{"id":332430,"date":"2020-11-14T01:00:00","date_gmt":"2020-11-14T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/de-plus-en-plus-frequent-dans-la-pratique\/"},"modified":"2020-11-14T01:00:00","modified_gmt":"2020-11-14T00:00:00","slug":"de-plus-en-plus-frequent-dans-la-pratique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/de-plus-en-plus-frequent-dans-la-pratique\/","title":{"rendered":"De plus en plus fr\u00e9quent dans la pratique"},"content":{"rendered":"<p><strong>La fr\u00e9quence de la fibrillation auriculaire est en nette augmentation. Cependant, les sympt\u00f4mes sont souvent peu sp\u00e9cifiques. Il convient donc d&#8217;accorder une attention particuli\u00e8re aux facteurs de risque tels que l&#8217;hypertension, l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 et le manque d&#8217;activit\u00e9 physique. Outre le contr\u00f4le de la fr\u00e9quence, un contr\u00f4le du rythme peut \u00e9galement \u00eatre ad\u00e9quat pour aider \u00e0 prendre une d\u00e9cision th\u00e9rapeutique. L&#8217;anticoagulation ou, de mani\u00e8re alternative, la fermeture percutan\u00e9e de l&#8217;oreillette sont indiqu\u00e9es pour pr\u00e9venir les \u00e9v\u00e9nements c\u00e9r\u00e9brovasculaires.  <\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>La fibrillation auriculaire (FA) est probablement le trouble du rythme cardiaque le plus courant. Elle est en augmentation rapide en raison de la structure d&#8217;\u00e2ge de la population et de l&#8217;\u00e9volution des facteurs de risque, notamment l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9. Le risque&nbsp;vie enti\u00e8re&nbsp;chez les personnes de plus de 40 ans est d&#8217;environ 25%.&nbsp;La fibrillation auriculaire est plus fr\u00e9quente chez les hommes et avec l&#8217;\u00e2ge [1]. Contrairement \u00e0 la fibrillation auriculaire, le flutter auriculaire se caract\u00e9rise par une excitation uniforme des oreillettes (avec une fr\u00e9quence de flutter de 250 \u00e0 350 contractions par minute), mais la capacit\u00e9 de pompage des oreillettes est \u00e9galement r\u00e9duite.<\/p>\n<p>Les intervalles RR dans la fibrillation auriculaire ne suivent pas un mod\u00e8le r\u00e9p\u00e9titif. Elles sont &#8220;irr\u00e9guli\u00e8res irr\u00e9guli\u00e8res&#8221;, il y a donc une arythmie totale. Alors que dans certaines d\u00e9rivations, on observe une activit\u00e9 \u00e9lectrique qui peut indiquer quelque chose comme des ondes P, il n&#8217;y a pas d&#8217;ondes P \u00e9videntes. M\u00eame si une longueur de cycle auriculaire (l&#8217;intervalle entre deux activations auriculaires ou l&#8217;intervalle P-P) peut \u00eatre d\u00e9finie, elle est irr\u00e9guli\u00e8re et souvent inf\u00e9rieure \u00e0 200 millisecondes (ce qui correspond \u00e0 une fr\u00e9quence auriculaire de plus de 300 battements par minute).<\/p>\n<h2 id=\"quels-sont-les-effets\">Quels sont les effets ?<\/h2>\n<p>La fibrillation auriculaire est pertinente \u00e0 plusieurs \u00e9gards. Il peut avoir des cons\u00e9quences n\u00e9fastes li\u00e9es \u00e0 une r\u00e9duction du d\u00e9bit cardiaque et \u00e0 la formation de thrombus dans l&#8217;oreillette et le ventricule. En outre, les patients concern\u00e9s peuvent pr\u00e9senter un risque accru de mortalit\u00e9 et, selon des \u00e9tudes r\u00e9centes, un risque accru de d\u00e9mence [2].<\/p>\n<p>Comme il s&#8217;agit d&#8217;une maladie chronique, les patients s&#8217;habituent aux sympt\u00f4mes et adaptent leur mode de vie. Cependant, la fibrillation auriculaire limite souvent la qualit\u00e9 de vie, en particulier chez les jeunes patients actifs. Il n&#8217;est pas rare que la fibrillation auriculaire soit primitivement asymptomatique. Les patients sont souvent moins aptes \u00e0 l&#8217;effort et pr\u00e9sentent une dyspn\u00e9e d&#8217;effort ou des douleurs thoraciques. Tous ne souffrent pas des sympt\u00f4mes typiques tels que les palpitations.<\/p>\n<h2 id=\"types-et-causes-de-la-fibrillation-auriculaire\">Types et causes de la fibrillation auriculaire<\/h2>\n<p>La fibrillation auriculaire est un syndrome relativement h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne, souvent cons\u00e9cutif \u00e0 d&#8217;autres probl\u00e8mes cardiaques ou extracardiaques. N\u00e9anmoins, nous devrions le traiter si n\u00e9cessaire, id\u00e9alement en m\u00eame temps que d&#8217;\u00e9ventuels facteurs sous-jacents et y compris des am\u00e9liorations du mode de vie &#8211; le m\u00e9decin de premier recours est alors l&#8217;instance id\u00e9ale.<\/p>\n<p>L&#8217;hypertension, l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9, l&#8217;hyperthyro\u00efdie, l&#8217;alcool, apr\u00e8s une chirurgie cardiaque, une p\u00e9ricardite, un infarctus du myocarde (IM), une embolie pulmonaire, une maladie pulmonaire et d&#8217;autres facteurs peuvent d\u00e9clencher ou favoriser la fibrillation auriculaire.<\/p>\n<p>Pour une prise en charge optimale, il faut garder \u00e0 l&#8217;esprit que la fibrillation auriculaire est une maladie \u00e9volutive. La fibrillation auriculaire entra\u00eene un remodelage d\u00e9favorable de l&#8217;oreillette, les \u00e9pisodes d&#8217;arythmie augmentent en fr\u00e9quence et en dur\u00e9e. Il existe les stades suivants :<\/p>\n<ol>\n<li>Fibrillation auriculaire diagnostiqu\u00e9e pour la premi\u00e8re fois<\/li>\n<li>Fibrillation auriculaire paroxystique, convertie dans un d\u00e9lai maximum de sept jours, souvent dans les 48 heures.<\/li>\n<li>Fibrillation auriculaire persistante (&gt;7 jours).<\/li>\n<li>Fibrillation auriculaire permanente, c&#8217;est-\u00e0-dire accept\u00e9e par le patient (et le m\u00e9decin), g\u00e9n\u00e9ralement &gt;1 an<\/li>\n<\/ol>\n<p>Alors que la fibrillation auriculaire passe typiquement d&#8217;un \u00e9tat paroxystique \u00e0 un \u00e9tat persistant, les patients peuvent \u00e9galement pr\u00e9senter les deux types tout au long de leur vie.<\/p>\n<h2 id=\"la-detection-precoce-est-decisive\">La d\u00e9tection pr\u00e9coce est d\u00e9cisive !<\/h2>\n<p>La premi\u00e8re chose \u00e0 faire est de reconna\u00eetre ce trouble du rythme. Comme indiqu\u00e9, les sympt\u00f4mes ne sont souvent pas sp\u00e9cifiques. Un d\u00e9pistage r\u00e9gulier est optimal, soit par le biais d&#8217;une prise de pouls, soit par un contr\u00f4le ECG \u00e0 partir de 65 ans et en particulier chez les patients \u00e0 risque (insuffisance cardiaque, hypertension, ob\u00e9sit\u00e9) [3].<\/p>\n<h2 id=\"la-prevention-longtemps-sous-estimee\">La pr\u00e9vention &#8211; longtemps sous-estim\u00e9e<\/h2>\n<p>Bien que des facteurs de risque aient \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s pour le d\u00e9veloppement de la fibrillation auriculaire, les strat\u00e9gies de pr\u00e9vention qui r\u00e9duisent significativement le risque n&#8217;ont pas encore \u00e9t\u00e9 clairement identifi\u00e9es. Il est cependant clair qu&#8217;une activit\u00e9 physique mod\u00e9r\u00e9e et r\u00e9guli\u00e8re ainsi qu&#8217;une perte de poids peuvent r\u00e9duire significativement la charge de FA [4,5]. Un r\u00e9gime m\u00e9diterran\u00e9en enrichi soit en huile d&#8217;olive soit en noix m\u00e9lang\u00e9es r\u00e9duit \u00e9galement le risque de fibrillation auriculaire (HR 0,62 ; IC 95% 0,45-0,85) [6].<\/p>\n<h2 id=\"decision-therapeutique\">D\u00e9cision th\u00e9rapeutique<\/h2>\n<p>Il y a deux d\u00e9cisions de principe qui doivent \u00eatre prises imm\u00e9diatement chez les patients dont la fibrillation auriculaire vient d&#8217;\u00eatre d\u00e9tect\u00e9e :<\/p>\n<ol>\n<li>Anticoagulation (pour r\u00e9duire l&#8217;embolisation syst\u00e9mique) ?<\/li>\n<li>Contr\u00f4le du rythme ou de la fr\u00e9quence ?<\/li>\n<\/ol>\n<p>Le risque de thromboembolisation est \u00e9valu\u00e9 \u00e0 l&#8217;aide du score <sub>CHA2DS2-VASc<\/sub> <strong>(tab.&nbsp;1).<\/strong> Les patients ayant un score \u22652 doivent \u00eatre anticoagul\u00e9s si le risque d&#8217;embolie est sup\u00e9rieur au risque de saignement. De plus, les patients chez qui une cardioversion (\u00e9lectrique ou pharmacologique) est envisag\u00e9e jusqu&#8217;au rythme sinusal (ind\u00e9pendamment du score <sub>CHA2DS2-VASc<\/sub> ou de la m\u00e9thode de cardioversion, qu&#8217;elle soit \u00e9lectrique ou pharmacologique) doivent \u00eatre anticoagul\u00e9s. L&#8217;aspirine comme alternative \u00e0 l&#8217;anticoagulation n&#8217;est plus recommand\u00e9e.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-14595\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/tab1_cv3_s32_0.png\" style=\"height:399px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"732\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/tab1_cv3_s32_0.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/tab1_cv3_s32_0-800x532.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/tab1_cv3_s32_0-120x80.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/tab1_cv3_s32_0-90x60.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/tab1_cv3_s32_0-320x213.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/tab1_cv3_s32_0-560x373.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le contr\u00f4le de la fr\u00e9quence doit toujours \u00eatre effectu\u00e9 en premier lieu avec des m\u00e9dicaments qui ralentissent la conduction auriculo-ventriculaire (AV), comme les b\u00eatabloquants, les inhibiteurs calciques ou la digoxine. L&#8217;objectif doit \u00eatre de r\u00e9duire la fr\u00e9quence ventriculaire \u00e0 &lt;110\/min (\u00e0 long terme \u00e0 &lt;80).<\/p>\n<p>Un contr\u00f4le du rythme doit toujours \u00eatre envisag\u00e9, si possible, sauf en cas de<\/p>\n<ul>\n<li>patients \u00e2g\u00e9s asymptomatiques,<\/li>\n<li>patients asymptomatiques pr\u00e9sentant une fibrillation auriculaire persistante de longue dur\u00e9e (&gt;3-5 ans),<\/li>\n<li>oreillette gauche fortement agrandie (&gt;5,5&nbsp;cm), car le taux de r\u00e9ussite est limit\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Elle doit notamment \u00eatre envisag\u00e9e lorsque le patient est tr\u00e8s symptomatique, chez les patients jeunes ou lorsque la fonction VG diminue sous fibrillation auriculaire. Comme mentionn\u00e9 ci-dessus, la fibrillation auriculaire est une maladie progressive ; en particulier dans le cas d&#8217;une fibrillation auriculaire persistante, il existe un remodelage structurel et \u00e9lectrique irr\u00e9versible qui devient de plus en plus r\u00e9fractaire au traitement. La d\u00e9cision d&#8217;un contr\u00f4le du rythme devrait donc id\u00e9alement \u00eatre prise t\u00f4t.<\/p>\n<h2 id=\"types-de-controle-du-rythme\">Types de contr\u00f4le du rythme<\/h2>\n<p>Il existe heureusement aujourd&#8217;hui plusieurs options th\u00e9rapeutiques permettant d&#8217;atteindre un rythme sinusal :<\/p>\n<ol>\n<li>Conversion \u00e9lectrique<\/li>\n<li>Cardioversion m\u00e9dicamenteuse<\/li>\n<li>Ablation par cath\u00e9ter (thermo- ou cryoablation)<\/li>\n<li>Ablation chirurgicale (MAZE)<\/li>\n<\/ol>\n<p>L&#8217;\u00e9lectroconversion est une bonne m\u00e9thode, rapidement accessible, mais qui ne donne souvent que des r\u00e9sultats \u00e0 court terme.<\/p>\n<p>Le traitement m\u00e9dicamenteux est en principe une bonne option. Cependant, si la plupart des antiarythmiques ont un effet antiarythmique sur la fibrillation auriculaire, ils sont pro-arythmiques en ce qui concerne les arythmies ventriculaires, encore plus dangereuses, et ont \u00e9galement quelques autres effets secondaires. Par cons\u00e9quent, ces patients doivent \u00eatre bien surveill\u00e9s, notamment en ce qui concerne l&#8217;intervalle QT. Pour la fl\u00e9ca\u00efnide et la propaf\u00e9none, il faut d&#8217;abord exclure une cardiopathie structurelle.<\/p>\n<p>Un traitement par ablation s&#8217;accompagne certes d&#8217;un certain risque p\u00e9riproc\u00e9dural, mais celui-ci n&#8217;est que de courte dur\u00e9e et minimise le besoin d&#8217;antiarythmiques \u00e0 long terme. Des donn\u00e9es r\u00e9centes montrent m\u00eame une r\u00e9duction de 38% de la mortalit\u00e9 et des hospitalisations apr\u00e8s ablation chez les patients souffrant d&#8217;insuffisance cardiaque (CASTLE-AF), avec un &#8220;nombre n\u00e9cessaire pour le traitement&#8221; de huit [7]. Cependant, il n&#8217;a jamais \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que le risque d&#8217;embolisation diminue \u00e9galement. L&#8217;anticoagulation reste donc n\u00e9cessaire.<\/p>\n<h2 id=\"chances-de-reussite-et-traitement-des-recidives\">Chances de r\u00e9ussite et traitement des r\u00e9cidives<\/h2>\n<p>Les r\u00e9cidives pr\u00e9coces (&lt;3 mois apr\u00e8s l&#8217;ablation) surviennent dans environ 40% des cas avec la thermoablation et dans environ 17% des cas avec le cryoballon. Les r\u00e9cidives pr\u00e9coces doivent \u00eatre trait\u00e9es sans d\u00e9lai par un traitement antiarythmique (m\u00e9dicamenteux ou \u00e9lectroconversion).<\/p>\n<p>Les r\u00e9cidives tardives (&gt;3 mois) surviennent dans environ 50% des cas apr\u00e8s une premi\u00e8re ablation. Avec plusieurs proc\u00e9dures, le taux de r\u00e9ussite \u00e0 long terme est de pr\u00e8s de 80%. Avec l&#8217;\u00e9volution de la m\u00e9thodologie et l&#8217;utilisation d&#8217;antiarythmiques temporaires apr\u00e8s l&#8217;ablation, ces taux de r\u00e9cidive sont en baisse. En principe, la charge totale des arythmies auriculaires diminue d&#8217;environ 86% apr\u00e8s les ablations.<br \/>\nLes chances de succ\u00e8s d\u00e9pendent de la maladie cardiovasculaire sous-jacente, comme l&#8217;hypertension, la cardiopathie (maladie des valves cardiaques), l&#8217;\u00e2ge avanc\u00e9, la fibrillation auriculaire persistante versus paroxystique, la dilatation auriculaire et l&#8217;apn\u00e9e obstructive du sommeil non trait\u00e9e. Il est donc pr\u00e9f\u00e9rable que le traitement soit pr\u00e9coce plut\u00f4t que tardif. Le patient doit \u00e9galement \u00eatre trait\u00e9 pour les cofacteurs que sont la pression art\u00e9rielle, l&#8217;apn\u00e9e du sommeil et le poids.<\/p>\n<h2 id=\"que-faire-en-cas-de-saignement\">Que faire en cas de saignement ?<\/h2>\n<p>En g\u00e9n\u00e9ral, les patients chez qui le risque de saignement d\u00e9passe le risque thromboembolique ne doivent pas \u00eatre anticoagul\u00e9s. Cependant, le risque d&#8217;h\u00e9morragies importantes lors d&#8217;une anticoagulation de longue dur\u00e9e est consid\u00e9rable, m\u00eame avec les nouveaux anticoagulants (NOACS). Cela a longtemps \u00e9t\u00e9 un probl\u00e8me presque insoluble. La fermeture percutan\u00e9e de l&#8217;oreillette est devenue une alternative valable.<\/p>\n<p>Dans la fibrillation auriculaire, les thrombus se forment principalement dans l&#8217;oreillette gauche. Une fermeture de cette structure \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;un occludeur sp\u00e9cial \u00e9limine cette source d&#8217;embolie. L&#8217;essai randomis\u00e9 PROTECT-AF a montr\u00e9 qu&#8217;une telle occlusion \u00e9tait au moins \u00e9quivalente \u00e0 une anticoagulation orale, avec un risque de saignement nettement r\u00e9duit [8].<br \/>\nUne fermeture de l&#8217;oreillette peut \u00eatre utile dans les situations suivantes :<\/p>\n<ul>\n<li>Risque \u00e9lev\u00e9 de saignement<\/li>\n<li>Ant\u00e9c\u00e9dents de saignement<\/li>\n<li>Mauvaise observance des patients<\/li>\n<li>Risque de chute<\/li>\n<li>Pr\u00e9f\u00e9rence du patient\/refus de l&#8217;anticoagulation<\/li>\n<li>Conclusion<\/li>\n<\/ul>\n<h2 id=\"sous-diagnostique-mais-tres-pertinent\">Sous-diagnostiqu\u00e9, mais tr\u00e8s pertinent<\/h2>\n<p>La fibrillation auriculaire est un syndrome tr\u00e8s pertinent qui est sous-diagnostiqu\u00e9 en raison de sympt\u00f4mes souvent absents ou asymptomatiques. Il a une grande pertinence, comme le montrent des \u00e9tudes r\u00e9centes, avec un risque thromboembolique accru ainsi qu&#8217;une corr\u00e9lation avec la d\u00e9mence et la mortalit\u00e9. L&#8217;important est en premier lieu l&#8217;anticoagulation, et en cas de risque d&#8217;h\u00e9morragie, \u00e9ventuellement une fermeture percutan\u00e9e de l&#8217;oreillette. Si un contr\u00f4le du rythme est envisag\u00e9, il ne faut pas attendre trop longtemps avant de le faire en raison du remodelage n\u00e9gatif de l&#8217;oreillette en cas de fibrillation auriculaire.<\/p>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Go AS, et al : Prevalence of diagnosed atrial fibrillation in adults : national implications for rhythm management and stroke prevention : the AnTicoagulation and Risk Factors in Atrial Fibrillation (ATRIA) Study. JAMA 2001 ; 285(18) : 2370-2375.<\/li>\n<li>Gaita F, et al : Pr\u00e9valence de l&#8217;isch\u00e9mie c\u00e9r\u00e9brale silencieuse dans la fibrillation auriculaire paroxystique et persistante et corr\u00e9lation avec la fonction cognitive. J Am Coll Cardiol 2013 ; 62(21) : 1990-1997.<\/li>\n<li>Freedman B, et al. : D\u00e9pistage de la fibrillation auriculaire : un rapport de la collaboration internationale AF-SCREEN. Circulation 2017 ; 135(19) : 1851-1867.<\/li>\n<li>Pathak RK, et al : Aggressive risk factor reduction study for atrial fibrillation and implications for the outcome of ablation : the ARREST-AF cohort study. J Am Coll Cardiol 2014 ; 64(21) : 2222-2231.<\/li>\n<li>Abed HS, et al : Effet de la r\u00e9duction du poids et de la gestion du facteur de risque cardiom\u00e9tabolique sur la charge symptomatique et la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 chez les patients atteints de fibrillation auriculaire : un essai clinique randomis\u00e9. JAMA 2013 ; 310(19) : 2050-2060.<\/li>\n<li>Estruch R, et al : Primary prevention of cardiovascular disease with a Mediterranean diet. N Engl J Med 2013 ; 368 : 1279-1290.<\/li>\n<li>Marrouche NF, et al : Ablation par cath\u00e9ter pour fibrillation auriculaire avec d\u00e9faillance cardiaque. N Engl J Med 2018 ; 378 : 417-427.<\/li>\n<li>Reddy VY, et al : 5-Year Outcomes After Left Atrial Appendage Closure : From the PREVAIL and PROTECT AF Trials. J Am Coll Cardiol&nbsp;2017 ; 70(24) : 2964-2975.<\/li>\n<li>Kirchhof P, et al. : Prise en charge pr\u00e9coce et globale de la fibrillation auriculaire : r\u00e9sum\u00e9 ex\u00e9cutif des actes de la 2e conf\u00e9rence de consensus AFNET-EHRA &#8216;research perspectives in af&#8217;. Eur Heart J 2009 ; 30(24) : 2969-2977c.<\/li>\n<li>www.vorhofflimmern.de\/content\/wie-kann-man-das-schlaganfallrisiko-mit-dem-cha2ds2-vasc-score-abschaetzen, dernier appel 04.09.2020.<\/li>\n<li>Colilla S, et al. : Estimates of current and future incidence and prevalence of atrial fibrillation in the U.S. adult population. Am J Cardiol 2013 ; 112(8) : 1142-1147.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>CARDIOVASC 2020 ; 19(3) : 32-33<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La fr\u00e9quence de la fibrillation auriculaire est en nette augmentation. Cependant, les sympt\u00f4mes sont souvent peu sp\u00e9cifiques. Il convient donc d&#8217;accorder une attention particuli\u00e8re aux facteurs de risque tels que&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":99616,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Fibrillation auriculaire","footnotes":""},"category":[11378,11527,11531,11549],"tags":[15492,14861],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-332430","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-cardiologie","category-etudes","category-formation-continue","category-rx-fr","tag-anticoagulation-fr","tag-fibrillation-auriculaire","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-20 00:57:15","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":332437,"slug":"sempre-piu-comune-nella-pratica","post_title":"Sempre pi\u00f9 comune nella pratica","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/sempre-piu-comune-nella-pratica\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":332446,"slug":"na-pratica-cada-vez-mais-frequentemente","post_title":"Na pr\u00e1tica, cada vez mais frequentemente","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/na-pratica-cada-vez-mais-frequentemente\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":332453,"slug":"en-la-practica-cada-vez-mas-a-menudo","post_title":"En la pr\u00e1ctica, cada vez m\u00e1s a menudo","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/en-la-practica-cada-vez-mas-a-menudo\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/332430","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=332430"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/332430\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/99616"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=332430"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=332430"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=332430"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=332430"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}