{"id":333429,"date":"2020-09-15T02:00:00","date_gmt":"2020-09-15T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/de-nouvelles-possibilites-pour-le-traitement-du-led\/"},"modified":"2020-09-15T02:00:00","modified_gmt":"2020-09-15T00:00:00","slug":"de-nouvelles-possibilites-pour-le-traitement-du-led","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/de-nouvelles-possibilites-pour-le-traitement-du-led\/","title":{"rendered":"De nouvelles possibilit\u00e9s pour le traitement du LED"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les anciens crit\u00e8res de classification du lupus \u00e9ryth\u00e9mateux diss\u00e9min\u00e9 (LED) datent de 1982 et n&#8217;ont \u00e9t\u00e9 que l\u00e9g\u00e8rement modifi\u00e9s en 1997. Il est donc grand temps de se pencher sur le sujet et d&#8217;y int\u00e9grer l&#8217;\u00e9tat actuel de la recherche ainsi que de nouvelles connaissances. En perspective, on peut s&#8217;attendre \u00e0 l&#8217;approbation de plusieurs nouvelles substances actives.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>En 2019, de nouveaux crit\u00e8res de classification du LED ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9s et publi\u00e9s conjointement par la European League Against Rheumatism (EULAR) et l&#8217;American College of Rheumatology (ACR) [1]. Une diff\u00e9rence majeure par rapport aux anciens crit\u00e8res est que la d\u00e9tection des anticorps antinucl\u00e9aires (ANA) est d\u00e9sormais consid\u00e9r\u00e9e comme un meilleur crit\u00e8re d&#8217;entr\u00e9e que de classification en raison de leur sensibilit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e mais de leur sp\u00e9cificit\u00e9 limit\u00e9e. De plus, certains crit\u00e8res, comme la d\u00e9claration d&#8217;ulc\u00e8res de la muqueuse buccale par rapport \u00e0 une n\u00e9phrite lupique confirm\u00e9e par l&#8217;histologie, devraient \u00eatre pond\u00e9r\u00e9s diff\u00e9remment en fonction de leur importance.<\/p>\n<h2 id=\"nouveaux-criteres-domaines-et-ponderations\">Nouveaux crit\u00e8res, domaines et pond\u00e9rations<\/h2>\n<p>&#8220;La condition pr\u00e9alable \u00e0 l&#8217;application des nouveaux crit\u00e8res est la d\u00e9tection positive d&#8217;anticorps antinucl\u00e9aires (ANA) sur les cellules HEp2, qui ne doivent toutefois \u00eatre d\u00e9tect\u00e9s qu&#8217;une fois avec un titre de 1:80&#8221;, a expliqu\u00e9 le professeur Christof Specker, directeur de la clinique de rhumatologie et d&#8217;immunologie clinique, Evangelisches Krankenhaus, Kliniken Essen-Mitte. Ce titre est bas\u00e9 sur une m\u00e9ta-analyse de 64 publications. Celle-ci a montr\u00e9 que pour un titre de 1:80, il y avait une sensibilit\u00e9 de 98% et une sp\u00e9cificit\u00e9 de 75%. A 1:160, la sp\u00e9cificit\u00e9 \u00e9tait nettement plus \u00e9lev\u00e9e (86%), mais la sensibilit\u00e9 n&#8217;\u00e9tait alors que de 96%. Afin de ne pas exclure, dans la mesure du possible, les patients atteints de LED, le titre le plus sensible a \u00e9t\u00e9 choisi. &#8220;Il faut donc garder \u00e0 l&#8217;esprit qu&#8217;il n&#8217;y a pratiquement pas de LED sans ANA, mais qu&#8217;avec une sp\u00e9cificit\u00e9 de 75%, une personne sur quatre n&#8217;a pas de lupus du tout&#8221;, explique-t-il. &#8220;Et nota bene : plus de 12% de la population normale pr\u00e9sente des ANA jusqu&#8217;\u00e0 1:320 !&#8221; Le taux d&#8217;ANA est donc un crit\u00e8re d&#8217;entr\u00e9e, mais il n&#8217;est certainement pas suffisant en soi pour en d\u00e9duire un diagnostic.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-14182\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/tab1a_sg1_s20.png\" style=\"height:621px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1138\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le domaine des sympt\u00f4mes constitutionnels est nouveau : La fi\u00e8vre sans autre cause est list\u00e9e comme un sympt\u00f4me courant du lupus et re\u00e7oit une pond\u00e9ration de 2.&nbsp;Points  <strong>(Tab.&nbsp;1a+b).  <\/strong>Au sein de chaque domaine, seule la valeur la plus \u00e9lev\u00e9e est prise en compte dans le score total, qui permet, \u00e0 partir de 10 points, de classer un patient comme LED. &#8220;Ce n&#8217;est donc plus comme avant, quand on pouvait &#8216;accumuler&#8217; des points avec diff\u00e9rents crit\u00e8res au sein du domaine de la peau, par exemple, et arriver ainsi \u00e0 10 ou plus&#8221;. La situation r\u00e9nale est bien s\u00fbr l&#8217;un des \u00e9l\u00e9ments les plus importants : la preuve histologique d&#8217;une n\u00e9phrite lupique prolif\u00e9rative (types III et IV) permet \u00e0 elle seule de gagner 10 points.&nbsp;points et serait donc \u00e0 lui seul suffisant (avec la d\u00e9tection des ANA) pour classer un lupus. Du c\u00f4t\u00e9 des domaines immunologiques &#8211; un domaine clinique et un domaine immunologique sont requis, mais le domaine immunologique est d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent avec les ANA &#8211; les auto-anticorps hautement sp\u00e9cifiques sont \u00e9galement les mieux not\u00e9s. Toutefois, aucun jugement ne doit en principe \u00eatre port\u00e9 si d&#8217;autres raisons (infections, m\u00e9dicaments, autres maladies) peuvent \u00e9galement ou mieux expliquer les sympt\u00f4mes.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-14183 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/tab1b_sg1_s21.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/461;height:251px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"461\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le professeur Specker estime que les nouveaux crit\u00e8res de classification du LED, s&#8217;ils sont correctement appliqu\u00e9s, devraient \u00eatre meilleurs que les anciens crit\u00e8res ACR et SLICC. Les avantages sont la pond\u00e9ration et une meilleure int\u00e9gration des param\u00e8tres immunologiques, ce qui devrait permettre de mieux d\u00e9tecter les cas pr\u00e9coces. En revanche, il pr\u00e9sente des inconv\u00e9nients tels qu&#8217;une complexit\u00e9 l\u00e9g\u00e8rement sup\u00e9rieure et un titre limite tr\u00e8s bas pour la d\u00e9tection d&#8217;anticorps antinucl\u00e9aires comme crit\u00e8re d&#8217;entr\u00e9e. La pond\u00e9ration \u00e9lev\u00e9e de l&#8217;arthrite (6 points) incite \u00e0 veiller particuli\u00e8rement \u00e0 ce qu&#8217;elle ne soit pas due \u00e0 d&#8217;autres causes, a averti le rhumatologue.<\/p>\n<h2 id=\"recommandations-de-gestion\">Recommandations de gestion<\/h2>\n<p>En 2019, une mise \u00e0 jour des recommandations EULAR sur la prise en charge du LED a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e [2]. Parmi les &#8220;principes g\u00e9n\u00e9raux&#8221; plac\u00e9s en t\u00eate des recommandations, il est pr\u00e9cis\u00e9 que le traitement du LED mena\u00e7ant un organe ou le pronostic vital est constitu\u00e9 d&#8217;une premi\u00e8re phase de traitement immunosuppresseur de haute intensit\u00e9 pour contr\u00f4ler l&#8217;activit\u00e9 de la maladie, suivie d&#8217;une phase plus longue de traitement moins intensif pour consolider la r\u00e9ponse et pr\u00e9venir les nouvelles pouss\u00e9es.<\/p>\n<p>Le traitement doit viser la r\u00e9mission ou une faible activit\u00e9 de la maladie (niveau de preuve 2b\/niveau de recommandation B) et la pr\u00e9vention des pouss\u00e9es (2b\/B) dans tous les organes, avec une dose de glucocortico\u00efdes aussi faible que possible. Les pouss\u00e9es de LED peuvent \u00eatre trait\u00e9es en fonction de la gravit\u00e9 de l&#8217;atteinte des organes, en adaptant les doses des traitements en cours (glucocortico\u00efdes, immunomodulateurs), en passant \u00e0 un autre traitement ou en ajoutant un nouveau traitement.<\/p>\n<p>L&#8217;hydroxychloroquine (HCQ), un antipalud\u00e9en, reste le traitement de base des patients atteints de lupus. L&#8217;HCQ est recommand\u00e9 pour tous les patients atteints de LED (sauf contre-indication) \u00e0 une dose ne d\u00e9passant pas 5&nbsp;mg\/kg de poids corporel. En l&#8217;absence de facteurs de risque de toxicit\u00e9 r\u00e9tinienne&nbsp;, un examen ophtalmologique (examen du champ visuel et\/ou tomographie par coh\u00e9rence optique) doit \u00eatre effectu\u00e9 au d\u00e9but du traitement, apr\u00e8s 5&nbsp;ans, puis tous les ans.<\/p>\n<p>En fonction du type et de la gravit\u00e9 de l&#8217;atteinte des organes, les glucocortico\u00efdes (GC) peuvent \u00eatre utilis\u00e9s \u00e0 diff\u00e9rentes doses et par diff\u00e9rentes voies d&#8217;administration. La th\u00e9rapie puls\u00e9e de m\u00e9thylprednisolone par voie intraveineuse (g\u00e9n\u00e9ralement 250-1000 mg par jour pendant 1-3 jours) offre un effet th\u00e9rapeutique imm\u00e9diat et permet d&#8217;utiliser des doses initiales plus faibles de GC par voie orale. Dans le cadre d&#8217;un traitement d&#8217;entretien permanent, les GC doivent \u00eatre r\u00e9duits \u00e0 moins de 7,5 mg\/jour (\u00e9quivalent prednisone) et, si possible, supprim\u00e9s.<\/p>\n<p>En ce qui concerne les traitements immunosuppresseurs, le m\u00e9thotrexate est pass\u00e9 en t\u00eate, car les preuves sont d\u00e9sormais les plus solides. Chez les patients qui ne r\u00e9pondent pas \u00e0 l&#8217;HCQ (seul ou en association avec le GC) ou qui ne sont pas en mesure de r\u00e9duire le GC \u00e0 une dose acceptable pour un traitement continu, l&#8217;ajout d&#8217;agents immunomodulateurs\/immunosuppresseurs tels que le m\u00e9thotrexate (1b\/B), l&#8217;azathioprine (2b\/C) ou le mycoph\u00e9nolate (2a\/B) doit \u00eatre envisag\u00e9. En cas de maladie mena\u00e7ant les organes, des agents immunomodulateurs\/immunosuppresseurs peuvent \u00eatre inclus d\u00e8s le traitement initial. Le cyclophosphamide peut \u00eatre utilis\u00e9 en cas de LED s\u00e9v\u00e8re, mena\u00e7ant les organes ou le pronostic vital.<\/p>\n<p>En ce qui concerne les agents biologiques, il n&#8217;existe \u00e0 ce jour que le belimumab, qui peut \u00eatre envisag\u00e9 en compl\u00e9ment chez les patients ne r\u00e9pondant pas suffisamment \u00e0 un traitement standard (combinaisons d&#8217;HCQ et de GC avec ou sans immunosuppresseurs). En cas d&#8217;\u00e9volution mena\u00e7ant les organes, r\u00e9fractaire ou en cas d&#8217;intol\u00e9rance\/contre-indication aux immunosuppresseurs standard, le rituximab peut \u00eatre envisag\u00e9 (off label).<\/p>\n<h2 id=\"nouvelles-options-therapeutiques\">Nouvelles options th\u00e9rapeutiques<\/h2>\n<p>Le belimumab est \u00e0 ce jour le seul traitement cibl\u00e9 (&#8220;targeted&#8221;) du LED. Cependant, un nombre relativement important de substances sont en phase de d\u00e9veloppement clinique. Ainsi, il existe un nouvel inhibiteur de la calcineurine, la voclosporine (VCS), qui pourrait \u00eatre utilis\u00e9 dans le traitement de la n\u00e9phrite lupique. Le VCS est un immunosuppresseur qui a \u00e9t\u00e9 &#8220;con\u00e7u&#8221; pour \u00eatre utilis\u00e9 dans les transplantations d&#8217;organes et les maladies auto-immunes. L&#8217;analogue est cens\u00e9 avoir des niveaux d&#8217;action plus stables et ne pas \u00eatre aussi n\u00e9phrotoxique que l&#8217;ASC dans son utilisation \u00e0 long terme. Il a \u00e9t\u00e9 test\u00e9 dans des \u00e9tudes sur les indications de n\u00e9phrite lupique, de psoriasis et de transplantation r\u00e9nale. Dans une \u00e9tude de phase 2 portant sur 265 patients atteints de LN active (III-IV), 23,7 ou 39,5&nbsp;mg de VCS vs. placebo ont \u00e9t\u00e9 administr\u00e9s deux fois par jour, en plus du MMF (2&nbsp;g\/d) et de la GC. Apr\u00e8s un an sous VCS 23,7, 29,4% des sujets ont obtenu une r\u00e9mission r\u00e9nale compl\u00e8te (VCS 39,5 : 39,8%), contre seulement 23,9% dans le bras placebo. Cela plaide donc en faveur d&#8217;un effet suppl\u00e9mentaire de la CNI dans le traitement de la LN par MMF, a comment\u00e9 le professeur Specker. &#8220;Si le VCS est mis sur le march\u00e9, il pourrait donc obtenir une autorisation de mise sur le march\u00e9 et constituerait ainsi une bonne alternative au tacrolimus, qui est off label&#8221;.<\/p>\n<p>\nUne nouvelle substance est l&#8217;obinutuzumab (OBI). Comme le rituximab, il s&#8217;agit d&#8217;un anticorps anti-CD20. L&#8217;administration est \u00e9galement similaire, avec deux fois 1000&nbsp;mg \u00e0 14 jours d&#8217;intervalle et une r\u00e9p\u00e9tition apr\u00e8s 6 mois. L&#8217;OBI est d\u00e9j\u00e0 utilis\u00e9 de mani\u00e8re relativement large en h\u00e9mato-oncologie. L\u00e0 encore, une \u00e9tude avait pour crit\u00e8re principal la r\u00e9mission r\u00e9nale compl\u00e8te. Le r\u00e9sultat a \u00e9t\u00e9 une am\u00e9lioration significative de la s\u00e9rologie par rapport au placebo, pas d&#8217;augmentation du taux d&#8217;EI graves (14,3% vs 21,0%) et pas d&#8217;infections graves (1,6% vs 12,9%). Les r\u00e9actions li\u00e9es \u00e0 la perfusion \u00e9taient naturellement plus fr\u00e9quentes sous OBI (15,9% vs 9,7%). Une \u00e9tude de phase 3 est en cours de planification &#8220;et, au vu des r\u00e9sultats obtenus jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, je ne peux pas vraiment imaginer que cela ne fonctionne pas&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 le professeur Specker avec confiance.<\/p>\n<p>L&#8217;interf\u00e9ron-\u03b1 (IFN\u03b1) est depuis longtemps consid\u00e9r\u00e9 comme une cible prometteuse pour le traitement du LED. L&#8217;anifrolumab (ANFR) est un anticorps monoclonal qui n&#8217;est pas directement dirig\u00e9 contre l&#8217;IFN\u03b1, mais contre son r\u00e9cepteur (IFNAR1), ce qui antagonise non seulement les effets de l&#8217;IFN\u03b1, mais aussi ceux d&#8217;autres interf\u00e9rons. Avec TULIP-1 et TULIP-2, il y a eu deux \u00e9tudes de phase 3 sur l&#8217;effet de l&#8217;ANFR dans le LED &#8211; avec des r\u00e9sultats presque oppos\u00e9s. Les deux \u00e9tudes ne diff\u00e9raient gu\u00e8re l&#8217;une de l&#8217;autre : les crit\u00e8res d&#8217;inclusion et d&#8217;exclusion, la conception de l&#8217;\u00e9tude et m\u00eame la taille des groupes \u00e9taient pratiquement identiques. Le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation primaire d&#8217;une r\u00e9ponse \u00e0 l&#8217;ISR-4, initialement d\u00e9fini de la m\u00eame mani\u00e8re que dans TULIP-1, a ensuite \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9 dans TULIP-2 avant la lev\u00e9e de l&#8217;aveugle et apr\u00e8s consultation de la FDA pour devenir la r\u00e9ponse dite BICLA \u00e0 la semaine 52 en cas de SOC stable.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9tude TULIP-1 s&#8217;est inscrite dans la lign\u00e9e des \u00e9tudes infructueuses sur le LED et a donc \u00e9t\u00e9 d\u00e9cevante. Cependant, dans TULIP-2, l&#8217;anifrolumab \u00e9tait sup\u00e9rieur au placebo sur presque tous les crit\u00e8res d&#8217;\u00e9valuation, y compris l&#8217;activit\u00e9 de la maladie, l&#8217;atteinte cutan\u00e9e et les besoins en GC. Il n&#8217;y a pas eu de nouveaux signaux de s\u00e9curit\u00e9 dans les deux \u00e9tudes. La tendance \u00e0 favoriser les infections \u00e0 herp\u00e8s zoster \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 connue pour les traitements anti-IFN\u03b1 et a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9e pour l&#8217;ANFR dans les deux \u00e9tudes. Le succ\u00e8s de l&#8217;\u00e9tude TULIP-2 &#8211; avec une &#8220;proc\u00e9dure d&#8217;autorisation acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e&#8221; d\u00e9j\u00e0 promise par la FDA &#8211; conduira tr\u00e8s probablement \u00e0 l&#8217;approbation de ce nouveau principe th\u00e9rapeutique pour le LED, a pr\u00e9dit le professeur Specker. Il n&#8217;est toutefois pas clair comment les diff\u00e9rences flagrantes dans les r\u00e9sultats de ces deux \u00e9tudes presque identiques ont pu se produire. Selon l&#8217;expert, il n&#8217;\u00e9tait pas n\u00e9cessaire de changer le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation primaire a posteriori, l&#8217;indice de r\u00e9ponse SRI-4 a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 atteint dans TULIP-2, et si l&#8217;on compare les \u00e9tudes en termes de diff\u00e9rence entre la r\u00e9ponse au placebo et la r\u00e9ponse SRI-4, on obtient des diff\u00e9rences de plus de 22 points de pourcentage.<strong>  (Tab.&nbsp;2).<\/strong>  &#8220;Ne me demandez pas comment cela s&#8217;explique, je ne le sais pas non plus&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 le sp\u00e9cialiste, perplexe.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-14184 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/tab2_sg1_s22_2.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/268;height:146px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"268\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/tab2_sg1_s22_2.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/tab2_sg1_s22_2-800x195.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/tab2_sg1_s22_2-120x29.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/tab2_sg1_s22_2-90x22.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/tab2_sg1_s22_2-320x78.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/tab2_sg1_s22_2-560x136.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"le-belimumab-presente-des-avantages-dans-le-ln\">Le belimumab pr\u00e9sente des avantages dans le LN<\/h2>\n<p>Il y a \u00e9galement des nouvelles concernant l&#8217;utilisation du belimumab pour le maintien de la r\u00e9mission dans la n\u00e9phrite lupique (LN). Jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, on a toujours dit que le belimumab n&#8217;apportait rien dans la n\u00e9phrite, &#8220;et&nbsp;dans le traitement d&#8217;induction, c&#8217;est vrai&#8221;, a expliqu\u00e9 le professeur Specker. Pourtant, dans l&#8217;\u00e9tude de phase 3 BLISS-LN, 448 patients atteints de LED et pr\u00e9sentant une n\u00e9phrite lupique active ont d&#8217;abord \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s de mani\u00e8re conventionnelle soit par des glucocortico\u00efdes \u00e0 haute dose + du cyclophosphamide i.v. (CYC), soit par des glucocortico\u00efdes + du mycoph\u00e9nolate mof\u00e9til (MMF), et sont entr\u00e9s en r\u00e9mission. Apr\u00e8s ce traitement d&#8217;induction de deux mois, les patients ont \u00e9t\u00e9 randomis\u00e9s 1 par 1 : Ceux qui recevaient auparavant le CYC ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s par l&#8217;azathioprine (AZA). Ceux qui recevaient la MMF auparavant continuaient \u00e0 la recevoir. Pendant 24 mois, les patients en traitement d&#8217;entretien ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 r\u00e9partis dans les deux bras en un groupe recevant \u00e9galement du belimumab (10&nbsp;mg\/kg\/mois) ou un placebo en perfusion.<\/p>\n<p>Le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation principal \u00e9tait d\u00e9fini comme un DFGe \u226560&nbsp;ml\/min\/1,<sup>73m2<\/sup> ou une absence de diminution de plus de 20% du DFGe par rapport \u00e0 la valeur initiale avant la LN, un ratio prot\u00e9ine\/cr\u00e9atinine urinaire (uPCR) \u22640,7 et l&#8217;absence d&#8217;\u00e9chec ou de r\u00e9cidive du traitement. Le crit\u00e8re secondaire le plus strict de r\u00e9mission r\u00e9nale compl\u00e8te (CRR) a \u00e9t\u00e9 d\u00e9fini comme un eGFR dans la norme ou pas plus de 10% en dessous de la valeur initiale et une uPCR &lt;0,5.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-14185 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/abb1_sg1_s22.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/633;height:345px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"633\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation principal a \u00e9t\u00e9 atteint \u00e0 la semaine 104 par 43% sous BEL + Standard of Care (SOC), contre 32% sous placebo. L&#8217;augmentation de 11% \u00e9tait statistiquement significative (OR 1,44 ; IC \u00e0 95% 1,04-2,32 ; p=0,03)<strong> (Fig. 1).<\/strong> Les principaux crit\u00e8res d&#8217;\u00e9valuation secondaires ont \u00e9galement montr\u00e9 un avantage statistiquement significatif pour le belimumab par rapport au placebo, a d\u00e9clar\u00e9 l&#8217;expert. Sa conclusion : l&#8217;ajout de BEL dans le traitement d&#8217;entretien de la n\u00e9phrite lupique r\u00e9duit le risque de r\u00e9cidive. Le professeur Specker s&#8217;attend donc \u00e0 ce que le belimumab soit autoris\u00e9 \u00e0 moyen terme en tant que traitement d&#8217;appoint pour ces cas de traitement. Selon lui, la seule question qui pourrait rester en suspens est de savoir si cela s&#8217;appliquera \u00e9galement \u00e0 la th\u00e9rapie s.c., d\u00e9sormais disponible et plus facile \u00e0 utiliser.<\/p>\n<p><em>Source : Rheuma Update Wiesbaden (D)<\/em><\/p>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Aringer M, et al. : Ann Rheum Dis 2019 ; 78(9) : 1151-1159.<\/li>\n<li>Fanouriakis A, et al : Ann Rheum Dis 2019 ; 78(6) : 736-745.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo DOULEUR &amp; GERIATRIE<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les anciens crit\u00e8res de classification du lupus \u00e9ryth\u00e9mateux diss\u00e9min\u00e9 (LED) datent de 1982 et n&#8217;ont \u00e9t\u00e9 que l\u00e9g\u00e8rement modifi\u00e9s en 1997. 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