404px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"741\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/tab3_np6_s14_0.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/tab3_np6_s14_0-800x539.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/tab3_np6_s14_0-120x81.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/tab3_np6_s14_0-90x61.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/tab3_np6_s14_0-320x216.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/tab3_np6_s14_0-560x377.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L&#8217;atomox\u00e9tine, un inhibiteur de la recapture de la noradr\u00e9naline, inhibe le transporteur de la nor\u00e9pin\u00e9phrine. Ainsi, la disponibilit\u00e9 de la noradr\u00e9naline dans la fente synaptique du neurone est augment\u00e9e. Sa prescription est surtout indiqu\u00e9e lorsque les stimulants sont inefficaces, mal tol\u00e9r\u00e9s ou rejet\u00e9s par le patient. Cependant, son efficacit\u00e9 est inf\u00e9rieure \u00e0 celle des stimulants [27]. D&#8217;autres substances comme le bupropion semblent \u00e9galement avoir un effet, mais ne sont pas autoris\u00e9es pour cette indication [27].<\/p>\n<h2 id=\"effets-indesirables\">Effets ind\u00e9sirables<\/h2>\n<p>Bien entendu, toute intervention pharmacologique peut entra\u00eener des effets secondaires. Mais en g\u00e9n\u00e9ral, les stimulants sont particuli\u00e8rement bien tol\u00e9r\u00e9s. Des effets m\u00e9dicamenteux ind\u00e9sirables peuvent survenir, en particulier au d\u00e9but du traitement, mais ils sont g\u00e9n\u00e9ralement faibles \u00e0 mod\u00e9r\u00e9s et peuvent \u00eatre attribu\u00e9s au m\u00e9canisme d&#8217;action. Ils sont souvent dose-d\u00e9pendants et peuvent \u00eatre facilement guid\u00e9s par un titrage individuel. On peut observer une diminution de l&#8217;app\u00e9tit, des difficult\u00e9s \u00e0 s&#8217;endormir et des maux de t\u00eate. Une augmentation de la fr\u00e9quence du pouls et de la pression art\u00e9rielle est \u00e9galement possible.<\/p>\n<p>L&#8217;atomox\u00e9tine, qui n&#8217;est pas un stimulant, est \u00e9galement bien tol\u00e9r\u00e9e dans l&#8217;ensemble. De m\u00eame, les effets ind\u00e9sirables surviennent principalement au cours des premi\u00e8res semaines de traitement et sont rarement graves. Outre les maux de t\u00eate et la perte d&#8217;app\u00e9tit, des troubles abdominaux, des naus\u00e9es ainsi que des changements d&#8217;humeur sont possibles.<\/p>\n<p>Il convient \u00e9galement de surveiller les dysfonctionnements sexuels, les troubles de l&#8217;\u00e9rection ou de l&#8217;\u00e9jaculation et les dysm\u00e9norrh\u00e9es. En outre, des id\u00e9es suicidaires ont \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9es chez des patients de moins de 30 ans&nbsp; au d\u00e9but du traitement. \u00c9tant donn\u00e9 que les stimulants et l&#8217;atomox\u00e9tine peuvent tous deux entra\u00eener une augmentation de la fr\u00e9quence cardiaque et de la pression art\u00e9rielle, il convient d&#8217;exclure toute maladie cardiovasculaire avant d&#8217;instaurer le traitement. En outre, le pouls, la pression art\u00e9rielle et le poids corporel doivent \u00eatre d\u00e9termin\u00e9s et&nbsp;doit \u00eatre contr\u00f4l\u00e9 r\u00e9guli\u00e8rement au cours du traitement.<\/p>\n<h2 id=\"une-therapie-a-long-terme\">Une th\u00e9rapie \u00e0 long terme<\/h2>\n<p>En principe, la dur\u00e9e du traitement m\u00e9dicamenteux est fonction des besoins individuels du patient. Parfois, des interventions limit\u00e9es dans le temps peuvent \u00eatre utiles, par exemple lorsque des changements de conditions de vie risquent d&#8217;entra\u00eener des troubles fonctionnels. Toutefois, en g\u00e9n\u00e9ral, le traitement doit \u00eatre envisag\u00e9 \u00e0 long terme. Les \u00e9tudes d&#8217;\u00e9volution montrent qu&#8217;un traitement \u00e0 long terme sur plusieurs ann\u00e9es entra\u00eene une r\u00e9duction plus importante des sympt\u00f4mes et une am\u00e9lioration du niveau de fonctionnement dans la vie quotidienne qu&#8217;un traitement \u00e0 court terme [28].<\/p>\n<p>En outre, l&#8217;efficacit\u00e9 des pr\u00e9parations ne peut \u00eatre pleinement \u00e9valu\u00e9e qu&#8217;apr\u00e8s plusieurs semaines. Il faut donc \u00e9viter d&#8217;interrompre le traitement trop rapidement. N\u00e9anmoins, des tentatives d&#8217;arr\u00eat peuvent toujours \u00eatre pr\u00e9vues afin de v\u00e9rifier la persistance de l&#8217;indication \u00e0 la pharmacoth\u00e9rapie.<\/p>\n<h2 id=\"conclusion\">Conclusion<\/h2>\n<p>Le trouble du d\u00e9ficit de l&#8217;attention\/hyperactivit\u00e9 persiste \u00e0 l&#8217;\u00e2ge adulte chez 66% des personnes concern\u00e9es [29]. Cependant, les patients adultes atteints de TDAH sont encore trop rarement diagnostiqu\u00e9s. Une \u00e9volution de la symptomatologie de base typique compos\u00e9e de troubles de l&#8217;attention, d&#8217;hyperactivit\u00e9 et d&#8217;impulsivit\u00e9, ainsi que des comorbidit\u00e9s peuvent masquer la maladie de base. En cons\u00e9quence, les adultes atteints de TDAH sont rarement trait\u00e9s de mani\u00e8re efficace. Mais cela peut avoir de graves cons\u00e9quences. Il existe des substances efficaces qui donnent de bons r\u00e9sultats en plus de la psychoth\u00e9rapie et de la psycho\u00e9ducation. Le traitement de premi\u00e8re intention est le m\u00e9thylph\u00e9nidate. Tant les sympt\u00f4mes principaux que la d\u00e9r\u00e9gulation \u00e9motionnelle peuvent \u00eatre efficacement r\u00e9duits par des stimulants.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>Le TDAH persiste \u00e0 l&#8217;\u00e2ge adulte dans environ 66% des cas, mais passe souvent inaper\u00e7u en raison de la transformation des sympt\u00f4mes et des comorbidit\u00e9s qui se manifestent.<\/li>\n<li>Un r\u00e9gime de traitement efficace est multimodal et comprend une psycho\u00e9ducation, une psychoth\u00e9rapie et une pharmacoth\u00e9rapie.<\/li>\n<li>Le m\u00e9thylph\u00e9nidate est un traitement de premi\u00e8re intention.<\/li>\n<li>Le traitement pharmacologique peut am\u00e9liorer \u00e0 la fois la symptomatologie de base et la d\u00e9r\u00e9gulation \u00e9motionnelle.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-15016 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/kasten_salmon.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/495;height:180px; width:400px\" width=\"1100\" height=\"495\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Nyberg E, et al. : TDAH chez les adultes. HOGREVE 2013.<\/li>\n<li>Fayyad J, et al : Br J Psychiatry 2007 ; 190 : 402-409.<\/li>\n<li>R\u00f6sler M, et al : Nervenarzt 2008 ; 3 : 320-327.<\/li>\n<li>Barbaresi WJ, et al : Pediatrics 2013 ; 131 : 637-644.<br \/>\n  4a.&nbsp; Estevez N, Eich-H\u00f6chli D, Dey M, et al. : (2014) Prevalence of and Associated Factors for Adult Attention Deficit Hyperactivity Disorder in Young Swiss Men. PLoS ONE 9(2) : e89298. doi:10.1371\/journal.pone.0089298<\/li>\n<li>Polyzoi M, et al : Neuropsychiatr Dis Treat. 2018 ; 14 : 1149-1161.<\/li>\n<li>Str\u00f6hlein B, et al. : NeuroTransmitter 2016 ; 27.<\/li>\n<li>Chien WC, et al : Res Dev Disabil 2017 ; 65 : 57-73.<\/li>\n<li>Bron TI, et al : Accid Anal Prev 2018 ; 111 : 338-344.<\/li>\n<li>Chang Z, et al : JAMA Psychiatry 2017 ; 74 : 597-603.<\/li>\n<li>Barkely RA : Psychiatr Clin North Am 2004 ; 27(2) : 233-260.<\/li>\n<li>Kittel-Schneider S, et al : J Clin Med 2019 ; 8(10) : 1643.<\/li>\n<li>Krause J, Krause KH : TDAH \u00e0 l&#8217;\u00e2ge adulte. \u00c9ditions Schattauer 2014.<\/li>\n<li>R\u00f6sler M, Retz W : Psychoth\u00e9rapie 2008 ; 13(2) : 175-183.<\/li>\n<li>Pineiro-Dieguez B, et al : J Atten Disord 2016 ; 20 : 1066-1075.<\/li>\n<li>Barkley RA : Trouble de l&#8217;hyperactivit\u00e9 avec d\u00e9ficit de l&#8217;attention. A handbook for diagnosis and treatment, 3e \u00e9d. Guilford, New York<\/li>\n<li>Adler L, et al. : Patterns of psychiatric comorbidity with attention deficit\/hyperactivity disorder. Abstract 119. 19th US Psychiatric &amp; Mental Health Congress ; novembre 2006 ; New Orleans, Louisiana<\/li>\n<li>Rostain AL : Postgrad Med 2008, 120(3) : 27-38<\/li>\n<li>Torgersen T, et al : Nord J Psychiatry 2006 ; 60(1) : 38-43.<\/li>\n<li>Groupe de travail des soci\u00e9t\u00e9s m\u00e9dicales scientifiques. Ligne directrice S3 : TDAH chez l&#8217;enfant, l&#8217;adolescent et l&#8217;adulte. Num\u00e9ro d&#8217;enregistrement 028-045. AWMF ; 2017<\/li>\n<li>Retz W, R\u00f6sler M : R\u00e9sistance au traitement dans le traitement du TDAH \u00e0 l&#8217;\u00e2ge adulte. In : Schmaus M, Messer T : La r\u00e9sistance au traitement dans les maladies mentales. Munich : Elsevier ; 2009 : 175-188.<\/li>\n<li>Faraone SV, et al : J Clin Psychopharmacol 2004 ; 24 : 24-29.<\/li>\n<li>Koesters M, et al : J Psychopharmacol 2009 ; 23 : 733-744.<\/li>\n<li>Castells X, et al : CNS Drugs 2011 ; 25 : 157-169.<\/li>\n<li>Retz W, et al : Exp Rev Neurother 2012 ; 12 : 1241-1251<\/li>\n<li>M\u00e9sz\u00e1ros A, et al : Int J Neuropsychopharmacol 2009 ; 12 : 1137-1147.<\/li>\n<li>Stuhec M, Luki\u0107 P, Locatelli I : Ann Pharmacother 2018 ; 53 : 121-133.<\/li>\n<li>Cortese S, et al : Lancet Psychiatry 2018 ; 5 : 727-738.<\/li>\n<li>Fredriksen M, et al : Eur Neuropsychopharmacol 2013 ; 23 : 508-527.<\/li>\n<li>Kooij, et al. : BMC Psychiatry 2010, 10 : 67.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2020 ; 18(6) : 12-15<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le TDAH ne se d\u00e9veloppe pas au cours de l&#8217;adolescence, mais persiste en grande partie \u00e0 l&#8217;\u00e2ge adulte. 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