{"id":333316,"date":"2020-09-23T02:00:00","date_gmt":"2020-09-23T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/la-communication-est-la-cle-de-ladhesion-2\/"},"modified":"2020-09-23T02:00:00","modified_gmt":"2020-09-23T00:00:00","slug":"la-communication-est-la-cle-de-ladhesion-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/la-communication-est-la-cle-de-ladhesion-2\/","title":{"rendered":"La communication est la cl\u00e9 de l&#8217;adh\u00e9sion"},"content":{"rendered":"<p><strong>Ce n&#8217;est pas toujours l&#8217;exp\u00e9rience clinique du m\u00e9decin qui compte. La satisfaction des patients et surtout l&#8217;adh\u00e9sion d\u00e9pendent de mani\u00e8re d\u00e9cisive du dialogue m\u00e9decin-patient. Des ponts peuvent \u00eatre jet\u00e9s ici.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Ce n&#8217;est pas toujours l&#8217;exp\u00e9rience clinique du m\u00e9decin qui compte. Selon des \u00e9tudes, la satisfaction et l&#8217;adh\u00e9sion des patients d\u00e9pendent de mani\u00e8re cruciale du dialogue m\u00e9decin-patient. Dans ce contexte, les comp\u00e9tences en communication sont g\u00e9n\u00e9ralement la cl\u00e9 du succ\u00e8s. Quelques astuces simples peuvent optimiser la conversation.<\/p>\n<p>Chacun n&#8217;entend que ce qu&#8217;il comprend. Aussi absurde que cette phrase puisse para\u00eetre \u00e0 premi\u00e8re vue, elle contient une grande part de v\u00e9rit\u00e9. Si le patient ne peut pas suivre les explications du m\u00e9decin, le risque que le traitement ne soit pas appliqu\u00e9 comme il le souhaite est tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9. La non-conformit\u00e9 est un probl\u00e8me tr\u00e8s r\u00e9pandu. La moiti\u00e9 des m\u00e9dicaments ne sont en fait pas pris correctement &#8211; principalement parce que les patients \u00e9mettent des r\u00e9serves sur le traitement. Pourtant, celles-ci sont rarement adress\u00e9es au m\u00e9decin. De m\u00eame, la responsabilit\u00e9 est souvent report\u00e9e sur le m\u00e9decin. Que faut-il donc faire pour que le traitement soit plus efficace ? Une \u00e9tude a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que les comp\u00e9tences en communication du m\u00e9decin sont corr\u00e9l\u00e9es \u00e0 la satisfaction des patients par un facteur de 0,71 [1]. L&#8217;un des \u00e9l\u00e9ments cl\u00e9s est l&#8217;attention et la valorisation, car cela conduit directement \u00e0 une augmentation de l&#8217;estime de soi du patient. De plus, le patient doit \u00eatre bien inform\u00e9 et participer au processus de d\u00e9cision concernant la gestion du traitement. C&#8217;est d&#8217;autant plus important que de plus en plus de maladies d\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives chroniques et psychosomatiques requi\u00e8rent l&#8217;attention du m\u00e9decin [2]. Dans ce cas, il est essentiel que la personne concern\u00e9e participe \u00e0 long terme et de mani\u00e8re fiable.<\/p>\n<p>Le patient doit donc \u00eatre au centre de l&#8217;int\u00e9r\u00eat et de la communication. Prenez des d\u00e9cisions de mani\u00e8re participative et dans le cadre d&#8217;un processus de concertation mutuelle [3]. Toutefois, les bases d&#8217;un entretien positif sont pos\u00e9es d\u00e8s la premi\u00e8re prise de contact. C&#8217;est pourquoi les experts recommandent d&#8217;aller chercher soi-m\u00eame le patient dans la salle d&#8217;attente et de lui serrer la main. Le contact visuel et l&#8217;\u00e9coute se sont av\u00e9r\u00e9s \u00eatre d&#8217;autres param\u00e8tres importants. Pour de nombreux patients, il est important de pouvoir se confier d\u00e8s la premi\u00e8re minute. Un d\u00e9but de conversation ouvert, comme &#8220;Racontez s&#8217;il vous pla\u00eet&#8230;.&#8221;, ouvre l&#8217;espace de discussion dans lequel le malade peut exprimer ses besoins sans \u00eatre dirig\u00e9 dans une direction particuli\u00e8re. En moyenne, les m\u00e9decins interrompent leurs patients apr\u00e8s 11 \u00e0 24 secondes [4]. Cela peut entra\u00eener la perte d&#8217;informations importantes. En effet, il est fr\u00e9quent que les personnes concern\u00e9es ne commencent pas leur entretien par le sympt\u00f4me le plus p\u00e9nible, mais le gardent pour la fin [5]. Et l&#8217;exp\u00e9rience montre que les patients qui ne sont pas interrompus ont g\u00e9n\u00e9ralement termin\u00e9 leur expos\u00e9 au bout de 60 \u00e0 90 secondes de toute fa\u00e7on.<\/p>\n<h2 id=\"tous-les-problemes-ne-doivent-pas-etre-resolus-immediatement\">Tous les probl\u00e8mes ne doivent pas \u00eatre r\u00e9solus imm\u00e9diatement<\/h2>\n<p>Il est \u00e9galement important de garder \u00e0 l&#8217;esprit que la communication n&#8217;a pas pour but de r\u00e9soudre imm\u00e9diatement tous les probl\u00e8mes. Il s&#8217;agit plut\u00f4t de cr\u00e9er une base s\u00fbre et comp\u00e9tente pour la th\u00e9rapie. Il ne faut pas sous-estimer le risque de d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence des contenus. Il peut y avoir de grandes diff\u00e9rences entre ce que le m\u00e9decin pense, ce qu&#8217;il dit et ce que le patient comprend. La paraphrase et le r\u00e9sum\u00e9 permettent de s&#8217;assurer que le m\u00e9decin et le patient parlent de la m\u00eame chose. De plus, il est important de faire des pauses pour permettre \u00e0 la personne concern\u00e9e d&#8217;assimiler ce qu&#8217;elle a entendu. Les questions de compl\u00e9tion permettent d&#8217;associer les plaintes \u00e0 un tableau clinique. L\u00e0 encore, la r\u00e8gle d&#8217;or est de poser des questions ouvertes plut\u00f4t que ferm\u00e9es. Ces derniers ne devraient \u00eatre utilis\u00e9s d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment qu&#8217;\u00e0 la fin de l&#8217;anamn\u00e8se, lorsque la focalisation devient plus \u00e9troite. Ensuite, on passe d&#8217;un entretien centr\u00e9 sur le patient \u00e0 un entretien centr\u00e9 sur le m\u00e9decin, ce qui met en \u00e9vidence l&#8217;\u00e9l\u00e9ment participatif fondamental de la relation.<\/p>\n<p>En moyenne, les gens peuvent m\u00e9moriser sept nouvelles informations. Cependant, dans une situation de stress \u00e9motionnel, la capacit\u00e9 d&#8217;absorption est r\u00e9duite au minimum. Cela pourrait expliquer le fait que 93% de toutes les personnes concern\u00e9es souhaitent \u00eatre inform\u00e9es, mais que seulement 18% se sentent bien inform\u00e9es [6]. Par cons\u00e9quent, les informations pertinentes pour le patient doivent \u00eatre r\u00e9sum\u00e9es \u00e0 la fin de l&#8217;entretien. De plus, il faut toujours demander ce qui est retenu de cette conversation. Il s&#8217;agit d&#8217;att\u00e9nuer les exag\u00e9rations n\u00e9gatives du patient et d&#8217;identifier des possibilit\u00e9s de d\u00e9veloppement positives <strong>(figure&nbsp;1).<\/strong> Une belle question directrice est de r\u00e9fl\u00e9chir au d\u00e9ficit de connaissances qui pourrait nuire au patient jusqu&#8217;au prochain contact.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-13657\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/abb1_oh2_s9.png\" style=\"height:465px; width:600px\" width=\"1273\" height=\"987\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"eviter-le-courrier-silencieux\">\u00c9viter le courrier silencieux<\/h2>\n<p>Il s&#8217;est av\u00e9r\u00e9 utile de suivre une structure claire, de la description de la situation \u00e0 la clarification du mandat de traitement, en passant par la d\u00e9finition des priorit\u00e9s, le traitement de la maladie et l&#8217;examen des ressources, afin de soutenir au mieux le patient. Dans toute communication m\u00e9decin-patient, le probl\u00e8me de la &#8220;perte du silence&#8221; peut survenir : Il peut y avoir une grande diff\u00e9rence entre ce que le m\u00e9decin veut dire et ce qu&#8217;il dit, il faut en \u00eatre conscient. Ce que le patient entend et ce qu&#8217;il comprend r\u00e9ellement peut \u00eatre tr\u00e8s diff\u00e9rent du message initial <strong>(fig.&nbsp;2). <\/strong>C&#8217;est pourquoi il est non seulement utile, mais n\u00e9cessaire, de se limiter \u00e0 quelques informations pertinentes et d&#8217;\u00eatre aussi clair que possible dans la transmission du message.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-13658 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/abb2_oh2_s9.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1273px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1273\/687;height:324px; width:600px\" width=\"1273\" height=\"687\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<h2 id=\"\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"quand-tout-change-soudainement\">Quand tout change soudainement<\/h2>\n<p>Une phrase &#8211; et le monde du patient s&#8217;\u00e9croule. La plupart des gens sont pris au d\u00e9pourvu lorsqu&#8217;ils apprennent qu&#8217;ils sont atteints d&#8217;une maladie potentiellement mortelle ou invalidante, ce qui les laisse dans l&#8217;incertitude et l&#8217;angoisse. Pour le patient, c&#8217;est toute sa vie qui change avec la maladie. Il est donc indispensable d&#8217;adopter une approche prudente et adapt\u00e9e \u00e0 la personne concern\u00e9e <strong>(tableau&nbsp;1).<\/strong> Dans cette phase de vuln\u00e9rabilit\u00e9, une relation m\u00e9decin-patient renforc\u00e9e est d&#8217;autant plus importante. Le diagnostic est souvent suivi d&#8217;une d\u00e9pendance imm\u00e9diate aux prestataires de soins m\u00e9dicaux, souvent associ\u00e9e \u00e0 un activisme sauvage. Il est maintenant important de pr\u00eater attention aux sons faibles et de lire entre les lignes. En particulier, des sujets tels que la peur de la douleur, la situation familiale et le fardeau des proches, les exp\u00e9riences ant\u00e9rieures de la maladie ou, plus tard, la peur de la r\u00e9cidive sont des sujets qui doivent \u00eatre abord\u00e9s, mais qui ne sont pas toujours abord\u00e9s par la personne concern\u00e9e.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-13659 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/tab1_oh2_s10.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 891px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 891\/826;height:371px; width:400px\" width=\"891\" height=\"826\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>\n\u00catre le porteur de mauvaises nouvelles est \u00e9galement stressant pour le m\u00e9decin. D&#8217;un c\u00f4t\u00e9, il faut \u00e9valuer la situation de mani\u00e8re professionnelle et agir en cons\u00e9quence. D&#8217;un autre c\u00f4t\u00e9, on est aussi un \u00eatre humain avec des sentiments et de l&#8217;empathie, ce qui devrait \u00e9galement \u00eatre adress\u00e9. Le patient est en crise. Celle-ci est d\u00e9finie comme &#8220;une surcharge aigu\u00eb d&#8217;un syst\u00e8me habituel de comportement et d&#8217;adaptation&#8221; [7]. Ce qui suit est un \u00e9tat de choc qui, outre un sentiment intense de menace, provoque un d\u00e9s\u00e9quilibre mental. N\u00e9anmoins, il y a une pression pour agir. Ce n&#8217;est pas une situation facile. Rougissement, transpiration, tachycardie, p\u00e2leur et naus\u00e9es peuvent alors survenir, tout comme une surexcitation, une irritabilit\u00e9 accrue et des sautes d&#8217;humeur importantes. Si le patient se d\u00e9foule sur vous, il est essentiel de r\u00e9aliser que cela n&#8217;a rien \u00e0 voir avec vous en tant que porteur du message. Ce n&#8217;est pas pour rien qu&#8217;on ex\u00e9cutait autrefois les porteurs de mauvaises nouvelles. Celui qui fait preuve de compr\u00e9hension s&#8217;approche g\u00e9n\u00e9ralement mieux du patient que celui qui repousse la r\u00e9action.<\/p>\n<p>Mais pour beaucoup, l&#8217;horreur sans voix ou les pleurs sont encore plus difficiles \u00e0 supporter que les comportements agressifs. M\u00eame si le sentiment de vouloir aider est compr\u00e9hensible, il n&#8217;est pas possible. Les platitudes n&#8217;ont pas leur place en ce moment. Vous pouvez souvent montrer votre compassion simplement en tendant un mouchoir \u00e0 la personne concern\u00e9e. Proposez \u00e9galement d&#8217;\u00eatre disponible \u00e0 tout moment pour un entretien en cas de besoin. En g\u00e9n\u00e9ral, cette situation de stress aigu dure de plusieurs heures \u00e0 trois jours maximum. Si les sympt\u00f4mes persistent, le patient ne dispose pas de ressources suffisantes pour faire face \u00e0 la situation. Le sentiment d&#8217;impuissance et de perte de contr\u00f4le prend le dessus. Des strat\u00e9gies d&#8217;adaptation doivent alors \u00eatre propos\u00e9es afin de surmonter la crise. M\u00eame en cas de mauvaises nouvelles, une bonne communication a une influence positive sur la r\u00e9ceptivit\u00e9, la satisfaction du patient, l&#8217;adh\u00e9sion et donc sur le succ\u00e8s du traitement. L&#8217;amabilit\u00e9, l&#8217;int\u00e9r\u00eat et la domination mod\u00e9r\u00e9e du m\u00e9decin se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9s particuli\u00e8rement positifs [8].<\/p>\n<h2 id=\"le-patient-difficile\">Le patient difficile<\/h2>\n<p>Le patient ne r\u00e9agit pas toujours comme le m\u00e9decin l&#8217;attend. L&#8217;ensemble des processus peut alors \u00eatre \u00e9branl\u00e9, car il faut plus de temps, d&#8217;\u00e9nergie et d&#8217;attention. Les scientifiques ont v\u00e9rifi\u00e9 diff\u00e9rents types de patients qui ont d\u00e9velopp\u00e9 des strat\u00e9gies individuelles pour \u00eatre per\u00e7us en tant qu&#8217;individus et b\u00e9n\u00e9ficier d&#8217;un soutien \u00e9motionnel <strong>(tab.&nbsp;2).<\/strong> En principe, plus l&#8217;estime de soi est faible, plus la vuln\u00e9rabilit\u00e9 est grande. C&#8217;est pourquoi il est essentiel que le m\u00e9decin r\u00e9agisse avec calme et habilet\u00e9, surtout dans ce cas.<br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-13660 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/tab2_oh2_s10.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1807px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1807\/1212;height:403px; width:600px\" width=\"1807\" height=\"1212\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-13661 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/tab3_oh2_s11.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 2193px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 2193\/1107;height:303px; width:600px\" width=\"2193\" height=\"1107\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"faire-egalement-attention-au-langage-non-verbal\">Faire \u00e9galement attention au langage non verbal<\/h2>\n<p>Plus de 90% de notre impact communicatif ne provient pas de nos mots. Elle r\u00e9sulte plut\u00f4t du langage corporel, des gestes, des expressions faciales, du rythme et de la hauteur de la voix [9]. En s&#8217;exer\u00e7ant, on peut certes parvenir \u00e0 para\u00eetre ouvert, calme et \u00e0 l&#8217;\u00e9coute \u00e0 l&#8217;ext\u00e9rieur, alors qu&#8217;on bouillonne \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur. Mais les signaux non verbaux ne deviennent convaincants que si nous pensons r\u00e9ellement de mani\u00e8re valorisante. Un \u00e9tat de curiosit\u00e9 r\u00e9ceptive peut \u00eatre utile dans ce cas. Au lieu de s&#8217;offusquer d&#8217;une r\u00e9action, on peut se demander comment et sur quelle base elle a bien pu se produire. En adoptant une attitude d&#8217;observation, on se sent moins facilement attaqu\u00e9 personnellement. En fin de compte, le comportement d\u00e9pend moins de la situation objective que de son interpr\u00e9tation. Sur la base de son propre v\u00e9cu et de ses exp\u00e9riences, il \u00e9met des hypoth\u00e8ses sur la mani\u00e8re dont une situation va se d\u00e9rouler. C&#8217;est pourquoi deux personnes dans la m\u00eame situation peuvent r\u00e9agir diff\u00e9remment. &nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Langewitz W, Denz M, Keller A, et al : Temps de parole spontan\u00e9 au d\u00e9but de la consultation en clinique externe : \u00e9tude de cohorte. BMJ 2002 ; 325(7366) : 682-683.<\/li>\n<li>Bensing J, Langewitz W : M\u00e9decine psychosomatique : mod\u00e8les de pens\u00e9e et d&#8217;action m\u00e9dicale. M\u00e9decine psychosomatique 2003 : 415-424.<\/li>\n<li>Stewart MA, Brown JB, Weston WW, et al : Patient-centered medicine : Transforming the clinical method. Deuxi\u00e8me \u00e9dition. Int J Integr Care. 2005 ; 5 : e20.<\/li>\n<li>Wilm S, Knauf A, Peters T, Bahrs O : Quand le m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste interrompt-il ses patients au d\u00e9but de la consultation ? Z Allg Med 2004 ; 80 : 53-57.<\/li>\n<li>Burack RC, Carpenter RR : The predictive value of the presenting complaint. The Journal of Family Practice 1983 ; 16(4) : 749-754.<\/li>\n<li>Ochsner KN, Gross JJ, et al : Cognitive Emotion Regulation : Insights from Social Cognitive and Affective Neuroscience. Curr Dir Psychol Sci. 2008 ; 17(2) : 153-158.<\/li>\n<li>Simmich T, Reimer C ; Aspects psychoth\u00e9rapeutiques de l&#8217;intervention de crise. Une revue de la litt\u00e9rature avec une attention particuli\u00e8re pour les 10 derni\u00e8res ann\u00e9es. Psychoth\u00e9rapeute 1998, 43 : 143-156.<\/li>\n<li>Swedlund MP, Schumacher JB, Young HJ, Cox ED : Effet du style de communication et des relations m\u00e9decin-famille sur la satisfaction \u00e0 l&#8217;\u00e9gard des soins des maladies chroniques p\u00e9diatriques. Health Commun. 2012 ; 27 : 498-505.<\/li>\n<li>Ehlich K, Rehbein J : Mod\u00e8le et institution : recherches sur la communication scolaire. 1986<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>CARDIOVASC 2020 ; 19(3) : 10-13<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce n&#8217;est pas toujours l&#8217;exp\u00e9rience clinique du m\u00e9decin qui compte. La satisfaction des patients et surtout l&#8217;adh\u00e9sion d\u00e9pendent de mani\u00e8re d\u00e9cisive du dialogue m\u00e9decin-patient. Des ponts peuvent \u00eatre jet\u00e9s ici.<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":99371,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Conduite d'entretiens","footnotes":""},"category":[11531,11315,11482,11549],"tags":[15225,15232,15236],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-333316","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-formation-continue","category-medecine-interne-generale","category-prevention-et-soins-de-sante","category-rx-fr","tag-conformite","tag-entretien-medecin-patient","tag-non-conformite","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-18 02:00:05","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":333323,"slug":"la-comunicazione-e-la-chiave-delladerenza-2","post_title":"La comunicazione \u00e8 la chiave dell'aderenza","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/la-comunicazione-e-la-chiave-delladerenza-2\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":333331,"slug":"a-comunicacao-e-a-chave-para-a-aderencia-2","post_title":"A comunica\u00e7\u00e3o \u00e9 a chave para a ader\u00eancia","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/a-comunicacao-e-a-chave-para-a-aderencia-2\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":333337,"slug":"la-comunicacion-es-la-clave-de-la-adherencia-2","post_title":"La comunicaci\u00f3n es la clave de la adherencia","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/la-comunicacion-es-la-clave-de-la-adherencia-2\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/333316","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=333316"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/333316\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/99371"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=333316"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=333316"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=333316"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=333316"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}