{"id":332364,"date":"2020-12-04T01:00:00","date_gmt":"2020-12-04T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/de-nombreux-couvercles-pour-de-nombreuses-casseroles\/"},"modified":"2020-12-04T01:00:00","modified_gmt":"2020-12-04T00:00:00","slug":"de-nombreux-couvercles-pour-de-nombreuses-casseroles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/de-nombreux-couvercles-pour-de-nombreuses-casseroles\/","title":{"rendered":"De nombreux couvercles pour de nombreuses casseroles"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le traitement du cancer du poumon non \u00e0 petites cellules a connu des progr\u00e8s extr\u00eamement importants en peu de temps. Il peut \u00eatre difficile de garder une trace de toutes ces innovations rapides, mais cela en vaut la peine. En effet, les patients peuvent d&#8217;ores et d\u00e9j\u00e0 tirer d&#8217;\u00e9normes avantages des nouvelles approches de traitement.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Classiquement, il existait des directives claires pour le traitement du cancer du poumon non \u00e0 petites cellules en fonction du stade TNM. Celles-ci sont actuellement de plus en plus remises en question par le d\u00e9veloppement de nouvelles th\u00e9rapies cibl\u00e9es&nbsp; comme les inhibiteurs de tyrosine kinase de troisi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration ou les immunoth\u00e9rapies. Un exemple est la nouvelle recommandation de traitement d&#8217;entretien par un inhibiteur de checkpoints pendant un an apr\u00e8s une radiochimioth\u00e9rapie en cas d&#8217;expression de PD-L1 au stade III [1].<\/p>\n<h2 id=\"nouveautes-dans-le-traitement-neoadjuvant\">Nouveaut\u00e9s dans le traitement n\u00e9oadjuvant<\/h2>\n<p>Il n&#8217;y a pas que pour le traitement d&#8217;entretien au stade III que de nouvelles approches th\u00e9rapeutiques existent, de nouvelles options passionnantes sont \u00e9galement dans le pipeline dans le domaine du traitement n\u00e9oadjuvant. Ainsi, on a r\u00e9cemment d\u00e9couvert qu&#8217;apr\u00e8s seulement deux administrations n\u00e9oadjuvantes d&#8217;un inhibiteur de PD-L1, de nombreux patients pr\u00e9sentaient une proportion importante de cellules tumorales mortes dans la pi\u00e8ce de r\u00e9section, et ce bien qu&#8217;une r\u00e9ponse ne soit pas n\u00e9cessairement d\u00e9tectable radiologiquement [2]. Comme le risque de r\u00e9cidive augmente nettement avec la proportion de cellules tumorales vivantes dans les tissus enlev\u00e9s&nbsp;[3], cette d\u00e9couverte est d&#8217;une grande pertinence pour le traitement et montre qu&#8217;un blocage du point de contr\u00f4le pourrait \u00e9galement repr\u00e9senter au moins une alternative valable \u00e0 la chimioth\u00e9rapie dans le traitement n\u00e9oadjuvant. Diff\u00e9rents m\u00e9dicaments sont actuellement test\u00e9s dans ce domaine d&#8217;application, avec des r\u00e9sultats prometteurs jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent. M\u00eame au stade IIIA, des effets positifs d&#8217;une immunoth\u00e9rapie p\u00e9riop\u00e9ratoire en plus de la chimioth\u00e9rapie n\u00e9oadjuvante ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9s [4].<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic-moleculaire\">Diagnostic mol\u00e9culaire<\/h2>\n<p>Si l&#8217;on consid\u00e8re le b\u00e9n\u00e9fice potentiel d&#8217;un traitement par inhibiteur de tyrosine kinase ou d&#8217;une immunoth\u00e9rapie, m\u00eame \u00e0 un stade pr\u00e9coce de la tumeur, les directives en vigueur en mati\u00e8re de diagnostic mol\u00e9culaire semblent plut\u00f4t r\u00e9serv\u00e9es. L&#8217;analyse de l&#8217;expression de PD-L1 est recommand\u00e9e pour les stades III et IV, le test des mutations courantes pour lesquelles il existe des th\u00e9rapies cibl\u00e9es approuv\u00e9es n&#8217;\u00e9tant recommand\u00e9 que pour le stade IV.  <strong>(Tab.&nbsp;1). <\/strong>Ce concept doit certainement \u00eatre remis en question \u00e0 la lumi\u00e8re des donn\u00e9es actuelles, o\u00f9, par exemple, l&#8217;utilisation d&#8217;inhibiteurs de tyrosine kinase comme l&#8217;osimertinib en tant que traitement adjuvant pour les tumeurs mut\u00e9es EGFR de stade inf\u00e9rieur suscite des espoirs fond\u00e9s [5, 6].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-14611\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/12\/tab1_oh4_s30.png\" style=\"height:250px; width:400px\" width=\"714\" height=\"447\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>M\u00eame si les nouvelles options de traitement, en particulier pour les NSCLC mut\u00e9s, suscitent une certaine euphorie et que les tests mol\u00e9culaires seront probablement d\u00e9velopp\u00e9s dans un avenir proche, il faut garder \u00e0 l&#8217;esprit que 80% des NSCLC ne pr\u00e9sentent pas de mutation pilote pouvant \u00eatre trait\u00e9e. Cependant, pour les patients chez qui une mutation vuln\u00e9rable a \u00e9t\u00e9 d\u00e9tect\u00e9e, la th\u00e9rapie cibl\u00e9e constitue le meilleur choix, du moins au stade IV. En cons\u00e9quence, les choses ont beaucoup \u00e9volu\u00e9 dans ce domaine ces derniers mois, avec de nouvelles autorisations de mise sur le march\u00e9 pour les inhibiteurs ALK, le brigatinib et le lorlatinib, entre autres.<\/p>\n<h2 id=\"que-faire-sil-ny-a-pas-de-mutation-du-pilote\">Que faire s&#8217;il n&#8217;y a pas de mutation du pilote ?<\/h2>\n<p>Dans le cas plus fr\u00e9quent o\u00f9 aucune mutation pilote n&#8217;est d\u00e9tect\u00e9e dans un NSCLC de stade IV, il existe malheureusement moins de possibilit\u00e9s th\u00e9rapeutiques. Cependant, les immunoth\u00e9rapies sont \u00e9galement de plus en plus utilis\u00e9es pour ces tumeurs. Lorsque l&#8217;expression de PD-L1 est sup\u00e9rieure \u00e0 50%, les inhibiteurs de checkpoints ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9s en premier lieu jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, et ils sont clairement sup\u00e9rieurs \u00e0 la chimioth\u00e9rapie dans ce groupe de patients. Ind\u00e9pendamment de l&#8217;expression de PD-L1, il a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que la combinaison d&#8217;une immunoth\u00e9rapie et d&#8217;une chimioth\u00e9rapie \u00e9tait plus efficace que la chimioth\u00e9rapie seule [7].<\/p>\n<p>Depuis peu, des concepts suppl\u00e9mentaires apparaissent pour le traitement des NSCLC avanc\u00e9s sans mutation de pilote traitable, comme par exemple la combinaison de deux immunoth\u00e9rapies ind\u00e9pendamment du niveau d&#8217;expression de PD-L1 [8]. Cette approche semble clairement sup\u00e9rieure \u00e0 la chimioth\u00e9rapie seule, mais n&#8217;a pas encore \u00e9t\u00e9 compar\u00e9e \u00e0 la combinaison immunoth\u00e9rapie-chimioth\u00e9rapie. Les donn\u00e9es actuelles indiquent que l&#8217;expression de PD-L1 n&#8217;est pas une condition obligatoire pour la r\u00e9ponse \u00e0 l&#8217;immunoth\u00e9rapie, en particulier \u00e0 l&#8217;immunoth\u00e9rapie intensifi\u00e9e avec diff\u00e9rentes classes d&#8217;agents.<\/p>\n<p>Outre d&#8217;autres combinaisons th\u00e9rapeutiques, de nouvelles cibles ont r\u00e9cemment \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9es. Il s&#8217;agit notamment de TIGIT (T cell immunoreceptor with immunoglobulin and ITIM domain), qui est souvent exprim\u00e9 en m\u00eame temps que PD-L1. Une \u00e9tude combinant un inhibiteur correspondant et un blocage de PD-L1 a fourni des premiers r\u00e9sultats prometteurs [9].<\/p>\n<h2 id=\"le-bon-couvercle-pour-la-bonne-casserole\">Le bon couvercle pour la bonne casserole<\/h2>\n<p>Une s\u00e9lection correcte et aussi efficace que possible des patients pour la multitude de th\u00e9rapies disponibles reste un point crucial. Des th\u00e9rapies de plus en plus sp\u00e9cifiques et des groupes cibles plus petits contribuent \u00e0 l&#8217;importance des marqueurs pr\u00e9dictifs et des diagnostics g\u00e9n\u00e9tiques mol\u00e9culaires fiables. M\u00eame si le pipeline bouillonne, il manque encore des donn\u00e9es \u00e0 plus long terme sur de nombreuses nouvelles substances et combinaisons. De nouvelles questions, de nouveaux obstacles, mais aussi de nombreuses autres possibilit\u00e9s apparaissent ainsi \u00e0 tous les coins de rue. En bref, il n&#8217;y a qu&#8217;une chose \u00e0 faire : pers\u00e9v\u00e9rer !<\/p>\n<p><em>Source : Forum f\u00fcr medizinische Fortbildung (FOMF), Refresher, Immunonkologika und gezielte Therapien&nbsp;&#8211; Pr\u00e9sentation sur le th\u00e8me &#8220;Non-kleinzelliges Lungenkarzinom&#8221; (cancer du poumon non \u00e0 petites cellules), Livestream 20.06.2020, PD Dr. Niels Reinmuth, m\u00e9decin-chef en oncologie \u00e0 la clinique Asklepios<br \/>\n\u00e0 Munich-Gauting (D).<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Antonia SJ, Villegas A, Daniel D, et al : Durvalumab after chemoradiotherapy in Stage III Non-Small-Cell Lung Cancer. New England Journal of Medicine. 2017;377(20) : 1919-1929.<\/li>\n<li>Forde PM, Chaft JE, Smith KN, et al : Neoadjuvant PD-1 Blockade in Resectable Lung Cancer. N Engl J Med. 2018;378(21) : 1976-1986.<\/li>\n<li>Hellmann MD, Chaft JE, William WN, Jr, et al : R\u00e9ponse pathologique apr\u00e8s chimioth\u00e9rapie n\u00e9oadjuvante dans les cancers du poumon non \u00e0 petites cellules r\u00e9s\u00e9cables : proposition d&#8217;utilisation de la r\u00e9ponse pathologique majeure comme crit\u00e8re de substitution. Lancet Oncol. 2014;15(1) : e42-50.<\/li>\n<li>Rothschild S, Zippelius A, Savic S, et al. : SAKK 16\/14 : Anti-PD-L1 antibody durvalumab (MEDI4736) in addition to neoadjuvant chemotherapy in patients with stage IIIA(N2) non-small cell lung cancer (NSCLC)-A multicenter single-arm phase II trial. Journal of Clinical Oncology. 2016;34(15_suppl): TPS8573-TPS.<\/li>\n<li>Zhong WZ, Wang Q, Mao WM, et al : Gefitinib versus vinorelbine plus cisplatine en tant que traitement adjuvant pour le NSCLC EGFR mutant de stade II-IIIA (N1-N2) (ADJUVANT\/CTONG1104) : une \u00e9tude de phase 3 randomis\u00e9e, en ouvert. Lancet Oncol. 2018;19(1) : 139-148.<\/li>\n<li>Wu YL, Herbst RS, Mann H, et al. : ADAURA : Phase III, \u00e9tude randomis\u00e9e en double aveugle de l&#8217;osimertinib contre placebo dans les NSCLC pr\u00e9coces EGFR mut\u00e9s positifs apr\u00e8s r\u00e9section chirurgicale compl\u00e8te. Clin Lung Cancer. 2018;19(4) : e533-e536.<\/li>\n<li>Jotte RM, editor IMpower131 : Primary PFS and safety analysis of a randomized phase III study of atezolizumab + carboplatin + paclitaxel or nab-paclitaxel vs carboplatin + nab-paclitaxel as 1L therapy in advanced squamous NSCLC2018 ; ASCO Annual Meeting : American Society of Clinical Oncology.<\/li>\n<li>Hellmann MD, Paz-Ares L, Bernabe Caro R, et al : Nivolumab plus Ipilimumab in Advanced Non-Small-Cell Lung Cancer. New England Journal of Medicine. 2019;381(21) : 2020-2031.<\/li>\n<li>Rodriguez-Abreu D, Johnson ML, Hussein MA, et al. : Primary analysis of a randomized, double-blind, phase II study of the anti-TIGIT antibody tiragolumab (tira) plus atezolizumab (atezo) versus placebo plus atezo as first-line (1L) treatment in patients with PD-L1-selected NSCLC (CITYSCAPE). Journal of Clinical Oncology. 2020;38(15_suppl) : 9503.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c4MATOLOGIE 2020 ; 8(4) : 30-31 (publi\u00e9 le 20.9.20, ahead of print)<br \/>\nInFo PNEUMOLOGIE &amp; ALLERGOLOGIE 2020, 2(3) : 34-35<\/em><br \/>\n&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le traitement du cancer du poumon non \u00e0 petites cellules a connu des progr\u00e8s extr\u00eamement importants en peu de temps. 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