{"id":333320,"date":"2020-09-28T02:00:00","date_gmt":"2020-09-28T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/parlons-des-jaks\/"},"modified":"2020-09-28T02:00:00","modified_gmt":"2020-09-28T00:00:00","slug":"parlons-des-jaks","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/parlons-des-jaks\/","title":{"rendered":"Parlons des JAKs"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le traitement de la polyarthrite rhumato\u00efde (PR) a fait de grands progr\u00e8s au cours des 20 derni\u00e8res ann\u00e9es. La plupart des pays europ\u00e9ens ont mis en place des programmes de recherche et de d\u00e9veloppement dans le domaine de l&#8217;immunoth\u00e9rapie et de la chimioth\u00e9rapie, tant en ce qui concerne l&#8217;\u00e9ventail des m\u00e9dicaments disponibles que l&#8217;\u00e9volution de la rapidit\u00e9 d&#8217;action et des taux de r\u00e9ponse. Des \u00e9tudes cliniques de phase III ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es en 2019, en particulier sur les inhibiteurs JAK, et leurs r\u00e9sultats ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s lors du Rheuma-Update \u00e0 Wiesbaden.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les recommandations de mise \u00e0 jour 2019 de la European League Against Rheumatism (EULAR) ne pr\u00e9sentent que peu de diff\u00e9rences par rapport aux \u00e9ditions pr\u00e9c\u00e9dentes. La recommandation d&#8217;utiliser au maximum un deuxi\u00e8me bloqueur de TNF en cas d&#8217;\u00e9chec du traitement par le premier bloqueur de TNF est pertinente. Les inhibiteurs JAK continuent d&#8217;\u00eatre positionn\u00e9s sur les csDMARD ou les produits biologiques apr\u00e8s un \u00e9chec th\u00e9rapeutique. Andrea Rubbert-Roth, Clinique de rhumatologie, H\u00f4pital cantonal de Saint-Gall. Toutefois, aucune donn\u00e9e n&#8217;est disponible \u00e0 ce sujet. La r\u00e9cente approbation de l&#8217;upadacitinib et bient\u00f4t du filgotinib soul\u00e8ve la question d&#8217;une strat\u00e9gie de transition optimale pour les inhibiteurs JAK.<\/p>\n<h2 id=\"quatre-inhibiteurs-de-jak-disponibles-pour-la-pr\">Quatre inhibiteurs de JAK disponibles pour la PR<\/h2>\n<p>L&#8217;ann\u00e9e derni\u00e8re, le peficitinib a re\u00e7u une autorisation de mise sur le march\u00e9 au Japon. Il existe donc actuellement quatre inhibiteurs de JAK autoris\u00e9s pour le traitement de la PR, m\u00eame si le peficitinib n&#8217;est pas encore autoris\u00e9 aux \u00c9tats-Unis ou en Europe. L&#8217;experte s&#8217;est surtout pench\u00e9e sur la question des diff\u00e9rences sp\u00e9cifiques aux substances en termes d&#8217;efficacit\u00e9 et de profil de s\u00e9curit\u00e9. Compte tenu de la difficult\u00e9 d&#8217;utilisation (n\u00e9cessit\u00e9 de refroidir, administration parent\u00e9rale), force est de constater que les m\u00e9dicaments biologiques ne repr\u00e9sentent pas la forme de traitement optimale pour tous les patients, d&#8217;autant plus que seule une minorit\u00e9 obtient une r\u00e9mission clinique continue. En revanche, la douleur, les limitations fonctionnelles, la fatigue et la d\u00e9pressivit\u00e9 repr\u00e9sentent une charge de morbidit\u00e9 importante pour les personnes concern\u00e9es.<\/p>\n<p>Les \u00e9tudes se concentrent sur la s\u00e9lectivit\u00e9 des inhibiteurs de JAK, c&#8217;est-\u00e0-dire sur l&#8217;inhibition des diff\u00e9rentes isoformes \u00e0 une concentration intracellulaire donn\u00e9e. Le rapport optimal entre l&#8217;efficacit\u00e9 et les effets secondaires, tels que l&#8217;an\u00e9mie, est ainsi recherch\u00e9. Le programme d&#8217;\u00e9tudes cliniques de phase III pour le tofacitinib et le baricitinib est termin\u00e9, tandis que pour l&#8217;upadacinitib, il faut attendre les r\u00e9sultats d&#8217;une \u00e9tude en t\u00eate de liste avec l&#8217;abatacept chez des patients atteints de PR qui n&#8217;ont pas suffisamment r\u00e9pondu \u00e0 un traitement biologique ant\u00e9rieur.<\/p>\n<h2 id=\"tofacitinib\">Tofacitinib<\/h2>\n<p>En ce qui concerne le tofacitinib, il n&#8217;y a pas beaucoup de nouveaut\u00e9s en termes d&#8217;efficacit\u00e9, car il est disponible depuis de nombreuses ann\u00e9es aux \u00c9tats-Unis et est bien connu. En Suisse, le tofacitinib est \u00e9galement autoris\u00e9 depuis 2013. Une nouvelle analyse post-hoc concernant les patients s\u00e9ropositifs et s\u00e9ron\u00e9gatifs a montr\u00e9 une r\u00e9ponse comparable dans les deux groupes. Les taux de r\u00e9mission de DAS28 \u00e9taient l\u00e9g\u00e8rement inf\u00e9rieurs \u00e0 ceux des patients atteints de CCP.<\/p>\n<p>Dans l&#8217;analyse, les donn\u00e9es de cinq \u00e9tudes de phase III ont \u00e9t\u00e9 regroup\u00e9es et des sous-groupes ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9finis sur la base de la s\u00e9rologie : RF+CCP+, RF+CCP-, RF-CCP+ et RF-CCP-. Au final, les patients atteints de RF+CCP+ \u00e9taient plus susceptibles d&#8217;obtenir une r\u00e9ponse ACR-20, -50 ou -70 que les patients atteints de RF-CCP. Ce r\u00e9sultat a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 pour les r\u00e9ponses ACR-20 et -50 \u00e0 la fois pour le tofacitinib 5&nbsp;mg deux fois par jour et pour le tofacitinib 10&nbsp;mg deux fois par jour. En revanche, la r\u00e9ponse \u00e0 l&#8217;ACR-70 n&#8217;\u00e9tait meilleure qu&#8217;avec la dose la plus \u00e9lev\u00e9e [1].<\/p>\n<p>Une autre \u00e9tude a port\u00e9 sur le risque d&#8217;\u00e9v\u00e9nements cardiovasculaires sous tofacitinib. L&#8217;\u00e9valuation d&#8217;une \u00e9tude de phase IV r\u00e9cente comparant le tofacitinib aux bloqueurs du TNF (adalimumab, \u00e9tanercept) chez des patients de plus de 50&nbsp;ans pr\u00e9sentant au moins un facteur de risque suppl\u00e9mentaire d&#8217;\u00e9v\u00e9nements cardiovasculaires a montr\u00e9 que le risque d&#8217;\u00e9v\u00e9nements thromboemboliques associ\u00e9 au tofacitinib doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme accru.<\/p>\n<p>Le risque d&#8217;embolie pulmonaire \u00e9tait nettement plus \u00e9lev\u00e9 sous tofacitinib \u00e0 la dose de 10 mg et \u00e9galement plus \u00e9lev\u00e9 sous 5&nbsp;mg deux fois par jour que dans les \u00e9tudes pr\u00e9c\u00e9dentes. De m\u00eame, la mortalit\u00e9 globale \u00e9tait plus \u00e9lev\u00e9e sous 10&nbsp;mg deux fois par jour que sous 5&nbsp;mg deux fois par jour. En cons\u00e9quence, l&#8217;EMA a \u00e9mis une recommandation selon laquelle le tofacitinib ne devrait pas \u00eatre utilis\u00e9 chez les patients pr\u00e9sentant un risque thromboembolique \u00e9lev\u00e9. Les patients atteints de PR \u00e2g\u00e9s de plus de 65&nbsp;ans ne doivent \u00eatre trait\u00e9s par tofacitinib que s&#8217;il n&#8217;existe pas d&#8217;alternative th\u00e9rapeutique. Le professeur Rubbert-Roth a comment\u00e9 qu&#8217;elle trouvait &#8220;inhabituelle&#8221; la recommandation de l&#8217;EMA bas\u00e9e sur une \u00e9tude qui n&#8217;a pas encore \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e et discut\u00e9e scientifiquement et qu&#8217;elle esp\u00e9rait que cela se produirait bient\u00f4t.<\/p>\n<h2 id=\"baricitinib\">Baricitinib<\/h2>\n<p>Le baricitinib est autoris\u00e9 en Suisse depuis 2017 \u00e0 la dose de 4&nbsp;mg (2 mg chez les patients \u00e2g\u00e9s ou en cas d&#8217;insuffisance r\u00e9nale). L&#8217;\u00e9tude RA-BEAM a compar\u00e9 le baricitinib 4&nbsp;mg + MTX \u00e0 l&#8217;adalimumab + MTX et au placebo + MTX [2]. Ici, il s&#8217;est av\u00e9r\u00e9 que l&#8217;am\u00e9lioration de 50% de la douleur est meilleure sous baricitinib  <strong>(Fig.1A). <\/strong>Si l&#8217;on ne consid\u00e8re que les patients en r\u00e9mission ou en faible activit\u00e9, le baricitinib a un effet significatif sur la douleur.<strong> (Fig.1B). <\/strong>La rhumatologue ne peut que sp\u00e9culer sur les raisons de ce ph\u00e9nom\u00e8ne : &#8220;Il est possible que les r\u00e9cepteurs de la douleur utilisent \u00e9galement les JAK pour leur signalisation, ce qui leur conf\u00e8re des effets sp\u00e9cifiques sur la douleur&#8221;. L&#8217;effet positif a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 lors du passage de l&#8217;adalimumab au baricitinib apr\u00e8s une semaine.&nbsp;16 d\u00e9terminer.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-14199\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/abb1_sg1_s32.png\" style=\"height:284px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"520\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En ce qui concerne la r\u00e9ponse vaccinale sous baricitinib, le PCV13 et le t\u00e9tanos toxo\u00efde (TT) ont \u00e9t\u00e9 test\u00e9s. 106&nbsp;patients de l&#8217;\u00e9tude RA-BEYOND recevant 2&nbsp;mg ou 4&nbsp;mg de baricitinib (avec ou sans MTX) ont \u00e9t\u00e9 vaccin\u00e9s contre le PCV13 et le t\u00e9tanos. Au total, 68% des patients ont pr\u00e9sent\u00e9 une r\u00e9ponse vaccinale suffisante contre le pneumocoque et 43% ont obtenu une augmentation de plus de 4 fois des titres vaccinaux contre le t\u00e9tanos. Une augmentation de plus de 2 fois apr\u00e8s le PCV13 a \u00e9t\u00e9 atteinte par 74 % des patients [3].<\/p>\n<h2 id=\"upadacitinib\">Upadacitinib<\/h2>\n<p>Selon le professeur Rubbert-Roth, l&#8217;une des \u00e9tudes les plus importantes de l&#8217;ann\u00e9e derni\u00e8re est SELECT-COMPARE, qui a compar\u00e9 upadacitinib vs adalimumab vs placebo chez des patients MTX-IR souffrant de PR active [4]. Dans cette \u00e9tude, il \u00e9tait possible de passer de l&#8217;upadacitinib \u00e0 l&#8217;adalimumab et vice versa (aux semaines 14, 18, 22 et 26) en cas d&#8217;am\u00e9lioration de moins de 20% des articulations douloureuses et gonfl\u00e9es (crit\u00e8res d&#8217;\u00e9valuation coprimaires ACR20 et DAS28-CRP &lt;2,6) apr\u00e8s les semaines&nbsp;12.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9tude men\u00e9e sur 1629 patients atteints de PR active malgr\u00e9 le MTX a montr\u00e9 que l&#8217;upadacitinib (autoris\u00e9 en Suisse depuis le printemps 2020) est statistiquement plus efficace que l&#8217;adalimumab : 71% des patients ont obtenu une r\u00e9ponse ACR20 sous upadacitinib, contre seulement 63% sous adalimumab et 36% sous placebo. 29% des patients ont obtenu une r\u00e9mission selon le DAS28-CRP, contre seulement 18% sous adalimumab et 6% sous placebo. Parmi les effets secondaires, le zona et l&#8217;augmentation des CK \u00e9taient plus fr\u00e9quents avec l&#8217;upadacitinib, et des thromboembolies veineuses (TEV) sont survenues chez 3&nbsp;patients sous adalimumab contre 2&nbsp;patients sous upadacitinib. En regardant les non-r\u00e9pondeurs, on a pu voir que 13% ont atteint la r\u00e9mission en passant de l&#8217;upadacitinib \u00e0 l&#8217;adalimumab, tandis qu&#8217;inversement, le passage de l&#8217;adalimumab \u00e0 l&#8217;upadacitinib a donn\u00e9 les r\u00e9sultats escompt\u00e9s chez 26%.<\/p>\n<p>Dans l&#8217;\u00e9tude SELECT-MONOTHERAPY, 648 patients atteints de PR active malgr\u00e9 le MTX ont \u00e9t\u00e9 randomis\u00e9s pour poursuivre soit le traitement par MTX, soit l&#8217;upadacitinib 15 mg ou 30 mg en monoth\u00e9rapie [5]. L\u00e0 encore, l&#8217;upadacitinib a permis d&#8217;obtenir une r\u00e9ponse significativement meilleure : apr\u00e8s 14 semaines, 68% des patients sous upadacitinib 15 mg et 71% sous upadacitinib 30&nbsp;mg ont obtenu une r\u00e9ponse ACR20, contre 41% seulement des patients ayant poursuivi le traitement par MTX<strong> (figure 2).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-14200 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/abb2_sg1_s34.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/520;height:284px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"520\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"filgotinib-et-peficitinib\">Filgotinib et peficitinib<\/h2>\n<p>Le filgotinib est consid\u00e9r\u00e9 comme un inhibiteur s\u00e9lectif de JAK1, le programme d&#8217;\u00e9tudes de phase III FINCH1, -2 et -3 a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 ou pr\u00e9sent\u00e9 lors des congr\u00e8s internationaux en 2019. FINCH2 a \u00e9valu\u00e9 pendant 24 semaines l&#8217;efficacit\u00e9 et la s\u00e9curit\u00e9 du filgotinib (100 mg ou 200 mg par jour) par rapport \u00e0 un placebo chez 449 patients atteints de PR active malgr\u00e9 un traitement stable par csDMARD et un \u00e9chec ant\u00e9rieur du traitement ou une intol\u00e9rance sous traitement biologique (bDMARD) [6]. 23,4% des patients avaient re\u00e7u au moins trois bDMARD ant\u00e9rieurs, le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation principal \u00e9tant l&#8217;obtention d&#8217;une r\u00e9ponse ACR20 \u00e0 12 semaines. Le r\u00e9sultat ici : 66% ont atteint le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation primaire sous filgotinib 200 mg, 57,5% sous filgotinib 100 mg et 31,1% des patients sous placebo. Chez les patients en \u00e9chec th\u00e9rapeutique \u00e0 au moins trois bDMARD, la r\u00e9ponse ACR20 a \u00e9t\u00e9 de 70,3% sous 200 mg de filgotinib, de 58,8% sous 100 mg et de 17,6% sous placebo. &#8220;Il s&#8217;agira certainement aussi d&#8217;une substance qui fera bient\u00f4t l&#8217;objet d&#8217;une autorisation de mise sur le march\u00e9&#8221;, a \u00e9valu\u00e9 le professeur Rubbert-Roth \u00e0 propos de ces chiffres.<\/p>\n<p>En revanche, l&#8217;experte ne semble pas aussi convaincue par le peficitinib, qui sera autoris\u00e9 au Japon en 2019. Elle a simplement fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 une \u00e9tude dans laquelle l&#8217;inhibiteur Pan-JAK a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9 par rapport \u00e0 un placebo pendant 52 semaines chez des patients atteints de PR active malgr\u00e9 des DMARD conventionnels, mais sans enregistrement de la progression radiographique. 507 patients ont \u00e9t\u00e9 randomis\u00e9s. Le peficitinib a permis d&#8217;obtenir une r\u00e9ponse ACR20 \u00e0 12 semaines de 57,7% sous peficitinib 100 mg et de 74,5% sous peficitinib 150 mg contre 30,7% sous placebo (p&lt;0,001). Cependant, un bras comparatif ouvert avec l&#8217;\u00e9tanercept a montr\u00e9 que ce dernier avait syst\u00e9matiquement obtenu de meilleurs r\u00e9sultats que le peficitinib, avec une r\u00e9ponse ACR20 de 83,5%.<\/p>\n<p><em>Source : Rheuma-Update, Wiesbaden (D)<\/em><\/p>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Bird P, Hall S, Nask P, et al. : RMD open 2019 ; 5 : e000742 ; doi:10.1136\/rmdopen-2018-000742. (Epub ahead of print)<\/li>\n<li>Fautrel B, Kirkham B, Pope JE, et al : J Clin Med 2019 ; 8 : 1394-408.<\/li>\n<li>Winthrop K, Bingham CO, Komocsar WJ, et al : Arthritis Res Ther 2019 ; 21 : 102-112.<\/li>\n<li>Fleischmann R, Pangan AL, Song ICH, et al : Arthritis Rheumatol 2019 ; 71 (11) : 1788-1800.<\/li>\n<li>Smolen JS, Pangan AL, Emery P, et al : Lancet 2019 ; 393 : 2303-2311.<\/li>\n<li>Genovese MC, Kalunian K, Gottenberg JE, et al : JAMA 2019 ; 322 (4) : 315-325.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo DOULEUR &amp; GERIATRIE 2020 ; 2(1) : 32-35 (publi\u00e9 le 5.7.20, ahead of print)<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le traitement de la polyarthrite rhumato\u00efde (PR) a fait de grands progr\u00e8s au cours des 20 derni\u00e8res ann\u00e9es. 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