{"id":333273,"date":"2020-10-02T02:00:00","date_gmt":"2020-10-02T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/dyspnee-en-cas-de-maladie-grave-et-en-fin-de-vie\/"},"modified":"2020-10-02T02:00:00","modified_gmt":"2020-10-02T00:00:00","slug":"dyspnee-en-cas-de-maladie-grave-et-en-fin-de-vie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/dyspnee-en-cas-de-maladie-grave-et-en-fin-de-vie\/","title":{"rendered":"Dyspn\u00e9e en cas de maladie grave et en fin de vie"},"content":{"rendered":"<p><strong>L&#8217;insuffisance respiratoire est une source de grande souffrance pour les patients, leurs proches et les professionnels de sant\u00e9. L&#8217;insuffisance respiratoire est un ph\u00e9nom\u00e8ne fr\u00e9quent qui touche plus de 50% des patients en fin de vie. Des donn\u00e9es indiquent m\u00eame une augmentation de la charge de sympt\u00f4mes due \u00e0 l&#8217;insuffisance respiratoire jusqu&#8217;au d\u00e9c\u00e8s. La maladie COVID-19 peut \u00e9galement provoquer, surtout chez les patients instables ou mourants, d&#8217;une part une hypoxie et une tachypn\u00e9e, d&#8217;autre part une charge symptomatique \u00e9lev\u00e9e avec dyspn\u00e9e et anxi\u00e9t\u00e9.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>La dyspn\u00e9e provoque une tr\u00e8s grande souffrance, tant chez les personnes concern\u00e9es [1] que chez leurs proches [2] et leur entourage professionnel. L&#8217;insuffisance respiratoire est un ph\u00e9nom\u00e8ne fr\u00e9quent qui touche plus de 50% des patients en fin de vie [3]. Des donn\u00e9es indiquent m\u00eame une augmentation de la charge symptomatique due \u00e0 l&#8217;insuffisance respiratoire jusqu&#8217;au d\u00e9c\u00e8s [1]. De m\u00eame, la maladie COVID-19, r\u00e9cemment apparue, peut provoquer, surtout chez les patients instables ou mourants, d&#8217;une part une hypoxie et une tachypn\u00e9e, d&#8217;autre part une charge symptomatique \u00e9lev\u00e9e avec dyspn\u00e9e et anxi\u00e9t\u00e9 [4].<\/p>\n<p>La dyspn\u00e9e et les modifications respiratoires peuvent survenir au cours de l&#8217;\u00e9volution de diverses maladies chroniques et \u00e9volutives, notamment dans les domaines de l&#8217;oncologie, de la neurologie, de la pneumologie ou de la cardiologie [5]. Cela entra\u00eene souvent des consultations et des hospitalisations d&#8217;urgence au cours des derniers mois et semaines de vie des personnes concern\u00e9es [6]. Les termes d&#8217;essoufflement ou de dyspn\u00e9e font r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 une perception subjective des personnes concern\u00e9es. Ainsi, la dyspn\u00e9e est \u00e9galement d\u00e9crite par les r\u00e9cits des patients comme une soif d&#8217;air, un essoufflement, un essoufflement, un blocage de la respiration, une respiration difficile et, dans les cas extr\u00eames, une sensation d&#8217;\u00e9touffement. L&#8217;essoufflement ne peut donc pas \u00eatre mesur\u00e9, mais doit \u00eatre demand\u00e9.<\/p>\n<p>En revanche, les termes d&#8217;insuffisance respiratoire ou d&#8217;insuffisance respiratoire d\u00e9signent des modifications objectivement observables de la respiration m\u00e9canique externe ou des \u00e9changes gazeux pulmonaires. Les changements subjectifs et objectifs peuvent \u00eatre simultan\u00e9s, mais aussi ind\u00e9pendants les uns des autres et ne doivent pas \u00eatre corr\u00e9l\u00e9s [7,8]. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 r\u00e9cemment avec COVID-19 [9]. Cela signifie, par exemple, qu&#8217;une patiente peut ne pas ressentir de dyspn\u00e9e malgr\u00e9 une saturation en oxyg\u00e8ne de seulement 70% et une tachypn\u00e9e, mais qu&#8217;un patient peut ressentir la plus grande dyspn\u00e9e avec une saturation en oxyg\u00e8ne de 95%. La reconnaissance et la diff\u00e9renciation de ces ph\u00e9nom\u00e8nes par les m\u00e9decins traitants sont fondamentales, non seulement dans la derni\u00e8re phase de vie et dans le processus de mort, mais aussi et surtout pour pouvoir soulager de mani\u00e8re ad\u00e9quate les souffrances et bien accompagner les personnes concern\u00e9es [10]. Nous allons maintenant aborder le th\u00e8me de la d\u00e9tresse respiratoire, de ses causes possibles et des th\u00e9rapies en fin de vie.<\/p>\n<h2 id=\"definition-et-etiologie\">D\u00e9finition et \u00e9tiologie<\/h2>\n<p>L&#8217;American Thoracic Society (ATS) d\u00e9finit l&#8217;essoufflement comme une perception subjective d&#8217;une difficult\u00e9 \u00e0 respirer, constitu\u00e9e de sensations qualitativement diff\u00e9rentes et dont l&#8217;intensit\u00e9 peut varier. La perception r\u00e9sulte de l&#8217;interaction entre de multiples facteurs physiques, psychologiques, sociaux et environnementaux et peut secondairement conditionner des r\u00e9ponses physiologiques et comportementales. Cependant, il est explicitement soulign\u00e9 dans ce contexte que seule la personne concern\u00e9e peut ressentir et \u00e9valuer la dyspn\u00e9e [11]. Dans la gen\u00e8se et le maintien de la dyspn\u00e9e, les facteurs psychologiques ne sont souvent pas des facteurs d&#8217;influence secondaires. Ainsi, la peur joue tr\u00e8s souvent un r\u00f4le important [7], ce qui cr\u00e9e une spirale de potentialisation mutuelle <strong>(Fig.&nbsp;1) <\/strong>[12]. Le stress au niveau physique et psychologique et les restrictions de participation sociale qui en d\u00e9coulent sont d\u00e9moralisants pour les personnes concern\u00e9es. La dyspn\u00e9e peut \u00eatre continue, mais aussi intermittente sous forme de crises d&#8217;essoufflement [13]. Dans certains cas, les d\u00e9clencheurs peuvent \u00eatre d\u00e9limit\u00e9s, dans d&#8217;autres, ils ne sont pas identifiables.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-14174\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/abb1_sg1_s13.png\" style=\"height:447px; width:400px\" width=\"910\" height=\"1016\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La dyspn\u00e9e est un sympt\u00f4me fr\u00e9quent chez les patients en fin de vie, qu&#8217;ils soient atteints d&#8217;une maladie tumorale ou non [15]. Ainsi, dans le contexte des soins palliatifs, les maladies tumorales malignes avec des manifestations pulmonaires et leurs complications (embolies pulmonaires, \u00e9panchements pleuraux, an\u00e9mie, etc.), les maladies neuromusculaires (par ex. SLA), l&#8217;insuffisance cardiaque avanc\u00e9e ou la BPCO sont notamment \u00e0 l&#8217;origine de modifications de la respiration et de l&#8217;apparition de dyspn\u00e9e [11]. Le <strong>tableau&nbsp;1<\/strong> donne un aper\u00e7u des pathologies possibles qui peuvent entra\u00eener une insuffisance respiratoire. Il est important ici de rechercher et de traiter les causes r\u00e9versibles.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-14175 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/tab1_sg1_s13.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/557;height:304px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"557\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"evaluation-et-diagnostic\">\u00c9valuation et diagnostic<\/h2>\n<p>En raison de la subjectivit\u00e9 de la dyspn\u00e9e et du fait que les m\u00e9decins sous-estiment souvent la charge symptomatique [16], il est en principe utile de proc\u00e9der \u00e0 un enregistrement syst\u00e9matique et standardis\u00e9 de la charge symptomatique. En principe, cela se fait par l&#8217;\u00e9valuation de la personne concern\u00e9e elle-m\u00eame. Une classification num\u00e9rique, par exemple selon l&#8217;\u00e9chelle d&#8217;\u00e9valuation num\u00e9rique (NRS) ou l&#8217;\u00e9chelle visuelle analogique (VAS), peut \u00eatre utilis\u00e9e et aider \u00e0 \u00e9valuer l&#8217;\u00e9volution en cas d&#8217;utilisation r\u00e9p\u00e9t\u00e9e. Outre l&#8217;\u00e9valuation quantitative de la charge symptomatique sensorielle, il convient \u00e9galement d&#8217;\u00e9valuer les limitations fonctionnelles ressenties du fait de la dyspn\u00e9e ainsi que la charge \u00e9motionnelle [17].<\/p>\n<p>En cas de diminution de la vigilance, de troubles cognitifs ou physiques graves, comme ceux qui surviennent en phase terminale, une \u00e9valuation par un tiers peut s&#8217;av\u00e9rer n\u00e9cessaire. Un instrument valid\u00e9 est le Respiratory Distress Observation Scale (RDOS) [18]. Celle-ci comprend diff\u00e9rents aspects objectivement d\u00e9tectables qui, lorsqu&#8217;ils sont combin\u00e9s, peuvent fournir une information valide sur le niveau de d\u00e9tresse respiratoire.<\/p>\n<p>Dans les contextes de soins palliatifs, l&#8217;\u00e9valuation des causes rem\u00e9diables de la dyspn\u00e9e en fait \u00e9galement partie [17,19]. En raison des entit\u00e9s pathologiques malignes et non malignes fr\u00e9quentes d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9es, des d\u00e9clencheurs r\u00e9versibles de la dyspn\u00e9e peuvent appara\u00eetre. Il peut s&#8217;agir par exemple d&#8217;un \u00e9panchement pleural en cas de tumeur pulmonaire ou d&#8217;insuffisance cardiaque, d&#8217;une augmentation du volume abdominal due \u00e0 une ascite, d&#8217;un pneumothorax ou d&#8217;une pneumonie (voir \u00e9galement <strong>le tableau&nbsp;1). <\/strong>L&#8217;examen clinique et l&#8217;\u00e9valuation sont les premiers \u00e9l\u00e9ments du diagnostic. Des moyens de diagnostic plus pouss\u00e9s tels que le laboratoire, la radiographie, l&#8217;\u00e9chographie, la tomodensitom\u00e9trie ou l&#8217;analyse des gaz du sang peuvent \u00eatre utiles. Les d\u00e9cisions concernant les examens compl\u00e9mentaires doivent cependant toujours \u00eatre bas\u00e9es sur la situation globale et le pronostic du patient, ainsi que sur l&#8217;objectif de traitement d\u00e9fini conjointement par le patient, ses proches et l&#8217;\u00e9quipe soignante. Tout ce qui est possible n&#8217;est pas forc\u00e9ment utile et ne permet pas d&#8217;atteindre le but recherch\u00e9. Souvent, le soulagement des sympt\u00f4mes est bien plus important que des examens contraignants.<\/p>\n<h2 id=\"therapie\">Th\u00e9rapie<\/h2>\n<p>S&#8217;il existe des causes potentiellement rem\u00e9diables \u00e0 la dyspn\u00e9e, il convient d&#8217;essayer de les traiter &#8211; mais l\u00e0 encore, selon le paradigme &#8220;tout ce qui est possible n&#8217;est pas utile&#8221;. Le <strong>tableau&nbsp;2 <\/strong>pr\u00e9sente les causes traitables de l&#8217;essoufflement et leurs options de traitement sp\u00e9cifiques respectives. Ces interventions sont particuli\u00e8rement pertinentes dans les phases de soins palliatifs et de fin de vie. En phase terminale, ils passent au second plan, la charge serait ici plus importante que les b\u00e9n\u00e9fices. Il est toujours important d&#8217;\u00e9valuer explicitement le b\u00e9n\u00e9fice apport\u00e9 par la mesure concr\u00e8te. Si et dans quelle mesure l&#8217;intervention (par ex. transfusion, ponction pleurale) a r\u00e9duit la dyspn\u00e9e ? L&#8217;\u00e9valuation sert de base aux d\u00e9cisions concernant la poursuite ou la r\u00e9p\u00e9tition de l&#8217;intervention.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-14176 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/tab2_sg1_s14.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/800;height:436px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"800\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Parall\u00e8lement au traitement \u00e9ventuel des causes r\u00e9versibles, on applique un traitement symptomatique. L&#8217;utilisation de mesures non m\u00e9dicamenteuses et m\u00e9dicamenteuses est recommand\u00e9e [19]. Les interventions non m\u00e9dicamenteuses [20] comprennent des aides \u00e0 la marche [20], des exercices de relaxation [21], des exercices respiratoires [21] et l&#8217;utilisation de ventilateurs pour cr\u00e9er un flux d&#8217;air dans la r\u00e9gion du visage [22]. En cas de crise d&#8217;essoufflement ou d&#8217;exacerbation de l&#8217;essoufflement, un environnement calme, une personne pr\u00e9sente, une position assise confortable et un courant d&#8217;air rafra\u00eechissant sur le visage (par un ventilateur, une fen\u00eatre ouverte) sont utiles. L&#8217;\u00e9ducation des personnes concern\u00e9es et de leurs proches est \u00e9galement un aspect important. L&#8217;\u00e9ducation peut \u00e9galement inclure des instructions sur les moyens de se prendre en charge, au sens d&#8217;un plan d&#8217;urgence sur lequel figurent des instructions concr\u00e8tes sur les actions non m\u00e9dicamenteuses et m\u00e9dicamenteuses, par exemple en cas de crise d&#8217;insuffisance respiratoire. Il est important que le plan et les mesures soient concr\u00e8tement discut\u00e9s \u00e0 l&#8217;avance et pratiqu\u00e9s avec le patient et ses proches. Gr\u00e2ce au plan d&#8217;urgence, le patient et ses proches sont habilit\u00e9s \u00e0 agir eux-m\u00eames, ce qui renforce leur autonomie [23].<\/p>\n<p>Pour le traitement pharmacologique symptomatique, l&#8217;utilisation d&#8217;opio\u00efdes est recommand\u00e9e en premier lieu [17,19]. Les \u00e9tudes sur l&#8217;efficacit\u00e9 de la morphine dans le traitement de la dyspn\u00e9e r\u00e9fractaire sont les plus nombreuses par rapport aux autres opio\u00efdes, bien que les r\u00e9sultats ne soient pas non plus homog\u00e8nes [24\u201327]. Les r\u00e9sultats concernant l&#8217;efficacit\u00e9 de substances telles que le fentanyl, l&#8217;hydromorphone et l&#8217;oxycodone sont \u00e9galement h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes et moins concluants [27\u201330]. Il n&#8217;existe pas de donn\u00e9es sur l&#8217;efficacit\u00e9 de la bupr\u00e9norphine dans le traitement de l&#8217;insuffisance respiratoire. N\u00e9anmoins, d&#8217;autres opio\u00efdes font partie des alternatives utilis\u00e9es en pratique clinique, par exemple en cas de contre-indication \u00e0 la morphine (insuffisance r\u00e9nale [31], intol\u00e9rance). Outre la forme orale, il existe \u00e9galement des voies d&#8217;administration parent\u00e9rales (sous-cutan\u00e9es ou intraveineuses). On ne trouve pas de donn\u00e9es montrant l&#8217;efficacit\u00e9 de la voie nasale\/inhal\u00e9e ou transdermique [27]. Pour les patients vigilants qui peuvent avaler, la forme orale est pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e. En cas de crises d&#8217;insuffisance respiratoire difficiles \u00e0 interrompre, et en phase terminale, on passe g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 une application parent\u00e9rale. Dans le cas des patients pr\u00e9sentant des troubles de la d\u00e9glutition, la voie d&#8217;administration transdermique du fentanyl peut \u00eatre envisag\u00e9e malgr\u00e9 l&#8217;absence de preuves en l&#8217;absence d&#8217;alternatives proportionn\u00e9es.<\/p>\n<p>Il est recommand\u00e9 d&#8217;utiliser initialement des pr\u00e9parations \u00e0 faible dose et \u00e0 courte dur\u00e9e d&#8217;action (par ex. morphine en gouttes). En cas d&#8217;utilisation r\u00e9guli\u00e8re, il est judicieux de prescrire des pr\u00e9parations \u00e0 lib\u00e9ration prolong\u00e9e associ\u00e9es \u00e0 des pr\u00e9parations \u00e0 courte dur\u00e9e d&#8217;action si n\u00e9cessaire. Il est \u00e9galement recommand\u00e9 d&#8217;utiliser des pr\u00e9parations \u00e0 courte dur\u00e9e d&#8217;action \u00e0 titre pr\u00e9ventif avant l&#8217;effort, afin d&#8217;\u00e9viter la survenue de crises d&#8217;essoufflement. La posologie d\u00e9pend en principe de la clinique et de l&#8217;intensit\u00e9 de la d\u00e9tresse respiratoire. La tol\u00e9rance joue \u00e9galement un r\u00f4le important. Ainsi, des naus\u00e9es et de la fatigue peuvent appara\u00eetre, en particulier au d\u00e9but d&#8217;un traitement par opio\u00efdes [27], mais elles disparaissent g\u00e9n\u00e9ralement apr\u00e8s quelques jours. Un traitement anti\u00e9m\u00e9tique prophylactique avec un prokin\u00e9tique ou de l&#8217;halop\u00e9ridol peut \u00eatre envisag\u00e9. L&#8217;apparition de la constipation n&#8217;est pas soumise \u00e0 l&#8217;effet d&#8217;accoutumance et doit \u00eatre trait\u00e9e de mani\u00e8re coh\u00e9rente et pr\u00e9ventive. En particulier chez les patients g\u00e9riatriques, l&#8217;utilisation d&#8217;opio\u00efdes peut provoquer un d\u00e9lire [32], de sorte qu&#8217;il est conseill\u00e9 de proc\u00e9der avec prudence. Le risque de d\u00e9pression respiratoire ou de complication respiratoire importante, redout\u00e9 par de nombreux m\u00e9decins, est pratiquement inexistant si le dosage est effectu\u00e9 selon les principes de titration et d&#8217;adaptation [33].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-14177 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/kasten-sg1_besonderheiten.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/923;height:503px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"923\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les m\u00e9canismes d&#8217;action de la th\u00e9rapie opio\u00efde pour le traitement de la dyspn\u00e9e sont, entre autres, l&#8217;augmentation de la<sub>tol\u00e9rance<\/sub> c\u00e9r\u00e9brale<sub>au CO2<\/sub>, la r\u00e9duction de la fr\u00e9quence respiratoire, l&#8217;augmentation du volume respiratoire, l&#8217;am\u00e9lioration de l&#8217;<sub>\u00e9limination du CO2<\/sub> et la diminution du travail respiratoire. Outre l&#8217;att\u00e9nuation de la r\u00e9ponse \u00e9motionnelle dans le syst\u00e8me limbique, il y a donc une am\u00e9lioration de la m\u00e9canique respiratoire.<\/p>\n<p>Les benzodiaz\u00e9pines sont \u00e9galement utilis\u00e9es [34,35]. En particulier, l&#8217;utilisation de benzodiaz\u00e9pines est recommand\u00e9e dans les situations o\u00f9 l&#8217;effet d&#8217;amplification par l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 est pertinent [17,19]. Outre le midazolam, qui peut \u00eatre administr\u00e9 par voie parent\u00e9rale (sous-cutan\u00e9e ou intraveineuse), mais aussi par voie nasale, le loraz\u00e9pam (sublingual, oral) est souvent utilis\u00e9. Les benzodiaz\u00e9pines sont donc utilis\u00e9es en compl\u00e9ment d&#8217;un opio\u00efde et non \u00e0 sa place. Les st\u00e9ro\u00efdes peuvent \u00e9galement \u00eatre utilis\u00e9s lorsqu&#8217;une cause unique ne peut pas \u00eatre clairement identifi\u00e9e et qu&#8217;un \u00e9v\u00e9nement multifactoriel est suspect\u00e9 [36]. Il existe \u00e9galement des donn\u00e9es r\u00e9centes selon lesquelles la mirtazapine pourrait aider \u00e0 lutter contre l&#8217;insuffisance respiratoire [37].<\/p>\n<p>Les \u00e9tudes ne montrent pas de soulagement significatif de la dyspn\u00e9e par l&#8217;utilisation d&#8217;oxyg\u00e8ne chez les patients proches de la mort [38,39]. Si l&#8217;utilisation d&#8217;oxyg\u00e8ne apporte un b\u00e9n\u00e9fice subjectif aux personnes concern\u00e9es dans un cas individuel, son utilisation \u00e0 un niveau mod\u00e9r\u00e9 (1-2&nbsp;l, max. 4&nbsp;l) peut n\u00e9anmoins \u00eatre utile [19]. Chez le mourant, ce sont toutefois les aspects ind\u00e9sirables qui l&#8217;emportent, comme la sensation g\u00eanante sur le visage, le dess\u00e8chement des muqueuses et l&#8217;accent mis sur la m\u00e9decine d&#8217;appareil.<\/p>\n<p>En r\u00e9sum\u00e9, le traitement de la dyspn\u00e9e n\u00e9cessite un concept th\u00e9rapeutique adapt\u00e9 \u00e0 chaque individu, dont l&#8217;efficacit\u00e9 et les effets secondaires doivent \u00eatre v\u00e9rifi\u00e9s \u00e0 intervalles rapproch\u00e9s et r\u00e9guli\u00e8rement adapt\u00e9s. Le concept th\u00e9rapeutique se base sur les approches th\u00e9rapeutiques pharmacologiques et non pharmacologiques mentionn\u00e9es ci-dessus, qui doivent et peuvent \u00eatre choisies en fonction de la situation individuelle du patient. Toutes les options de traitement m\u00e9dicamenteux mentionn\u00e9es ici sont des applications hors \u00e9tiquette &#8211; une r\u00e9alit\u00e9 quotidienne dans les soins palliatifs [40].<\/p>\n<h2 id=\"\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"-2\"><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-14178 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/kasten_rasselatmung_sg1.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/894;height:488px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"894\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/h2>\n<h2 id=\"-3\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"sedation-palliative\">S\u00e9dation palliative<\/h2>\n<p>Dans les cas o\u00f9, malgr\u00e9 l&#8217;application des mesures th\u00e9rapeutiques m\u00e9dicamenteuses et non m\u00e9dicamenteuses disponibles, il n&#8217;est pas possible d&#8217;obtenir une r\u00e9duction significative des souffrances et que celles-ci ne sont plus supportables pour le patient, la s\u00e9dation peut \u00eatre envisag\u00e9e en tant qu&#8217;option de dernier recours. Dans sa directive de 2019, l&#8217;Acad\u00e9mie Suisse des Sciences M\u00e9dicales (ASSM) formule l&#8217;option d&#8217;action pour ces situations de la mani\u00e8re suivante : &#8220;Dans les situations o\u00f9 un sympt\u00f4me est n\u00e9anmoins r\u00e9fractaire et persistant de mani\u00e8re insupportable pour le patient, l&#8217;option de traitement consiste en une s\u00e9dation palliative temporaire ou continue, c&#8217;est-\u00e0-dire en l&#8217;utilisation contr\u00f4l\u00e9e de m\u00e9dicaments s\u00e9datifs afin de r\u00e9duire la perception des sympt\u00f4mes par une diminution ou une suppression de l&#8217;\u00e9tat de conscience. Le dosage et le choix des m\u00e9dicaments d\u00e9pendent de l&#8217;objectif du traitement (p. ex. disparition des sympt\u00f4mes, soulagement du patient). La dur\u00e9e de la s\u00e9dation d\u00e9pend de la situation d\u00e9clenchante&#8221;.  [45]. Il est important de noter que la s\u00e9dation profonde continue ne doit \u00eatre utilis\u00e9e que lorsque les options th\u00e9rapeutiques disponibles ont \u00e9t\u00e9 \u00e9puis\u00e9es et chez les patients dont le processus de fin de vie a d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9 [45]. L&#8217;objectif de la s\u00e9dation est de r\u00e9duire la souffrance et non d&#8217;abr\u00e9ger la vie.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-14179 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/tab3_sg1_s15.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/643;height:351px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"643\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Si une s\u00e9dation est envisag\u00e9e en raison d&#8217;une d\u00e9tresse respiratoire non ma\u00eetrisable en fin de vie, il convient de v\u00e9rifier que plusieurs conditions sont remplies. Elles concernent aussi bien le patient, ses proches que l&#8217;\u00e9quipe soignante [48]. Il est \u00e9galement recommand\u00e9 de suivre une proc\u00e9dure clairement structur\u00e9e et pr\u00e9d\u00e9finie afin d&#8217;\u00e9viter les erreurs et les abus dans ce domaine sensible. En cas de doute, une consultation \u00e0 bas seuil d&#8217;une \u00e9quipe sp\u00e9cialis\u00e9e en soins palliatifs ou d&#8217;une \u00e9quipe d&#8217;\u00e9thique clinique doit \u00e9galement \u00eatre envisag\u00e9e. Ces mesures permettent de renforcer la r\u00e9flexion et d&#8217;assurer la qualit\u00e9 de la d\u00e9cision.<\/p>\n<p>Enfin, il convient de souligner que la dyspn\u00e9e est un sympt\u00f4me complexe dans les maladies chroniques \u00e9volutives et les stades terminaux de la maladie. Le patient est au centre du sujet et la pression de la souffrance est \u00e9lev\u00e9e. Seul le patient peut \u00e9valuer les sympt\u00f4mes au sens propre du terme. Les concepts th\u00e9rapeutiques s&#8217;orientent aussi bien vers le traitement des causes r\u00e9versibles que vers des approches de traitement symptomatique non m\u00e9dicamenteux et m\u00e9dicamenteux. La s\u00e9dation profonde continue est une mesure qui ne doit \u00eatre utilis\u00e9e qu&#8217;en cas d&#8217;\u00e9chec des autres approches th\u00e9rapeutiques, de souffrance importante et dans le cas d&#8217;un processus de fin de vie d\u00e9j\u00e0 entam\u00e9. L&#8217;objectif r\u00e9aliste du traitement, d\u00e9fini en collaboration avec le patient, ses proches et l&#8217;\u00e9quipe soignante, est d\u00e9terminant pour toutes les d\u00e9cisions th\u00e9rapeutiques. Des discussions pr\u00e9coces sur les pr\u00e9f\u00e9rences, les id\u00e9es et les priorit\u00e9s des patients aident \u00e0 planifier \u00e0 l&#8217;avance, favorisent l&#8217;autonomie des patients et nous fournissent, \u00e0 nous m\u00e9decins traitants, des informations pr\u00e9cieuses pour un bon traitement en fin de vie.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>La d\u00e9tresse respiratoire est toujours subjective.<\/li>\n<li>La dyspn\u00e9e et les modifications objectives de la respiration\/de la fonction pulmonaire peuvent survenir ind\u00e9pendamment les unes des autres.<\/li>\n<li>L&#8217;insuffisance respiratoire est un sympt\u00f4me complexe qui peut \u00eatre d\u00e9clench\u00e9 par diff\u00e9rents facteurs biologiques, psychologiques, sociaux et spirituels.<\/li>\n<li>Le traitement concerne les causes potentiellement r\u00e9versibles et le traitement symptomatique.<\/li>\n<li>Le traitement symptomatique comprend des mesures m\u00e9dicamenteuses et non m\u00e9dicamenteuses.<\/li>\n<li>Les d\u00e9cisions th\u00e9rapeutiques se r\u00e9f\u00e8rent \u00e0 l&#8217;objectif de traitement d\u00e9fini en commun.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Campbell ML, et al. : Trajectoire de la dyspn\u00e9e et de la d\u00e9tresse respiratoire chez les patients au cours du dernier mois de vie. J. Palliat. Med 2018 ; 21 : 194-199.<\/li>\n<li>Malik FA, et al. : Living with breathlessness : a survey of caregivers of breathless patients with lung cancer or heart failure. Palliat. Med 2013 ; 27 : 647-656).<\/li>\n<li>Simon ST, et al : Characteristics of patients with breathlessness &#8211; results of the german hospice and palliative care evaluation. Dtsch. Med. Wochenschr 2016 ; 141 : e87-95.<\/li>\n<li>Zhu J, et al : Caract\u00e9ristiques cliniques de 3,062 patients COVID-19 : une m\u00e9ta-analyse. J. Med. Virol 2020 ; doi : 10.1002\/jmv.25884.<\/li>\n<li>Palmieri L : Characteristics of SARS-CoV-2 patients dying in Italy Rapport bas\u00e9 sur les donn\u00e9es disponibles au 16 avril 2020.<\/li>\n<li>Barbera L, et al : Pourquoi les patients atteints de cancer se rendent-ils au service d&#8217;urgence \u00e0 l&#8217;approche de la fin de leur vie ? CMAJ Can. Med. Assoc. J 2010 ; 182 : 563-568.<\/li>\n<li>Bruera E, et al : The frequency and correlates of dyspnea in patients with advanced cancer. J. Pain Symptom Manage 2000 ; 19 : 357-362.<\/li>\n<li>Hui D, et al. : Dyspn\u00e9e chez les patients hospitalis\u00e9s atteints de cancer avanc\u00e9 : corr\u00e9lations subjectives et physiologiques. J. Palliat. Med 2013 ; 16 : 274-280.<\/li>\n<li>Bertran Recasens B, et al : Lack of dyspnea in Covid-19 patients ; another neurological conundrum ? Eur. J. Neurol 2020 ; doi : 10.1111\/ene.14265.<\/li>\n<li>Mitchell GK, et al : Systematic review of general practice end-of-life symptom control. BMJ Support. Palliat. Care 2018 ; 8 : 411-420.<\/li>\n<li>Parshall MB, et al. : An Official American Thoracic Society Statement : Update on the Mechanisms, Assessment, and Management of Dyspnea. Am. J. Respir. Crit. Care Med 2012 ; 185 : 435-452.<\/li>\n<li>Sigurgeirsdottir J, et al. : COPD patients&#8217; experiences, self-reported needs, and needs-driven strategies to cope with self-management. Int. J. Chron. Obstruct. Pulmon. Dis 2019 ; 14 : 1033-1043.<\/li>\n<li>Simon ST, et al. : Episodes d&#8217;apn\u00e9e : types et mod\u00e8les &#8211; une \u00e9tude qualitative explorant les exp\u00e9riences de patients atteints de maladies avanc\u00e9es. Palliat. Med 2013 ; 27 : 524-532.<\/li>\n<li>Weing\u00e4rtner V, et al : Characteristics of episodic breathlessness as reported by patients with advanced chronic obstructive pulmonary disease and lung cancer : Results of a descriptive cohort study. Palliat. Med 2015 ; 29 : 420-428.<\/li>\n<li>Moens K, et al : Y a-t-il des diff\u00e9rences dans la pr\u00e9valence des probl\u00e8mes li\u00e9s aux soins palliatifs chez les personnes souffrant d&#8217;un cancer avanc\u00e9 et de huit maladies non canc\u00e9reuses ? Une revue syst\u00e9matique. J. Pain Symptom Manage 2014 ; 48 : 660-677.<\/li>\n<li>Oechsle K, et al. : Symptom burden in palliative care patients : perspectives of patients, their family caregivers, and their attending physicians. Support. Care Cancer Off. J. Multinatl. Assoc. support. Care Cancer 2013 ; 21 : 1955-1962.<\/li>\n<li>Programme de lignes directrices en oncologie (Deutsche Krebsgesellschaft, Deutsche Krebshilfe, AWMF) : Soins palliatifs pour les patients atteints d&#8217;un cancer non curable, version longue 2.1. (2020).<\/li>\n<li>Campbell ML, et al : A Respiratory Distress Observation Scale for patients unable to self-report dyspnea. J. Palliat. Med 2010 ; 13 : 285-290.<\/li>\n<li>palliative.ch Dyspn\u00e9e &#8211; Consensus on best practice in Palliative Care in Switzerland &#8211; expert group Swiss Society for Palliative Care 2003. (PDF)<\/li>\n<li>Bausewein C, et al : Non-pharmacological interventions for breathlessness in advanced stages of malignant and non-malignant diseases. Cochrane Database Syst. Rev. 2013.<\/li>\n<li>Bolzani A, et al : Cognitive-emotional interventions for breathlessness in adults with advanced diseases. Cochrane Database Syst. Rev. 2017 ; doi : 10.1002\/14651858.CD012682.<\/li>\n<li>Kako J, et al : Effet imm\u00e9diat de la th\u00e9rapie par ventilateur dans le cancer terminal avec dyspn\u00e9e au repos : une m\u00e9ta-analyse. Am. J. Hosp. Palliat. Care 2020 ; 37 : 294-299.<\/li>\n<li>Skoch BM, Sinclair CT : Management of Urgent Medical Conditions at the End of Life. Med. Clin. North Am 2020 ; 104 : 525-538.<\/li>\n<li>Abdallah SJ, et al : Effect of morphine on breathlessness and exercise endurance in advanced COPD : a randomised crossover trial. Eur. Respir. J 2017 ; 50.<\/li>\n<li>Mazzocato C, et al : The effects of morphine on dyspnea and ventilatory function in elderly patients with advanced cancer : a randomized double-blind controlled trial. Ann. Oncol. Off. J. Eur. Soc. Med. Oncol 1999 ; 10 : 1511-1514.<\/li>\n<li>Oxberry SG, et al : Short-term opioids for breathlessness in stable chronic heart failure : a randomized controlled trial. Eur. J. Heart Fail 2011 ; 13 : 1006-1012.<\/li>\n<li>Barnes H, et al : Opioids for the palliation of refractory breathlessness in adults with advanced disease and terminal illness. Cochrane Database Syst. Rev 2016 ; 3 : CD011008.<\/li>\n<li>Ferreira DH, et al : Controlled-Release Oxycodone vs Placebo in the Treatment of Chronic Breathlessness-A Multisite Randomized Placebo Controlled Trial. J. Pain Symptom Manage 2020 ; 59 : 581-589.<\/li>\n<li>Simon ST, et al : EffenDys-Fentanyl Buccal Tablet for the Relief of Episodic Breathlessness in Patients With Advanced Cancer : A Multicenter, Open-Label, Randomized, Morphine-Controlled, Crossover, Phase II Trial. J. Pain Symptom Manage 2016 ; 52 : 617-625.<\/li>\n<li>Simon ST, et al : Fentanyl for the relief of refractory breathlessness : a systematic review. J. Pain Symptom Manage 2013 ; 46 : 874-886.<\/li>\n<li>King S, et al. : A systematic review of the use of opioid medication for those with moderate to severe cancer pain and renal impairment : a European Palliative Care Research Collaborative opioid guidelines project. Palliat. Med 2011 ; 25 : 525-552.<\/li>\n<li>Swart LM, et al : The Comparative Risk of Delirium with Different Opioids : A Systematic Review. Drugs Aging 2017 ; 34 : 437-443.<\/li>\n<li>Verberkt CA, et al : Respiratory adverse effects of opioids for breathlessness : a systematic review and meta-analysis. Eur. Respir. J 2017 ; 50.<\/li>\n<li>Simon ST, et al : Benzodiaz\u00e9pines pour le soulagement de l&#8217;essoufflement dans les maladies malignes et non malignes avanc\u00e9es chez les adultes. Cochrane Database Syst. Rev 2016 ; 10 : CD007354.<\/li>\n<li>Navigante AH, et al : Morphine versus midazolam comme traitement de premi\u00e8re intention pour contr\u00f4ler la perception de la dyspn\u00e9e chez les patients canc\u00e9reux alors que sa cause sous-jacente est recherch\u00e9e ou trait\u00e9e. J. Pain Symptom Manage 2010 ; 39 : 820-830.<\/li>\n<li>Haywood A, et al : Systemic corticosteroids for the management of cancer-related breathlessness (dyspnoea) in adults. Cochrane Database Syst. Rev 2019 ; 2 : CD012704.<\/li>\n<li>Lovell N, et al : Use of mirtazapine in patients with chronic breathlessness : A case series. Palliat. Med 2018 ; 32 : 1518-1521.<\/li>\n<li>Campbell ML, et al : Oxygen is nonbeneficial for most patients who are near death. J. Pain Symptom Manage 2013 ; 45 : 517-523.<\/li>\n<li>Baldwin J, Cox J : Traitement de la dyspn\u00e9e : l&#8217;oxyg\u00e9noth\u00e9rapie est-elle la meilleure option pour tous les patients ? Med. Clin. North Am 2016 ; 100 : 1123-1130.<\/li>\n<li>Kwon JH, et al : Off-label Medication Use in the Inpatient Palliative Care Unit. J. Pain Symptom Manage 2017 ; 54 : 46-54.<\/li>\n<li>Fusi-Schmidhauser T, et al : Conservative management of Covid-19 patients &#8211; emergency palliative care in action. J. Pain Symptom Manage 2020 ; doi : 10.1016\/j.jpainsymman.2020.03.030.<\/li>\n<li>Lovell N, et al. : Characteristics, symptom management and outcomes of 101 patients with COVID-19 referred for hospital palliative care. J. Pain Symptom Manage 2020 ; doi : 10.1016\/j.jpainsymman.2020.04.015.<\/li>\n<li>Couzin-Frankel J. Le myst\u00e8re de la &#8216;happy hypoxia&#8217; de la pand\u00e9mie. Science 2020 ; 368 : 455-456.<\/li>\n<li>Hendin A et al. : Soins de fin de vie dans les services d&#8217;urgence pour le patient en fin de vie d&#8217;une infection respiratoire aigu\u00eb hautement transmissible (telle que COVID-19). CJEM 2020 ; 1-4 doi : 10.1017\/cem.2020.352.<\/li>\n<li>Acad\u00e9mie Suisse des Sciences M\u00e9dicales. Faire face \u00e0 la fin de vie et \u00e0 la mort 2019.<\/li>\n<li>Ziegler S, et al. : A. Continuous Deep Sedation Until Death-a Swiss Death Certificate Study. J. Gen. Intern. Med 2018 ; 33 : 1052-1059.<\/li>\n<li>Twycross R. R\u00e9flexions sur la s\u00e9dation palliative. Palliat. Care 2019 : 12.<\/li>\n<li>Mazzocato C : Info palliative &#8211; Utilisation de la s\u00e9dation palliative : dimensions cliniques et \u00e9thiques 2016.<\/li>\n<li>Campbell ML, Yarandi HN. Le r\u00e2le de la mort n&#8217;est pas associ\u00e9 \u00e0 une d\u00e9tresse respiratoire du patient : un traitement pharmacologique est-il indiqu\u00e9 ? J. Palliat. Med 2013 ; 16 : 1255-1259.<\/li>\n<li>Wildiers H, Menten J : Death rattle : pr\u00e9valence, pr\u00e9vention et traitement. J. Pain Symptom Manage 2002 ; 23 : 310-317.<\/li>\n<li>Mercadante S, et al. : Bromure de butyle d&#8217;hyoscine pour la prise en charge des r\u00e2les de la mort : plus t\u00f4t que plus tard. J. Pain Symptom Manage 2018 ; 56 : 902-907.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo DOULEUR &amp; GERIATRIE 2020 ; 2(1) : 12-17<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;insuffisance respiratoire est une source de grande souffrance pour les patients, leurs proches et les professionnels de sant\u00e9. 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