{"id":330988,"date":"2020-12-23T01:00:00","date_gmt":"2020-12-23T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/glp-1-ra-et-inhibiteurs-de-la-dpp-4-dans-la-gestion-du-diabete-de-type-2\/"},"modified":"2020-12-23T01:00:00","modified_gmt":"2020-12-23T00:00:00","slug":"glp-1-ra-et-inhibiteurs-de-la-dpp-4-dans-la-gestion-du-diabete-de-type-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/glp-1-ra-et-inhibiteurs-de-la-dpp-4-dans-la-gestion-du-diabete-de-type-2\/","title":{"rendered":"GLP-1-RA et inhibiteurs de la DPP-4 dans la gestion du diab\u00e8te de type 2"},"content":{"rendered":"<p><strong>La s\u00e9cr\u00e9tion d&#8217;insuline par les cellules b\u00eata du pancr\u00e9as est principalement influenc\u00e9e par le taux de glucose dans la veine porte. De plus, la s\u00e9cr\u00e9tion est \u00e9galement modul\u00e9e par ce que l&#8217;on appelle les incr\u00e9tines. Apr\u00e8s l&#8217;ingestion de nourriture, ils entra\u00eenent une augmentation de la lib\u00e9ration d&#8217;insuline en fonction du glucose.<\/strong><\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>La s\u00e9cr\u00e9tion d&#8217;insuline par les cellules b\u00eata du pancr\u00e9as est principalement influenc\u00e9e par le taux de glucose dans la veine porte. De plus, la s\u00e9cr\u00e9tion est \u00e9galement modul\u00e9e par ce que l&#8217;on appelle les incr\u00e9tines. Apr\u00e8s l&#8217;ingestion de nourriture, ils entra\u00eenent une augmentation de la lib\u00e9ration d&#8217;insuline en fonction du glucose.<\/p>\n<p>Cela est particuli\u00e8rement visible dans le fait que le glucose administr\u00e9 par voie orale entra\u00eene une stimulation de la s\u00e9cr\u00e9tion d&#8217;insuline deux \u00e0 trois fois plus importante que le glucose administr\u00e9 par voie parent\u00e9rale, et ce malgr\u00e9 une augmentation identique de la glyc\u00e9mie. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne est appel\u00e9 l&#8217;effet incr\u00e9tine [1,2]. Cet effet est d\u00fb \u00e0 des hormones s\u00e9cr\u00e9t\u00e9es dans l&#8217;intestin gr\u00eale en fonction de l&#8217;apport alimentaire ou de sa teneur en glucides. Ces hormones dites incr\u00e9tines comprennent le polypeptide insulinotrope d\u00e9pendant du glucose (GIP) et le glucagon-like peptide-1 (GLP-1). La s\u00e9cr\u00e9tion de ces deux hormones est stimul\u00e9e tr\u00e8s rapidement par l&#8217;ingestion d&#8217;aliments, d\u00e8s que ceux-ci passent de l&#8217;estomac \u00e0 l&#8217;intestin gr\u00eale [1]. L&#8217;effet de l&#8217;incr\u00e9tine est intact chez les personnes en bonne sant\u00e9 et d\u00e9ficient ou absent chez les patients pr\u00e9sentant une tol\u00e9rance au glucose alt\u00e9r\u00e9e, une hyperglyc\u00e9mie et un diab\u00e8te de type 2 [3].<\/p>\n<h2 id=\"effet-des-incretines\">Effet des incr\u00e9tines<\/h2>\n<p>Les incr\u00e9tines GIP et GLP-1 sont des hormones peptidiques compos\u00e9es respectivement de 42 et 30\/31 acides amin\u00e9s. Ils sont lib\u00e9r\u00e9s par les cellules \u00e9pith\u00e9liales endocrines de l&#8217;intestin gr\u00eale, appel\u00e9es cellules K (GIP) et L (GLP-1) [1]. Les cellules b\u00eata du pancr\u00e9as expriment des r\u00e9cepteurs sp\u00e9cifiques pour les deux incr\u00e9tines en grand nombre. Des concentrations plasmatiques \u00e9lev\u00e9es d&#8217;incr\u00e9tine stimulent la s\u00e9cr\u00e9tion d&#8217;insuline [1].<\/p>\n<p>Ces deux hormones renforcent la s\u00e9cr\u00e9tion d&#8217;insuline induite par le glucose et n&#8217;ont pas d&#8217;effet hypoglyc\u00e9mique en l&#8217;absence de stimulation par le glucose. L&#8217;effet GLP-1 d\u00e9pendant du glucose peut \u00eatre d\u00e9coupl\u00e9 par les sulfonylur\u00e9es. En raison du risque d&#8217;hypoglyc\u00e9mie qui en r\u00e9sulte, les sulfonylur\u00e9es ne doivent pas \u00eatre associ\u00e9es aux agonistes des r\u00e9cepteurs du GLP-1 [1].<\/p>\n<p>Les deux hormones incr\u00e9tines GIP et GLP-1 diff\u00e8rent toutefois sur des points importants [1] : Le GIP favorise la s\u00e9cr\u00e9tion de glucagon par les cellules alpha, tandis que le GLP-1 l&#8217;inhibe. Le GLP-1 a en outre un effet coupe-faim, ralentit la vidange gastrique, entra\u00eene une diminution de la prise alimentaire et, au final, une perte de poids.<\/p>\n<p>Alors que l&#8217;effet du GIP est presque totalement perdu en cas de diab\u00e8te sucr\u00e9 de type 2, le GLP-1 conserve son activit\u00e9 stimulante [1], c&#8217;est pourquoi l&#8217;attention th\u00e9rapeutique se porte sur le GLP-1.<span style=\"color:rgb(255, 0, 0); font-family:franklin gothic demi\"> <\/span><span style=\"font-family:franklin gothic demi\">(Fig.&nbsp;1).<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-14817\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/12\/abb1_hp10_s13.png\" style=\"height:507px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"930\"><\/p>\n<h2 id=\"incretino-mimetiques-meme-voie-effets-differents\">Incr\u00e9tino-mim\u00e9tiques : m\u00eame voie,&nbsp;effets diff\u00e9rents<\/h2>\n<p>Les hormones incr\u00e9tines sont des substrats de l&#8217;enzyme dipeptidylpetidase-4 (DPP-4), qui clive les incr\u00e9tines dans le plasma en quelques minutes et leur fait perdre leur propri\u00e9t\u00e9 insulinotrope. Pour prolonger l&#8217;activit\u00e9 insulinotrope des incr\u00e9tines, deux strat\u00e9gies ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9es : l&#8217;inhibition de la DPP-4 et les agonistes du r\u00e9cepteur du GLP-1 (GLP-1-RA), qui r\u00e9sistent \u00e0 la d\u00e9gradation par la DPP-4. Alors que les inhibiteurs de la DPP-4 maintiennent les niveaux endog\u00e8nes d&#8217;hormones incr\u00e9tines essentiellement dans la plage physiologique, les GLP-1-RA peuvent entra\u00eener une stimulation supraphysiologique et prolong\u00e9e des r\u00e9cepteurs du GLP-1.<\/p>\n<p>Les inhibiteurs de la DPP-4 ont un effet mod\u00e9r\u00e9 sur le contr\u00f4le de la glyc\u00e9mie, sont bien tol\u00e9r\u00e9s, sont neutres sur le plan pond\u00e9ral et n&#8217;augmentent pas le risque d&#8217;hypoglyc\u00e9mie. Il existe deux groupes de GLP-1-RA : d&#8217;une part, les d\u00e9riv\u00e9s peptidiques de l&#8217;exendine-4, une glycoprot\u00e9ine issue du l\u00e9zard \u00e0 cro\u00fbte de Gila, et d&#8217;autre part, les d\u00e9riv\u00e9s du GLP-1 humain modifi\u00e9s par g\u00e9nie g\u00e9n\u00e9tique. Les GLP-1-RA ont un effet plus puissant que de nombreux antidiab\u00e9tiques oraux, am\u00e9liorent le contr\u00f4le du poids et n&#8217;entra\u00eenent pas d&#8217;hypoglyc\u00e9mie lorsqu&#8217;ils sont utilis\u00e9s en monoth\u00e9rapie ou en association avec la metformine [5].<\/p>\n<h2 id=\"inhibiteurs-de-la-dpp-4\">Inhibiteurs de la DPP-4<\/h2>\n<p>Les inhibiteurs de la DPP-4 sont des substances de faible poids mol\u00e9culaire, disponibles par voie orale, qui inhibent sp\u00e9cifiquement l&#8217;activit\u00e9 de la DPP-4. Ils augmentent ainsi de 2 \u00e0 3 fois les incr\u00e9tines GLP-1 et GIP disponibles apr\u00e8s un repas.<\/p>\n<p>Tous les inhibiteurs de la DPP-4 disponibles (alogliptine, linagliptine, saxagliptine, sitagliptine, vildagliptine) r\u00e9duisent l&#8217;HbA1c dans des proportions similaires (0,5-0,8%). Les inhibiteurs de la DPP-4 sont neutres sur le plan pond\u00e9ral en raison de la faible augmentation de l&#8217;activit\u00e9 du GLP-1 [5].<\/p>\n<h2 id=\"agonistes-du-recepteur-glp-1\">Agonistes du r\u00e9cepteur GLP-1<\/h2>\n<p>Tous les GLP-1-RA se lient sp\u00e9cifiquement au r\u00e9cepteur GLP-1 et stimulent la s\u00e9cr\u00e9tion d&#8217;insuline dans la cellule b\u00eata en fonction du glucose. Les diff\u00e9rentes substances \u00e0 administrer par voie sous-cutan\u00e9e se distinguent toutefois par leurs propri\u00e9t\u00e9s pharmacocin\u00e9tiques, notamment leur demi-vie : les repr\u00e9sentants \u00e0 courte dur\u00e9e d&#8217;action (ex\u00e9natide, lixis\u00e9natide) ont une demi-vie d&#8217;environ 2 \u00e0 4 heures, ceux \u00e0 longue dur\u00e9e d&#8217;action de 13 heures (liraglutide) \u00e0 7-14 jours (dulaglutide, ex\u00e9natide ER, semaglutide), ce qui permet, pour ces derniers, de les administrer une fois par semaine.<\/p>\n<p>L&#8217;effet pharmacodynamique diff\u00e8re \u00e9galement entre les GLP-1-RA \u00e0 action courte et ceux \u00e0 action longue : les GLP-1-RA \u00e0 action courte r\u00e9duisent la glyc\u00e9mie postprandiale en retardant la vidange gastrique et en activant la s\u00e9cr\u00e9tion d&#8217;insuline. Les GLP-1-RA \u00e0 action prolong\u00e9e r\u00e9duisent la glyc\u00e9mie \u00e0 jeun et postprandiale en activant la s\u00e9cr\u00e9tion d&#8217;insuline et en r\u00e9duisant la s\u00e9cr\u00e9tion de glucagon sur une plus grande p\u00e9riode. L&#8217;effet sur la glyc\u00e9mie postprandiale peut \u00eatre moins pro\u00e9minent, peut-\u00eatre parce que l&#8217;effet ralentissant sur la vidange gastrique s&#8217;att\u00e9nue l\u00e9g\u00e8rement avec le temps (tachyphylaxie) [5].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-14818 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/12\/kasten_hp10_s13.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 915px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 915\/821;height:359px; width:400px\" width=\"915\" height=\"821\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Dans une m\u00e9ta-analyse portant sur 17 \u00e9tudes randomis\u00e9es, les GLP-1 RA ont montr\u00e9 une r\u00e9duction de l&#8217;HbA1c de 1 \u00e0 1,2% par rapport au placebo, le semaglutide, le plus r\u00e9cent GLP-1 RA, ayant montr\u00e9 une efficacit\u00e9 glyc\u00e9mique et une perte de poids peut-\u00eatre encore plus importantes par rapport aux autres GLP-1 RA [5,20].<\/p>\n<p>En g\u00e9n\u00e9ral, les GLP-1-RA \u00e0 longue dur\u00e9e d&#8217;action sont plus efficaces pour r\u00e9duire la glyc\u00e9mie que ceux \u00e0 courte dur\u00e9e d&#8217;action. C&#8217;est ce que montre l&#8217;exemple de l&#8217;ex\u00e9natide, dont la r\u00e9duction de l&#8217;HbA1c est plus importante avec la formulation \u00e0 action unique hebdomadaire (Exenatide ER [extended release]) qu&#8217;avec la forme \u00e0 action rapide biquotidienne. Dans des \u00e9tudes comparatives sous GLP-1-RA \u00e0 longue dur\u00e9e d&#8217;action, administr\u00e9 une fois par semaine, le semaglutide a r\u00e9duit la glyc\u00e9mie et le poids plus fortement que l&#8217;ex\u00e9natide ER (SUSTAIN-3) ou le dulaglutide (SUSTAIN 7) [5]. Une r\u00e9duction significative de l&#8217;HbA1c (jusqu&#8217;\u00e0 -1,5%) et du poids (jusqu&#8217;\u00e0 -4,1&nbsp;kg) a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e pour la forme orale \u00e0 prise quotidienne de la s\u00e9maglutide, r\u00e9cemment autoris\u00e9e [6].<\/p>\n<p>Les GLP-1-RA sont \u00e9galement disponibles en association avec l&#8217;insuline (Liraglutide\/Degludec et Lixisenatide\/Glargin100), avec le potentiel de simplifier le traitement et de minimiser les effets ind\u00e9sirables possibles de l&#8217;insuline (hypoglyc\u00e9mie ; prise de poids) <span style=\"font-family:franklin gothic demi\">(tableau&nbsp;1).<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-14819 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/12\/tab1_hp10_s14.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/522;height:285px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"522\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"effets-cardiovasculaires-du-glp-1-ra\">Effets cardiovasculaires du GLP-1-RA<\/h2>\n<p>La s\u00e9curit\u00e9 cardiovasculaire a \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9e dans 7 \u00e9tudes GLP-1-RA portant sur plus de 60 000 patients avec des populations de patients et des crit\u00e8res d&#8217;\u00e9valuation diff\u00e9rents. L&#8217;\u00e9tude ELIXA (lixis\u00e9natide 10-20&nbsp;\u00b5g\/j s.c.) a inclus des patients pr\u00e9sentant un syndrome coronarien aigu r\u00e9cent. L&#8217;\u00e9tude n&#8217;a pas montr\u00e9 d&#8217;augmentation du crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation primaire MACE \u00e0 4 points (\u00e9v\u00e9nements cardiovasculaires majeurs d\u00e9favorables en termes de d\u00e9c\u00e8s cardiovasculaire, d&#8217;infarctus du myocarde non fatal, d&#8217;accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral non fatal, d&#8217;angine de poitrine instable), d\u00e9montrant ainsi la s\u00e9curit\u00e9 cardiovasculaire du lixis\u00e9natide [5,7]. L&#8217;\u00e9tude LEADER (liraglutide 1,8&nbsp;mg\/j s.c. vs. placebo) a non seulement d\u00e9montr\u00e9 la s\u00e9curit\u00e9 cardiovasculaire du liraglutide, mais \u00e9galement une sup\u00e9riorit\u00e9 statistique par rapport au placebo dans la r\u00e9duction des MACE \u00e0 3 points (\u00e9v\u00e9nements ind\u00e9sirables majeurs concernant la mort cardiovasculaire, l&#8217;infarctus du myocarde non fatal, l&#8217;accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral non fatal) principalement en raison de la r\u00e9duction significative des d\u00e9c\u00e8s d&#8217;origine cardiovasculaire. En outre, le liraglutide a entra\u00een\u00e9 une baisse significative de la mortalit\u00e9 globale [5,8]. L&#8217;interpr\u00e9tation des \u00e9tudes doit tenir compte du fait que les patients du groupe trait\u00e9 et du groupe placebo ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s par d&#8217;autres antidiab\u00e9tiques, tels que la metformine et l&#8217;insuline, et que la conception et la r\u00e9alisation de l&#8217;\u00e9tude ont permis d&#8217;obtenir un contr\u00f4le glyc\u00e9mique \u00e9quivalent dans les deux groupes. Les r\u00e9sultats cardiovasculaires positifs du traitement par liraglutide ne sont donc pas la cons\u00e9quence d&#8217;un meilleur contr\u00f4le de la glyc\u00e9mie, mais un effet suppl\u00e9mentaire ind\u00e9pendant.<\/p>\n<p>Les conclusions de l&#8217;\u00e9tude LEADER, la premi\u00e8re \u00e9tude sur les r\u00e9sultats cardiovasculaires avec un GLP-1-RA, et de l&#8217;\u00e9tude EMPA-REG-OUTCOME, la premi\u00e8re \u00e9tude sur les r\u00e9sultats cardiovasculaires avec un inhibiteur de SGLT2, ont ouvert une nouvelle \u00e8re dans le traitement du diab\u00e8te de type 2 : des antidiab\u00e9tiques avec une r\u00e9duction suppl\u00e9mentaire du risque cardiovasculaire.<\/p>\n<p>Par la suite, d&#8217;autres grandes \u00e9tudes cliniques ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es, montrant une r\u00e9duction du risque cardiovasculaire gr\u00e2ce aux analogues modernes du GLP-1 :<\/p>\n<p>Dans l&#8217;\u00e9tude SUSTAIN-6 (Semaglutide 1\u00d7\/semaine 0,5 ou 1&nbsp;mg s.c.), le taux de MACE \u00e0 3 points a diminu\u00e9 principalement en raison d&#8217;une r\u00e9duction significative des attaques c\u00e9r\u00e9brales, mais le taux de d\u00e9c\u00e8s cardiovasculaires ou la mortalit\u00e9 totale n&#8217;ont pas diminu\u00e9 [5,9]. Dans l&#8217;\u00e9tude PIONEER-6 portant sur le s\u00e9maglutide oral 14&nbsp;mg\/jour chez des patients \u00e0 haut risque cardiovasculaire, le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation primaire \u00e0 3 points de l&#8217;AMCE n&#8217;\u00e9tait pas statistiquement inf\u00e9rieur \u00e0 celui du groupe placebo ; toutefois, les d\u00e9c\u00e8s d&#8217;origine cardiovasculaire et la mortalit\u00e9 totale \u00e9taient r\u00e9duits [4,10]. En tant qu&#8217;\u00e9tude pivot pour la forme orale, cette \u00e9tude avait une dur\u00e9e plus courte (16 mois) que les autres \u00e9tudes (2-5,4 ans) [5,7\u201312]. Le dulaglutide 1\u00d7\/semaine 1,5&nbsp;mg s.c. a \u00e9galement r\u00e9duit de mani\u00e8re significative le taux de MACE en 3 points dans l&#8217;\u00e9tude REWIND [5,11].<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9tude EXCSEL (Exenatide ER 1\u00d7\/semaine 2&nbsp;mg s.c.) a inclus des patients avec ou sans ant\u00e9c\u00e9dents cardiovasculaires. L&#8217;\u00e9tude a d\u00e9montr\u00e9 la non-inf\u00e9riorit\u00e9 par rapport au placebo et donc la s\u00e9curit\u00e9 cardiovasculaire, mais n&#8217;a pas montr\u00e9 de sup\u00e9riorit\u00e9 [5,10].<\/p>\n<p>Une explication possible des diff\u00e9rences de b\u00e9n\u00e9fices cardiovasculaires au sein de la classe de substances GLP-1-RA r\u00e9side dans leur structure : l&#8217;effet cardioprotecteur des GLP-1-RA \u00e0 base d&#8217;exendine-4 (ex\u00e9natide, lixisenatide) est moins prononc\u00e9 que celui des GLP-1-RA d&#8217;origine humaine [13].<\/p>\n<p>Ainsi, en plus de l&#8217;effet hypoglyc\u00e9miant, les GLP-1-RA ont un effet cardioprotecteur global selon une revue syst\u00e9matique avec m\u00e9ta-analyse. De plus, ils r\u00e9duisent le risque d&#8217;insuffisance cardiaque et de d\u00e9t\u00e9rioration de la fonction r\u00e9nale [13]. Ces caract\u00e9ristiques font de cette classe de substances un traitement important pour r\u00e9duire la morbidit\u00e9 et la mortalit\u00e9 des patients atteints de diab\u00e8te de type 2 [13]. Dans cette revue syst\u00e9matique avec m\u00e9ta-analyse de 7 \u00e9tudes randomis\u00e9es contr\u00f4l\u00e9es (n=56&#8217;004) des GLP-1-RA actuellement disponibles, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que les GLP-1-RA r\u00e9duisent le taux de MACE \u00e0 3 points de 12 pour cent (Hazard Ratio  [HR]: 0,88 ; intervalle de confiance  [KI]0,82-0,94) et de leurs composantes individuelles (d\u00e9c\u00e8s cardiovasculaire : HR 0,88  [KI 0,81\u20130,96]AVC : HR 0,84  [KI 0,76\u20130,93]Infarctus du myocarde : HR 0,91  [KI 0,84\u20131,00]). Ils r\u00e9duisent \u00e9galement indirectement le risque d&#8217;hospitalisations li\u00e9es \u00e0 l&#8217;insuffisance cardiaque en r\u00e9duisant les infarctus du myocarde, pr\u00e9curseurs de l&#8217;insuffisance cardiaque (HR 0,91 ; IC 0,83-0,99). Aucune augmentation du risque d&#8217;hypo-glyc\u00e9mie s\u00e9v\u00e8re, de complications pancr\u00e9atiques ou de tumeurs thyro\u00efdiennes n&#8217;a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e [13].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-14820 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/12\/abb2_hp10_s15.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/874;height:477px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"874\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En revanche, les inhibiteurs du SGLT2 sont des antidiab\u00e9tiques \u00e9galement cardioprotecteurs. Dans une m\u00e9ta-analyse sur les r\u00e9sultats cardiovasculaires des inhibiteurs de SGLT2, la r\u00e9duction relative du risque de MACE \u00e9tait de 11% avec un NNT (Number Needed to Treat) de 97 sur 3,3 ans [15] (GLP-1-RA 12% et NNT=75 sur 3,2 ans) [13]. Le b\u00e9n\u00e9fice cardiovasculaire appara\u00eet plus t\u00f4t avec les inhibiteurs du SGLT2 et avec un poids plus important sur l&#8217;insuffisance cardiaque qu&#8217;avec les GLP-1-RA, ce qui sugg\u00e8re que les deux classes r\u00e9duisent le risque cardiovasculaire par des m\u00e9canismes diff\u00e9rents, les GLP-1-RA pouvant avoir un effet anti-ath\u00e9rothrombotique. L&#8217;association d&#8217;inhibiteurs du SGLT-2 et du GLP1-RA a un sens sur le plan physiopathologique et les premi\u00e8res \u00e9tudes sugg\u00e8rent qu&#8217;ils agissent en synergie [13,15]. Cette combinaison est \u00e9galement recommand\u00e9e par les derni\u00e8res directives internationales et nationales, mais en Suisse, elle n&#8217;est actuellement pas automatiquement rembours\u00e9e par les caisses d&#8217;assurance maladie.<\/p>\n<p>La s\u00e9curit\u00e9 cardiovasculaire des inhibiteurs de la DPP-4 a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e dans 5 \u00e9tudes portant sur pr\u00e8s de 50 000 patients, mais aucun b\u00e9n\u00e9fice cardiovasculaire suppl\u00e9mentaire n&#8217;a \u00e9t\u00e9 mis en \u00e9vidence. Cependant, l&#8217;\u00e9tude SAVOR-TIMI-53 a montr\u00e9 une augmentation de l&#8217;incidence de l&#8217;insuffisance cardiaque sous saxagliptine [5,16,17].<\/p>\n<h2 id=\"tolerance-des-incretino-mimetiques\">Tol\u00e9rance des incr\u00e9tino-mim\u00e9tiques<\/h2>\n<p>Les inhibiteurs de la DPP-4 sont bien tol\u00e9r\u00e9s et n&#8217;ont aucun effet sur le poids. Ils n&#8217;augmentent pas le risque d&#8217;hypoglyc\u00e9mie s&#8217;ils ne sont pas associ\u00e9s \u00e0 des sulfonylur\u00e9es. Les effets secondaires les plus fr\u00e9quemment rapport\u00e9s dans les \u00e9tudes sont des sympt\u00f4mes non sp\u00e9cifiques tels que des c\u00e9phal\u00e9es et des rhinopharyngites, qui \u00e9taient tout aussi fr\u00e9quents avec le placebo [5].<\/p>\n<p>Les effets ind\u00e9sirables du GLP-1-RA sont principalement de nature gastro-intestinale, notamment les naus\u00e9es, suivies de vomissements et de diarrh\u00e9e, et sont survenus chez 10 \u00e0 50 % des patients dans les \u00e9tudes. Ces troubles s&#8217;att\u00e9nuent avec la dur\u00e9e et la titration de la dose. Le risque d&#8217;hypoglyc\u00e9mie est faible, \u00e0 condition que les GLP-1-RA ne soient pas administr\u00e9s avec des m\u00e9dicaments induisant une hypoglyc\u00e9mie tels que les insulines basales ou les sulfonylur\u00e9es.<\/p>\n<p>Depuis son introduction, des inqui\u00e9tudes ont \u00e9t\u00e9 exprim\u00e9es quant \u00e0 ses effets n\u00e9gatifs sur le pancr\u00e9as. Cependant, aucune preuve de toxicit\u00e9 pancr\u00e9atique des inhibiteurs de la DPP-4 ou du GLP-1-RA n&#8217;a \u00e9t\u00e9 mise en \u00e9vidence, qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;un risque accru de pancr\u00e9atite ou de cancer du pancr\u00e9as [5].<\/p>\n<h2 id=\"incretino-mimetiques-et-insuffisance-renale\">Incr\u00e9tino-mim\u00e9tiques et insuffisance r\u00e9nale<\/h2>\n<p>L&#8217;insuffisance r\u00e9nale est une complication microvasculaire fr\u00e9quente du diab\u00e8te de type 2. Certains inhibiteurs de la DPP-4 sont \u00e9limin\u00e9s par voie r\u00e9nale et n\u00e9cessitent un ajustement de la dose chez les patients pr\u00e9sentant une alt\u00e9ration mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re de la fonction r\u00e9nale. C&#8217;est le cas de l&#8217;alogliptine, de la sitagliptine, de la saxagliptine et de la vildagliptine. La linagliptine, qui est \u00e9limin\u00e9e par voie h\u00e9patique, constitue une exception. Parmi les GLP-1-RA, l&#8217;ex\u00e9natide et le lixis\u00e9natide sont \u00e9limin\u00e9s par voie r\u00e9nale et ne sont pas recommand\u00e9s chez les patients ayant un d\u00e9bit de filtration glom\u00e9rulaire (DFG) &lt;30&nbsp;ml\/min [5]. En revanche, le liraglutide, le dulaglutide et le semaglutide ne sont pas \u00e9limin\u00e9s par voie r\u00e9nale ; le liraglutide peut \u00eatre administr\u00e9 m\u00eame en cas d&#8217;insuffisance r\u00e9nale s\u00e9v\u00e8re (DFGe \u226515&nbsp;ml\/min), le dulaglutide et le semaglutide ne sont soumis \u00e0 aucune limite. Les inhibiteurs du GLP-1-RA ou de la DPP-4 sont donc les substances \u00e0 privil\u00e9gier, hormis l&#8217;insuline, lorsque le DFGe &lt;est de 45&nbsp;ml\/min\/1,73&nbsp;<sup>m2<\/sup> [18].<\/p>\n<h2 id=\"recommandations-de-la-sged\">Recommandations de la SGED<\/h2>\n<p>La Soci\u00e9t\u00e9 suisse d&#8217;endocrinologie et de diab\u00e9tologie a mis \u00e0 jour en 2020 ses recommandations pour le traitement des patients atteints de diab\u00e8te de type 2. Le traitement ne s&#8217;oriente pas seulement sur le taux d&#8217;HbA1c, mais aussi sur les comorbidit\u00e9s. C&#8217;est pourquoi, en plus de l&#8217;\u00e9valuation de trois situations cliniques (d\u00e9ficit en insuline, fonction r\u00e9nale, insuffisance cardiaque), l&#8217;association pr\u00e9coce de la metformine \u00e0 des antidiab\u00e9tiques ayant un b\u00e9n\u00e9fice cardiovasculaire av\u00e9r\u00e9, \u00e0 savoir les inhibiteurs du GLP-1-RA ou du SGLT2, est importante pour le choix d&#8217;un traitement adapt\u00e9 au patient et pour \u00e9viter les complications cardiorespiratoires.  <span style=\"font-family:franklin gothic demi\">(Fig.3).<\/span>  Chez les patients pr\u00e9sentant un risque cardiovasculaire faible \u00e0 mod\u00e9r\u00e9, on peut utiliser des inhibiteurs de la DPP-4 ou une insuline de base. Cependant, \u00e9tant donn\u00e9 qu&#8217;un risque mod\u00e9r\u00e9, pour le diab\u00e8te de type 2, signifie des patients &lt;50 ans avec une dur\u00e9e de diab\u00e8te &lt;10 ans sans facteurs de risque, on peut supposer que la plupart des patients ont un risque nettement plus \u00e9lev\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-14821 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/12\/abb3_hp10_s16.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/777;height:424px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"777\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La recommandation d&#8217;une combinaison pr\u00e9coce de GLP-1 RA ou d&#8217;inhibiteurs de SGLT2 avec la metformine a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 int\u00e9gr\u00e9e dans les directives de plusieurs autres associations professionnelles, dont l&#8217;ADA (American Diabetes Association) et l&#8217;EASD (European Association for the Study of Diabetes) et l&#8217;ESC (European Society of Cardiology). Gr\u00e2ce aux avantages de ces antidiab\u00e9tiques, l&#8217;ESC est all\u00e9 encore plus loin en recommandant l&#8217;utilisation de GLP-1 RA ou d&#8217;inhibiteurs de SGLT2 dans certaines circonstances comme traitement de premi\u00e8re ligne [21,22].<\/p>\n<h2 id=\"conclusion\">Conclusion<\/h2>\n<p>Le diab\u00e8te de type 2 est une maladie \u00e9volutive. Jusqu&#8217;\u00e0 il y a quelques ann\u00e9es, le traitement et la pr\u00e9vention des complications \u00e0 long terme se limitaient au contr\u00f4le de la glyc\u00e9mie. Avec l&#8217;introduction des antidiab\u00e9tiques modernes, dont les agonistes du r\u00e9cepteur GLP-1, il est devenu possible d&#8217;obtenir une cardioprotection en plus du contr\u00f4le de la glyc\u00e9mie.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-14822 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/12\/kasten_sponsoring.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 851px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 851\/562;height:264px; width:400px\" width=\"851\" height=\"562\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Holst JJ : Le syst\u00e8me d&#8217;incr\u00e9tines chez l&#8217;homme sain : le r\u00f4le du GIP et du GLP-1. M\u00e9tabolisme 2019 ; 96 : 46-55.<\/li>\n<li>Nauck MA, et al : Hormones incr\u00e9tines : leur r\u00f4le dans la sant\u00e9 et la maladie. Diabetes Obes Metab 2018 ; 20(Suppl 1) : 5-21.<\/li>\n<li>Nauck MA, et al : The incretin effect in healthy individuals and those with type 2 diabetes : physiology, pathophysiology, and response to therapeutic interventions. Lancet Diabetes Endocrinol 2016 ; 4 : 525-536.<\/li>\n<li>Drucker DJ. : The cardiovascular biology of glucagon-like peptide-1. Cell 2016 ; 24 : 15-30.<\/li>\n<li>Gilbert MP, et al : Analogues du GLP-1 et inhibiteurs de la DPP-4 dans le traitement du diab\u00e8te de type 2 : revue des essais cliniques de t\u00eate. Front Endocrinol 2020 ; 11 : 178.<\/li>\n<li>Aroda VR, et al : Essai clinique randomis\u00e9 sur l&#8217;efficacit\u00e9 et la s\u00e9curit\u00e9 de la monoth\u00e9rapie par voie orale de s\u00e9maglutide en comparaison avec un placebo chez les patients atteints de diab\u00e8te de type 2. Diabetes Care 2019 ; 42 : 1724-1732.<\/li>\n<li>Pfeffer MA, et al : Lixisenatide chez les patients atteints de diab\u00e8te de type 2 et de syndrome coronarien aigu. N Engl J Med 2015 ; 373 : 2247-2257.<\/li>\n<li>Marso SP, et al : Liraglutide and cardiovascular outcomes in type 2 diabetes. N Engl J Med 2016 ; 375 : 311-322.<\/li>\n<li>Marso SP, et al : Semaglutide and cardiovascular outcomes in patients with type 2 diabetes. N Engl J Med 2016 ; 375 : 1834-1844.<\/li>\n<li>Holman RR, et al : Effects of once-weekly exenatide on cardiovascular outcomes in type 2 diabetes. N Engl J Med 2017 ; 377 : 1228-1239.<\/li>\n<li>Gerstein HC, et al : Dulaglutide and cardiovascular outcomes in type 2 diabetes (REWIND) : a double-blind, randomised placebo-controlled trial. Lancet 2019 ; 394 : 121-130.<\/li>\n<li>Husain M, et al : Oral semaglutide and cardiovascular outcomes in patients with type 2 diabetes. N Engl J Med 2019 ; 381 : 841-851.<\/li>\n<li>Kristensen SL, et al : Cardiovascular, mortality, and kidney outcomes with GLP-1 receptor agonists in patients with type 2 diabetes : a systematic review and meta-analysis of cardiovascular outcome trials. Lancet Diabetes Endocrinol 2019 ; 7 : 776-785.<\/li>\n<li>Alfayez OM, et al : Update on cardiovascular safety of incretin-based therapy in adults with type 2 diabetes mellitus : a meta-analysis of cardiovascular outcome trials. Can J Diabetes 2019 ; 43 : 538-545.e2.<\/li>\n<li>Zelniker TA, et al : SGLT2 inhibitors for primary and secondary prevention of cardiovascular and renal outcomes in type 2 diabetes : a systematic review and meta-analysis of cardiovascular outcome trials. Lancet 2019 ; 393 : 31-39.<\/li>\n<li>Scirica BM, et al : Saxagliptin and cardiovascular outcomes in patients with type 2 diabetes mellitus. N Engl J Med 2013 ; 369 : 1317-1326.<\/li>\n<li>Cefalu WT, et al : Cardiovascular outcomes trials in type 2 diabetes : where do we go from here ? Reflections from a diabetes care editors&#8217; expert forum. Diabetes Care 2018 ; 41 : 14-31.<\/li>\n<li>Recommandations de la Soci\u00e9t\u00e9 suisse d&#8217;endocrinologie et de diab\u00e9tologie 2020 : Mesures de contr\u00f4le de la glyc\u00e9mie chez les patients atteints de diab\u00e8te sucr\u00e9 de type 2. www.sgedssed.ch. Dernier acc\u00e8s : 08.06.2020.<\/li>\n<li>Recommandations de la Soci\u00e9t\u00e9 suisse d&#8217;endocrinologie et de diab\u00e9tologie (version du 31.03.2017) : Mesures de contr\u00f4le de la glyc\u00e9mie chez les patients atteints de diab\u00e8te sucr\u00e9 de type 2.<\/li>\n<li>Aroda VR : A Review of GLP-1 Receptor Agonists : Evolution and Advancement, Through the Lens of Randomised Controlled Trials. Diabetes Obes Metab 2018 ; 20 Suppl 1 : 22-33.<\/li>\n<li>Association am\u00e9ricaine du diab\u00e8te. 9. approches pharmacologiques du traitement de l&#8217;hyperglyc\u00e9mie : normes de soins m\u00e9dicaux dans le diab\u00e8te-2020. Diabetes Care 2020 ; 43(Suppl. 1) : 98-110.<\/li>\n<li>Cosentino, et al : 2019 ESC Guidelines on diabetes, pre-diabetes, and cardiovascular diseases developed in collaboration with the EASD : The Task Force for diabetes, pre-diabetes, and cardiovascular diseases of the European Society of Cardiology (ESC) and the European Association for the Study of Diabetes (EASD). Eur Heart J. 2020 Jan 7 ; 41(2) : 255-323.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2020 ; 15(10) : 12-17<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La s\u00e9cr\u00e9tion d&#8217;insuline par les cellules b\u00eata du pancr\u00e9as est principalement influenc\u00e9e par le taux de glucose dans la veine porte. 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